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House – Review et analyse complète du 8×22 « Every Body Dies »

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« Je partis dans les bois parce que je voulais vivre sans me hâter, vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie. Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie, pour ne pas, au soir de la vieillesse, découvrir que je n’avais pas vécu ».

Joli manifeste que citèrent les poètes disparus au début de chaque réunion dans le film Le cercle des poètes disparus (Dead poets society). Si un pareil manifeste a été sélectionné, c’est justement  pour parler de cette passion vitale, de cette tumultueuse aventure interminable, de cette fin, de House. Voici donc ma plus longue review dédiée à la série et à Robin Williams. Merci Shore!

Comment décrire en ces lignes tant d’évènements, tant de rebondissements et tant de surprises dans cette série du début jusqu’à la fin ? Mission impossible ! Comment introduire la review de l’ultime épisode de la série House MD, une série qui a suscité tellement de réactions, d’intérêts et de passion ? Comment parler du pentacle final marquant la saison 8 et ainsi bouclant la boucle ? Huit saisons marquèrent une série devenue mondialement connue, avec des millions de fans qui en parlent jusqu’à ce jour. Des années après la fin de House sur TF1 le 19 Mars 2013, dans laquelle Gregory House tira sa révérence la tête haute avec 7.5 millions de téléspectateurs français pour le 8×22, pour une excellente et dernière soirée spéciale House ayant 7.6 millions de téléspectateurs qui suivirent les deux derniers épisodes de House accompagnés de 3 rediffusions soigneusement sélectionnées.

Arrivés à la dernière pagode, nous contemplons le spectacle qui s’offre à nous. Un véritable kaléidoscope contenant 177 épisodes de folie et d’émotions. Un spectacle à la fois évanescent et palpable, visible et imperceptible, mais tellement onirique et poétique, majestueusement étalé le long des grappes des épisodes et des saisons levant leurs bras au ciel comme les branches naissantes des arbres (je peux être poète parfois mdr).

Chacun de nous avait choisi de suivre House. Chacun de nous avait une bougie allumée pour lui éclairer les voies ténébreuses qu’empruntait souvent notre héros. Chacun de nous avait également regardé les péripéties du 8×21 « Holding On » alias « Cinq mois sur terre ».  Un épisode fameux, pharaonique, sublime, intense et extrêmement chargé en émotions. Vous vous rappelez certainement de ce que j’ai noté à son propos : c’est l’épisode le plus noir et le plus émouvant qu’on ait jamais vu dans la saison 8.

La review de l’avant-dernier épisode était finie sur une note pessimiste et obscure. Suspense oblige, on ne savait plus ce qu’allait devenir House sans Wilson, et Wilson sans House. Le 8×21 était un sacré épisode concentré sur l’amitié entre House et Wilson. Tout était excellent : script, acteurs, intensité dramatique, éclairages, répliques…  « Holding On » nous a mis en haleine, le souffle coupé, on avait attendu impatiemment le dernier épisode pour savoir comment tout allait finir pour les deux amis. Les scénaristes étaient vraiment sadiques ! (En ce qui me concerne, je savais tout ce qui allait se passer mais j’avais une de ces impatiences !! lol).

Mais comment décrire une telle amitié entre House et Wilson ? C’est une amitié unique, très bien narrée par les scénaristes. Comment deux personnages peuvent être réunis et unis avec ce beau lien qu’est l’amitié ? Une amitié si pure et innocente symbolisée par les Oreos, biscuits synonymes du partage simple. Composés d’un côté noir croquant et dur, ils renferment une crème blanche sucrée, douce, suave et délicieuse, comme l’amitié pure liant les deux hommes. Rien qu’en contemplant les couleurs noir/blanc des Oreos, on se rend compte à quel point les contraires s’attirent et se complètent, dans une ambiance bon enfant. Le mot Oreos se compose de 5 lettres, un mot qui signifie le partage du même sort, la bromance, l’amour profond sur lequel se repose cette amitié symbolisée par un petit biscuit, ainsi que le respect mutuel jusqu’à la mort. Vous n’allez plus regarder les biscuits de la même façon mdr !

Ne m’en voulez pas si j’ai pris beaucoup trop de temps pour envoyer cette analyse de l’énième épisode, je sais que certains l’attendaient depuis des années…je n’ai jamais oublié cette review ! Mea culpa sinon…enfin bref, revenons à nos moutons.

Derrière la carapace dure, on a l’amitié douce et magnifique, une amitié qu’on a rarement vue  sans masque. Arrivé au series finale, on s’attendait à des coups foireux provenant de Shore surtout qu’il était l’un des scénaristes de l’ultime épisode. Voilà ce qu’il a dit à propos du 8×22 « Every body dies » alias « Tout le monde meurt » (pour une fois on a une bonne traduction d’un titre !!!). Shore avait donc dit avant la diffusion du 8×22 :

« La fin de la série peut plaire à certains comme elle ne peut pas plaire à d’autres. La fin est comme la vie en marche » [Shore]. Dès qu’il avait dit cela, j’avais déjà des soupçons !

Retournons au jour féerique de la diffusion du 8×22 sur la Fox. Je suis sarcastique…cela a surtout un rapport avec les fans. Non seulement tu combats l’envie de dormir à une heure extrêmement tardive afin de regarder et surtout de comprendre en direct ce que disaient les personnages dans l’ultime épisode, mais en plus tu te vois cerné par des fans qui avaient abandonné la série et qui n’étaient revenus que lors du dernier épisode, des fans qui parlaient anglais, Huddy pour la plupart des revenants. La belle affaire ! Revenir pour assister à la fin d’une saison  qu’on avait sauté, ensuite donner un plat de critiques. Critiquer c’est tellement facile surtout lorsqu’on ne sait pas de quoi on parle. Louper une saison sous prétexte que Lisa Edelstein était indispensable à la série…Soit on est fan de la série, soit on est fan d’une actrice. La différence est grande.

A part les sympathiques critiques des analystes qui avaient déserté la série, je me suis heurté à la barrière linguistique. Beaucoup, le 21 Mai 2012, voulaient connaitre ce qui s’était passé pour Wilson, une fan américaine m’avait demandé de lui résumer les 4 dernières saisons puisqu’en bonne fan, elle les avait toutes ratées comme par hasard…et je me passe de ces pseudo-fans qui n’avaient rien en tant que « fans ».

C’était grandiose la nuit de la diffusion de l’énième épisode de House. Les réactions à chaud des fans, certains ne s’empêchaient pas de pleurer, de rire, on répétait « c’est la fin de House déjà, c’est pas possible ! ». Le surlendemain, j’avais posté ma première review. A l’époque, beaucoup de détails m’avaient sauté aux yeux, mais je ne les avais pas tous cernés. Ma review du 8×22 que j’ai posté en 2012 comportait certes certaines explications, mais pas assez …selon mon point de vue. Je me reproche surtout de ne pas m’être étalé sur le symbolisme et de m’être dépêché pour faire une sorte de résumé dont la moitié était une série de captures.

Revenons aux 5 pagodes qui clôturent House MD. La détresse de House et de Wilson, la tragédie de Wilson, la délicatesse et la tendresse caractérisant leur amitié qui fut habilement narrée par les scénaristes et interprétée d’une main de maître par Hugh Laurie et Robert Sean Leonard, tout cela était la clef de l’attention d’un téléspectateur complètement hypnotisé et admiratif.

N’importe qui aura remarqué qu’il y’avait une sorte d’écran noir caractérisant certes quelques épisodes de la saison 8, mais c’est surtout les 5 derniers épisodes qui se trouvent entourés de brume noire, l’éclairage obscur était comme une sorte d’écharpe noire serpentine, masquant les couleurs de la vie. Cette noirceur à laquelle on assiste dans ce grand final est chargée de plusieurs sens, qu’on découvrira au fur et à mesure lors de l’analyse. Le summum de cette noirceur est le dernier épisode de la série…Là où on attend la grande introspection housienne annoncée depuis quelques épisodes.

A vrai dire, je me suis penché sur cette obscurité et j’ai trouvé utile de faire l’analyse ou la dissection si vous voulez de cet ultime épisode en 8 parties. Je sais, c’est énorme et je sais, j’adore le chiffre 8. Lol.

Allez, posez vos bougies sur le plancher sous la forme d’un cercle et asseyons-nous sur ce plancher sale et ancien…Regardez ce pauvre type allongé près d’un cadavre dans l’autre bout de cette pièce. Qu’en pensez-vous ? Mettons-nous dans l’ambiance de cet épisode et parlons-en !

Je me suis toujours demandé comment poster tant de choses disséquées à ma façon, surtout à propos de cet épisode. Alors j’espère que mon côté obsessionnel ne soit pas un obstacle lors de votre lecture. Voilà, je vous souhaite une bonne lecture de ce pas.

I. Le cercle vicieux

« C’est dans ses rêves que l’homme trouve la liberté, cela fut et restera la vérité »- DPS

Ça commence bien, avec un titre pareil ! pense t-on. Cette première partie est très spéciale, vous savez pourquoi ? Parce que House n’est mort en fait que dans cette partie. Ne vous arrachez pas les cheveux, et bistouri, pour disséquer ! C’est parti. Note : cet épisode est le plus symbolique de tous les épisodes de la série, il ne faut jamais le regarder terre-à-terre, surtout pas !

L’épisode commence par un gros plan sur le visage de House. Les gros plans sur les visages durant les  débuts des derniers épisodes des saisons étaient devenus très à la mode si on compte le 7×23 dans lequel il y’avait un gros plan sur le visage de Cuddy et le 6×22 qui avait commencé directement par un gros plan sur le visage de House. Les  trois derniers finals avaient donc la même caractéristique au début. La différence est que les visages apparus dans le 6×22 et le 7×23 reflétaient beaucoup d’émotions, alors que le visage de House dans ce 8×22 ne reflétait aucune émotion : il avait les yeux clos dès le départ comme s’il était mort. Comme début, c’était inquiétant de remarquer cela.

Mais ouf, ça n’a pas duré puisque House ouvrit les yeux lentement, comme s’il était revenu à la vie, comme un ressuscité, comme un nouveau-né découvrant un nouveau monde, comme si House ouvrait les yeux sur lui-même pour entamer une grande introspection.

Ce qui renforce le côté de l’introspection fut d’abord et avant tout cette couleur noire enveloppant House, un noir franc qui donne une impression de velouté et de profondeur mais aussi, refléter tellement de tristesse, de deuil, de peur, d’horreur, de désespoir, du sombre poétique et du tragique noble et profond. Le titre « Tout le monde meurt » renforce ce côté tragique et légitime ce noir terrifiant qui accentue l’aspect sordide des crimes et des malheurs surtout avec le cadavre gisant sur le sol, près de House. Bref d’une manière générale, le noir étouffant la pièce est fondé sur les situations terribles et sans issue, une marche inéluctable vers le pire.

House rampa vers le type et le toucha, inutile ! il était déjà mort. Mais c’est Kutner qui avait dit ça ! L’apparition de Kutner était due au toucher de House au type. C’est une hallucination ? un rêve ? Dans tous les cas, le téléspectateur dira : « Ce n’est pas vrai, les hallucinations sont de retour ! » vu que la situation était plus qu’insolite. Mais Kutner n’était pas une hallucination, loin de là. Il était le subconscient de House. Autrement dit, Kutner était House et vice versa. House parle à lui-même et le dialogue qui entamait l’énième épisode se composait de 5 répliques plutôt courtes. On commence fort avec le chiffre 5 ce qui veut dire que la mort est présente et concrète dans l’épisode de toutes les morts possibles et impossibles. Je me suis également posé plusieurs questions en particulier celle-là : Pourquoi avoir choisi Kutner pour commencer l’épisode ? Je me suis rendu compte qu’il fallait commencer par Kutner pour deux raisons : la symbolique suicidaire et la lettre K, attendez, vous aurez plus tard plus d’explications à ce sujet !!

« Pourquoi je suis là ? Qui est ce type ? Pourquoi Kutner est-il là ? J’hallucine ?» Voilà un exemple d’une multitude de questions qui peuvent tourmenter un House complètement perdu (et le téléspectateur avec). House dit à Kutner qu’il était mort et ce dernier lui répondit que le feu ne l’est pas. La dernière réplique de Kutner avant le générique « le feu ne l’est pas » est extrêmement symbolique en fait, tellement symbolique qu’on ne se rend pas compte de ce que Kutner – alias House – voulait dire face à un House perdu et déboussolé. Non, cet épisode n’est pas basé sur la logique avec laquelle House a fondé chaque raisonnement de son être. Cet épisode est un cumul de symbolisme logique. On peut se poser les questions suivantes : « House est-il réellement dans un bâtiment abandonné? Kutner est-il Kutner ? House est-il House ? Le feu est-il le feu ? » on remarque du feu sous le plancher sur lequel était couché House, mais à quoi cela peut rimer ?

Si on est terre-à-terre, on ne se rend pas compte des symboles brillamment dissimulés dans chaque moment de ce 8×22. Pour une fois, j’étais extrêmement impatient d’attendre la fin du générique (symbolique lui aussi) pour comprendre et connaître les détails de cette introspection housienne, la plus grande de toutes les introspections et les remises en question.

Mais avant d’aller dans des analyses plus poussées, il faudra d’abord s’intéresser au lieu où se trouvait House. Un lieu sombre dans lequel les murs étaient parsemés de 6 fenêtres fermées – là on sent la thématique de la prison venir, rappelez-vous des six mois à la fin du 8×21 ! – le sol, couvert par le bout d’une moquette usée, était un plancher poussiéreux tapissant la salle sombre où des objets abandonnés étaient jetés par terre, dans les coins, sur une table…Bref, on perd la notion du temps avec un lieu clos comme celui-là, où la thématique de l’abandon était nette. Un cadavre se plaçait au milieu de la salle, un véritable anonyme mort accentuant le tragique et le pessimisme dès le début de cet épisode.

Cependant, si on s’approche de près, on se demandera certainement pourquoi House ne se mettait pas debout, pourquoi il avait l’air aussi inerte que le cadavre qui était à ses côtés. Mais je garderais ça pour plus tard, pas maintenant. Si on réfléchit un peu à ce que peut symboliser le bois du plancher qui m’a réellement obsédé, on va découvrir que le bois symbolise la chaleur, la vieillesse et la mort. Mais il symbolise aussi la chaleur humaine et ça, ça n’a plus aucun lien avec la solitude et ce lieu plutôt « froid ». Plus intéressant encore, lorsqu’on découvre en même temps que House du feu sous le plancher, on a obtenu d’autres infos : House est dans un lieu sombre, se trouvant en hauteur, alors que les flammes de l’enfer chantent leur lente et sûre ascension. Faites attention à deux mots que j’ai utilisé « hauteur » et « ascension », car c’est une thématique propre à ce dernier épisode. Tout comme la chaleur humaine, je reviendrai plus tard sur le point de l’ascension.

Durant tout l’épisode, nous assisterons à deux types de couleurs et d’éclairage complètement paradoxaux. Sombre contre clair, blanc (flash back) contre noir (actualité), mais surtout rouge contre blanc. Car cet épisode a beau être un épisode sombre mais il est riche en couleurs très symboliques.

A propos de couleurs, Kutner avait collé sur la semelle de la chaussure droite du type mort un chewing-gum vert qui déclencha un flash-back. Je me suis toujours demandé pourquoi avoir collé un truc vert sur une chaussure, que venait faire le vert dans ce tas de couleurs hostiles ? Il m’a fallu comprendre deux choses : la symbolique du vert et du pied droit. Vous saurez tout au bon moment.

Debout devant un House en position assise (cette position m’a tellement obsédé !), Kutner faisait donc figure d’une hallucination. Kutner symbolisait le suicide et véhiculait un message sous-jacent à House, un message de mort. Kutner était le subconscient de House, il était House en le reflétant. Pourtant, personne ne pouvait croire que Kutner reflétait autre chose que tout cela: les apparences sont trompeuses ! Une hallu d’un mort qui « insuffla » la vie à un autre mort grâce à une chose verte, faites attention à cette scène très symbolique entre Kutner et le type anonyme. La chose verte commence certainement à vous intriguer, n’est-ce pas ?

Mais concentrons-nous d’abord sur ce fameux flash-back de House, j’ai adoré la technique semi-circulaire utilisée sur le type anonyme qui passa d’un mort gisant sur le plancher sale à un vivant une scène du passé. Autre effet technique : On passe du présent sombre à un passé proche avec un éclairage fort, violent et vif avec ce blanc omniprésent. C’est assez intéressant de passer d’un opposé à un autre avec un éclairage pareil, tout l’épisode sera fondé sur le paradoxe comme je l’ai précédemment mentionné.

Il s’avère donc que le type anonyme était un patient de House puisqu’il était venu pour une consultation, le mystère se dissipe un peu ! Kutner poussa House à admirer la médecine et les énigmes. Le patient X était assez intéressant, que ce soit grâce à son addiction à un médicament antidouleur, ou son aspect physique. Examinons le patient d’une manière symbolique concernant son aspect physique.

Le patient anonyme n’avait pas de canne, ne boitait pas, n’avait pas de barbe et pourtant il était le miroir de House. Premier constat : il avait une fracture orbitaire, ce qui nous fait penser à l’œil. Symboliquement, l’œil est le miroir de l’âme, et par déduction ici c’est un regard vers l’intérieur de soi, c’est un clin d’œil à House qui se regarde et qui fait son introspection. Il est dans l’œil de son propre cyclone. L’ecchymose sur l’œil peut symboliser House l’observateur qui refusait de voir où menait son éternelle quête de la vérité.

Ajoutons aussi le collier de brûlures autour du cou, quatre cercles au total, retenez bien ce chiffre ! il fait penser aux quatre fameuses hallucinations dont Kutner fait partie, sauf que cette obsession pour les cercles depuis le début de l’épisode peut être également un clin d’œil au Cercle des poètes disparus – très bon film avec la participation de Robert Sean Leonard – où il y’a l’annonce implicite de la mort/disparition de House.

House remarqua que le patient était un fumeur, drogué, mais un détail précis retint son attention : le nombril du patient était entouré d’ecchymoses. Intéressant pour nous, le fait d’observer cela d’un autre angle. Les ecchymoses autour du nombril du patient sont le symbole des mauvais coups de House autour de lui, on peut aller jusqu’à dire que le nombril c’est tout un clin d’œil à la vie aussi, au lien ombilical qui lie House à la vie, à la vérité, à la mort et à l’amitié dont il dépendait.

On peut conclure que ledit patient porte tous les indices et tous les symboles d’un cas-miroir de House, le nombril du monde. En fait, le patient c’est House, c’est la vie de House. On remarque que depuis le départ, on a eu « orbite », « nombril » et « cercle », tout tourne autour d’un cercle brûlant dans lequel se trouve House, cerné par ses propres flammes. D’un autre côté, un cercle veut dire aussi l’échec, un échec des plans de House, un échec du cas ou même  un échec de toute une vie.

Contre toute attente par rapport à la fin du 8×21, House fut de très bonne humeur en choisissant le cas du type inconnu au nombril bizarre, ce dernier cas fut choisi sans doute à cause de la ressemblance flagrante du patient avec House, avec son addiction, son air misérable, ayant tout perdu et vivant constamment dans le malheur. Mais le choix du cas était lié au fait que le patient disait tout haut ce que House pensait au fond de lui et parce qu’il reflétait son humeur morose. L’équipe fut inquiète face à ce cas, à la bonne humeur de House et à sa passion particulière pour ce cas. House leur répondit en faisant référence au Cercle des poètes disparus et à leur fameux Carpe Diem. Ce qu’il dit n’est pas anodin ! un clin d’œil à ce film si triste et tellement gorgé de poésie, un clin d’œil au théâtre et au fameux rôle qu’a joué Robert Sean Leonard dans ledit film. D’ailleurs, je vous conseille vivement de regarder ce film qui dure deux heures et prône l’amitié et la sensibilité. Si vous avez regardé ce film, alors vous n’aurez aucun problème à me suivre dans certains clins d’œil à ce film, car il est lié d’une manière ou d’une autre au 8×22 de House.

Carpe Diem veut dire « cueille le jour présent sans te soucier du lendemain », ce n’est pas anodin si House avait prononcé ce mot face à ses trois larbins. C’est plus qu’un clin d’œil à un film, c’est un regard neuf insolite que porte House face à une vie houleuse. C’est très intéressant du coup, et c’est là qu’entre le K de Kutner. Bon, on sait que Kutner est House puisqu’il est son subconscient, qu’il s’est suicidé dans une certaine saison 5 épisode 20 (le chiffre 5 s’est répété 20 fois dans cet épisode 8×22 !) et on connaît la symbolique du chiffre 5 et celle du 20 si vous avez lu mes précédentes reviews. Mais ce qui est l’atout d’avoir choisi Kutner en premier et non Amber c’est justement, la lettre K. Pour ceux qui n’ont jamais regardé Le Cercle des poètes disparus, le professeur aux méthodes peu orthodoxes s’appelait Keating. House est le reflet de Keating, Kutner est le reflet de House, Kutner est par conséquent le reflet de Keating. Ce jeu de lettres conduit indirectement à Keating dans le film, un sacré professeur et un adorateur de la poésie « Ô capitaine mon capitaine ! ». Du coup, même l’apparition de Kutner devient intrigante : On parle de quoi, dans cet épisode ? Cas et poésie, ça craint. Mais qui sait, ça peut être la même chose.

Prenons un autre exemple qui concrétise Carpe Diem, c’est le T-shirt gris de House. Paul Klee avait dit à propos du gris que « le gris est le centre de tout, contenant virtuellement toute couleur, toute valeur, toute ligne ». Remarquez, le gris est le centre, encore cette référence au cercle. La couleur grise du T-shirt de House en dit long, le gris est entre ce qui devient et ce qui meurt, c’est une couleur neutre certes, mais terne, austère atténuant les tensions et les confrontations psychologiques. Ici, House vit un vrai combat intérieur et la couleur grise est comme un médiateur. Mais ce qui est connu à propos de la couleur grise, c’est qu’elle est la couleur préférée des poètes. C’est une grande source d’inspiration poétique.

Toujours dans le T-shirt de House, on distingue une fleur blanche (symbole de la pureté, de la vie, de l’innocence) et une étoile noire (morte mais vivante, chiffre 5 !) à l’emplacement du cœur, comme motifs. Les couleurs grises, blanches et noires sont les couleurs dominantes dans l’épisode. Le T-shirt de House porte aussi beaucoup d’énigmes à lui seul : vie, mort, poésie…ça en dit long sur Carpe Diem, non ? Je l’ai trouvé bizarre ce T-shirt depuis le début, car House ne mettait pas un T-shirt avec ces motifs et dessins bizarres.

