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Dragon Ball Super: Review de l’épisode 25

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Voici donc ma deuxième review de l’épisode 25 de l’arc « La résurrection de F » intitulé : « Un combat explosif ! La revanche de Golden Freeza » un titre long comme les titres des épisodes de DBS.

Le combat « explosif » laisse à désirer. Bien que cet épisode termine l’an 2015 aussi décemment que possible, cependant il ne remonte pas côté qualité de l’animation (surtout). Je ne comprends pas pourquoi on fait si mal l’animation, surtout que c’est le point précieux et attractif de chaque dessin animé. Que dire de l’animation d’une franchise dont les racines remontent aux années 80, ce qui fait 3 générations d’ados boutonneux qui avaient assisté à la création et à l’évolution de l’univers de Dragon Ball. Les combats médiocres sont pointés de doigt.

L’épisode 25 annonce un petit changement dans la fin du générique d’ouverture : Goku est en SSJGB. Petite remarque c’est que son aura bleue cache Vegeta, les 2 gamins et Chichi ! mais bon, on s’en fiche.

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Comme plusieurs fans, je vais trancher cet épisode en deux parties : la première est la meilleure !

On a vu à la fin de l’épisode précédent la transformation de Goku en SSJGB. Cet épisode démarre les hostilités pour de vrai entre les ennemis Goku vs Freezer. Ce dernier, pas du tout étonné ou effrayé par la nouvelle forme de Goku, sourit au coin. Dans le OAV, Freezer était complètement affolé ! le OAV marque un point, mais ce 25ème épisode montre un Freezer trop confiant, plus confiant que Goku, et je pense que sa vraie faiblesse est là, et que seul Vegeta s’en apercevra.

Revenons à nos moutons : n’arrivant pas à défier Goku sous sa nouvelle forme de schtroumpf, ce bon vieux Freezer se décarcasse et se métamorphose en Golden Freezer, et là tout le monde est surpris !

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Rappelons qu’avant sa métamorphose, j’ai adoré ses répliques et sa gestuelle ironiques avec Goku :

Freezer : « Jamais je n’aurais pensé affronter le dieu des Saiyans, c’est un grand honneur que j’ai là ».

Bref, j’ai bien aimé ce moment d’échange de regard et de piques !

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Alors qu’on attend la bastonnade, il fallait bien couper pour mettre Jaco en lumière avec ses appareils photo. Et Bulma qui ne sert à rien…Non mais, ils ont renvoyé Goten et Trunks car ils étaient des enfants et ont gardé Bulma ? Pourquoi une telle logique? Ne fallait-il pas l’envoyer avec les enfants, surtout que c’est une terrienne sans le moindre pouvoir ni le moindre entraînement ?

Même Jaco est inutile : autant il avait montré de quoi il était capable dans le film, autant on s’ennuie avec son personnage dans DBS.

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Après la métamorphose de Freezer, les ingénieurs du son ont envoyé une décharge électrique : la bande son est tout simplement une horreur immonde, rien à avoir avec la musique du film !

En tout cas, cette métamorphose plut à Vegeta qui s’ennuyait, debout comme un piquet.

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Entre blabla et moments HS, on arrive à la 8ème minute pour la métamorphose de Freezer ! alors que dans le film, il y avait 1 minute et demi entre les deux métamorphoses et surtout, moins de blabla et une musique plus cool.

Goku s’entête à dire à Freezer que leurs forces étaient égales, mais on s’en fiche ! on veut voir ce satané combat pour juger si leurs capacités se ressemblent ou pas !!

A la fin de la 10ème minute, ouf, le combat commence enfin ! J’ai cru qu’il n’allait jamais commencer, un épisode de Derrick est beaucoup plus excitant qu’un épisode de DBS.

Les deux ennemis jettent leurs forces dans la bataille, se battant comme des bêtes sauvages, la tension est presque à son comble, les boules de feu coulent à flot et les coups suivent ! Bon, je n’ai pas trouvé une seule goutte de sang malgré le coup violent qu’a reçu Goku au ventre. Soudain, tout s’effrite quand la voix de Whis interrompt l’ambiance en appelant Bulma : on comprend pourquoi elle est là ! mais ça reste nul..la voix de Whis est l’annonce de la fin de la première partie !

Whis prévient Bulma qu’il allait bientôt arriver sur terre avec Beerus, (mais c’est quoi cette posture, Bulma ? on dirait une contorsionniste !!!) puis Whis interrompt son voyage dans l’espace quand il remarqua l’arrivée de quelqu’un : c’est Champa qui s’est pointé avec Vados ! Tient, du nouveau donc dans cet épisode. On remarque la rivalité des deux frères, Beerus et Champa. Beerus parla froidement avec Champa : la place de ce dernier est dans l’univers 6, alors que Beerus est le dieu de la destruction de l’univers 7. En se préparant pour se battre, Beerus fut surpris quand Champa, un gros fainéant de première, décida de laisser Vados se battre à sa place car il avait « la flemme ».

En partant, on découvre que Vados et Champa ont 5 boules de cristal. On comprend pourquoi ils étaient dans l’univers 7. En tout cas, ça sent la dernière saga qui se prépare !

J’ai bien aimé le moment Beerus-Whis vs Champa-Vados. Il y a de la tension, humour, bonne animation, bonne musique et les deux nouveaux personnages attirent la curiosité. La relation entre les deux frères est hilarante, ils se détestent au point d’éviter leurs regards lolll.

Retour à la bataille entre Goku et Freezer qui a perdu de son importance et en intensité. L’animation est devenue médiocre et l’enchaînement des boules d’énergie et de rayons est lassant.

Après, on entend « tatatatata ! » hilarant plus qu’autre chose ! Quand je pense que c’est le meilleur épisode de cette saga et qui n’arrive même pas au niveau d’un épisode de DBGT. MDR. Pourquoi éviter de dire que DBS est juste de la me*rde ? Il y a de bonnes idées, de bons moments, mais cela n’honore pas une franchise comme celle de Dragon Ball.

Un coup fit tomber Goku à terre. Fallait pas être un schtroumpf pour être ridiculisé par un lézard. Goku tombe par terre et se relève tout propre tout neuf (j’adore la fabuleuse animation de DBS xD) en disant que la forme SSJGB lui a pris des années ! pardon ? A-t-on oublié qu’il s’agissait de 4 mois d’entraînement intensif ou bien c’est un problème de traduction ?

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Autre chose : les commentaires de Beerus et de Whis me manquent vraiment. Dans le film, ils commentaient le combat et c’était plutôt drôle, là c’est le silence total et la nourriture. Je ne sais pas si on va appeler DBS « l’art de vivre » tellement la nourriture est mise en lumière, le combat est devenu secondaire.

Le combat fut interrompu encore quand Freezer remarqua la présence de Beerus et de Whis, il eut la même réaction que dans le film. Beerus eut aussi la même réaction à son propos que dans le film (impartial), ou presque !

Beerus dit à Bulma qu’il la protègerait et un par un sont venus derrière lui, (dans le film tout le groupe était derrière Beerus en même temps, c’était plus rigolo) tandis que Jaco montre encore sa passion pour photographier Beerus.

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Le combat, réduit en miette par tant de coupures, reprend son cour et très vite : avec 4 coups seulement, Golden Freezer réussit à mettre Goku k.o.

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Fin de l’épisode, mais est-ce que Freezer est vraiment devenu plus fort que dans le film ou bien c’est Goku qui n’a pas l’air d’avoir acquis plus de force ?

Dans le film, cette partie existe, mais Goku réussit à reprendre le dessus. On verra les « surprises » de Dragon Ball Super quant à ça ! au fait, où sont les bannis du combat ? (Goten, Trunks et Piccolo) et pourquoi ne voit-on pas les deux gamins avec Dende et Popo ? Où sont les commentaires de kaio ? du doyen des dieux et de Chibito ?

Episode correct sans plus, très pauvre en scénario comme en animation, le rythme est lent et on bavarde trop. Chose qui pourrait vous transformer si vous êtes en colère en SSJ4 et si vous êtes fous de rage, ce serait Gogeta SSJ4 !

L’épisode 26 sera diffusé le 10 Janvier 2016, après une petite pause. Cette belle animation de Freezer nous attend mdr!

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Bones – Review des épisodes 2, 3 et 4

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Captures de l’épisode 4, saison 11.

Bon, voici donc une review des épisodes 2, 3 et 4 de Bones. Chaque épisode est intéressant à voir, mais l’épisode le plus intéressant jusqu’à maintenant est l’épisode 5 qui a été un cross-over de Bones avec Sleepy Hollow. Cet épisode n’est en fait qu’une combinaison de deux parties : la première partie est diffusée avec le 11×05 de Bones, et la deuxième partie est diffusée avec le 3×05 de Sleepy Hollow. Ce cross-over a été diffusé pendant Halloween, et parlant en plus de Halloween. Ça fait longtemps qu’on n’a pas évoqué Halloween dans Bones, la dernière fois fut pendant la saison 3, il y’a exactement 8 ans !! J’en parlerai dans ma prochaine review, place aux épisodes 2, 3 et 4 !

Revenons à nos moutons : la saison 11 est une vraie évolution des personnages dans un cadre noir. Le début (11×01) étant sombre avec un tas de questions à propos de Booth et de l’agent Miller, je passe à une brève review de chaque épisode qui a suivi le 11×01.

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Review du 11×02 «The Brother in the Basement  » : Cet épisode est la réponse aux questions de l’épisode précédent. On y découvre un flash back de Booth 24 heures avant sa blessure, entrain de brûler Jared, déjà mort. Alors que Booth souffrait le martyr, ses potes se foutaient de sa gueule en pariant sur sa vie. Aubrey, Caroline et Brennan interrogeaient Miller qui leur dévoila qu’elle avait soupçonné Booth car son partenaire Richard avait disparu, et que l’institut Jefferson n’était plus le meilleur laboratoire depuis le départ de Brennan. Cette dernière annonça son retour.

Ensemble, Aubrey, Brennan et Miller fouillèrent l’appartement de Richard et Bones trouva le doigt de la fiancée de Richard dans le frigo. Grâce aux aveux de Miller, Caroline et Aubrey déduisent que la liste des agents infiltrés était protégée par Booth en s’infiltrant dans la bande dont Jared faisait partie et qui comptaient acheter la liste avec 2 millions de dollars. Je vois que Jared n’a jamais changé…

Pendant ce temps, Booth qui saignait toujours utilisa du nitrate d’argent pour cautériser sa blessure, devant le regard halluciné de la bande des voleurs. Arastoo et Angela déduisent que le doigt coupé était lié à un environnement toxique, ce qui poussa Hodgins à préciser l’emplacement à Aubrey. Ce dernier, se rendit avec Miller dans un entrepôt désaffecté où ils trouvèrent deux cadavres mangés par des charognards. C’étaient Richard et sa fiancée. Pas de trace de Booth.

Benjamin Metzger, envoyé par Miller et spécialiste des empreintes, apparut pour aider Angela (depuis quand Angela a-t-elle besoin d’aide ?) pendant ce temps, Arastoo était peiné pour Brennan et annonça son départ à Camille de l’institut Jefferson.

Metzger conduit Angela à une piste : Barlow entrain de frapper la victime Richard. Arrêté par Aubrey, Barlow expliqua que Richard était un indic, Miller ne le crut pas.

Au labo, Angela découvrit des photos dans le portable de Richard. Camille s’empressa de les donner en personne à Aubrey qui découvrit que Miller n’était pas qu’une partenaire de Richard, mais qu’ils étaient amants. Aubrey suspecta Miller de meurtre et la mis hors de l’enquête.

Brennan trouva l’arme de crime en regardant une simulation d’Angela, et devina le tueur : Metzger. Ce dernier fut arrêté et interrogé par Miller et Aubrey, mais il ne s’avoua pas vaincu. Brennan entra en scène et lui plia son bras cassé pour avouer l’emplacement de Booth. Ce dernier était menacé de mort après la découverte d’un des voleurs sa couverture suite aux sms de Metzger. Booth réussit à se battre et à sortir de la maison. Il fut découvert par Aubrey et Brennan qui fonçaient vers sa prison.

OUF, Booth est en vie, donc fin heureuse. Pourtant, pas si heureuse que ça : Booth a perdu son frère et l’a brûlé, et on termine l’épisode avec sa photo enfant avec son frère Jared. Je sens que la blessure psychologique de Booth sera très longue à cautériser…Arastoo décida de quitter l’institut Jefferson, réalisant que Brennan était indispensable pour le labo et que sa place était ailleurs. Ses adieux à Camille étaient tristes.

En somme, bon épisode. Il y’a des points négatifs comme le coup de fil de Christine à sa mère dont je ne vois absolument pas l’utilité, à part ajouter une sorte de drame – guimauve bien chiant. Par contre, je retiens plusieurs points positifs comme la touche humoristique d’Aubrey avec Caroline à la fin de l’épisode. Aubrey a bien évolué depuis la saison 10. Je trouve ça cool. Le personnage de Miller bien que chiant, était également intéressant et a ajouté une dynamique à cet épisode qui manquait à l’épisode précédent.

En somme, c’est un début correct de la saison, sans plus. Rien à voir avec les débuts dynamiques des autres saisons, là on est trop dans le drame, on stagne trop pendant deux épisodes, bref beaucoup de surplace à mon coup et des choses auraient pu être enlevées du scénario.

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Review du 11×03 « The donor in the drink »: Cet épisode s’inscrit dans la lignée noire de cette saison qui a commencé par une mort, tout comme la saison 10. Booth ne retrouve pas les cendres de son frère, part pour le boulot qu’il venait de récupérer. Accueilli à bras ouverts par Aubrey, Booth découvrit son ancien bureau devenu celui d’Aubrey. Ce dernier, embarrassé, lui demanda si cela lui poserait problème entre eux, mais Booth cacha son amertume derrière quelques blagues qui ne trompèrent pas Aubrey. Booth se contenta de l’ancien bureau d’Aubrey, en attendant d’avoir un vrai bureau. Cet épisode tourna autour du bureau d’Aubrey et des cendres de Jared, en gros c’est un épisode centré sur Booth, encore ! Même Mulder aurait le visage vert de jalousie, lol.

Un créateur a été tué. Son disciple, un sérieux mec scientifique au visage si familier qu’il nous rappelle Super Dave le légiste de CSI, parle avec respect de son mentor.  Pendant que l’enquête avançait lentement, Angela, Hodgins et Wendell essayèrent d’être plus sympas avec Camille depuis sa rupture avec Arastoo. Hodgins tenta de mettre l’art d’Angela en lumière grâce à une pub. Quand à Aubrey, il reste toujours celui sur lequel on compte depuis le début de la saison. On ne reconnaît plus Booth, devenu recroquevillé et retiré, très pensif. Aubrey s’occupa des interrogatoires et s’infiltra dans un réseau de marché noir des organes humains.

Camille découvrit que des cellules de peau conduisaient à une victime morte il y’a des jours (il y’a trop de morts dans cette saison !) Booth et Brennan firent irruption aux funérailles et Brennan découvrit que les organes internes du mort avaient été volés. (Moment hilarant au passage)

Le croque-mort, interrogé par Aubrey, avoua qu’il volait les organes de son client et les vendait (de plus en plus dans le gore), il voulut que le FBI abandonne ses charges mais Aubrey refusa.

On assiste à un instant hilarant entre Booth et Aubrey quand ce dernier lui remet solennellement une boîte croyant que les cendres de Jared y étaient, mais qui s’était avérée contenant 4 pots de marmelade ! J’aime bien néanmoins la relation Aubrey-Booth.

L’équipe de Jefferson avait découvert grâce à Bray et Brennan l’arme du crime qui conduit Aubrey et Booth directement au criminel : Super Dave, c’est pas toi ? lol. L’élève avait tué son maître.

On assiste plus tard à la double débâcle des problèmes de Booth : d’abord Aubrey, qui lui redonne gentiment son bureau bien décoré et décida de prendre un autre bureau. Ensuite, Brennan qui montre les cendres de Jared à Booth qui étaient près de ses deux enfants. Mais Booth n’était pas prêt à dire adieu à son frère et ne toucha pas à la boîte. On sent qu’il est toujours furieux contre lui-même.

J’ai adoré cet épisode, Booth et Brennan de retour, Booth ayant des problèmes surtout psychologiques, on peut dire que la saison 11 démarre pour de vrai à partir de cet épisode.

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Review du 11×04 « The carpals in the coys-wolves » : un épisode qui  commence par une scène de ménage entre Booth et Brennan pour la première fois sur une scène de crime à cause d’un personnage fictif, Andy, symbolisant Booth, que Brennan tua en écrivant son livre. Encore une fois de plus, la mort entoure Booth à chaque épisode.

Wells, l’interne surdoué, parut avoir un problème dès le début. Brennan ne chercha pas à en savoir plus et appela le dr Mayer, une femme âgée mais extrêmement douée qui dépassa Wells et Brennan.

Avec deux internes, l’équipe travailla sur l’enquête. Booth prenait très au sérieux la fiction de Brennan alors qu’Aubrey la prenait à la légère, mais avec un peu de sérieux en s’imaginant remplacer Booth (il en a toujours rêvé et l’a même remplacé au début de cette saison, ce qui montre sa grande ambition).

Wells n’allait pas bien, et le fit bien savoir à Hodgins qui découvrit que le génie avait des problèmes d’érection. Les scénaristes de Bones sont complètement fous lol.

L’enquête commença par cette obsession par la tête (depuis le début de cette saison, il y’a de multiples références à la tête !) où un chasseur et son fils tombèrent sur un squelette humain, le fils tira une balle pour laisser le crâne en miettes.

Les interrogatoires d’Aubrey et l’enquête des lab rats conduisent Aubrey et Booth à l’histoire du football virtuel. Et plus précisément vers un gars au mauvais caractère avec lequel Aubrey discuta et qui le mena vers un autre suspect, fan de football virtuel.

Pendant ce temps, Brennan fit le bilan du puzzle squelettique avec Wells, Hodgins et Mayer. Des os étaient toujours manquants. Hodgins se porta volontaire pour aller les chercher dans la forêt, suivi de Wells qui fut poussé par Mayer, comme si la forêt serait son remède pour ses problèmes d’érection. Et là on passe au fou rire dans la forêt, où Wells tira accidentellement une flèche remplie de calmant dans le bras de Hodgins. Ce dernier, avant de tomber dans les vaps, chercha avec Wells les excréments des animaux car ils contenaient les os.

La tension entre Booth et Brennan ne faiblit pas à cause de la mort d’Andy et Brennan demanda à Booth s’il était tenté par les paris sportifs alors que Brennan ne cacha pas sa jalousie de Meyer qui s’était montrée très habile et expérimentée, bien plus que Brennan.

Booth et Brennan se rendirent dans un restaurant dans lequel ils interrogèrent le serveur, un vrai fou du football virtuel. Angela discuta avec Hodgins, drogué, et Wells, sauvage au bord de la folie en pleine forêt. J’ai adoré ce moment champêtre lol. Quelqu’un avait piraté le compte de la victime après sa mort.

On assiste à d’autres interrogatoires d’Aubrey en solo, on se demande vraiment ce qu’est arrivé à Booth. Mais il n’est plus le même. Aubrey découvre que la femme du cinglé qu’il avait interrogé passait son temps avec la victime à cause du comportement de son mari fanatique du football virtuel.

Se rendant chez ce dernier, Booth et Aubrey furent surpris par la fureur et le fanatisme du gars qui n’hésita pas à agresser Aubrey. Mais Booth le calma avec une méthode bien efficace l’obligeant à avouer qu’il avait « vendu » sa femme à la victime pour un quater back virtuel. Le monde est fou…

Au labo, Brennan, Camille et Mayer travaillèrent sur deux trous similaires dans les phalanges de la main. Le résultat toxicologique tombe, Mayer découvrit sur-le-champ l’arme de crime, suivie de Brennan qui, admirative, lui donna son portable pour l’annoncer à Booth.

Tous les indices menèrent Booth et Aubrey au serveur fanatique du football qui s’est avéré le véritable meurtrier.

Pour la fin, c’est une touche d’humour avec le retour de Hodgins et de Wells dans la forêt et la vengeance de Hodgins avec une flèche calmante. Brennan avoua sa jalousie à Mayer et lui demanda conseil pour son personnage, l’agent Andy, qui a suscité la colère de Booth. Finalement, Brennan décida de redonner vie à son personnage. Elle avoua qu’elle avait décidé de le tuer lorsqu’elle était partie du labo.

Des personnages en retrait, des personnages mis en lumière, cet épisode continue dans la lignée obscure de la saison 11…Bref bon épisode à regarder !

