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House – Review et analyse complète du 8×22 « Every Body Dies »

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« Je partis dans les bois parce que je voulais vivre sans me hâter, vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie. Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie, pour ne pas, au soir de la vieillesse, découvrir que je n’avais pas vécu ».

Joli manifeste que citèrent les poètes disparus au début de chaque réunion dans le film Le cercle des poètes disparus (Dead poets society). Si un pareil manifeste a été sélectionné, c’est justement  pour parler de cette passion vitale, de cette tumultueuse aventure interminable, de cette fin, de House. Voici donc ma plus longue review dédiée à la série et à Robin Williams. Merci Shore!

Comment décrire en ces lignes tant d’évènements, tant de rebondissements et tant de surprises dans cette série du début jusqu’à la fin ? Mission impossible ! Comment introduire la review de l’ultime épisode de la série House MD, une série qui a suscité tellement de réactions, d’intérêts et de passion ? Comment parler du pentacle final marquant la saison 8 et ainsi bouclant la boucle ? Huit saisons marquèrent une série devenue mondialement connue, avec des millions de fans qui en parlent jusqu’à ce jour. Des années après la fin de House sur TF1 le 19 Mars 2013, dans laquelle Gregory House tira sa révérence la tête haute avec 7.5 millions de téléspectateurs français pour le 8×22, pour une excellente et dernière soirée spéciale House ayant 7.6 millions de téléspectateurs qui suivirent les deux derniers épisodes de House accompagnés de 3 rediffusions soigneusement sélectionnées.

Arrivés à la dernière pagode, nous contemplons le spectacle qui s’offre à nous. Un véritable kaléidoscope contenant 177 épisodes de folie et d’émotions. Un spectacle à la fois évanescent et palpable, visible et imperceptible, mais tellement onirique et poétique, majestueusement étalé le long des grappes des épisodes et des saisons levant leurs bras au ciel comme les branches naissantes des arbres (je peux être poète parfois mdr).

Chacun de nous avait choisi de suivre House. Chacun de nous avait une bougie allumée pour lui éclairer les voies ténébreuses qu’empruntait souvent notre héros. Chacun de nous avait également regardé les péripéties du 8×21 « Holding On » alias « Cinq mois sur terre ».  Un épisode fameux, pharaonique, sublime, intense et extrêmement chargé en émotions. Vous vous rappelez certainement de ce que j’ai noté à son propos : c’est l’épisode le plus noir et le plus émouvant qu’on ait jamais vu dans la saison 8.

La review de l’avant-dernier épisode était finie sur une note pessimiste et obscure. Suspense oblige, on ne savait plus ce qu’allait devenir House sans Wilson, et Wilson sans House. Le 8×21 était un sacré épisode concentré sur l’amitié entre House et Wilson. Tout était excellent : script, acteurs, intensité dramatique, éclairages, répliques…  « Holding On » nous a mis en haleine, le souffle coupé, on avait attendu impatiemment le dernier épisode pour savoir comment tout allait finir pour les deux amis. Les scénaristes étaient vraiment sadiques ! (En ce qui me concerne, je savais tout ce qui allait se passer mais j’avais une de ces impatiences !! lol).

Mais comment décrire une telle amitié entre House et Wilson ? C’est une amitié unique, très bien narrée par les scénaristes. Comment deux personnages peuvent être réunis et unis avec ce beau lien qu’est l’amitié ? Une amitié si pure et innocente symbolisée par les Oreos, biscuits synonymes du partage simple. Composés d’un côté noir croquant et dur, ils renferment une crème blanche sucrée, douce, suave et délicieuse, comme l’amitié pure liant les deux hommes. Rien qu’en contemplant les couleurs noir/blanc des Oreos, on se rend compte à quel point les contraires s’attirent et se complètent, dans une ambiance bon enfant. Le mot Oreos se compose de 5 lettres, un mot qui signifie le partage du même sort, la bromance, l’amour profond sur lequel se repose cette amitié symbolisée par un petit biscuit, ainsi que le respect mutuel jusqu’à la mort. Vous n’allez plus regarder les biscuits de la même façon mdr !

Ne m’en voulez pas si j’ai pris beaucoup trop de temps pour envoyer cette analyse de l’énième épisode, je sais que certains l’attendaient depuis des années…je n’ai jamais oublié cette review ! Mea culpa sinon…enfin bref, revenons à nos moutons.

Derrière la carapace dure, on a l’amitié douce et magnifique, une amitié qu’on a rarement vue  sans masque. Arrivé au series finale, on s’attendait à des coups foireux provenant de Shore surtout qu’il était l’un des scénaristes de l’ultime épisode. Voilà ce qu’il a dit à propos du 8×22 « Every body dies » alias « Tout le monde meurt » (pour une fois on a une bonne traduction d’un titre !!!). Shore avait donc dit avant la diffusion du 8×22 :

« La fin de la série peut plaire à certains comme elle ne peut pas plaire à d’autres. La fin est comme la vie en marche » [Shore]. Dès qu’il avait dit cela, j’avais déjà des soupçons !