Mais revenons à nos moutons ! Donc House eut un flash back face à Kutner et se rappelle du cas qu’il avait immédiatement sélectionné. Devant son équipe inquiète, il leur dit à propos de sa bonne humeur « Carpe diem, vous connaissez Le cercle des poètes disparus ? » à noter son désintérêt  le plus total du diagnostique, n’entendant que des « bla bla » au lieu du jargon médical qui l’a tellement passionné auparavant. A ce moment, on peut sourire face à une telle situation, mais on se demande pourquoi House ignore son équipe et son cas ? La réponse est que House n’est plus le même depuis le 8×18 [annonce du cancer de Wilson] qui était l’annonce sous-jacente de la fin de House. Le patient X souffrait d’un ulcère perforé, symbole de la situation de House à laquelle il fallait un plan d’urgence. L’ulcère perforé peut rappeler l’effondrement du plafond dans l’épisode précédent, visiblement, ce cas est plus intéressant qu’on le croyait !

Devant Kutner son subconscient, House dévoile qu’il avait un plan pour éviter la prison. Il voulait que quelqu’un d’autre paye le prix de ses bêtises comme d’habitude, en fuyant ses responsabilités et en voulant que les autres nettoient derrière lui. Il s’orienta vers Foreman pour cette raison en le manipulant d’abord et en l’amadouant. Il commença d’abord par le mensonge en disant qu’il avait 8 cas urgents, jolie référence au chiffre 8 qui est un clin d’œil à la fin des 8 saisons de la série, mais une énième tentative de gagner un peu de temps avant d’aller en prison. House était touchant et sincère en disant qu’il payera le prix un jour, mais qu’il préférait que Wilson ne le paye pas de sa courte vie. House tenta d’amadouer Foreman par sa fameuse réplique « sois un ami ! » (le mot ami se répète 3 fois, comme par hasard). En fait, House considérait déjà Foreman comme un ami depuis longtemps et depuis l’épisode 8×21, il savait qu’il aura besoin d’un ami après Wilson.

Kutner, ironique après ce flash back, dit à House que ce dernier pensait qu’il avait besoin d’un nouvel ami après Wilson. House le regarda, de retour dans l’obscurité. Il a peur de lui-même et ça se voyait dans son regard.

Après 7 minutes de flash back et de remise en question, on passe violemment de l’introspection housienne et de l’obscurité morbide régnante à la réalité avec le duo Foreman et Wilson qui se font de souci pour House après qu’il n’ait pas donné un seul signe de vie depuis 2 jours ! Tous les signes d’une autre quête, celle de House.

De retour au huis clos de House, on découvre qu’il est tiraillé selon Kutner, entre ce qu’il a tellement adoré (les cas et les puzzles) et la mort. House voulait mourir car il n’avait plus rien à perdre (perdre boulot et Wilson, aller en prison). Ce n’est pas un hasard s’il voyait en Kutner son subconscient. Kutner, symbole de suicide et donc de la mort, est là pour tenir tête à House : ce que House voulait ce sont les énigmes, les cas, les puzzles. House méritait de vivre pour ce qu’il méritait le plus, ce que le définissait n’était pas son statut de docteur ou d’ami de Wilson.

En colère contre lui-même, House rejeta Kutner. Au diable le suicide ! au diable la médecine ! au diable la vie proposée par Kutner. House cherchait un sens à son existence, ne trouvant ni la vie intéressante ni la mort non plus. Le côté suicidaire de House a toujours été évoqué dans la série, mais il fut mis en avant d’une manière inquiétante à partir du 8×21.

L’apparition soudaine d’Amber avec ce « ferme-la idiot » marque la disparition de Kutner. House se traite d’idiot et son tiraillement montre à quel point il veut retrouver lui-même avec cette quête de soi qu’il ne veut pas voir échouer comme bien d’autres choses qu’il a faites dans sa vie.

Amber est également un symbole de mort, tout comme Kutner. Cela montre qu’il y’a une part de House qui veut continuer les cas et les puzzles. D’ailleurs, Amber, qui incarne le subconscient de House, traita les sentiments de ce dernier comme des « pathétiques apitoiements ».

Le retour au flash back du cas médical est l’obsession de House par ce cas. Taub, Park et Adams ne pouvaient plu rien faire devant un patient déchaîné, alors House entame par un compte à rebours « 5, 4, 3, 2.. », un clin d’œil au chiffre 5 qui est étroitement lié à la symbolique des 5 mois de Wilson, cet épisode est d’ailleurs l’épisode du chiffre 5 par excellence (j’ai compté 20 répétitions du chiffre le long de l’épisode) Mieux encore ? Kutner s’est suicidé lors du 5×20 alors qu’Amber a le prénom composé de 5 lettres (le chiffre 20 a une symbolique énorme à propos de l’amitié Hilson). Mais la petite situation fut détruite par le rire moqueur d’Amber. House se moque de lui-même pour la 2ème fois consécutive ! Il se moque de lui-même car il tenta de mentir à lui-même, car il ne voulait pas aller dans ses propres profondeurs ni affronter pour de bon ses propres démons. House finit par tout dévoiler ou presque : le patient avait un côté spécial qui avait poussé House à lui parler, lui le médecin froid qui évite de parler aux patients !

Quand on contemple le tableau, on remarque que House est face à lui-même, un vrai cas-miroir. C’est toute la vie de House qui se reflète dans ce patient, car ce dernier est House et il est surtout son 1er subconscient des 5 subconscients, il n’est pas un patient normal. Les deux sont misérables, autodestructeurs, suicidaires, drogués, dingues, ayant tout perdu à la minute où ils avaient commencé la drogue (héroïne pour le patient, Vicodin pour House). En tentant de « soigner » leurs malheurs en se droguant, ils n’ont fait qu’augmenter leurs souffrances. Mieux encore, ce patient n’a ni nom ni prénom, c’est un parfait anonyme (une première dans la série !) qui n’attend plus que la mort, comme un condamné.

Après le retour à l’immeuble en flammes, House regarda le cadavre en disant qu’il était heureux, Amber dit qu’il était mort. C’est la symbolique approfondie contre la logique terre-à-terre qui se bousculent dans la tête de House.

Amber pose une question « pourquoi tu l’écoutes ? », cette question était le ticket pour le retour aux flash backs, cette fois avec Foreman. On retrouve House entrain de voler l’oxygène d’un patient comateux. Dans un épisode normal, ça aurait été un instant hilarant qui nous rappelle le vieux House qui mangeait et regardait la télé auprès des comateux. Mais cette fois, c’est différent car voler l’oxygène pourrait symboliser autre chose qui se passerait plus tard dans l’épisode.

Foreman est assez présent dans ce dernier épisode, je trouve, ce qui ne devrait pas étonner puisqu’il est considéré comme « le nouveau Wilson » (8×21) par House, c’est l’ami révélé le long de cette saison 8 et tellement dévoué à House. En fait, House le respecte beaucoup et l’estime.

Bref, on assiste à une autre scène House-Foreman où on découvre le mensonge de House qui avait piégé Foreman avec son histoire des 8 cas afin de retarder une peine de prison. House dévoila à Foreman qu’il voulait qu’il le couvre avec des mensonges, mais ce dernier refusa. Ce refus fit prendre conscience à House qu’il ne pouvait pas faire sa quête de la liberté en continuant de la sorte avec mensonges et cie.

Ce flash back était sombre et pessimiste. On assiste à l’opposition entre House et son subconscient avec la 2ème répétition des deux répliques « Il est heureux », « Il est mort ». Heureux peut vouloir dire tout simplement Carpe diem, alors que mort peut vouloir dire rester terre-à-terre, sans aucune remise en question ni une quête de soi, mensonges à volonté et échecs appréhendés.

La répétition n’est pas anodine des deux répliques : House serait heureux pour de vrai que dans la mort, bien que ni la vie, ni la mort aient un sens pour lui. Il en est de même pour Wilson, à condition de rester inséparables.

Là est le hic. Le paradoxe reflète un réel tiraillement et une inquiétude montante. Le jeu de l’ombre et de la lumière (chapeau aux techniciens !) nous renvoie d’une part au présent truffé d’hallucinations, d’une autre part au passé qui prend la forme de flash back.

Amber insiste sur le fait que ni la prison, ni Wilson n’avaient d’importance, mais le cas et les puzzles, si. Amber est Kutner. Or, on sait que la liberté et l’amitié comptent beaucoup pour House. Il essaie de se convaincre vainement du contraire de ses propres convictions, ça se voit que la plus grande énigme pour House reste lui-même. J’adore cette tempête dans la tête de House !

Petite parenthèse à propos des vêtements d’Amber qui sont roses. Je ne vous cache pas que cela m’a vraiment intrigué, pourquoi ce rose ?

La couleur rose des vêtements d’Amber peut renvoyer à cette thématique du cercle que j’ai abordée au début de cette partie. Le rose renforce cette thématique du cercle, de l’échec, de l’enfermement sur soi, à l’image de cet épisode et de la série qui ont cette forme circulaire. Mais le cercle peut aussi symboliser l’éternité. Tiens…première lueur éclairant cet épisode énigmatique mais tellement passionnant. L’éternité de qui ou de quoi ? Les scénaristes avec Shore en tête ont passé un message discret aux téléspectateurs…

Plus important encore, les vêtements roses d’Amber ont une autre symbolique plus nette : la vie est une fleur rapidement fanée, voilà pourquoi il faudra en profiter le jour même et en tirer toutes les joies. Je sens que vous avez commencé à deviner les deux mots qui résument tout cela : Carpe diem ! Encore ce lien avec Le cercle des poètes disparus…Il y’a un clin d’œil aussi à la fleur blanche épanouie sur le T-shirt de House qui est liée au même contexte : vie et mort, carpe diem !

Tout est symbolique dans cet épisode, on est obligé de changer constamment d’angle de vue. J’avoue que la durée de temps m’a été favorable dans ce sens. Fermons la parenthèse des vêtements d’Amber qui furent plus symboliques que je l’aie cru.

Retour au patient dans un flash back. House annonça au type qu’il était condamné car il était atteint d’une maladie incurable. La maladie du patient reflète l’état de House : il ne bouge pas, il ne parle pas, il est inerte, gisant sur le sol, piégé dans son propre corps, piégé dans ce bâtiment qui reflétait la prison, la vie, l’hôpital, son corps, se contentant de regarder le spectre de la mort rôder autour de lui, symbolisé par des morts que House avait connu : Kutner, Amber et le patient anonyme !

House parla du cas à lui-même (Amber) et sauta un passage qu’il cacha habilement à son subconscient en repensant au cas. House était pratiquement au chevet du patient. Malgré cela, son subconscient ne put cacher longtemps une souffrance qu’il endure depuis des épisodes : la mort inévitable de son meilleur ami Wilson.

House prononça « Every body dies » à la minute 17 :14 (1+7=8, 1+4=5) : 8 et 5 les chiffres fétiches de cet épisode en particulier et de la saison 8 en général ! Une vérité générale proche d’une maxime.

Comment faire pour que la vie ait un sens ? Comment donner du sens à sa vie ? Amber expliqua que la vie n’a du sens que grâce aux énigmes. Elle se contredit : c’est superficiel et ce n’est pas superficiel de parler de ses idiots de patients. Comptent-ils vraiment pour lui ? House se contredit tout le temps, il finit par décider de se lever et de rentrer chez lui, mi-convaincu par l’importance des énigmes – et se dirigea vers la porte – à noter le grand sourire vainqueur d’une Amber silencieuse. Mais en ouvrant la porte, il se trouva cerné par les flammes qui l’empêchèrent d’avancer. Sa tentative de se convaincre était vaine, et les flammes étaient là comme si elles l’interdirent de prendre une mauvaise voie. Bref, retour au point du départ.

Bon, une petite parenthèse à propos de la symbolique du feu quand même ! L’allure mouvante des flammes est un symbole de la vie, c’est également une image de l’ascension spirituelle, de l’amour, mais aussi de la renaissance. Le feu est aussi le symbole de l’Enfer et des démons intérieurs de House : le premier démon était Dab, dans le 8×18. Le feu est également un symbole de purification tout comme la destruction et la mort.

La double quête de House se poursuit avec Foreman et Wilson qui découvrirent l’appartement de House abandonné, guitares, piano, nourriture, téléphone portable, prostituée…Tout a été abandonné comme si House était allé vers un autre monde (c’est vrai qu’il avait l’air d’un ermite dans la bâtisse enflammée) chose qui inquiéta pour de bon les deux amis de House. Impossible qu’il laisse sa vie passée et ses vieilles habitudes ! Où était-il passé ? L’inquiétude grandit.

Revenons à House et Amber. Après la mauvaise surprise des flammes, House ne savait plus où aller. Soudain, le sol craqua sous ses pieds et il tomba (comme un sac de patates lol) dans un gouffre inattendu, laissant derrière lui Amber et sa canne. On peut comparer sa lourde chute à celle de Sherlock Holmes. Cette chute est bel et bien la mort de House en deux phases. Voyons voir le symbolisme d’une pareille chute !

House qu’on connait a disparu avec la chute, c’est ce que j’ai appelé la première mort de House. C’est le personnage torturé, boiteux et c’est le docteur qui disparait. La première phase disparait par la chute, qui consistait dans la non-acceptation des cas comme bonheur total. La chute à la Holmes s’est déroulée à la 20ème minute, joli clin d’œil à son amitié avec Wilson. Cela me rappelle aussi la chute de Shinichi Kudo à la Holmes, qui laissera derrière lui sa veste alors que House laissera sa canne. La chute symbolise à la fois mort et renaissance puisqu’on passe à une 2ème phase plus centrée sur l’approfondissement sur soi-même, ayant plus de questions. C’est une phase plus intime et moins artificielle. C’est la chute du masque du mec jemenfoutiste qui est résolu décidément à obtenir une réponse. C’est le néant.

House quitte donc symboliquement le monde des morts, un tombeau (symbolisé par Amber et Kutner, qui sont une partie de lui-même) avec cette chute. C’est le House mort qui reste en haut. La chute est aussi une naissance d’un autre House qui veut aller jusqu’au bout pour se découvrir et faire la paix avec lui-même. La canne laissée derrière lui en dit long : elle est le symbole de l’ancien House, des cas et des puzzles. Cette chute est la continuation de l’introspection et de la quête de soi, avec ce désir de changer pour autrui (Wilson) et surtout pour soi-même afin d’atteindre la rédemption. Et comme on dit, il faut toucher le fond pour remonter à la surface !

Foreman et Wilson finissent par entrer dans l’une des réunions de Nolan (voilà un autre personnage qui est de retour pour dire au revoir à la série !) comme par hasard, c’est le chiffre 5 à volonté : le nom de Nolan=5 lettres, sa réunion avec 4 personnes de son groupe=5 au total, la durée de la réunion=50 minutes. Nolan les aide indirectement à propos de House qui, selon lui, vise à « atteindre le néant », dans cet épisode le néant peut être la mort. Wilson et Foreman eurent plus peur en se rappelant du dernier patient de House. Ils continuèrent à la quête d’un House évaporé en utilisant l’adresse du patient en question.

Je reviendrai pour la 2ème mort de House dans une autre partie. Pour conclure cette première partie très longue, on retient donc la symbolique des personnages, du feu, du bâtiment, du rôle de Wilson et de Forman, la quête de soi et la quête de House et surtout cette incroyable pudeur qu’a House, vis-à-vis du patient et vis-à-vis de lui-même.

A chaque fois que le subconscient de House aborde le fait que ce dernier était à terre dans un immeuble en feu, House fuit la réponse en essayant de se concentrer sur le cas. La quête de la vérité : où est-elle ? La vérité se trouve t-elle en soi ? Voilà pourquoi House s’obstine à aller plus loin dans son introspection, pour avoir des réponses satisfaisantes, pour découvrir que la vérité vaut la peine d’être découverte, pour découvrir ce qu’est le bonheur qu’il recherche vainement depuis 8 saisons, le bonheur qui se crée entre enfer et paradis.

Ce qu’on peut retenir aussi c’est le patient-miroir qui reflète un House mort dans le futur, s’il ne se remettait pas en question, il mourrait de l’intérieur. D’ailleurs, Shore a bien fait une remarque à ce propos, que « il y’a une mort pire qui attendrait House ». House a peur de finir comme ça, et fera tout pour éviter une fin épouvantable.

Au sujet de l’ascension que j’ai mentionnée, elle n’a pas été évoquée que dans ce series finale, mais plutôt depuis la dernière scène du 8×21. Rappelez-vous, House et Wilson regardaient l’écran d’un ordinateur dans lequel on voyait une grande montagne. Bien sûr que la montagne n’a pas été choisie au hasard, c’est un clin d’œil surtout à l’ascension, aux marches que monta House vers le sommet, à la surface à atteindre lorsqu’on est au fin fond de l’abîme ! Généralement, la montagne du 8×21 est une annonce indirecte de l’introspection housienne du 8×22, et quelle introspection !

House disparaîtra 3 fois dans l’épisode, la dernière fois il était accompagné. Chaque disparition est une étape. A noter la forte récurrence du chiffre 3, un chiffre fatal comme on le sait.

House est au centre de son subconscient, on dirait qu’il a plusieurs identités et pourtant il reste le même. Il est entouré par cette union de personnages disparus ou imaginés. Cette première étape qui engloba près de la moitié de l’épisode avait eu l’arrivée de Kal Penn et d’Anne Dudek, une manière de dire au revoir à une série culte. Mais un autre personnage très important fera sa rentrée dans ce monde de fous.

II. Le cercle rouge

« Wilson a toujours été le grand amour de House » – Hugh Laurie

Après la chute fracassante de House qui se retrouva au milieu des flammes, à terre, le subconscient de House prit un nouveau visage : celui de Stacy, son premier amour qui a vécu avec lui 5 ans (eh oui, vous n’imaginez pas les emplacements d’un certain chiffre 5 !)

Stacy commença par parler des croyances de House en Dieu : elle sait qu’il ne croyait pas en Dieu mais plutôt au Dieu de l’Amour. Stacy est le subconscient de House et elle symbolise la croyance tout court.

L’apparition de Stacy était un peu curieuse dans le sens de sa posture. En fait, de toutes les hallucinations qu’a eues House, elle est la seule qui est assise sur une chaise. Que peut symboliser la chaise ? Elle peut symboliser la stabilité, l’importance et la mise en évidence.

Stacy ne s’est jamais assise par terre comme les autres, cela ne signifie qu’une chose : s’il y’a une chose que House ne remettra jamais en question, il s’agit bien de l’amour. Il le met au-dessus de tout car il y croit (tout va dans le rythme ascendant !)

On retrouve la position assise à la fin de l’épisode, lorsque House était assis face à son amis, en signe d’un grand dévouement à leur amitié. J’aime beaucoup la tendresse dans le regard de House à cet instant-là…Bon, je m’égare un petit peu, lol. Revenons à House et son subconscient. Si je n’avais pas été fan de cette série j’aurais sûrement cru que House était atteint de schizophrénie dans ce series finale en particulier.

Stacy symbolise rien que par son apparence, le côté le plus tendre et intime de House (rien que de l’avoir appelé « Greg » à 3 reprises ça révèle cette intimité). Après ses échecs multiples, il croit toujours dans l’amour. House est un sacré romantique !

Le fait qu’il soit dans un huis-clos (bâtiment enflammé) c’est plus intime que la scène de la voiture du 8×21 (rappelez-vous du Hilson là !) Lorsque House se retrouve dans un huis clos, cela a toujours fait ressortir un côté sincère, allez des exemples de certains épisodes : 8×22 (House et Stacy- son subconscient), 8×19 et 8×02 (House et Wilson), 8×01 et le 6×01(House face à lui-même), 8×21 (la scène de la voiture Hilson), 4×16 (House et Amber) et la liste est longue donc je m’arrête avec ces quelques échantillons.

Ici, on découvre les différents côtés de House, flirtant avec la mort, dans sa plus grande introspection. Lui, qui ne s’est jamais remis en question, croyant avoir toujours raison. Mais là, c’est face à lui-même qu’il se bat, pour lui, pour Wilson et pour tout ce qui comptait à ses yeux.

House se pose donc des questions à propos de ses propres croyances. Indirectement, il se demande à quoi il s’accroche. Il remet en question la logique : croyais-je vraiment à ça ? En quoi consiste l’existence ?  Depuis le début de cet épisode, des questions philosophiques d’apparence futile mais qui comptent en fin de compte pour House : la vie, la mort, l’amour, la croyance…

La croyance housienne est dirigée vers l’amour : c’est là que parut le flash back de House et de Wilson dans la cafétéria. Chacun en face de l’autre, mangeant dans la même assiette. Ils avaient tout partagé : moments heureux, malheureux, nourriture, vie, Vicodin, antidouleur, prostituées etc. Ce n’est donc pas étonnant que House s’en souvienne dès que Stacy parle de l’amour, on sait très bien que ces deux potes s’apprécient et s’aiment beaucoup. C’est la bromance de la série la plus réussie, je dirais même qu’elle est la meilleure bromance de toutes les séries que j’ai regardées.

House tente de manipuler son pote Wilson afin qu’il porte le chapeau à sa place – comme toujours – pour qu’il évite les 6 mois de prison annoncés à la fin du 8×21. House agissait en gosse, en irresponsable, égoïste et immature qui profitait d’un ami malade, en jouant la comédie « Wilson, je ne veux pas perdre ce temps avec toi », sous-entendu les 5 mois qui lui restaient à vivre. Quelque part, sa phrase comportait un ton sincère et son long regard en disait de même.

L’échange des regards entre House et Wilson poussa ce dernier à feindre l’acquiescement, mais il se révéla plus intelligent et moins dupe. Cette fois, il tient tête à House et l’arrête, il refusa de porter le chapeau, de nettoyer derrière House. Wilson refusa d’être son complice, de jouer toujours la marionnette. Il tenta d’enseigner House de devenir responsable de ses actes et c’est surtout par amitié qu’il le fait.

On peut souligner que le fait que Wilson attrapa House par l’épaule droite nous rappelle House qui attrapa Wilson par l’épaule droite dans le 8×19, on dirait vraiment un miroir. Ce geste est juste tendre et amical à la fois.

A un moment donné de la discussion, Wilson fit allusion à lui-même en se désignant indirectement comme « la seule personne » sur qui House pouvait compter. J’aime bien les regards et les silences échangés entre les deux potes, ça a été toujours un point fort constituant leur amitié. House croyait qu’ils « étaient deux » (Wilson et Foreman). Ce moment était intense grâce à ce langage silencieux tellement utilisé par les deux acolytes.

Après la fin du flash back, retour à Stacy. House s’avouait à travers Stacy que Wilson avait toujours raison, qu’il avait été toujours son bon côté puisqu’il n’a pas développé sa propre conscience. House pensait que les gens ne changent pas en se désignant indirectement. C’est une conviction housienne qu’on connaît depuis le début de la série et on assiste à ce doute qui ébranle les convictions les plus refoulées de House. Il se condamnait d’avance à rester sans conscience. Autrement dit, sans Wilson, sa conscience dont il avait besoin.

