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Derrick – Review du 1×01 – Le chemin à travers le bois

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Allons bon, c’est parti pour ma première review à propos de Derrick ! Pour les impatients, il s’agit d’une pause pour mon pauvre crâne car entre mon taf, la chaleur, Koh-Lanta, Criminal Minds, Bones et CSI, il y’a de quoi perdre la tête !

J’ai décidé de commencer Derrick par son épisode pilote, le 1×01 « Le chemin à travers le bois ». Rien que de lire un titre pareil, ça donne la frousse aux petites filles et aux grands-mères.

L’épisode commence directement par son fameux générique avec arrêt sur une image qui n’est pas la première, mais liée à tout l’épisode : c’est l’image d’une gare des années 70. Ça sent le suspense et l’action dès le départ.

La caméra filme une jeune fille qui descendit dans la gare et qui tenta de bouger son vélo qu’elle a laissé devant la gare sans doute parce que sa maison est loin de la gare, qu’elle n’a pas de voiture et que les taxis ne passaient pas devant la gare maudite. « Oh, ça y’est, je suis à plat ! » s’exclama la jeune fille. En effet, un pneu était dégonflé et elle n’avait pas une pompe puisqu’elle a été volée. Et comme le chef de gare était un gentleman qui lui demanda ce qui se passait, elle lui demanda une pompe (n’y voyons aucune allusion salace). Le mec demanda au guichetier Hubert (qui ressemblait à un porc) s’il avait une pompe. Bref, personne au final n’avait de pompe et le vélo risquait de ne pas être utile pour la jeune fille.

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Grâce aux propos du chef de la gare, on apprend qu’il faut une pompe à la jeune fille car elle était étudiante dans l’école hôtelière de laquelle elle s’est échappée quelques heures, on apprend aussi qu’il y’a 6 mois il y’a eu un meurtre dans les bois parce qu’une jeune fille de la même école s’était engagée dans le chemin morbide de la forêt. Elle s’appelait Monica Bayer, selon l’inconnue qui papotait toujours avec le chef de gare. « Vous avez peur de traverser la forêt ? » demanda le chef de gare à la fille. Quelle bonne question ! Un idiot peut aisément deviner que la jeune inconnue sera la prochaine à mourir dans les bois, puisque son pneu est dégonflé et que personne n’a une pompe. Pourtant, le chef de gare a eu soudain une idée : téléphoner à l’école pour qu’on envoie une voiture. Mais la jeune fille s’entêta et prit le chemin de la forêt. Les mecs de la gare s’en fichaient. J’adore cette situation tellement fascinante. Un homme en noir (ce n’est pas Thierry Ardisson) guettait sa proie, puis il s’avérait que la fille le connaissait puisqu’elle accepta son invitation pour une pompe en pleine nuit, chez lui, non loin de la forêt.  Ellen (le nom de la jeune inconnue) eut l’idiotie de faire confiance  à quelqu’un en pleine nuit, tout ça car elle avait peur du chemin à travers le bois. Ellen avait acheté un pantalon et un chemisier, ou plutôt, volé. C’est bien de préciser une information pareille!

Rudolf Manger (le nom complet du tueur, puisqu’on connaît les criminels dès le départ avant même le meurtre dans Derrick) mit la fille à l’aise, mit un disque (puisqu’à l’époque les CD et les MP3/MP4 et cie n’existaient pas) et précisa qu’il vivait avec sa mère (le schéma typique du tueur en série qui doit absolument vivre avec sa mère). Manger enferma sa mère et tua la fille. C’est le crime le plus bizarre que j’ai vu dans une série : on dirait un clip musical avec une ambiance lugubre…ça aurait été parfait si la fille n’aurait pas fait une grimace à hurler de rire. Inutile de préciser que Manger s’est débarrassé du corps dans les bois, seule sa mère savait pour son (ses) odieux crime (s). Sauf que les détails comptent dans Derrick, franchement ça me dépasse de voir un tueur en pleine nuit entrain de pousser un chariot sur lequel une morte était couverte d’une couverture. On ne saura jamais comment personne n’a rien entendu du bruit du chariot, et où le tueur a caché le chariot !

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Qui dit crime, dit l’inspecteur Derrick ! Alors qu’il fallait attendre environ 3 minutes pour l’apparition de la police dans les séries policières américaines, il fallait attendre près de 8 minutes pour l’apparition de Derrick et de son acolyte Harry. Chic, ça sent un rythme dynamique !