Je m’arrête là concernant ces épisodes, démarrage lent mais on sent une profondeur psychologique de Booth, on creuse de plus en plus ce personnage qui n’a pas fait ses adieux à son  frère et qui se culpabilise même sans le dire, en restant en retrait, dévoré par la paperasse. On est loin du gars heureux au début de l’épisode 11×01 avec sa petite famille. Très intéressant !

 
 

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Bones: review du 11×01 – Démarrage moyen

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La saison 11 de Bones a commencé par un double épisode. Je vais m’occuper de la review du 11×01 « The loyalty in the lie », un épisode qui entame étrangement la série après le 10×22, vous vous rappelez du départ de Booth et de Brennan dans le dernier épisode de la saison 10 ? Selon des scénaristes, le 10×22 était visé à clôturer la série au cas où la série ne serait renouvelée sur la Fox : voilà pourquoi tout le monde a eu l’impression que c’était plus un series finale qu’un season finale.

Après tout, 10 ou 11 saisons ça veut dire un grand succès et une longévité d’une série qui a réussi à mélanger du soap à la science et au policier, une pincée de drame et d’humour non-stop pour obtenir Bones ! Je crois que c’est la première série dans laquelle il y’a tant de coups de foudre, deux mariages, 4 enfants nés pendant la série (saisons 6, 7, 10 & 11)…et contrairement à d’autres série, cela a été une sorte de carburant pour les scénaristes !

Revenons à nos moutons, le démarrage de la saison 11. Pour être honnête, ce démarrage a été moyen. David Boreanaz fut malade à cause d’un antibiotique ce qui l’a laissé s’absenter de ce début et laisser les scénaristes changer tout le scénario. Néanmoins, il (David Boreanaz) a tourné quelques scènes après sa guérison et durant les deux premiers épisodes, il n’a fait que des petites apparitions tournées à l’extérieur après son retour dès l’épisode 3. Du coup, je me suis demandé comment on allait faire pour ce début de saison, le résultat fut moyen à mon avis, scandaleux pour les critiques et magnifique pour les ultra-fans.

L’épisode commence par un saut dans le temps de 6 mois pour nous montrer la petite famille de Booth qui s’est agrandie avec la naissance du petit Hank (le prénom du grand-père de Booth), enfin un enfant qui ne porte pas un prénom composé comme les 3 autres enfants! (Michael Vincent, Christine Angela, Seeley Lance).

En parlant de Christine, tonton Aubrey lui manque ? On sent qu’il est très proche de la famille de Booth. Mais je crois qu’il a un frère qui s’appelle Jared…A moins qu’on a oublié de mentionner que Booth n’était pas très proche avec son frère comme il l’a été avec Sweets ou même avec Aubrey !

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Booth quitte sa famille et jette un dernier coup d’œil avant de sortir. Pendant ce temps, Camille cherchait toujours un remplaçant du dr Brennan. Elle demanda l’avis de Hodgins et d’Angela à propos d’Arastoo (bien sûr, fallait pas chercher loin !) et les deux approuvèrent son choix. Arastoo porta alors la blouse bleue et l’équipe des scientifiques fut appelée par Aubrey (qui a remplacé Booth) qui a l’air d’avoir pris de l’assurance et plus d’expérience en dirigeant des équipes de recherche. On découvrit un squelette d’un homme dans une voiture calcinée, Arastoo déduit que c’était un homme quadragénaire sportif et surentraîné. Angela prit l’arme calcinée et trouva – miracle ! – le numéro de série du révolver qui était celui de Booth. Silence. Tout le monde crut que c’était le squelette de Booth. Générique à la 7ème minute.

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Pause critique : je sais que Hart Hanson le créateur de Bones a défendu l’idée qu’un agent junior comme Aubrey puisse devenir du jour au lendemain un agent sénior, mais même si « ce n’est qu’une fiction » on aurait bien aimé un truc plus convaincant.

Le monde a l’air presque surpris, alors qu’il s’agirait peut-être du squelette de leur ami qu’ils connaissent depuis une décennie ! Donc oui, mauvais jeu de la part des acteurs. Je me demande pourquoi on a mis tant de temps pour choisir un interne pour devenir docteur. Par exemple, Zack devint docteur en 3 ans, Edisson en 4/5 ans, et Vaziri en 7 ans !! Normalement, tous les anciens internes devraient être déjà docteurs (il reste Brey et Daisy), bref ça colle pas.

Revenons (encore) à nos moutons : le générique à peine changé, il inclut quelques moments de la saison 10. Concernant l’épisode, Aubrey et Camille se rendent chez Brennan qui ne les croit pas. Elle vérifie la mallette de Booth (spécialisée pour les armes) et ne trouve aucune arme, mais seulement l’alliance de Booth.

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Brennan revient hâtivement à l’institut Jefferson qu’elle a jadis quitté à la fin de la saison 10. Malgré les explications d’Arastoo, Brennan le rejeta froidement et se procure le squelette. Après, une minute et 28 secondes de stupides flash-back de Brennan et de Booth avec une musique de fond merdique. Je ne savais pas qu’on tirait les conclusions aussi rapidement pour des scientifiques, enfin…une scientifique comme Brennan. J’ai à peine reconnu cette dernière qui ne manque plus que de pleurnicher comme Scully dans la saison 9 de X-Files. Bon, ça c’était mon grain de sel.

De son côté, Aubrey donna l’ordre à ses équipes de chercher Booth. Caroline qui l’accompagnait, était plus touchante en parlant de Booth. Aubrey qui gérait la situation depuis le bureau de Booth qui était devenu le sien depuis le départ de Booth pour enseigner à Quantico, ne cachait pas non plus son inquiétude.

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Du côté des scientifiques, Angela a fait un portrait approximatif de Booth, mais Brennan parut soulagée en leur disant que ce n’était pas Booth. A cause d’un oubli d’Arastoo, on a failli croire que c’était Booth. Brennan était très dure avec Vaziri qui a fait une erreur de débutant. Tout le monde est soulagé en se fichant du type mort sur la table, seule Brennan ne se fichait pas de lui.

Au siège du FBI, Aubrey et Caroline travaillaient en binôme à la quête de Booth. L’équipe d’Aubrey réussit à trouver la voiture de Booth dans un parking et il n’a pas pris d’avion. Aubrey et Caroline étaient dans une impasse avec plusieurs questions quand l’agent Miller des affaires internes s’est pointée en accusant Booth de meurtre. Aubrey était obligé de travailler avec elle.

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L’agent Miller dirigea un interrogatoire de Brennan, car c’était la « femme du suspect ». Caroline était là, je ne sais pas à quoi elle servait et Aubrey était absent. Brennan fut menacée d’être retirée de l’enquête par Miller car elle la critiqua directement. J’avoue que l’agent Miller m’a bien fait chier…Mais c’est cool d’avoir un autre avis, un peu de fraîcheur dans cette enquête tordue.

Dans le labo de Hodgins, Arastoo fit irruption. On sent qu’il se remettait en cause surtout après avoir découvert que la victime était alcoolique. Devant Hodgins qui s’occupait d’une graine qui a échappé à la combustion, Arastoo fit sortir une bague de mariage. Il s’inquiétait de la réaction de Camille devant un tel échec au boulot. Pour lui, il n’arrivait pas à la cheville de Brennan et ce n’est pas l’amour qui le sauvera. Cette séquence est très importante car le travail et la réussite comptaient beaucoup pour Arastoo, au-delà de ses amours avec Camille.

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Toujours en pleine enquête, on retrouve Aubrey parlant avec Angela. Elle réussit à trouver un message codé envoyé à Booth. Sur-le-champ, Aubrey le décrypta « Go ! » mais qui a envoyé un pareil message à Booth ?

De leur côté, Vaziri et Brennan travaillent sur le squelette. Arastoo réussit à trouver la cause de la mort et à remarquer un détail fondamental qui aidera Brennan à identifier la victime comme étant Jared Booth, le frère de Booth.

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Plus tard, Brennan et Miller se rendent chez Padma, l’ex-femme de Jared. Pendant le trajet, l’agent Miller ne cessa pas d’insinuer que Booth était suspect, elle rappela à Brennan ses mensonges envers elle, son addiction aux jeux…Brennan défendit son mari bec et ongle malgré que ce qu’a dit Miller avait un fond de vérité.

Dans le labo, Angela, Aubrey et Camille étaient à la quête de celui qui a envoyé le « go ». Mais on découvrit 15 téléphones jetables liés à ce message. Aubrey déduit que ce n’était pas uniquement Booth et Jared, mais bel et bien une équipe de 5 membres.

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Face à Miller et Brennan, Padma montra une photo de Jared avec trois de ses camarades, l’un d’eux qui s’appelait Kevin O’Donnell a essayé de le faire revenir dans le droit chemin, reconquérir son ex-femme et payer ses dettes. On découvre que les relations entre Brennan et Padma étaient glaciales. Pour Padma, Kevin était comme un frère pour Jared, insinuant que c’est à cause de Booth si Jared en était là.

Moment hilarant au labo avec Arastoo et Camille (et le voyant Hodgins). Alors que Camille prenait ses dossiers, elle vit la bague d’Arastoo, ce dernier tenta de la cacher puis demanda à Camille si elle voulait la voir, sans la demander en mariage. Alors que Camille contemplait la bague, Hodgins entra et assista à la scène, croyant qu’Arastoo avait déjà demandé Camille en mariage. Je pense que bientôt on assistera à un futur mariage, qui sait ?

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Miller et Aubrey se rendent chez Kevin, un ex-marine vivant dans un taudis. Il défendit Jared et finit par éjecter Aubrey et Miller dès que cette dernière avait insinué que Jared avait des activités illégales.

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On a failli avoir un autre moment stupide et ennuyeux avec Brennan si Angela n’était pas intervenue avec les yaourts. Pendant ce temps, on voit Booth étendu quelque part, gisant sur le sol blessé avec une balle au ventre.

Brennan et Arastoo trouvèrent du verre dans l’occipital de la victime et ensemble, ils trouvèrent un scénario qui colle : Jared Booth a été touché par une balle qui le défenestra d’un bâtiment de 3 étages. Dans les deux cas il était mort. Grâce à Hodgins et à Angela, Miller et Aubrey se rendent au bâtiment  qui était la maison de Victor Masbourian, un méchant ayant un sacré casier judiciaire d’après Caroline.

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Miller et Aubrey découvrirent un carnage au 3ème étage : 3 hommes morts dont Masbourian. On est à fond dans le gore dans cet épisode ! Pas de trace de Booth. Hodgins découvrit un coffre-fort vide dans la pièce, ce qui indiquait un vol qui a très mal tourné. Miller annonça qu’il fallait trouver les coupables et dont Booth faisait partie de leur bande. Durant cet épisode, Miller n’a dans la bouche que « Booth », on aurait bien aimé qu’elle la ferme un peu.

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Dans le labo, Brennan contemplait les os de Jared en les tenant dans ses mains, le regard triste. Quand Arastoo entra, elle lui fit part de son inquiétude, de sa colère et de son incompréhension. Arastoo essaya de justifier la conduite de Booth en parlant de son frère Hamid, mais cela ne convainc pas Brennan. On l’a rarement vue s’ouvrir à un interne.

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De retour au siège du FBI les mains vides, Aubrey fut accueilli par Caroline qui s’est inquiétée pour lui comme une mère-poule s’inquiète pour son enfant. Cependant, elle avait réservé à Aubrey une info de choc : le partenaire de l’agent Miller a disparu depuis 4 jours, et personne n’a mentionné ce qui s’est passé. Miller est devenue la suspecte d’Aubrey et de Caroline. Booth n’était pas le seul agent à avoir disparu.

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Dans le labo, les scientifiques trouvèrent le sang de Booth dans la pièce où il y’a eu carnage, 2 millions disparus et que c’était bel et bien une équipe de 5 personnes.

Dans une dernière scène d’un épisode plein de questions sans réponses, on découvre Booth qui saigne toujours, et qui rejoint malgré tout sa place avec 3 gars dont Kevin, l’ami de Jared, figurait parmi eux. Le dernier plan de l’épisode s’arrête sur des liasses d’argent qu’on devine facilement la provenance.

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Bon, les scénaristes se sont bien grattés les méninges pendant la maladie de l’acteur, mais le scénario manque de crédibilité et le jeu des acteurs surtout d’Emily Deschanel n’est pas convaincant. Ce n’est pas mauvais comme premier épisode, mais on aurait pu faire mieux. J’ai aimé l’évolution des personnages comme Aubrey (il jeûne ou quoi ? pas le moindre donut !!) qui a pris de l’assurance, d’Arastoo qui est crédible, c’était intéressant de voir comment les scientifiques et le FBI se sont débrouillés après le départ de Booth & Brennan. C’était intéressant même si c’était chiant, d’introduire un nouveau personnage comme l’agent Miller, une vraie brebis galeuse. Je trouve intéressant que la relation Aubrey-Caroline soit mise en lumière, Caroline est toujours au top !

Voilà pour ma review du 11×01, bientôt la deuxième partie du series premiere avec le 11×02. D’ici là, merci de votre lecture !

 
 

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CSI – Immortality – Review du 16×01 et du 16×02

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Titre original de la série: CSI : crime scene investigation/CSI : Las Vegas

Titre français de la série : Les Experts : Las Vegas

Titre du téléfilm : Immortality (16×01 & 16×02)

Ecrit, produit et crée par : Anthony E. Zuiker

Dirigé par : Louis Milito

Durée du téléfilm (sans pub) : 1H26 minutes

Nombre des explosions : 4

Nombre des bombes : 8

Nombre des morts : 9 (en incluant Finn)

Nombre des suspects : 5 (6 si on inclut Lady Heather)

Nombre des téléspectateurs : 12,47 millions pour le 16×01, 11,76 millions pour le 16×02.

Diffusé le : dimanche 27 Septembre 2015 sur CBS.

Nombre des personnages CSI du téléfilm : 11 connus !

Nombre des fois où « Who are you » est répété : 2

Nature : téléfilm signant la clôture de CSI/Les Experts

Séries dérivées de CSI : CSI : Miami (annulée en 2012), CSI : NY (annulée en 2013), CSI : Cyber (en cours, créée en 2014)

A retenir : le retour des anciens, Brass en torche humaine, l’amour unilatéral de Grissom, l’histoire de Lady Heather, le rôle de Lindsey, les symboles, l’hommage à toute une série, le remerciement des fans, bonne enquête, le départ de D.B, un final hautement explosif et romantique, rythme calme des fois et fou dans d’autres, le GSR sous le microscope, pas de Nick et aucun cross-over avec CSI : Cyber. Sinon hâte de regarder CSI : Cyber ce soir car il y’a D.B en plus !

Synopsis : un événement choc paralyse Las Vegas. Catherine, Brass et Grissom enquêtent avec les autres CSI pour résoudre une série de meurtres et d’explosions. Lindsey Willows, la fille de Catherine Willows, apporte un indice important à l’enquête.

Enfin, nous y voilà. J’ai attendu impatiemment Samedi 3 Octobre pour pouvoir enfin regarder tout le téléfilm final de CSI/Les Experts : Las Vegas, diffusé le 27 Septembre. A vrai dire, malgré tous les spoilers que j’ai vu et lu, il restait un truc vague que je voulais découvrir, en hommage à une série pas comme les autres, une série qui, grâce à elle, plusieurs séries ont vu le jour. Ce qui fait d’elle déjà un phénomène immortel incontournable.

Les fans US semblaient euphoriques et surtout accalmis depuis la diffusion d’Immortality, les équipes techniques, scénaristiques et les acteurs ont tous eu leur petit mot…Sauf moi. Alors, je ne sais pas trop par où commencer après avoir regardé ce téléfilm (regardé à deux reprises car je me suis endormi de fatigue en le regardant, lol). C’est le clap final de 15 ans qui est intéressant. Je classerais ce double-épisode final fusionné en un téléfilm parmi les 15 meilleurs épisodes  de la série !

Immortality – 16×01

Première découverte pour moi : l’épisode dure 1H26 minutes et non 2 heures ! Sans doute avec trop de coupures pub on arrive à une demi-heure supplémentaire !

L’épisode commence dans une ambiance noire, premier plan sur Vegas, deuxième plan sur deux mains qui fabriquent une bombe, troisième plan sur Sara entrain d’écrire pour une promotion de directrice de labo. On sous-entend déjà un départ de D.B. Les plans alternent entre Sara et le tueur pendant une minute, on sent déjà que Sara aura un sacré rôle.

Brass apparaît dès la première minute aussi, il était un agent de sécurité d’un casino. Un homme y entre et se fit exploser. Catherine Willows, agent du FBI et propriétaire du casino Eclipse qu’elle a hérité de Sam Braun, revint affolée à Las Vegas, après la mort de 3 et 12 blessés (hommage à un certain 15 ?) J’aime bien le nom « Eclipse », en fait les fans US regardaient en même temps le téléfilm et l’éclipse lunaire en même temps, on peut considérer cela comme un clin d’œil à ce phénomène naturel du super moon et aussi, comme un symbole de l’éclipse d’une série, pour ne pas dire fin, car la série reviendra toujours par plusieurs portes, à commencer par la série dérivée CSI :Cyber dans laquelle on retrouvera D.B Russell ainsi que les autres séries comme Bones ou Esprits Criminels qui perpétuent une part du phénomène CSI.

En parlant justement de D.B, on le retrouve pour la première et dernière fois sur le terrain, face à son équipe d’agents de terrain (Morgan, Greg, Sara) et des rats de labo (Hodges et Henry). Ce qui fait au total 5 face à lui, le chiffre 5 est tellement répétitif dans cet épisode, les clins d’œil aux 15 ans de la série ne s’arrêtent pas. Finn n’était pas là, et vu ce que s’est passé à la fin de la saison 15, on devine ce qui lui était arrivé.

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Récapitulatif de cette dernière enquête : les concernés sont Catherine et Brass, ainsi que l’équipe CSI, face à un acte terroriste qui a paralysé Las Vegas. Pendant que Las Vegas vivait ses pires moments, quelques parts à San Diego, Grissom a été arrêté dans un port car il fouillait illégalement un bateau de pêche et avait trouvé des ailerons de requin (la scène était amusante). J’ai pensé à Nick en voyant San Diego, car il avait quitté Las Vegas pour San Diego à la fin de la saison 15. C’est dommage que l’acteur ait refusé de participer au final, mais ce que je trouve dommage c’est qu’on ne l’a pas mentionné une seule fois dans le téléfilm. Pas grave, Nick a eu un final rien qu’à lui seul, brillant d’ailleurs, à la fin de la saison 15.

Revenons à nos moutons, alors que Catherine faisait irruption devant Sara, Greg et Morgan, Grissom expliquait au patrouilleur son boulot dans la sauvegarde marine, ce à quoi le patrouilleur répliqua avec ironie : « tu es alors quoi ? Un CSI de la mer ? » en anglais ça donne « CSI sea » et si on joue sur les mots, on obtient par exemple « CSI C » (le chiffre 3 est symbolisé par les trois lettres et par la troisième lettre de l’alphabet) et « CSI see » (clin d’œil à CSI qui ne compte que sur les indices à voir, mais « see » peut renvoyer à « I can see for miles » le générique de CSI : Cyber, CSI C comme par hasard).

L’interrogatoire dirigé par Sara (elle fait presque tout dans ce téléfilm) révéla que le kamikaze n’avait rien d’un tueur.

Mais la vraie piste vers le centre de l’histoire a été remarquée par Morgan, une pièce dorée bizarre. Greg l’analysa et trouva les 3 initiales de LHK, et sur le net il tomba sur le site le Lady Heather. Nous y voilà !

Greg expliqua à D.B et à Morgan qui est Lady Heather et sa relation avec Grissom, alors qu’Ecklie demanda à Sara le numéro de Grissom pour qu’il leur donne un coup de main car il connaissait Lady Heather mieux que quiconque. Je trouve bien que Sara souligne que Grissom était son ex-mari, après leur rupture dans la saison 13. Cela est dans une continuité logique des événements.

Conrad Ecklie appela Grissom qui, menotté, lui demanda de le faire sortir du pétrin. Ecklie demanda au patrouilleur de libérer Grissom et il s’exécuta. Normalement, un shérif de Las Vegas n’a pas le pouvoir qui dépasse les frontières de Las Vegas, car s’il était du FBI ça aurait été logique. Mais bon, une fiction reste une fiction même si elle est absurde dans un series finale. On aurait pu penser à Catherine qui avait plus de pouvoir que Conrad…peut-être l’entraide Ecklie & Grissom aiderait à enterrer la hache de guerre entre eux.