Pendant la discussion de House avec lui-même, autrement dit avec Stacy, j’ai remarqué qu’il y’avait une voiture enflammée, elle n’est pas mise en évidence puisqu’elle faisait partie des flammes de l’être de House – le feu n’est pas uniquement le feu – cette voiture est le symbole d’un passé remis en question, à savoir l’existence même de House. La voiture enflammée et vieille n’était que la vie de House, rongée par les flammes jusqu’à la disparition. La voiture du 8×22 prend presque la même signification de la voiture du 8×21. Ce final englobe d’une manière hallucinante tous les symboles de la série, bref, chapeau !

Puisqu’on parle de l’amour et de l’amitié, on peut relever la répétition du mot « love » à 7 reprises dans cet épisode, et l’amour est un fondement crucial dans House MD. On peut se rappeler de cette répétition-là dans le 8×02 « je t’aime » (House à Wilson), « je ne t’aime pas » (Wilson à House) et le plus fort reste cette litote utilisée dans le 8×21 par House à Wilson « je ne vais pas te dire que je t’aime » en réponse à Wilson qui a voulu que House lui dise qu’il l’aimait. Je vous laisse le kleenex lol. Le nombril était l’amitié Hilson. On n’aperçoit Wilson dans les flash back de House que lorsqu’il aborde la thématique de l’amour incarnée par Stacy. Cette partie avec Stacy est la seule où House ne s’intéresse pas au cas et met en valeur l’amour et l’amitié.

Stacy veut montrer à House qu’il peut changer et donne la main à House pour l’aider à se relever. Le geste de Stacy nous rappelle celui de Cuddy dans le 6×22. Est-ce qu’il est vraiment salvateur, ce geste de Stacy ? En donnant la main, House prouve qu’il veut changer.

Intéressant ce mouvement circulaire de la caméra autour de Stacy et de House, un mouvement qui nous rappelle le cercle interrogatoire du 8×11 ! La thématique du cercle revient au galop, ce n’est pas par hasard si j’ai été un peu obsédé par elle, lol. J’adore ce détail peaufiné par la prouesse  technique avec laquelle House et Stacy passent d’un univers infernal et lugubre à un univers blanc. Les lumières sont violemment opposées, je reviendrai à ce jeu de lumière qui m’a fait décoller les rétines.

Stacy apparait avec un bébé dans les bras et le présente à House comme son enfant, comme si House tentait de se convaincre qu’il pouvait fonder une famille. House eut un regard d’horreur très intéressant en voyant l’enfant et rejeta cette vie fictive.

Maintenant, je vais revenir au jeu de lumière en incluant le rôle de l’enfant dedans. Pour moi, durant toute la saison 8 ainsi que les 7 autres saisons, l’enfant reflétait particulièrement House et dans cet épisode, l’enfant est le miroir de House, le futur de House. Normalement, le bébé est synonyme de vie, mais ici, il incarne à la fois le symbole de la renaissance et de la mort. Ce bébé c’est House qui se regarde et qui, pour la première fois de sa vie, se sent plus dégoûtant que jamais. Voici le beau bébé qui a de beaux yeux bleus qui fait des bêtises, voici le fardeau qu’a toujours supporté Wilson et autrui. Même les vêtements du gosse étaient rayés horizontalement, en gris certes, mais à la façon des vêtements des prisonniers. Prisonnier de son passé et de lui-même, House n’a jamais eu le courage de s’affronter afin d’affronter la vie.

Alors que House regarde cet enfant – en l’occurrence lui – il se rend compte qu’il restera à jamais le House malheureux besoin d’autrui, or Wilson était condamné. La maladie de Wilson était vraiment le déclic final pour que House se mette enfin en question pour choisir quelle route il allait prendre.

Alors que House était perdu dans ses réflexions, les jeux de lumière étaient trop violents pour mes yeux sensibles. On était piégé par les flammes dans l’obscurité et on passe directement à ce blanc violent. Première réflexion : ce blanc m’a rappelé le blanc du coma de House lors du 4×16, après tout le coma est entre deux mondes à savoir la vie et la mort. Les questions de House oscillent dans ce sens. La blancheur peut nous emmener vers l’âme pure et innocente de House, une âme enfantine, mais si on prend un symbole plus pessimiste que tout cela, le blanc serait la couleur du linceul, autrement dit, de la mort. Le blanc peut faire référence à la couleur incertaine des fantômes ou au monde flottant de la vie incomplète…

Même la couleur bleue présente dans ce cadre blanc donne du fil à retordre : mis à part le bleu des yeux de House et de l’enfant, on a un pot bleu, le gilet bleu de Stacy, le bord bleu du bonnet de l’enfant, drap et oreillers bleus sur le canapé etc. Je vais me porter sur une petite parenthèse à propos de cette couleur puis retour à nos moutons lol.

Le bleu est une représentation d’un monde transcendant, angélique et divin. Il a un caractère céleste et infini (attention au dernier adjectif que je viens d’employer !), c’est l’inaccessible et l’onirique. Quelque part, House vivait un conte féerique en s’imaginant pour une seconde avec Stacy et en plus, ayant un enfant avec elle. On peut remarquer le contraste entre la froideur du bleu (mort) avec le rouge des flammes (vie). Tient tient, on arrive à une certaine conclusion : les flammes présentes dans cet épisode sont synonyme de vie et en plus, éternelle…

La symbolique des couleurs est très importante dans cet épisode, et des fois les couleurs en disent plus sur la fin de la série que le scénario lui-même. Malheureusement, plusieurs se sont contentés seulement d’apprécier uniquement les 15 dernières minutes de ce magnifique épisode.

Bref, House resta logique et rationnel devant Stacy : elle était mariée, Cuddy était partie (clin d’œil scénaristique à Cuddy encore une fois après le geste de Stacy pour faire relever House) et ne se laissa pas embobiner par son esprit farfelu. L’hallucination continue pourtant, et pour lui prouver qu’il était capable d’aimer, le subconscient de House lui montra lui-même entrain d’embrasser Dominika, son ex-femme. Il savait au fond de lui-même que Dominika l’aimait et qu’il avait commencé à l’apprécier, et c’est à cause de cela qu’il lui mentit causant le divorce. C’est sa peur de l’engagement qui a tout foiré.

Un petit jeu de chiffres ? House, Cuddy et Stacy ont été soit présents, soit mentionnés, tous des noms de 5 lettres. Quant à Dominika=8 lettres. Je ne vous fais pas de dessin, les chiffres 3, 5 et 8 se répètent pratiquement tout le temps dans le 8×22.

On retrouve à la place de Dominika 6 pom-pom girls habillées en rouge et en blanc, embrassant House, toujours au centre. On dirait autre chose : le chiffre 6 est relatif aux 6 mois de prison qui attend House, et ce dernier emprisonné symboliquement par ces 6 filles. Le bébé et les filles sont la prison de l’intérieur avant celle de l’extérieur. En plus, les filles prennent d’autres dimensions, on dirait des flammes cernant House. Pourquoi ? Parce qu’elles portent le rouge.

Parlons donc de la symbolique du rouge car il est temps ! Le rouge est ici la couleur du feu, elle est d’un intérêt fondamental pour l’homme et très souvent assimilée à la vie. Le rouge est la couleur de la vie, de l’éclat et de la vigueur, de la puissance et de la fonction guerrière, de la joie et de la montée sans pesanteur, de l’ardeur brûlante et de l’amour divin, de la spiritualité et de la beauté….Mais aussi des passions, du meurtre et bien entendu du démon (symbole de l’enfer).

Le rouge est vraiment multi symbolique et ouvre sur plusieurs possibilités à propos de l’interprétation d’une situation donnée. Ces couleurs reflètent les profondeurs de l’être, House est devenu très sérieux le 8×21 et plus particulièrement le 8×22. Le jeu des lumières et des couleurs est très crucial.

Si on veut aller plus loin dans l’interprétation, observons les robes blanches et rouges des 6 filles. Ça ne vous rappelle pas vraiment quelque chose ? Les couleurs blanches et rouges des vêtements des filles reflètent prémonitoirement les couleurs rouges et blanches des bouquets des fleurs lors des funérailles de House. Pureté et amour se mélangent, mais vers qui House voue t-il tant d’amour pur et sincère ? La réponse est tellement évidente.

Lorsqu’on lit tout cela, on a l’impression que House est perdu et ne sait plus quoi penser. Pourtant, sa décision d’emprunter son chemin a été prise depuis longtemps, inconsciemment, et les flammes ont été le symbole même de cette décision, mais il ne s’en rendait pas compte.

House s’arrêta en disant à Stacy que c’étaient « de stupides fantasmes » car il savait que sa vie n’était pas destinée à l’engagement, à la famille, aucune relation avec les femmes qu’il a aimées n’a réussie. Il s’étend par terre en position fœtale (enfermement sur soi, protection) et se renferma encore plus sur lui, ignorant Stacy. La flamme de la cheminée renvoyait aux flammes de la bâtisse, à la lutte réelle que vivait House intérieurement. Un foyer sans chaleur (blanc et froid) est une vraie morgue toute jolie. House n’était pas prêt de se relever tant qu’il n’a pas pris une décision une bonne fois pour toutes, tant qu’il n’était pas prêt.

Cette deuxième partie est vraiment circulaire, pas étonnant qu’elle soit intitulée « Le cercle rouge ». Oui, l’amour c’est la vie, mais toutes ces bribes de réponse étaient encore insuffisantes pour House, même s’il commence à changer de regard. Se retrouvant seul dans un bâtiment le reflétant exactement, House était à terre cerné par les flammes. Stacy avait disparu…

III. Le cercle de l’abandon

« Même l’immobilité peut amplifier le mouvement » – Tai-Chi Master

Après l’apparition des revenants Amber et Kutner qui encourageaient House à s’accrocher aux cas, après Stacy qui tente de convaincre de l’importance de l’amour salvateur, le pèlerinage continue au milieu des flammes. Cette fois, c’est Cameron qui se colle à la tâche en apparaissant devant un House stupéfait.

Elle lui annonce qu’elle n’était pas là pour le convaincre de quitter le bâtiment enflammé. En fait, le rôle de Cameron se différencie des autres. Ils voulaient que House vive pour un but précis, alors que Cameron était là pour le convaincre de mourir. Elle tente de le convaincre d’en finir avec ses souffrances tout comme Wilson. En gros, c’est une forme de suicide « réfléchi ».

Cameron a toujours été une figure de compassion, de sensibilité et de pitié. Ce n’est pas un hasard si l’une des parties profondes de House est Cameron. Elle est également le symbole de la morale, or on sait à quel point House peut être très moral.

La position assise de Cameron par terre mais face à House montre cet effet miroir qui caractérise cet épisode à 6 reprises (le patient, Kutner, Amber, Stacy, le bébé et Cameron) encore ce chiffre 6 lol. Plus fort encore, cela montre un House qui est à deux doigts de prendre une décision qui concerne toute sa vie. House pense très fortement à la mort qui lui paraît salvatrice à travers son subconscient qui porte le masque de la douce Cameron.

Pendant ce temps, Foreman et Wilson arrivèrent à l’adresse du patient qui s’est avérée un terrain vague. Foreman s’indigna, alors que Wilson répliqua à la 29ème minute « Every body lies », la fameuse réplique de House, en référence au patient. « Every body lies » se joint à « Every body dies » mentionnée au début de l‘épisode, le mensonge dans une mort lente, à petit feu.  Le duo Wilson-Foreman cherchèrent House, mais c’est la fumée qui se dégageait d’un bâtiment proche abandonné va les mettre sur la bonne voie : il était enflammé ! C’est intéressant de constater que, dans cet énième épisode, le trio House-Wilson-Foreman est détaché du trio Park, Adams et Taub.

Ce qui est intéressant dans ce pèlerinage housien, c’est qu’il y’a 3 figures d’ex-larbins de House (Amber, Kutner et Cameron) sauf Stacy, la seule à qui House n’a pas parlé d cas. Les 3 figures des ex-larbins symbolisent toutes des incarnations morbides. Ce qui est intéressant, c’est le fait que les vêtements portés par les personnages-hallu sont contradictoires : d’un côté Amber et Kutner avec des habits clairs (symbole du yin) et d’un autre Stacy et Cameron avec des habits sombres (yang). Le jeu des couleurs divise l’immeuble en deux mondes différents : celui des fantômes et celui de la réalité.

Cameron est la 5ème et dernière hallucination. Chaque incarnation d’un subconscient revêt un rôle spécial, mais celui de Cameron est décisif.

Cameron tente de convaincre House par l’abandon. Pour elle, la mort est une récompense, elle est salvatrice. Le côté suicidaire de House bouillonne, et avant de se résigner à sa propre mort, House décida de parler du passage qu’il avait esquivé avec Amber concernant le patient. Notons la position fœtale que prennent House et Cameron l’un face à l’autre, c’est vraiment un sacré miroir !

En tentant de convaincre House d’être égoïste et de ne penser qu’à son vrai bonheur dans la mort, Cameron assista au dernier flash back de House, cette fois c’est lui qui a décidé de se rappeler du cas médical au lieu de se mentir et de fuir. House a peut-être le réveil de la conscience qui sommeillait en lui.

House révéla à lui-même lors du flash back avec le patient-miroir, que ce dernier avait décidé de porter le chapeau pour lui car il n’avait plus rien à perdre. Satisfait du sacrifice du patient qui voulait avoir un sens à sa vie même en rendant service au pire des connards, House le remercia.

Cameron s’emporta, indignée et le traita de lâche à 3 reprises. C’est House qui se met en colère contre lui-même car il n’a même pas essayé d’avoir un sens à son existence. Il a l’air de se dire « je prends la sortie lâche, je suis trop lâche et je le serai ». House a mis le point sur sa propre vie et a surtout pris du recul en s’autocritiquant.

Méritait-il la vie ou la mort ? Décision prise, il était plus vivant que jamais. House osa enfin prendre une décision pour piétiner son propre ego afin de changer. Il se leva au milieu des flammes tout seul, voulant ce changement. Il n’a pas eu besoin d’autrui pour se lever. A l’image des flammes ascendantes, on dirait que House avait grandi et était devenu plus mature.

Cette métamorphose finale est comme une renaissance de ses propres cendres au milieu de ses démons intérieurs et s’avança, sans canne. J’adore cette partie car elle marque la clôture de la plus grande introspection de House, à la 33ème minute. Les 2 tiers de l’épisode étaient réservés à la remise en question. Le dernier tiers est réservé au temps réel uniquement, on ne regarde plus le passé. J’espère que mes longues pages à propos de l’analyse de ces 33 premières minutes ne vous ont pas fait ch*er lol. Détrompez-vous à propos du symbolisme, vous assisterez à plusieurs autres symboles dans le dernier tiers, cet épisode est l’épisode le plus symbolique de toute la série .

IV.Le cercle infernal

« C’est lorsqu’il croisa son regard angélique qu’il su qui il était » – Dans l’œil de la tempête

Encore un cercle, encore ! Après la décision finale de House de se relever, et indirectement, d’affronter la vie sur un nouveau ton, il était debout cette fois dans les flammes, lui qui était pratiquement tapi dans l’ombre la plupart de l’épisode.

Wilson et Foreman arrivèrent en courant dans la ruelle serpentée par des rails, face à un vieux bâtiment enflammé. Wilson était dans le noir, regardant House qui était dans la lumière.

En fait, le face-à-face de House et Wilson avec ce jeu de lumière transmet tellement d’indices symboliques : l’un était en pleine renaissance, l’autre était mourant. Ce moment est très significatif dans la mesure que c’est House qui s’observe à travers le verre de la porte fermée. Wilson n’est plus uniquement l’ami mourant, mais c’est l’ancien House abandonné dans l’obscurité en haut, c’est le House mort que contemple House dans ses flammes. Plus généralement, c’est la vie et la mort qui se rejoignent dans un tableau intéressant et silencieux.

Le long regard de House avec Wilson m’a vraiment passionné pour ses multiples sens. Si on quitte un peu le symbolisme, on découvre un regard échangé entre les deux amis chargé d’un amour ardent (les flammes symbolisent l’amour, relisez le cercle rouge), d’une amitié fusionnelle infinie pleine de tendresse. C’est un regard aussi paralysant que figeant, comme si le temps s’était arrêté.

Cette 4ème partie est la seule partie où on n’entend pas aucun mot, or on sait que le silence est le dialogue le plus riche, sans mot ils se comprennent.

Le regard est lié à l’œil, et l’œil a vraiment une grande symbolique. On observe de grands photogrammes concernant les yeux dès le début de cet épisode, on a parlé d’hallucinations, de masque, de cercle…cet épisode est un vrai trompe-l’œil si on se contente uniquement de gratter uniquement la surface. Shore nous a présenté un vrai chef-d’œuvre à contempler et à interpréter très très longtemps.

House a l’œil observateur, il juge et a du goût (artistique surtout). Le téléspectateur doit avoir de l’œil car il assistera à des présences intéressantes certes, mais chimériques. Tout est hallucination, illusion afin de se battre contre soi-même, car la vérité est en soi. Toute la série a eu cette thématique hallucinatoire et c’est la débâcle ici.

Dans le cercle infernal, l’œil est vraiment mis en évidence. Les yeux sont le reflet de l’âme, comme on le sait. Un seul coup d’œil entre House et Wilson avant l’explosion les avait figés, attirés par une force incroyable. Métaphoriquement, Wilson est la prunelle des yeux de House. Rappelons aussi qu’au centre de l’œil, on a un cercle lol.

Grâce à ce regard échangé entre les deux amis, on a également pu voir enfin le bâtiment dans lequel House s’était cloîtré de l’extérieur, une vieille bâtisse de 3 parties plus que symboliques, ayant 1 fenêtre et 2 portes arquées (1+2=3), 8 fenêtres à l’étage où House y avait fait sa chute ainsi que 5 fenêtres dans le dernier étage, tout cela se trouve dans la façade, alors que 3 fenêtres étaient sur l’autre côté du bâtiment. Les deux portes arquées peuvent symboliser House et Wilson et le chiffre 3 est un chiffre de mort inévitable. Le chiffre 8 qu’on retrouve encore est le symbole de toute la série avec ses 8 saisons, alors que le chiffre 5 prend une nouvelle dimension.

Je me suis intéressé à l’étude de l’architecture du bâtiment (je sais, je suis cinglé mais je veux être pointilleux sur les détails observés) qui est de l’extérieur vraiment austère, ancienne et froide. Contrairement à l’intérieur qui comportait toute une vie flottante et légère à la lueur des flammes, tant d’émotions se dégageaient du regard et du visage de House qui regardait la mort symbolisée par Wilson. La couleur verte des portes m’a troublé, mais je n’ai pas fait attention tellement il faisait noir.

Tout ce que j’écris là est à propos d’instants Hilson très intenses qui ont duré…5 secondes !

Bref, on peut aussi interpréter le long regard de House comme étant en quelques sortes un regard d’adieu à son ami, mais aussi au téléspectateur qui l’avait suivi pendant 8 années…Si, c’était un regard ultime d’un House qui allait mourir (symboliquement, pour la 2ème fois !) et qui mourra 5 secondes après ce regard silencieux. Détrompez-vous, House était bel et bien mort à la minute 33 :20.

Revenons à ce regard riche en sens. Des flammes de son être, House ne regardait que celui qui comptait le plus pour lui. Comme dans un effet miroir, les deux se regardèrent et se reconnaissent chacun dans l’autre. House se vit lui-même mort dans Wilson s’il aurait resté immobile sans introspection, quant à Wilson, il se vit vivant de l’intérieur dans les yeux de son ami.

Les deux amis étaient en transe et avaient oublié le monde extérieur. Une grosse planche enflammée tombe comme pour souligner la fin non seulement de cet instant d’adieu silencieux tellement chargé en intensité et en amour entre ces deux amis, mais également pour mettre fin à House, le docteur fou qu’on avait connu. On voit bien que la planche était tombée devant House, mais elle avait ce rôle symbolique de rayer House de la carte.

Si vous m’avez compris, je parle de deux House !

Pour finir cette longue et profonde introspection Halone, une double explosion était au rendez-vous qui fit sauter le rez-de-chaussée (la fenêtre et les portes arquées), ensuite grimpa directement à l’étage des 8 fenêtres – tout un symbole de la fin de la série aussi – et fit envoler et sauter violemment le dernier étage des 5 fenêtres. Cette explosion ressemble à celle d’un volcan (clin d’œil à la montagne du 8×21)!

Ici, le 5 est tout le symbole de la vie de House, il est le symbole de la mort dans la série et surtout dans ce 8×22. Mais il est également le symbole de la vie, de l’ascension finale de House qui s’est concrétisée avec cette disparition du toit, or le toit est toujours le point culminant de n’importe quel bâtiment. On a dit que la chaleur du feu symbolise des sentiments ardents et contradictoires, l’amour. Avec l’explosion, l’ascension est accomplie avec l’envol du toit, l’explosion est une double renaissance.

J’ouvre une petite parenthèse  à propos du sens de cette explosion : elle m’a fait penser à une notion clef, celle du sacrifice. Dans le 4×16, House risqua sa vie pour la vérité et pour Wilson, et dans le 8×22 on retrouve House entrain de se sacrifier pour les mêmes causes. Ce n’est pas un hasard si le final de la saison 8 fait écho à celui de la saison 4 dans certains passages, car ce sont les deux uniques finaux qui avaient tourné autour du Hilson.

Cet épisode final de la série est très lié aux hallucinations, aux côtés techniques comme les flash back pour revenir en arrière, ainsi qu’au côté spectaculaire comme la double explosion du bâtiment.

Autre explication de l’envol du toit en éclat : c’est un nouveau House qui avait pris son envol, il était enfin libre de cette prison qu’on appelle « société ». Il pouvait enfin mener sa propre vie comme il l’entend avec qui il voulait, loin des codes sociaux. Le bâtiment était le symbole de cette prison, de PPTH, de l’hôpital psychiatrique, de la société tout court et de son ancienne vie.

Il n’avait pas fait le point sur sa vie uniquement pour Wilson, mais aussi pour lui-même car il en avait besoin. On note la présence de Foreman lors de l’explosion qui a été utile en empêchant Wilson de commettre une bêtise en lui sauvant la vie. On voit bien à quel point Wilson est attaché à House. Il assista avec Foreman tous les deux impuissants avec les pompiers à une gigantesque double explosion réduisant tout espoir en cendre, dans une nuit noire infernale. Dans l’épisode, 13 minutes séparent la chute de House de l’explosion (20-33), le titre « Every body dies » est composé de 13 lettres, et le chiffre 13 se répète incessamment dans cet épisode. Mauvais ou bon présage ?

Le cercle infernal est l’annonce sous-jacente que House a réussi à résoudre son puzzle, et à trouver une réponse à toutes ses questions sur sa vie.

