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CSI – Immortality – Review du 16×01 et du 16×02

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Titre original de la série: CSI : crime scene investigation/CSI : Las Vegas

Titre français de la série : Les Experts : Las Vegas

Titre du téléfilm : Immortality (16×01 & 16×02)

Ecrit, produit et crée par : Anthony E. Zuiker

Dirigé par : Louis Milito

Durée du téléfilm (sans pub) : 1H26 minutes

Nombre des explosions : 4

Nombre des bombes : 8

Nombre des morts : 9 (en incluant Finn)

Nombre des suspects : 5 (6 si on inclut Lady Heather)

Nombre des téléspectateurs : 12,47 millions pour le 16×01, 11,76 millions pour le 16×02.

Diffusé le : dimanche 27 Septembre 2015 sur CBS.

Nombre des personnages CSI du téléfilm : 11 connus !

Nombre des fois où « Who are you » est répété : 2

Nature : téléfilm signant la clôture de CSI/Les Experts

Séries dérivées de CSI : CSI : Miami (annulée en 2012), CSI : NY (annulée en 2013), CSI : Cyber (en cours, créée en 2014)

A retenir : le retour des anciens, Brass en torche humaine, l’amour unilatéral de Grissom, l’histoire de Lady Heather, le rôle de Lindsey, les symboles, l’hommage à toute une série, le remerciement des fans, bonne enquête, le départ de D.B, un final hautement explosif et romantique, rythme calme des fois et fou dans d’autres, le GSR sous le microscope, pas de Nick et aucun cross-over avec CSI : Cyber. Sinon hâte de regarder CSI : Cyber ce soir car il y’a D.B en plus !

Synopsis : un événement choc paralyse Las Vegas. Catherine, Brass et Grissom enquêtent avec les autres CSI pour résoudre une série de meurtres et d’explosions. Lindsey Willows, la fille de Catherine Willows, apporte un indice important à l’enquête.

Enfin, nous y voilà. J’ai attendu impatiemment Samedi 3 Octobre pour pouvoir enfin regarder tout le téléfilm final de CSI/Les Experts : Las Vegas, diffusé le 27 Septembre. A vrai dire, malgré tous les spoilers que j’ai vu et lu, il restait un truc vague que je voulais découvrir, en hommage à une série pas comme les autres, une série qui, grâce à elle, plusieurs séries ont vu le jour. Ce qui fait d’elle déjà un phénomène immortel incontournable.

Les fans US semblaient euphoriques et surtout accalmis depuis la diffusion d’Immortality, les équipes techniques, scénaristiques et les acteurs ont tous eu leur petit mot…Sauf moi. Alors, je ne sais pas trop par où commencer après avoir regardé ce téléfilm (regardé à deux reprises car je me suis endormi de fatigue en le regardant, lol). C’est le clap final de 15 ans qui est intéressant. Je classerais ce double-épisode final fusionné en un téléfilm parmi les 15 meilleurs épisodes  de la série !

Immortality – 16×01

Première découverte pour moi : l’épisode dure 1H26 minutes et non 2 heures ! Sans doute avec trop de coupures pub on arrive à une demi-heure supplémentaire !

L’épisode commence dans une ambiance noire, premier plan sur Vegas, deuxième plan sur deux mains qui fabriquent une bombe, troisième plan sur Sara entrain d’écrire pour une promotion de directrice de labo. On sous-entend déjà un départ de D.B. Les plans alternent entre Sara et le tueur pendant une minute, on sent déjà que Sara aura un sacré rôle.

Brass apparaît dès la première minute aussi, il était un agent de sécurité d’un casino. Un homme y entre et se fit exploser. Catherine Willows, agent du FBI et propriétaire du casino Eclipse qu’elle a hérité de Sam Braun, revint affolée à Las Vegas, après la mort de 3 et 12 blessés (hommage à un certain 15 ?) J’aime bien le nom « Eclipse », en fait les fans US regardaient en même temps le téléfilm et l’éclipse lunaire en même temps, on peut considérer cela comme un clin d’œil à ce phénomène naturel du super moon et aussi, comme un symbole de l’éclipse d’une série, pour ne pas dire fin, car la série reviendra toujours par plusieurs portes, à commencer par la série dérivée CSI :Cyber dans laquelle on retrouvera D.B Russell ainsi que les autres séries comme Bones ou Esprits Criminels qui perpétuent une part du phénomène CSI.

En parlant justement de D.B, on le retrouve pour la première et dernière fois sur le terrain, face à son équipe d’agents de terrain (Morgan, Greg, Sara) et des rats de labo (Hodges et Henry). Ce qui fait au total 5 face à lui, le chiffre 5 est tellement répétitif dans cet épisode, les clins d’œil aux 15 ans de la série ne s’arrêtent pas. Finn n’était pas là, et vu ce que s’est passé à la fin de la saison 15, on devine ce qui lui était arrivé.

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Récapitulatif de cette dernière enquête : les concernés sont Catherine et Brass, ainsi que l’équipe CSI, face à un acte terroriste qui a paralysé Las Vegas. Pendant que Las Vegas vivait ses pires moments, quelques parts à San Diego, Grissom a été arrêté dans un port car il fouillait illégalement un bateau de pêche et avait trouvé des ailerons de requin (la scène était amusante). J’ai pensé à Nick en voyant San Diego, car il avait quitté Las Vegas pour San Diego à la fin de la saison 15. C’est dommage que l’acteur ait refusé de participer au final, mais ce que je trouve dommage c’est qu’on ne l’a pas mentionné une seule fois dans le téléfilm. Pas grave, Nick a eu un final rien qu’à lui seul, brillant d’ailleurs, à la fin de la saison 15.

Revenons à nos moutons, alors que Catherine faisait irruption devant Sara, Greg et Morgan, Grissom expliquait au patrouilleur son boulot dans la sauvegarde marine, ce à quoi le patrouilleur répliqua avec ironie : « tu es alors quoi ? Un CSI de la mer ? » en anglais ça donne « CSI sea » et si on joue sur les mots, on obtient par exemple « CSI C » (le chiffre 3 est symbolisé par les trois lettres et par la troisième lettre de l’alphabet) et « CSI see » (clin d’œil à CSI qui ne compte que sur les indices à voir, mais « see » peut renvoyer à « I can see for miles » le générique de CSI : Cyber, CSI C comme par hasard).

L’interrogatoire dirigé par Sara (elle fait presque tout dans ce téléfilm) révéla que le kamikaze n’avait rien d’un tueur.

Mais la vraie piste vers le centre de l’histoire a été remarquée par Morgan, une pièce dorée bizarre. Greg l’analysa et trouva les 3 initiales de LHK, et sur le net il tomba sur le site le Lady Heather. Nous y voilà !

Greg expliqua à D.B et à Morgan qui est Lady Heather et sa relation avec Grissom, alors qu’Ecklie demanda à Sara le numéro de Grissom pour qu’il leur donne un coup de main car il connaissait Lady Heather mieux que quiconque. Je trouve bien que Sara souligne que Grissom était son ex-mari, après leur rupture dans la saison 13. Cela est dans une continuité logique des événements.

Conrad Ecklie appela Grissom qui, menotté, lui demanda de le faire sortir du pétrin. Ecklie demanda au patrouilleur de libérer Grissom et il s’exécuta. Normalement, un shérif de Las Vegas n’a pas le pouvoir qui dépasse les frontières de Las Vegas, car s’il était du FBI ça aurait été logique. Mais bon, une fiction reste une fiction même si elle est absurde dans un series finale. On aurait pu penser à Catherine qui avait plus de pouvoir que Conrad…peut-être l’entraide Ecklie & Grissom aiderait à enterrer la hache de guerre entre eux.

Le patrouilleur annonça à Grissom qu’il allait partir vers « la ville des péchés » ce à quoi Grissom répondit « Vegas », important de souligner les 5 lettres. La forte présence du chiffre 5 peut symboliser l’équipe, un fondement de la série CSI.

Pause : génériques

Le dernier générique de la série CSI fut lancé, directement après le « Vegas » de Grissom, exactement à la 15ème minute (clin d’oeil à la 15ème année). Ce générique est légèrement différent de tous les autres génériques qu’a connus CSI pendant 15 ans. Le 16×01 et le 16×02 combinés dans Immortality ont donné du nouveau au générique.

En fait, on a gardé le même générique de la saison 15 en lui ajoutant 5 nouvelles images provenant du téléfilm (1. L’équipe CSI Sara, Morgan, Greg, Henry & Hodges, 2. D.B qui sourit, 3. Sara entrain d’inspecter, 4. Greg et Morgan devant la pièce dorée de LHK, 5. Plan entier sur la dernière équipe CSI : D.B face à Sara, Morgan, Greg, Henry et Hodges), ce qui fait 15 visages en 5 images ! L’hommage aux 15 ans de la série est en lui-même un sacré hommage aux fans.

Pour le générique de la fin, on a opté pour le début et la fin de Who are you ? Contrairement à la tradition CSIenne qui se contentait uniquement de la fin de la chanson comme générique de fin. Même le générique de la fin du film a eu quelques changements, clin d’œil à une chanson devenue un célèbre générique mondial !

Le retour de Grissom

Les anciens étaient déjà réunis, il ne manquait plus que Grissom. Ce qui est intéressant techniquement, c’est la couleur bleue caractérisant ce series finale. Tout est bleu ! (symbole de la froideur scientifique et du labo, mais aussi de la liberté)

Le retour de Grissom s’était déroulé en silence. Au labo, il ne reconnut personne et personne ne l’a reconnu, tous des nouveaux scientifiques. Soudain, il fut interpellé par une jeune rousse qui vient de le croiser « Oh mon dieu ! » s’exclama t-elle, excitée. Le dieu de la science est là, à vrai dire, Grissom a toujours eu un sacré impact et sans lui, jamais on n’aurait connu et apprécié CSI (ou devenir fan pour certains). Elle lui rappela certaines de ses anciennes habitudes pour accueillir les nouvelles recrues, joli clin d’œil au premier épisode de la série. Holly Gribbs n’était pas aussi excitée ! Mais pas Lindsay Willows, la jeune rousse un peu folle que Grissom rencontra dans le hall, et qu’il n’a pas reconnue !

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Lindsay a eu le premier mot au labo, mais elle aura le tout dernier mot de la série. Hommage au début de la série qui a commencé par une nouvelle recrue, la fin était aussi avec une nouvelle recrue ! (dans ER la fin comportait aussi une jeune recrue, Rachel Greene, et les nouvelles recrues sont le symbole de l’immortalité et de l’avenir)

A peine Lindsey était partie, laissant un Grissom paumé, qu’ont apparu Sara et Ecklie. Les regards entre Grissom et Sara sont intenses mais les mots étaient banals. Le trio se rend dans le bureau de D.B, ce qui m’a fait rire c’était « qui est D.B ? » de Grissom à Sara. Petersen a déjà rencontré Danson à la fin de la saison 14 et ça fait plaisir de voir leurs personnages faire connaissance et de constater que D.B donne son nom complet pour la deuxième fois  en 4 ans ! Diebenkorn Russell et Gilbert Grissom ont un échange bizarre : les cerveaux d’antan échangés par des champignons !

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On apprend que Grissom a gardé contact avec Lady Heather alors qu’il n’ y a quasiment plus de communication entre lui et Sara, du moins c’est ce que Sara pense au fond, cachant sa jalousie à peine. Elle se rendit avec Grissom chez Lady Heather et ne supportant plus le silence de Grissom, elle voulut tirer les choses au clair, dans une sorte de scène de ménage devant la maison de Lady Heather. Grissom répliqua « je croyais qu’on parlait », mais il est incroyablement romantique notre Grissom ! rester silencieux et ne pas parler sont deux choses différentes, pour lui le silence est une langue en soi. Depuis le début de la série, il était très silencieux et très observateur. Incompris par Sara, il lâcha « tu me laisses encore sans le moindre mot », ce qui exaspéra Sara et ne lui répondit pas. J’aime bien le fait qu’on ait mis cette relation sous le microscope pour ce series finale.

En fait, les scénaristes avaient le choix de se concentrer sur une enquête et d’en faire la priorité, et de terminer la série comme CSI : Miami (qui n’a pas eu un series finale) ou de se concentrer sur une enquête et sur ses coulisses, et faire des coulisses la priorité, pour la première et dernière fois dans l’histoire de CSI. Décidant de faire un hommage aux fans, « une longue lettre d’amour » a été écrite par Zuiker pendant 7 jours pour donner le premier téléfilm Immortality de CSI, complètement concentré sur les coulisses.

Bref, le retour de Grissom n’a pas laissé tout le monde indifférent. Sara et Grissom découvrirent la porte de Lady Heather enfoncée, la maison de l’intérieur a clairement vécu une agression puisqu’il y’a des projections de sang sur la cheminée.

L’ADN n’était pas fiable, le sang était celui d’un homme mais sans plus. Le Doc découvrit dans le corps d’une victime un bout de métal. Grissom l’assembla avec le bout doré LHK trouvé sur l’homme kamikaze et trouva que les deux bouts formaient la clef du donjon (Red Room) de Lady Heather.

L’affaire Lady Heather

Grissom, Catherine et Sara se rendirent dans le donjon de Lady Heather, lumière rouge, ambiance glauque et tout ce qu’il faut pour créer des bombes. Quel suspense morbide !

Retour au labo, Grissom visualise l’explosion du premier kamikaze avec Henry et annonça à ce dernier qu’il allait le faire sauter, devant l’effroi d’Henry. J’adore cette touche d’humour qui se termine par une expérience en plein air. Grissom créa une bombe et l’explosa avec un mannequin ayant le poids et la taille d’Henry (Sara n’a pas manqué l’événement !)

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Les marques sur le sol n’indiquaient pas la quantité utilisée du C4, chose qui inquiéta Grissom à propos du futur de l’enquête. Pendant ce temps, une femme kamikaze s’est fait exploser dans une école, donnant du temps aux parents et à leurs enfants d’évacuer. Ce qui est intéressant, c’est ce fameux STOP qu’elle a dit au démineur avant de tout faire exploser.

Les costumes des enfants sont intéressants et retracent l’histoire GSR (deux abeilles, deux robes de mariée, tenues d’explorateurs…) et il y’a des clins d’œil à la liberté pendant tout le téléfilm.