Retournons au jour féerique de la diffusion du 8×22 sur la Fox. Je suis sarcastique…cela a surtout un rapport avec les fans. Non seulement tu combats l’envie de dormir à une heure extrêmement tardive afin de regarder et surtout de comprendre en direct ce que disaient les personnages dans l’ultime épisode, mais en plus tu te vois cerné par des fans qui avaient abandonné la série et qui n’étaient revenus que lors du dernier épisode, des fans qui parlaient anglais, Huddy pour la plupart des revenants. La belle affaire ! Revenir pour assister à la fin d’une saison  qu’on avait sauté, ensuite donner un plat de critiques. Critiquer c’est tellement facile surtout lorsqu’on ne sait pas de quoi on parle. Louper une saison sous prétexte que Lisa Edelstein était indispensable à la série…Soit on est fan de la série, soit on est fan d’une actrice. La différence est grande.

A part les sympathiques critiques des analystes qui avaient déserté la série, je me suis heurté à la barrière linguistique. Beaucoup, le 21 Mai 2012, voulaient connaitre ce qui s’était passé pour Wilson, une fan américaine m’avait demandé de lui résumer les 4 dernières saisons puisqu’en bonne fan, elle les avait toutes ratées comme par hasard…et je me passe de ces pseudo-fans qui n’avaient rien en tant que « fans ».

C’était grandiose la nuit de la diffusion de l’énième épisode de House. Les réactions à chaud des fans, certains ne s’empêchaient pas de pleurer, de rire, on répétait « c’est la fin de House déjà, c’est pas possible ! ». Le surlendemain, j’avais posté ma première review. A l’époque, beaucoup de détails m’avaient sauté aux yeux, mais je ne les avais pas tous cernés. Ma review du 8×22 que j’ai posté en 2012 comportait certes certaines explications, mais pas assez …selon mon point de vue. Je me reproche surtout de ne pas m’être étalé sur le symbolisme et de m’être dépêché pour faire une sorte de résumé dont la moitié était une série de captures.

Revenons aux 5 pagodes qui clôturent House MD. La détresse de House et de Wilson, la tragédie de Wilson, la délicatesse et la tendresse caractérisant leur amitié qui fut habilement narrée par les scénaristes et interprétée d’une main de maître par Hugh Laurie et Robert Sean Leonard, tout cela était la clef de l’attention d’un téléspectateur complètement hypnotisé et admiratif.

N’importe qui aura remarqué qu’il y’avait une sorte d’écran noir caractérisant certes quelques épisodes de la saison 8, mais c’est surtout les 5 derniers épisodes qui se trouvent entourés de brume noire, l’éclairage obscur était comme une sorte d’écharpe noire serpentine, masquant les couleurs de la vie. Cette noirceur à laquelle on assiste dans ce grand final est chargée de plusieurs sens, qu’on découvrira au fur et à mesure lors de l’analyse. Le summum de cette noirceur est le dernier épisode de la série…Là où on attend la grande introspection housienne annoncée depuis quelques épisodes.

A vrai dire, je me suis penché sur cette obscurité et j’ai trouvé utile de faire l’analyse ou la dissection si vous voulez de cet ultime épisode en 8 parties. Je sais, c’est énorme et je sais, j’adore le chiffre 8. Lol.

Allez, posez vos bougies sur le plancher sous la forme d’un cercle et asseyons-nous sur ce plancher sale et ancien…Regardez ce pauvre type allongé près d’un cadavre dans l’autre bout de cette pièce. Qu’en pensez-vous ? Mettons-nous dans l’ambiance de cet épisode et parlons-en !

Je me suis toujours demandé comment poster tant de choses disséquées à ma façon, surtout à propos de cet épisode. Alors j’espère que mon côté obsessionnel ne soit pas un obstacle lors de votre lecture. Voilà, je vous souhaite une bonne lecture de ce pas.

I. Le cercle vicieux

« C’est dans ses rêves que l’homme trouve la liberté, cela fut et restera la vérité »- DPS

Ça commence bien, avec un titre pareil ! pense t-on. Cette première partie est très spéciale, vous savez pourquoi ? Parce que House n’est mort en fait que dans cette partie. Ne vous arrachez pas les cheveux, et bistouri, pour disséquer ! C’est parti. Note : cet épisode est le plus symbolique de tous les épisodes de la série, il ne faut jamais le regarder terre-à-terre, surtout pas !

L’épisode commence par un gros plan sur le visage de House. Les gros plans sur les visages durant les  débuts des derniers épisodes des saisons étaient devenus très à la mode si on compte le 7×23 dans lequel il y’avait un gros plan sur le visage de Cuddy et le 6×22 qui avait commencé directement par un gros plan sur le visage de House. Les  trois derniers finals avaient donc la même caractéristique au début. La différence est que les visages apparus dans le 6×22 et le 7×23 reflétaient beaucoup d’émotions, alors que le visage de House dans ce 8×22 ne reflétait aucune émotion : il avait les yeux clos dès le départ comme s’il était mort. Comme début, c’était inquiétant de remarquer cela.