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50 secondes de silence s’écoulèrent entre Derrick examinant le cadavre, regardant Harry (j’ai cru qu’il allait lui dire un truc) jusqu’à ce qu’Harry brise le silence en prenant ENFIN la parole en parlant à la directrice de l’école de la fille qui s’est déplacée sur la scène du crime, ouf, pour une fois je ne regrette pas les gilets avec les grosses lettres FBI dessus. Holmes et Watson vont nous faire découvrir l’identité du tueur qu’on connait déjà, mais on s’en fout. Voyons la progression de l’enquête.

Des journalistes photographiaient le cadavre alors que des policiers les repoussaient, un policier entrain de relever les empreintes du vélo en regardant la loupe (police scientifique jadis XD) et un passant pas très choqué interroge Derrick…Charmante scène de crime !

Harry déclara qu’on avait mis le cadavre là, Derrick le crut puisqu’un cadavre avec une bicyclette signifiait le retour à l’école. Puis Derrick eut une brillante idée : celle d’aller à la gare. Le chef de la gare raconta minutieusement ce qu’il avait vu et entendu la veille, tout ça à cause d’un pneu dégonflé. Alors qu’Harry regardait Derrick en attendant une réponse, ce dernier était perdu dans ses contemplations en jaugeant le bois pendant 30 secondes de silence. La discussion entre Harry et le chef de gare reprit lorsque le chef de gare demanda à Harry si c’était le tueur qui avait dégonflé le pneu pour tuer la gamine. Je suis à la 10ème minute et je suis gonflé à force de cette répétition incroyable de pompe et de dégonflement…Soudain, le chef de gare remarqua une pompe sur un vélo noir qui s’est avéré celui du guichet, souvenez-vous, il a dit qu’il n’avait pas de pompe ! Hubert le guichetier ne voulait pas donner sa pompe à la fille, mais il ne pouvait pas être suspecté puisqu’il avait des « tas » d’alibis. L’enquête est au point mort et j’attends toujours une phrase complète de la part de Derrick.

La solution pour Derrick et Harry était l’école, la musique de fond était si bizarre qu’on avait l’impression qu’on était entrain d’écouter un club de flûtistes. Les étudiantes qui regardaient par les fenêtres avaient des jolies coiffures et des vêtements à faire pâlir Géneviève De Fontenay et les meilleurs coiffeurs et couturiers.

Selon la directrice de l’école, les deux filles mortes partageaient la même chambre avec 3 autres filles qu’on s’empressa d’appeler. Normalement, Derrick devrait s’intéresser à cette chambre et aux filles restantes…enfin, normalement ! Mais Derrick posa subitement une énorme question à la directrice : quand est-ce qu’elle a su pour le meurtre ? Et là, on a l’honneur de recevoir le plus long flash-back de l’histoire des séries télé, le flash-back de la directrice dura 4 minutes complètes, détaillant ainsi que c’est la meilleure amie de la victime qui avait réveillé la directrice car Ellen était anormalement en retard. La directrice parti avec un mec bossant dans l’école en cherchant Ellen dans les bois, et ils la trouvèrent inerte. Je me demande comment avec un gant aussi gros que celui de la directrice on arrive à palper le coup de la victime pour conclure qu’elle était morte. La voiture fut coincée dans la boue, alors la directrice entra rapidement dans la maison la plus proche pour téléphoner à la police, le tueur l’accueillait.

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Après ces charmantes 4 minutes de flash-back palpitant, la directrice ajouta que la mère du fils (tueur) eut une attaque. Derrick s’intéressa d’un coup à la maison et décida d’y aller avec une musique de fond qui exciterait un vers de terre. Non, visiblement Derrick veut tout visiter. Toujours sur la même musique de fond, il découvrit que monsieur Manger était un professeur de physique et de chimie qui enseignait une classe qui avait perdu Ellen. La visite de Derrick avait un seul but : connaître l’environnement et trouver les 3 filles avec lesquelles vivaient Monica et Ellen. La directrice a pu l’accompagner jusqu’à la chambre des filles…

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Derrick découvrit Anni, Veronika et Inge, les trois filles restantes. Mais Derrick préféra rester avec Inge, la plus proche d’Ellen. Inge expliqua qu’Ellen voulait trouvait qu’elle vivait en taule et que s’échapper pour voir un film d’Alain Delon au cinéma était une excellente idée. Mais Derrick sortit une vanne devant la fille épleurée: « Allons voyons, c’est la faute de Delon. S’il n’a pas fait ce film, elle serait restée avec vous et ne serait pas sortie ». Comme quoi, ce film a fait un malheur !