Malgré tout ce qui s’est passé, sur le lieu du crime, Grissom continue seul à défendre Lady Heather. Peut-être qu’il n’a pas d’indices l’innocentant, mais il la connaissait assez pour juger. Sara trouva qu’il était manipulé.

Il lui révèle le mot code entre lui et Lady Heather : Stop ! encore ?

Pendant ce temps, moment émotion avec les deux petites filles d’une employée de l’Eclipse qui mourut au début du téléfilm en tenant la main de Catherine. Cette dernière est allée dans les locaux de la police pour annoncer la mauvaise nouvelle aux fillettes.

Ensemble, Grissom et Sara continuèrent l’enquête à propos de la femme kamikaze en découvrant que non seulement elle était une enseignante qu’on a drogué avec des fleurs mais aussi qu’elle était une patiente de Lady Heather, tout comme le premier kamikaze. L’étau se resserre sur Lady Heather  (après tout, elle a perdu sa fille et sa petite-fille) et Grissom continue farouchement à la défendre.

Devant une pareille situation, Sara revint chez Lady Heather et découvrit que les 3 cassettes des 3 derniers mois s’étaient évaporées. Une inconnue sortie en courant de la maison de Lady Heather, Sara s’élança à sa poursuite. Brass était devant la voiture de Lady Heather dans laquelle avait sauté l’inconnue. Sara hurla : STOP ! et la voiture explosa, tuant l’inconnue et transformant Brass en une torche humaine. Sauvé in extremis par Sara, Brass fut hospitalisé et on ne le reverra plus jamais dans le téléfilm après l’explosion de la voiture. J’aurais espéré une réplique hilarante de sa part !

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Dans la morgue, on examina le cadavre calciné de l’inconnue qu’on a prise pour Lady Heather. Grissom examina les doigts puis s’en va. Il rencontra Lady Heather dans un restaurant et qui lui dit calmement qu’elle était la responsable devant un Grissom médusé.

Fin de la première partie

Récapitulatif de la première partie : 3 explosions, 8 morts, 12 blessés, le centre de l’histoire ici est Lady Heather, un personnage récurrent et connu dans la série, particulièrement dans l’époque Grissom.

Points positifs : rythme dynamique, fraîcheur, humour à l’ancienne, le GSR mis en avant, l’enquête est complètement tordue et intéressante, le retour d’anciens personnages emblématiques.

Points négatifs : pas d’évocation de Finn, ni de Nick, avec tout le respect que je dois au GSR je trouve que l’équipe a été mise en retrait par rapport au GSR qu’on voit partout, sur presque toutes les scènes de crimes et au labo. Sans l’explosion Brass aurait pu faire de la figuration comme Morgan, complètement effacée tout comme les lab rats et Greg.

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La diffusion de CBS des deux parties était directe, aucune pause entre les deux parties. La deuxième partie commence par l’entrée de Grissom et de Lady Heather au commissariat. Grissom demanda à la bande un peu de respect (visant Sara) en interrogeant Lady Heather.

Provocante durant l’interrogatoire qui a réuni 5 personnages, Lady Heather lançait des piques sans arrêt à Sara qui finit par craquer et par perdre son sang-froid.

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Finalement, Lady Heather donna la liste des 13 membres ayant la clé dorée de la Red room, et on supprima les femmes et les morts de la liste, ce qui réduit le nombre à 5 suspects.

Grissom regarda attentivement les photos des suspects et lâcha : « qui es-tu ? » (who are you ?) clin d’œil super à un générique de malades !

La prise de l’ADN des 5 suspects était marrante, Catherine apprend à Grissom et à Sara que Brass allait bien et qu’il maltraitait les infirmières. A ce moment-là, Lindsey arrive avec une valise jaune en disant qu’elle était celle de Grissom, ce dernier dit que ce n’était pas la sienne. Catherine donna une alerte à la bombe mais on découvrit un cadavre morcelé dans la valise qui s’est avéré celui du tueur de Zoe, la fille de Lady Heather. Super Dave ou David le légiste découvrit une micro-puce qui comportait une vidéo d’un inconnu dont le visage était couvert « c’est une forme de dissimulation numérique » renchérit D.B qui, visiblement, connaît un rayon (pas étonnant qu’Avery ait un peu d’influence sur lui) de Cyber !

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A partir de la valise, l’obsession du tueur concernant Lady Heather était aussi une obsession envers Grissom.

Dehors, Grissom dessinait des requins devant le labo de CSI (c’est très rare de voir la bâtisse dans la série contrairement à CSI : Miami) et Catherine le rejoint, écoutant sa métaphore de Las Vegas avant de lui demander de chaperonner un peu Lindsey car elle était débutante. Grissom ne reconnut pas la jeune fille, alors il demanda à Catherine d’où elle sortait, ce à quoi Catherine répondit « de mon vagin » j’étais mort de rire à ce moment. Ce genre de réplique m’a vraiment manqué !

Pendant ce moment, D.B ne cachait pas sa joie « j’ai une oreille ! » s’exclama t-il devant Hodges  en lui expliquant qu’il a réussi à renverser un peu la dissimulation numérique et l’oreille était celle d’un mec blanc, ce qui innocentait Lady Heather.

Cette dernière remarqua lors de l’interrogatoire que Sara avait peur pour Grissom puisque le tueur était également obsédé par lui. Lady Heather demanda à Sara si elle avait peur pour Grissom et si elle l’aimait, alors Sara acquiesça.

Alors que Grissom et Lindsey s’occupaient des empreintes sur la valise, Lindsey remarqua un X qui n’allait pas avec l’ensemble de la valise, Grissom enleva l’étiquette et trouva une sorte de bâtiment dessiné avec l’attitude et la longitude. Grissom se rendit seul dans le bâtiment abandonné qui pourrait symboliser une certaine série entrain d’expirer, et trouva un mannequin médical. J’adore le son lorsque Grissom levait le drap, ça m’a rappelé X-Files.

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En ouvrant le cadavre, une abeille piqua le doc. Grissom s’intéressa aux abeilles et Sara le rejoint pour l’aider. Grissom lui avoua que le travail avec elle l’a manqué ainsi que les abeilles. Hodges surgit entre les deux après avoir fait une recherche toxicologique après l’analyse de l’abeille, qui s’est avérée venir d’un mont en particulier.

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Grissom et Sara allèrent avec les abeilles renifleuses  et les libérèrent en plein air pour trouver une présence humaine. Pendant leur longue attente silencieuse (Sara qui évitait de regarder Grissom tandis qu’il la dévorait du regard) en attendant les abeilles, D.B a réussit un autre exploit électronique. Visiblement, il n’a fait d’exploit que de ce côté-là, annonçant implicitement son arrivée ce soir dans CSI : Cyber. Il trouva que la dissimulation était une empreinte renversée, et grâce à un logiciel de reconstitution il réussit à recoller les morceaux de l’empreinte. C’était celle de l’un des 5 suspects à la clé dorée.

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Quand à Grissom et Sara, ils réussirent à trouver grâce aux abeilles la zone rouge dans laquelle il y’a une présence humaine.

Grâce à l’empreinte de D.B, Morgan, Greg et Catherine se retrouvent dans un parking avec 3 voitures ayant chacune une bombe dans le coffre, il ne restait plus que 5 minutes avant l’explosion. Décidément, on adore les mauvaises surprises au parking (Sara et Henry ont été enlevés dans un parking, Finn a été agressée violemment jusqu’au coma à la fin de la saison 15, D.B a été poursuivi dans un parking..) mais là, c’était les trois cerises sur le gâteau, ou les 3 coups finaux dans le théâtre.

Ailleurs, dans un mont, et grâce aux abeilles, Grissom, Sara et une patrouille de police arrivèrent devant la maison du tueur qui ne tarda pas à sortir, portant un gilet bourré d’explosifs et montrant une télécommande des 3 bombes menaçant Greg, Morgan et Catherine.

Le trio décida de s’occuper des bombes car le temps était trop court pour appeler les démineurs. Catherine utilisa les connaissances qu’elle a eues de Sam Braun et il fallait couper simultanément le fil rouge. Grissom et Sara continuèrent de parler avec le tueur qui dévoila sa maladie qui a changé son ADN et surtout sa haine envers Grissom. Il lui en voulait car selon ses dires il a eu une relation avec Lady Heather, mais depuis l’arrivée de Grissom elle changea.

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Pendant ce temps, l’atmosphère au parking était extrêmement tendue avec le compte à rebours de Catherine, l’effroi de Morgan, et l’annonce du tueur qu’ils étaient morts.

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Grissom le regarda en lui disant calmement « je ne pense pas » alors que Sara ne prononçait pas le moindre mot, comme une statue de cire. Selon Grissom, Lady Heather ne couche jamais avec ses clients, il la connaissait plus que n’importe qui.

Devant le silence insoutenable de Sara, Grissom continua de parler au tueur, mais cette fois il parla d’une baleine solitaire. La femelle n’entend jamais la sérénade du mâle, alors il finit et meurt seul. En fait, Grissom se reconnait quelques parts dans le tueur, en comparant l’amour de la baleine solitaire à celui du tueur qui ne reçoit aucune réponse de Lady Heather à qui il vouait un amour fou. C’était également, vous l’avez remarqué, un clin d’œil au GSR – à Sara et à lui, lui qui n’arrêtait pas de lui avouer son amour à chaque mot et à chaque silence, à chaque regard et à chaque sourire, devant le dédain complet et le silence de Sara. J’ai bien aimé la métaphore de la baleine ici, comme devant le bâtiment de CSI. Grissom est un poète romantique fou amoureux de Sara, on se demande pourquoi on n’a pas eu plus d’explications à propos de leur séparation.

A 1H15 minutes, Grissom désarma le tueur qui était en larmes, sans le moindre coup de feu, sans violence, sans un rythme effréné. Tout s’est déroulé en silence, dans une guerre 100% psychologique. J’ai adoré cette fin.

Les nerfs se relâchent plus fortement du côté du parking, où Morgan pleura, effondrée, dans les bras de Greg avant que Catherine ne les rejoigne en les prenant dans ses bras après avoir réussi à couper les 3 fils rouges en même temps.

L’enquête se termine à 1H16, il ne restait qu’environ une dizaine de minutes pour les adieux.

Points positifs du 16×02 : on creuse au plus profond de l’enquête, on creuse plus profondément les personnages et on se concentre beaucoup sur le côté psychologique. Un seul mort dans cette dernière partie et beaucoup de clins d’œil à CSI : Cyber, la dernière série de la franchise CSI. Cette partie est vouée aux explications de tous genres, à la réflexion et à la méditation. L’enquête-miroir est intéressante et le coup de projecteur sur le GSR est juste énorme. Voilà de quoi combler les fans qui ont été bien servis. Une vraie lettre d’amour envers eux comme jamais ! Magnifique.

Points négatifs du 16×02 : pas de référence à des membres disparus comme Nick qui a été là pendant 15 ans ! De plus, Warrick n’a même pas été évoqué. On sut pour la mort de Finn grâce à une plaque et j’ai trouvé que tout le monde était en arrière-plan face au GSR quasi-dominant. Le mobile du tueur était un peu simpliste et presque cliché.

D’une manière générale, tout cela ne ternit guère le téléfilm et ça reste des détails. On aurait pu faire mieux, c’est vrai, mais ce n’est pas évident de terminer 15 ans d’une série mythique en deux heures. Bref, chapeau. La fin était correcte et les plus belles minutes (je crois que tout le monde sera d’accord) sont les dernières.

Les derniers adieux, la déclaration et les retrouvailles

C’est D.B Russell qui ouvre le bal en rangeant ses affaire dans un seul carton : quelques livres, le ballon du basket de son fils, la plaque de Julie Finlay (et oui, elle est morte) et le reste des souvenirs plein la tête. Mais je me demande bien s’il n’ y a qu’une seule boîte, qu’est-il arrivé aux champignons ? Je m’y suis un peu habitué…

Catherine était la seule à venir saluer D.B, et elle lui annonça, qu’elle comptait prendre sa place si Sara n’en voulait pas. D.B fut ravi et lui adressa un sourire d’adieu. C’était une forme de passage de relais. En 2012, Catherine avait quitté CSI après un double épisode avec D.B, et cette fois, c’est lui qui s’en allait. J’aurais bien aimé qu’on se concentre un peu plus sur leur amitié. D.B annonça qu’il quittait Las Vegas « pour l’Est. » Bienvenue en CSI : Cyber, D.B !

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Sara était promue directrice à la place de D.B, Grissom vint la féliciter. Sara le remercie tout simplement et s’en alla, lui disant « bye, Gil » après un moment intense et un sacré échange de regards.

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Grissom se dirigea vers la salle d’interrogation et remercia Lady Heather car elle lui a ouvert le cœur et lui a permis d’aimer quelqu’un. « Elle a restauré ma foi en l’humanité » ajouta t-il avant de continuer « c’est ma meilleure amie, elle me manquera pour le restant de ma vie » là on ne parle plus de baleine, Grissom est direct avec Lady Heather, mais indirect avec Sara. C’était toujours sa méthode.

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La dernière scène au labo était avec Lindsey, qui poussa Sara à regarder la cassette de l’interrogatoire de Lady Heather. J’ai l’impression que c’était Zuiker qui s’adressait aux fans, il suffit de changer le mot « interrogatoire » par « téléfilm » et voici ce que Lindsey a dit :

« J’ai regardé tout l’interrogatoire, j’ai appris beaucoup. Surtout à la fin. Tu devrais regarder ça. »

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On quitte Las Vegas par un triple plan aérien, Sara rejoint Grissom. Elle avait l’air contente et surtout, avait l’air d’avoir laissé tomber sa carrière CSI pour l’amour de sa vie. Mais non, ça ne me rappelle absolument pas Urgences/ER lorsque Carol Hathaway a rejoint Doug sur le quai, près de son bateau ! lol.

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En silence, langue décidément favorite, les deux amoureux quittèrent la terre pour naviguer en plein océan. J’adore en fin de compte cette fin ouverte mais qui est en elle-même la fin de deux décennies de folies, d’enquêtes non-stop et d’un sacré divertissement mondial.