Mais ouf, ça n’a pas duré puisque House ouvrit les yeux lentement, comme s’il était revenu à la vie, comme un ressuscité, comme un nouveau-né découvrant un nouveau monde, comme si House ouvrait les yeux sur lui-même pour entamer une grande introspection.

Ce qui renforce le côté de l’introspection fut d’abord et avant tout cette couleur noire enveloppant House, un noir franc qui donne une impression de velouté et de profondeur mais aussi, refléter tellement de tristesse, de deuil, de peur, d’horreur, de désespoir, du sombre poétique et du tragique noble et profond. Le titre « Tout le monde meurt » renforce ce côté tragique et légitime ce noir terrifiant qui accentue l’aspect sordide des crimes et des malheurs surtout avec le cadavre gisant sur le sol, près de House. Bref d’une manière générale, le noir étouffant la pièce est fondé sur les situations terribles et sans issue, une marche inéluctable vers le pire.

House rampa vers le type et le toucha, inutile ! il était déjà mort. Mais c’est Kutner qui avait dit ça ! L’apparition de Kutner était due au toucher de House au type. C’est une hallucination ? un rêve ? Dans tous les cas, le téléspectateur dira : « Ce n’est pas vrai, les hallucinations sont de retour ! » vu que la situation était plus qu’insolite. Mais Kutner n’était pas une hallucination, loin de là. Il était le subconscient de House. Autrement dit, Kutner était House et vice versa. House parle à lui-même et le dialogue qui entamait l’énième épisode se composait de 5 répliques plutôt courtes. On commence fort avec le chiffre 5 ce qui veut dire que la mort est présente et concrète dans l’épisode de toutes les morts possibles et impossibles. Je me suis également posé plusieurs questions en particulier celle-là : Pourquoi avoir choisi Kutner pour commencer l’épisode ? Je me suis rendu compte qu’il fallait commencer par Kutner pour deux raisons : la symbolique suicidaire et la lettre K, attendez, vous aurez plus tard plus d’explications à ce sujet !!

« Pourquoi je suis là ? Qui est ce type ? Pourquoi Kutner est-il là ? J’hallucine ?» Voilà un exemple d’une multitude de questions qui peuvent tourmenter un House complètement perdu (et le téléspectateur avec). House dit à Kutner qu’il était mort et ce dernier lui répondit que le feu ne l’est pas. La dernière réplique de Kutner avant le générique « le feu ne l’est pas » est extrêmement symbolique en fait, tellement symbolique qu’on ne se rend pas compte de ce que Kutner – alias House – voulait dire face à un House perdu et déboussolé. Non, cet épisode n’est pas basé sur la logique avec laquelle House a fondé chaque raisonnement de son être. Cet épisode est un cumul de symbolisme logique. On peut se poser les questions suivantes : « House est-il réellement dans un bâtiment abandonné? Kutner est-il Kutner ? House est-il House ? Le feu est-il le feu ? » on remarque du feu sous le plancher sur lequel était couché House, mais à quoi cela peut rimer ?

Si on est terre-à-terre, on ne se rend pas compte des symboles brillamment dissimulés dans chaque moment de ce 8×22. Pour une fois, j’étais extrêmement impatient d’attendre la fin du générique (symbolique lui aussi) pour comprendre et connaître les détails de cette introspection housienne, la plus grande de toutes les introspections et les remises en question.

Mais avant d’aller dans des analyses plus poussées, il faudra d’abord s’intéresser au lieu où se trouvait House. Un lieu sombre dans lequel les murs étaient parsemés de 6 fenêtres fermées – là on sent la thématique de la prison venir, rappelez-vous des six mois à la fin du 8×21 ! – le sol, couvert par le bout d’une moquette usée, était un plancher poussiéreux tapissant la salle sombre où des objets abandonnés étaient jetés par terre, dans les coins, sur une table…Bref, on perd la notion du temps avec un lieu clos comme celui-là, où la thématique de l’abandon était nette. Un cadavre se plaçait au milieu de la salle, un véritable anonyme mort accentuant le tragique et le pessimisme dès le début de cet épisode.

Cependant, si on s’approche de près, on se demandera certainement pourquoi House ne se mettait pas debout, pourquoi il avait l’air aussi inerte que le cadavre qui était à ses côtés. Mais je garderais ça pour plus tard, pas maintenant. Si on réfléchit un peu à ce que peut symboliser le bois du plancher qui m’a réellement obsédé, on va découvrir que le bois symbolise la chaleur, la vieillesse et la mort. Mais il symbolise aussi la chaleur humaine et ça, ça n’a plus aucun lien avec la solitude et ce lieu plutôt « froid ». Plus intéressant encore, lorsqu’on découvre en même temps que House du feu sous le plancher, on a obtenu d’autres infos : House est dans un lieu sombre, se trouvant en hauteur, alors que les flammes de l’enfer chantent leur lente et sûre ascension. Faites attention à deux mots que j’ai utilisé « hauteur » et « ascension », car c’est une thématique propre à ce dernier épisode. Tout comme la chaleur humaine, je reviendrai plus tard sur le point de l’ascension.