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Autour d’une table, les profs discutaient du meurtre. L’un d’eux parla du meurtre d’une manière assez cynique, évoquant le « potentiel assassin » en rigolant. Les filles portent des mini-jupes et portent des chemisiers déboutonnés du genre que ce sont elles qui le cherchent. Le repas était des lentilles…Soupe aux lentilles avec  une pincée de cynisme, joli titre que peut s’octroyer ce déjeuner. Le regard vicieux de Manger tomba sur les cuisses d’Inge, qui portait une mini-jupe. On sait d’avance qui sera la prochaine victime, mais dans Derrick on sait comment faire durer le suspense…

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Derrick demanda à Harry qui demanda au chef de la gare (grâce au téléphone d’antan) si la fille avait fait des emplettes, chose que le chef de gare affirma. Derrick demanda à Harry à quoi il pensait, et ce dernier répliqua brièvement : « à rien ». J’adore les dialogues dans Derrick, c’est d’une telle intelligence scénaristique ! Enfin bref, alors que notre duo Holmes et Watson était dans une impasse, Manger, ce cher professeur vicelard rampait comme le serpent dans le jardin d’Eden, piégeant la pomme…euh, Inge, à sa manière en jouant le rôle du professeur compréhensif. Soudain, son plaisir s’évapora avec l’entrée fracassante de la directrice et d’Harry qui demanda à Inge ce que comptait acheter la victime.

A la 27ème minute, Harry déclara à un Derrick sirotant un café : « je crois que nous n’avançons pas et qu’il faut passer toute la forêt au peigne fin ». Et c’est maintenant que le duo se rend compte ! le rythme effréné des séries américaines laisse le FBI (car il n’y a pas de police) s’occupant des meurtres dans des forêts, passant au peigne fin l’emplacement dès la 2ème minute dans certaines séries, dès la 4ème dans d’autres. Mais Derrick prend tout son temps…Mais est-ce qu’il y’a eu un tel truc dans Derrick ?

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La réponse est non, car Derrick qui trouva Manger sympathique, s’intéressa à l’endroit où il habite pour qu’il les aide puisqu’il connaît la forêt. Alors qu’on buvait du bon café dans de vraies tasses (pas de la merde qu’on voit dans des gobelets en plastique dans les séries américaines), une bonne femme entra en disant à la directrice, à Harry et à Derrick qu’il y’avait quelqu’un d’autre au courant de la sortie de la gamine, et non les 3 filles. C’était Dackmann, un professeur qui, rappelez-vous, avait parlé du « potentiel assassin » autour d’un copieux déjeuner aux lentilles avec les autres professeurs. Les soupçons se dirigèrent vers Dackmann car il était en charge d’assurer la surveillance au sein de l’établissement le soir du meurtre et le pire, c’est qu’il était au courant de la sortie de la fille.

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Manger entra et Derrick le suivit pour découvrir les joies de la nature, laissant Dackmann à Harry qui s’en occupa sur-le-champ. Dackmann expliqua à Harry et à la directrice qu’il laissait les fenêtres ouvertes pour plus de liberté pour les filles qui en sortaient quand bon leur semblaient, curieuse façon pour un enseignant – surveillant de surveiller la bâtisse et qui ne signalait aucune absence devant la falsification des signatures de présence. De son côté, Derrick se promenait dans la forêt avec Manger. Derrick jouait tout le temps au profiler discret mais insistant : où est passé le paquet qu’avait la victime ? Il soupçonnait quelqu’un de l’avoir pris avec lui, certainement le tueur. Plus tard, il entra dans la maison de Manger, après avoir interrogé les habitants autour de la forêt.

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Très vite, Derrick remarqua une sorte de relation conflictuelle mère – fils. Autour de la table, Derrick remarqua l’énervement progressif de la mère à chaque fois qu’il parlait de la victime, alors que le suspect se trouvait dans de beaux draps. Les allures des filles étaient provocantes et c’est l’origine de tout ce qui pouvait leur arriver, comme l’a dit la mère de Rudolf Manger avant de se fondre en larmes.

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Dans l’école, le ton monte entre Harry et Dackmann qui s’est révélé un prof vicelard mais qui s’assume, contrairement à Manger. Mme Baumann rajouta une couche : Dackmann ne se contentait pas de se baigner avec les filles, mais de boire, de chanter et d’aller dans des boîtes de nuit. Son collègue Sparke le défendit en disant qu’il avait eu toujours le style cochon. Dackmann dit un long plaidoyer ne cachant pas son admiration pour les belles filles, tout en rejetant le crime duquel il était accusé.  Pendant que Derrick, Harry et la directrice écoutaient la plaidoirie de Dackmann, Manger entra dans la chambre des 3 filles en ciblant toujours la belle Inge qui se culpabilisait tellement qu’elle fondit en larmes, provoquant un malaise pour Manger qui quitta la chambre en courant.