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Merci de nous avoir divertis pendant 15 ans (11/12 ans pour moi), malgré certains petits points négatifs, j’ai adoré ce téléfilm et je ne m’en lasse pas. Merci aussi aux fans et aux téléspectateurs en général, car CSI a vécu surtout grâce à eux, mais aussi grâce au jeu des acteurs et à un bon scénario.  Final sympa car j’ai eu peur d’être déçu, et la fin est très optimiste et romantique (oh le cliché xD) puisque c’est au soleil couchant que sont partis les amoureux ! Sans parler de la chanson finale Good morning, clin d’œil au futur!

Merci à vous aussi de m’avoir lu. L’aventure CSI s’arrête, mais CSI : Cyber reste le petit dernier de la franchise CSI. Je suis déjà fan de Cyber !

Whooooo are youuuuuuuuuuuu !!!!

 

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House – Review du 8×21

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Situation privée oblige, je me suis éloigné du net pour plusieurs causes sombres, hélas. Je vous ai certes promis de poster « lentement » ma 21ème review, mais j’ai eu des problèmes qui m’ont encore ralenti, déconcentré, déboussolé et démoralisé. D’ordinaire, je ne cris pas mes ennuis sur les toits mais je voulais juste vous informer car ça me met mal à l’aise de retarder encore et encore la review.

Trêve de bavardage, passons à un sujet beaucoup plus intéressant. La mort régnant sur notre pentacle ! Les cinq derniers chapitres tragiques de l’Odyssée housienne prennent forme, avec l’annonce dans le 8×18, le traitement dans le 8×19 et la fuite dans le 8×20. Il reste 2 épisodes desquels je n’ai toujours pas parlé : l’avant-dernier 8×21 « Holding On » alias « Cinq mois sur terre » que je vais tenter d’analyser, et le 8×22 qui boucle la boucle de toute la série House M.D.

Mais avant que je n’évoque l’épisode 8×21, visé à être analysé dans cette review, j’aimerais faire un clin d’œil à l’épisode précédant à savoir le 8×20, l’épisode de la fuite. On avait assisté à la diversion durant tout un épisode, nouveaux paysages, autres personnages…La diversion est un remède pour contrôler une âme affligée, elle peut servir à calmer, à faire oublier une peine qui passe et qui ne revient pas. Est-ce que la diversion peut nous guérir et nous aider à ne pas craindre la mort ? La réponse est non bien sûr car on ne peut pas oublier sa propre mort. Wilson n’a pas réussi à oublier, n’a pas réussi à se calmer, sa peine était une plaie ouverte qui s’agrandissait le long du 8×20, il pleurait dans le bus et ne cachait plus sa peine. Certes, la fuite régularise l’émotion et contrôle son intensité, enfin c’est ce qu’on a ressenti devant l’impassibilité de Wilson au début du 8×20. Mais sa réaction dans le bus est une réaction complètement humaine. Le masque tombe.

Retour alors à notre épisode 8×21 « Holding On » alias « Cinq mois sur terre », mon épisode favori de cette saison 8. C’est donc l’avant-dernier épisode, et dans la dernière soirée de House sur TF1 diffusée le 19 Mars 2013, cet épisode 8×21 était non seulement à la tête de la soirée « spéciale House », mais également à la tête de tous les programmes télé des autres chaines de cette soirée-là avec 7.8 millions de téléspectateurs. Très belles audiences pour un avant-dernier épisode, les américains ont attendu le dernier épisode le 21 Mai dernier pour faire monter en flèche les audiences ! Concernant mes commentaires à propos de la VF, ils ne changeront jamais. J’ai été choqué par le changement complet du sens de certaines répliques dans le 8×22 (que j’ai oublié malheureusement !), ou une traduction pourrie dans le 8×21 du genre Wilson qui, au lieu de dire « S’il te plait », dira en VF « Merci ». Même si on croit que le sens est proche, je trouve scandaleux de ne pas être précis concernant les détails de la traduction. Pire encore, les voix VF. Surtout celles des deux nouvelles. Je préférais que celle qui gueulait à la place de Park ferme son bec ! Insupportable !

Audiences chic, voix VF mauvaises, tons mauvais, traduction pourrie…Tout cela m’a poussé vers le visionnage du 8×21 en VO même si j’ai en tête chaque parole et chaque mouvement (normal pour quelqu’un qui regarde cet épisode obsessionnellement depuis 10 mois !!)…TF1 était LE cauchemar qui, arrivé au pic des émotions du 8×21, vint tout broyer avec sa satanée pub ! Il fallait la VO, au moins quand tu regardes un truc à toi, que tu as téléchargé, sans pub, c’est la garantie de la paix sur terre !

Voilà ma petite intro à propos d’un des meilleurs épisodes de la série House M.D et certainement, le 8×21 appartient à la sphère des épisodes les plus sombres et les plus émouvants de la série. Bonne lecture d’avance de ce que je vais noter et tenter d’analyser sur cinq étapes cette fois.

I. J’ai besoin de toi

Affalé sur son canapé, le pauvre téléspectateur assiste à la fin calamiteuse du 8×20, avec ce long regard sombre et perdu que jetait House vers la caméra ensuite vers Wilson. On ne nous a pas montré la réaction de Wilson car c’était déjà la fin de l’épisode. Rendez-vous le 19 ! Et c’est parti avec le fameux 8×21 qui commence avec l’heure en premier plan, joli clin d’œil à la fin proche de la série surtout qu’on est déjà en avant-dernier épisode ! Se tortillant dans son lit, Wilson avait tout l’air d’avoir passé une triste nuit blanche, son regard en disait d’emblée les résultats du scanner. Il se rendit plus tard chez House, sur le seuil de sa porte. Voyez déjà comment leur amitié est traitée, il n’y avait pas eu un coup de fil à House lui annonçant la décision, pour Wilson c’était important que House le regarda en face pour comprendre qu’il était sérieux. C’était franc, direct, intime. Wilson annonça qu’il arrêtait la chimio après une longue réflexion. Il ne franchit pas le seuil de la porte de House car il connaissait trop ce dernier, et chacun campa sur ses positions comme si le seuil était un fossé séparant les deux amis qui se sont avoué d’un regard qu’ils ne pouvaient pas se séparer dans le 8×20 avec le fameux « je ne peux pas vivre sans toi » implicite ! On apprend qu’il ne reste à Wilson que 5 mois à vivre sur terre s’il refuse la chimio qui prolongerait sa vie.

Je poursuis House. Dès l’annonce de Wilson, toute l’atmosphère était en vrac, tout était lourd, sombre, pesant, triste. Un épisode plus centré sur le Hilson que jamais…Ce qui est intéressant dans cet épisode, c’est surtout les conséquences de la décision de Wilson sur House que je vais étudier surtout dans cette première partie. Plus on avance dans l’épisode, plus tout devient lourd, une lourdeur on ne sait pas quand elle implosera ! Foreman offrit des tickets de hockey en signe de sympathie et de compassion à House, c’était intéressant également de voir comment on traite la relation Foreman-House. Mais House rejeta froidement Foreman, notre docteur grincheux était dans un état pire que celui des autres épisodes !

Refusant la décision de son ami, House usa de stratégies et de plans pour dissuader Wilson. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y’a eu 5 tentatives de la part de House (je ne suis pour rien pour le 5 ! XD). Tentatives mises en lumière, liant les deux amis et les répercussions de la décision de Wilson sur eux et surtout sur House.

La première tentative de House était « tentative propofol ». La fiole du propofol disparue dans le 8×20 réapparait dans cet épisode ! Alors avec cette première tentative, c’était plutôt physique et chimique. Après avoir drogué son ami (lol, méthode housienne), il le mit sous propofol. Le propofol ou l’expérience du néant, c’est quoi la mort ? House rejeta la religion, les croyances et entama une étude scientifique de la mort. Wilson comprit que son ami lui en voulait car il s’était résigné et que discuter de la mort avec House c’était comme parler à un mur. House continua ses théories, à la manière des stoïciens curieux qui voulaient connaître la mort en l’étudiant. Cette première tentative de House était vouée à l’échec, avec un Wilson essayant d’expliquer comment ses propres patients lui avaient ouvert les yeux. Cela donnera une idée au docteur boiteux renvoyé du bureau de son ami, ce qui va conduire direct à la 2ème tentative…

« Le coup de la cafét’ » était la 2ème tentative de House. Machiavéliquement menée, cette tentative était plus douce et tendre avec Wilson. Après une première tentative qui opposa directement House à Wilson, la méthode change. House fit monter un coup plus grand que le premier, moins brutal : il ramena à la cafétéria de PPTH tellement du monde pour que Wilson ne trouve aucune place, apprit à un gamin et à tous ceux qui étaient présents chacun son texte, chacun son rôle, en se passant pour des anciens patients que Wilson leur avait sauvé la vie. Sans compter la petite touche « applaudissements » pour émouvoir le bon téléspectateur…pardon, Wilson. Avouez que vous avez couru ! loooool. Bon, j’avoue que me concernant, j’ai trouvé cela tellement faux et américain que je n’y ai pas cru une seconde. Le but était de faire aimer la vie à Wilson, j’ai trouvé cela très sympa de la part de House. C’était un coup housien, certes tout était faux mais c’était le geste qui compte. Ici, House voulait convaincre son ami de vivre. Pour House, son ami était suicidaire et cela lui était surréel, choquant que son pote se résigne de cette manière. Hors de question ! Dans son coup de la cafét’, Wilson versa sa petite larme devant ses prétendus ex-patients qui lui applaudissaient, mais se rendit vite compte de la supercherie de House et quitta la cafétéria en colère. House tout comme Wilson, refusèrent de changer d’avis. On peut nommer cette « séparation » comme étant une rupture entre les deux, car ils s’évitèrent de se rencontrer ou même, de prononcer le nom de l’un d’eux (Surtout Wilson). Malgré tout, il y’aura une 3ème tentative de la part de House.

La 3ème tentative est la plus brève et la plus traditionnelle, puisqu’il s’agissait du harcèlement téléphonique. Face à cette rupture, House se tourna vers les parents de Wilson en essayant vainement de les contacter. On voit qu’il se soucie énormément de Wilson, qu’il prend soin de rappeler les parents de Wilson en leur laissant ses messages sans réponse, que son ami lui manquait. Il parlait tout le temps de lui plus que dans n’importe quel autre épisode. Cette amitié compte plus pour lui que le boulot, que le cas, que tout. House est vraiment touchant et attachant aussi en affirmant indirectement que c’était lui et lui seul qui se souciait vraiment de Wilson. Personne n’y prêtait attention, y compris les parents de ce dernier. Auparavant, quand House marchait avec ses larbins, il était concentré sur les détails du cas, mais là, il avait l’esprit complètement ailleurs.

Celui  qui va conduire House à la 4ème tentative, c’était Thirteen. Son retour était annoncé implicitement depuis le 8×20. Là vous vous demandez qu’est-ce que c’est que ce résumé à la noix que je fais, relax il s’agit seulement de la 1ère partie ! J’adore Thirteen ici, et je parlerai plus tard d’elle. Après les échecs des 3 tentatives précédentes, House procéda cette fois différemment en faisant une approche réconciliante avec Wilson. Ce dernier, sur ses gardes, méfiant, regarda House qui posa doucement un copieux appât, mi-honnête, mi-machiavélique, au nom de l’amitié qui les réunissait. C’était un appât gobé par Wilson pour la plus grande (et l’ultime ?) tentative de House.

La 5ème et dernière tentative était liée à la réussite de la 4ème tentative alias l’appât. Alors la dernière et cinquième tentative était celle du fameux dîner cauchemardesque vers 8 heures du soir (et zut ! un 8 signifie l’échec !). Après avoir invité Wilson à un dîner tête-à-tête, c’était au départ des moments de nostalgie entre les deux amis, le geste amical de House concernant les oreos symbolisant leur amitié, les éclats de rire (le moment du dîner est le plus joyeux dans cet épisode noir), puis on découvre en même temps que Wilson que c’était un coup monté de la part de House pour embobiner Wilson et l’obliger doucement à accepter la chimio afin de vivre pour lui plus longtemps. On voit quand même à quel point Wilson connait House ! L’année dernière, je ne me suis pas concentré sur l’épisode. « Ah tient, c’est cool ça de passer une soirée sans manipulation pour une fois ! » la honte, c’est comme si je n’avais pas regardé l’épisode !!

House décida de jouer cartes sur table et d’être franc avec Wilson en avouant à ce dernier qu’il avait besoin de lui. On appelle ça une révélation pure et simple. Mais le pire est à venir, Wilson s’emporta et quitta la table après avoir crié comme jamais sur son meilleur ami qui resta seul, le regard perdu comme un chien blessé. La 5ème tentative de House était couronnée par un échec et ses conséquences furent énormes par rapport aux autres tentatives !

Et à ce moment précis, TF1 coupa pour la pub ! Les boules ! Le coup de gueule que j’ai fait !!

II. Un amour gravé dans la mort

Cette deuxième partie transmet l’amour gravé dans la mort entre les deux amis, avec la célèbre scène si intense, si tendre et si riche en émotions dans la voiture.

Wilson finit par fondre en larmes devant son copain dans la voiture. Alors là, cette scène déchire le cœur tellement elle était poignante, je dirais que c’est la scène clef de tout l’épisode. C’est l’implosion de Wilson, criant sa détresse et son désespoir, sa peine et sa colère, sa tristesse et sa frustration face à cette réalité si obscure et sombre qu’il affrontait. Le regard horrifié et terrassé de House face au désespoir de son ami en disait long, c’était un pur moment hilsonnien terriblement triste mais tellement beau. La dualité ombre (voiture) et lumière (dîner) est très intéressante ici, on passe d’une humeur à une autre, d’un état à son paradoxe. Les effets techniques ont un réel succès, alors que dire du figement de la caméra sur les traits du visage de Wilson nous transmettant sa peine, partagée par House avec son mutisme et son regard perdu ?