Durant tout l’épisode, nous assisterons à deux types de couleurs et d’éclairage complètement paradoxaux. Sombre contre clair, blanc (flash back) contre noir (actualité), mais surtout rouge contre blanc. Car cet épisode a beau être un épisode sombre mais il est riche en couleurs très symboliques.

A propos de couleurs, Kutner avait collé sur la semelle de la chaussure droite du type mort un chewing-gum vert qui déclencha un flash-back. Je me suis toujours demandé pourquoi avoir collé un truc vert sur une chaussure, que venait faire le vert dans ce tas de couleurs hostiles ? Il m’a fallu comprendre deux choses : la symbolique du vert et du pied droit. Vous saurez tout au bon moment.

Debout devant un House en position assise (cette position m’a tellement obsédé !), Kutner faisait donc figure d’une hallucination. Kutner symbolisait le suicide et véhiculait un message sous-jacent à House, un message de mort. Kutner était le subconscient de House, il était House en le reflétant. Pourtant, personne ne pouvait croire que Kutner reflétait autre chose que tout cela: les apparences sont trompeuses ! Une hallu d’un mort qui « insuffla » la vie à un autre mort grâce à une chose verte, faites attention à cette scène très symbolique entre Kutner et le type anonyme. La chose verte commence certainement à vous intriguer, n’est-ce pas ?

Mais concentrons-nous d’abord sur ce fameux flash-back de House, j’ai adoré la technique semi-circulaire utilisée sur le type anonyme qui passa d’un mort gisant sur le plancher sale à un vivant une scène du passé. Autre effet technique : On passe du présent sombre à un passé proche avec un éclairage fort, violent et vif avec ce blanc omniprésent. C’est assez intéressant de passer d’un opposé à un autre avec un éclairage pareil, tout l’épisode sera fondé sur le paradoxe comme je l’ai précédemment mentionné.

Il s’avère donc que le type anonyme était un patient de House puisqu’il était venu pour une consultation, le mystère se dissipe un peu ! Kutner poussa House à admirer la médecine et les énigmes. Le patient X était assez intéressant, que ce soit grâce à son addiction à un médicament antidouleur, ou son aspect physique. Examinons le patient d’une manière symbolique concernant son aspect physique.

Le patient anonyme n’avait pas de canne, ne boitait pas, n’avait pas de barbe et pourtant il était le miroir de House. Premier constat : il avait une fracture orbitaire, ce qui nous fait penser à l’œil. Symboliquement, l’œil est le miroir de l’âme, et par déduction ici c’est un regard vers l’intérieur de soi, c’est un clin d’œil à House qui se regarde et qui fait son introspection. Il est dans l’œil de son propre cyclone. L’ecchymose sur l’œil peut symboliser House l’observateur qui refusait de voir où menait son éternelle quête de la vérité.

Ajoutons aussi le collier de brûlures autour du cou, quatre cercles au total, retenez bien ce chiffre ! il fait penser aux quatre fameuses hallucinations dont Kutner fait partie, sauf que cette obsession pour les cercles depuis le début de l’épisode peut être également un clin d’œil au Cercle des poètes disparus – très bon film avec la participation de Robert Sean Leonard – où il y’a l’annonce implicite de la mort/disparition de House.

House remarqua que le patient était un fumeur, drogué, mais un détail précis retint son attention : le nombril du patient était entouré d’ecchymoses. Intéressant pour nous, le fait d’observer cela d’un autre angle. Les ecchymoses autour du nombril du patient sont le symbole des mauvais coups de House autour de lui, on peut aller jusqu’à dire que le nombril c’est tout un clin d’œil à la vie aussi, au lien ombilical qui lie House à la vie, à la vérité, à la mort et à l’amitié dont il dépendait.

On peut conclure que ledit patient porte tous les indices et tous les symboles d’un cas-miroir de House, le nombril du monde. En fait, le patient c’est House, c’est la vie de House. On remarque que depuis le départ, on a eu « orbite », « nombril » et « cercle », tout tourne autour d’un cercle brûlant dans lequel se trouve House, cerné par ses propres flammes. D’un autre côté, un cercle veut dire aussi l’échec, un échec des plans de House, un échec du cas ou même  un échec de toute une vie.

Contre toute attente par rapport à la fin du 8×21, House fut de très bonne humeur en choisissant le cas du type inconnu au nombril bizarre, ce dernier cas fut choisi sans doute à cause de la ressemblance flagrante du patient avec House, avec son addiction, son air misérable, ayant tout perdu et vivant constamment dans le malheur. Mais le choix du cas était lié au fait que le patient disait tout haut ce que House pensait au fond de lui et parce qu’il reflétait son humeur morose. L’équipe fut inquiète face à ce cas, à la bonne humeur de House et à sa passion particulière pour ce cas. House leur répondit en faisant référence au Cercle des poètes disparus et à leur fameux Carpe Diem. Ce qu’il dit n’est pas anodin ! un clin d’œil à ce film si triste et tellement gorgé de poésie, un clin d’œil au théâtre et au fameux rôle qu’a joué Robert Sean Leonard dans ledit film. D’ailleurs, je vous conseille vivement de regarder ce film qui dure deux heures et prône l’amitié et la sensibilité. Si vous avez regardé ce film, alors vous n’aurez aucun problème à me suivre dans certains clins d’œil à ce film, car il est lié d’une manière ou d’une autre au 8×22 de House.