Si vous avez fini la lecture de cette partie, mangez un oreos. On n’est qu’à mi-chemin de la review !

V.Le cercle paradoxal

« Ôter son fardeau, partir vers une nouvelle vie » – Tai-Chi Master

Le lendemain de l’explosion, 5 personnages étaient devant le bâtiment calciné, en ruine : L’équipe qu’on voit enfin sans flash back (Taub, Adams et Park) et dont chacun prit la parole, à côté d’eux Foreman et Wilson sous le choc, demeuraient silencieux. Leur langage corporel transmettait beaucoup d’informations. Wilson était le plus choqué et le plus effondré. Assis par terre, couvert par une couverture, il ne détacha pas son regard du bâtiment. Foreman baissa la tête quand les ambulanciers sortirent un cadavre calciné couvert. Cela sentait la mort à plein nez. Tout le monde redoutait le pire, à savoir le fait que ce soit House.

On est en plein jour après la longue nuit infinie Halone ou l’arc individuel. La caméra se concentre sur Wilson plus que les autres. Couvert par une couverture grise – tout un symbole, cette couverture est un message housien de réconfort, rappelons les différentes significations d’une telle couleur – Wilson était le nouveau centré d’intérêt, il l’était aux yeux de quelqu’un. House disparaît avec ce bâtiment devenu un tas de ruine, ce bâtiment détruit n’est autre que la vie même de House ainsi qu’un symbole de la fin d’une série. Et quelle série !

J’ouvre une parenthèse à propos du feu et de l’explosion : durant la saison 8, certains indices pouvaient nous éclairer à propos du final. Si on se rappelle du 8×01, House avait déclenché l’alarme incendie dans la prison ce qui est un grand clin d’œil au 8×22. L’explosion finale du 8×22 peut nous rappeler l’implosion housienne lors du 8×21 avec l’effondrement du plafond.

Je reviens donc au spectacle dévasté. Le monde a cru en la mort de House, car on ne croit que ce qu’on voit. On ne voit que ce que la logique nous poussait à croire. J’adore la mise en avant du bâtiment brûlée par la caméra, pour se concentrer sur les traits des personnages en 2ème plan.

L’emplacement de l’immeuble, les voitures, tout était intéressant et tellement symbolique. Si on a 5 témoins (la team +Foreman+Wilson), on relève la présence de 7 voitures (dont 4 sont celles de la police) et 2 camions de pompiers : 9 véhicules étaient là au total.

On relève 2 chiffres particuliers sur deux voitures de police : 315 & 186. Les chiffres 3, 5 & 8 sont toujours là, mais ce qui m’a intéressé c’est le résultat de l’addition de 3+1+5, c’est-à-dire 9.

En fin de compte, la répétition incessante du 9 nous fait penser qu’à un mot de 9 lettres : Carpe diem !

On note la présence des rails devant la vieille bâtisse : c’est le symbole du parallélisme, des mondes parallèles. C’est là où s’est mélangé rêve et réalité, vie et mort…Ces rails marquent également une sorte de division entre deux mondes bien distincts : le monde onirique vs le monde réel. Les rails ont une forme serpentine, comme une petite rivière ou un canal d’eau à l’image de la dernière séquence de l’épisode. Les rails sont un clin d’œil à deux mondes différents: l’ancienne vie et la nouvelle vie de House, l’ancienne vie et la nouvelle vie de Wilson, l’abîme et l’obscurité face aux rayons du futur.

L’idée de l’ascension continue et on retrouve le bâtiment comme un corps sans âme, puisque l’âme s’est élevée et ce, au-delà du toit symbolisant l’enfermement de soi. Cette élévation est une renaissance. Ressemblant à une coquille vide, le bâtiment c’est l’ancienne vie de House, et c’est l’ancien House qu’on a connu.

House a pris sa décision de « mourir » pour son ami lors du fameux regard Hilson avant l’explosion. C’est un geste extrêmement humain et altruiste. Il avait déjà décidé de vivre et de survivre, et le voilà qui décide en quelques secondes de mourir, de disparaître. Beaucoup de fans avaient essayé de comprendre d’une manière rationnelle comment House le boiteux avait fait pour sortir aussi rapidement d’un immeuble en feu. Sauf qu’on ne nous a montré que ce qu’ils voulaient qu’on voit (une partie du bâtiment) et House disparaît d’une manière si logique que non seulement Wilson et Foreman furent convaincus par ce qu’ils ont vu, mais ce fut le cas pour le téléspectateur. Un vrai trompe-l’œil dans un tableau impressionniste tellement vivant.

Le trompe-l’œil continue par son apparition avec la façade brûlée du bâtiment le lendemain, devant tout le monde. Mais ce n’était qu’une façade, qu’un masque, qu’une vieille carapace abandonnée sans que personne ne met en doute ce qui s’est passé car il y’avait beaucoup de preuves.

Le cadavre du patient dont tous avaient pris pour House, était l’ultime preuve de la mort de House, surtout que la confirmation du fichier dentaire étayera tout cela.

Bref, il fallait confirmer l’identité de House. Alors on retrouve Wilson assis, seul, dans un couloir en forme d’impasse (tout l’épisode avait une forme circulaire et donc l’impasse), là où il y’avait la morgue. Notons que Wilson n’avait pas assisté à l’autopsie du cadavre tellement il était sous le choc et ayant de la peine.

Une remarque : le couloir est vert, c’est flagrant. Cette couleur ne peut pas passer sous silence dans ce 8×22. On la retrouve à la fin de l’épisode, d’où l’importance qu’elle acquiert. Le vert est en quelques sortes le symbole de ces flammes qu’on a vues dans le bâtiment, c’est toute la vie qui s’émane de cette couleur si spéciale qui est en paradoxe avec l’endroit morbide qu’elle couvrait. La morgue du 8×20 était un clin d’œil à cet instant du 8×22…

C’était un petit indice au téléspectateur, toute cette vie étreignait Wilson sans qu’il le sache, symboliquement.

Foreman sortit de la morgue, s’adossa au mur face à Wilson et lui annonça que les fiches dentaires correspondaient, autrement dit, c’était House. Foreman était peiné mais il dissimula ses émotions. Wilson, contrairement à lui, paraissait plus effondré et triste. Assister à la mort de son « frère », de son meilleur ami avec qui il avait partagé tant de choses dans sa vie, c’était dur et horrible.

Le passage de la morgue était bref, mais c’était un passage où la vie et la mort se bousculaient, il en était de même pour le mensonge et la vérité. Ce petit passage montre la façon de l’identification de House basée sur un leurre, et cette vie grouillante autour de Wilson sans que ce dernier ne se rende compte tellement il était démoralisé et désespéré.

VI.Le cercle des poètes disparus

« Cueilles dès maintenant les fleurs de la vie

Car la mort est si pressée

Que le frêle bouton qui s’ouvre aujourd’hui

Aura bientôt trépassé » – DPS

Petit rappel de cette analyse de fous : ce qu’on voit n’est pas ce qu’on voit et ce qu’on entend n’est pas ce qu’on entend. Bien sûr qu’il faut parfois être terre-à-terre concernant les personnages, les lieux, le temps…Mais il faut également interpréter certains signes.

Bref, après ce rappel, retour à la suite des événements. Dans cette partie, ce sont les funérailles qui sont mises sous microscope. Au départ, je n’ai pas trop fait attention car c’était moyen. Mais en changeant d’angles de vue, j’ai découvert un sacré tableau, un vrai travail d’orfèvre.

On découvre d’abord au premier plan l’urne renfermant les cendres du défunt. Au deuxième plan, on découvre Wilson qui ne détacha pas les yeux de cette urne avec un long regard mélancolique rempli de questions du genre « pourquoi tu m’as fait ça ? » ou « pourquoi tu t’es fait ça ? » Le tout dans une ambiance aussi glauque que morose.

Au troisième plan, on découvre une sorte de diaporama morbide, un défilé des personnages que House avait côtoyés. Je vais souligner une chose : il y’a 8 ex-larbins de House (Foreman, Chase, Cameron, Taub, Thirteen, Park, Adams, Masters), les 3 femmes que House avait les plus aimé (sa mère Blythe, Dominika et Stacy), et on note la présence de Wilson tout seul, qui fut toujours symbolisé par le chiffre 5 dernièrement.

Les chiffres 8-3-5 s’alignent ici encore. Ce sont les chiffres finaux et en additionnant le 5 et le 3, on retrouve le seul véritable chiffre final : le 8. Le 8 se répète beaucoup plus qu’on pense. 8 avec cette ultime et dernière saison 8, 8 saisons, 8 années pleines de rebondissements et de surprises. Mais la symbolique du chiffre 8 va plus loin : il symbolise quelque part l’éternité, l’infini.

Les personnages qui avaient pris la parole comptaient le plus pour House. Un défilé qui avait à la fois plu aux téléspectateurs qui avaient vu des personnages qui étaient disparus depuis des saisons, qui avaient évolué et mûri, mais ce défilé a chagriné certains. Il y’a des usines de kleenex qui ont été dévalisées !

Ces personnages sont tous venus pour dire adieu à House, mais également à la série House MD et indirectement, aux fans. Commençons par les 8 ex-larbins de House.

Park fut la première à prendre la parole, elle était la dernière connue par House mais aussi la première arrivée dans l’équipe de la saison 8. Park et Adams furent reconnaissantes envers House. Masters, Thirteen (mourante), Taub et Foreman eurent la même réaction. Chase souligna son côté acharné dans le travail : ce n’était pas facile de travailler avec lui. La plus émue  était Cameron qui révéla que House savait ce que voulait dire « amour ».

Bien qu’ils aient été durement traités dans l’école housienne, les ex-larbins privilégièrent le politiquement correct en lui rendant hommage avec tant de respect.

Stacy, l’amour de House, avoue le fait qu’elle n’avait jamais cessé d’aimer House. Blythe, la mère de House, souligna sa bonté et Dominika, son ex-femme, avoua qu’il était son mari pour de vrai, le jeu était devenu une réalité sérieuse entre les deux pendant la saison 8.

Les femmes de House étaient l’amour de House, mais Wilson, resté en dernière position pour l’oraison funèbre, était toute l’incarnation de l’amour de House. Liés par une amitié extrêmement forte et indestructible, chacun ne pouvait abandonner l’autre, chacun avait besoin de l’autre et chacun avait sa propre manière d’aimer l’autre.

Le meilleur était pour la fin comme on dit : Wilson, l’ami mourant. On s’attendait à ce qu’il fasse l’éloge de son meilleur ami comme les autres qui l’avaient précédé, mais le contraire s’était produit.

Frustré, peiné et désespéré, Wilson cria sa colère contre l’injustice de son ami suicidaire, brisant tout conformisme. Il brossa le portrait de House tel qu’il est, en se concentrant sur son vrai visage, loin de tout éloge. C’est là que j’ai eu un fou rire malgré la situation tragique ! La franchise et les propos de Wilson étaient tout ce que pensait le monde tout bas, même s’il fut gêné et mal à l’aise. Wilson trouvait que House l’avait trahi, il n’était pas resté pour lui or on se rappelle bien de la fameuse scène de la voiture dans le 8×21 où Wilson finit par exploser.

Seul le bip d’un téléphone portable l’arrêta durant les funérailles de House. Le téléphone portable n’appartenait à personne, pourtant il était dans la veste de Wilson. Comment il était arrivé là ? Encore plus fort : le message en majuscules en disait long sur l’identité de la personne inconnue qui avait envoyé ce texto « Ferme-la, idiot ». Le regard de Wilson changea en une fraction de seconde : on voit très bien qu’il avait deviné que son défunt ami était un revenant lol, et qu’il était derrière le message.

Dernière note à propos du décor des funérailles : très sobre, très sombre, l’ambiance morose et morbide, on a un grand carré lumineux s’opposant à la couleur sombre dominante, un carré qui peut symboliser House, un House résolu, décidé, donnant une impression de complétude équilibrée après s’être remis en question comme jamais il ne l’a fait.

On note côté décor aussi que deux bouquets de fleurs rouges et blanches étaient posés chacun d’un côté, non loin du carré blanc lumineux. L’innocence, la pureté, la fragilité et l’amour étaient sous-entendus par cette couleur blanche des fleurs, alors que les fleurs rouges évoquent une couleur rouge chaude rappelant la vie et les flammes. Ces fleurs évoquent aussi la mort, couleurs du linceul (blanc) et du sang (rouge). L’ambiance noire accentuait ce côté tragique qui émanait des fleurs même si avec leur beauté morbide, une forte lueur de vie brille les rendant encore plus belles. House avait une belle âme, il était bon au fond et tous le savaient.

Ces fleurs peuvent nous rappeler la fleur blanche présente sur le T-shirt gris de House, c’est comme s’il y’avait un message à décrypter derrière la présence massive des fleurs dans cet épisode : la vie est une fleur rapidement fanée, ce qui nous rappelle…Carpe diem !

Les bouquets des fleurs dans les funérailles symbolisent également la vie écoulée de House, ses années avec ses bons et mauvais moments. Mais ces fleurs peuvent refléter autre chose : elles racontent l’histoire de deux gamins, morts à la fleur de l’âge (House & Wilson). N’oublions pas qu’ici, il s’agit de l’amitié. Ce sont deux bouquets Hilson avec un clin d’œil au futur. En gros, ces deux bouquets révèlent que House n’était pas vraiment mort à la minute où tout le monde croyait le contraire. Il y’a la dualité mort vs vie même dans les fleurs !

La dernière chose qui faisait partie du décor était un grand portrait d’un House souriant. On peut avoir une double interprétation de ce sourire : ou bien c’est le sourire paisible d’un bonheur retrouvé, ou bien c’est un sourire moqueur et sarcastique adressé à tous. Personnellement, je prends les deux interprétations !

C’étaient des funérailles symboliques de House car d’un côté, c’était la fin de la série, d’un autre côté c’est la réelle disparition du fameux personnage éponyme lors de sa chute d’abord, et lors de l’explosion qui fut le feu d’artifice final en quelque sorte. C’était le moment où le téléspectateur faisait le deuil de ce personnage qu’on a tellement connu et suivi, car un autre personnage qui lui était à peu près semblable physiquement, était né de ses cendres, comme le phœnix !

Pourquoi avoir intitulé cette partie Le cercle des poètes disparus ? Car on a 9 esprits libres qui lui rendirent hommage (les 8 ex-larbins+Wilson), ces 9 médecins m’ont rappelé les 9 élèves dans le cercle des poètes disparus. Le plus important réside dans le message véhiculé par les fleurs !

VII. Tout le monde ment et tout le monde meurt

« L’important n’est pas ce qu’il dit, c’est ce qu’il fait »- House MD, 1×01.

Directement après  l’affichage du message, on esquive la suite des funérailles pour passer à la rencontre Hilson !

Après le long regard entre House et Wilson dans les flammes, les voilà enfin seuls. Wilson, ne comprenant rien, était figé sur place comme s’il venait de voir un fantôme. House était assis sur la 5ème marche d’un petit escalier d’un immeuble (remarquez, toujours l’ascension ! le chiffre 5 a vraiment un sens positif plus que jamais), regardant fixement son ami à son tour. Entre les deux amis, une rue les séparait. Derrière Wilson, on peut aisément remarquer le chiffre 450 (addition : 4+5=9) qui nous fait penser à Carpe diem. Le chiffre 9 a particulièrement dans House MD une valeur positive, contrairement à plusieurs série.

Wilson prit l’initiative malgré sa surprise et rejoignit son ami symboliquement en franchissant la rue. Le fait que Wilson rejoint son copain est une chose révélatrice. House était assis sur la 5ème marche, il avait l’air décidé, résigné, calme et très serein. Ses yeux brillaient de joie à la vue de son ami mais aussi pétillaient de vie. Il était là pour Wilson et rien que pour lui.

House devina les questions de Wilson et répondit d’une manière anticipée et brève aux questions monosyllabiques de Wilson qui n’arrivait pas à les finir. Leurs regards et leurs silences exprimaient plus de mots ! Dans la joie des retrouvailles, Wilson tenta de rester raisonnable en rappelant à House les conséquences néfastes de son acte. Après tout, il s’est fait passer pour mort en échangeant sa fiche dentaire avec celle du patient décédé/le miroir sombre de House. Donc un mort et usurpation d’identité ce qui constitue un grave délit et un avenir prometteur en prison.

House s’attendait visiblement à cette réaction car il avait toujours une longueur d’avance dans les faits et les déductions. Beaucoup de fans essayèrent de comprendre comment House était sorti d’un immeuble en feu pour entrer dans l’hôpital PPTH sans que personne ne le voie, échanger les fiches dentaires et laisser sa carte comme indice à Foreman. Le problème, c’est que les fans ne se sont pas concentrés sur l’axe temporel.

L’explosion a eu la nuit, et c’est le lendemain qu’on réussit à extraire le cadavre. House avait tout le temps nécessaire pour échanger les fiches, il avait sa manière pour entrer dans l’hôpital – va savoir, un déguisement, une autre porte… – Foreman avait passé la nuit en dehors de PPTH, c’était facile de lui laisser la carte ni vu, ni connu.

House garda un calme étonnant devant  Wilson  car il s’attendait à sa réaction. Il avait réponse à tout, et finit par dire qu’il était mort. « Je suis mort, Wilson. Comment tu comptes passer tes 5 derniers mois ? » Sa question était comme une réponse à tout ce qui s’est passé, un humanisme profond démontrant que House était un être humain altruiste qui pense et qui ressent. Et cela, Wilson l’avait compris. Il voulait dans le 8×21 que House lui dise qu’il l’aime, et dans ce 8×22 c’est plus qu’un « je t’aime » façon House. C’est là qu’on se rappelle ce qu’a dit Rebecca Adler dans Every Body lies (le 1×01) à Wilson à propos de House « l’important n’est pas ce qu’il dit, c’est ce qu’il fait ». J’adore le clin d’œil du dernier épisode à l’épisode pilote.

Cela s’applique exactement sur ce que House avait fait pour Wilson et cela peut aussi nous rappeler les paroles de Tear drop, le générique officiel de House et la chanson de Massive Attack avec son fameux « love love is a verb, love is a doing word ». Ce que House avait réalisé n’était pas simplement un acte humain, tendre, altruiste, impressionnant, fantastique et amical, mais c’était aussi un acte d’amour. Wilson n’est-il pas le grand amour de House, comme l’a bien mentionné Hugh Laurie ?

Le sourire soulagé et le rire de Wilson en disaient long, face à House, le sourire au coin. Wilson comprit qu’il n’a pas été trahi, que son ami l’aime et fera tout pour le rendre heureux les jours restants de sa courte vie. C’est là que je me rappelle de la chanson « Euphoria…Euphoria » du 8×21 (indice auditif tellement symbolique !) Joyeux, les deux amis vont vivre dans l’insouciance et la joie de partager le moment présent en se fichant du futur. Carpe diem !

Nous assistons par la suite à une sorte de défilé final : On a 5 vies de 8 personnages principaux qui défilent comme la pellicule d’un film : celle de la team dont Chase avait pris les commandes en digne héritier de House. Un message d’optimisme avec Adams, Chase et Park qui montre que rien n’arrête la science (on compte 3 personnages), celle de Cameron nostalgique (en la comptant avec son mari et son bébé, 3 personnages), celle de Taub, le papa poule (avec sa famille, 5 personnages) et celle de Foreman tout seul qui finit par découvrir l’indice laissé par House sous une table instable. Une table est-elle une table ? Ou bien est-elle le reflet des tourments housiens ? A la fin, cette table portera l’unique indice de House en guise de «ne t’inquiète pas », chose qui a laissé un superbe sourire sur le visage de Foreman ! (House dit au téléspectateur aussi de ne pas s’inquiéter, indirectement)

La dernière vie fut celle du Hilson qui fonce droit devant dans une totale insouciance et dans un bien-être fou. D’ailleurs, à ce propos, j’ai décidé de laisser la dernière partie au Hilson, pour une analyse finale. Le phœnix renait de ses cendres, pour s’envoler ailleurs.

Ces 5 vies montrent que la vie continue tout simplement et que rien ne s’était arrêté avec la mort présumée de House. C’est la vie avec ses hauts et ses bas, c’est le chiffre 5, 5 vies, 5 mois, 5 secondes, les 5 propos qui ouvrent cet épisode, 5 personnages, 5 subconscients…Le chiffre 5 annonce la fin d’une vie (ici il annonce la fin de 2 vies). Le chiffre 5 annonce aussi l’éternelle continuation de la vie comme un cercle qui n’a ni début ni fin. La série avait commencé par le Hilson et finit par le Hilson. C’est tout un cercle et le Hilson fut toujours le nombril de la série House MD.

Pour terminer cette partie, je souligne que le diaporama / défilé final contient 3 bébés. Ici, symbole de vie, ils symbolisent également les 3 coups finaux dans le théâtre.

VIII. Carpe diem

« Je partis dans les bois parce que je voulais vivre sans me hâter, vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie. Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie, pour ne pas, au soir de la vieillesse, découvrir que je n’avais pas vécu »-DPS

J’ai décidé de terminer ma review avec le Hilson comme 8ème et dernière partie (je me suis éclaté à écrire et à analyser cette review en 8 parties symboliques, j’espère que vous avez éprouvé le même plaisir. Je m’excuse pour la longueur de cette review et je suis ouvert à vos critiques et à vos commentaires).

La citation que vous avez lue est un manifeste extrait du film DPS (Le cercle des poètes disparus/Dead poets society) liée à Carpe diem. Vous avez très bien remarqué que tout l’épisode 8×22 tourne autour de Carpe diem. Carpe diem veut dire « Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain » en gros, profiter du moment présent sans s’inquiéter ni du jour ni de l’heure de sa mort.

Le dernier passage qui clos la série est un hymne de Carpe diem. Ce passage (je vais essayer d’abréger la dernière analyse) s’ouvre avec un gros plan sur le visage de House, comme le photogramme du début de l’épisode. On remarque très vite la différence : le plan sur House dans la première seconde nous montre un visage livide, les yeux fermés et tout est enveloppé par le noir. Lorsque House avait ouvert les yeux, il avait un regard complètement perdu. Alors que dans le plan final (minute 41) nous montre un visage éclairé par le soleil, au sourire paisible qui en dit long et aux yeux grands ouverts ayant un regard décidé, il avait fait la paix avec lui-même et savait maintenant quoi faire et où aller. Le cadre spatial final qui symbolise le paradis en quelque sorte s’oppose violemment avec le cadre spatial de l’introspection symbolisant l’enfer ! Cet épisode est une multitude d’oppositions incroyables.

Retrouver House dans un cadre enchanté est surprenant, après tant de minutes sinistres. Lors de son introspection, tous ses subconscients incarnent la mort sous différentes facettes, on l’a vu avec Kutner, Amber, Stacy (lisez la symbolique du lieu), Cameron et bien entendu le patient X. A ce propos, le mot « death » a été répété 17 fois sous toutes les formes lors de cet épisode, ce qui est un chiffre vraiment énorme pour un épisode centré sur la mort !