C’était un excellent photogramme et une excellente scène chargée d’amour et de frustration. Wilson était peiné de voir que c’était déjà la fin de sa vie, il était peiné de voir que c’était aussi la fin d’une si belle amitié qui le liait à House, il pleurait toute sa rage face à cette séparation entre lui et la personne qu’il chérissait le plus à cause de sa décision, mais aussi face à la fatalité humaine, l’injustice et la cruauté du destin. Dans cette scène intense et saisissante, il avoua à House son grand besoin de lui (note : Wilson a répété « j’ai besoin » 5 fois !) mais bien plus, qu’il l’aimait (en demandant à House de lui dire qu’il l’aimait car il en avait besoin cela veut dire qu’il aimait House à son tour !). Cette scène met en lumière l’être humain écartelé entre son sort et ce qu’il aime. Bref, une très très belle relation d’amitié qu’on voit à l’état pur, telle qu’elle est. Sur-le-champ, les yeux de House étaient devenus larmoyants et rouges et, ému, bouleversé, il s’était retenu difficilement de pleurer à son tour. Les deux amis, fusionnés dans le 8×20, souffraient tous les deux. Sensibles et fragiles, sans masque dans le 8×21, c’est très rare qu’on nous montre House avec Wilson dans des pareilles situations ! Vraiment, chapeau à Hugh Laurie et à Robert Sean Leonard pour une si belle prestation…

Autre chose que j’aimerais souligner, c’est que House était sorti de la voiture en signe de refus de la résignation et de la décision de son pote. C’était un grand moment qui ne l’avait pas laissé si indifférent que ça…même s’il avait refusé de dire « je t’aime », il avait failli le dire !

J’ajoute un petit commentaire concernant la symbolique de la voiture de Wilson. Si dans l’épisode précédent la voiture flambant neuve de Wilson filait à toute vitesse symbolisant toute une fuite, ici c’est la voiture de Wilson grise, sombre et en arrêt. Ce figement symbolise la résignation de Wilson, l’attente de la mort. Mieux encore, la voiture de Wilson n’est pas ici une décapotable, mais plutôt un espace fermé ce qui indique plus d’intimité (même si ça me rappelle le fameux corbillard du 8×20). La scène de la voiture est une scène d’une extrême intimité entre les deux amis, qui a été traitée avec une grande pudeur scénaristique. Si on conclut une chose, c’est que House et Wilson ont chacun leur côté stoïque, refusant le malheur. La fuite n’est pas le bonheur, même si elle est une réaction instinctive. Et si Wilson renonce à la fuite, c’est parce qu’elle ne le protège pas et qu’elle est nulle. En fin de compte, la confrontation à la mort reste la seule option, et la force de l’être humain face à la mort c’est d’avouer sa faiblesse, sa peur devant la mort. C’est ce qu’on a vu provenant de Wilson.

Bref, la dernière tentative de House (le dîner) qui finit par la scène de la voiture laissera des grosses répercussions sur les deux amis puisque chacun d’eux se posera des questions sur l’attitude de l’autre et auront besoin de réponses. Chacun d’eux étant face à l’autre, mais le seuil de la porte les séparait. Chacun était d’un côté.

III. Six pour un

Venons maintenant au jeu infernal des chiffres qu’on remarque depuis le début de la saison 8. Il n’y a pas un seul épisode sans une petite allusion à certains chiffres qui se répètent tout le temps, j’ai d’ailleurs parlé de ça juste un peu dans ma review du 8×16. Dans cette ancienne review, j’ai noté la répétition des chiffres suivants : 2, 5, 8, 10 mais il y’avait deux autres chiffres d’une grande importance. Il s’agissait des chiffres 1 et 20. Oh que si ! Si le 1 était dans la symbolique de la solitude, d’une chance, d’un patient, le chiffre 20 alias « le chiffre en hibernation » était présent depuis le 8×01. Si vous vous rappelez du titre du 8×01 en VO, c’était « Twenty Vicodin » et ce même chiffre sera répété à chaque fois que House regardera ses pilules (répété par la suite surtout dans la grande finale, à 3 reprises dans le 8×20 et de même dans le 8×21). Le chiffre 20 est intimement lié non seulement à la carrière de Wilson, mais il symbolise sa vie et son amitié avec House. Le fait de répéter le 20 trois fois signifie que c’est la fin de tout. Quant au chiffre 10, il pouvait être le symbole de Chase dans un épisode à la Chase, mais si on le retrouve dans un épisode complètement Hilson alors ce 10 n’est pas un 10, peut-être un certain 6+4 ? Vous connaissez bien entendu les chiffres 8 et 5, connus sous « les chiffres maudits » en particulier le 5, chiffre de la mort, qui s’est répété entre 8 et 10 fois rien que dans cet épisode du 8×21. A ce propos, j’ai remarqué un truc de ouf concernant la répétition des noms de House et de Wilson. En fait, plus ils s’éloignaient l’un de l’autre, plus leurs noms revenaient en force. Face à la mort, ce couple est plus qu’attachant : la répétition du nom de House est du même nombre que celui de Wilson, à savoir 16 fois !! Ce n’est pas fini : on additionne les deux 16 et on tombe sur un 32. Ou bien…3+2=5. Voyez comment le chiffre 5 s‘infiltre partout ! La répétition du chiffre 2 symbolise une fin à deux, une symbiose entre deux personnages..

Je vous ai promis de parler de chiffres, alors…Additionnez tous les chiffres que je vous ai donné c’est-à-dire 1+2+5+8+10+20 et je vous laisse deviner sur quoi vous allez tomber ! C’est 46, l’âge de Wilson annoncé dès le début de cet épisode avec House. Et oui, l’âge de Wilson se répétait implicitement grâce à ces 6 chiffres, je suis tombé dessus en analysant les épisodes précédant le 8×16. Regardez l’âge de Wilson se répétant d’une autre manière dans ce 8×21 : le mot « friend » (ami) s’est répété 6 fois et le mot « friends » (amis) s’est répété 4 fois. Je vous laisse jouer ! Cette insistance sur l’amitié nous montre que ce qui se passe est une épreuve pour le Hilson, une vérification de la résistance de leur amitié et de sa solidité face à la mort..

A vrai dire, je comptais vous parler du chiffre 46 surtout lors du 8×19, mais je voulais tout laisser pour cet épisode qui dévoile tout ! L’âge de Wilson s’est répété à 2 reprises dans le 8×19, la première fois en annonçant l’âge d’une patiente (64 ans, je vous laisse inverser !), la deuxième fois en annonçant les statistiques de survie, vous vous en rappelez ? Il suffit d’ajouter la petite chance 1% avec les statistiques manquantes : 70% (il manque 30%), 89% (il manque 11%) et 96% (il manque 4%) et je vous laisse calculer pour tomber sur un chiffre familier !

La plupart des chiffres se mêlent avec les évènements des derniers épisodes surtout, permettant ainsi de mettre l’accent sur ce côté noir et tragique de la fin de la série.

Entre chiffres et émotions, le Hilson touche non seulement House et Wilson, mais PPTH et le cas !

IV. Deux frères

Sacrées 3 premières parties parsemées par la répétition du chiffre 5 ! Je vais bien entendu évoquer d’autres points dans cette 4ème partie, mais il faudra souligner le fait que cette partie dédiée au cas commence aussi par la répétition du chiffre 5 ! D’emblée, on commence par l’entrainement du patient où les chiffres se répétaient à 5 reprises !

Le patient, un jeune homme d’une vingtaine d’années, fut admis à l’hôpital pour vertiges et saignement du nez inexpliqués. Comme d’habitude dans ce final, c’était Foreman qui avait chargé l’équipe de House de ce cas afin de continuer le plus normalement possible. Le seul hic, c’est que House s’en foutait royalement, ne parlant que de Wilson et ne pensant qu’à lui, tout le long de l’épisode, un épisode ayant une atmosphère tendue chargée en émotions, lourde et profonde…

Alors, avec ce cas très symbolique, on aborde la thématique de la fraternité de très près, une thématique déjà abordée durant la saison 8, mais on peut dire que cet épisode est l’apothéose en quelques sortes ! Souffrant de ne pas avoir fait le deuil de son frère (ça me rappelle le 8×07 avec la fille qui n’a pas pu faire le deuil de son père), Derrick n’est pas vraiment un jeune lié à la vie. Le fait qu’il entend la voix de Christopher, son défunt frère, dans sa tête était sa seule raison de vivre. Très vite, toute l’équipe était intéressée par cette histoire de voix qu’écoutait le patient. Malgré les tensions que suscitait le Hilson au sein même de l’hôpital, seul Taub réussit à stabiliser l’équipe pour se concentrer sur le patient. Le cas pour Taub était primordial que les problèmes privés de House, chose qui est plutôt intéressante ! On a un nouveau Taub, le 8×16 a drôlement de l’effet…

Le cas relatait l’histoire du Hilson, on voit bien le parallèle du cas avec ce qu’endurait notre tandem de choc, si je prends l’exemple de la thématique de l’oreille. Si on se rappelle bien, House avait déjà fait un clin d’œil à une oreille coupée lors du 8×20. Cette thématique de l’oreille atteint le summum dans le 8×21 « Holding On », avec la voix qu’entendait le patient qui s’était avérée celle de son frère décédé il y’a 10 ans, Christopher. Voilà ce qui lui était resté de son frère, vu que la mère avait fait disparaitre tout ce qui pouvait lui rappeler Christopher.

Le long de l’épisode, la concentration sur la voix et l’oreille se renforce. Mais qu’est-ce que cela voudrait dire ? Encore plus, on assiste à la répétition de « brother » (frère) à 9 reprises dans cet épisode ce qui insiste encore plus sur cette thématique de la fraternité, et s’il y’a une chose plus troublante c’est la répétition de « Christopher » à 5 reprises, ce qui peut nous rappeler le 8×20 dans lequel « Wilson » s’est répété 5 fois. Ce cas est donc, un cas-miroir de House, de Wilson, du Hilson, et bien sûr du patient ! (le C de Christopher peut renvoyer au cancer, le D de Derrick à la mort « Death »).

Le cas est un reflet de toute la vie de Wilson qui défile, quand je dis « vie » je vise la vie professionnelle de Wilson, sa carrière, avec cette répétition sous-jacente du chiffre 20 (propofol-Wilson-Foreman). C’est également la longévité de cette amitié entre les deux hommes. Le bouquet, c’est que Derrick tenta le suicide à la fin, de quoi mettre House hors de lui ! Assister à la décision du « suicide » de son ami c’était déjà pénible à supporter, alors que dire de ce patient qui est tout un symbole de Wilson refusant à son tour la vie ! Ce patient reflète les idées suicidaires des deux amis.  Je m’étalerai plus tard concernant House. Deuxième fois dans l’épisode que le mot suicide réapparait, coïncidence ? Pas vraiment…C’est encore une référence au suicide plus nette qu’au 8×19 et au 8×20.

Retour à cette histoire d’oreille et plus précisément de voix. Si Derrick, le patient limite schizophrène, pouvait entendre une voix dans sa tête depuis la mort de son frère, ne peut-on pas dire qu’il en est de même pour le Hilson ? On sait depuis longtemps que Wilson a été toujours la conscience de House, et ce dernier l’écoutait toujours…Cependant, dans cet épisode, House refusa d’écouter Wilson ce qui laissa une ambiance électrique et houleuse non seulement entre les deux, mais dans l’hôpital. House se retrouva plus qu’impliqué dans un cas duquel il s’était désintéressé. Ce désaccord déchirant est le plus violent dans toute l’histoire du Hilson, basée sur l’accord et l’acceptation de l’autre tel qu’il est. Dans le 8×20, Wilson n’écoutait pas House, ici c’est l’effet inverse.

Derrick symbolise House aussi, avec son grand « NON » face à sa séparation de son « frère », Derrick et House ne voulaient surtout pas perdre des êtres chers. En fait, à l’image de sa mère, le patient n’avait pas fait le deuil de son frère Christopher. Alors il s’agrippe à une vieille photo et à des symptômes tentant de nouer un lien avec son frère disparu. C’est triste et peinant de voir ce cas où les souffrances psychologiques se mélangent avec les souffrances physiques.  Derrick qui écoutait son frère reflétait House qui écoutait son « frère ». Et c’est vrai qu’on peut considérer Wilson comme frère de House, ne sont-ils pas des « frères siamois » ?

A vrai dire, les thématiques de l’oreille et du chiffre 5 ne sont pas vraiment nouvelles ! En réalité, ces deux thématiques étaient déjà présentes lors du final de la saison 4. On se rappelle très bien cette oreille ensanglantée de House le long du 4×15 et on se demande pourquoi avoir choisi l’oreille droite ? Quel était le sens ? En fait, le véritable sens de l’oreille ensanglantée de House dans le 4×15 c’était qu’il refusait d’écouter son subconscient. Le chiffre 5 était présent timidement, mais le plus flagrant était l’oreille. Dans le 8×21, on retrouve l’oreille droite même si les symptômes avaient changé, avec l’oreille du patient, son cerveau qui entend une voix, et House qui refuse d’écouter son ami, sa conscience, pour la première fois. Dans le 8×20, Wilson refusa d’écouter House alias son subconscient. J’ai jugé intéressant de m’immiscer un peu dans cette histoire d’oreille…

Bref, la mère et le patient sont symbolisés par House. C’est House qui n’accepte pas la décision de Wilson, c’est House qui souffre à l’idée de la fin, c’est House qui veut que son frère reste avec lui, refusant l’idée de la mort. Wilson compte beaucoup pour lui plus qu’il ne le pensait. Le duo mère/patient est le reflet de l’acceptation et de la résignation de House et de Wilson face au sort, même si Wilson était déjà résigné depuis le début de cet épisode. Vers la fin de l’épisode, Derrick et sa mère feront le deuil de Christopher en regardant les photos qui restent de lui. Presqu’au même moment, House admettait sa résignation face à la mort évidente, par amitié pour Wilson. Beaucoup se sont posé des questions du genre : Mais que va-t-il rester comme souvenir à House ? Des photos, je ne le pense pas, de l’amour, beaucoup !

V. Le seuil de la vérité

Face à la confrontation symbolique entre les deux frères siamois House et Wilson, une confrontation par amour, une confrontation que menait Wilson vis-à-vis de la mort, vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis de House, les autres personnages ne sont pas restés les bras croisés devant la souffrance du Hilson qui formait le nombril de cet épisode. A vrai dire, le Hilson était le fil rouge de la série et en particulier de cette dernière saison 8. On sent que toute la saison 8 était destinée à ce grand final !

L’année dernière, j’avais parlé dans un commentaire à chaud du rôle des « missionnaires ». Je vais aborder encore ce point peut-être plus profondément.