De son côté, Derrick ne s’empêchait pas de penser à ce que lui avait dit la mère de Manger à propos des étudiantes nues pendant les fêtes de printemps dans le grand jardin des Manger. Mais la vieille s’entêta à réfuter tout ce qu’elle avait dit. Mais Derrick n’est pas dupe et sort tranquillement en souriant.

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Là on se demande où va cette enquête interminable, quand soudain la nuit tombe et on remarque que Manger était celui qui assurait cette fois la surveillance de l’établissement. Le très gros téléphone  datant de 4000 ans sonne soudain, Manger répondit et au bout du fil c’était la belle Inge, sa proie. Elle lui explique qu’elle n’a pas trouvé sa mère car elle est allée chez sa grand-mère ne laissant pas à sa propre fille qui venait en pleine nuit une seule clef ! J’adore cette histoire à dormir debout, je me demande de quoi on a pu s’inspirer pour taper….euh, écrire une idiotie scénaristique pareille ! En tout cas, c’est le seul moyen pour que Mange puisse avoir sa proie, même si le scénario est indigeste. Mange accourut à la gare tel un chevalier servant sortant des bois vers la belle Inge assise dans la gare. Il réussit à la convaincre de le suivre pour entrer à sa maison, où il verrouilla toutes les portes devant une fille complètement tétanisée (quelle grimace !) Mais comme la mère ne répondait pas à son fils, ce dernier se précipita et ouvrit la porte : Surprise ! c’est Derrick qui attendait patiemment.

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Derrick, en silence, se balade dans la maison, ouvre la porte à Harry et lui donne la fille effondrée. Tout cela se produit rapidement et sans violence ni à coups de feu. Le tueur-prof Manger voulait savoir comment Derrick l’avait démasqué. C’est parti pour un flash-back de 2 minutes ! En fait, Inge était tout le temps surveillée par la police et ne courait aucun danger, tandis que Derrick remarqua l’absence de Manger et sut que c’était lui qui était parti puisqu’il n’avait pas réveillé le chauffeur. Derrick expliqua à la mère du tueur que son fils était l’assassin jusqu’à ce que ce dernier se manifeste et tout fut entendu par la malheureuse. L’affaire se termine à la 57ème minute, l’épisode à la 58ème minute. Je me demande comment la mère a pu lancer des regards soupçonneux au début de l’épisode et c’est juste avec Derrick qu’elle a compris ce que son charmant bambin faisait.

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Si vous venez de lire tout cela je vous tire mon chapeau, car une heure de Derrick complètement commentée et résumée ce n’est pas évident ! merci de votre lecture et si vous avez des commentaires, n’hésitez surtout pas.

 
2 Commentaires

Publié par le octobre 14, 2014 dans Derrick, Derrick: saison 1, Séries Policières

 

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Derrick – A la découverte d’une ancienne série

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Inspecteur Derrick est une série allemande créée en 1974 par Herbert Reinecker et arrêtée en 1998, la série fut mondialement connue par son rythme lent, sa non-violence et sa tendance à la réflexion, contrairement aux séries américaines qui misent sur l’action et le rythme effréné des événements, les bombes et les balles pleuvant de toutes parts.

Nan, je n’ai rien fumé lol. Pour parler de Derrick, il faut avoir pris une sacrée résolution puisque ladite série est une série policière et donc, il est tout à fait légitime d’en parler avec les autres séries. A vrai dire, je regardais auparavant quelques épisodes de Derrick (diffusé d’abord sur France 2, ensuite rediffusé sur France 3) et j’évitais de m’endormir devant Derrick en zappant. La série a ses fans, elle ressemble côté réflexions aux séries allemandes Le Renard et Siska (normal puisqu’elles ont toutes été produites par la même personne). Je fus très fan de Siska, j’espère en parler un jour…Place à Derrick !

Les acteurs les plus connus de la série sont en particulier le fameux duo suivant :

Horst Tappert : acteur allemand qui fut connu grâce à son rôle principal dans Derrick. Il avait incarné le rôle de l’inspecteur Stephan Derrick durant 23 ans. Derrick était à la fois inspecteur, psychologue, le Sherlock Holmes de son époque qui s’intéressait au comportement du suspect et attend patiemment son aveu. Il est à la fois patient et froid.

Fritz Wepper : il jouait le rôle d’Harry Klein, l’assistant de Derrick. Sa carrière dans Derrick fut celle qui l’a marqué le plus.

Je ne crois pas qu’il y’a beaucoup de blogs qui puissent parler d’une série aussi ancienne et aussi ennuyeuse pour plusieurs ! Mais je prends le risque.  Derrick c’est un phénomène venant d’une autre planète !

Au menu : reviews, captures, tout comme n’importe quelle autre série ! Bonne lecture chers lecteurs.

 
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Publié par le octobre 13, 2014 dans Derrick, Séries Policières

 

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