Le patrouilleur annonça à Grissom qu’il allait partir vers « la ville des péchés » ce à quoi Grissom répondit « Vegas », important de souligner les 5 lettres. La forte présence du chiffre 5 peut symboliser l’équipe, un fondement de la série CSI.

Pause : génériques

Le dernier générique de la série CSI fut lancé, directement après le « Vegas » de Grissom, exactement à la 15ème minute (clin d’oeil à la 15ème année). Ce générique est légèrement différent de tous les autres génériques qu’a connus CSI pendant 15 ans. Le 16×01 et le 16×02 combinés dans Immortality ont donné du nouveau au générique.

En fait, on a gardé le même générique de la saison 15 en lui ajoutant 5 nouvelles images provenant du téléfilm (1. L’équipe CSI Sara, Morgan, Greg, Henry & Hodges, 2. D.B qui sourit, 3. Sara entrain d’inspecter, 4. Greg et Morgan devant la pièce dorée de LHK, 5. Plan entier sur la dernière équipe CSI : D.B face à Sara, Morgan, Greg, Henry et Hodges), ce qui fait 15 visages en 5 images ! L’hommage aux 15 ans de la série est en lui-même un sacré hommage aux fans.

Pour le générique de la fin, on a opté pour le début et la fin de Who are you ? Contrairement à la tradition CSIenne qui se contentait uniquement de la fin de la chanson comme générique de fin. Même le générique de la fin du film a eu quelques changements, clin d’œil à une chanson devenue un célèbre générique mondial !

Le retour de Grissom

Les anciens étaient déjà réunis, il ne manquait plus que Grissom. Ce qui est intéressant techniquement, c’est la couleur bleue caractérisant ce series finale. Tout est bleu ! (symbole de la froideur scientifique et du labo, mais aussi de la liberté)

Le retour de Grissom s’était déroulé en silence. Au labo, il ne reconnut personne et personne ne l’a reconnu, tous des nouveaux scientifiques. Soudain, il fut interpellé par une jeune rousse qui vient de le croiser « Oh mon dieu ! » s’exclama t-elle, excitée. Le dieu de la science est là, à vrai dire, Grissom a toujours eu un sacré impact et sans lui, jamais on n’aurait connu et apprécié CSI (ou devenir fan pour certains). Elle lui rappela certaines de ses anciennes habitudes pour accueillir les nouvelles recrues, joli clin d’œil au premier épisode de la série. Holly Gribbs n’était pas aussi excitée ! Mais pas Lindsay Willows, la jeune rousse un peu folle que Grissom rencontra dans le hall, et qu’il n’a pas reconnue !

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Lindsay a eu le premier mot au labo, mais elle aura le tout dernier mot de la série. Hommage au début de la série qui a commencé par une nouvelle recrue, la fin était aussi avec une nouvelle recrue ! (dans ER la fin comportait aussi une jeune recrue, Rachel Greene, et les nouvelles recrues sont le symbole de l’immortalité et de l’avenir)

A peine Lindsey était partie, laissant un Grissom paumé, qu’ont apparu Sara et Ecklie. Les regards entre Grissom et Sara sont intenses mais les mots étaient banals. Le trio se rend dans le bureau de D.B, ce qui m’a fait rire c’était « qui est D.B ? » de Grissom à Sara. Petersen a déjà rencontré Danson à la fin de la saison 14 et ça fait plaisir de voir leurs personnages faire connaissance et de constater que D.B donne son nom complet pour la deuxième fois  en 4 ans ! Diebenkorn Russell et Gilbert Grissom ont un échange bizarre : les cerveaux d’antan échangés par des champignons !

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On apprend que Grissom a gardé contact avec Lady Heather alors qu’il n’ y a quasiment plus de communication entre lui et Sara, du moins c’est ce que Sara pense au fond, cachant sa jalousie à peine. Elle se rendit avec Grissom chez Lady Heather et ne supportant plus le silence de Grissom, elle voulut tirer les choses au clair, dans une sorte de scène de ménage devant la maison de Lady Heather. Grissom répliqua « je croyais qu’on parlait », mais il est incroyablement romantique notre Grissom ! rester silencieux et ne pas parler sont deux choses différentes, pour lui le silence est une langue en soi. Depuis le début de la série, il était très silencieux et très observateur. Incompris par Sara, il lâcha « tu me laisses encore sans le moindre mot », ce qui exaspéra Sara et ne lui répondit pas. J’aime bien le fait qu’on ait mis cette relation sous le microscope pour ce series finale.

En fait, les scénaristes avaient le choix de se concentrer sur une enquête et d’en faire la priorité, et de terminer la série comme CSI : Miami (qui n’a pas eu un series finale) ou de se concentrer sur une enquête et sur ses coulisses, et faire des coulisses la priorité, pour la première et dernière fois dans l’histoire de CSI. Décidant de faire un hommage aux fans, « une longue lettre d’amour » a été écrite par Zuiker pendant 7 jours pour donner le premier téléfilm Immortality de CSI, complètement concentré sur les coulisses.

Bref, le retour de Grissom n’a pas laissé tout le monde indifférent. Sara et Grissom découvrirent la porte de Lady Heather enfoncée, la maison de l’intérieur a clairement vécu une agression puisqu’il y’a des projections de sang sur la cheminée.

L’ADN n’était pas fiable, le sang était celui d’un homme mais sans plus. Le Doc découvrit dans le corps d’une victime un bout de métal. Grissom l’assembla avec le bout doré LHK trouvé sur l’homme kamikaze et trouva que les deux bouts formaient la clef du donjon (Red Room) de Lady Heather.

L’affaire Lady Heather

Grissom, Catherine et Sara se rendirent dans le donjon de Lady Heather, lumière rouge, ambiance glauque et tout ce qu’il faut pour créer des bombes. Quel suspense morbide !

Retour au labo, Grissom visualise l’explosion du premier kamikaze avec Henry et annonça à ce dernier qu’il allait le faire sauter, devant l’effroi d’Henry. J’adore cette touche d’humour qui se termine par une expérience en plein air. Grissom créa une bombe et l’explosa avec un mannequin ayant le poids et la taille d’Henry (Sara n’a pas manqué l’événement !)

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Les marques sur le sol n’indiquaient pas la quantité utilisée du C4, chose qui inquiéta Grissom à propos du futur de l’enquête. Pendant ce temps, une femme kamikaze s’est fait exploser dans une école, donnant du temps aux parents et à leurs enfants d’évacuer. Ce qui est intéressant, c’est ce fameux STOP qu’elle a dit au démineur avant de tout faire exploser.

Les costumes des enfants sont intéressants et retracent l’histoire GSR (deux abeilles, deux robes de mariée, tenues d’explorateurs…) et il y’a des clins d’œil à la liberté pendant tout le téléfilm.

Malgré tout ce qui s’est passé, sur le lieu du crime, Grissom continue seul à défendre Lady Heather. Peut-être qu’il n’a pas d’indices l’innocentant, mais il la connaissait assez pour juger. Sara trouva qu’il était manipulé.

Il lui révèle le mot code entre lui et Lady Heather : Stop ! encore ?

Pendant ce temps, moment émotion avec les deux petites filles d’une employée de l’Eclipse qui mourut au début du téléfilm en tenant la main de Catherine. Cette dernière est allée dans les locaux de la police pour annoncer la mauvaise nouvelle aux fillettes.

Ensemble, Grissom et Sara continuèrent l’enquête à propos de la femme kamikaze en découvrant que non seulement elle était une enseignante qu’on a drogué avec des fleurs mais aussi qu’elle était une patiente de Lady Heather, tout comme le premier kamikaze. L’étau se resserre sur Lady Heather  (après tout, elle a perdu sa fille et sa petite-fille) et Grissom continue farouchement à la défendre.

Devant une pareille situation, Sara revint chez Lady Heather et découvrit que les 3 cassettes des 3 derniers mois s’étaient évaporées. Une inconnue sortie en courant de la maison de Lady Heather, Sara s’élança à sa poursuite. Brass était devant la voiture de Lady Heather dans laquelle avait sauté l’inconnue. Sara hurla : STOP ! et la voiture explosa, tuant l’inconnue et transformant Brass en une torche humaine. Sauvé in extremis par Sara, Brass fut hospitalisé et on ne le reverra plus jamais dans le téléfilm après l’explosion de la voiture. J’aurais espéré une réplique hilarante de sa part !

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Dans la morgue, on examina le cadavre calciné de l’inconnue qu’on a prise pour Lady Heather. Grissom examina les doigts puis s’en va. Il rencontra Lady Heather dans un restaurant et qui lui dit calmement qu’elle était la responsable devant un Grissom médusé.

Fin de la première partie

Récapitulatif de la première partie : 3 explosions, 8 morts, 12 blessés, le centre de l’histoire ici est Lady Heather, un personnage récurrent et connu dans la série, particulièrement dans l’époque Grissom.

Points positifs : rythme dynamique, fraîcheur, humour à l’ancienne, le GSR mis en avant, l’enquête est complètement tordue et intéressante, le retour d’anciens personnages emblématiques.

Points négatifs : pas d’évocation de Finn, ni de Nick, avec tout le respect que je dois au GSR je trouve que l’équipe a été mise en retrait par rapport au GSR qu’on voit partout, sur presque toutes les scènes de crimes et au labo. Sans l’explosion Brass aurait pu faire de la figuration comme Morgan, complètement effacée tout comme les lab rats et Greg.

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La diffusion de CBS des deux parties était directe, aucune pause entre les deux parties. La deuxième partie commence par l’entrée de Grissom et de Lady Heather au commissariat. Grissom demanda à la bande un peu de respect (visant Sara) en interrogeant Lady Heather.

Provocante durant l’interrogatoire qui a réuni 5 personnages, Lady Heather lançait des piques sans arrêt à Sara qui finit par craquer et par perdre son sang-froid.

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Finalement, Lady Heather donna la liste des 13 membres ayant la clé dorée de la Red room, et on supprima les femmes et les morts de la liste, ce qui réduit le nombre à 5 suspects.

Grissom regarda attentivement les photos des suspects et lâcha : « qui es-tu ? » (who are you ?) clin d’œil super à un générique de malades !

La prise de l’ADN des 5 suspects était marrante, Catherine apprend à Grissom et à Sara que Brass allait bien et qu’il maltraitait les infirmières. A ce moment-là, Lindsey arrive avec une valise jaune en disant qu’elle était celle de Grissom, ce dernier dit que ce n’était pas la sienne. Catherine donna une alerte à la bombe mais on découvrit un cadavre morcelé dans la valise qui s’est avéré celui du tueur de Zoe, la fille de Lady Heather. Super Dave ou David le légiste découvrit une micro-puce qui comportait une vidéo d’un inconnu dont le visage était couvert « c’est une forme de dissimulation numérique » renchérit D.B qui, visiblement, connaît un rayon (pas étonnant qu’Avery ait un peu d’influence sur lui) de Cyber !

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A partir de la valise, l’obsession du tueur concernant Lady Heather était aussi une obsession envers Grissom.

Dehors, Grissom dessinait des requins devant le labo de CSI (c’est très rare de voir la bâtisse dans la série contrairement à CSI : Miami) et Catherine le rejoint, écoutant sa métaphore de Las Vegas avant de lui demander de chaperonner un peu Lindsey car elle était débutante. Grissom ne reconnut pas la jeune fille, alors il demanda à Catherine d’où elle sortait, ce à quoi Catherine répondit « de mon vagin » j’étais mort de rire à ce moment. Ce genre de réplique m’a vraiment manqué !

Pendant ce moment, D.B ne cachait pas sa joie « j’ai une oreille ! » s’exclama t-il devant Hodges  en lui expliquant qu’il a réussi à renverser un peu la dissimulation numérique et l’oreille était celle d’un mec blanc, ce qui innocentait Lady Heather.

Cette dernière remarqua lors de l’interrogatoire que Sara avait peur pour Grissom puisque le tueur était également obsédé par lui. Lady Heather demanda à Sara si elle avait peur pour Grissom et si elle l’aimait, alors Sara acquiesça.

Alors que Grissom et Lindsey s’occupaient des empreintes sur la valise, Lindsey remarqua un X qui n’allait pas avec l’ensemble de la valise, Grissom enleva l’étiquette et trouva une sorte de bâtiment dessiné avec l’attitude et la longitude. Grissom se rendit seul dans le bâtiment abandonné qui pourrait symboliser une certaine série entrain d’expirer, et trouva un mannequin médical. J’adore le son lorsque Grissom levait le drap, ça m’a rappelé X-Files.

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En ouvrant le cadavre, une abeille piqua le doc. Grissom s’intéressa aux abeilles et Sara le rejoint pour l’aider. Grissom lui avoua que le travail avec elle l’a manqué ainsi que les abeilles. Hodges surgit entre les deux après avoir fait une recherche toxicologique après l’analyse de l’abeille, qui s’est avérée venir d’un mont en particulier.

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Grissom et Sara allèrent avec les abeilles renifleuses  et les libérèrent en plein air pour trouver une présence humaine. Pendant leur longue attente silencieuse (Sara qui évitait de regarder Grissom tandis qu’il la dévorait du regard) en attendant les abeilles, D.B a réussit un autre exploit électronique. Visiblement, il n’a fait d’exploit que de ce côté-là, annonçant implicitement son arrivée ce soir dans CSI : Cyber. Il trouva que la dissimulation était une empreinte renversée, et grâce à un logiciel de reconstitution il réussit à recoller les morceaux de l’empreinte. C’était celle de l’un des 5 suspects à la clé dorée.

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Quand à Grissom et Sara, ils réussirent à trouver grâce aux abeilles la zone rouge dans laquelle il y’a une présence humaine.

Grâce à l’empreinte de D.B, Morgan, Greg et Catherine se retrouvent dans un parking avec 3 voitures ayant chacune une bombe dans le coffre, il ne restait plus que 5 minutes avant l’explosion. Décidément, on adore les mauvaises surprises au parking (Sara et Henry ont été enlevés dans un parking, Finn a été agressée violemment jusqu’au coma à la fin de la saison 15, D.B a été poursuivi dans un parking..) mais là, c’était les trois cerises sur le gâteau, ou les 3 coups finaux dans le théâtre.

Ailleurs, dans un mont, et grâce aux abeilles, Grissom, Sara et une patrouille de police arrivèrent devant la maison du tueur qui ne tarda pas à sortir, portant un gilet bourré d’explosifs et montrant une télécommande des 3 bombes menaçant Greg, Morgan et Catherine.

Le trio décida de s’occuper des bombes car le temps était trop court pour appeler les démineurs. Catherine utilisa les connaissances qu’elle a eues de Sam Braun et il fallait couper simultanément le fil rouge. Grissom et Sara continuèrent de parler avec le tueur qui dévoila sa maladie qui a changé son ADN et surtout sa haine envers Grissom. Il lui en voulait car selon ses dires il a eu une relation avec Lady Heather, mais depuis l’arrivée de Grissom elle changea.

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Pendant ce temps, l’atmosphère au parking était extrêmement tendue avec le compte à rebours de Catherine, l’effroi de Morgan, et l’annonce du tueur qu’ils étaient morts.

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Grissom le regarda en lui disant calmement « je ne pense pas » alors que Sara ne prononçait pas le moindre mot, comme une statue de cire. Selon Grissom, Lady Heather ne couche jamais avec ses clients, il la connaissait plus que n’importe qui.

Devant le silence insoutenable de Sara, Grissom continua de parler au tueur, mais cette fois il parla d’une baleine solitaire. La femelle n’entend jamais la sérénade du mâle, alors il finit et meurt seul. En fait, Grissom se reconnait quelques parts dans le tueur, en comparant l’amour de la baleine solitaire à celui du tueur qui ne reçoit aucune réponse de Lady Heather à qui il vouait un amour fou. C’était également, vous l’avez remarqué, un clin d’œil au GSR – à Sara et à lui, lui qui n’arrêtait pas de lui avouer son amour à chaque mot et à chaque silence, à chaque regard et à chaque sourire, devant le dédain complet et le silence de Sara. J’ai bien aimé la métaphore de la baleine ici, comme devant le bâtiment de CSI. Grissom est un poète romantique fou amoureux de Sara, on se demande pourquoi on n’a pas eu plus d’explications à propos de leur séparation.

A 1H15 minutes, Grissom désarma le tueur qui était en larmes, sans le moindre coup de feu, sans violence, sans un rythme effréné. Tout s’est déroulé en silence, dans une guerre 100% psychologique. J’ai adoré cette fin.

Les nerfs se relâchent plus fortement du côté du parking, où Morgan pleura, effondrée, dans les bras de Greg avant que Catherine ne les rejoigne en les prenant dans ses bras après avoir réussi à couper les 3 fils rouges en même temps.

L’enquête se termine à 1H16, il ne restait qu’environ une dizaine de minutes pour les adieux.

Points positifs du 16×02 : on creuse au plus profond de l’enquête, on creuse plus profondément les personnages et on se concentre beaucoup sur le côté psychologique. Un seul mort dans cette dernière partie et beaucoup de clins d’œil à CSI : Cyber, la dernière série de la franchise CSI. Cette partie est vouée aux explications de tous genres, à la réflexion et à la méditation. L’enquête-miroir est intéressante et le coup de projecteur sur le GSR est juste énorme. Voilà de quoi combler les fans qui ont été bien servis. Une vraie lettre d’amour envers eux comme jamais ! Magnifique.

Points négatifs du 16×02 : pas de référence à des membres disparus comme Nick qui a été là pendant 15 ans ! De plus, Warrick n’a même pas été évoqué. On sut pour la mort de Finn grâce à une plaque et j’ai trouvé que tout le monde était en arrière-plan face au GSR quasi-dominant. Le mobile du tueur était un peu simpliste et presque cliché.

D’une manière générale, tout cela ne ternit guère le téléfilm et ça reste des détails. On aurait pu faire mieux, c’est vrai, mais ce n’est pas évident de terminer 15 ans d’une série mythique en deux heures. Bref, chapeau. La fin était correcte et les plus belles minutes (je crois que tout le monde sera d’accord) sont les dernières.

Les derniers adieux, la déclaration et les retrouvailles

C’est D.B Russell qui ouvre le bal en rangeant ses affaire dans un seul carton : quelques livres, le ballon du basket de son fils, la plaque de Julie Finlay (et oui, elle est morte) et le reste des souvenirs plein la tête. Mais je me demande bien s’il n’ y a qu’une seule boîte, qu’est-il arrivé aux champignons ? Je m’y suis un peu habitué…

Catherine était la seule à venir saluer D.B, et elle lui annonça, qu’elle comptait prendre sa place si Sara n’en voulait pas. D.B fut ravi et lui adressa un sourire d’adieu. C’était une forme de passage de relais. En 2012, Catherine avait quitté CSI après un double épisode avec D.B, et cette fois, c’est lui qui s’en allait. J’aurais bien aimé qu’on se concentre un peu plus sur leur amitié. D.B annonça qu’il quittait Las Vegas « pour l’Est. » Bienvenue en CSI : Cyber, D.B !

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Sara était promue directrice à la place de D.B, Grissom vint la féliciter. Sara le remercie tout simplement et s’en alla, lui disant « bye, Gil » après un moment intense et un sacré échange de regards.

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Grissom se dirigea vers la salle d’interrogation et remercia Lady Heather car elle lui a ouvert le cœur et lui a permis d’aimer quelqu’un. « Elle a restauré ma foi en l’humanité » ajouta t-il avant de continuer « c’est ma meilleure amie, elle me manquera pour le restant de ma vie » là on ne parle plus de baleine, Grissom est direct avec Lady Heather, mais indirect avec Sara. C’était toujours sa méthode.

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La dernière scène au labo était avec Lindsey, qui poussa Sara à regarder la cassette de l’interrogatoire de Lady Heather. J’ai l’impression que c’était Zuiker qui s’adressait aux fans, il suffit de changer le mot « interrogatoire » par « téléfilm » et voici ce que Lindsey a dit :

« J’ai regardé tout l’interrogatoire, j’ai appris beaucoup. Surtout à la fin. Tu devrais regarder ça. »

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On quitte Las Vegas par un triple plan aérien, Sara rejoint Grissom. Elle avait l’air contente et surtout, avait l’air d’avoir laissé tomber sa carrière CSI pour l’amour de sa vie. Mais non, ça ne me rappelle absolument pas Urgences/ER lorsque Carol Hathaway a rejoint Doug sur le quai, près de son bateau ! lol.

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En silence, langue décidément favorite, les deux amoureux quittèrent la terre pour naviguer en plein océan. J’adore en fin de compte cette fin ouverte mais qui est en elle-même la fin de deux décennies de folies, d’enquêtes non-stop et d’un sacré divertissement mondial.