La confrontation avec la fatalité ne regarde pas uniquement Wilson, mais aussi House. Ce tandem de choc libère des ondes nucléaires autour de lui, plus que les relations avec les femmes ! Bref, se trouvant devant ce duo écartelé entre s’éviter la souffrance et éviter de faire souffrir l’autre, l’équipe de House ainsi que Foreman et Thirteen furent d’un grand secours en apportant leurs conseils et leurs avis. (5 missionnaires, j’adore ce 5 harceleur MDR)

Ce fut Adams qui ouvrit le bal avec son conseil à deux balles, à savoir de laisser mourir son pote dans la dignité. House n’avait jamais trouvé la mort digne, mais plutôt indigne et cruelle et ce, quoi que fussent les circonstances de la mort. C’était donc facile pour House de rejeter les propos absurdes de la missionnaire Adams.

Park eut plus de chance qu’Adams puisqu’elle donna à son boss un bon coup de canne au crâne (clin d’œil au 8×02 quand elle avoua avoir frappé son patron !) lorsqu’il tenta de tuer son patient. Pour elle, la quête de la vérité peut n’aboutir à rien, elle peut être nulle. La VF est une horreur, je ne vous fais pas de dessin concernant la voix VF de Park qui meuglait sans la moindre émotion. Les propos de Park trouvèrent écho dans House qui entama lentement et silencieusement une remise en question le concernant ainsi que Wilson. La canne ici avait un rôle capital !

Son retour était annoncé implicitement depuis le 8×20, il s’agit du retour de « la fille prodigue » comme l’annonça Thirteen en souriant, devant House. Alors Thirteen a eu une double mission, ayant pour but de réconcilier House et Wilson. Ces derniers avaient besoin que quelqu’un les écoute. Elle discuta avec Wilson dans un resto loin de PPTH (et donc de House). Beaucoup, mais beaucoup de fans ont apprécié son retour mais se disent déçus car ils croyaient que Thirteen était venue pour boucler la boucle de son histoire. Pourquoi tant d’acharnement et d’incompréhension surtout que le personnage de Thirteen avait bouclé son histoire lors du 8×03 ? Pourquoi ne pas se rendre compte que le retour de Thirteen dans un final Halone-Hilson était lié à cette querelle « amoureuse » que personne ne pouvait surmonter ? Thirteen apparait épanouie, dommage pour les cheveux (lol) et son retour était comme étant une « missionnaire » mais aussi, comme une amie, un pont entre la vie et la mort, un réconfort. Wilson, essayant de noyer son chagrin dans l’alcool, parla de la vie et de la mort avec Thirteen. Il tentait aussi de sonder Thirteen car elle était également condamnée. « Quand ça va s’arrêter d’être surréel ? » lui demanda t-il. La réponse de Thirteen sous la forme de blague, voulait dire qu’on ne s’habituera jamais à cette situation. Mais dès qu’elle parla de House implicitement, Wilson s’empressa de mettre une bouteille de bière dans la bouche pour éviter de parler de lui, le regard courroucé et noir. Ouille ! Ça c’est mauvais signe !

Thirteen retrouva House devant une suite de chimio dans laquelle un patient était dans un sale état. Le regard fixe de House sur le patient devint étonné devant une Thirteen malade certes, mais épanouie. Elle révéla qu’elle avait parlé avec Wilson, et entama une discussion avec House à propos de l’amitié, de la loyauté, du respect, de la générosité et de l’amour. C’était intéressant de voir comment Thirteen comprenait le raisonnement de son ex-patron, et lui donna suffisamment d’arguments pour qu’il décide de se rapprocher de son meilleur ami.

Après le passage de Thirteen, vint celui du missionnaire Taub ! J’adore Taub particulièrement dans cet épisode, il avait assuré en devenant presqu’un chef vu les circonstances. Il ne s’est pas arrêté de répéter à House qu’il ne fallait pas abandonner Wilson, ensuite il courut dans les couloirs de l’hôpital en répétant encore et encore la décision de Wilson d’en finir avec la souffrance. House, remonté et frustré explosa ! Alors là on assiste à la formidable scène de « life is pain ! » (La vie est douleur !), c’est une explosion de la peine de House, de toute sa frustration cumulée le long de l’épisode. C’était vraiment un grand et saisissant moment clouant le téléspectateur dans son canapé, voir House démuni comme ça, hurlant toute sa douleur et toute sa souffrance dans les couloirs de PPTH face à Taub. Il fit même une allusion au suicide et avoue qu’il avait envisagé de mettre fin à ses jours, bref c’était un moment inouï, sublime ! Le regard de compassion de Taub, chargé en émotions en disait long en regardant son patron s’éloigner après avoir crié sa détresse et son désarroi. Juste ciel, comme j’adore cette scène ! Je dois souligner que les phrases hachées de House face à Taub étaient du nombre de 5 ! (ce chiffre vous dit certainement quelque chose…). Cette scène rejoint la scène de la voiture côté intensité. Ça va Taub ? La décharge n’était pas énorme ? Et quelle décharge !

Le cinquième et dernier « missionnaire » était Foreman, mais il avait discuté uniquement avec Wilson. J’adore Foreman dans ce final ! Wilson, face à Foreman, lui dit que House n’était pas son enfant (tient, la thématique de la paternité !) et qu’il ne pouvait pas être responsable de son bonheur. Pourtant, Wilson savait que ce qu’il disait était erroné. House et Wilson se complètent et chacun fait le bonheur de l’autre ! Foreman l’aida à ouvrir les yeux sur l’importance de cette amitié pour House en insistant que la vie est sacrifices pour ceux qu’on aime. Cette réplique de Foreman laissera Wilson se remettre en question.

Inutile de dire qu’avec des missionnaires pareils, ça va crever le plafond ! Entre chaque missionnaire, la tension avait monté d’un cran, et l’implosion que redoutait Taub le pessimiste était au rendez-vous ! Juste au moment même où Wilson était en pleurs dans sa voiture, accompagné de House. On voit le parallèle ici. En fait, l’implosion de Wilson dans sa voiture était accompagnée de l’implosion de House d’une autre manière très symbolique : il s’agit de l’effondrement du plafond sur la machine d’IRM ainsi que sur Park, Adams et le patient. C’était un déluge de colère et de larmes qui s’était abattu sur eux, mais pourquoi dans cet endroit précisément (machine d’IRM) ?

La machine d’IRM est tout un symbole dans la saison 8. Si vous avez regardé par exemple le fameux 8×02, où les deux amis en froid s’étaient réunis près de cette machine, où House avoua cash à Wilson qu’il tenait à lui comme une déclaration d’amour sous-jacente. Pourquoi Wilson lui ferait subir des telles souffrances s’il l’aimait ?

Pour les nouvelles, c’était comme un baptême. Elles furent baptisées à la manière housienne face à l’humeur de leur patron. Les répercussions de la décision de Wilson sur House furent grandioses ! La lourdeur présente dans l’épisode fut comme un abcès doublement crevé.

Pourtant, le fait d’avoir crié sa peine sur Taub, saboter la plomberie de l’hôpital avec des tickets de hockey pour avoir comme résultat un joli trou dans le plafond, ne suffisait pas à House. Après avoir guéri le patient, il apprit de la part de Park que Derrick avait tenté de se suicider, c’est là que House était devenu furax, et tenta de tuer le patient pour de vrai (House avait complètement pété les plombs). Pourquoi cette manie de suicide ? Voyant Wilson symbolisé par le patient, House l’étrangla en lui criant dessus : « Reste en vie ! », j’ai bien dit « criant », Atkine ! Mais qu’est-ce que c’est que ce ton que tu as choisi ? Hugh Laurie hurlait, Atkine ! C’était une scène superbe gâchée par ce mauvais ton que tu as utilisé.

Très belle scène où on nous dévoile un House mis à nu, vulnérable, sensible, blessé, perdu, sans le moindre repère, gérant très mal sa douleur. C’était extrêmement triste de constater le degré de désespoir qu’avait atteint House. Le fait de refouler la douleur n’a fait qu’empirer la souffrance pour House qui trouva dans la plomberie un exutoire cathartique de ce qu’il ressentait. Il goba de la Vicodin pour masquer sa douleur en vain…Bref, le point culminant de cet épisode était cette souffrance et cet amour, une souffrance reflétée par les notes tristes du piano et les gros plans sur House et Wilson, chacun voué à lui-même, séparés, ce qui augmente encore plus l’intensité dramatique avec le Halone. La dualité du couple mort /amour est très flagrante avec les regards, les silences chargés, et certaines répétitions. Par exemple, on note la répétition du mot « amour » 2 fois et celle du champ lexical de la mort 13 fois. Voici le chiffre 13 qui se répète pour la 2ème fois après le 8×20, mais ici il désigne directement la mort et incarne le stéréotype du « chiffre maudit ».  Je pense qu’on a assez de preuves qui font de cet épisode l’épisode le plus noir et le plus pessimiste.

L’explosion et l’implosion de House ainsi que le défilé des « missionnaires » en particulier Park, firent House réfléchir, se remettre en question. D’ailleurs on peut interpréter cette remise en question comme un clin d’œil à la plus grande introspection de House lors du 8×22.

Au même moment, Wilson, toujours en colère, faisait le point sur ce qu’il avait dit, pesa le pour et le contre depuis la réplique de Foreman. C’est lorsque son regard tomba sur les oreos, symbole de son amitié avec House, que sa colère se dissipa en une fraction de seconde !

Vint le moment où Wilson se retrouve pour la 2ème fois sur le seuil de la porte de House, face-à-face à ce dernier, et lui annonça qu’il avait décidé de changer d’avis pour lui. House, extrêmement apaisé et serein, refusa. Il avança des arguments suffisamment nets et convaincants démontrant qu’il était résigné à la première décision de son ami et qu’il était lucide et clair. Les échanges après entre les deux furent beaucoup plus silencieux, doux, intimes et beaucoup plus détendus, chacun acceptait l’autre tel qu’il était, avec la chute finale « je ne vais pas te dire « je t’aime » » de la part de House (ce qui veut dire un grand « je t’aime » !). J’aime bien le jeu scénaristique du seuil de la porte de House ! Au début de l’épisode, il n’a pas été franchi par Wilson, c’était le seuil qui séparait les deux amis. A la fin, Wilson franchit symboliquement le seuil comme un retour à leur amitié après la résignation et l’acceptation de House. On peut interpréter cette résignation comme un sacrifice pour l’amitié. Et concernant le seuil de House, il était à la fois signe de la discorde et de la réunion. Réunis dans leur amitié, l’appartement de House était devenu symbole de l’amitié et du partage entre les deux. On peut conclure que le sentiment de lourdeur de l’épisode était dû au non-dit et à la frustration refoulée.

Le problème avec tout cela, c’est que le bon téléspectateur est tellement tourmenté et accaparé par le Hilson et sa souffrance qu’il oublie un truc : les conséquences de la bêtise de House lors de son implosion, vu qu’il avait très mal géré la situation douloureuse. Il fallait, comme d’habitude, une douche froide ! Cette douche s’appelait « l’huissier de l’hôpital » qui interrompit les « frères siamois » qui cherchaient sur le net un lieu d’excursion à eux seuls. Mais tomber sur une montagne de 8000 pieds (chiffre 8, ça c’est moche à moins que ce soit une métaphore de toute la série) et sur un huissier accompagné de Foreman ayant une tête d’enterrement, il y’a de quoi flipper !

Et VLAN ! Jolie gifle au téléspectateur qui ne se doutait pas que la thématique de la liberté allait revenir de plein fouet, la prison, 6 mois, House se retrouve enchaîné de nouveau, juste au moment où son copain avait besoin de lui. Les deux amis choqués s’échangèrent les regards à 5 reprises dans un silence morbide. J’avoue que je ne m’attendais pas à l’époque à un coup pareil ! Notre couple « d’amants maudits » rencontre des obstacles pour rester ensemble. Le jeu de ces deux acteurs est vraiment époustouflant, qui met l’alchimie de House et de Wilson en lumière…Cette dernière séquence de l’épisode est une transition vers le dernier épisode de la série : le 8×22.

Voilà donc ma review du 8×21. J’étais super content du retour du piano (triste, j’adore !), de la qualité de cet épisode, de la présence de toutes les thématiques abordées dans la saison 8 et surtout la thématique du tiraillement, tous les chiffres, dans cet épisode du chiffre 5 par excellence ! N’hésitez pas à me laisser des commentaires pour ma plus longue review et merci de votre lecture.

 
 

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House – Review du 8×12

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Voici le moment solennel tant attendu, celui où mes doigts commencent à cavaler sur mon clavier sans s’arrêter, mais aussi le moment où je vous annonce qu’il ne reste de ce cher docteur House qu’un mois, vu que la série prendra fin sur TF1 un certain 19 Mars 2013. (Alors aux cœurs fragiles : préparez vos mouchoirs !).

Je compte commencer par l’épisode 8×12 « Chase » alias « Un sens à ma vie » diffusé le 12/2/2013, en prenant compte de la fin du 8×11, mais aussi des audiences françaises toujours en baisse (6.2 millions de téléspectateurs) c’est-à-dire la pire audience de la saison 8 jusqu’ici. D’ailleurs, cela me rappelle mes annonces des audiences des US qui se sont arrêtées à 5 millions de téléspectateurs, avant de rebondir lors du 8×22. Les français vont-ils réaliser des audiences pires que les américains ? Affaire à suivre…

L’épisode « Chase » a des points positifs et négatifs et ce 8×12 reste un épisode intéressant malgré tout. Mais je ne peux pas commencer l’analyse de « Chase » sans revenir au 8×11, et précisément le dernier plan où on voyait Chase en pleine rééducation, tandis que House s’en allait. Cette scène en dit beaucoup : on dirait que Chase est assimilé à un enfant qui apprend à marcher et donc il est entrain de grandir. Chase a grandi grâce à cette épreuve, il va de l’avant, contrairement à House qui va dans le sens opposé en sortant de la pièce. C’est un passage de relais silencieux et symbolique de House à son héritier. Les actes parlent plus que les paroles, House disparait, Chase apparait. Joli plan final du 8×11 qui veut dire beaucoup, et cela se confirmera au fil des épisodes.

Dans ce 8×12, on retrouve le générique des 30 secondes, épisode plein de questions et ponctué de passages humoristiques et facétieux. J’ai jugé bon de l’analyser en le divisant en 3 parties, bonne lecture !