Petite parenthèse à propos de la mort : mis à part le bâtiment enflammé, la nuit interminable et les chiffres 3 et 13 qui se répétaient, dans cet épisode il y’a 5 morts et mourants  à vrai dire : House, Wilson, le patient, Amber, Kutner et Thirteen.

Revenons à la scène Hilson ! le regard complice et rassurant de House envers Wilson en dit long sur sa paix intérieure. Il sourit en disant que le cancer est ennuyeux, en répondant à la question de Wilson qui appréhendait sa maladie. C’est vraiment le réconfort pour Wilson qui est chanceux à vrai dire, d’avoir un ami aussi dévoué que House qui avait fini par laisser tomber le masque et choisir son Wilson au lieu des cas médicaux.

Le cadre spatial naturel est vraiment attirant, mais je vais m’intéresser au pont métallique vert sur lequel étaient les deux amis, chevauchant leurs motos. On dirait un sas, un lien entre deux mondes différents. Ce pont est le symbole de la série entière qui passe d’un rythme housien circulaire à une fin complètement ouverte sur plusieurs chemins. Toujours dans le sens abstrait du terme, on dirait un pont intime liant le téléspectateur à cette scène finale qu’aucun personnage ne connait, afin de s’y trouver projeté volant dans les airs, suivant les motos de House et de Wilson et vivant les dernières secondes de la série dans les hauteurs avec Shore (qui avoua plus tard qu’il avait eu le vertige et la nausée dans l’hélicoptère lol) toujours en accompagnant les motos du regard jusqu’à l’infini, jusqu’à ce qu’elles disparaissent, alors qu’on reste les seuls en pleine ascension…Un voyage annoncé depuis le 8×21.

L’idée de la liberté, la légèreté et l’ascension continue donc avec le pont. Un véritable lien entre passé et futur qui nous montre House qui s’autorise le bonheur et qui va de l’avant avec son pote vers un monde inconnu.

On dirait que House et Wilson ont eu une seconde cure de jeunesse. Chacun d’eux est plus jeune et plus vivant que jamais, heureux. On découvre le tandem de choc renaissant sous le soleil, plus fort, plus optimiste et plus viril (les apparences en disent long) fonçant vers une nature qui chantait la santé, la vie, la puissance, la fraîcheur, la beauté et tressaillant d’allégresse.

« Que la lumière est bonne ! » pense t-on après tant de noirceur dans l’épisode. Ça fait plaisir aux yeux ce paysage naturel vert. Quelle verdure ! La couleur verte m’a vraiment obsédé et m’a fait penser à la couleur du couloir devant la morgue, aux portes de la bâtisse enflammée, à la veste de House, à la couverture du livre des poètes disparus dans le film…Le vert est une couleur associée à la vie, quelle que soit spirituelle ou physique, c’est le symbole de l’espérance, de la jeunesse, de l’optimisme  et de la vivacité énergétique libre. C’est le changement vers le meilleur, c’est le bonheur et c’est pour résumer…Carpe diem !!!

Tout crie Carpe diem dans cette scène : le pont symbolique, les motos dans le vent libre, les visages apaisés luisant de santé et de vigueur qui n’ont rien à voir avec les visages du 8×21 ! Sans parler de la forêt verdoyante et dense.

Apparus en 5ème position (et dernière) lors du diaporama final, House et Wilson foncent droit vers l’inconnu. Le chiffre 5 a beau être un chiffre maudit dans House MD, considéré comme le chiffre de la mort et du pessimisme. Mais il a ce côté « vie » et optimisme à fond, où la vie et la mort se mélangent : tel est le sort humain. (A noter que l’optimisme existait déjà à la fin du 8×21 grâce à la représentation de la montagne et sa symbolique !)

Donc, on peut conclure que même le chiffre 5 est inclassable devant une fin ouverte, optimiste, symbolisant la vie suivant son court. Un vrai long adieu au téléspectateur. Ce qui est intéressant, c’est de voir cette forme circulaire aller de l’avant et ne pas s’arrêter. La saison 8 avait commencé par 5 jours dans le 8×01, et finit par 5 jours composés par les deux derniers épisodes 8×21 et 8×22 (2 jours dans le 8×21 et 3 jours dans le 8×22).

L’acceptation dans le 8×21, la rédemption dans le 8×22. Quoi de mieux pour affirmer que House a évolué mais n’a pas tout changé. Personne ne s’attendait à une telle fin très positive.

Cette dernière partie est également la partie la plus musicale (comme par hasard) et on est surtout frappé par les choix de Hugh Laurie concernant la musique. Chapeau bas pour avoir choisi « Enjoy yourself » de Louis Prima, si on cherche un synonyme à ce titre c’est tellement évident : Carpe diem. Note : le titre de la chanson se compose de 13 lettres : Enjoy=5 lettres, Yourself=8 (le 5 et le 8 jusqu’au bout !) Tout le monde peut sourire en regardant la fin, un très grand sourire jusqu’aux oreilles !

House s’est donc sacrifié pour son ami en mettant en scène sa propre mort. Mais les scénaristes et l’équipe technique se sont surpassés pour ce dernier épisode, ainsi que les acteurs, en particulier Hugh Laurie. Cette série restera gravée dans nos mémoires et le dernier épisode fera parler de lui durant longtemps ! J’étais vraiment impressionné par le 8×22 tellement il regorgeait de symboles et d’effets spéciaux. J’ai adoré le fait que le dernier mot soit celui de House.

Voilà mon dossier/ma review/mon analyse à propos de cet épisode. Je m’excuse pour le retard mais je n’oublie jamais mes promesses malgré mes emplois de temps. J’ai adoré faire le diagnostique du dernier épisode comme je n’ai jamais traité un épisode ainsi. C’est ma plus longue analyse et le mot est faible. Je vous remercie d’avoir pris la peine de lire cet énorme pavé (XD) et je vous dis bravo. Bonne journée à tous et surtout joyeux Ramadan !

 

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House: Haunted – Final season 4

Je me suis lancé un défi: les deux meilleurs épisodes de la saison 4 de House en 1:20 seulement! dur dur de choisir, mais le résultat est là! =)

 
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Publié par le février 18, 2014 dans House MD, Séries Médicales

 

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House – Top of House MD in 6 minutes

Défi relevé: le maximum des séquences et des moments cultes de House MD sont au rendez-vous durant 6 minutes! Enjoy et merci d’avance pour vos futurs commentaires!

Vous retrouverez les 8 saisons dans cette fanvid, avec les coulisses sans oublier les bloopers etc.

 

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House – Review du 8×20

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Le 12 Mars 2013 fut diffusé le 20ème épisode de la saison 8, la dernière saison de House M.D. Cet épisode 8×20 « Post Mortem »avait récolté l’audience de 6 millions de téléspectateurs. Dieu merci, le titre de cet épisode est le même qu’en VO, c’est d’ailleurs le seul titre qui n’a pas été changé ou traduit. Bien entendu, je ne vais pas pouvoir vous décrire mon état en regardant la VF car la traduction était tellement nulle et exaspérante. Pourtant, je me prépare chaque mardi psychologiquement pour accuser le coup, et ça ne passe pas !

Je vous écris cette review avant la diffusion de la dernière soirée de House le 19/3/2013 qui comportera le 8×21 et le 8×22, je me suis dit de prendre tout mon temps pour ces 3 dernières reviews…

Avant de parler de ce 8×20, revenons en arrière et plus précisément au 8×19. Nous avons assisté à ce fameux huis clos de House avec son ami Wilson, lui venant en aide, lui proposant tout, nous avons également assisté à des moments douloureux lors de la chimio de Wilson, où cette douleur de la Pietà était gravée sur les visages des deux amis, plus solidaires que jamais. Le photogramme était impressionnant, et la mise en lumière des détails du visage où se dessinaient les rides de la douleur et de l’émotion, bref beaucoup de détails techniques nous ont offert un spectacle moribond, triste, émotionnel, joyeux lié à l’état d’âme des deux amis. Ce photogramme (gros plan) habilement utilisé par Hugh Laurie sera utilisé dans les épisodes restants, mais sans que ce soit d’une manière aussi minutieuse et aussi précise. Le jeu des acteurs se combine toujours avec l’effet technique, et cet effet technique est très net dans cet arc final où les deux acteurs RSL et HL auront les visages mis en lumière.

Après cette douleur partagée dans le noir du 8×19, ce 8×20 est très différent dans le sens où le cadre spatial change, on est loin de PPTH, de l’appartement sombre de House. Changement de décor, changement d’environnement ainsi qu’un changement de visages et d’état. Ce qui permet non seulement aux deux amis de prendre un grand bol d’air après le 8×19, mais cela permet aussi au téléspectateur de souffler un peu dans cette finale noire, et de concevoir cet épisode 8×20 comme une sorte de pause avant les deux derniers épisodes de House.  Bref, un épisode intéressant que je vous invite à découvrir à travers cette review ! Bonne lecture de cette autopsie !

I. Kyle

Après l’annonce du 8×18, l’affreuse cure du 8×19, il était plutôt logique que ce 8×20 soit l’épisode de la fuite. Cet épisode est d’autant plus profond et touchant que le 8×19, même si le 8×19 est excellent, ce 8×20 est bâti sur le symbolisme, le silence et les regards qui en disent long. L’attente du résultat est plus terrifiante qu’elle en a l’air car elle décidait du sort de Wilson. Se refugier dans l’oubli et la fuite, telle était la décision de Wilson qui emmena son ami avec lui. Inséparables, le couple d’amis prend un nouvel itinéraire.

Qui dit symbolisme, je lève la main ! Je sens que je vais aimer cet épisode léger en apparence, mais tellement chargé en signes ! (et en chiffres, vous allez être servis !)

« Kyle » le titre de cette partie est une façon un peu gentille pour dire « La fuite ». Nous avons un nouveau Wilson un peu housien, qui décida de mettre un grain de folie dans sa vie, qui entre avec une voiture de luxe rouge et annonce qu’elle lui avait coûté 75.000$. Un petit arrêt pour rappeler qu’au théâtre, le rouge symbolise toujours le noir et la mort, et le prix de la voiture fait penser aux 75% de chances de la survie de Wilson, annoncés dans le 8×19. Dès le début, ça commence visiblement mal…Enfin bref, je ne vais pas prendre chaque indice et en parler mais je vais me concentrer sur cette dualité de la fuite et de la traque, de la mort et de la vie.

Ce qui est intéressant, c’est le masque du déni que portait Wilson le long de cet épisode. Il ne pouvait cependant pas s’éloigner de son ami et avait besoin de lui psychologiquement, voilà la raison pour laquelle Wilson emmena House avec lui. Le déni de Wilson est sous plusieurs formes, comme le fait de vouloir agir comme Kyle Calloway, un footballeur américain qui n’était pas né à l’époque de la jeunesse de Wilson, mais les scénaristes ont voulu donner son exemple puisqu’il est d’actualité (j’avoue que j’ai très mal apprécié cela). Puisqu’on parle de Kyle…Mais bon sang quelle mouche a piqué les français pour changer l’exemple de Kyle Calloway à Juan Manuel Fangio l’argentin ! (pour info, Fangio est décédé en 2005 et il adorait les voitures de course). Rien n’explique ce changement ! On respecte la VO ! Non mais, purée le coup de gueule que j’ai poussé ce soir-là devant mon écran !

Je disais ? Ah oui, le masque du déni. Wilson était en plein déni en rejetant soi-même, en se passant comme étant Kyle le fonceur et non le passif qu’était Wilson, attendant son résultat. Kyle lui permettait d’oublier l’ombre de la mort qui le pourchassait et de foncer à toute vitesse, à l’image de la voiture fonceuse qu’il conduisait maladroitement, et qui reflétait toute la psychologie de Wilson qui rejetait ce qui lui arrivait en allant jusqu’à rejeter soi-même. On avait l’impression que Wilson rejetait même son ami en préférant être Kyle, vivant  100 à l’heure, heureux, indifférent, égoïste, qui se fait plaisir, insouciant, narcissique…tout le contraire de Wilson !

Cette fuite, ce galop incessant reflétait aussi l’insistance sur le temps durant cet épisode. J’ai relevé 36 répétitions des mots qui ont un lien avec le temps comme « heure(s), temps, minutes, secondes… », cette insistance temporelle est comme un rappel d’un compte à rebours concernant non seulement le jour du scanner, mais également la vie de Wilson. C’est une sorte de suspense ! Le plus gros clin d’œil à la fuite du temps c’est la montre de Wilson, mais également celle de House..Nous sommes en finale, ça mérite un compte à rebours non ? Le compte à rebours dans le restaurant « Big one » est un symbole de tout cela.

Wilson préféra se réfugier ainsi dans son passé, loin d’un douloureux présent et d’un futur terrifiant. Choisissant une position fœtale, (c’est une métaphore pour dire se replier sur soi !) Wilson fonce avec House loin du cauchemar qu’il avait vécu (8×19) et qu’il vit toujours. J’adore quand ces deux-là partent en promenade, certains épisodes étaient superbes comme le 5×04 ou même le 6×07. A chaque fois, leur amitié est beaucoup plus mise en lumière.

Si vous me demanderez quel était vraiment le plaisir de Wilson dans ce 8×20 ? Faire un plan à 3 ? Foncer l’adrénaline à fond avec une superbe voiture ? Faire le con en mangeant tout et n’importe quoi ? Je dirais que même se faire plaisir était temporaire, et qu’il y’avait toujours  ce regard sombre et terrifié que seul House comprenait. Le seul plaisir était d’être loin des autres, juste avec son copain.

La traque était terrible : à chaque fois que Wilson avançait sur son itinéraire de vie en tentant de se faire plaisir et d’oublier, il y’a toujours quelqu’un ou quelque chose qui vient lui rappeler son cancer et même pire. Un épisode qui commence par une femme qui décède à 8h 32 ne peut pas être une coïncidence. On commence par un chiffre qui nous rappelle l’échec et la fin (8) et le 5 (3+2). Le vomi, parler du cancer pour coucher avec 2 femmes, le corbillard, le faux crâne chauve, l’accident, le bus, l’attente, la vieille femme…Tous des indices visuels qui nous font repenser à la maladie de Wilson et son impuissance face au verdict imminent à propos de son sort.

Les moments marrants dans la voiture et les répliques tordantes de House et de Wilson nous offrent une amitié sous un nouveau jour. House était là à épauler son ami, il ne cacha pas sa joie quand Wilson mangea comme un porc le big one et il y’a eu à ce moment une accolade amicale entre eux comme étant un message réconfortant et encourageant. On ne voit pas dans les autres road trips de House et de Wilson cela, je trouve que c’est très travaillé sur le non-dit ce qui rend cet épisode plus profond qu’il en a l’air. Kyle est un personnage, Kyle est un masque pour refouler une peur que Wilson peine à dissimuler, Kyle est le symbole de la fuite tout court ! L’amour de la jeunesse était une excuse pour s’éloigner.

Ah, la fuite…symbolisée par la voiture rouge de Wilson ! Pourtant, si je prends la voiture à elle seule, elle ne symbolise pas uniquement la fuite, mais aussi la mort, la vie, le déni et la vitesse du temps qui passe…Ici donc on a une fuite de son présent en se réfugiant dans son passé, et pourtant il est impossible de fuir soi-même, de fuir la réalité, de fuir le destin. Telle est la tragédie humaine…

On ne peut pas passer non plus devant cette décapotable filante avec House et Wilson à l’intérieur, sans penser à une scène presque similaire dans le 8×21, celle de la véritable voiture de Wilson en arrêt, symbolisant l’acceptation et la résignation, le tout dans un espace plus intime et plus fermé.

De même, certains chiffres se répètent incessamment qui renforcent ce côté tragique des choses, comme la répétition de « Wilson » et « cancer » à 5 reprises. Le chiffre maudit en question se répète à 9 reprises mais l’important était sans doute la flagrante apparition dans cet épisode du chiffre 3, regardez comment il se répète « 3 jours, 3 chambres, 3 secondes, plan à 3, 3 voitures, 3 heures, 300, essayer 3 fois d’appeler House et Wilson, 3 ans… » le chiffre 3 est répété sans cesse, bien sûr qu’il peut rappeler les fameux 3 coups de théâtre, mais surtout les 3 coups finaux. Les 3 coups de début ont commencé dans le 8×16. Les épisodes 8×17, 8×18 et 8×19 furent un grand tournant qui apparait plus nettement dans le 8×18 et le 8×19. Le chiffre 3 incarne plus un rôle morbide, voilà pourquoi il est en harmonie avec le 5 ! D’ailleurs, en les additionnant, on retrouve un certain chiffre 8..comme quoi !

Dans le 8×19, on trouve un clin d’œil à ce chiffre 3 avec le « Trinity Park », quoi de mieux que de penser directement à un endroit religieux qui symbolise ce 3 ? Vous l’avez compris, le chiffre 3 sonne la fin de quelque chose ici, comme…une vie par exemple ! J’ai remarqué autre chose : le chiffre 3 s’est répété à 13 reprises. On sait que le 13 n’est pas un chiffre porte-bonheur pour les chrétiens…Bref, la Pietà du 8×19, les chiffres 3 et 13 dans ce 8×20, on a pas mal d’indices religieux inquiétants. Mais si je regarde le chiffre 13 d’un autre côté, il se peut que ce soit une annonce sous-jacente de la future apparition de Thirteen qui a apparu et disparu au 3ème épisode de cette saison.

Un autre clin d’œil au 8×21 ? C’est sans doute la référence à l’oreille coupée. Cette thématique de l’oreille est présente en permanence dans le 8×20, quand Wilson faisait la sourde oreille ne voulant rien entendre à son sujet et le temps qui lui restait pour le scanner. House le lui rappelait tout le temps !

Bref, le comportement de Wilson je-m’en-foutiste, cool, narcissique et en même temps suicidaire, mélancolique et désespéré était une raison suffisante pour House pour accompagner son ami même jusqu’au bout du monde. House est l’ombre de Wilson, il prend soin de lui, le conseille, un comportement wilsonnien plus qu’au 8×19. Les rôles ici se sont inversés, chacun se voit dans l’autre, il est impossible de les dissocier. Leur amitié est mise en valeur.

On a donc Wilson qui n’écoute pas House et s’autodétruit à volonté. Leur promenade n’en était pas une, puisque c’était une fuite mais le destin cruel les traquait partout. L’un avait peur de mourir, l’autre avait peur de se retrouver tout seul et c’est à cause de cette épée de Damoclès que les deux amis avaient le même regard terrifié et sombre face à la mort défilante (le corbillard), qu’ils se rapprochèrent l’un de l’autre au fil de l’épisode. Le dépassement du corbillard en lançant des cris de joie était un sacré doigt d’honneur à la mort, qui les rattrapa sur le chemin et l’accident n’était qu’un symbole du triomphe de la mort, de la courte vie de Wilson, fauchée brutalement par la Faucheuse. Quand Wilson avait parlé du doigt d’honneur que lui faisait l’univers dans le 8×19, c’était à son tour de lui faire un doigt d’honneur en dépassant tout un cortège funèbre. C’est un signe que la mort ne pouvait rien faire devant leur amitié libre et fonceuse.

On avait parlé du risque qu’avait pris House dans le 8×19 en protégeant le secret de Wilson, ici on aborde plus nettement ce risque, à savoir la perte de la liberté. Dans le 8×20, House était indispensable psychologiquement pour Wilson et cet épisode si spécial les concerne de près. Dans le 8×20, on découvre que House n’était pas aussi libre que l’on croyait depuis le 8×09, il était en conditionnelle ne pouvant ni quitter l’état ni dépenser ce qu’il voulait, il était toujours aussi enchaîné et cette thématique de la liberté sera remise sur le tapis surtout dans le 8×21, et on en verra les conséquences dans le 8×22. Car on peut d’ores et déjà dire que le voyage du 8×20 est un clin d’œil au 8×22 ! Bref, c’est le voyage d’une vie…

II. 10 ans

Je crois avoir parlé de Kyle ou la fuite suffisamment pour passer à cette partie consacrée au patient et à Chase. « 10 ans » est un clin d’œil aux 10 ans que Chase avait passé avec House, à apprendre. Larbin à ses débuts, immature et je-m’en-foutiste, Boucles d’or, comme le surnommait House d’une manière ironique-affectueuse, a évolué durant cette fameuse décennie, passant du statut d’ado à celui d’un adulte mature et responsable, et cette saison 8 était également la sienne. Le chiffre 10 a été répété à plusieurs reprises dans cette saison et il peut symboliser la décennie de Chase.

Post Mortem est un épisode non seulement centré sur le Hilson, mais également sur Chase. Cet épisode est la boucle de plusieurs épisodes centrés sur Chase ou faisant allusion à lui. En effet, après le départ de Dominika et l’histoire du père de House, c’est au tour de Chase de plier bagage.

Le patient était très intéressant. Il était un médecin légiste connu dans PPTH. Le cas de Peter Treiber (le nom du patient) était ici un cas miroir non seulement de Chase mais aussi de House !

On découvre que ce patient avait tout fait pour devenir un des larbins de House, il y’a 10 ans, mais c’était Chase qui lui pris la place grâce à un coup de fil de son père. Le patient expliqua également son comportement brutal et dur face à Chase « Vous avez un talent que vous gâchez ». Ayant eu ce que Treiber n’avait pas réussi à avoir, Chase commence son introspection. Ils étaient deux médecins ayant eu deux destins différents à cause d’un coup de fil, c’était le parfait cas miroir de Chase.

On peut se dire que Treiber était le coup de pouce que Chase attendait pour se remettre en question pour de vrai, surtout que Chase ne savait pas quand quitter le nid. Avec l’histoire de Treiber, il avait pris enfin une décision pour sa vie. C’est assez intéressant de voir comment un patient a poussé un médecin à réaliser qu’il avait besoin de changer quelque chose dans sa vie et dans sa carrière.

Il y’avait une alternance entre la décision de Chase et ce que vivaient House et Wilson, mais en fin de compte tous étaient liés par la fin, chacun son sort et son destin.  Ici, Treiber est le subconscient de Chase, ce dernier trouva qu’il faisait tâche auprès de Foreman (doyen de PPTH) et de Cameron (chef des urgences à Chicago) qui ont deux posts intéressants. Il décida enfin de sortir de l’ombre de House.

Plus important encore, fut l’évocation d’Amber, de Kutner et de Thirteen par Taub. Ce qui fait deux morts et une condamnée ! Le registre de la mort est toujours là, la confirmation aussi du retour imminent de tous les personnages absents cités. Joli clin d’œil au 8×21 et surtout au 8×22 ! Ceci dit, tous les termes reliés à la mort ont été évoqué à 11 reprises, ce qui renforce cette prédominance morbide dans l’épisode.