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Merci de nous avoir divertis pendant 15 ans (11/12 ans pour moi), malgré certains petits points négatifs, j’ai adoré ce téléfilm et je ne m’en lasse pas. Merci aussi aux fans et aux téléspectateurs en général, car CSI a vécu surtout grâce à eux, mais aussi grâce au jeu des acteurs et à un bon scénario.  Final sympa car j’ai eu peur d’être déçu, et la fin est très optimiste et romantique (oh le cliché xD) puisque c’est au soleil couchant que sont partis les amoureux ! Sans parler de la chanson finale Good morning, clin d’œil au futur!

Merci à vous aussi de m’avoir lu. L’aventure CSI s’arrête, mais CSI : Cyber reste le petit dernier de la franchise CSI. Je suis déjà fan de Cyber !

Whooooo are youuuuuuuuuuuu !!!!

 

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Bones – Photos promo de la saison 11

Bientôt, le retour de Bones avec une 11ème saison inédite sur la Fox. Voici quelques photos visiblement tirées du premier épisode:

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Publié par le septembre 26, 2015 dans Bones, Bones Saison 11, Séries Policières

 

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CSI: Lumière, action, éprouvette, coton-tige et…rideau!

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Voici venu l’heure de poster le dernier article sur le dernier jour du tournage de CSI, le 20 Août 2015. Cette série de ouf marquera à jamais l’histoire du petit écran. Zuiker est sans surprise celui qui a posté le plus de photos jusqu’à maintenant (et le seul). Rappelons que seuls les deux acteurs William Petersen (9 saisons) et Jorja Fox (15 saisons) sont restés jusqu’au bout! (Jorja est là depuis l’épisode 2 de la saison 1, elle est par conséquent le membre le plus ancien à être resté jusqu’à la fin!)

Un échantillon de photos et de captures de cette dernière journée! Merci à tous encore une fois! Je ne suis pas étonné que le nombre des photos soit limité par rapport aux autres jours! Pensées à tous les acteurs présents ou absents, remerciements à toutes les équipes techniques, scénaristiques, aux acteurs qui ont répondu présents en particulier les plus anciens et un grand merci aux fans…

Prêts? Zuiker a su très bien contourner le truc en photographiant les coulisses, mais pas la scène (ou les scènes) GSR d’aujourd’hui! Futé le Zuiker^^

On commence par la morgue, avec une grande démystification lol:

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Jolis pieds mdr. Sur Twitter, le capitaine du navire CSI Zuiker demande à tout le monde de retweeter les photos qu’il posterait du dernier jour, je l’ai écouté à moitié lol

Une main féminine qui montre un collier avec une croix à Grissom, ce final est décidément aussi gore que glauque, comme on aime.

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Sur les réseaux sociaux, Jorja Fox rend un vibrant hommage à ses camarades qui ont quitté la série la veille! De gauche à droite: Eric Szmanda (15 saisons), Wallace Langham (13 saisons), Katie Stevens, Jorja Fox (15 saisons), Elisabeth Harnois (4 saisons) et Jon Wellner (10 saisons)!

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Le capitaine Zuiker perdu dans ses réflexions…

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Anthony Zuiker avec Billy (William Petersen) ainsi que Cindy Chvatal, l’amie et le manager de ce dernier, quelques minutes avant de commencer le dernier jour du tournage!

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Zuiker photographie le dernier jour jusqu’au bout…Et jusqu’à maintenant on n’a révélé qu’une photo! Les coulisses, très malin le Zuiker qui ne veut absolument rien montrer! Le dernier jour reste le plus énigmatique!

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Ces paroles m’ont rappelé la forme du titre du series finale d’Urgences/ER (NFS, chimie, iono…) ça m’a même inspiré pour le titre de mon article lol (ça change de jour 17 ou dernier jour!) rideau ou clap de la fin!

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Dans deux heures, CSI sera officiellement débranchée…Étrange sensation! Hâte de voir de nouvelles photos!

Tiens, en voilà une autre! Par le paparazzi-créateur-producteur-scénariste du téléfilm Immortality Zuiker!

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Elisabeth Devine et Jorja Fox, photo d’adieu:

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Départ de Jorja Fox alias Sara Sidle après près d’un mois de folie! Bravo à elle!!

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Jorja Fox avec Jonathan Littman:

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Michael Beach:

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Bonne nuit, CSI!

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Elisabeth Devine, Anne-Marie et Marissa Casados

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Elisabeth Devine et William Petersen (très peu de photos de lui dans ce final!)

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Enfin Zuiker tweete, complètement épaté par le professionnalisme de William Petersen, perfectionnant ses lignes dans l’espace sonore. A noter que Zuiker a toujours utilisé des noms comme « la star/notre star » (l’étoile) ou « le king » (le roi) pour désigner William Petersen et rien d’autre! CSI s’est achevée la nuit avec lui! William Petersen et Jorja Fox ont apparemment tourné leurs dernières scènes ensemble sur un bateau à la Marina Del Rey (ça sent la scène GSR) Qu’il est beau mon bateauuu 😀

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La dernière scène de William Petersen (Gil Grissom) la veille avant de partir, merci à lui d’être revenu et d’avoir offert à tous un beau cadeau qui est Immortality, sans lui la série manquait de ce goût grissomien particulier! Bravo aussi à Zuiker pour avoir crée cette série de dingues et pour ce qu’il a fait pour Immortality.

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C’était le 17ème et dernier jour du tournage de CSI:

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Photo et message de Zuiker aux téléspectateurs: « Anthony E. Zuiker, le créateur de la franchise CSI, signant jusqu’au 27 septembre. A bientôt et profitez de la série! » Je m’en doutais, il a pris un selfie de lui-même annonçant la fin du tournage.

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David Berman: Dîner post-mortem de CSI ou le dîner après la fin de CSI…De gauche à droite: Paul Guilfoyle, Marc Vann, Jon Wellner, Eric Szmanda, Elisabeth Harnois, Jorja Fox et David Berman.

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(Cet article peut être édité à tout moment pour ajouter de.’autres captures/photos)

 

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House – Review et analyse complète du 8×22 « Every Body Dies »

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« Je partis dans les bois parce que je voulais vivre sans me hâter, vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie. Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie, pour ne pas, au soir de la vieillesse, découvrir que je n’avais pas vécu ».

Joli manifeste que citèrent les poètes disparus au début de chaque réunion dans le film Le cercle des poètes disparus (Dead poets society). Si un pareil manifeste a été sélectionné, c’est justement  pour parler de cette passion vitale, de cette tumultueuse aventure interminable, de cette fin, de House. Voici donc ma plus longue review dédiée à la série et à Robin Williams. Merci Shore!

Comment décrire en ces lignes tant d’évènements, tant de rebondissements et tant de surprises dans cette série du début jusqu’à la fin ? Mission impossible ! Comment introduire la review de l’ultime épisode de la série House MD, une série qui a suscité tellement de réactions, d’intérêts et de passion ? Comment parler du pentacle final marquant la saison 8 et ainsi bouclant la boucle ? Huit saisons marquèrent une série devenue mondialement connue, avec des millions de fans qui en parlent jusqu’à ce jour. Des années après la fin de House sur TF1 le 19 Mars 2013, dans laquelle Gregory House tira sa révérence la tête haute avec 7.5 millions de téléspectateurs français pour le 8×22, pour une excellente et dernière soirée spéciale House ayant 7.6 millions de téléspectateurs qui suivirent les deux derniers épisodes de House accompagnés de 3 rediffusions soigneusement sélectionnées.

Arrivés à la dernière pagode, nous contemplons le spectacle qui s’offre à nous. Un véritable kaléidoscope contenant 177 épisodes de folie et d’émotions. Un spectacle à la fois évanescent et palpable, visible et imperceptible, mais tellement onirique et poétique, majestueusement étalé le long des grappes des épisodes et des saisons levant leurs bras au ciel comme les branches naissantes des arbres (je peux être poète parfois mdr).

Chacun de nous avait choisi de suivre House. Chacun de nous avait une bougie allumée pour lui éclairer les voies ténébreuses qu’empruntait souvent notre héros. Chacun de nous avait également regardé les péripéties du 8×21 « Holding On » alias « Cinq mois sur terre ».  Un épisode fameux, pharaonique, sublime, intense et extrêmement chargé en émotions. Vous vous rappelez certainement de ce que j’ai noté à son propos : c’est l’épisode le plus noir et le plus émouvant qu’on ait jamais vu dans la saison 8.

La review de l’avant-dernier épisode était finie sur une note pessimiste et obscure. Suspense oblige, on ne savait plus ce qu’allait devenir House sans Wilson, et Wilson sans House. Le 8×21 était un sacré épisode concentré sur l’amitié entre House et Wilson. Tout était excellent : script, acteurs, intensité dramatique, éclairages, répliques…  « Holding On » nous a mis en haleine, le souffle coupé, on avait attendu impatiemment le dernier épisode pour savoir comment tout allait finir pour les deux amis. Les scénaristes étaient vraiment sadiques ! (En ce qui me concerne, je savais tout ce qui allait se passer mais j’avais une de ces impatiences !! lol).

Mais comment décrire une telle amitié entre House et Wilson ? C’est une amitié unique, très bien narrée par les scénaristes. Comment deux personnages peuvent être réunis et unis avec ce beau lien qu’est l’amitié ? Une amitié si pure et innocente symbolisée par les Oreos, biscuits synonymes du partage simple. Composés d’un côté noir croquant et dur, ils renferment une crème blanche sucrée, douce, suave et délicieuse, comme l’amitié pure liant les deux hommes. Rien qu’en contemplant les couleurs noir/blanc des Oreos, on se rend compte à quel point les contraires s’attirent et se complètent, dans une ambiance bon enfant. Le mot Oreos se compose de 5 lettres, un mot qui signifie le partage du même sort, la bromance, l’amour profond sur lequel se repose cette amitié symbolisée par un petit biscuit, ainsi que le respect mutuel jusqu’à la mort. Vous n’allez plus regarder les biscuits de la même façon mdr !

Ne m’en voulez pas si j’ai pris beaucoup trop de temps pour envoyer cette analyse de l’énième épisode, je sais que certains l’attendaient depuis des années…je n’ai jamais oublié cette review ! Mea culpa sinon…enfin bref, revenons à nos moutons.

Derrière la carapace dure, on a l’amitié douce et magnifique, une amitié qu’on a rarement vue  sans masque. Arrivé au series finale, on s’attendait à des coups foireux provenant de Shore surtout qu’il était l’un des scénaristes de l’ultime épisode. Voilà ce qu’il a dit à propos du 8×22 « Every body dies » alias « Tout le monde meurt » (pour une fois on a une bonne traduction d’un titre !!!). Shore avait donc dit avant la diffusion du 8×22 :

« La fin de la série peut plaire à certains comme elle ne peut pas plaire à d’autres. La fin est comme la vie en marche » [Shore]. Dès qu’il avait dit cela, j’avais déjà des soupçons !

Retournons au jour féerique de la diffusion du 8×22 sur la Fox. Je suis sarcastique…cela a surtout un rapport avec les fans. Non seulement tu combats l’envie de dormir à une heure extrêmement tardive afin de regarder et surtout de comprendre en direct ce que disaient les personnages dans l’ultime épisode, mais en plus tu te vois cerné par des fans qui avaient abandonné la série et qui n’étaient revenus que lors du dernier épisode, des fans qui parlaient anglais, Huddy pour la plupart des revenants. La belle affaire ! Revenir pour assister à la fin d’une saison  qu’on avait sauté, ensuite donner un plat de critiques. Critiquer c’est tellement facile surtout lorsqu’on ne sait pas de quoi on parle. Louper une saison sous prétexte que Lisa Edelstein était indispensable à la série…Soit on est fan de la série, soit on est fan d’une actrice. La différence est grande.

A part les sympathiques critiques des analystes qui avaient déserté la série, je me suis heurté à la barrière linguistique. Beaucoup, le 21 Mai 2012, voulaient connaitre ce qui s’était passé pour Wilson, une fan américaine m’avait demandé de lui résumer les 4 dernières saisons puisqu’en bonne fan, elle les avait toutes ratées comme par hasard…et je me passe de ces pseudo-fans qui n’avaient rien en tant que « fans ».

C’était grandiose la nuit de la diffusion de l’énième épisode de House. Les réactions à chaud des fans, certains ne s’empêchaient pas de pleurer, de rire, on répétait « c’est la fin de House déjà, c’est pas possible ! ». Le surlendemain, j’avais posté ma première review. A l’époque, beaucoup de détails m’avaient sauté aux yeux, mais je ne les avais pas tous cernés. Ma review du 8×22 que j’ai posté en 2012 comportait certes certaines explications, mais pas assez …selon mon point de vue. Je me reproche surtout de ne pas m’être étalé sur le symbolisme et de m’être dépêché pour faire une sorte de résumé dont la moitié était une série de captures.

Revenons aux 5 pagodes qui clôturent House MD. La détresse de House et de Wilson, la tragédie de Wilson, la délicatesse et la tendresse caractérisant leur amitié qui fut habilement narrée par les scénaristes et interprétée d’une main de maître par Hugh Laurie et Robert Sean Leonard, tout cela était la clef de l’attention d’un téléspectateur complètement hypnotisé et admiratif.

N’importe qui aura remarqué qu’il y’avait une sorte d’écran noir caractérisant certes quelques épisodes de la saison 8, mais c’est surtout les 5 derniers épisodes qui se trouvent entourés de brume noire, l’éclairage obscur était comme une sorte d’écharpe noire serpentine, masquant les couleurs de la vie. Cette noirceur à laquelle on assiste dans ce grand final est chargée de plusieurs sens, qu’on découvrira au fur et à mesure lors de l’analyse. Le summum de cette noirceur est le dernier épisode de la série…Là où on attend la grande introspection housienne annoncée depuis quelques épisodes.

A vrai dire, je me suis penché sur cette obscurité et j’ai trouvé utile de faire l’analyse ou la dissection si vous voulez de cet ultime épisode en 8 parties. Je sais, c’est énorme et je sais, j’adore le chiffre 8. Lol.

Allez, posez vos bougies sur le plancher sous la forme d’un cercle et asseyons-nous sur ce plancher sale et ancien…Regardez ce pauvre type allongé près d’un cadavre dans l’autre bout de cette pièce. Qu’en pensez-vous ? Mettons-nous dans l’ambiance de cet épisode et parlons-en !

Je me suis toujours demandé comment poster tant de choses disséquées à ma façon, surtout à propos de cet épisode. Alors j’espère que mon côté obsessionnel ne soit pas un obstacle lors de votre lecture. Voilà, je vous souhaite une bonne lecture de ce pas.

I. Le cercle vicieux

« C’est dans ses rêves que l’homme trouve la liberté, cela fut et restera la vérité »- DPS

Ça commence bien, avec un titre pareil ! pense t-on. Cette première partie est très spéciale, vous savez pourquoi ? Parce que House n’est mort en fait que dans cette partie. Ne vous arrachez pas les cheveux, et bistouri, pour disséquer ! C’est parti. Note : cet épisode est le plus symbolique de tous les épisodes de la série, il ne faut jamais le regarder terre-à-terre, surtout pas !

L’épisode commence par un gros plan sur le visage de House. Les gros plans sur les visages durant les  débuts des derniers épisodes des saisons étaient devenus très à la mode si on compte le 7×23 dans lequel il y’avait un gros plan sur le visage de Cuddy et le 6×22 qui avait commencé directement par un gros plan sur le visage de House. Les  trois derniers finals avaient donc la même caractéristique au début. La différence est que les visages apparus dans le 6×22 et le 7×23 reflétaient beaucoup d’émotions, alors que le visage de House dans ce 8×22 ne reflétait aucune émotion : il avait les yeux clos dès le départ comme s’il était mort. Comme début, c’était inquiétant de remarquer cela.

Mais ouf, ça n’a pas duré puisque House ouvrit les yeux lentement, comme s’il était revenu à la vie, comme un ressuscité, comme un nouveau-né découvrant un nouveau monde, comme si House ouvrait les yeux sur lui-même pour entamer une grande introspection.

Ce qui renforce le côté de l’introspection fut d’abord et avant tout cette couleur noire enveloppant House, un noir franc qui donne une impression de velouté et de profondeur mais aussi, refléter tellement de tristesse, de deuil, de peur, d’horreur, de désespoir, du sombre poétique et du tragique noble et profond. Le titre « Tout le monde meurt » renforce ce côté tragique et légitime ce noir terrifiant qui accentue l’aspect sordide des crimes et des malheurs surtout avec le cadavre gisant sur le sol, près de House. Bref d’une manière générale, le noir étouffant la pièce est fondé sur les situations terribles et sans issue, une marche inéluctable vers le pire.

House rampa vers le type et le toucha, inutile ! il était déjà mort. Mais c’est Kutner qui avait dit ça ! L’apparition de Kutner était due au toucher de House au type. C’est une hallucination ? un rêve ? Dans tous les cas, le téléspectateur dira : « Ce n’est pas vrai, les hallucinations sont de retour ! » vu que la situation était plus qu’insolite. Mais Kutner n’était pas une hallucination, loin de là. Il était le subconscient de House. Autrement dit, Kutner était House et vice versa. House parle à lui-même et le dialogue qui entamait l’énième épisode se composait de 5 répliques plutôt courtes. On commence fort avec le chiffre 5 ce qui veut dire que la mort est présente et concrète dans l’épisode de toutes les morts possibles et impossibles. Je me suis également posé plusieurs questions en particulier celle-là : Pourquoi avoir choisi Kutner pour commencer l’épisode ? Je me suis rendu compte qu’il fallait commencer par Kutner pour deux raisons : la symbolique suicidaire et la lettre K, attendez, vous aurez plus tard plus d’explications à ce sujet !!

« Pourquoi je suis là ? Qui est ce type ? Pourquoi Kutner est-il là ? J’hallucine ?» Voilà un exemple d’une multitude de questions qui peuvent tourmenter un House complètement perdu (et le téléspectateur avec). House dit à Kutner qu’il était mort et ce dernier lui répondit que le feu ne l’est pas. La dernière réplique de Kutner avant le générique « le feu ne l’est pas » est extrêmement symbolique en fait, tellement symbolique qu’on ne se rend pas compte de ce que Kutner – alias House – voulait dire face à un House perdu et déboussolé. Non, cet épisode n’est pas basé sur la logique avec laquelle House a fondé chaque raisonnement de son être. Cet épisode est un cumul de symbolisme logique. On peut se poser les questions suivantes : « House est-il réellement dans un bâtiment abandonné? Kutner est-il Kutner ? House est-il House ? Le feu est-il le feu ? » on remarque du feu sous le plancher sur lequel était couché House, mais à quoi cela peut rimer ?

Si on est terre-à-terre, on ne se rend pas compte des symboles brillamment dissimulés dans chaque moment de ce 8×22. Pour une fois, j’étais extrêmement impatient d’attendre la fin du générique (symbolique lui aussi) pour comprendre et connaître les détails de cette introspection housienne, la plus grande de toutes les introspections et les remises en question.

Mais avant d’aller dans des analyses plus poussées, il faudra d’abord s’intéresser au lieu où se trouvait House. Un lieu sombre dans lequel les murs étaient parsemés de 6 fenêtres fermées – là on sent la thématique de la prison venir, rappelez-vous des six mois à la fin du 8×21 ! – le sol, couvert par le bout d’une moquette usée, était un plancher poussiéreux tapissant la salle sombre où des objets abandonnés étaient jetés par terre, dans les coins, sur une table…Bref, on perd la notion du temps avec un lieu clos comme celui-là, où la thématique de l’abandon était nette. Un cadavre se plaçait au milieu de la salle, un véritable anonyme mort accentuant le tragique et le pessimisme dès le début de cet épisode.

Cependant, si on s’approche de près, on se demandera certainement pourquoi House ne se mettait pas debout, pourquoi il avait l’air aussi inerte que le cadavre qui était à ses côtés. Mais je garderais ça pour plus tard, pas maintenant. Si on réfléchit un peu à ce que peut symboliser le bois du plancher qui m’a réellement obsédé, on va découvrir que le bois symbolise la chaleur, la vieillesse et la mort. Mais il symbolise aussi la chaleur humaine et ça, ça n’a plus aucun lien avec la solitude et ce lieu plutôt « froid ». Plus intéressant encore, lorsqu’on découvre en même temps que House du feu sous le plancher, on a obtenu d’autres infos : House est dans un lieu sombre, se trouvant en hauteur, alors que les flammes de l’enfer chantent leur lente et sûre ascension. Faites attention à deux mots que j’ai utilisé « hauteur » et « ascension », car c’est une thématique propre à ce dernier épisode. Tout comme la chaleur humaine, je reviendrai plus tard sur le point de l’ascension.