I. Répercussions

Il est plutôt logique de commencer par les répercussions de ce qui s’est passé dans le 8×11, un tournant dans la vie de certains personnages et de Chase en particulier. Les conséquences sont dures et on s’y attendait ! Chase, House et le reste de l’équipe furent les plus touchés.

On apprend dès le départ que 3 semaines se sont écoulées depuis l’agression de Chase. Ce dernier, boiteux dans cet épisode (ça nous rappelle étrangement quelqu’un !), se hait. On a l’impression qu’il se déteste, il fut durement touché psychologiquement mais ne l’admet pas.

C’est un peu étrange de regarder cet épisode à travers les yeux de Chase. On a déjà regardé les épisodes 6×14 et 6×10 centrés sur Cuddy et sur Wilson. L’épisode 5×19 est un excellent épisode à partir duquel on a regardé le monde à travers les yeux du patient. Bref, ce 8×12 est sur la même lignée, sauf qu’il s’agit pour la première fois d’un des larbins de House.

Les répercussions sur Chase furent d’ordre physique, puisqu’il boite et utilise des béquilles pour se déplacer, mais surtout d’ordre psychologique. On le découvre malheureux, couchant avec une prostituée, par la suite il couche avec sa patiente, s’en foutant du règlement, il en veut à tout le monde et surtout à House. Alors sa colère s’abat sur les autres larbins en particulier sur les nouvelles, et indirectement, sur House.

Chase, boiteux, l’air sinistre, ressemble étrangement à House. Ce dernier ne voulait surtout pas que Chase finisse comme lui et le fit savoir implicitement. C’était très touchant de la part de House qui s’est fait beaucoup de soucis pour Chase.

House n’était pas le centre de l’épisode, mais on le voyait souvent. Chase ne pouvait pas s’empêcher de le rejeter et de l’admirer à la fois, tandis que House se souciait et se culpabilisait (on apprend qu’il avait appelé Chase 12 fois en 3 semaines), il est allé jusqu’à rendre visite à Chase. Rares sont les fois où il s’est rendu chez quelqu’un pour s’assurer ! Mais House n’était pas du genre bavard, comme l’avait dit Rebecca Adler dans le pilote 1×01, c’est ce qu’il fait qui est le plus important.

Le long de l’épisode, House n’hésitait pas une seconde pour aider Chase pour son cas, il lui donna le feu vert de pratiquer une opération sur une patiente avec laquelle il avait couché. House savait que Chase avait enfreint les règles et pourtant il l’aide en enfreignant lui aussi les règles. House était presque tout le temps à la disposition de Chase, il savait par quoi il passait car il l’avait déjà vécu et le but c’était de l’aider à dépasser ce mauvais cap après la tournure mortelle du 8×11. J’aime bien la relation entre les deux hommes basée sur beaucoup de respect mutuel, on dirait même que ce respect s’est renforcé.

House a été bouleversé par ce qui s’est passé et va jusqu’à entraîner Taub à se défendre contre les agressions avec plusieurs farces entre eux. Les cours de self-défense sont une forme de rédemption et d’excuse de la part de House envers Chase, et en même temps ça se voit qu’il s’est mis en question après l’agression de Chase.

Les tentatives de House n’ont en tout cas pas laissé Taub de marbre, qui demanda à Chase d’accepter les excuses de House ! Taub, la mascotte de House, nous a fait bien marrer dans cet épisode avec ses coups foireux avec House, nous plongeant dans un moment de rigolade, lol. Des ballons remplis de soda, agressions surprises, des balles de peinture qui nous rappellent étrangement les balles de peinture dans le fameux Swan Song entre Hugh Laurie et Robert Sean Leonard mdr. J’ai aimé le coup de Taub à House qui s’est fait avoir loool !

Bon, je dois dire que Taub la mascotte est également un message sérieux de la part de House envers Chase. House s’excuse sous le masque du rire.

Les répercussions sur Park étaient plus nettes bien qu’elle n’était pas dans la pièce lors de l’incident, elle ne cacha pas sa peur de tout. Sa réaction est vraiment directe et franche, on peut être touché même si on n’a pas assisté au drame et elle en est la preuve. Humainement parlant, sa réaction est la plus logique des réactions de ses partenaires !

Voyez Adams par exemple, même si elle a dit qu’elle voyait un psy, même si elle était attaquée avec Chase et blessée, on dirait un roc ! Non mais, elle conseille Chase, elle est indignée lorsqu’il avait transgressé les règles, et continue sa vie comme si rien ne s’est passé. Franchement, j’apprécie la réaction de Park qui avoue ses faiblesses et ses craintes, et je n’apprécie pas cette Wonder woman d’Adams.

On conclu cette partie par Foreman, alors là, il assure ! Compréhensif et patient, il était un excellent doyen qui garda la tête froide devant les bêtises de Chase. Il intervient au bon moment et écarta Chase du cas, loin de ses folies. Respect !

En général, les réactions variaient et celle que j’ai apprécié le plus était celle de House.

II. Un sens pour la vie

Comment commencer cette partie ? Je pense qu’il faudra parler d’un cas miroir, reflétant Chase. Dans l’épisode, la patiente était une charmante blonde sexy et…nonne. Vous allez me dire que les épisodes où on parlait de religion dans la série étaient toujours marrants, le hic ici c’est que c’est Chase qui est le noyau ou le centre, donc toutes les données changent. Comparez le 8×12 au 2×19 par exemple, on voit que tout est lié au centre ! Donc inutile de comparer l’incomparable.

On remarque dans cet épisode centré sur Chase que ce dernier s’est remis en question, a mis son propre travail en question, sa foi, ses croyances, l’existence, la définition de l’amour, et surtout le sens même de la vie.

Beaucoup de culpabilité, d’amour et une quête de soi distingués dans cet épisode. J’ai évoqué la quête car Chase est perdu, sans repères, vulnérable, il est en quête de soi et de la vérité. Face à lui, se trouve la patiente qui avoua la faiblesse de sa foi, et malgré tout, on sent qu’elle s’est attachée à Chase par un lien unique. Elle s’y cramponnait pour trouver sa voie, et Chase fit de même.

On aurait pu exploiter ce lien sans coucherie non mais sans blague, il faut toujours du sexe pour Hollywood. J’ai trouvé cela dommage, car ça aurait été plus profond sans les dragues.

Chase et la patiente incarnent chacun un symbole, vous avez deviné sans doute !  Nous avons l’amour de Dieu, la croyance, la foi et la non-matière, le tout symbolisé par la patiente (nonne), et l’amour de la science, de la médecine et du matériel symbolisé par Chase (docteur). Les deux personnages sont réunis dans l’amour.

Les deux cherchent un sens à leur vie. On découvre Chase, ayant perdu la foi en Dieu, il s’était orienté vers la médecine. Son personnage est plus complexe qu’il en a l’air, puisqu’on sent qu’il a la foi en Dieu et en même temps, essaye de trouver une explication scientifique à cela.

Il voyait la patiente comme le symbole de la foi qu’il avait rejetée, la foi en l’avenir, la foi en Dieu, la foi dans la science…Il essayait de trouver ses repères dans ce symbole, quoiqu’il se passe.

La patiente cherchait un sens à sa vie dans Chase, symbolisant pour elle le monde extérieur. Les deux se livrent à une introspection intime sur le sens de la vie.  Les deux vécurent une expérience traumatisante : l’un était poignardé par un scalpel (je le précise, car le scalpel c’est tout le symbole de la médecine !), l’autre perdit quelqu’un sur lequel elle devrait veiller. Chase se comporta comme si la médecine l’avait trahi, fut en colère contre House (ce dernier symbolise la science et la logique) car rien n’était logique à ce qui lui était arrivé, la science avait trahi sa confiance et a failli le tuer. La vie vaut-elle la peine d’être vécue ?

Face au désespoir de Chase on trouve le désespoir, la culpabilité et la rédemption de la nonne. Pour House, la réaction de la nonne est plus logique que celle de Chase qui se culpabilise ! « Tu as été poignardé, pourquoi tu te culpabilises ? » demanda House à Chase.

J’aime beaucoup ce lien presque paternel entre House et Chase. Personne ne pouvait comprendre Chase que Chase lui-même et House. Cet épisode est l’épisode de l’introspection de Chase par excellence, et d’une manière générale beaucoup n’ont pas apprécié cet épisode car ils n’avaient regardé que la surface. Dans l’introspection, la table n’est pas une table ! La saison 8 est la saison de l’introspection.

Avant même la fin de l’épisode, on remarque les divergences d’avis flagrantes entre Chase et la nonne, cette dernière décida de se cloîtrer après avoir entendu « l’appel de Dieu ». Rien qu’en défendant son avis en disant de son âme-sœur qu’elle hallucinait, que tout ce qu’elle croyait être un « appel de Dieu » n’était qu’un procédé chimique, Chase prouva ainsi qu’il avait trouvé sa voie.

Il ne voulait pas vivre « caché », et regardait l’amour sous un angle, loin de l’amour spirituel que la nonne vouait à Dieu. C’est lorsque la nonne a trouvé sa voie, un sens à sa vie que Chase trouva le sien. C’est en le trouvant qu’il pourra tourner la page, afin que sa plaie ne saigne plus après avoir trouvé une réponse pour ses questions.

Le fait que ce soit un épisode centré sur Chase empêcha le Hilson d’apparaître (dommage !), une petite apparition de Wilson pour aider Chase. Les prochains épisodes, jusqu’à la fin de notre chère série en VF, je vous garantie qu’il y’aura toujours du Hilson ! Enfin bref, passons à la dernière partie.

III. Un pas après l’autre

Cette partie est plus analytique concernant Chase. Bah quoi ? Tant que c’est un épisode centré sur Chase, on ajoutera quelque chose avant d’envoyer toute cette review sur le net ! lol.

J’ai choisi ce titre car après avoir touché le fond, on finit toujours par remonter à la surface. Chase trouva la réponse à « Qui suis-je ? ». En effet, Chase affirma son identité en revenant plus fort et plus expérimenté qu’avant. Sa décision finale de réintégrer l’équipe en est la preuve. Chase avait retrouvé sa voie.

C’est en retrouvant sa foi en la science qu’il avait retrouvé sa voie et ses repères. On remarque bien les regards qu’il échange avec House lorsqu’il était revenu auprès des autres larbins, le regard bref de House était comme « tu es le bienvenu ! ».

Chase s’ouvre aux autres en revenant dans l’équipe, et son retour à la fin de l’épisode est un aveu silencieux de la foi retrouvée, la foi en soi, la foi dans la vérité et la médecine. Le bonheur et la vérité se trouvent dans son amour de la science, aller de l’avant et ne jamais rester prisonnier de son passé, car c’est ce qui est arrivé à la patiente qui trouva un sens à son existence en se cachant.

La thématique de la liberté est assez flagrante lorsqu’on aborde le paradoxe Chase/nonne, l’un veut se libérer d’un évènement qui le torture, l’autre préfère la rédemption en préférant être « emprisonnée » à cause de sa culpabilité. C’est fou ce que la patiente me rappelle House qui avait accepté d’être emprisonné, sans avocat (regardez le 8×01 pour vous rafraichir la mémoire !) par culpabilité. House est quelque part impliqué avec la thématique castration/liberté, et il savait que Chase n’avait fait aucune erreur pour payer de sa liberté. Voilà pourquoi il trouva le raisonnement de la nonne plus logique que celui de Chase. Et en fait, House a des points communs que ce soit avec la nonne ou avec Chase, miroir à triple facette !

Grâce à son « père », Chase réussit à se relever, on sent à la fin qu’il est devenu le nouveau prof rien qu’en observant Chase venant aider/enseigner Park, il assure vraiment comme un bon pédagogue, on sent aussi qu’il est venu se racheter après avoir été très sévère avec elle alors qu’elle ne lui avait rien fait. Passer du statut « larbin » à celui du « prof » n’est pas rien, c’est un indice pour la suite car rien n’est anodin.

Le fait qu’il avait essayé de s’éloigner de House était une grave erreur (j’avoue qu’Adams était utile en lui tenant tête concernant cette erreur). Quand on pense à Foreman qui s’était éloigné de House (saison 4) et finit par devenir pire que House !

La science détermine sa vie (Chase), et il ne pourra plus s’en détacher. Plus tard, il sera l’incarnation même du sens de la science et de l’optimisme.

Si le 8×11 a fait grandir Chase, ce 8×12 l’a bien propulsé en avant. Chase a beaucoup évolué dans cette série, après avoir été un jemenfoutiste, un lèche-bottes, avec un comportement ado irresponsable, il devint dans « Chase » un homme indépendant affirmant son soi. Le 8×12 est une remontée à la surface, après avoir été à terre. Cet épisode trace un nouveau Chase qui, un pas après l’autre, confirme son importance future en héritant House dans un certain épisode que certains vont reconnaître…

Et oui, le petit a grandi.

Je m’arrête là, je vous souhaite une bonne soirée avec House sur TF1 (j’ai déjà revu le 8×13, 8×14, 8×15, et le 8×16 en VO) et surtout vos commentaires sont les bienvenus ! Merci de m’avoir lu !

 
 

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House – Review du 8×10

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C’est en écoutant Rocking music que j’ai décidé enfin d’entamer le 8×10 « Runaways » alias « La fugueuse ». Bon, j’ai un peu de retard pour cette review, peut-être un coup de mou, peut-être beaucoup d’épisodes de X-Files des premières saisons ou différents épisodes de House de toutes ses saisons, ou même des raisons perso qui m’ont éloigné de mes reviews. Ces derniers temps, j’étais très préoccupé et occupé, et je le suis toujours ! Bref, j’essaie de faire de mon mieux dans un laps de temps limité.

L’épisode 8×10 « Runaways » est un épisode qui avait talonné le 8×09 le mardi 5 Férier 2013, mais qui eut la plus petite audience ! En effet, si le 8×09 avait récolté l’audience de 7.2 millions de téléspectateurs, ce ne fut malheureusement pas le cas du 8×10 qui n’avait eu que 6.8 millions de fidèles. Pourtant, c’est un épisode intriguant, intéressant et on peut l’analyser sous différents angles. Pour ma part, je l’ai adoré mais j’ai préféré changer la forme ou le style de mon analyse qui sera en deux parties.

I. Histoire de liens…

Alors ça, on ne peut pas le nier ! Cet épisode en est truffé ! Et pour être plus clair, on peut distinguer deux sortes de liens. Le premier est le plus net, c’est le lien fondamental, médical c’est-à-dire le lien entre le patient et ses médecins.