Carpe Diem veut dire « cueille le jour présent sans te soucier du lendemain », ce n’est pas anodin si House avait prononcé ce mot face à ses trois larbins. C’est plus qu’un clin d’œil à un film, c’est un regard neuf insolite que porte House face à une vie houleuse. C’est très intéressant du coup, et c’est là qu’entre le K de Kutner. Bon, on sait que Kutner est House puisqu’il est son subconscient, qu’il s’est suicidé dans une certaine saison 5 épisode 20 (le chiffre 5 s’est répété 20 fois dans cet épisode 8×22 !) et on connaît la symbolique du chiffre 5 et celle du 20 si vous avez lu mes précédentes reviews. Mais ce qui est l’atout d’avoir choisi Kutner en premier et non Amber c’est justement, la lettre K. Pour ceux qui n’ont jamais regardé Le Cercle des poètes disparus, le professeur aux méthodes peu orthodoxes s’appelait Keating. House est le reflet de Keating, Kutner est le reflet de House, Kutner est par conséquent le reflet de Keating. Ce jeu de lettres conduit indirectement à Keating dans le film, un sacré professeur et un adorateur de la poésie « Ô capitaine mon capitaine ! ». Du coup, même l’apparition de Kutner devient intrigante : On parle de quoi, dans cet épisode ? Cas et poésie, ça craint. Mais qui sait, ça peut être la même chose.

Prenons un autre exemple qui concrétise Carpe Diem, c’est le T-shirt gris de House. Paul Klee avait dit à propos du gris que « le gris est le centre de tout, contenant virtuellement toute couleur, toute valeur, toute ligne ». Remarquez, le gris est le centre, encore cette référence au cercle. La couleur grise du T-shirt de House en dit long, le gris est entre ce qui devient et ce qui meurt, c’est une couleur neutre certes, mais terne, austère atténuant les tensions et les confrontations psychologiques. Ici, House vit un vrai combat intérieur et la couleur grise est comme un médiateur. Mais ce qui est connu à propos de la couleur grise, c’est qu’elle est la couleur préférée des poètes. C’est une grande source d’inspiration poétique.

Toujours dans le T-shirt de House, on distingue une fleur blanche (symbole de la pureté, de la vie, de l’innocence) et une étoile noire (morte mais vivante, chiffre 5 !) à l’emplacement du cœur, comme motifs. Les couleurs grises, blanches et noires sont les couleurs dominantes dans l’épisode. Le T-shirt de House porte aussi beaucoup d’énigmes à lui seul : vie, mort, poésie…ça en dit long sur Carpe Diem, non ? Je l’ai trouvé bizarre ce T-shirt depuis le début, car House ne mettait pas un T-shirt avec ces motifs et dessins bizarres.

Mais revenons à nos moutons ! Donc House eut un flash back face à Kutner et se rappelle du cas qu’il avait immédiatement sélectionné. Devant son équipe inquiète, il leur dit à propos de sa bonne humeur « Carpe diem, vous connaissez Le cercle des poètes disparus ? » à noter son désintérêt  le plus total du diagnostique, n’entendant que des « bla bla » au lieu du jargon médical qui l’a tellement passionné auparavant. A ce moment, on peut sourire face à une telle situation, mais on se demande pourquoi House ignore son équipe et son cas ? La réponse est que House n’est plus le même depuis le 8×18 [annonce du cancer de Wilson] qui était l’annonce sous-jacente de la fin de House. Le patient X souffrait d’un ulcère perforé, symbole de la situation de House à laquelle il fallait un plan d’urgence. L’ulcère perforé peut rappeler l’effondrement du plafond dans l’épisode précédent, visiblement, ce cas est plus intéressant qu’on le croyait !

Devant Kutner son subconscient, House dévoile qu’il avait un plan pour éviter la prison. Il voulait que quelqu’un d’autre paye le prix de ses bêtises comme d’habitude, en fuyant ses responsabilités et en voulant que les autres nettoient derrière lui. Il s’orienta vers Foreman pour cette raison en le manipulant d’abord et en l’amadouant. Il commença d’abord par le mensonge en disant qu’il avait 8 cas urgents, jolie référence au chiffre 8 qui est un clin d’œil à la fin des 8 saisons de la série, mais une énième tentative de gagner un peu de temps avant d’aller en prison. House était touchant et sincère en disant qu’il payera le prix un jour, mais qu’il préférait que Wilson ne le paye pas de sa courte vie. House tenta d’amadouer Foreman par sa fameuse réplique « sois un ami ! » (le mot ami se répète 3 fois, comme par hasard). En fait, House considérait déjà Foreman comme un ami depuis longtemps et depuis l’épisode 8×21, il savait qu’il aura besoin d’un ami après Wilson.

Kutner, ironique après ce flash back, dit à House que ce dernier pensait qu’il avait besoin d’un nouvel ami après Wilson. House le regarda, de retour dans l’obscurité. Il a peur de lui-même et ça se voyait dans son regard.