Durant tout l’épisode, nous assisterons à deux types de couleurs et d’éclairage complètement paradoxaux. Sombre contre clair, blanc (flash back) contre noir (actualité), mais surtout rouge contre blanc. Car cet épisode a beau être un épisode sombre mais il est riche en couleurs très symboliques.

A propos de couleurs, Kutner avait collé sur la semelle de la chaussure droite du type mort un chewing-gum vert qui déclencha un flash-back. Je me suis toujours demandé pourquoi avoir collé un truc vert sur une chaussure, que venait faire le vert dans ce tas de couleurs hostiles ? Il m’a fallu comprendre deux choses : la symbolique du vert et du pied droit. Vous saurez tout au bon moment.

Debout devant un House en position assise (cette position m’a tellement obsédé !), Kutner faisait donc figure d’une hallucination. Kutner symbolisait le suicide et véhiculait un message sous-jacent à House, un message de mort. Kutner était le subconscient de House, il était House en le reflétant. Pourtant, personne ne pouvait croire que Kutner reflétait autre chose que tout cela: les apparences sont trompeuses ! Une hallu d’un mort qui « insuffla » la vie à un autre mort grâce à une chose verte, faites attention à cette scène très symbolique entre Kutner et le type anonyme. La chose verte commence certainement à vous intriguer, n’est-ce pas ?

Mais concentrons-nous d’abord sur ce fameux flash-back de House, j’ai adoré la technique semi-circulaire utilisée sur le type anonyme qui passa d’un mort gisant sur le plancher sale à un vivant une scène du passé. Autre effet technique : On passe du présent sombre à un passé proche avec un éclairage fort, violent et vif avec ce blanc omniprésent. C’est assez intéressant de passer d’un opposé à un autre avec un éclairage pareil, tout l’épisode sera fondé sur le paradoxe comme je l’ai précédemment mentionné.

Il s’avère donc que le type anonyme était un patient de House puisqu’il était venu pour une consultation, le mystère se dissipe un peu ! Kutner poussa House à admirer la médecine et les énigmes. Le patient X était assez intéressant, que ce soit grâce à son addiction à un médicament antidouleur, ou son aspect physique. Examinons le patient d’une manière symbolique concernant son aspect physique.

Le patient anonyme n’avait pas de canne, ne boitait pas, n’avait pas de barbe et pourtant il était le miroir de House. Premier constat : il avait une fracture orbitaire, ce qui nous fait penser à l’œil. Symboliquement, l’œil est le miroir de l’âme, et par déduction ici c’est un regard vers l’intérieur de soi, c’est un clin d’œil à House qui se regarde et qui fait son introspection. Il est dans l’œil de son propre cyclone. L’ecchymose sur l’œil peut symboliser House l’observateur qui refusait de voir où menait son éternelle quête de la vérité.

Ajoutons aussi le collier de brûlures autour du cou, quatre cercles au total, retenez bien ce chiffre ! il fait penser aux quatre fameuses hallucinations dont Kutner fait partie, sauf que cette obsession pour les cercles depuis le début de l’épisode peut être également un clin d’œil au Cercle des poètes disparus – très bon film avec la participation de Robert Sean Leonard – où il y’a l’annonce implicite de la mort/disparition de House.

House remarqua que le patient était un fumeur, drogué, mais un détail précis retint son attention : le nombril du patient était entouré d’ecchymoses. Intéressant pour nous, le fait d’observer cela d’un autre angle. Les ecchymoses autour du nombril du patient sont le symbole des mauvais coups de House autour de lui, on peut aller jusqu’à dire que le nombril c’est tout un clin d’œil à la vie aussi, au lien ombilical qui lie House à la vie, à la vérité, à la mort et à l’amitié dont il dépendait.

On peut conclure que ledit patient porte tous les indices et tous les symboles d’un cas-miroir de House, le nombril du monde. En fait, le patient c’est House, c’est la vie de House. On remarque que depuis le départ, on a eu « orbite », « nombril » et « cercle », tout tourne autour d’un cercle brûlant dans lequel se trouve House, cerné par ses propres flammes. D’un autre côté, un cercle veut dire aussi l’échec, un échec des plans de House, un échec du cas ou même  un échec de toute une vie.

Contre toute attente par rapport à la fin du 8×21, House fut de très bonne humeur en choisissant le cas du type inconnu au nombril bizarre, ce dernier cas fut choisi sans doute à cause de la ressemblance flagrante du patient avec House, avec son addiction, son air misérable, ayant tout perdu et vivant constamment dans le malheur. Mais le choix du cas était lié au fait que le patient disait tout haut ce que House pensait au fond de lui et parce qu’il reflétait son humeur morose. L’équipe fut inquiète face à ce cas, à la bonne humeur de House et à sa passion particulière pour ce cas. House leur répondit en faisant référence au Cercle des poètes disparus et à leur fameux Carpe Diem. Ce qu’il dit n’est pas anodin ! un clin d’œil à ce film si triste et tellement gorgé de poésie, un clin d’œil au théâtre et au fameux rôle qu’a joué Robert Sean Leonard dans ledit film. D’ailleurs, je vous conseille vivement de regarder ce film qui dure deux heures et prône l’amitié et la sensibilité. Si vous avez regardé ce film, alors vous n’aurez aucun problème à me suivre dans certains clins d’œil à ce film, car il est lié d’une manière ou d’une autre au 8×22 de House.

Carpe Diem veut dire « cueille le jour présent sans te soucier du lendemain », ce n’est pas anodin si House avait prononcé ce mot face à ses trois larbins. C’est plus qu’un clin d’œil à un film, c’est un regard neuf insolite que porte House face à une vie houleuse. C’est très intéressant du coup, et c’est là qu’entre le K de Kutner. Bon, on sait que Kutner est House puisqu’il est son subconscient, qu’il s’est suicidé dans une certaine saison 5 épisode 20 (le chiffre 5 s’est répété 20 fois dans cet épisode 8×22 !) et on connaît la symbolique du chiffre 5 et celle du 20 si vous avez lu mes précédentes reviews. Mais ce qui est l’atout d’avoir choisi Kutner en premier et non Amber c’est justement, la lettre K. Pour ceux qui n’ont jamais regardé Le Cercle des poètes disparus, le professeur aux méthodes peu orthodoxes s’appelait Keating. House est le reflet de Keating, Kutner est le reflet de House, Kutner est par conséquent le reflet de Keating. Ce jeu de lettres conduit indirectement à Keating dans le film, un sacré professeur et un adorateur de la poésie « Ô capitaine mon capitaine ! ». Du coup, même l’apparition de Kutner devient intrigante : On parle de quoi, dans cet épisode ? Cas et poésie, ça craint. Mais qui sait, ça peut être la même chose.

Prenons un autre exemple qui concrétise Carpe Diem, c’est le T-shirt gris de House. Paul Klee avait dit à propos du gris que « le gris est le centre de tout, contenant virtuellement toute couleur, toute valeur, toute ligne ». Remarquez, le gris est le centre, encore cette référence au cercle. La couleur grise du T-shirt de House en dit long, le gris est entre ce qui devient et ce qui meurt, c’est une couleur neutre certes, mais terne, austère atténuant les tensions et les confrontations psychologiques. Ici, House vit un vrai combat intérieur et la couleur grise est comme un médiateur. Mais ce qui est connu à propos de la couleur grise, c’est qu’elle est la couleur préférée des poètes. C’est une grande source d’inspiration poétique.

Toujours dans le T-shirt de House, on distingue une fleur blanche (symbole de la pureté, de la vie, de l’innocence) et une étoile noire (morte mais vivante, chiffre 5 !) à l’emplacement du cœur, comme motifs. Les couleurs grises, blanches et noires sont les couleurs dominantes dans l’épisode. Le T-shirt de House porte aussi beaucoup d’énigmes à lui seul : vie, mort, poésie…ça en dit long sur Carpe Diem, non ? Je l’ai trouvé bizarre ce T-shirt depuis le début, car House ne mettait pas un T-shirt avec ces motifs et dessins bizarres.

Mais revenons à nos moutons ! Donc House eut un flash back face à Kutner et se rappelle du cas qu’il avait immédiatement sélectionné. Devant son équipe inquiète, il leur dit à propos de sa bonne humeur « Carpe diem, vous connaissez Le cercle des poètes disparus ? » à noter son désintérêt  le plus total du diagnostique, n’entendant que des « bla bla » au lieu du jargon médical qui l’a tellement passionné auparavant. A ce moment, on peut sourire face à une telle situation, mais on se demande pourquoi House ignore son équipe et son cas ? La réponse est que House n’est plus le même depuis le 8×18 [annonce du cancer de Wilson] qui était l’annonce sous-jacente de la fin de House. Le patient X souffrait d’un ulcère perforé, symbole de la situation de House à laquelle il fallait un plan d’urgence. L’ulcère perforé peut rappeler l’effondrement du plafond dans l’épisode précédent, visiblement, ce cas est plus intéressant qu’on le croyait !

Devant Kutner son subconscient, House dévoile qu’il avait un plan pour éviter la prison. Il voulait que quelqu’un d’autre paye le prix de ses bêtises comme d’habitude, en fuyant ses responsabilités et en voulant que les autres nettoient derrière lui. Il s’orienta vers Foreman pour cette raison en le manipulant d’abord et en l’amadouant. Il commença d’abord par le mensonge en disant qu’il avait 8 cas urgents, jolie référence au chiffre 8 qui est un clin d’œil à la fin des 8 saisons de la série, mais une énième tentative de gagner un peu de temps avant d’aller en prison. House était touchant et sincère en disant qu’il payera le prix un jour, mais qu’il préférait que Wilson ne le paye pas de sa courte vie. House tenta d’amadouer Foreman par sa fameuse réplique « sois un ami ! » (le mot ami se répète 3 fois, comme par hasard). En fait, House considérait déjà Foreman comme un ami depuis longtemps et depuis l’épisode 8×21, il savait qu’il aura besoin d’un ami après Wilson.

Kutner, ironique après ce flash back, dit à House que ce dernier pensait qu’il avait besoin d’un nouvel ami après Wilson. House le regarda, de retour dans l’obscurité. Il a peur de lui-même et ça se voyait dans son regard.

Après 7 minutes de flash back et de remise en question, on passe violemment de l’introspection housienne et de l’obscurité morbide régnante à la réalité avec le duo Foreman et Wilson qui se font de souci pour House après qu’il n’ait pas donné un seul signe de vie depuis 2 jours ! Tous les signes d’une autre quête, celle de House.

De retour au huis clos de House, on découvre qu’il est tiraillé selon Kutner, entre ce qu’il a tellement adoré (les cas et les puzzles) et la mort. House voulait mourir car il n’avait plus rien à perdre (perdre boulot et Wilson, aller en prison). Ce n’est pas un hasard s’il voyait en Kutner son subconscient. Kutner, symbole de suicide et donc de la mort, est là pour tenir tête à House : ce que House voulait ce sont les énigmes, les cas, les puzzles. House méritait de vivre pour ce qu’il méritait le plus, ce que le définissait n’était pas son statut de docteur ou d’ami de Wilson.

En colère contre lui-même, House rejeta Kutner. Au diable le suicide ! au diable la médecine ! au diable la vie proposée par Kutner. House cherchait un sens à son existence, ne trouvant ni la vie intéressante ni la mort non plus. Le côté suicidaire de House a toujours été évoqué dans la série, mais il fut mis en avant d’une manière inquiétante à partir du 8×21.

L’apparition soudaine d’Amber avec ce « ferme-la idiot » marque la disparition de Kutner. House se traite d’idiot et son tiraillement montre à quel point il veut retrouver lui-même avec cette quête de soi qu’il ne veut pas voir échouer comme bien d’autres choses qu’il a faites dans sa vie.

Amber est également un symbole de mort, tout comme Kutner. Cela montre qu’il y’a une part de House qui veut continuer les cas et les puzzles. D’ailleurs, Amber, qui incarne le subconscient de House, traita les sentiments de ce dernier comme des « pathétiques apitoiements ».

Le retour au flash back du cas médical est l’obsession de House par ce cas. Taub, Park et Adams ne pouvaient plu rien faire devant un patient déchaîné, alors House entame par un compte à rebours « 5, 4, 3, 2.. », un clin d’œil au chiffre 5 qui est étroitement lié à la symbolique des 5 mois de Wilson, cet épisode est d’ailleurs l’épisode du chiffre 5 par excellence (j’ai compté 20 répétitions du chiffre le long de l’épisode) Mieux encore ? Kutner s’est suicidé lors du 5×20 alors qu’Amber a le prénom composé de 5 lettres (le chiffre 20 a une symbolique énorme à propos de l’amitié Hilson). Mais la petite situation fut détruite par le rire moqueur d’Amber. House se moque de lui-même pour la 2ème fois consécutive ! Il se moque de lui-même car il tenta de mentir à lui-même, car il ne voulait pas aller dans ses propres profondeurs ni affronter pour de bon ses propres démons. House finit par tout dévoiler ou presque : le patient avait un côté spécial qui avait poussé House à lui parler, lui le médecin froid qui évite de parler aux patients !

Quand on contemple le tableau, on remarque que House est face à lui-même, un vrai cas-miroir. C’est toute la vie de House qui se reflète dans ce patient, car ce dernier est House et il est surtout son 1er subconscient des 5 subconscients, il n’est pas un patient normal. Les deux sont misérables, autodestructeurs, suicidaires, drogués, dingues, ayant tout perdu à la minute où ils avaient commencé la drogue (héroïne pour le patient, Vicodin pour House). En tentant de « soigner » leurs malheurs en se droguant, ils n’ont fait qu’augmenter leurs souffrances. Mieux encore, ce patient n’a ni nom ni prénom, c’est un parfait anonyme (une première dans la série !) qui n’attend plus que la mort, comme un condamné.

Après le retour à l’immeuble en flammes, House regarda le cadavre en disant qu’il était heureux, Amber dit qu’il était mort. C’est la symbolique approfondie contre la logique terre-à-terre qui se bousculent dans la tête de House.

Amber pose une question « pourquoi tu l’écoutes ? », cette question était le ticket pour le retour aux flash backs, cette fois avec Foreman. On retrouve House entrain de voler l’oxygène d’un patient comateux. Dans un épisode normal, ça aurait été un instant hilarant qui nous rappelle le vieux House qui mangeait et regardait la télé auprès des comateux. Mais cette fois, c’est différent car voler l’oxygène pourrait symboliser autre chose qui se passerait plus tard dans l’épisode.

Foreman est assez présent dans ce dernier épisode, je trouve, ce qui ne devrait pas étonner puisqu’il est considéré comme « le nouveau Wilson » (8×21) par House, c’est l’ami révélé le long de cette saison 8 et tellement dévoué à House. En fait, House le respecte beaucoup et l’estime.

Bref, on assiste à une autre scène House-Foreman où on découvre le mensonge de House qui avait piégé Foreman avec son histoire des 8 cas afin de retarder une peine de prison. House dévoila à Foreman qu’il voulait qu’il le couvre avec des mensonges, mais ce dernier refusa. Ce refus fit prendre conscience à House qu’il ne pouvait pas faire sa quête de la liberté en continuant de la sorte avec mensonges et cie.

Ce flash back était sombre et pessimiste. On assiste à l’opposition entre House et son subconscient avec la 2ème répétition des deux répliques « Il est heureux », « Il est mort ». Heureux peut vouloir dire tout simplement Carpe diem, alors que mort peut vouloir dire rester terre-à-terre, sans aucune remise en question ni une quête de soi, mensonges à volonté et échecs appréhendés.

La répétition n’est pas anodine des deux répliques : House serait heureux pour de vrai que dans la mort, bien que ni la vie, ni la mort aient un sens pour lui. Il en est de même pour Wilson, à condition de rester inséparables.

Là est le hic. Le paradoxe reflète un réel tiraillement et une inquiétude montante. Le jeu de l’ombre et de la lumière (chapeau aux techniciens !) nous renvoie d’une part au présent truffé d’hallucinations, d’une autre part au passé qui prend la forme de flash back.

Amber insiste sur le fait que ni la prison, ni Wilson n’avaient d’importance, mais le cas et les puzzles, si. Amber est Kutner. Or, on sait que la liberté et l’amitié comptent beaucoup pour House. Il essaie de se convaincre vainement du contraire de ses propres convictions, ça se voit que la plus grande énigme pour House reste lui-même. J’adore cette tempête dans la tête de House !

Petite parenthèse à propos des vêtements d’Amber qui sont roses. Je ne vous cache pas que cela m’a vraiment intrigué, pourquoi ce rose ?

La couleur rose des vêtements d’Amber peut renvoyer à cette thématique du cercle que j’ai abordée au début de cette partie. Le rose renforce cette thématique du cercle, de l’échec, de l’enfermement sur soi, à l’image de cet épisode et de la série qui ont cette forme circulaire. Mais le cercle peut aussi symboliser l’éternité. Tiens…première lueur éclairant cet épisode énigmatique mais tellement passionnant. L’éternité de qui ou de quoi ? Les scénaristes avec Shore en tête ont passé un message discret aux téléspectateurs…

Plus important encore, les vêtements roses d’Amber ont une autre symbolique plus nette : la vie est une fleur rapidement fanée, voilà pourquoi il faudra en profiter le jour même et en tirer toutes les joies. Je sens que vous avez commencé à deviner les deux mots qui résument tout cela : Carpe diem ! Encore ce lien avec Le cercle des poètes disparus…Il y’a un clin d’œil aussi à la fleur blanche épanouie sur le T-shirt de House qui est liée au même contexte : vie et mort, carpe diem !

Tout est symbolique dans cet épisode, on est obligé de changer constamment d’angle de vue. J’avoue que la durée de temps m’a été favorable dans ce sens. Fermons la parenthèse des vêtements d’Amber qui furent plus symboliques que je l’aie cru.

Retour au patient dans un flash back. House annonça au type qu’il était condamné car il était atteint d’une maladie incurable. La maladie du patient reflète l’état de House : il ne bouge pas, il ne parle pas, il est inerte, gisant sur le sol, piégé dans son propre corps, piégé dans ce bâtiment qui reflétait la prison, la vie, l’hôpital, son corps, se contentant de regarder le spectre de la mort rôder autour de lui, symbolisé par des morts que House avait connu : Kutner, Amber et le patient anonyme !

House parla du cas à lui-même (Amber) et sauta un passage qu’il cacha habilement à son subconscient en repensant au cas. House était pratiquement au chevet du patient. Malgré cela, son subconscient ne put cacher longtemps une souffrance qu’il endure depuis des épisodes : la mort inévitable de son meilleur ami Wilson.

House prononça « Every body dies » à la minute 17 :14 (1+7=8, 1+4=5) : 8 et 5 les chiffres fétiches de cet épisode en particulier et de la saison 8 en général ! Une vérité générale proche d’une maxime.

Comment faire pour que la vie ait un sens ? Comment donner du sens à sa vie ? Amber expliqua que la vie n’a du sens que grâce aux énigmes. Elle se contredit : c’est superficiel et ce n’est pas superficiel de parler de ses idiots de patients. Comptent-ils vraiment pour lui ? House se contredit tout le temps, il finit par décider de se lever et de rentrer chez lui, mi-convaincu par l’importance des énigmes – et se dirigea vers la porte – à noter le grand sourire vainqueur d’une Amber silencieuse. Mais en ouvrant la porte, il se trouva cerné par les flammes qui l’empêchèrent d’avancer. Sa tentative de se convaincre était vaine, et les flammes étaient là comme si elles l’interdirent de prendre une mauvaise voie. Bref, retour au point du départ.

Bon, une petite parenthèse à propos de la symbolique du feu quand même ! L’allure mouvante des flammes est un symbole de la vie, c’est également une image de l’ascension spirituelle, de l’amour, mais aussi de la renaissance. Le feu est aussi le symbole de l’Enfer et des démons intérieurs de House : le premier démon était Dab, dans le 8×18. Le feu est également un symbole de purification tout comme la destruction et la mort.

La double quête de House se poursuit avec Foreman et Wilson qui découvrirent l’appartement de House abandonné, guitares, piano, nourriture, téléphone portable, prostituée…Tout a été abandonné comme si House était allé vers un autre monde (c’est vrai qu’il avait l’air d’un ermite dans la bâtisse enflammée) chose qui inquiéta pour de bon les deux amis de House. Impossible qu’il laisse sa vie passée et ses vieilles habitudes ! Où était-il passé ? L’inquiétude grandit.

Revenons à House et Amber. Après la mauvaise surprise des flammes, House ne savait plus où aller. Soudain, le sol craqua sous ses pieds et il tomba (comme un sac de patates lol) dans un gouffre inattendu, laissant derrière lui Amber et sa canne. On peut comparer sa lourde chute à celle de Sherlock Holmes. Cette chute est bel et bien la mort de House en deux phases. Voyons voir le symbolisme d’une pareille chute !