Premier plan de l’épisode : House entrain d’examiner une jeune fille. Au fil de l’épisode, on découvre que l’histoire de cette fille mineure était plus intéressante que son cas médical lui-même pour House. C’était une fugueuse, une sdf, jeune, mineure, débrouillarde, responsable, mature pour son âge et tellement charismatique qu’elle suscita l’admiration de House. Elle vivait seule (Halooone !^^). Pour House, il la trouvait intéressante parce qu’elle avait osé faire ce qu’il n’a jamais fait. Elle incarnait une sorte de figure de liberté, cette liberté qu’il a eu beaucoup de peine à avoir, en ayant le bracelet électronique enlevé, en ayant subit la maltraitance de son père et la résignation de sa mère. On peut déduire grâce au cas de cette fille, qu’on s’approche dangereusement d’un certain épisode qui concerne le père de House, mais je ne vais pas m’y étaler.

House n’a fait qu’essayer de protéger sa patiente à sa manière. Pour la première fois dans la saison 8, il est subjectif dans son raisonnement. Le coup de la prostituée déguisée en assistante sociale était du pur House ! J’étais mort de rire. D’ailleurs, dès le début, House la protégeait en ne disant rien aux services sociaux et en mentant à Adams et à Wilson.

Pour House, les parents sont coupables et irresponsables, cette fille a raison de se libérer d’une mère qui ne changera pas. On peut s’en sortir et vivre tout seul, pas besoin de parents ! Encore un point sur lequel la fille était d’accord avec lui.

On aborde le thème de la liberté sous toutes ses formes : fugue, voyages, suppression du bracelet électronique…Admirez comment la fugue est contemplée par House et qui nous rappellera certainement une décision cruciale qu’il choisira plus tard dans la série. Votre mémoire a été rafraîchie ? Rien n’est dû au hasard. Le lien entre House et sa patiente est très spécial, chose qu’Adams partage aussi. Mais avant de passer au lien entre Adams et la patiente, on doit souligner le coup de pouce qui a « oxygéné » cet épisode, c’est le fait de la suppression du bracelet. Grâce à cela, on a assisté à House faisant des différents différentiels dans plusieurs endroits, pariant comme à son habitude !

Adams, de son côté, trouve que les parents sont nécessaires dans la vie. Le problème, c’est lorsqu’Adams est subjective, elle est pire que Foreman côté ennuyeux et chiant. Bon, elle m’a sérieusement gavé avec son « il lui faut une assistante sociale ! » comme si son cerveau s’était bloqué avec cette phrase. House avait son point de vue et il argumentait au moins ! Mais Adams nous gave avec son passé de fugueuse car elle avait trouvé ses parents chiants, vécu ailleurs et puis revenue au cocon familial comme si rien ne s’est passé…Au départ, Adams était du côté de la fille, mais avec sa surprotection elle est passé à l’autre côté, soutenant la mère, sans doute pour évacuer sa culpabilité envers ce qu’elle avait fait dans sa jeunesse.

Bref, les deux médecins (House et Adams) étaient les plus touchés par le cas. Leurs deux avis étaient différents et chacun d’eux défendait farouchement son point de vue mais les avis se rejoignent dans le but de protéger cette patiente  et d’assurer son bien-être. Fidèle à lui-même, House n’osera jamais dire ce qu’a dit Wilson à sa place, mais tout ce qu’il a fait confirme les dires de Wilson. Il admire et protège sa patiente.

A part le lien médical que je viens d’étaler, il y’a le lien familial. On n’est pas sorti de l’auberge ! Depuis des épisodes et la thématique parentale/familiale continue. Ainsi, on peut commencer par le lien maternel qui est présent avec le cas, une relation tendue entre une mère et sa fille où on peut noter de la haine et du rejet de la part de la fille envers une mère qui n’a jamais su l’être. Cette relation électrique est absente concernant le lien paternel où Taub essayait de trouver un lien avec ses filles (ça me rappelle Cuddy et ses pleurnicheries dans le 5×13) et c’est grâce à Wilson qu’il réussit.

Il y’a aussi le lien fraternel avec les deux frères des consult, les vomisseurs XD. On peut se dire « comme c’est touchant de les voir se rapprocher grâce à l’art » et plu symboliquement, grâce à la guerre. Beaucoup d’humour mais accompagné d’un sérieux refoulé  avec l’insistance sur cette consult, sur ces deux frères, sur ce vomi répétitif…S’ajout aux frères empoisonnés l’image de la patiente crachant du sang avec des douleurs à la poitrine. Je ne suis pas vous, mais quand j’additionne tous ces symptômes je trouve plusieurs résultats sous formes d’indices comme ce qui se passera dans le 8×19 et dans le 8×20, et au-delà de ces épisodes. Enfin, c’est juste un constat !

Dans cet épisode du 8×10, Chase et Park étaient les plus mis à l’écart du cas et de la vie de la patiente. Quand à Wilson, il était toujours là en tant que sage et conseiller non seulement de House mais des autres. C’est lui qui s’est soucié des liens avec les patients.

II. Les miroirs de soi

Passage sans transition à la deuxième et dernière partie de ma review. Comme vous l’avez constaté, le lien médical s’est octroyé la plus grande partie de tous les liens dans la première partie. Ce n’est pas par hasard, puisque tout l’épisode 8×10 est fondé dessus !

N’empêche qu’il faudra souligner le rôle des miroirs dans cet épisode, d’où cette deuxième partie. Le premier miroir est assez intéressant. Nous avons Foreman et son aventure avec Anita. Plusieurs avaient ras-le-bol de Foreman, pourtant il fallait regarder de près. Cette aventure qui a commencé depuis quelques épisodes, eu subitement un tournant. C’est après le chantage de House que Foreman s’est mis à craindre le scandale, mais c’est grâce à Taub et Chase qui supprimèrent les photos que Foreman fut soulagé. Anita, la femme mariée avec laquelle il avait cette aventure, lui balança une nouvelle comme une douche froide. Le mari était au courant de l’infidélité de sa femme, mais qui la laissa continuer son infidélité car il la trouvait plus heureuse. Foreman, d’abord soulagé d’un poids (mentir au mari), ne dit rien. Plus tard, et en abruti comme House, il refusa de continuer sa relation avec Anita. Une relation sans piquant et sans adrénaline maintenant que le mari était au courant. Vivre dans le mensonge est, pour Foreman, plus excitant et plus palpitant que vivre dans la franchise. Ce comportement de Foreman nous montre deux choses : d’abord qu’il déteste l’engagement (trop chiant) et surtout qu’il est comme House même dans le comportement avec les femmes !

Ce qui enfonce le clou du miroir Foreman-House c’est lorsque House dit à Foreman « Tu finiras seul ». Vous l’avez déjà entendu cette phrase auparavant dans le 5×19 ! Wilson l’avait dit à House, et maintenant c’est House qui la dit à Foreman. L’aventure de ce dernier nous indique qu’il finira comme House, côté solitude.

Cela reflète d’autres personnages masculins de la série. En fait, chacun d’eux a sa vie privée, mais aucun personnage masculin ne peut avoir une relation stable avec une femme. Ce n’est pas seulement le cas de Foreman, mais aussi celui de House, de Chase, de Taub et de Wilson. Tous se ressemblent, tous se reflètent chacun dans l’autre. C’est en rigolant que Chase et Taub dirent à Foreman que d’une manière générale, les mecs détestent l’engagement.

Autre miroir, celui du cas ou plutôt de la fugueuse miroir ! Ici, le cas est le reflet de la liberté, et c’est pour cela que House défend bec et ongle sa patiente car elle est libre et émancipée. House se compare un peu à elle, vu qu’il venait de sortir de prison et qu’on lui avait supprimé le dernier souvenir carcéral : à savoir le bracelet électronique. Sans bracelet, c’est un sentiment nouveau qu’a House, celui d’une liberté tant espérée. Il est content et le fait savoir !

House se reconnait dans la patiente qui a vécu une vie atroce dans sa famille, et prit parti avec elle. Lui, avait plutôt un problème avec son père. Elle, avec sa mère.

Cette dernière (la mère) peut aussi être le reflet de House. Toxicomanes tous les deux, irresponsables et brisés, ils ont désiré changer. Pour House, on ne peut pas changer ! Pourtant, il espère le contraire. Combien de fois il a essayé de changer, mais à chaque fois il rencontrait l’échec ? La mère n’a pas baissé les bras et essaya d’être à la hauteur pour une fois malgré les tentatives de House de prouver à Adams qu’elle avait tort. Serait-ce un message caché concernant House nous dévoilant que ce dernier assumera ses responsabilités un jour? Idée à creuser…

Malgré leur discordance et les paris, House se reconnaissait non seulement en sa patiente et sa mère, mais aussi en Adams qui avait fugué. Elle avait le choix de rester ou de partir, ce qui n’était pas le cas de la patiente qui n’avait pas le choix. House enviait ceux qui ont osé fuir, quoi que fussent leurs raisons de fugue.

Adams aussi se reconnaissait en la patiente et sa mère ! La patiente, parce qu’elle lui rappelle sa fugue lorsqu’elle était ado, et en ce qui concerne la mère, elle lui rappelle ses parents restés inquiets. C’est par culpabilité et pour se racheter qu’Adams eut un comportement presque maternel, très proche de la patiente, chose qui n’était pas du goût de House.

Autre miroir, c’est la mère et la fille. Selon les dires de la fille, elle était la mère, c‘était elle qui s’occupait de tout. Dans cet épisode, elle est malade et sa mère endossa le rôle de la mère tant rêvée. Les rôles s’inversent comme deux miroirs qui se reflètent l’un dans l’autre. Cette idée de miroir nous laisse perplexes en se repassant le 8×19 en tête. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression qu’il y’a une certaine liaison entre les faits…Peut-être suis-je parano !

Taub et la mère de la patiente ont tous les deux un point commun : avoir un problème avec son enfant. Taub avait un problème de lien paternel avec ses filles, et c’est grâce au conseil de Wilson qu’il avait résolu le problème avec les Taubettes en restant soi-même, et ça marche !

La mère de la patiente est tout le contraire de Taub, elle n’a aucun point commun avec sa fille qui la déteste. Il y’a eu une tentative de rapprochement, mais la fille ne voulait plus revivre son passé car elle partageait la vision de House : personne ne change !

En somme, Taub et la mère de la patiente sont deux parents qui ne sont pas parfaits, qui aiment leurs filles et pourtant le résultat est différent.

Cette thématique de la parenté assiste à l’ajout du sacrifice qu’ont vécu les personnages. Cette idée du sacrifice et de rédemption est le fil rouge de la saison 8. La patiente ne voulait plus revivre l’enfer avec sa mère car elle a déjà beaucoup sacrifié. Adams et House vivent en pleine rédemption, même si House a sacrifié et se sacrifiera encore. Tout le monde se reconnait dans tout le monde, et même les deux frères vomisseurs des consult ! L’un des deux s’est sacrifié pour se rapprocher de son frère en devenant un acteur progressiste portant un costume de l’époque. Ces frères par exemple peuvent refléter symboliquement House et Wilson. On peut se rappeler de House vivant dans le noir, souffrant, sacrifiant sa Vicodine dans le 8×19.

Bref, j’ai aimé cet épisode où régnait humour (la consult des deux frères surtout !) et sérieux (la fille et sa mère, sa maladie, les réactions de House et d’Adams). J’ai trouvé cependant Park un peu trop effacée dans cet épisode, sinon ça gère ! On creuse plus les personnages et on les identifie avec tous ces miroirs, ce qui est assez intéressant à ce stade de la saison 8.

Voilà, merci à tous de m’avoir lu ! Vos commentaires sont toujours les bienvenus.

 
 

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House – Review du 8×07

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Le 29 Janvier 2013 fut diffusé l’épisode 8×07 de House « Dead and buried » alias « Remuer la poussière » sur TF1. Un épisode assez spécial et émouvant que j’ai regardé en VO bien avant la diffusion française, pour être moins traumatisé par les voix en VF. Ce qui est curieux, c’est que je regardais l’épisode en français, mais j’entendais la VO dans ma tête. C’était assez bizarre…mais ça a marché ! Je n’ai pas été aussi traumatisé que la semaine dernière. OUF.

Les audiences de l’épisode 8×07 demeurent en baisse avec 7.2 millions de téléspectateurs, mais House reste toujours leader de la soirée !

Dès le début de l’épisode, on a House qui tient à résoudre une énigme médicale d’un patient décédé pour fuir « les vrais cas », et on a Foreman qui lui tient tête pour résoudre une autre énigme médicale d’un patient vivant. Deux cas à la CSI, ça s’annonçait un épisode assez singulier. En plus, c’est l’épisode duquel je fais la dernière review de ce mois de Janvier, le 8×08 sera pour Février !

Savez-vous que la saison 8 de House qui a débuté un 8 Janvier sur TF1 avait un autre truc particulier ? Si on fait le calcul des mois depuis la fin de House aux US (le 21 Mai 2012) on découvre que le mois de Janvier est le 8ème mois après la fin de House. Je serai étonné si Janvier a été choisi par hasard. Visiblement, TF1 adore le chiffre 8 !

Je souhaite à ceux qui découvrent cette dernière saison un bon visionnage. J’ai regardé cette saison à plusieurs reprises et j’éprouve toujours de l’enthousiasme. Je ne vais pas faire durer le suspense et je vous laisse lire ma 7ème review de House. Enjoy !

J’ai beaucoup réfléchi à la répartition des parties, et j’ai enfin décidé de diviser l’épisode en 3 parties.

I. Cinq ans après…

J’ai choisi ce titre pour cette partie car il s’agit du cas d’un petit garçon de 4 ans décédé depuis 5 ans. C’est avant tout une partie extrêmement sombre, on relève du côté technique un bon choix de la musique de fond qui accompagne les actes et les émotions.

On relève également les couleurs ternes qui caractérisent ce cas morbide où règnent désespoir, perte et solitude. C’est sous le signe de la mort que House se retrouve seul, à combattre le noir pour dévoiler la vérité avec une obsession housienne qu’on connait depuis des saisons et qu’on a surtout connu et vu dans certains épisodes comme dans le 4×15.