Après 7 minutes de flash back et de remise en question, on passe violemment de l’introspection housienne et de l’obscurité morbide régnante à la réalité avec le duo Foreman et Wilson qui se font de souci pour House après qu’il n’ait pas donné un seul signe de vie depuis 2 jours ! Tous les signes d’une autre quête, celle de House.

De retour au huis clos de House, on découvre qu’il est tiraillé selon Kutner, entre ce qu’il a tellement adoré (les cas et les puzzles) et la mort. House voulait mourir car il n’avait plus rien à perdre (perdre boulot et Wilson, aller en prison). Ce n’est pas un hasard s’il voyait en Kutner son subconscient. Kutner, symbole de suicide et donc de la mort, est là pour tenir tête à House : ce que House voulait ce sont les énigmes, les cas, les puzzles. House méritait de vivre pour ce qu’il méritait le plus, ce que le définissait n’était pas son statut de docteur ou d’ami de Wilson.

En colère contre lui-même, House rejeta Kutner. Au diable le suicide ! au diable la médecine ! au diable la vie proposée par Kutner. House cherchait un sens à son existence, ne trouvant ni la vie intéressante ni la mort non plus. Le côté suicidaire de House a toujours été évoqué dans la série, mais il fut mis en avant d’une manière inquiétante à partir du 8×21.

L’apparition soudaine d’Amber avec ce « ferme-la idiot » marque la disparition de Kutner. House se traite d’idiot et son tiraillement montre à quel point il veut retrouver lui-même avec cette quête de soi qu’il ne veut pas voir échouer comme bien d’autres choses qu’il a faites dans sa vie.

Amber est également un symbole de mort, tout comme Kutner. Cela montre qu’il y’a une part de House qui veut continuer les cas et les puzzles. D’ailleurs, Amber, qui incarne le subconscient de House, traita les sentiments de ce dernier comme des « pathétiques apitoiements ».

Le retour au flash back du cas médical est l’obsession de House par ce cas. Taub, Park et Adams ne pouvaient plu rien faire devant un patient déchaîné, alors House entame par un compte à rebours « 5, 4, 3, 2.. », un clin d’œil au chiffre 5 qui est étroitement lié à la symbolique des 5 mois de Wilson, cet épisode est d’ailleurs l’épisode du chiffre 5 par excellence (j’ai compté 20 répétitions du chiffre le long de l’épisode) Mieux encore ? Kutner s’est suicidé lors du 5×20 alors qu’Amber a le prénom composé de 5 lettres (le chiffre 20 a une symbolique énorme à propos de l’amitié Hilson). Mais la petite situation fut détruite par le rire moqueur d’Amber. House se moque de lui-même pour la 2ème fois consécutive ! Il se moque de lui-même car il tenta de mentir à lui-même, car il ne voulait pas aller dans ses propres profondeurs ni affronter pour de bon ses propres démons. House finit par tout dévoiler ou presque : le patient avait un côté spécial qui avait poussé House à lui parler, lui le médecin froid qui évite de parler aux patients !

Quand on contemple le tableau, on remarque que House est face à lui-même, un vrai cas-miroir. C’est toute la vie de House qui se reflète dans ce patient, car ce dernier est House et il est surtout son 1er subconscient des 5 subconscients, il n’est pas un patient normal. Les deux sont misérables, autodestructeurs, suicidaires, drogués, dingues, ayant tout perdu à la minute où ils avaient commencé la drogue (héroïne pour le patient, Vicodin pour House). En tentant de « soigner » leurs malheurs en se droguant, ils n’ont fait qu’augmenter leurs souffrances. Mieux encore, ce patient n’a ni nom ni prénom, c’est un parfait anonyme (une première dans la série !) qui n’attend plus que la mort, comme un condamné.

Après le retour à l’immeuble en flammes, House regarda le cadavre en disant qu’il était heureux, Amber dit qu’il était mort. C’est la symbolique approfondie contre la logique terre-à-terre qui se bousculent dans la tête de House.

Amber pose une question « pourquoi tu l’écoutes ? », cette question était le ticket pour le retour aux flash backs, cette fois avec Foreman. On retrouve House entrain de voler l’oxygène d’un patient comateux. Dans un épisode normal, ça aurait été un instant hilarant qui nous rappelle le vieux House qui mangeait et regardait la télé auprès des comateux. Mais cette fois, c’est différent car voler l’oxygène pourrait symboliser autre chose qui se passerait plus tard dans l’épisode.

Foreman est assez présent dans ce dernier épisode, je trouve, ce qui ne devrait pas étonner puisqu’il est considéré comme « le nouveau Wilson » (8×21) par House, c’est l’ami révélé le long de cette saison 8 et tellement dévoué à House. En fait, House le respecte beaucoup et l’estime.

Bref, on assiste à une autre scène House-Foreman où on découvre le mensonge de House qui avait piégé Foreman avec son histoire des 8 cas afin de retarder une peine de prison. House dévoila à Foreman qu’il voulait qu’il le couvre avec des mensonges, mais ce dernier refusa. Ce refus fit prendre conscience à House qu’il ne pouvait pas faire sa quête de la liberté en continuant de la sorte avec mensonges et cie.