House qu’on connait a disparu avec la chute, c’est ce que j’ai appelé la première mort de House. C’est le personnage torturé, boiteux et c’est le docteur qui disparait. La première phase disparait par la chute, qui consistait dans la non-acceptation des cas comme bonheur total. La chute à la Holmes s’est déroulée à la 20ème minute, joli clin d’œil à son amitié avec Wilson. Cela me rappelle aussi la chute de Shinichi Kudo à la Holmes, qui laissera derrière lui sa veste alors que House laissera sa canne. La chute symbolise à la fois mort et renaissance puisqu’on passe à une 2ème phase plus centrée sur l’approfondissement sur soi-même, ayant plus de questions. C’est une phase plus intime et moins artificielle. C’est la chute du masque du mec jemenfoutiste qui est résolu décidément à obtenir une réponse. C’est le néant.

House quitte donc symboliquement le monde des morts, un tombeau (symbolisé par Amber et Kutner, qui sont une partie de lui-même) avec cette chute. C’est le House mort qui reste en haut. La chute est aussi une naissance d’un autre House qui veut aller jusqu’au bout pour se découvrir et faire la paix avec lui-même. La canne laissée derrière lui en dit long : elle est le symbole de l’ancien House, des cas et des puzzles. Cette chute est la continuation de l’introspection et de la quête de soi, avec ce désir de changer pour autrui (Wilson) et surtout pour soi-même afin d’atteindre la rédemption. Et comme on dit, il faut toucher le fond pour remonter à la surface !

Foreman et Wilson finissent par entrer dans l’une des réunions de Nolan (voilà un autre personnage qui est de retour pour dire au revoir à la série !) comme par hasard, c’est le chiffre 5 à volonté : le nom de Nolan=5 lettres, sa réunion avec 4 personnes de son groupe=5 au total, la durée de la réunion=50 minutes. Nolan les aide indirectement à propos de House qui, selon lui, vise à « atteindre le néant », dans cet épisode le néant peut être la mort. Wilson et Foreman eurent plus peur en se rappelant du dernier patient de House. Ils continuèrent à la quête d’un House évaporé en utilisant l’adresse du patient en question.

Je reviendrai pour la 2ème mort de House dans une autre partie. Pour conclure cette première partie très longue, on retient donc la symbolique des personnages, du feu, du bâtiment, du rôle de Wilson et de Forman, la quête de soi et la quête de House et surtout cette incroyable pudeur qu’a House, vis-à-vis du patient et vis-à-vis de lui-même.

A chaque fois que le subconscient de House aborde le fait que ce dernier était à terre dans un immeuble en feu, House fuit la réponse en essayant de se concentrer sur le cas. La quête de la vérité : où est-elle ? La vérité se trouve t-elle en soi ? Voilà pourquoi House s’obstine à aller plus loin dans son introspection, pour avoir des réponses satisfaisantes, pour découvrir que la vérité vaut la peine d’être découverte, pour découvrir ce qu’est le bonheur qu’il recherche vainement depuis 8 saisons, le bonheur qui se crée entre enfer et paradis.

Ce qu’on peut retenir aussi c’est le patient-miroir qui reflète un House mort dans le futur, s’il ne se remettait pas en question, il mourrait de l’intérieur. D’ailleurs, Shore a bien fait une remarque à ce propos, que « il y’a une mort pire qui attendrait House ». House a peur de finir comme ça, et fera tout pour éviter une fin épouvantable.

Au sujet de l’ascension que j’ai mentionnée, elle n’a pas été évoquée que dans ce series finale, mais plutôt depuis la dernière scène du 8×21. Rappelez-vous, House et Wilson regardaient l’écran d’un ordinateur dans lequel on voyait une grande montagne. Bien sûr que la montagne n’a pas été choisie au hasard, c’est un clin d’œil surtout à l’ascension, aux marches que monta House vers le sommet, à la surface à atteindre lorsqu’on est au fin fond de l’abîme ! Généralement, la montagne du 8×21 est une annonce indirecte de l’introspection housienne du 8×22, et quelle introspection !

House disparaîtra 3 fois dans l’épisode, la dernière fois il était accompagné. Chaque disparition est une étape. A noter la forte récurrence du chiffre 3, un chiffre fatal comme on le sait.

House est au centre de son subconscient, on dirait qu’il a plusieurs identités et pourtant il reste le même. Il est entouré par cette union de personnages disparus ou imaginés. Cette première étape qui engloba près de la moitié de l’épisode avait eu l’arrivée de Kal Penn et d’Anne Dudek, une manière de dire au revoir à une série culte. Mais un autre personnage très important fera sa rentrée dans ce monde de fous.

II. Le cercle rouge

« Wilson a toujours été le grand amour de House » – Hugh Laurie

Après la chute fracassante de House qui se retrouva au milieu des flammes, à terre, le subconscient de House prit un nouveau visage : celui de Stacy, son premier amour qui a vécu avec lui 5 ans (eh oui, vous n’imaginez pas les emplacements d’un certain chiffre 5 !)

Stacy commença par parler des croyances de House en Dieu : elle sait qu’il ne croyait pas en Dieu mais plutôt au Dieu de l’Amour. Stacy est le subconscient de House et elle symbolise la croyance tout court.

L’apparition de Stacy était un peu curieuse dans le sens de sa posture. En fait, de toutes les hallucinations qu’a eues House, elle est la seule qui est assise sur une chaise. Que peut symboliser la chaise ? Elle peut symboliser la stabilité, l’importance et la mise en évidence.

Stacy ne s’est jamais assise par terre comme les autres, cela ne signifie qu’une chose : s’il y’a une chose que House ne remettra jamais en question, il s’agit bien de l’amour. Il le met au-dessus de tout car il y croit (tout va dans le rythme ascendant !)

On retrouve la position assise à la fin de l’épisode, lorsque House était assis face à son amis, en signe d’un grand dévouement à leur amitié. J’aime beaucoup la tendresse dans le regard de House à cet instant-là…Bon, je m’égare un petit peu, lol. Revenons à House et son subconscient. Si je n’avais pas été fan de cette série j’aurais sûrement cru que House était atteint de schizophrénie dans ce series finale en particulier.

Stacy symbolise rien que par son apparence, le côté le plus tendre et intime de House (rien que de l’avoir appelé « Greg » à 3 reprises ça révèle cette intimité). Après ses échecs multiples, il croit toujours dans l’amour. House est un sacré romantique !

Le fait qu’il soit dans un huis-clos (bâtiment enflammé) c’est plus intime que la scène de la voiture du 8×21 (rappelez-vous du Hilson là !) Lorsque House se retrouve dans un huis clos, cela a toujours fait ressortir un côté sincère, allez des exemples de certains épisodes : 8×22 (House et Stacy- son subconscient), 8×19 et 8×02 (House et Wilson), 8×01 et le 6×01(House face à lui-même), 8×21 (la scène de la voiture Hilson), 4×16 (House et Amber) et la liste est longue donc je m’arrête avec ces quelques échantillons.

Ici, on découvre les différents côtés de House, flirtant avec la mort, dans sa plus grande introspection. Lui, qui ne s’est jamais remis en question, croyant avoir toujours raison. Mais là, c’est face à lui-même qu’il se bat, pour lui, pour Wilson et pour tout ce qui comptait à ses yeux.

House se pose donc des questions à propos de ses propres croyances. Indirectement, il se demande à quoi il s’accroche. Il remet en question la logique : croyais-je vraiment à ça ? En quoi consiste l’existence ?  Depuis le début de cet épisode, des questions philosophiques d’apparence futile mais qui comptent en fin de compte pour House : la vie, la mort, l’amour, la croyance…

La croyance housienne est dirigée vers l’amour : c’est là que parut le flash back de House et de Wilson dans la cafétéria. Chacun en face de l’autre, mangeant dans la même assiette. Ils avaient tout partagé : moments heureux, malheureux, nourriture, vie, Vicodin, antidouleur, prostituées etc. Ce n’est donc pas étonnant que House s’en souvienne dès que Stacy parle de l’amour, on sait très bien que ces deux potes s’apprécient et s’aiment beaucoup. C’est la bromance de la série la plus réussie, je dirais même qu’elle est la meilleure bromance de toutes les séries que j’ai regardées.

House tente de manipuler son pote Wilson afin qu’il porte le chapeau à sa place – comme toujours – pour qu’il évite les 6 mois de prison annoncés à la fin du 8×21. House agissait en gosse, en irresponsable, égoïste et immature qui profitait d’un ami malade, en jouant la comédie « Wilson, je ne veux pas perdre ce temps avec toi », sous-entendu les 5 mois qui lui restaient à vivre. Quelque part, sa phrase comportait un ton sincère et son long regard en disait de même.

L’échange des regards entre House et Wilson poussa ce dernier à feindre l’acquiescement, mais il se révéla plus intelligent et moins dupe. Cette fois, il tient tête à House et l’arrête, il refusa de porter le chapeau, de nettoyer derrière House. Wilson refusa d’être son complice, de jouer toujours la marionnette. Il tenta d’enseigner House de devenir responsable de ses actes et c’est surtout par amitié qu’il le fait.

On peut souligner que le fait que Wilson attrapa House par l’épaule droite nous rappelle House qui attrapa Wilson par l’épaule droite dans le 8×19, on dirait vraiment un miroir. Ce geste est juste tendre et amical à la fois.

A un moment donné de la discussion, Wilson fit allusion à lui-même en se désignant indirectement comme « la seule personne » sur qui House pouvait compter. J’aime bien les regards et les silences échangés entre les deux potes, ça a été toujours un point fort constituant leur amitié. House croyait qu’ils « étaient deux » (Wilson et Foreman). Ce moment était intense grâce à ce langage silencieux tellement utilisé par les deux acolytes.

Après la fin du flash back, retour à Stacy. House s’avouait à travers Stacy que Wilson avait toujours raison, qu’il avait été toujours son bon côté puisqu’il n’a pas développé sa propre conscience. House pensait que les gens ne changent pas en se désignant indirectement. C’est une conviction housienne qu’on connaît depuis le début de la série et on assiste à ce doute qui ébranle les convictions les plus refoulées de House. Il se condamnait d’avance à rester sans conscience. Autrement dit, sans Wilson, sa conscience dont il avait besoin.

Pendant la discussion de House avec lui-même, autrement dit avec Stacy, j’ai remarqué qu’il y’avait une voiture enflammée, elle n’est pas mise en évidence puisqu’elle faisait partie des flammes de l’être de House – le feu n’est pas uniquement le feu – cette voiture est le symbole d’un passé remis en question, à savoir l’existence même de House. La voiture enflammée et vieille n’était que la vie de House, rongée par les flammes jusqu’à la disparition. La voiture du 8×22 prend presque la même signification de la voiture du 8×21. Ce final englobe d’une manière hallucinante tous les symboles de la série, bref, chapeau !

Puisqu’on parle de l’amour et de l’amitié, on peut relever la répétition du mot « love » à 7 reprises dans cet épisode, et l’amour est un fondement crucial dans House MD. On peut se rappeler de cette répétition-là dans le 8×02 « je t’aime » (House à Wilson), « je ne t’aime pas » (Wilson à House) et le plus fort reste cette litote utilisée dans le 8×21 par House à Wilson « je ne vais pas te dire que je t’aime » en réponse à Wilson qui a voulu que House lui dise qu’il l’aimait. Je vous laisse le kleenex lol. Le nombril était l’amitié Hilson. On n’aperçoit Wilson dans les flash back de House que lorsqu’il aborde la thématique de l’amour incarnée par Stacy. Cette partie avec Stacy est la seule où House ne s’intéresse pas au cas et met en valeur l’amour et l’amitié.

Stacy veut montrer à House qu’il peut changer et donne la main à House pour l’aider à se relever. Le geste de Stacy nous rappelle celui de Cuddy dans le 6×22. Est-ce qu’il est vraiment salvateur, ce geste de Stacy ? En donnant la main, House prouve qu’il veut changer.

Intéressant ce mouvement circulaire de la caméra autour de Stacy et de House, un mouvement qui nous rappelle le cercle interrogatoire du 8×11 ! La thématique du cercle revient au galop, ce n’est pas par hasard si j’ai été un peu obsédé par elle, lol. J’adore ce détail peaufiné par la prouesse  technique avec laquelle House et Stacy passent d’un univers infernal et lugubre à un univers blanc. Les lumières sont violemment opposées, je reviendrai à ce jeu de lumière qui m’a fait décoller les rétines.

Stacy apparait avec un bébé dans les bras et le présente à House comme son enfant, comme si House tentait de se convaincre qu’il pouvait fonder une famille. House eut un regard d’horreur très intéressant en voyant l’enfant et rejeta cette vie fictive.

Maintenant, je vais revenir au jeu de lumière en incluant le rôle de l’enfant dedans. Pour moi, durant toute la saison 8 ainsi que les 7 autres saisons, l’enfant reflétait particulièrement House et dans cet épisode, l’enfant est le miroir de House, le futur de House. Normalement, le bébé est synonyme de vie, mais ici, il incarne à la fois le symbole de la renaissance et de la mort. Ce bébé c’est House qui se regarde et qui, pour la première fois de sa vie, se sent plus dégoûtant que jamais. Voici le beau bébé qui a de beaux yeux bleus qui fait des bêtises, voici le fardeau qu’a toujours supporté Wilson et autrui. Même les vêtements du gosse étaient rayés horizontalement, en gris certes, mais à la façon des vêtements des prisonniers. Prisonnier de son passé et de lui-même, House n’a jamais eu le courage de s’affronter afin d’affronter la vie.

Alors que House regarde cet enfant – en l’occurrence lui – il se rend compte qu’il restera à jamais le House malheureux besoin d’autrui, or Wilson était condamné. La maladie de Wilson était vraiment le déclic final pour que House se mette enfin en question pour choisir quelle route il allait prendre.

Alors que House était perdu dans ses réflexions, les jeux de lumière étaient trop violents pour mes yeux sensibles. On était piégé par les flammes dans l’obscurité et on passe directement à ce blanc violent. Première réflexion : ce blanc m’a rappelé le blanc du coma de House lors du 4×16, après tout le coma est entre deux mondes à savoir la vie et la mort. Les questions de House oscillent dans ce sens. La blancheur peut nous emmener vers l’âme pure et innocente de House, une âme enfantine, mais si on prend un symbole plus pessimiste que tout cela, le blanc serait la couleur du linceul, autrement dit, de la mort. Le blanc peut faire référence à la couleur incertaine des fantômes ou au monde flottant de la vie incomplète…

Même la couleur bleue présente dans ce cadre blanc donne du fil à retordre : mis à part le bleu des yeux de House et de l’enfant, on a un pot bleu, le gilet bleu de Stacy, le bord bleu du bonnet de l’enfant, drap et oreillers bleus sur le canapé etc. Je vais me porter sur une petite parenthèse à propos de cette couleur puis retour à nos moutons lol.

Le bleu est une représentation d’un monde transcendant, angélique et divin. Il a un caractère céleste et infini (attention au dernier adjectif que je viens d’employer !), c’est l’inaccessible et l’onirique. Quelque part, House vivait un conte féerique en s’imaginant pour une seconde avec Stacy et en plus, ayant un enfant avec elle. On peut remarquer le contraste entre la froideur du bleu (mort) avec le rouge des flammes (vie). Tient tient, on arrive à une certaine conclusion : les flammes présentes dans cet épisode sont synonyme de vie et en plus, éternelle…

La symbolique des couleurs est très importante dans cet épisode, et des fois les couleurs en disent plus sur la fin de la série que le scénario lui-même. Malheureusement, plusieurs se sont contentés seulement d’apprécier uniquement les 15 dernières minutes de ce magnifique épisode.

Bref, House resta logique et rationnel devant Stacy : elle était mariée, Cuddy était partie (clin d’œil scénaristique à Cuddy encore une fois après le geste de Stacy pour faire relever House) et ne se laissa pas embobiner par son esprit farfelu. L’hallucination continue pourtant, et pour lui prouver qu’il était capable d’aimer, le subconscient de House lui montra lui-même entrain d’embrasser Dominika, son ex-femme. Il savait au fond de lui-même que Dominika l’aimait et qu’il avait commencé à l’apprécier, et c’est à cause de cela qu’il lui mentit causant le divorce. C’est sa peur de l’engagement qui a tout foiré.

Un petit jeu de chiffres ? House, Cuddy et Stacy ont été soit présents, soit mentionnés, tous des noms de 5 lettres. Quant à Dominika=8 lettres. Je ne vous fais pas de dessin, les chiffres 3, 5 et 8 se répètent pratiquement tout le temps dans le 8×22.

On retrouve à la place de Dominika 6 pom-pom girls habillées en rouge et en blanc, embrassant House, toujours au centre. On dirait autre chose : le chiffre 6 est relatif aux 6 mois de prison qui attend House, et ce dernier emprisonné symboliquement par ces 6 filles. Le bébé et les filles sont la prison de l’intérieur avant celle de l’extérieur. En plus, les filles prennent d’autres dimensions, on dirait des flammes cernant House. Pourquoi ? Parce qu’elles portent le rouge.

Parlons donc de la symbolique du rouge car il est temps ! Le rouge est ici la couleur du feu, elle est d’un intérêt fondamental pour l’homme et très souvent assimilée à la vie. Le rouge est la couleur de la vie, de l’éclat et de la vigueur, de la puissance et de la fonction guerrière, de la joie et de la montée sans pesanteur, de l’ardeur brûlante et de l’amour divin, de la spiritualité et de la beauté….Mais aussi des passions, du meurtre et bien entendu du démon (symbole de l’enfer).

Le rouge est vraiment multi symbolique et ouvre sur plusieurs possibilités à propos de l’interprétation d’une situation donnée. Ces couleurs reflètent les profondeurs de l’être, House est devenu très sérieux le 8×21 et plus particulièrement le 8×22. Le jeu des lumières et des couleurs est très crucial.

Si on veut aller plus loin dans l’interprétation, observons les robes blanches et rouges des 6 filles. Ça ne vous rappelle pas vraiment quelque chose ? Les couleurs blanches et rouges des vêtements des filles reflètent prémonitoirement les couleurs rouges et blanches des bouquets des fleurs lors des funérailles de House. Pureté et amour se mélangent, mais vers qui House voue t-il tant d’amour pur et sincère ? La réponse est tellement évidente.

Lorsqu’on lit tout cela, on a l’impression que House est perdu et ne sait plus quoi penser. Pourtant, sa décision d’emprunter son chemin a été prise depuis longtemps, inconsciemment, et les flammes ont été le symbole même de cette décision, mais il ne s’en rendait pas compte.

House s’arrêta en disant à Stacy que c’étaient « de stupides fantasmes » car il savait que sa vie n’était pas destinée à l’engagement, à la famille, aucune relation avec les femmes qu’il a aimées n’a réussie. Il s’étend par terre en position fœtale (enfermement sur soi, protection) et se renferma encore plus sur lui, ignorant Stacy. La flamme de la cheminée renvoyait aux flammes de la bâtisse, à la lutte réelle que vivait House intérieurement. Un foyer sans chaleur (blanc et froid) est une vraie morgue toute jolie. House n’était pas prêt de se relever tant qu’il n’a pas pris une décision une bonne fois pour toutes, tant qu’il n’était pas prêt.

Cette deuxième partie est vraiment circulaire, pas étonnant qu’elle soit intitulée « Le cercle rouge ». Oui, l’amour c’est la vie, mais toutes ces bribes de réponse étaient encore insuffisantes pour House, même s’il commence à changer de regard. Se retrouvant seul dans un bâtiment le reflétant exactement, House était à terre cerné par les flammes. Stacy avait disparu…

III. Le cercle de l’abandon

« Même l’immobilité peut amplifier le mouvement » – Tai-Chi Master

Après l’apparition des revenants Amber et Kutner qui encourageaient House à s’accrocher aux cas, après Stacy qui tente de convaincre de l’importance de l’amour salvateur, le pèlerinage continue au milieu des flammes. Cette fois, c’est Cameron qui se colle à la tâche en apparaissant devant un House stupéfait.

Elle lui annonce qu’elle n’était pas là pour le convaincre de quitter le bâtiment enflammé. En fait, le rôle de Cameron se différencie des autres. Ils voulaient que House vive pour un but précis, alors que Cameron était là pour le convaincre de mourir. Elle tente de le convaincre d’en finir avec ses souffrances tout comme Wilson. En gros, c’est une forme de suicide « réfléchi ».