Concernant le cas, on découvre un médecin légiste entrain de s’ouvrir le crâne avec un scalpel (le scalpel peut nous rappeler le scalpel du 8×11 avec lequel avait été poignardé Chase), très minutieux dans son travail de légiste à la quête de la vérité. Peu apprécié pour ses découvertes des erreurs d’autrui et médecin à scandales, il était normal que Treiber accorde sa confiance totale en House, il se voyait en lui. Le diagnosticien de la mort et le diagnosticien de la vie se ressemblent étrangement avec ce côté obsessionnel de la quête de la vérité. D’ailleurs, Park était fascinée par Treiber  et ses méthodes, il sauvait des vies même en restant à autopsier dans la morgue.

J’ai trouvé Treiber plus intéressant que Chase, puisque ce sera lui l’origine du déclic de Chase. Ne voulant être traité que par House, Treiber fut cependant traité par Chase qui utilisa le mensonge envers le patient qui, même en se tordant de douleur, réclamait House. Chase comme on a tous vu, décida de mentir pour le bien du patient malgré l’objection de tous les membres de l’équipe. Seul contre tous, Chase essayait de faire ce qui lui semblait juste surtout qu’il était impliqué avec l’histoire de Treiber et qu’il se sentait coupable quelques parts d’avoir eu sa place dans l’équipe de House grâce à un coup de fil de papa. On découvre Chase sous un nouveau jour, allant jusqu’au bout de sa curiosité jusqu’à être écarté du cas pour mensonges de la part de Foreman. Se retrouver seul avait permis à Chase d’avancer pour trouver sa voie, tout en se concentrant sur le cas comme jamais, il utilisa une démarche pédagogique et comme un grand, il notait sur le fameux tableau blanc dans la morgue.

Il testa ses théories dans la morgue qui est devenue le lieu du différentiel, fit des biopsies de certains cerveaux…Lorsqu’il apparait, un cerveau entre les mains, cela voulait dire plusieurs choses comme le fait qu’il était devenu le cerveau de l’équipe à la place de House. Chase voulait également s’affirmer comme étant différent de House, et ne sortit de la morgue qu’après avoir résolu le cas. Il ressemblait extrêmement à House avec cet air réfléchi, cette fascination des détails, et le mensonge. Chase était le fils prodigue et le digne héritier de House, annoncé implicitement durant des épisodes auparavant. Il avait l’intelligence requise, l’expérience, il avait souffert pour avoir ce mérite des autres et de House.

On remarque aussi le retour de Foreman en tant que directeur, ami et aidant Chase dans les diagnostiques avec la team. Tout s’est passé dans la morgue, le symbole de la mort par excellence de cet épisode. Foreman était presque…sympathique ! (tout comme Adams qui se souciait de House en lui proposant son aide) on découvre l’amitié entre lui et Chase. Foreman n’a pas viré Chase de l’hôpital, et fut discret, tout comme avait fait Chase en mentant au patient et en restant discret à propos de House. C’est grâce à lui si House n’a pas été arrêté pour irrespect de sa conditionnelle.

Il trouvera la solution à la Chase comme au 8×19, mais avec une illumination housienne, et décida de s’en aller après avoir résolu le cas. Son départ coïncide avec les résultats du scanner de Wilson et le passage de relai était très net avec la poignée de mains entre House et Chase à la fin. Même si, au début, il y’avait cette canette de caféine que House avait lancé à Chase qui symbolisait le relai de cet épisode.

Après son au revoir à son « père », Chase prit son envol du nid. Chose qui n’a pas laissé House de marbre et l’affecta. Son regard triste en disait long et ne le retient pas (ça me rappelle Dominika !). Cet épisode réussit donc à boucler la boucle avec l’histoire de Chase qui part à son tour, et je trouve que c’était très bien mené avec le cas-miroir et que Chase avait besoin de cette affirmation de soi et de cet envol, loin de House.

III. Je ne peux pas vivre sans toi

Passage sans transition à la dernière partie qui abordera encore notre couple préféré de Starsky et Huch, dans leur décapotable rouge fonçant à toute vitesse. Dans cette partie, j’ai préféré revenir au Hilson pour tirer au clair certaines choses. Vous avez lu donc dans ma première partie de cette review, cette fascination de Wilson pour un Kyle indestructible. En fait, c’est en écrivant une autre review que je me suis posé la question : mais quel âge avait Wilson puisqu’on avait beaucoup parlé du passé heureux et insouciant ? La réponse était 17 ans, encore une histoire de chiffres qu’on additionne et cette fois, il s’agissait des âges respectifs de House et de Wilson !

Kyle était la façade de Wilson..chose qu’on sait déjà. Mais s’il y’a une chose qui a vraiment attiré mon attention, ce n’était pas l’âge ou l’endroit, mais plutôt le miroir. Si vous vous rappelez, il y’a dans les toilettes du restaurant Big one un très grand miroir dans lequel chacun des deux amis se regardait.

Le miroir qu’on voit dans le Big one est un miroir embué. Ce miroir est comme un écran opaque qui attend à ce qu’une main le débarrasse de sa nuée. C’est sur la surface de ce miroir qu’on voit le masque et ce qu’il y’a derrière. La première partie de ce double miroir reflétait Wilson, parlant sans s’arrêter. La deuxième partie du miroir reflétait House seul, en train de jeter un regard malheureux face au miroir, sans parler. Le stade du miroir peut aboutir à deux attitudes : soit la reconnaissance de l’un dans l’autre, soit la confrontation. Je dirais plutôt la reconnaissance de l’un dans l’autre, vu le regard troublé de Wilson qui se vit dans House.

Bref, cette séquence du miroir scindé en deux c’est justement la rencontre de deux visages qui se reconnaissent, qui fusionnent malgré leurs différences. Ce miroir reflétait aussi leur belle amitié, une amitié complice, composée d’amour et d’identification de l’un à l’autre. Wilson a vu Wilson et non Kyle dans son ami, et c’est cela qui l’a surtout poussé à quitter les toilettes, rejetant ainsi soi-même. Il rejetait House car il voyait un regard silencieux qui voulait l’arrêter et le suppliait d’arrêter de jouer le rôle de Kyle, car plus Wilson dissimulait ses craintes derrière ce masque, plus il voyait sa propre souffrance augmenter dans les yeux de son ami.

Le miroir avait réuni davantage les deux amis, plus inséparables que jamais. Le masque de Wilson ne tient pas jusqu’au bout de l’épisode, c’est juste après leur accident d’avoir franchi la barrière séparant la vie de la mort et en attendant le bus que le comportement de Wilson changea. Si l’année dernière le mot « bus » a fait un grand déclic dans ma tête (je vais y revenir) cette année il y’a des déclics partout XD. On retrouve notre tandem sur un banc attendant le bus avec une vieille femme atteinte d’Alzheimer. Cette femme symbolisait la fin de la vie, la fin d’une course contre le temps, elle était le miroir de Wilson qui s’est reconnu en elle, le destin cruel le rattrapait toujours, c’est pour cela qu’il enleva enfin le masque de Kyle et redevint lui-même. Il resta avec elle en attendant les secours et le bus, bien résigné. Bien que House trouve un taxi, Wilson ne voulut pas y aller en abandonnant la vieille femme seule face à son sort. Le taxi, symbole de la vie, ayant un rôle salvateur, repart vide, et House rejoint son copain sur le banc à attendre le bus, à attendre la mort.

Le bus est toute une métaphore symbolisant la mort. Dans le final de la saison 4, il incarnait la mort, et on se rappelle que House était sorti vivant du bus dans ce final-là. House était également en vie dans le bus du 6×01 qui le transportait d’une vie à une autre. L’utilisation du bus ici par les scénaristes n’est donc pas innocente, car on peut comprendre une certaine allusion à un House qui s’en sortira vers une nouvelle vie, plus vivant que jamais, face à son copain agonisant.

Ce qui renforce cette agonie était le clin d’œil scénaristique à la montre de Wilson qu’il avait vendu afin de pouvoir acheter des tickets. La perte de la notion du temps veut dire qu’il n’y a plus de temps à perdre, que c’était trop tard. La patiente décédée au début de l’épisode était le symbole de la mort mais aussi le miroir de Wilson : elle avait un problème à la poitrine qui l’a tué.

Se retrouvant avec House dans le bus, Wilson craqua, confirmant sa faiblesse et sa peur de l’inconnu. Il confirme aussi le slogan « personne ne change ! » de House. Après une promenade parsemée d’indices, de sous-entendus et de symboles lugubres, tout semblait être contre Wilson, mais aussi contre House. C’est comme si notre couple préféré était maudit de partout !

Bref, le retour vers le point du départ était en lui-même un échec de la fuite, un retour noir que seul les sourires et les regards d’une belle amitié éclairaient.

Durant tout l’épisode, on avait un Wilson qui s’agrippait, qui s’accrochait à House pour éviter sa propre faiblesse, pour sentir un peu de force et de réconfort auprès de lui, une raison de plus qu’il décida de voyager avec House sans téléphone, afin que ce dernier l’écoute. « Tu es programmé pour en parler. C’est comme ça que tu fais face, c’est ce que tu es » dit House à Wilson. Ce dernier en parlait plus par son mutisme et ses gestes désespérés. Le masque de Wilson qui tombe ici, nous rappelle le masque disparu de House dès le 8×19, ce qui confirme qu’on ne peut pas feindre être quelqu’un d’autre à l’infini.

House était d’une tendresse inouïe avec son copain, très humain, cette fois il écoutait le chagrin de son pote avec son non-dit. Wilson explosa en colère contre lui-même et sa manie de dire « oui » jusqu’à tout rater, il s’en voulait terriblement d’avoir gâché sa vie courte de cette manière. Il s’était déjà mis en colère dans le 8×16 concernant sa manie de dire toujours oui. D’une manière générale, ces deux-là n’avaient pas besoin de paroles pour communiquer, le silence et les regards étaient un langage suffisant qu’ils utilisaient depuis des saisons. Ils s’entendaient bien, et c’est lorsque Wilson larmoyant, avouait qu’il voulait être Kyle, loin de la faiblesse de Wilson. Et là, ce fut une jolie révélation de la part de House qui avoua à son tour, qu’il pouvait vivre sans Kyle. Je crois que le titre de cette partie explique très bien ce House voulait dire : il ne pouvait pas vivre sans Wilson. C’est de l’amour, de la tendresse et de la douceur qui caractérisent une amitié si belle et profonde entre deux personnes très fragiles et sensibles, extrêmement liées entre elles avec ce lien solide et magnifique.

Positionnés l’un face à l’autre à l’image de deux amis en pleine symbiose, leur position peut également nous rappeler le miroir. Ils étaient côte à côte tout le temps comme des frères siamois (clin d’œil au 8×02) et passent l’un face à l’autre comme si chacun se voyait dans l’autre et appréciait sa présence.

Face à la révélation de House, Wilson eut un petit sourire et échangea un regard long plein de sens avec House, comme s’il lui répondait « moi aussi». Je les aime bien à la manière dont ils communiquent et s’apprécient mutuellement. House prenait soin de son ami et encore dans cet épisode, il arrivait à le faire sourire malgré l’atmosphère mélancolique et chargée en émotion.

Et comme il fallait tout dévoiler à la fin par le mutisme, c’est lors du fameux verdict du scanner de Wilson que les scénaristes ont joué sur le suspense ! House resta muet, le regard horrifié devant l’écran comme si sa langue était paralysée. Il n’avait rien à dire, mais son regard qui clôturait cet épisode n’annonçait rien de bon. Silence morbide.

Bref, voilà ma review du 8×20 que je poste en ce jour de la dernière soirée de House en VF ! J’espère que vous passerez un bon series finale, un bon avant-dernier épisode, mes reviews à leur propos seront postées tranquillement. Désolé si j’ai volontairement caché des indices que je dévoilerai très bientôt. Vos commentaires sont les bienvenus ! Merci de votre lecture.

Post-scriptum : – J’ai adoré revoir la Honda orange de House !

–  Le personnage le plus sollicité que jamais dans cet épisode est House. La répétition de « House » 27 fois de la part de l’équipe, du patient ou de Wilson montre son indispensabilité, et même quand l’équipe et le patient n’évoquaient plus House, il restait Wilson qui avait besoin de son ami et ce, jusqu’à la dernière seconde de cet épisode !

– Il y’a un chiffre précis qui s’est répété 3 fois dans ce 8×20.

 

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House – Review du 8×18

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Voici donc ma 18ème review du 8×18 « Body and Soul » alias « Terreurs nocturnes » diffusé directement en inédit après le 8×17, le 5 Mars 2013. Cet épisode qui marque le premier palier du grand final de la série House M.D n’a réuni que 6 millions de téléspectateurs, une audience calamiteuse si on devait la juger. La pire audience de toute la saison 8 fut donc avec cet épisode qui, pourtant, ne manque pas d’authenticité, d’intérêt et d’un excellent scénario dépassant même celui du 8×17. Je trouve dommage cette baisse qui ne reflète certainement pas les fans qui sont très nombreux. Enfin, passons.

Cet épisode 8×18 est un épisode sur lequel je me suis beaucoup penché, c’est l’épisode des rêves et du non-dit par excellence et je me suis résolu à l’analyser en 3 parties. Bonne lecture d’avance !^^

I. Rêves ou fantasmes ?

C’est un épisode très intéressant où se mêlent réel et irréel, rêves et fantasmes. Chase et Park en firent l’expérience.

Le monde onirique a toujours une signification, une explication/interprétation pour certains rêves. Avec cet épisode, on sonde l’inconscient des personnages et surtout de deux en particulier : Chase et Park, le tout dans une atmosphère hilarante.

Petit recul avant de se lancer dans des analyses, vous vous rappelez certainement que ce n’est pas la première fois que ce « couple » est mis en lumière – un couple assez insolite – cela a commencé par une approche timide (boire un verre) dans le 8×13, ensuite on avait assisté à l’emménagement de Park chez Chase dans le 8×16.

Grâce à Popo, on croyait assister à une nouvelle relation dans cette saison (entre membres de l’équipe) mais visiblement, ce 8×18 est une réponse à certaines questions. Sont-ils amoureux ? Sont-ils amis ? Va-t-on assister à une relation tellement insolite à cause de leurs caractères que même coucher sera bizarre ?

Bref, les scénaristes mettaient la lumière sur ce duo mais pas assez, laissant le téléspectateur dans le vague, à spéculer. Sacré jeu !

Dans cet épisode du 8×18, on assiste à quelque chose à la fois étrange et à mourir de rire : House dévoile que Park avait rêvé de Chase. Embarrassée, Park essaya de comprendre pourquoi elle avait rêvé ainsi. De son côté, Chase fit un rêve tellement réaliste qu’on se demande ce qui se passe entre ces deux-là. Mais la chute était que tout n’était que rêves et illusions, c’est comme un mirage : on croit que c’est réel or tout est imaginaire.

Fantasmes ? Fous amoureux sans l’admettre ? Taub a sa petite idée « Chase symbolise le travail, tu es tombée peut-être amoureuse de ton job ! ». Ce n’est pas si faux à mon avis, il se peut que Park voit en Chase l’incarnation de son travail et même l’incarnation de la science et de la médecine auxquelles Park tient beaucoup et leur voue un amour fou.

Chase est attiré par Park, peut-être par son côté bizarre et piquant qui s’oppose au sien. Comme on dit : les contraires s’attirent ! Cette petite histoire entre les deux est légère, elle ne fait pas tâche dans l’épisode déjà centré sur les rêveries, en plus d’être tordante et marrante.

S’il y’a un petit faisceau lumineux, il s’agit bien de l’histoire de Chase et Park qui laisse place au sourire, dans un épisode très fort émotionnellement et noir.

C’est à la fin que Chase et Park conclurent qu’ils s’appréciaient tellement qu’ils ont fait ces rêves. Cela sonne comme « restons-en là, en tant qu’amis pas plus ! ». Mais cela n’empêche pas que la fin de ces rêves était restée ouverte, personne ne savait les interpréter pour de bon, est-ce qu’ils auront une relation amoureuse ou pas… ? Ce type de question est à ranger dans le placard, car avec un duo aussi bizarre, on peut passer d’un rêve à une réalité et d’un simple diagnostique à une coucherie.

Très malins, les scénaristes ! La vérité est ailleurs…

II. Science vs religion

Ce n’est pas le premier épisode à propos de cette confrontation mythique à laquelle on a assisté plusieurs fois dans House. Et encore, ce n’est pas non plus le premier épisode à propos d’un enfant qui vit des choses bizarres en pleine nuit, comme dans le 3×02.

Dans le 8×18, nous avons un patient âgé de 8 ans (tient, le chiffre 8 comme par hasard, on a un triple 8 avec le 8×18 !) souffrant de symptômes variés à tirer par les cheveux : cauchemars répétés, arrêt respiratoire, arrêt cardiaque, crise, évanouissements, parler  une langue qu’il n’a jamais entendu…Un cas qui a intéressé House avec cette histoire de cauchemars.

Ce cas m’a préoccupé, non par son côté médical vu que toutes les 5 secondes un truc pas net arrivait à l’enfant comme si l’hôpital accélérait la cadence des maladies ou des symptômes !! Je dirais plutôt que c’est le choc science-religion qui m’a intéressé. En fait, il y’a pas mal de messages codés aussi qui sont d’une noirceur à faire froid au dos.

On assiste au tiraillement de la mère entre croire en la science et croire aux croyances de ses ancêtres. Taub et Adams étaient en quelques sortes le symbole de la science, Xang (le grand-père) et la mère du côté des croyances, de la foi. Au départ, la mère ingénieur se vantait auprès de Chase par sa vision logique, et en 24 heures elle était complètement déboussolée.

L’intervention de Xang n’a fait qu’empirer les choses, lorsqu’il dévoila que ce n’est pas Kao (son fils) qui avait commis un crime, mais le démon qui l’habitait. Moi je dis : parfait ! si on suit cette logique farfelue, aucun acte criminel ne doit être puni car l’homme est né bon et n’est pas responsable de ses actes…

Enfin bref, revenons à nos moutons ! La mère de Lue était passée d’une croyante en la science à celle en la religion ce qui est un peu normal vu l’accélération des symptômes infinis qui frappent son fils et auxquels la médecine n’a ni trouvé de remède ni d’explication.

Certains ont trouvé que la mère était la plus intéressante par son grand tiraillement entre foi et médecine. Il est vrai qu’il existe dans ce monde ô combien de personnes tiraillées face à un malheur qui frappe un proche.

Ce tiraillement entre religion et science ne fait justement que commencer, attendez les prochains épisodes et vous allez voir qui symbolisera la science et qui symbolisera la foi, mais je crois que vous avez déjà deviné de qui je parle…(clin d’œil au 8×21)

Revenons à l’enfant : il souffre selon son grand-père de la présence d’un démon appelé Dab qui l’habite et qu’il fallait exorciser.

Très intéressante comme image, vous ne trouvez pas ? Bon, admettons que ce gosse n’est en fait que House, et que Dab symbolise ses démons intérieurs face auxquels il fera son introspection qui arrive lentement.

On peut aussi admettre que Lue peut être Wilson, et que Dab n’est que le cancer duquel il souffre et qu’il annoncera à House à la fin, et que ce dernier tentera tout pour l’enlever du corps de son ami mais sans issue. Même le D de Dab peut symboliser Death (mort) tout simplement !

Déterminée à guérir son fils par tous les moyens, la mère appela un avocat et fit intervenir Xang pour l’exorcisme ! De l’exorcisme dans une série médicale telle que House, c’est du jamais vu et c’est même incompatible ! Xang utilisa son savoir-faire en matière d’exorcisme dans une cérémonie insolite. Je m’arrête là, concernant cette fameuse cérémonie.

Je ne sais pas si vous vous êtes rendu compte d’un truc pareil. Cette cérémonie sonnait comme celle que ferait un sorcier ou un exorciste devant la mort. C’est la cérémonie de la mort, qui ne fait que nous rappeler la dernière ligne la plus tragique de House M.D, celle de Wilson. Le gamin avait dit qu’il n’y avait plus aucun espoir, que c’était trop tard. Cette prouesse scénaristique nous amène grâce à cette phrase vers Wilson, également ! C’est un cas qui en cache un autre. En absence de matière de guérison médicale, on a recours à des méthodes ancestrales qui pouvaient ou pas marcher.

L’équipe de House se retrouva seule et en particulier Adams qui avait tenu tête à House pour la première fois ! Contre toute attente, House lui a laissé les commandes du cas, il était résigné, lui qui avait dit à Taub dans le 8×13 de ne jamais abandonner ! Et je peux même dire que c’était la fin ouverte de la série annoncée avec la fin ouverte de cet épisode qu’on peut qualifier du véritable dernier épisode de House. Personne n’a gagné, on ne saura jamais qui a gagné de la science ou la religion qui furent ex-æquo, c’est inédit dans la série ! (comme l’a signalé Taub). Ce qui est sûr, c’est qu’il y’a une acceptation des phénomènes qui dépassent la logique.

Le déclin du génie/don de House est annoncé implicitement et nettement, laissant aux jeunes le champ ouvert pour continuer sans lui un combat qui, de toutes les façons, n’attribuera le mérite de la guérison miraculeuse qu’au grand-père alias la religion, et jamais à la science. On peut aller jusqu’à dire que c’est le dernier cas de House. Le 8 symbole de l’échec, se répète incessamment ici. Le désintérêt de House est une phase transitoire à un intérêt illimité qu’il portera envers Wilson qui sera le seul à compter à ses yeux.

Bref, Adams sauvera le gamin en même temps que la cérémonie de Xang le grand-père, et vous voyez qui a eu le mérite…House avait raison.

Je termine cette partie avec quelques explications du phénomène « lévitation » observé ici ! J’ai un peu fouiné, la « lévitation » du gamin s’appelle en fait « lévitation horizontale », elle vous rappellera sûrement une certaine lévitation presqu’identique dans le 3×02. Ce type de lévitation est possible à faire grâce à l’ordinateur. Ah…la technologie ! Dans X-Files on voit ce type de lévitation !

Quand à la lévitation de House qui s’appelle « la lévitation de Balducci », ce n’est qu’une illusion. Je dis chapeau quand même à Hugh Laurie pour l’avoir fait, j’ai failli me tordre le pied ! Et oui, j’ai lévité à ma manière…MDR. Voici donc quelques explications à propos de la lévitation de House et comment la faire ! Je passe direct à la 3ème partie après ce paragraphe explicatif ci-dessous.