Ce flash back était sombre et pessimiste. On assiste à l’opposition entre House et son subconscient avec la 2ème répétition des deux répliques « Il est heureux », « Il est mort ». Heureux peut vouloir dire tout simplement Carpe diem, alors que mort peut vouloir dire rester terre-à-terre, sans aucune remise en question ni une quête de soi, mensonges à volonté et échecs appréhendés.

La répétition n’est pas anodine des deux répliques : House serait heureux pour de vrai que dans la mort, bien que ni la vie, ni la mort aient un sens pour lui. Il en est de même pour Wilson, à condition de rester inséparables.

Là est le hic. Le paradoxe reflète un réel tiraillement et une inquiétude montante. Le jeu de l’ombre et de la lumière (chapeau aux techniciens !) nous renvoie d’une part au présent truffé d’hallucinations, d’une autre part au passé qui prend la forme de flash back.

Amber insiste sur le fait que ni la prison, ni Wilson n’avaient d’importance, mais le cas et les puzzles, si. Amber est Kutner. Or, on sait que la liberté et l’amitié comptent beaucoup pour House. Il essaie de se convaincre vainement du contraire de ses propres convictions, ça se voit que la plus grande énigme pour House reste lui-même. J’adore cette tempête dans la tête de House !

Petite parenthèse à propos des vêtements d’Amber qui sont roses. Je ne vous cache pas que cela m’a vraiment intrigué, pourquoi ce rose ?

La couleur rose des vêtements d’Amber peut renvoyer à cette thématique du cercle que j’ai abordée au début de cette partie. Le rose renforce cette thématique du cercle, de l’échec, de l’enfermement sur soi, à l’image de cet épisode et de la série qui ont cette forme circulaire. Mais le cercle peut aussi symboliser l’éternité. Tiens…première lueur éclairant cet épisode énigmatique mais tellement passionnant. L’éternité de qui ou de quoi ? Les scénaristes avec Shore en tête ont passé un message discret aux téléspectateurs…

Plus important encore, les vêtements roses d’Amber ont une autre symbolique plus nette : la vie est une fleur rapidement fanée, voilà pourquoi il faudra en profiter le jour même et en tirer toutes les joies. Je sens que vous avez commencé à deviner les deux mots qui résument tout cela : Carpe diem ! Encore ce lien avec Le cercle des poètes disparus…Il y’a un clin d’œil aussi à la fleur blanche épanouie sur le T-shirt de House qui est liée au même contexte : vie et mort, carpe diem !

Tout est symbolique dans cet épisode, on est obligé de changer constamment d’angle de vue. J’avoue que la durée de temps m’a été favorable dans ce sens. Fermons la parenthèse des vêtements d’Amber qui furent plus symboliques que je l’aie cru.

Retour au patient dans un flash back. House annonça au type qu’il était condamné car il était atteint d’une maladie incurable. La maladie du patient reflète l’état de House : il ne bouge pas, il ne parle pas, il est inerte, gisant sur le sol, piégé dans son propre corps, piégé dans ce bâtiment qui reflétait la prison, la vie, l’hôpital, son corps, se contentant de regarder le spectre de la mort rôder autour de lui, symbolisé par des morts que House avait connu : Kutner, Amber et le patient anonyme !

House parla du cas à lui-même (Amber) et sauta un passage qu’il cacha habilement à son subconscient en repensant au cas. House était pratiquement au chevet du patient. Malgré cela, son subconscient ne put cacher longtemps une souffrance qu’il endure depuis des épisodes : la mort inévitable de son meilleur ami Wilson.

House prononça « Every body dies » à la minute 17 :14 (1+7=8, 1+4=5) : 8 et 5 les chiffres fétiches de cet épisode en particulier et de la saison 8 en général ! Une vérité générale proche d’une maxime.

Comment faire pour que la vie ait un sens ? Comment donner du sens à sa vie ? Amber expliqua que la vie n’a du sens que grâce aux énigmes. Elle se contredit : c’est superficiel et ce n’est pas superficiel de parler de ses idiots de patients. Comptent-ils vraiment pour lui ? House se contredit tout le temps, il finit par décider de se lever et de rentrer chez lui, mi-convaincu par l’importance des énigmes – et se dirigea vers la porte – à noter le grand sourire vainqueur d’une Amber silencieuse. Mais en ouvrant la porte, il se trouva cerné par les flammes qui l’empêchèrent d’avancer. Sa tentative de se convaincre était vaine, et les flammes étaient là comme si elles l’interdirent de prendre une mauvaise voie. Bref, retour au point du départ.

Bon, une petite parenthèse à propos de la symbolique du feu quand même ! L’allure mouvante des flammes est un symbole de la vie, c’est également une image de l’ascension spirituelle, de l’amour, mais aussi de la renaissance. Le feu est aussi le symbole de l’Enfer et des démons intérieurs de House : le premier démon était Dab, dans le 8×18. Le feu est également un symbole de purification tout comme la destruction et la mort.