Cameron a toujours été une figure de compassion, de sensibilité et de pitié. Ce n’est pas un hasard si l’une des parties profondes de House est Cameron. Elle est également le symbole de la morale, or on sait à quel point House peut être très moral.

La position assise de Cameron par terre mais face à House montre cet effet miroir qui caractérise cet épisode à 6 reprises (le patient, Kutner, Amber, Stacy, le bébé et Cameron) encore ce chiffre 6 lol. Plus fort encore, cela montre un House qui est à deux doigts de prendre une décision qui concerne toute sa vie. House pense très fortement à la mort qui lui paraît salvatrice à travers son subconscient qui porte le masque de la douce Cameron.

Pendant ce temps, Foreman et Wilson arrivèrent à l’adresse du patient qui s’est avérée un terrain vague. Foreman s’indigna, alors que Wilson répliqua à la 29ème minute « Every body lies », la fameuse réplique de House, en référence au patient. « Every body lies » se joint à « Every body dies » mentionnée au début de l‘épisode, le mensonge dans une mort lente, à petit feu.  Le duo Wilson-Foreman cherchèrent House, mais c’est la fumée qui se dégageait d’un bâtiment proche abandonné va les mettre sur la bonne voie : il était enflammé ! C’est intéressant de constater que, dans cet énième épisode, le trio House-Wilson-Foreman est détaché du trio Park, Adams et Taub.

Ce qui est intéressant dans ce pèlerinage housien, c’est qu’il y’a 3 figures d’ex-larbins de House (Amber, Kutner et Cameron) sauf Stacy, la seule à qui House n’a pas parlé d cas. Les 3 figures des ex-larbins symbolisent toutes des incarnations morbides. Ce qui est intéressant, c’est le fait que les vêtements portés par les personnages-hallu sont contradictoires : d’un côté Amber et Kutner avec des habits clairs (symbole du yin) et d’un autre Stacy et Cameron avec des habits sombres (yang). Le jeu des couleurs divise l’immeuble en deux mondes différents : celui des fantômes et celui de la réalité.

Cameron est la 5ème et dernière hallucination. Chaque incarnation d’un subconscient revêt un rôle spécial, mais celui de Cameron est décisif.

Cameron tente de convaincre House par l’abandon. Pour elle, la mort est une récompense, elle est salvatrice. Le côté suicidaire de House bouillonne, et avant de se résigner à sa propre mort, House décida de parler du passage qu’il avait esquivé avec Amber concernant le patient. Notons la position fœtale que prennent House et Cameron l’un face à l’autre, c’est vraiment un sacré miroir !

En tentant de convaincre House d’être égoïste et de ne penser qu’à son vrai bonheur dans la mort, Cameron assista au dernier flash back de House, cette fois c’est lui qui a décidé de se rappeler du cas médical au lieu de se mentir et de fuir. House a peut-être le réveil de la conscience qui sommeillait en lui.

House révéla à lui-même lors du flash back avec le patient-miroir, que ce dernier avait décidé de porter le chapeau pour lui car il n’avait plus rien à perdre. Satisfait du sacrifice du patient qui voulait avoir un sens à sa vie même en rendant service au pire des connards, House le remercia.

Cameron s’emporta, indignée et le traita de lâche à 3 reprises. C’est House qui se met en colère contre lui-même car il n’a même pas essayé d’avoir un sens à son existence. Il a l’air de se dire « je prends la sortie lâche, je suis trop lâche et je le serai ». House a mis le point sur sa propre vie et a surtout pris du recul en s’autocritiquant.

Méritait-il la vie ou la mort ? Décision prise, il était plus vivant que jamais. House osa enfin prendre une décision pour piétiner son propre ego afin de changer. Il se leva au milieu des flammes tout seul, voulant ce changement. Il n’a pas eu besoin d’autrui pour se lever. A l’image des flammes ascendantes, on dirait que House avait grandi et était devenu plus mature.

Cette métamorphose finale est comme une renaissance de ses propres cendres au milieu de ses démons intérieurs et s’avança, sans canne. J’adore cette partie car elle marque la clôture de la plus grande introspection de House, à la 33ème minute. Les 2 tiers de l’épisode étaient réservés à la remise en question. Le dernier tiers est réservé au temps réel uniquement, on ne regarde plus le passé. J’espère que mes longues pages à propos de l’analyse de ces 33 premières minutes ne vous ont pas fait ch*er lol. Détrompez-vous à propos du symbolisme, vous assisterez à plusieurs autres symboles dans le dernier tiers, cet épisode est l’épisode le plus symbolique de toute la série .

IV.Le cercle infernal

« C’est lorsqu’il croisa son regard angélique qu’il su qui il était » – Dans l’œil de la tempête

Encore un cercle, encore ! Après la décision finale de House de se relever, et indirectement, d’affronter la vie sur un nouveau ton, il était debout cette fois dans les flammes, lui qui était pratiquement tapi dans l’ombre la plupart de l’épisode.

Wilson et Foreman arrivèrent en courant dans la ruelle serpentée par des rails, face à un vieux bâtiment enflammé. Wilson était dans le noir, regardant House qui était dans la lumière.

En fait, le face-à-face de House et Wilson avec ce jeu de lumière transmet tellement d’indices symboliques : l’un était en pleine renaissance, l’autre était mourant. Ce moment est très significatif dans la mesure que c’est House qui s’observe à travers le verre de la porte fermée. Wilson n’est plus uniquement l’ami mourant, mais c’est l’ancien House abandonné dans l’obscurité en haut, c’est le House mort que contemple House dans ses flammes. Plus généralement, c’est la vie et la mort qui se rejoignent dans un tableau intéressant et silencieux.

Le long regard de House avec Wilson m’a vraiment passionné pour ses multiples sens. Si on quitte un peu le symbolisme, on découvre un regard échangé entre les deux amis chargé d’un amour ardent (les flammes symbolisent l’amour, relisez le cercle rouge), d’une amitié fusionnelle infinie pleine de tendresse. C’est un regard aussi paralysant que figeant, comme si le temps s’était arrêté.

Cette 4ème partie est la seule partie où on n’entend pas aucun mot, or on sait que le silence est le dialogue le plus riche, sans mot ils se comprennent.

Le regard est lié à l’œil, et l’œil a vraiment une grande symbolique. On observe de grands photogrammes concernant les yeux dès le début de cet épisode, on a parlé d’hallucinations, de masque, de cercle…cet épisode est un vrai trompe-l’œil si on se contente uniquement de gratter uniquement la surface. Shore nous a présenté un vrai chef-d’œuvre à contempler et à interpréter très très longtemps.

House a l’œil observateur, il juge et a du goût (artistique surtout). Le téléspectateur doit avoir de l’œil car il assistera à des présences intéressantes certes, mais chimériques. Tout est hallucination, illusion afin de se battre contre soi-même, car la vérité est en soi. Toute la série a eu cette thématique hallucinatoire et c’est la débâcle ici.

Dans le cercle infernal, l’œil est vraiment mis en évidence. Les yeux sont le reflet de l’âme, comme on le sait. Un seul coup d’œil entre House et Wilson avant l’explosion les avait figés, attirés par une force incroyable. Métaphoriquement, Wilson est la prunelle des yeux de House. Rappelons aussi qu’au centre de l’œil, on a un cercle lol.

Grâce à ce regard échangé entre les deux amis, on a également pu voir enfin le bâtiment dans lequel House s’était cloîtré de l’extérieur, une vieille bâtisse de 3 parties plus que symboliques, ayant 1 fenêtre et 2 portes arquées (1+2=3), 8 fenêtres à l’étage où House y avait fait sa chute ainsi que 5 fenêtres dans le dernier étage, tout cela se trouve dans la façade, alors que 3 fenêtres étaient sur l’autre côté du bâtiment. Les deux portes arquées peuvent symboliser House et Wilson et le chiffre 3 est un chiffre de mort inévitable. Le chiffre 8 qu’on retrouve encore est le symbole de toute la série avec ses 8 saisons, alors que le chiffre 5 prend une nouvelle dimension.

Je me suis intéressé à l’étude de l’architecture du bâtiment (je sais, je suis cinglé mais je veux être pointilleux sur les détails observés) qui est de l’extérieur vraiment austère, ancienne et froide. Contrairement à l’intérieur qui comportait toute une vie flottante et légère à la lueur des flammes, tant d’émotions se dégageaient du regard et du visage de House qui regardait la mort symbolisée par Wilson. La couleur verte des portes m’a troublé, mais je n’ai pas fait attention tellement il faisait noir.

Tout ce que j’écris là est à propos d’instants Hilson très intenses qui ont duré…5 secondes !

Bref, on peut aussi interpréter le long regard de House comme étant en quelques sortes un regard d’adieu à son ami, mais aussi au téléspectateur qui l’avait suivi pendant 8 années…Si, c’était un regard ultime d’un House qui allait mourir (symboliquement, pour la 2ème fois !) et qui mourra 5 secondes après ce regard silencieux. Détrompez-vous, House était bel et bien mort à la minute 33 :20.

Revenons à ce regard riche en sens. Des flammes de son être, House ne regardait que celui qui comptait le plus pour lui. Comme dans un effet miroir, les deux se regardèrent et se reconnaissent chacun dans l’autre. House se vit lui-même mort dans Wilson s’il aurait resté immobile sans introspection, quant à Wilson, il se vit vivant de l’intérieur dans les yeux de son ami.

Les deux amis étaient en transe et avaient oublié le monde extérieur. Une grosse planche enflammée tombe comme pour souligner la fin non seulement de cet instant d’adieu silencieux tellement chargé en intensité et en amour entre ces deux amis, mais également pour mettre fin à House, le docteur fou qu’on avait connu. On voit bien que la planche était tombée devant House, mais elle avait ce rôle symbolique de rayer House de la carte.

Si vous m’avez compris, je parle de deux House !

Pour finir cette longue et profonde introspection Halone, une double explosion était au rendez-vous qui fit sauter le rez-de-chaussée (la fenêtre et les portes arquées), ensuite grimpa directement à l’étage des 8 fenêtres – tout un symbole de la fin de la série aussi – et fit envoler et sauter violemment le dernier étage des 5 fenêtres. Cette explosion ressemble à celle d’un volcan (clin d’œil à la montagne du 8×21)!

Ici, le 5 est tout le symbole de la vie de House, il est le symbole de la mort dans la série et surtout dans ce 8×22. Mais il est également le symbole de la vie, de l’ascension finale de House qui s’est concrétisée avec cette disparition du toit, or le toit est toujours le point culminant de n’importe quel bâtiment. On a dit que la chaleur du feu symbolise des sentiments ardents et contradictoires, l’amour. Avec l’explosion, l’ascension est accomplie avec l’envol du toit, l’explosion est une double renaissance.

J’ouvre une petite parenthèse  à propos du sens de cette explosion : elle m’a fait penser à une notion clef, celle du sacrifice. Dans le 4×16, House risqua sa vie pour la vérité et pour Wilson, et dans le 8×22 on retrouve House entrain de se sacrifier pour les mêmes causes. Ce n’est pas un hasard si le final de la saison 8 fait écho à celui de la saison 4 dans certains passages, car ce sont les deux uniques finaux qui avaient tourné autour du Hilson.

Cet épisode final de la série est très lié aux hallucinations, aux côtés techniques comme les flash back pour revenir en arrière, ainsi qu’au côté spectaculaire comme la double explosion du bâtiment.

Autre explication de l’envol du toit en éclat : c’est un nouveau House qui avait pris son envol, il était enfin libre de cette prison qu’on appelle « société ». Il pouvait enfin mener sa propre vie comme il l’entend avec qui il voulait, loin des codes sociaux. Le bâtiment était le symbole de cette prison, de PPTH, de l’hôpital psychiatrique, de la société tout court et de son ancienne vie.

Il n’avait pas fait le point sur sa vie uniquement pour Wilson, mais aussi pour lui-même car il en avait besoin. On note la présence de Foreman lors de l’explosion qui a été utile en empêchant Wilson de commettre une bêtise en lui sauvant la vie. On voit bien à quel point Wilson est attaché à House. Il assista avec Foreman tous les deux impuissants avec les pompiers à une gigantesque double explosion réduisant tout espoir en cendre, dans une nuit noire infernale. Dans l’épisode, 13 minutes séparent la chute de House de l’explosion (20-33), le titre « Every body dies » est composé de 13 lettres, et le chiffre 13 se répète incessamment dans cet épisode. Mauvais ou bon présage ?

Le cercle infernal est l’annonce sous-jacente que House a réussi à résoudre son puzzle, et à trouver une réponse à toutes ses questions sur sa vie.

Si vous avez fini la lecture de cette partie, mangez un oreos. On n’est qu’à mi-chemin de la review !

V.Le cercle paradoxal

« Ôter son fardeau, partir vers une nouvelle vie » – Tai-Chi Master

Le lendemain de l’explosion, 5 personnages étaient devant le bâtiment calciné, en ruine : L’équipe qu’on voit enfin sans flash back (Taub, Adams et Park) et dont chacun prit la parole, à côté d’eux Foreman et Wilson sous le choc, demeuraient silencieux. Leur langage corporel transmettait beaucoup d’informations. Wilson était le plus choqué et le plus effondré. Assis par terre, couvert par une couverture, il ne détacha pas son regard du bâtiment. Foreman baissa la tête quand les ambulanciers sortirent un cadavre calciné couvert. Cela sentait la mort à plein nez. Tout le monde redoutait le pire, à savoir le fait que ce soit House.

On est en plein jour après la longue nuit infinie Halone ou l’arc individuel. La caméra se concentre sur Wilson plus que les autres. Couvert par une couverture grise – tout un symbole, cette couverture est un message housien de réconfort, rappelons les différentes significations d’une telle couleur – Wilson était le nouveau centré d’intérêt, il l’était aux yeux de quelqu’un. House disparaît avec ce bâtiment devenu un tas de ruine, ce bâtiment détruit n’est autre que la vie même de House ainsi qu’un symbole de la fin d’une série. Et quelle série !

J’ouvre une parenthèse à propos du feu et de l’explosion : durant la saison 8, certains indices pouvaient nous éclairer à propos du final. Si on se rappelle du 8×01, House avait déclenché l’alarme incendie dans la prison ce qui est un grand clin d’œil au 8×22. L’explosion finale du 8×22 peut nous rappeler l’implosion housienne lors du 8×21 avec l’effondrement du plafond.

Je reviens donc au spectacle dévasté. Le monde a cru en la mort de House, car on ne croit que ce qu’on voit. On ne voit que ce que la logique nous poussait à croire. J’adore la mise en avant du bâtiment brûlée par la caméra, pour se concentrer sur les traits des personnages en 2ème plan.

L’emplacement de l’immeuble, les voitures, tout était intéressant et tellement symbolique. Si on a 5 témoins (la team +Foreman+Wilson), on relève la présence de 7 voitures (dont 4 sont celles de la police) et 2 camions de pompiers : 9 véhicules étaient là au total.

On relève 2 chiffres particuliers sur deux voitures de police : 315 & 186. Les chiffres 3, 5 & 8 sont toujours là, mais ce qui m’a intéressé c’est le résultat de l’addition de 3+1+5, c’est-à-dire 9.

En fin de compte, la répétition incessante du 9 nous fait penser qu’à un mot de 9 lettres : Carpe diem !

On note la présence des rails devant la vieille bâtisse : c’est le symbole du parallélisme, des mondes parallèles. C’est là où s’est mélangé rêve et réalité, vie et mort…Ces rails marquent également une sorte de division entre deux mondes bien distincts : le monde onirique vs le monde réel. Les rails ont une forme serpentine, comme une petite rivière ou un canal d’eau à l’image de la dernière séquence de l’épisode. Les rails sont un clin d’œil à deux mondes différents: l’ancienne vie et la nouvelle vie de House, l’ancienne vie et la nouvelle vie de Wilson, l’abîme et l’obscurité face aux rayons du futur.

L’idée de l’ascension continue et on retrouve le bâtiment comme un corps sans âme, puisque l’âme s’est élevée et ce, au-delà du toit symbolisant l’enfermement de soi. Cette élévation est une renaissance. Ressemblant à une coquille vide, le bâtiment c’est l’ancienne vie de House, et c’est l’ancien House qu’on a connu.

House a pris sa décision de « mourir » pour son ami lors du fameux regard Hilson avant l’explosion. C’est un geste extrêmement humain et altruiste. Il avait déjà décidé de vivre et de survivre, et le voilà qui décide en quelques secondes de mourir, de disparaître. Beaucoup de fans avaient essayé de comprendre d’une manière rationnelle comment House le boiteux avait fait pour sortir aussi rapidement d’un immeuble en feu. Sauf qu’on ne nous a montré que ce qu’ils voulaient qu’on voit (une partie du bâtiment) et House disparaît d’une manière si logique que non seulement Wilson et Foreman furent convaincus par ce qu’ils ont vu, mais ce fut le cas pour le téléspectateur. Un vrai trompe-l’œil dans un tableau impressionniste tellement vivant.

Le trompe-l’œil continue par son apparition avec la façade brûlée du bâtiment le lendemain, devant tout le monde. Mais ce n’était qu’une façade, qu’un masque, qu’une vieille carapace abandonnée sans que personne ne met en doute ce qui s’est passé car il y’avait beaucoup de preuves.

Le cadavre du patient dont tous avaient pris pour House, était l’ultime preuve de la mort de House, surtout que la confirmation du fichier dentaire étayera tout cela.

Bref, il fallait confirmer l’identité de House. Alors on retrouve Wilson assis, seul, dans un couloir en forme d’impasse (tout l’épisode avait une forme circulaire et donc l’impasse), là où il y’avait la morgue. Notons que Wilson n’avait pas assisté à l’autopsie du cadavre tellement il était sous le choc et ayant de la peine.

Une remarque : le couloir est vert, c’est flagrant. Cette couleur ne peut pas passer sous silence dans ce 8×22. On la retrouve à la fin de l’épisode, d’où l’importance qu’elle acquiert. Le vert est en quelques sortes le symbole de ces flammes qu’on a vues dans le bâtiment, c’est toute la vie qui s’émane de cette couleur si spéciale qui est en paradoxe avec l’endroit morbide qu’elle couvrait. La morgue du 8×20 était un clin d’œil à cet instant du 8×22…

C’était un petit indice au téléspectateur, toute cette vie étreignait Wilson sans qu’il le sache, symboliquement.

Foreman sortit de la morgue, s’adossa au mur face à Wilson et lui annonça que les fiches dentaires correspondaient, autrement dit, c’était House. Foreman était peiné mais il dissimula ses émotions. Wilson, contrairement à lui, paraissait plus effondré et triste. Assister à la mort de son « frère », de son meilleur ami avec qui il avait partagé tant de choses dans sa vie, c’était dur et horrible.

Le passage de la morgue était bref, mais c’était un passage où la vie et la mort se bousculaient, il en était de même pour le mensonge et la vérité. Ce petit passage montre la façon de l’identification de House basée sur un leurre, et cette vie grouillante autour de Wilson sans que ce dernier ne se rende compte tellement il était démoralisé et désespéré.

VI.Le cercle des poètes disparus

« Cueilles dès maintenant les fleurs de la vie

Car la mort est si pressée

Que le frêle bouton qui s’ouvre aujourd’hui

Aura bientôt trépassé » – DPS

Petit rappel de cette analyse de fous : ce qu’on voit n’est pas ce qu’on voit et ce qu’on entend n’est pas ce qu’on entend. Bien sûr qu’il faut parfois être terre-à-terre concernant les personnages, les lieux, le temps…Mais il faut également interpréter certains signes.

Bref, après ce rappel, retour à la suite des événements. Dans cette partie, ce sont les funérailles qui sont mises sous microscope. Au départ, je n’ai pas trop fait attention car c’était moyen. Mais en changeant d’angles de vue, j’ai découvert un sacré tableau, un vrai travail d’orfèvre.

On découvre d’abord au premier plan l’urne renfermant les cendres du défunt. Au deuxième plan, on découvre Wilson qui ne détacha pas les yeux de cette urne avec un long regard mélancolique rempli de questions du genre « pourquoi tu m’as fait ça ? » ou « pourquoi tu t’es fait ça ? » Le tout dans une ambiance aussi glauque que morose.

Au troisième plan, on découvre une sorte de diaporama morbide, un défilé des personnages que House avait côtoyés. Je vais souligner une chose : il y’a 8 ex-larbins de House (Foreman, Chase, Cameron, Taub, Thirteen, Park, Adams, Masters), les 3 femmes que House avait les plus aimé (sa mère Blythe, Dominika et Stacy), et on note la présence de Wilson tout seul, qui fut toujours symbolisé par le chiffre 5 dernièrement.