« D’abord, vous devez vous positionner quelques mètres à l’avant des observateurs de sorte à ce qu’ils voient votre dos et vous positionner en angle de 45 degrés selon l’angle des observateurs toujours. Vous allez vous placer afin que le devant de votre pied, droit ou gauche selon votre cas, ne puisse pas être vu par les gens. Ils vont voir complètement un de vos pieds et l’arrière de l’autre. Veuillez vous assurer que les 2 pieds sont bien collés pour être sûr de n’avoir aucune chance de laisser percevoir le devant du pied que les spectateurs ne doivent pas voir. Enfin, utilisez le devant de votre pied  »caché » afin de soutenir votre poids et soulevez-vous à l’aide de celui-ci. Tenir la pose quelques secondes et le tour est joué!

Pour s’assurer du succès de ce tour:

– S’assurer que l’angle est idéal.

– S’assurer que les 2 pieds sont collés et qu’ils le resteront jusqu’au temps que vous retombiez par terre.

– Pratiquez cette illusion quelques fois avant de l’exécuter devant des gens afin d’être sûr de pouvoir garder l’équilibre parfait. »

III. Fin d’un arc et début de l’arc final

Je me suis beaucoup demandé comment évoquer en même temps House, Dominika et le Hilson. La solution était facile, avec cet épisode qui marque la fin de certaines choses et le début d’une nouvelle ère.

Avec un nouveau House dans ce 8×18, la donne change. La fin approche très vite. Après la résignation incroyable de House face au cas, chose qu’on n’a pratiquement jamais vu ainsi, sonnant la fin de tout un don auquel on s’était habitué, arrive une nouvelle phase avec Dominika.

Vous vous rappelez la fin noire et musicale du 8×17. On sent que House se culpabilise et son respect envers Dominika n’a fait que s’accroitre avec la découverte d’autres talents cachés en elle.

Dans cet épisode, Dominika va tout simplement être sonnée par un coup de massue (ou blessée si vous voulez, poignardée dans son être à l’image de la poupée ensanglantée du 8×17 !) de la part de son tendre époux  gobant la Vicodine, qui réprimait ses sentiments et les rejetait jusqu’au bout. Halone quoi xD

Certes, Dominika a prouvé sa patience, son « housisme », son intelligence etc. Beaucoup de fans ne l’appréciaient pas à cause d’un stupide ship. Or, le personnage de Dominika était très intéressant à explorer et c’était bien de la faire revenir pour boucler la boucle avec cet épisode.

Cependant, c’est en « consolant » House à sa manière (ils ont failli aller loin) que le téléphone sonna, et c’est avec le même regard blessé et terrifié d’Amy face à Henry dans le 8×17, que Dominika regarda House qui préféra se taire sans s’expliquer, malgré le fait qu’elle était restée silencieuse en attendant des explications. Non, House n’assumera jamais ses sentiments et, résigné à lui expliquer quoi que ce soit, il se contenta juste de s’excuser et ne la retient pas. Et bien voilà la fin du fameux arc House-Dominika, chose qui a ravi certains !lol.

C’est le triomphe du Halone, et y’a pas pire que le Halone ! Y’a pas pire que de voir des larmes au lieu d’un joli sourire accueillant (Dominika avait pleuré 2 fois, la 2ème était plus atroce et plus silencieuse). Remarque : répétition du chiffre 2 ici ! Domonika qui symbolisait la vie, quitta donc le domicile de House, devenant noir à l’image de la mort, comme une âme ayant quitté un corps. La pluie qui ne s’arrêtait pas, symbolisait ce déchirement housien intérieur. Il avait perdu face à la religion, il avait foiré la relation avec la femme parfaite, et le voilà seul. La relation House-Dominika s’achève dans un noir morbide duquel on avait aperçu les prémices depuis le 8×17. Aucune couleur que le noir après le départ de Dominika. House avait fait de son moi un tombeau de tout sentiment, et ce noir fait penser à un cimetière hanté de spectres, parsemé de tombeaux.

Ce noir fait également penser au noir des prochains épisodes et en particulier lors des épisodes 8×19 et 8×22, car techniquement, ils sont les plus noirs.

Cette obscurité morbide qu’on voit chez House dans le 8×18 vers la fin de l’épisode, est la même qu’on voit dans le bureau de Wilson (fin du 8×18). La fin de la relation avec Dominika libère donc de la place pour Wilson dans la vie de House…

On est arrivé à Wilson et au Hilson, enfin. Il y’avait dans le cas des signes inquiétants nous rappelant Wilson (pour ceux qui ont tout regardé, faire du recul est intéressant), on avait regardé un 8×16 plus inquiétant qu’il n’y parait, puis on avait assisté dans ce 8×18 à 3 apparitions uniquement de Wilson, et c’était toujours House qui allait le chercher sans se douter une seule seconde de ce qui se passait.

Le jeu de l’acteur Robert Sean Leonard est tout simplement époustouflant et génialissime dans cet épisode, il en est de même pour Hugh Laurie. Sacré duo !

A chaque fois que House essayait de rencontrer son ami, ce dernier disparaissait comme un fantôme, derrière quelques excuses bien amenées. Wilson esquivait la parole, il fuyait son ami le long de l’épisode et ne voulait plus l’écouter.

En fait, House était tellement préoccupé par ses petits problèmes personnels qu’il ne vit pas l’embarras dans les yeux de son pote qui voulait être seul.

House réessaya de parler avec Wilson après avoir foiré les consultations de ce dernier, et je crois qu’il avait pensé que Wilson faisait la tête à cause de ce qu’il avait fait (l’interrompre en pleine consult’), au point de ne pas manger avec lui comme d’habitude. House (fait rarissime) acheta de la nourriture pour lui et pour son pote, mais ce dernier esquiva la conversation et quitta le bureau. Note: Wilson regarde sa montre, un clin d’oeil pour un certain compte à rebours mais également à un certain 8×20 où Wilson parlera de cette montre, qui nous est très symbolique du temps restant.

La première fois que j’ai regardé cet épisode il y’a environ un an, je me suis demandé ce qu’avait Wilson pour se comporter ainsi, car cela ne lui ressemblait pas.

La 3ème et dernière scène au bureau de Wilson était complètement obscure et triste. Dans le noir, Wilson se dressait comme un zombi, l’air effondré. Très subtil le jeu de RSL, vraiment !

House entra, ne regarda même pas son copain qui ne le fuyait pas cette fois et resta silencieux, et raconta sa journée, ses problèmes sans se douter une seule seconde du choc qu’il allait avoir.

Wilon, tourmenté, finit par faire une révélation qui laissa n’importe quel téléspectateur sur le cul. Admirez ce jeu d’acteur : House qui ne croyait pas Wilson…jusqu’à être terrassé par le coup de massue qu’il avait pris sur la tête et nous avec ! C’était un moment diaboliquement émotionnel entre les deux amis et même pour les téléspectateurs derrière leurs petits écrans.

House qui voyait tout, qui voyait de quoi rêvait Park ou Chase, n’avait pas vu un coup pareil venir ! Et son regard Halone à la fin des dernières secondes de l’épisode…Qui va consoler l’autre ? Les deux étaient à consoler, l’un pour sa vie menacée, l’autre qui avait tout perdu et ne lui restait que son ami. House avait peur de le perdre pour la même raison citée dans le 6×10 « Si tu meurs, je me retrouve tout seul ». Un vrai cauchemar morbide qui s’est réalisé à la fin de cet épisode que j’ai beaucoup adoré ! Maintenant House le sait, son ami aura besoin de lui. Mais que va-t-il se passer dans le 8×19 auquel j’ai fait allusion avec certains indices dans le 8×16 ? Ce qui est sûr, vous allez découvrir l’amitié entre House et Wilson telle qu’elle est en réalité, et ce que nous cachent certains masques…

Une nouvelle page se tourne avec cet épisode qui marque la fin de House et sa relation habituelle avec la team, de la relation House et Dominika et le début d’une série d’épisodes Hilson-Halone marquant le grand final de House. La boucle était bouclée avec Dominika, Chase-Park et la team se séparant lentement mais sûrement de House, en revanche, ce dernier et Wilson vont beaucoup se rapprocher dans les 4 prochains épisodes.

Ça sent un passage de relai très proche, ce 8×18 est un grand tournant dans la série et la saison 8. Il y’aura une future lumière noire éclairant notre couple préféré : House et Wilson. Ils sont le pilier de toute la série. J’intitulerai cet épisode « L’annonce » car l’annonce de la maladie de Wilson est l’annonce de la fin de House. C’est le début de l’arc final.

C’est un épisode bizarre et loufoque, léger mais chargé en tristesse et du non-dit.

Voilà donc ma review du 8×18, je vous remercie de votre lecture et surtout de vos commentaires qui sont toujours les bienvenus.

 

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House – Review du 8×17

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Après des jours et des jours, me voilà de retour ! Certes, le moral n’est toujours pas au beau fixe, mais je voulais bien écrire une chose à propos de l’épisode 8×17 « We need the eggs ». Ce qui m’a aidé pour le retour était un visionnage multiple de deux épisodes, à partir desquels je suis reparti sur les symboles pour m’occuper l’esprit. Pas fun d’avoir le moral aussi bas, hein…

Avant de vous parler un peu du 8×17, je fais un petit détour par le 8×16. Je vous ai bien emmerdé avec les chiffres dans cet épisode, lol. En fait, je compte quand même vous dire deux indices que j’ai oublié de citer dans ma précédente review, ensuite promis juré ce sera le retour au 8×17 !

Dans le 8×16, un truc est assez flagrant et net qui peut aisément nous rappeler Wilson, il s’agit du nouveau prénom de l’acteur « Wendel ». Il y’a cette lettre W qui lie les deux, comme s’il s’agissait d’un jeu de piste. Mieux encore, « Duncan » qui était le prénom utilisé par l’acteur est assez frappant. En VF on ne pourra pas deviner certaines choses, mais si le D de « Duncan » était inscrit dans la même lignée des indices, un D comme « Death » (mort) par exemple ! On aura un « Death » et  « Wilson » le tout accompagné par le fameux chiffre 5 dans la même phrase.

Ce qui annonce une noirceur et un pessimisme dégagés de ces deux prénoms et d’un chiffre. Et si on insiste sombrement sur Wilson, on retrouve le fameux  5 B qui signifie un autre chiffre : 52 ! Et si on se rappelle bien, en 2012 House était âgé de 52 ans. Il y’a aussi une certaine insistance sur House, avec ces chiffres.

On insiste implicitement grâce à tous les indices retrouvés dans le 8×16 sur House et Wilson, une insistance inquiétante et sombre. Un message glauque de la part du 8×16 !

Comme promis, retour au 8×17 « We need the eggs » alias « Poupées d’amour » diffusé sur TF1 le 5 Mars 2013, cet épisode avait récolté 6.7 millions de téléspectateurs qui avaient assisté à une histoire de fous. J’ai regardé la VF, inutile de vous dire que c’était scandaleux.

Quand Park dit en VO à Taub : « Je te casserai la gueule », on ne doit JAMAIS dire en VF « Je te casserai les genoux » ! Pitié ouvrez un dictionnaire anglais-français si vous êtes aussi incompétents !

Les voix des nouvelles en VF me sont insupportables, si seulement on sentait le minimum d’émotion ! On dirait des robots. Ma position reste la même qu’au 8×05. Vive la VO !!

Bon, je passe à l’analyse de ce 8×17. Il m’a fallu le regarder 3 fois, la première fois c’était en VF et je n’ai pas apprécié les voix et la traduction pourrie, la deuxième fois c’était en VO mais j’avais le moral en chute libre, la 3ème fois c’était en VO pour plus de concentration devant tout ce découragement.

I. Blocage

On aborde la thématique des relations humaines et surtout amoureuses dans cet épisode. Les répercussions du cas furent différentes sur les membres de l’équipe. Je vais commencer par Adams et Chase qui n’étaient pas insensibles face à ce cas-miroir de leurs échecs dans le passé.

Chase par exemple, est bloqué à cause de ses relations multiples, pour lui il est impossible de concevoir une relation stable avec quelqu’un. Il a couché avec une patiente dans le 8×12 sans se soucier du règlement. Il n’a pas envie d’une relation sérieuse et durable, ce qui prouve qu’il n’est pas prêt d’avancer.

Pour Adams, c’est différent. Elle est la plus touchée par l’histoire du patient que le cas lui-même (de toutes les façons, les histoires et les symboles sont plus importants que les cas médicaux dans la saison 8 !) Chaque cas raconte une histoire, et cette fois, il s’agissait de la sienne, en quelques sortes. On sent qu’elle est la plus concernée. Enfin un peu de lumière sur ce personnage invisible de la team !

Adams s’occupe bien de la poupée comme si c’était un être vivant, elle n’avait pas joué avec sa poupée dans son enfance, il fallait un rattrapage à ce personnage inutile. Elle lui fait des points de suture et un pansement, sans parler des jolis vêtements dont aurait besoin un autre patient vivant. On se demande franchement où elle a oublié son cerveau si elle en a un. Allez, on joue avec la poupée en la mettant sur une chaise roulante ! Les vrais patients qui auraient besoin de cette fichue chaise, on s’en fout…ils sont tellement chiants ! Je me suis demandé si on prenait les téléspectateurs pour des cons avec ce coup-là, quand on pense au racisme dans le monde et voir un bout de plastique traité comme un être humain ça donne envie de vomir.

Retour à cette chère Adams, qui s’investit émotionnellement dans le cas qui la touche de près, bizarrement plus que Taub et Chase qui ont connu comme elle, l’expérience du mariage. Peut-être croyait-elle que l’ex-petite amie du patient l’avait trompé ? L’infidélité est mise sur le tapis, ici.

Sans qu’Adams le sache, elle se rapprocha du patient et même trop. Adams parla de son passé, de l’infidélité de son mari, hisse le voile de la morale. D’ailleurs elle peut rappeler Cameron avec ce côté-là, compatissant, moralisateur et émotionnel.

Dans ce 8×17, Adams est moins chiante, mais elle reste chiante tout de même ! On découvre également qu’elle est accro aux œuvres de charité.

Bref, on découvre que la poupée d’amour de Chase était ses conquêtes féminines et ses coucheries, celle d’Adams était ses actes de charité à cause de son blocage sur les relations amoureuses.

Adams n’est pas prête à s’engager, encore traumatisée par son divorce, mais quand elle décida d’avancer en parlant avec Chase, ce dernier la largua contre toute attente.

Le blocage était moins visible avec Taub, qui essaya d’avoir une aventure avec une femme qui fut attirée par Sophia, mais en revoyant Taub elle remarqua que c’était Sophie ! Les filles de Taub étaient un obstacle pour les fantasmes de leur père qui vit son coup foirer à cause d’elles ! Bon ou mauvais point ? A voir ! En tout cas, l’aventure de Taub était hilarante et nous montrait qu’il n’a jamais changé, lol. Il trouva que le véritable prix d’une poupée était de 5000$ (encore cette répétition du chiffre 5 !) et c’est grâce à la curiosité hilarante de Taub qu’on découvrira l’histoire de la poupée…

Reste Park, celle qui est la seule à ne pas avoir connu l’expérience du mariage, et celle qui paraît la plus coincée pour accepter une invitation d’une répétition musicale avec un groupe. Le mauvais caractère de Park était fatal pour ses relations et son attitude était plutôt craintive et hilarante. A la fin, Park suivit le conseil de Taub et joua à la guitare, très douée d’ailleurs ! Elle seule avait avancé en quelques sortes, en acceptant enfin l’invitation après une longue hésitation nous dévoilant son manque de confiance en elle. Très jolie voix de Charlyne Yi qui brise tous les complexes de Chi Park, sa jalousie de la beauté d’Adams, ses cheveux, ses paroles absurdes parfois…

Park s’est mise en question concernant son comportement, et n’avait besoin que du coup de pouce d’un expert en la matière, à savoir Taub !

Bref, si tout finit en musique, il y’a une profonde tristesse à noter quand même, celle de ne pas pouvoir avancer à cause de certains obstacles, comme les enfants de Taub, ou le fait qu’Adams et Chase restent bloqués avec leur passé. Le mariage et les infidélités coûtent cher.

II. Les poupées

N’avez-vous pas remarqué que lorsqu’on se concentre sur le patient, on a plus de symboles ? Très intéressant le fait que ce soit intéressant. (Plus de 30° aujourd’hui, je porte des vêtements lourds comme si j’habite en Sibérie…C’était un HS) Retour au patient de cet épisode !

Nous avons un patient nommé Henry, âgé de 35 ans, qui a du mal à se remettre d’une rupture amoureuse. Ici, on est allé à l’extrême scénaristique, un patient frisant la folie et la schizophrénie qui vit avec une poupée, qui lui parle, qui couche avec et avec laquelle il maintient un lien stable. Il avait dépensé 7000$ pour l’avoir et l’appelle « Amy » comme n’importe quel être humain.

Cette situation peut être hilarante en apparence pour ceux qui n’ont pas vécu son cauchemar, mais quand on y pense plus profondément, le sujet traité est grave. Il y’a des ruptures amoureuses qui traumatisent les uns plus que les autres, certains ne peuvent plus avoir un lien stable avec autrui (perte de confiance en soi et en l’autre), d’autres passent à la loi de la jungle aveuglés par la colère du désespoir, d’autres en deviennent malades et d’autres se renferment à la société.

Henry est un patient-miroir, il est renfermé sur lui-même et rejette ceux qui l’approchent, comme la voisine Molly qui en pinçait pour lui avant de découvrir son histoire de poupée. Sa prétendue fiancée était un bout de plastique ! On peut en rire, ou bien contempler avec tristesse.

Par contre, Henry tombe amoureux toujours des personnes qui ne l’aiment pas, comme la véritable Amy, ou Adams ! Pas de chance…Il devrait créer une poupée « Adams » pour fantasmer dessus, au moins on saura à quoi elle a servi.

Plus sérieusement, le cas est flippant et intéressant. Frappé par des symptômes aussi graves les uns que les autres, Henry n’a pas été ménagé par les scénaristes : larmes de sang, suffocation, problème hépatique, fièvre…. Quand à Amy, rassurons-nous : elle n’avait qu’une bulle d’air ! (elle est super canon néanmoins, cette poupée) lol.

Parmi les symptômes du patient que j’ai cité, j’ai occulté exprès un symptôme clef. En effet, il y’a un symptôme très intéressant à analyser ! C’était une hallucination du patient concernant sa poupée Amy. Avant toute chose, un détail m’a sauté aux yeux, je ne sais pas pour vous, mais la poupée avait une vague ressemblance avec Adams et avec Dominika. D’ailleurs c’est assez intéressant, cette lettre « A » avec laquelle commence « Amy » et « Adams » comme par hasard…

Retour à l’hallu, la poupée était devenue vivante, elle parlait et symbolisait tous les fantasmes sexuels du patient…à première vue. Continuons : elle était couchée sur le patient, et venait à peine de l’embrasser qu’un évènement inattendu se produit, mais passons…

Cette scène est exactement celle du 8×18, où Dominika était couchée sur House à moitié vêtue, quand le téléphone sonna. Bien sûr qu’on peut dire de l’hallucination détaillée qu’elle est un indice pur et dur de ce que se passera entre House et Dominika : l’un des deux sera blessé par l’autre.

Le sang d’Amy n’est qu’une métaphore de la blessure morale que subira Dominika, et les hurlements d’Henry n’étaient qu’un indice visuel et auditif des sentiments éprouvés par House.

Cette hallu est capitale, car elle souligne déjà la fin de la relation House-Dominika. Mieux encore, quand j’ai comparé Dominika à Amy, je n’avais pas tort de penser que chacune ressemblait à l’autre, chacune n’embêtait pas son conjoint et l’attendait à la maison chaque soir. En plus, Dominika est en quelques sortes séquestrée par House, comme Amy la poupée d’Henry.

Il faudra aussi souligner le fait qu’il y’a des points de comparaison entre House et le patient. D’abord, on retrouve cette insistance sur la lettre « H » [House-Henry] comme l’épisode précédent [House-Hatcher]. Chacun des deux personnages a des problèmes de communication et de relations et chacun a eu des séquelles à cause de cela : House passa par la prison à cause d’une rupture amoureuse, Henry s’emprisonne et se contenta de fantasmer sur un morceau de plastique. Henry, tout comme House, rejette les relations avec les autres et surtout blessa Molly sa voisine. Cette dernière est en quelques parts le reflet de quelqu’un d’autre qui sera blessé : Dominika.

Cette poupée, comme vous l’avez constaté, n’en était pas une, car avec cette 2ème partie de la saison 8 tout est plus symbolique que jamais ! Tenez, même le chiffre 8 se répète avec l’âge du patient (3+5) et dans des pareilles conditions, le chiffre 8 est plus un chiffre d’échec qu’autre chose. (C’est aussi un joli clin d’œil à la saison 8 qui est la dernière !).

Dans la forme du rejet, on trouve Adams rejetant Henry qui rejeta Molly. Parallèlement, la prostituée rejeta House qui rejeta Dominika.

Quelle prostituée ? Attends…Quel rejet ? Il faut passer à la 3ème partie !

III. Le fil d’Ariane

Cette partie concerne House et Dominika. Et dès le début de l’épisode, on a eu le droit à un défilé de prostituées pour choisir laquelle d’elles pourrait tout faire ! Ça a apporté une grande touche de légèreté et d’humour à l’épisode.

Cependant, la call-girl parfaite de Houe n’était pas parmi les 4 prostituées qu’il avait invitées tout en faisant le différentiel en bon vieux excentrique ! Il rejeta 4 prostituées et courut derrière la 5ème qui le rejetait sans cesse !

Tiens, 5 prostituées, encore cette répétitions incessante du chiffre 5 ! Il reste 5 épisodes avant la fin !

Je tiens à dire que même si les apparitions Hilson étaient un peu rares par rapport au 8×16 par exemple, elles étaient sympathiques et marrantes. Wilson avait bien visé en parlant de Dominika. Il est vrai qu’elle inclut tout ce que House attendait des prostituées : l’amour de la musique, la complicité, le jeu, l’intelligence, la beauté, la jeunesse…Le plus fou, c’est que House ne s’en est pas rendu compte tellement il vivait dans sa bulle, un fossé le séparant de Dominika avec cette crainte infernale des sentiments auxquels il n’était pas si indifférent que ça.

On peut expliquer l’image de House rejetant les 4 prostituées, alors que la 5ème le rejette. Dans le 8×18, et après son rejet de Dominika, ce sera au tour de cette dernière de le rejeter. Ses 4 apparitions pleines de rejets seront suivies d’une 5ème apparition différente (8×22) où tout sera étalé.

Dans ce 8×17, la 5ème prostituée a rejeté/largué House. Afin de tout connaître sur son prétendu mari, House le poursuivit, l’oreillette prête, comme un jeu d’espionnage. Avec son acolyte et bras droit Dominika, il n’hésita pas à utiliser sa femme comme appât sexuel pour le mari de sa meilleure call-girl (House est vraiment ultra-possessif !), et avec une franchise hilarante Dominika ira droit au but « et si on couchait ensemble ? » et le mari «oui ! bien sûr ! » lol, un vrai cadeau du ciel, comment refuser une aussi charmante compagnie ? En plus Dominika se la pète ! MDR. Et puisqu’on nageait dans le comique, le mari s’est révélé le frère de la prostituée qui s’est enfin expliquée avec House : elle le trouvait attiré par Dominika, et vice-versa. J’ai beaucoup aimé la relation entre House et Dominika que je trouve personnellement plus réaliste que les autres ships. Une relation housienne !