Désobéissant à Foreman, House donna le cas du patient vivant à ses larbins afin qu’ils puissent le couvrir, pendant qu’il arpentait une autre direction vers la voie du cas du patient décédé il y’a 5 ans. On assiste à la division House/équipe pour une raison inconnue. Oui, pourquoi insister sur le cas d’un enfant mort ? Qu’est-ce qu’il a de si spécial ? Ne devrait-il pas écouter la logique de Foreman, celle où les patients vivants sont prioritaires ? Pourquoi tant d’opiniâtreté de la part de House ????

Beaucoup de questions se posent en regardant House, seul, avec un dossier médical. S’il ne s’agissait que d’un cas banal, il l’aurait laissé dans les oubliettes. Mais House n’agit de cette façon que s’il est touché de près par ce cas. Et c’est là que la thématique de la mort réapparait encore : House est un personnage curieux, il veut des réponses, il est également fasciné par la mort. House trouve l’enfant beaucoup plus intéressant en étant mort. Les vivants ? Ils mentent tout le temps et sont si chiants…

Pourtant, on remarque qu’il avait harcelé le père endeuillé qui n’a pas réussi à tourner la page, contrairement à son ex-femme. Et là, on sent de l’empathie de la part de House envers ce père, on sent également une tristesse profonde se dégager de ses regards. Beaucoup de silence dans ce cas, un silence morbide et très chargé en émotion. Nous retrouvons House le mélancolique, qui ne se cache pas derrière le masque facétieux et ludique. Mais pourquoi tant d’intérêt à un père qui a perdu son fils depuis 5 ans ? Tout simplement parce que House s’est vu dans cet homme dévoré par le chagrin, seul, alcoolique, ayant tout perdu. Toujours cette thématique de la paternité…

House fera connaissance avec la mort en exhumant l’enfant après avoir arraché un « oui » du père. Craintif, il ouvrit le cercueil en essayant d’y trouver des réponses. On note dans une ambiance grise-noirâtre que House avait examiné délicatement la dépouille.

On verra que sa vieille obsession de tout résoudre prendra le dessus, il s’acharnera pour trouver la solution en faillant se retrouver en prison. House prit tous les risques au détriment même de sa propre liberté. J’ai adoré cet épisode et surtout voir House en action, sur le terrain, frôlant les dangers. Le père endeuillé était émouvant, la mère (vers la fin), House était touché (et nous avec). Du pur Halone…Il y’a aussi le Hilson.

Dans ce cas déjà délicat, on note aussi la délicatesse de la position de Wilson qui s’est retrouvé entre Foreman et House. Il défendra House afin que ce dernier continue, tout en lui rappelant qu’il devait obéir à Foreman. C’est en tant qu’ami, guide et conscience que Wilson donna ses conseils.

Dans cet épisode, House reçut une gifle de la part de la mère, une belle droite de la part de son mari, bref une vraie tête à claque ! Mais ces rencontres « violentes » lui donneront la solution ! Sinon, beaucoup de coups dans cette saison 8. LOL. C’est grâce à Wilson qu’il découvre ce qui clochait et résout un cas très délicat après une sorte d’ambiance à la Holmes, où House avait joué le détective et c’est Watson…enfin, Wilson qui l’aidera. L’ambiance était noire également symbolisant ce noir policier énigmatique et non seulement la mort et la tristesse.

Que faire sans l’aide de Wilson ? Ah, celui-là était toujours là pour son ami et ses questions qui demeurent sans réponses, une sorte de « torche électrique » dans le noir énigmatique. Je vais aller loin avec Wilson en disant que le chiffre 5 a été évoqué dans cet épisode, et ce chiffre symbolise la mort dans cette saison 8 où un chiffre pareil se répète explicitement et implicitement. Quel est le lien du chiffre 5 avec Wilson ? Je préfère vous laisser nager dans un noir énigmatique xD Bien entendu je peux être parano avec le 5, mais rien n’est hasardeux dans cette saison !

Le père est un miroir de House, on se rappelle de House plus sombre dans les derniers épisodes de la saison 8, on se rappelle d’un grand désespoir et d’une grande solitude, d’une grande incompréhension et de son alcoolisme flagrant dans le 8×19. Cas sinistre qui nous montre dans ce 8×07, comment House avait décelé la maladie génétique du gamin décédé pour sauver la vie de son petit frère. Encore la thématique de la fraternité qui frappe, mais d’une manière plus saillante qui nous dévoile deux frères, l’un d’eux est mort, l’autre survivra grâce à lui. Ne me dites pas que vous n’avez pas encore deviné ce que je veux dire…Le tableau est complet.

Bref, ce cas est moins chiant que House le pensait, la preuve c’est qu’il s’est accroché à ce cas jusqu’au bout ! Contrairement au 2ème cas, le cas n°1 (patient mort) est riche côté technique-scénaristique et plus riche en émotions.

II. Douze ans après…

Après « Cinq ans après », voilà « Douze ans après », titre de la deuxième partie et qui nous fait penser directement au 2×17 « Douze ans après ». J’ai choisi ce titre parce que c’est vraiment le cas, tout se passe 12 ans plus tard, après le décès  d’un proche. Bien entendu, le 2×17 m’a inspiré pour le titre, mais bon on s’en fout. LOL.

J’adore la répartition des tâches dans cet épisode : House confronté seul à une voie qu’il avait emprunté, Wilson qui se retrouve entre House et Foreman comme il le fut toujours avec Cuddy et House, Foreman qui veut gérer House et ne rencontre que désobéissance, l’équipe occupée à diagnostiquer le cas n°2.

Dans le cas n°2 ou plutôt « cas parallèle », on a une jeune patiente de 14 ans, qui souffre de symptômes aussi loufoques les uns que les autres. La patiente reflète une telle sensibilité, une grande fragilité, elle symbolise l’innocence. Son cas est vraiment le miroir du cas n°1, on a l’impression que ce sont deux cas en un, et que chacun d’eux reflète l’autre comme un miroir.

Non seulement les deux cas se joignent dans la question de la parenté (qui est refoulée dans le cas 2), mais aussi dans la question de la mort d’un proche. Dans le cas de la patiente, on découvre son traumatisme de petite fille assistant au décès de son père devant ses yeux, et c’est grâce à Chase si une partie du mystère a été dévoilée. C’est grâce à l’hypnose que certains fragments insensés ont eu un sens dans la mémoire de la patiente. (Remarque : ce n’est pas la première fois que Chase utilise l’hypnose, rappelez-vous du 4×15 où il avait hypnotisé House).

Bref, le cas de la fille qui a perdu son père se complète et se reflète dans le cas du père qui a perdu son fils. Dans les deux cas c’est très fort psychologiquement et émotionnellement. Mais c’est le cas de la patiente qui remporte la palme d’or concernant la question du remord et de la honte. Beaucoup de reproches étaient explicites dès l’hypnose après avoir été implicites.

On peut noter une certaine dimension insolite, fantastique dans ce cas. La patiente se rappelle de tout or elle n’avait que 2 ans, et on sent qu’elle était emprisonnée dans une sorte de spirale sans pouvoir s’en sortir.

Le cas de cette patiente est intéressant, elle a perdu son père. Je parle du symbole de cette histoire, à savoir House qui avait perdu son père adoptif et pourtant, on dirait qu’il n’arrive toujours pas à se remettre. Encore un indice implicite concernant House et son père ? Hum, on verra !^^

Beaucoup d’émotions dans ce cas aussi, et l’hypnose n’a fait qu’accentuer la douleur cachée. Dans l’ambiance glauque de cet épisode noir, les scénaristes ont essayé d’alléger les évènements avec l’histoire de Chase, devenu la risée de ses collègues après son apparition dans la télé australienne en parlant d’une série médicale dans laquelle il a joué, après avoir dîné avec une productrice de tv. Son air soigné (épilation des sourcils, manucure) et ses retards ont été remarqués par tous, et il est devenu la cible idéale de toutes sortes de commentaires hilarants et de moqueries.

On est plein dedans ! Quoi de plus ironique que de regarder une série médicale appelée « House » dans laquelle Chase joue un rôle dans une série médicale ? Cela pourrait être aussi un clin d’œil à Chase, et ce qu’il va se produire le concernant à la fin de la série. Rien n’est laissé au hasard !

La torture psychologique du passé s’ajoute à la torture physique, on a un dédoublement de la personnalité, hémorragie, être enceinte sans l’être, allergie à la fraise sans l’être, trouble de vue et toutes sortes de symptômes assez bizarres.

Le plus fou dans ce cas, c’est que c’est une boule magique qui a déclenché tout cela. House a la même boule magique sur son bureau (au passage, Jarod dans Le caméléon est dingue de cette boule !) La boule était refoulée dans ses souvenirs lorsque son père était mort, la boule magique était dans la voiture. Encore la couleur noire…et encore un cas miroir non seulement à House, mais aussi à l’autre cas.

Résultat : Non seulement les reproches refoulés étaient les provocateurs d’un tas de symptômes psychologiques chez la patiente, mais en plus c’est House qui découvre qu’elle est atteinte d’un cancer curable. Cancer…Chiffre maudit…Mélancolie, ce n’est pas un bon présage, ça ! House mettra Adams et Chase sur la bonne voie pour déduire grâce à ses métaphores.

On retient de cet épisode aussi le fait qu’il n’y a pas eu des effets en 3D pour les explications housiennes concernant ces deux cas. Ce qui est un peu dommage, mais on peut s’en passer ^^. Finalement, House s’en sort bien avec deux cas en même temps en sauvant deux vies !

Il y’a ceux qui trouveront inimaginable le fait qu’une petite fille de 2 ans se souvienne d’un accident, mais en fait dans des guerres par exemple, combien de petites filles de 2 ans ont assisté à la mort d’un proche qui les ont traumatisé à vie. La mort du père de la patiente était traumatisante pour une fille sensible et fragile.

J’ai beaucoup aimé le jeu des acteurs et actrices dans les deux cas, même si j’ai une préférence pour le cas de House. Les deux cas étaient touchants et attachants.

III. Délivrance

Et nous voilà arrivé à la dernière partie intitulée « Délivrance ». La délivrance clos, en effet, un très bon épisode qui se positionne derrière le 8×02. (C’est un classement temporaire !)

On ne peut pas parler des cas, de House, de son entourage ou de la team sans parler d’une thématique qui était là, dès le début de la saison 8, dès le début du 8×07. Ici, la thématique de la liberté revient plus forte que jamais. Voyons ça de près !

Si on se rappelle bien, House avait choisi le cas de l’enfant décédé et avait défendu bec et ongles son choix. J’ai écrit en haut que la mort fascinait House, qu’il voulait fuir Foreman etc. C’est à cause d’Adams qui n’a pas su la fermer qu’il s’est pris 2 cas en pleine figure ! Mais je peux ajouter le fait que House était si attaché à la liberté qu’il défendait sa liberté de choix !

Revenons en arrière dans cette thématique de liberté et plus précisément au tout début de l’épisode que j’analyse. On voit en premier plan la cheville droite de House entourée d’un bracelet électronique signalant que House est dans une liberté conditionnelle. Toujours dans le même plan, la main droite touche la cheville et plus particulièrement le bracelet électronique qui empêche House de faire ce qu’il veut, d’aller où il veut. On voit clairement que le poignet droit porte un bracelet fabriqué manuellement par House lorsqu’il était en prison. Ce bracelet ne sera jamais enlevé, comme s’il faisait partie de la vie de House. Les deux bracelets symbolisent et rappellent la prison. J’ai moi-même un bracelet fabriqué par mes soins, lol. Le regard sombre de House en dit long…

La dimension fantastico-énigmatique des deux cas s’achève par une délivrance. Prisonniers de leurs passé, les personnages des deux cas n’ont jamais pu tourner la page. House, en arrivant à résoudre les deux cas, délivra un père qui, enfin, peut faire le deuil de son fils. House délivra aussi la mère du garçon décédé, une mère restée muette, refoulant tous ses sentiments et son émotion depuis 5 ans. Elle laissa ses larmes balayant ce passé douloureux qu’elle n’a jamais pleuré.

Non seulement grâce à la vérité dévoilée par House que deux parents étaient délivrés de leur passé, mais c’est en résolvant le deuxième cas que House a pu délivrer une gamine de 14 ans d’un lourd passé morbide qu’elle avait gardé en tête inconsciemment pour qu’elle fasse le deuil de son père en hurlant sa culpabilité.

Bref, une délivrance du passé et des souffrances refoulées qui a acquiert le pathos et une dimension tragique dans cet épisode chargé en émotions, c’est là où House montre tout son côté humain, altruiste et toute sa compassion envers des inconnus qui lui sont familiers.

Cependant, même si House les a tous libéré, il reste le seul qui a besoin qu’on le délivre de son passé carcéral, de ces menottes sous forme de bracelet électronique qui l’empêchent d’être libre dans un monde d’hypocrites et de menteurs. House les a délivré de leur passé, mais il reste prisonnier, et la voiture de la police qui est venue le chercher en dit long comme symbole carcéral. House est-il satisfait ? Non ! Son regard triste dans la voiture disait  « rien ne change pour moi, quoi que je fasse ».

House est altéré de liberté, il avait détourné l’attention de Foreman pour avoir 45 minutes de liberté durant lesquelles il était allé examiner le cadavre du garçon décédé, et ça fait du bien de le voir bouger à la quête de la vérité !

A la fin de l’épisode, il était vraiment menacé d’un retour imminent à la prison, mais Wilson tient tête à Foreman et défend farouchement son pote en indiquant à Foreman comment travailler avec House et quel serait son rôle, un véritable avocat ce Wilson! Le dévouement illimité de Wilson pour House est touchant, mais révélateur d’une sorte de mea culpa, la rédemption et les reproches de Wilson qu’il s’est fait à lui-même car il s’en veut d’avoir abandonné son ami durant tout ce temps en prison, et il savait que jamais il ne se pardonnerait si ce dernier retourne en prison. Leur échange de regards complices fait du bien, on sent quand même que leur amitié est plus forte que jamais. C’est grâce à Wilson que House assista à sa propre délivrance d’un retour à la prison. Mais il ne pourra pas échapper aux 30 heures de consult’ que Foreman les lui a donné.

House a failli tout perdre, c’était moins un ! J’adore le Hilson et les passages Hilson !!

Voilà en gros, ma review ! Merci de m’avoir lu et tous vos commentaires sont les bienvenus.

 

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