Les chiffres 8-3-5 s’alignent ici encore. Ce sont les chiffres finaux et en additionnant le 5 et le 3, on retrouve le seul véritable chiffre final : le 8. Le 8 se répète beaucoup plus qu’on pense. 8 avec cette ultime et dernière saison 8, 8 saisons, 8 années pleines de rebondissements et de surprises. Mais la symbolique du chiffre 8 va plus loin : il symbolise quelque part l’éternité, l’infini.

Les personnages qui avaient pris la parole comptaient le plus pour House. Un défilé qui avait à la fois plu aux téléspectateurs qui avaient vu des personnages qui étaient disparus depuis des saisons, qui avaient évolué et mûri, mais ce défilé a chagriné certains. Il y’a des usines de kleenex qui ont été dévalisées !

Ces personnages sont tous venus pour dire adieu à House, mais également à la série House MD et indirectement, aux fans. Commençons par les 8 ex-larbins de House.

Park fut la première à prendre la parole, elle était la dernière connue par House mais aussi la première arrivée dans l’équipe de la saison 8. Park et Adams furent reconnaissantes envers House. Masters, Thirteen (mourante), Taub et Foreman eurent la même réaction. Chase souligna son côté acharné dans le travail : ce n’était pas facile de travailler avec lui. La plus émue  était Cameron qui révéla que House savait ce que voulait dire « amour ».

Bien qu’ils aient été durement traités dans l’école housienne, les ex-larbins privilégièrent le politiquement correct en lui rendant hommage avec tant de respect.

Stacy, l’amour de House, avoue le fait qu’elle n’avait jamais cessé d’aimer House. Blythe, la mère de House, souligna sa bonté et Dominika, son ex-femme, avoua qu’il était son mari pour de vrai, le jeu était devenu une réalité sérieuse entre les deux pendant la saison 8.

Les femmes de House étaient l’amour de House, mais Wilson, resté en dernière position pour l’oraison funèbre, était toute l’incarnation de l’amour de House. Liés par une amitié extrêmement forte et indestructible, chacun ne pouvait abandonner l’autre, chacun avait besoin de l’autre et chacun avait sa propre manière d’aimer l’autre.

Le meilleur était pour la fin comme on dit : Wilson, l’ami mourant. On s’attendait à ce qu’il fasse l’éloge de son meilleur ami comme les autres qui l’avaient précédé, mais le contraire s’était produit.

Frustré, peiné et désespéré, Wilson cria sa colère contre l’injustice de son ami suicidaire, brisant tout conformisme. Il brossa le portrait de House tel qu’il est, en se concentrant sur son vrai visage, loin de tout éloge. C’est là que j’ai eu un fou rire malgré la situation tragique ! La franchise et les propos de Wilson étaient tout ce que pensait le monde tout bas, même s’il fut gêné et mal à l’aise. Wilson trouvait que House l’avait trahi, il n’était pas resté pour lui or on se rappelle bien de la fameuse scène de la voiture dans le 8×21 où Wilson finit par exploser.

Seul le bip d’un téléphone portable l’arrêta durant les funérailles de House. Le téléphone portable n’appartenait à personne, pourtant il était dans la veste de Wilson. Comment il était arrivé là ? Encore plus fort : le message en majuscules en disait long sur l’identité de la personne inconnue qui avait envoyé ce texto « Ferme-la, idiot ». Le regard de Wilson changea en une fraction de seconde : on voit très bien qu’il avait deviné que son défunt ami était un revenant lol, et qu’il était derrière le message.

Dernière note à propos du décor des funérailles : très sobre, très sombre, l’ambiance morose et morbide, on a un grand carré lumineux s’opposant à la couleur sombre dominante, un carré qui peut symboliser House, un House résolu, décidé, donnant une impression de complétude équilibrée après s’être remis en question comme jamais il ne l’a fait.

On note côté décor aussi que deux bouquets de fleurs rouges et blanches étaient posés chacun d’un côté, non loin du carré blanc lumineux. L’innocence, la pureté, la fragilité et l’amour étaient sous-entendus par cette couleur blanche des fleurs, alors que les fleurs rouges évoquent une couleur rouge chaude rappelant la vie et les flammes. Ces fleurs évoquent aussi la mort, couleurs du linceul (blanc) et du sang (rouge). L’ambiance noire accentuait ce côté tragique qui émanait des fleurs même si avec leur beauté morbide, une forte lueur de vie brille les rendant encore plus belles. House avait une belle âme, il était bon au fond et tous le savaient.

Ces fleurs peuvent nous rappeler la fleur blanche présente sur le T-shirt gris de House, c’est comme s’il y’avait un message à décrypter derrière la présence massive des fleurs dans cet épisode : la vie est une fleur rapidement fanée, ce qui nous rappelle…Carpe diem !

Les bouquets des fleurs dans les funérailles symbolisent également la vie écoulée de House, ses années avec ses bons et mauvais moments. Mais ces fleurs peuvent refléter autre chose : elles racontent l’histoire de deux gamins, morts à la fleur de l’âge (House & Wilson). N’oublions pas qu’ici, il s’agit de l’amitié. Ce sont deux bouquets Hilson avec un clin d’œil au futur. En gros, ces deux bouquets révèlent que House n’était pas vraiment mort à la minute où tout le monde croyait le contraire. Il y’a la dualité mort vs vie même dans les fleurs !

La dernière chose qui faisait partie du décor était un grand portrait d’un House souriant. On peut avoir une double interprétation de ce sourire : ou bien c’est le sourire paisible d’un bonheur retrouvé, ou bien c’est un sourire moqueur et sarcastique adressé à tous. Personnellement, je prends les deux interprétations !

C’étaient des funérailles symboliques de House car d’un côté, c’était la fin de la série, d’un autre côté c’est la réelle disparition du fameux personnage éponyme lors de sa chute d’abord, et lors de l’explosion qui fut le feu d’artifice final en quelque sorte. C’était le moment où le téléspectateur faisait le deuil de ce personnage qu’on a tellement connu et suivi, car un autre personnage qui lui était à peu près semblable physiquement, était né de ses cendres, comme le phœnix !

Pourquoi avoir intitulé cette partie Le cercle des poètes disparus ? Car on a 9 esprits libres qui lui rendirent hommage (les 8 ex-larbins+Wilson), ces 9 médecins m’ont rappelé les 9 élèves dans le cercle des poètes disparus. Le plus important réside dans le message véhiculé par les fleurs !

VII. Tout le monde ment et tout le monde meurt

« L’important n’est pas ce qu’il dit, c’est ce qu’il fait »- House MD, 1×01.

Directement après  l’affichage du message, on esquive la suite des funérailles pour passer à la rencontre Hilson !

Après le long regard entre House et Wilson dans les flammes, les voilà enfin seuls. Wilson, ne comprenant rien, était figé sur place comme s’il venait de voir un fantôme. House était assis sur la 5ème marche d’un petit escalier d’un immeuble (remarquez, toujours l’ascension ! le chiffre 5 a vraiment un sens positif plus que jamais), regardant fixement son ami à son tour. Entre les deux amis, une rue les séparait. Derrière Wilson, on peut aisément remarquer le chiffre 450 (addition : 4+5=9) qui nous fait penser à Carpe diem. Le chiffre 9 a particulièrement dans House MD une valeur positive, contrairement à plusieurs série.

Wilson prit l’initiative malgré sa surprise et rejoignit son ami symboliquement en franchissant la rue. Le fait que Wilson rejoint son copain est une chose révélatrice. House était assis sur la 5ème marche, il avait l’air décidé, résigné, calme et très serein. Ses yeux brillaient de joie à la vue de son ami mais aussi pétillaient de vie. Il était là pour Wilson et rien que pour lui.

House devina les questions de Wilson et répondit d’une manière anticipée et brève aux questions monosyllabiques de Wilson qui n’arrivait pas à les finir. Leurs regards et leurs silences exprimaient plus de mots ! Dans la joie des retrouvailles, Wilson tenta de rester raisonnable en rappelant à House les conséquences néfastes de son acte. Après tout, il s’est fait passer pour mort en échangeant sa fiche dentaire avec celle du patient décédé/le miroir sombre de House. Donc un mort et usurpation d’identité ce qui constitue un grave délit et un avenir prometteur en prison.

House s’attendait visiblement à cette réaction car il avait toujours une longueur d’avance dans les faits et les déductions. Beaucoup de fans essayèrent de comprendre comment House était sorti d’un immeuble en feu pour entrer dans l’hôpital PPTH sans que personne ne le voie, échanger les fiches dentaires et laisser sa carte comme indice à Foreman. Le problème, c’est que les fans ne se sont pas concentrés sur l’axe temporel.

L’explosion a eu la nuit, et c’est le lendemain qu’on réussit à extraire le cadavre. House avait tout le temps nécessaire pour échanger les fiches, il avait sa manière pour entrer dans l’hôpital – va savoir, un déguisement, une autre porte… – Foreman avait passé la nuit en dehors de PPTH, c’était facile de lui laisser la carte ni vu, ni connu.

House garda un calme étonnant devant  Wilson  car il s’attendait à sa réaction. Il avait réponse à tout, et finit par dire qu’il était mort. « Je suis mort, Wilson. Comment tu comptes passer tes 5 derniers mois ? » Sa question était comme une réponse à tout ce qui s’est passé, un humanisme profond démontrant que House était un être humain altruiste qui pense et qui ressent. Et cela, Wilson l’avait compris. Il voulait dans le 8×21 que House lui dise qu’il l’aime, et dans ce 8×22 c’est plus qu’un « je t’aime » façon House. C’est là qu’on se rappelle ce qu’a dit Rebecca Adler dans Every Body lies (le 1×01) à Wilson à propos de House « l’important n’est pas ce qu’il dit, c’est ce qu’il fait ». J’adore le clin d’œil du dernier épisode à l’épisode pilote.

Cela s’applique exactement sur ce que House avait fait pour Wilson et cela peut aussi nous rappeler les paroles de Tear drop, le générique officiel de House et la chanson de Massive Attack avec son fameux « love love is a verb, love is a doing word ». Ce que House avait réalisé n’était pas simplement un acte humain, tendre, altruiste, impressionnant, fantastique et amical, mais c’était aussi un acte d’amour. Wilson n’est-il pas le grand amour de House, comme l’a bien mentionné Hugh Laurie ?

Le sourire soulagé et le rire de Wilson en disaient long, face à House, le sourire au coin. Wilson comprit qu’il n’a pas été trahi, que son ami l’aime et fera tout pour le rendre heureux les jours restants de sa courte vie. C’est là que je me rappelle de la chanson « Euphoria…Euphoria » du 8×21 (indice auditif tellement symbolique !) Joyeux, les deux amis vont vivre dans l’insouciance et la joie de partager le moment présent en se fichant du futur. Carpe diem !

Nous assistons par la suite à une sorte de défilé final : On a 5 vies de 8 personnages principaux qui défilent comme la pellicule d’un film : celle de la team dont Chase avait pris les commandes en digne héritier de House. Un message d’optimisme avec Adams, Chase et Park qui montre que rien n’arrête la science (on compte 3 personnages), celle de Cameron nostalgique (en la comptant avec son mari et son bébé, 3 personnages), celle de Taub, le papa poule (avec sa famille, 5 personnages) et celle de Foreman tout seul qui finit par découvrir l’indice laissé par House sous une table instable. Une table est-elle une table ? Ou bien est-elle le reflet des tourments housiens ? A la fin, cette table portera l’unique indice de House en guise de «ne t’inquiète pas », chose qui a laissé un superbe sourire sur le visage de Foreman ! (House dit au téléspectateur aussi de ne pas s’inquiéter, indirectement)

La dernière vie fut celle du Hilson qui fonce droit devant dans une totale insouciance et dans un bien-être fou. D’ailleurs, à ce propos, j’ai décidé de laisser la dernière partie au Hilson, pour une analyse finale. Le phœnix renait de ses cendres, pour s’envoler ailleurs.

Ces 5 vies montrent que la vie continue tout simplement et que rien ne s’était arrêté avec la mort présumée de House. C’est la vie avec ses hauts et ses bas, c’est le chiffre 5, 5 vies, 5 mois, 5 secondes, les 5 propos qui ouvrent cet épisode, 5 personnages, 5 subconscients…Le chiffre 5 annonce la fin d’une vie (ici il annonce la fin de 2 vies). Le chiffre 5 annonce aussi l’éternelle continuation de la vie comme un cercle qui n’a ni début ni fin. La série avait commencé par le Hilson et finit par le Hilson. C’est tout un cercle et le Hilson fut toujours le nombril de la série House MD.

Pour terminer cette partie, je souligne que le diaporama / défilé final contient 3 bébés. Ici, symbole de vie, ils symbolisent également les 3 coups finaux dans le théâtre.

VIII. Carpe diem

« Je partis dans les bois parce que je voulais vivre sans me hâter, vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie. Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie, pour ne pas, au soir de la vieillesse, découvrir que je n’avais pas vécu »-DPS

J’ai décidé de terminer ma review avec le Hilson comme 8ème et dernière partie (je me suis éclaté à écrire et à analyser cette review en 8 parties symboliques, j’espère que vous avez éprouvé le même plaisir. Je m’excuse pour la longueur de cette review et je suis ouvert à vos critiques et à vos commentaires).

La citation que vous avez lue est un manifeste extrait du film DPS (Le cercle des poètes disparus/Dead poets society) liée à Carpe diem. Vous avez très bien remarqué que tout l’épisode 8×22 tourne autour de Carpe diem. Carpe diem veut dire « Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain » en gros, profiter du moment présent sans s’inquiéter ni du jour ni de l’heure de sa mort.

Le dernier passage qui clos la série est un hymne de Carpe diem. Ce passage (je vais essayer d’abréger la dernière analyse) s’ouvre avec un gros plan sur le visage de House, comme le photogramme du début de l’épisode. On remarque très vite la différence : le plan sur House dans la première seconde nous montre un visage livide, les yeux fermés et tout est enveloppé par le noir. Lorsque House avait ouvert les yeux, il avait un regard complètement perdu. Alors que dans le plan final (minute 41) nous montre un visage éclairé par le soleil, au sourire paisible qui en dit long et aux yeux grands ouverts ayant un regard décidé, il avait fait la paix avec lui-même et savait maintenant quoi faire et où aller. Le cadre spatial final qui symbolise le paradis en quelque sorte s’oppose violemment avec le cadre spatial de l’introspection symbolisant l’enfer ! Cet épisode est une multitude d’oppositions incroyables.

Retrouver House dans un cadre enchanté est surprenant, après tant de minutes sinistres. Lors de son introspection, tous ses subconscients incarnent la mort sous différentes facettes, on l’a vu avec Kutner, Amber, Stacy (lisez la symbolique du lieu), Cameron et bien entendu le patient X. A ce propos, le mot « death » a été répété 17 fois sous toutes les formes lors de cet épisode, ce qui est un chiffre vraiment énorme pour un épisode centré sur la mort !

Petite parenthèse à propos de la mort : mis à part le bâtiment enflammé, la nuit interminable et les chiffres 3 et 13 qui se répétaient, dans cet épisode il y’a 5 morts et mourants  à vrai dire : House, Wilson, le patient, Amber, Kutner et Thirteen.

Revenons à la scène Hilson ! le regard complice et rassurant de House envers Wilson en dit long sur sa paix intérieure. Il sourit en disant que le cancer est ennuyeux, en répondant à la question de Wilson qui appréhendait sa maladie. C’est vraiment le réconfort pour Wilson qui est chanceux à vrai dire, d’avoir un ami aussi dévoué que House qui avait fini par laisser tomber le masque et choisir son Wilson au lieu des cas médicaux.

Le cadre spatial naturel est vraiment attirant, mais je vais m’intéresser au pont métallique vert sur lequel étaient les deux amis, chevauchant leurs motos. On dirait un sas, un lien entre deux mondes différents. Ce pont est le symbole de la série entière qui passe d’un rythme housien circulaire à une fin complètement ouverte sur plusieurs chemins. Toujours dans le sens abstrait du terme, on dirait un pont intime liant le téléspectateur à cette scène finale qu’aucun personnage ne connait, afin de s’y trouver projeté volant dans les airs, suivant les motos de House et de Wilson et vivant les dernières secondes de la série dans les hauteurs avec Shore (qui avoua plus tard qu’il avait eu le vertige et la nausée dans l’hélicoptère lol) toujours en accompagnant les motos du regard jusqu’à l’infini, jusqu’à ce qu’elles disparaissent, alors qu’on reste les seuls en pleine ascension…Un voyage annoncé depuis le 8×21.

L’idée de la liberté, la légèreté et l’ascension continue donc avec le pont. Un véritable lien entre passé et futur qui nous montre House qui s’autorise le bonheur et qui va de l’avant avec son pote vers un monde inconnu.

On dirait que House et Wilson ont eu une seconde cure de jeunesse. Chacun d’eux est plus jeune et plus vivant que jamais, heureux. On découvre le tandem de choc renaissant sous le soleil, plus fort, plus optimiste et plus viril (les apparences en disent long) fonçant vers une nature qui chantait la santé, la vie, la puissance, la fraîcheur, la beauté et tressaillant d’allégresse.

« Que la lumière est bonne ! » pense t-on après tant de noirceur dans l’épisode. Ça fait plaisir aux yeux ce paysage naturel vert. Quelle verdure ! La couleur verte m’a vraiment obsédé et m’a fait penser à la couleur du couloir devant la morgue, aux portes de la bâtisse enflammée, à la veste de House, à la couverture du livre des poètes disparus dans le film…Le vert est une couleur associée à la vie, quelle que soit spirituelle ou physique, c’est le symbole de l’espérance, de la jeunesse, de l’optimisme  et de la vivacité énergétique libre. C’est le changement vers le meilleur, c’est le bonheur et c’est pour résumer…Carpe diem !!!

Tout crie Carpe diem dans cette scène : le pont symbolique, les motos dans le vent libre, les visages apaisés luisant de santé et de vigueur qui n’ont rien à voir avec les visages du 8×21 ! Sans parler de la forêt verdoyante et dense.

Apparus en 5ème position (et dernière) lors du diaporama final, House et Wilson foncent droit vers l’inconnu. Le chiffre 5 a beau être un chiffre maudit dans House MD, considéré comme le chiffre de la mort et du pessimisme. Mais il a ce côté « vie » et optimisme à fond, où la vie et la mort se mélangent : tel est le sort humain. (A noter que l’optimisme existait déjà à la fin du 8×21 grâce à la représentation de la montagne et sa symbolique !)

Donc, on peut conclure que même le chiffre 5 est inclassable devant une fin ouverte, optimiste, symbolisant la vie suivant son court. Un vrai long adieu au téléspectateur. Ce qui est intéressant, c’est de voir cette forme circulaire aller de l’avant et ne pas s’arrêter. La saison 8 avait commencé par 5 jours dans le 8×01, et finit par 5 jours composés par les deux derniers épisodes 8×21 et 8×22 (2 jours dans le 8×21 et 3 jours dans le 8×22).

L’acceptation dans le 8×21, la rédemption dans le 8×22. Quoi de mieux pour affirmer que House a évolué mais n’a pas tout changé. Personne ne s’attendait à une telle fin très positive.

Cette dernière partie est également la partie la plus musicale (comme par hasard) et on est surtout frappé par les choix de Hugh Laurie concernant la musique. Chapeau bas pour avoir choisi « Enjoy yourself » de Louis Prima, si on cherche un synonyme à ce titre c’est tellement évident : Carpe diem. Note : le titre de la chanson se compose de 13 lettres : Enjoy=5 lettres, Yourself=8 (le 5 et le 8 jusqu’au bout !) Tout le monde peut sourire en regardant la fin, un très grand sourire jusqu’aux oreilles !

House s’est donc sacrifié pour son ami en mettant en scène sa propre mort. Mais les scénaristes et l’équipe technique se sont surpassés pour ce dernier épisode, ainsi que les acteurs, en particulier Hugh Laurie. Cette série restera gravée dans nos mémoires et le dernier épisode fera parler de lui durant longtemps ! J’étais vraiment impressionné par le 8×22 tellement il regorgeait de symboles et d’effets spéciaux. J’ai adoré le fait que le dernier mot soit celui de House.

Voilà mon dossier/ma review/mon analyse à propos de cet épisode. Je m’excuse pour le retard mais je n’oublie jamais mes promesses malgré mes emplois de temps. J’ai adoré faire le diagnostique du dernier épisode comme je n’ai jamais traité un épisode ainsi. C’est ma plus longue analyse et le mot est faible. Je vous remercie d’avoir pris la peine de lire cet énorme pavé (XD) et je vous dis bravo. Bonne journée à tous et surtout joyeux Ramadan !

 

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