Le regard de lynx de la prostituée ne portait l’ombre d’un doute. Ces deux-là avaient quelque chose en commun, discrète, et elle se sentait étrangère voire rejetée malgré l’objection de House qui trouvait que son mariage n’était qu’un faux, or House n’admettait toujours pas qu’il avait dépassé le cap du jeu vers le sérieux. Le fil d’Ariane conduit directement vers Dominika.

Le regard échangé entre House et Dominika en disait long. Chacun appréciait l’autre, mais le regard sombre de House était plus révélateur : ça sent la fin de cette relation, surtout que c’est lui qui en a pris la décision en jetant à la poubelle la lettre de l’immigration, sachant que la vérité éclatera un jour ou l’autre, reste à savoir quand et comment !

House n’a pas changé en gardant Dominika prisonnière chez lui. En lui cachant la vérité, c’était sa manière de s’attacher à quelqu’un mais il était résigné à s’auto-condamner à rester malheureux et seul, et qu’aucune relation avec les femmes ne marchera de toutes les façons.

Bref, une fin noire sur une belle mélodie, ce qui n’annonce rien de bon pour la relation de House et Dominika. Mais, si on va plus loin dans l’interprétation de ce côté noir (et vu qu’on parle de relations ici), on peut dire que sa relation avec tout le monde se détériorera d’une certaine manière, surtout avec son ami Wilson. Pour ceux qui m’ont compris, je vise loin, très loin…le 8×21 !

Voilà donc ma review du 8×17 qui a failli ne jamais voir le jour. J’espère continuer le mieux possible les 5 prochaines reviews puisqu’elles seront à propos du grand final. Vous l’avez compris, ma prochaine review sera à propos du 8×18, le premier épisode du grand final. Merci de m’avoir lu et merci pour vos messages de soutien. Vos commentaires à propos de ce dernier épisode avant la finale sont les bienvenus !

 

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House – Review du 8×16

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Allez hop, une guitare électrique pour commencer ma 16ème review ! Je dois cesser de penser et de repenser à regarder Shinichi Kudo, lol. Il y’a un truc que j’ai lu récemment (je lis presque tout mdr) sur un site US de House. Une fan américaine avait écrit en gros « c’est très difficile de commencer ce 8×01 », plus tard elle avait posté un second commentaire « c’est très difficile de regarder ce 8×02, je vais arrêter de regarder cette saison ». Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi avoir commencé à regarder une saison dont on n’en veut pas d’avance?

Retour à nos moutons ! Le 26 Février 2013 était la dernière soirée housienne de Février, où l’épisode 8×16 « Gut check » alias « Jeux de brutes » fut diffusé sur TF1 directement après le 8×15. Le 8×16 avait totalisé l’audience de 6.3 millions de téléspectateurs.

Cet épisode était mon dernier épisode en VO, et j‘ai préféré regarder les 3 prochaines soirées en VF pour une raison simple, la fin ! Je me rappelle qu’en 2012, avant même sa diffusion aux US, je me suis permis de juger le 8×16. Erreur !

Avant de commencer mon article, je fais un détour par les chiffres : dans ma review du 8×15 si vous vous rappelez, j’avais évoqué le chiffre 5 sans le souligner. Ce que je veux dire, c’est qu’il y’a des chiffres qui se répètent incessamment depuis le début de cette saison, et pour tout vous dire ils sont 6 chiffres au total : 5, 8, 2, 10 ainsi que deux autres chiffres d’une importance capitale, l’un des deux est en « hibernation », l’autre est là mais implicitement (ce qui fait 5 chiffres explicites et un chiffre implicite). Un jour viendra pour que je vous explique leur rôle…on est proche de la fin, et je trouve important de parler un peu des chiffres, ici.

Très vite, j’ai distingué 3 histoires grâce à 3 parties nettes dans l’épisode qui tournent autour de la famille, de la responsabilité et des couples, bonne lecture et tous vos commentaires sont les bienvenus !

I. Envie et culpabilité

Avec la répétition incessante du chiffre 3 dans cet épisode, on est obligé de reconnaître qu’on n’a pas le choix qu’utiliser 3 parties, mais le 3 est un chiffre indicateur très lié à cet épisode que je ne peux pas l’ajouter à la liste des chiffres remarqués, car les chiffres dont j’ai parlé un peu dans l’introduction ont un rôle bien plus important, j’en parlerai bientôt de toute cette histoire le moment venu ! J’en parlerai davantage du chiffre 3 dans cette review…

« Envie et culpabilité » est le titre que j’ai choisi pour la petite histoire de Chase et de Park, qui fut d’ailleurs assez sympa et intrigante. En effet, les deux personnages avaient acquis une dimension plus supérieure cette fois, laissant leurs blouses blanches de côté pour la première fois.

On retrouve Park en froid avec sa famille et en particulier avec sa mère. Cette dernière, voulait que sa fille s’occupe de Popo, sa grand-mère. Le seul bémol, c’est que Park voulait s’en débarrasser et finit par se confesser à Chase, en se plaignant de sa situation familiale et surtout, Park enviait Chase pour son indépendance. Ce dernier lui dit qu’elle ne deviendrait indépendante que lorsqu’elle perdrait tous les membres de sa famille, excellente réponse Chase ! Car c’est à partir de ce qu’il avait dit à Park que tout dégénère chez elle (là je paraphrase l’histoire un peu, mais je déteste par-dessus tout résumer sans la moindre analyse ou remarque).

Bref, Park entra en conflit avec sa mère et dormit dehors, dans sa voiture. D’ailleurs c’est grâce à la remarque de House que Chase se préoccupa de Park, et leur relation amicale-fraternelle fut mise en avant avec la culpabilité de Chase.

En effet, Chase s’est senti coupable car il avait cru que c’était à cause de lui que la relation de Park avec sa mère s’est détériorée, que c’était lui qui l’avait poussé à se rebeller contre sa famille.

Ainsi, Chase demanda à Park de déménager chez lui pour une cohabitation temporaire. Une cohabitation tu as dit ? Je dirais un mélange d’envie, de jalousie et de reproche qu’éprouvait Chase dans une pareille situation !

En fait, Chase envie Park aussi, pour le fait qu’elle soit aussi bien entourée des membres de sa famille, chose qu’il n’a pas eu. Chase est un autodidacte, qui avait vécu un passé peu enviable. Avec deux parents aussi irresponsables, un père qui est absent et une mère alcoolique sans parler d’une petite sœur de laquelle il s’était occupé, Chase était l’homme de la maison depuis son jeune âge, et sa réaction jalouse face à Park est compréhensible.

Chase est quelqu’un qui vit seul mais on sent bien qu’il veut avoir une famille comme celle de Park, un souhait dur auquel Chase décida de tout faire pour le réaliser même temporairement.

L’air moqueur de House était intéressant ! Pour lui, Chase se culpabilisait pour toutes ses conquêtes féminines ! Et à vrai dire, Chase est instable tout comme House concernant les relations féminines, c’est la première fois qu’une fille entre chez lui sans qu’il ne couche avec ! L’hypothèse de House tient la route, lorsqu’on voit le parcours chaotique de Chase concernant les relations.

Chase utilisa Park et la manipula en se rapprochant d’elle un peu. On peut aussi dire qu’il la considérait quelques parts comme sa « petite sœur », après tout, le fait qu’il ait en quelques sortes abandonné sa petite sœur qui le détestait (un secret dévoilé dans le 8×09) participait davantage à sa culpabilité et à sa rédemption.

On peut donc remarquer que par rapport au début de la saison, où Chase rejetait Park car elle était « bizarre », là il se comportait avec elle comme un grand frère protecteur. Cette évolution intéressante de Chase n’est pas soudaine, après tout ce qu’il avait enduré cette saison. Cela nous montre que Chase s’est remis en question par rapport à son passé, ses relations envers les autres, et sa solitude n’a fait qu’accroître son besoin décisif d’héberger chez lui plus longtemps Park et sa grand-mère Popo.

A son tour, Park s’était remise en question et décida de se réconcilier avec sa mère, lors de la fin de l’épisode. A chacun ses démons intérieurs à combattre tout seul…Cette introspection des deux personnages Park et Chase (avec des passages hilarants) nous montre que ce couple d’amis s’était réconcilié avec eux-mêmes avant tout, afin de mieux évoluer par la suite. Cela rend la relation entre ces deux-là plus intéressante et ouvre même des nouvelles perspectives les concernant.

La scène finale où Chase partageait un moment fun avec Popo en jouant aux cartes était une scène sympathique et pleine de complicité.

On peut se rappeler de la remarque coquine de House envers Chase qui aurait pu, selon lui, demander à Park directement de coucher avec lui, lol. Pauvre Chase, il avait une drôle de tête !

Bref, c’est une relation amicale à ne pas prendre à la légère, où on remarque les prémices d’une certaine attirance entre ce duo !

II. Crédibilité

Je passe sans transition à la deuxième partie, où un autre couple d’amis s’est formé : Taub et le patient. Qui dit patient dira toujours cas miroir qui inclut ici Taub et House !

Dans cette partie, trois chiffres nous frappent de plein fouet : le 8, 5 et 2. Bon, j’ouvre une parenthèse concernant ces chiffres mais je ne vais pas en parler longtemps. Le chiffre 5 se répète incessamment depuis le début de la saison 8 tout comme les chiffres 8 et 2. On sait tous ce que le 5 cache comme détail morbide. Dans cet épisode, le patient était entré en piste dans les 5 dernières secondes. (Le 5 se répètera encore mais je vais en parler dans la dernière partie)

Pour le chiffre 8, c’est très évocateur : on est dans la dernière et 8ème saison, les clins d’œil envers cela ne s’arrêtent pas. Le patient portait le chiffre 44, il suffisait d’additionner 4 et 4 pour se retrouver avec cette répétition du chiffre 8.

Enfin, je ferme la parenthèse avec le chiffre 2. N’importe qui remarquera que chaque partie est liée à un couple d’amis. En plus, le patient avait 22 ans (répétition du chiffre 2). Le chiffre 2 se répète également dans chaque épisode !

Bref, c’était une parenthèse/un aperçu des sens multiples des chiffres et leur répétition. Dans cet épisode, beaucoup ont détesté Taub, personnage malaimé depuis toujours. Et pourtant, on passe dans cet épisode du papa poule au médecin doué. Ce personnage méritait plus d’intérêt de la part des fans. On passe à la chasse ? C’est parti !

Le patient est une brute qui s’est lié d’amitié avec un médecin qui est Taub. Le long de l’épisode, Taub refusa d’admettre la corruption de son jugement et sa subjectivité pourtant apparente.

Le patient est assez intéressant pour qu’il touche Taub à ce point : il a le dégoût de lui-même et l’autodestruction en recevant les coups des autres brutes afin de protéger les plus petits et les plus fragiles, grâce à sa carapace. Il n’hésita pas à avouer qu’il voulait changer de vie même s’il gardait de l’espoir dans sa profession de brute plus qu’un sportif. Vouloir changer est une thématique du déjà vu puisque c’est une thématique récurrente dans House M.D jusqu’au dernier épisode ! Mais entre la théorie et la pratique, il y’a un énorme fossé.

Taub essaya de donner de l’espoir à ce joueur, surtout que Taub eut une réaction de reconnaissance face à cette brute, et s’investit émotionnellement sans le savoir, perdant toute crédibilité. House lui fit remarquer d’ailleurs sa subjectivité, mais Taub persista.

Ce cas est une sorte de cas miroir de Taub et de House. On apprend par exemple plus sur Taub et son malheureux passé plein de maltraitance. Si le petit gabarit de Taub était un complexe, l’énorme gabarit du patient lui posait également des problèmes. Les deux n’avaient pas pu réaliser leurs rêves, et chacun dû se contenter de se qu’il pouvait faire pour satisfaire les autres.

Notre patient est une sorte de « Quasimodo » pour Taub, une brute certes, mais sympathique.  D’ailleurs, House demanda à Taub s’il était une brute, mais Taub ne le considérait pas ainsi !

Pour le cas, symptômes assez loufoques, on passe d’une toux de sang à une paralysie des bras, à un matage des seins etc. J’étais plié quand j’ai vu Taub regarder avec attention les gros seins du patient mdr ! Les seins étaient toujours son truc, lol. Bref, des symptômes aussi bizarres les uns que les autres, à tirer par les cheveux !

House était à la fois gentil et perspicace en mentant à Taub, car il savait qu’il pouvait résoudre ce cas en continuant jusqu’au bout. House se foutait de ce que le patient lui avait demandé de faire (éloigner Taub) et c’est grâce à l’aide de House ainsi qu’à ses conseils que Taub s’est remis en question, se trouva subjectif et préféra s’éloigner du cas. C’est grâce également à une métaphore de House que Taub eut pour la 2ème fois dans cette saison, une illumination housienne ! (voir le 8×13 pour la première illumination). Remarque : encore une répétition du chiffre 2 !

Alors pourquoi se plaindre de Taub or on creuse son personnage ? Là il était beaucoup plus objectif.

Concernant House et le patient, c’est assez intéressant de les comparer dans ce cas-miroir. Non seulement ce sont deux bad boys qui, en apparence, affichent un air dur et hostile envers autrui, qui sont seuls, mais qui ont des points communs plus profonds dans cet épisode, comme si les scénaristes eux-mêmes voulaient passer un message secret aux téléspectateurs.

D’abord, les noms de ce duo commencent avec la même lettre : House et Hatcher. La lettre H est présente comme par hasard ! Ensuite, j’ajoute un indice très profond. L’âge du patient est 22. Le patient est seul et son prénom est Bobby. Si on joue un peu avec les chiffres et la première lettre du prénom du patient, voici le résultat direct : 221B. Cela ne vous dit rien ? J’adore les devinettes ! Je me passe bien sûr de vous mentionner  le nombre de la lettre B dans le prénom du patient…On se demande bien ce qui lie le chiffre 3 à ce fameux 221B, hum. Inquiétant.

House et Hatcher aident et protègent autrui à leurs manières, l’un en manipulant, en mentant, montrant son narcissisme à l’extrême, l’autre en brutalisant, en cognant, en envoyant des brutes aux urgences…Mais les deux (House et le patient) se ressemblent plus que le couple Taub-Hatcher.

A la fin, le patient décida de continuer son parcours de brute, de « bête de spectacle » devant les offres qu’il a eues, ce qui confirme les propos de House : personne ne change !

III. Deux pères, deux gosses

J’espère que vous n’avez pas trouvé la 2ème partie trop longue, lol. Car là, je passe à la 3ème et dernière partie consacrée totalement au Hilson. Comme je l’ai mentionné dans ma précédente review du 8×15, on se reconcentre petit à petit sur le pilier de la série et le tandem de choc House et Wilson ce qui est super ! Dans cet épisode, on a un Hilson qui remonte en puissance.

L’histoire commence par l’aveu de Wilson ―celui de vouloir avoir un enfant― à House qui l’avait poussé à avouer son envie paternelle (thématiques de l’amitié et de la paternité se mélangent). C’est fou quand même les remarques pertinentes  et précises de House concernant le corps de son ami qui lui transmettait plus d’infos que les paroles.

On peut également deviner que ce n’est pas la première fois que House remarque ce qui arrivait à Wilson, la preuve était le jour même avec un coup joliment monté pour piéger Wilson (tout était préparé d’avance !) avec le coup du fils prodigue !

Le coup de l’enfant était brusque, brutal et étrange pour les téléspectateurs mais bien mené par House qui avait tout orchestré dans les coulisses. On se fout si le gosse n’était pas naturel dans ses gestes, dès le début je savais que c’était un coup housien !

House appâte Wilson avec le souvenir de l’une de ses conquêtes féminines « la fauconnière » (drôle d’appellation, on sent que les choix de Wilson ont été bizarres depuis toujours, pas étrange qu’il n’a que House comme meilleur ami !) afin de le piéger avec l’hypothétique existence d’un enfant de 11 ans (encore cette répétition du 2, mais d’une autre manière : 1+1 !).

Bref, Wilson tomba dans le piège de House à qui il n’a fallu que Facebook (il y’a une certaine moquerie scénaristique de facebook ici, le réseau social des « amis » et des mensonges, peut-être que je me goure, mais c’est à explorer !), un jeune acteur et une bonne dose de mensonges !

On voit tout de suite que Wilson voulait y croire jusqu’au bout, mais House s’est révélé un fin connaisseur des actes et des pensées de son ami. Un manipulateur gentil ou un ami trop soucieux ? Un exemple : l’idée de la pizza était suggérée par House qui en mangeait un gros morceau à la cafétéria devant Wilson. Il savait que Wilson trouvera bien de partager la pizza avec son « fils » lors du dîner.

Malgré le fait que l’enfant n’était qu’un acteur, House feignait la jalousie pour cacher le fait qu’il était vraiment jaloux que Wilson passe plus de temps avec un prétendu fils qu’avec lui. Symboliquement, House est ce fils, il l’a toujours été et il dépend de ce besoin vital de Wilson, tout comme ce dernier ! Bref, House est ultra-possessif, et ce n’est pas un scoop ! Wilson est pour House au-delà du guide, de la conscience, de l’ami, du frère…C’est le père rêvé !

House voulait SON Wilson à lui tout seul, personne ne pouvait le lui arracher ! Si seulement il savait qui pouvait le lui arracher…

Le jeune acteur est un miroir de House : menteur, manipulateur, brillant et acteur (House est un bon acteur, si vous vous rappelez comment il a feint être malade dans le 8×15, et j’en passe!). Le jeune acteur ressemble plus à House qu’à Wilson surtout au niveau comportemental. Quand le jeune acteur est avec Wilson, on dirait un House miniature ! lol.

A chaque fois que Wilson avait un sourire béat (MDR), voulant aller jusqu’au bout avec « Duncan » son présumé fils tout gentil tout parfait (le portrait craché de son papa mdr) et tant rêvé, House rajoutait une couche d’obstacles pour prouver qu’il avait raison, que connaissant Wilson, il savait qu’il ne pourrait jamais s’occuper d’un gamin à charge vu la grande responsabilité. On dirait carrément que House s’endosse la responsabilité de veiller sur Wilson comme un père sage !

C’est plutôt une simulation d’une réalité parallèle, et non la réalité en elle-même. C’était plus qu’un simple jeu ou un pari. House protège son ami en l’enrobant de mensonges.

La première fois que j’ai regardé ce jeu-là, je me suis demandé quel ami pouvait faire cela à son copain. J’ai bien adoré le concept ! House avait fait vivre Wilson dans un rêve presque réel et c’était toujours lui qui le comblait de joie. Avec son cadeau à double face, House voulait, d’un autre côté, que son ami se remettait en question concernant ses propres limites et ses capacités à être responsable d’un gosse car Wilson était lui-même…un gosse !, en distinguant le rêve doux de la dure réalité.

House n’est pas un donneur de leçon, mais il incarne dans cet épisode très spécial une sorte de « conscience » poussant autrui à se remettre en question, ça sent la fin proche, là où on assistera à la remise en question de House, à sa grande introspection.

Le rire soulagé de Wilson à la fin indique une reconnaissance de son incapacité à être responsable d’un enfant qui était devenu un véritable fardeau. Il y’a un trait net de son introspection avec son autocritique de lui-même, lorsqu’il s’était mis en colère contre lui-même avec son incapacité de dire « non », il disait « oui » toujours. Ce point-là sera bientôt affiché dans une séquence émouvante, je ne vous dis pas laquelle ! Mais les connaisseurs savent ce que je veux dire.

La scène finale qui clos l’épisode est adorable entre les deux amis qui se partagent tout, et qui s’aiment bien malgré tout. Scène sympa, à mémoriser surtout !

Avant de conclure, je reviens sur cette histoire de chiffres qui se répètent tout le temps. Que veut dire le chiffre 3 ici ? On avait eu 3 histoires, 3 jours, 3 chiffres (2, 5, 8) qui sont très liés…La répétition du chiffre 3 n’est pas anodine comme on l’a vu, mais cette insistance concerne cet épisode particulièrement. Voilà pourquoi je n’ajoute pas ce chiffre 3 aux autres chiffres que j’ai remarqué. Le chiffre 3 peut nous faire penser aux fameux 3 coups du théâtre (surtout qu’on a un acteur), cela nous fait penser aux coulisses d’un théâtre de marionnettes, où le marionnettiste tire les ficelles tout comme House ici. Mais le chiffre 3 peut indiquer un évènement dans un épisode donné, par exemple dans 3 épisodes il se passera quelque chose, et si on fait la déduction dans cette voie on découvrira que c’est le 8×19 qui est visé, et si je prends le 221B cela a donc un lien dans le 8×19. Alors, que va-t-il se passer dans l’appartement de House dans le 8×19 à votre avis ? Suspense !

Je continue un peu en additionnant les chiffres du 221B, tient…on obtiendra un 5 B ! Le chiffre 5 a été déjà répété avec le gosse « 5 pubs » et voilà le chiffre 5 se répétant pour la 3ème fois consécutive dans le même épisode. Il y’a anguille sous roche ! Si le chiffre 5 est un chiffre noir, que veut-on dire par le B ? (2ème lettre de l’alphabet, tient !). Alors le chiffre 2 répété incessamment peut être à la fois lié aux duos de cet épisode 8×16, mais il peut aussi indiquer quelque chose de noir (puisqu’il est lié au 5) une chose terrible et noire qui peut arriver par exemple dans 2 épisodes (le 8×18) dans lequel le chiffre 2 aura une dimension double. Pas mal du tout comme indice ! On peut aussi interpréter cela comme le fait que dans 2 épisodes, commencera l’arc des 5 épisodes finaux !^^

Et même s’il y’a un clin d’œil au chiffre 8, le chiffre 2 répété ici (le 8×16) et ailleurs insiste sur la présence d’un couple dans chaque partie, ou la dualité rêve/réalité, mais il insiste surtout sur l’amitié profonde que vouent House et Wilson l’un envers l’autre.

On peut réaliser que le 8×16 a mis la pierre fondatrice pour une future relation entre Chase et Park, pour un Taub plus doué, objectif et consciencieux dans son boulot grâce à House, et pour une amitié infaillible entre House et Wilson qui sera bientôt mise à une épreuve extrêmement dure. Bref, un bon épisode que je classe parmi mes épisodes préférés de la saison 8 !

Je crois que je vais m’arrêter là, sinon bonne lecture et chapeau si vous arrivez à lire la plus longue review que j’ai rédigé ! Merci à vous pour vos commentaires.

 

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