La double quête de House se poursuit avec Foreman et Wilson qui découvrirent l’appartement de House abandonné, guitares, piano, nourriture, téléphone portable, prostituée…Tout a été abandonné comme si House était allé vers un autre monde (c’est vrai qu’il avait l’air d’un ermite dans la bâtisse enflammée) chose qui inquiéta pour de bon les deux amis de House. Impossible qu’il laisse sa vie passée et ses vieilles habitudes ! Où était-il passé ? L’inquiétude grandit.

Revenons à House et Amber. Après la mauvaise surprise des flammes, House ne savait plus où aller. Soudain, le sol craqua sous ses pieds et il tomba (comme un sac de patates lol) dans un gouffre inattendu, laissant derrière lui Amber et sa canne. On peut comparer sa lourde chute à celle de Sherlock Holmes. Cette chute est bel et bien la mort de House en deux phases. Voyons voir le symbolisme d’une pareille chute !

House qu’on connait a disparu avec la chute, c’est ce que j’ai appelé la première mort de House. C’est le personnage torturé, boiteux et c’est le docteur qui disparait. La première phase disparait par la chute, qui consistait dans la non-acceptation des cas comme bonheur total. La chute à la Holmes s’est déroulée à la 20ème minute, joli clin d’œil à son amitié avec Wilson. Cela me rappelle aussi la chute de Shinichi Kudo à la Holmes, qui laissera derrière lui sa veste alors que House laissera sa canne. La chute symbolise à la fois mort et renaissance puisqu’on passe à une 2ème phase plus centrée sur l’approfondissement sur soi-même, ayant plus de questions. C’est une phase plus intime et moins artificielle. C’est la chute du masque du mec jemenfoutiste qui est résolu décidément à obtenir une réponse. C’est le néant.

House quitte donc symboliquement le monde des morts, un tombeau (symbolisé par Amber et Kutner, qui sont une partie de lui-même) avec cette chute. C’est le House mort qui reste en haut. La chute est aussi une naissance d’un autre House qui veut aller jusqu’au bout pour se découvrir et faire la paix avec lui-même. La canne laissée derrière lui en dit long : elle est le symbole de l’ancien House, des cas et des puzzles. Cette chute est la continuation de l’introspection et de la quête de soi, avec ce désir de changer pour autrui (Wilson) et surtout pour soi-même afin d’atteindre la rédemption. Et comme on dit, il faut toucher le fond pour remonter à la surface !

Foreman et Wilson finissent par entrer dans l’une des réunions de Nolan (voilà un autre personnage qui est de retour pour dire au revoir à la série !) comme par hasard, c’est le chiffre 5 à volonté : le nom de Nolan=5 lettres, sa réunion avec 4 personnes de son groupe=5 au total, la durée de la réunion=50 minutes. Nolan les aide indirectement à propos de House qui, selon lui, vise à « atteindre le néant », dans cet épisode le néant peut être la mort. Wilson et Foreman eurent plus peur en se rappelant du dernier patient de House. Ils continuèrent à la quête d’un House évaporé en utilisant l’adresse du patient en question.

Je reviendrai pour la 2ème mort de House dans une autre partie. Pour conclure cette première partie très longue, on retient donc la symbolique des personnages, du feu, du bâtiment, du rôle de Wilson et de Forman, la quête de soi et la quête de House et surtout cette incroyable pudeur qu’a House, vis-à-vis du patient et vis-à-vis de lui-même.

A chaque fois que le subconscient de House aborde le fait que ce dernier était à terre dans un immeuble en feu, House fuit la réponse en essayant de se concentrer sur le cas. La quête de la vérité : où est-elle ? La vérité se trouve t-elle en soi ? Voilà pourquoi House s’obstine à aller plus loin dans son introspection, pour avoir des réponses satisfaisantes, pour découvrir que la vérité vaut la peine d’être découverte, pour découvrir ce qu’est le bonheur qu’il recherche vainement depuis 8 saisons, le bonheur qui se crée entre enfer et paradis.

Ce qu’on peut retenir aussi c’est le patient-miroir qui reflète un House mort dans le futur, s’il ne se remettait pas en question, il mourrait de l’intérieur. D’ailleurs, Shore a bien fait une remarque à ce propos, que « il y’a une mort pire qui attendrait House ». House a peur de finir comme ça, et fera tout pour éviter une fin épouvantable.

Au sujet de l’ascension que j’ai mentionnée, elle n’a pas été évoquée que dans ce series finale, mais plutôt depuis la dernière scène du 8×21. Rappelez-vous, House et Wilson regardaient l’écran d’un ordinateur dans lequel on voyait une grande montagne. Bien sûr que la montagne n’a pas été choisie au hasard, c’est un clin d’œil surtout à l’ascension, aux marches que monta House vers le sommet, à la surface à atteindre lorsqu’on est au fin fond de l’abîme ! Généralement, la montagne du 8×21 est une annonce indirecte de l’introspection housienne du 8×22, et quelle introspection !

House disparaîtra 3 fois dans l’épisode, la dernière fois il était accompagné. Chaque disparition est une étape. A noter la forte récurrence du chiffre 3, un chiffre fatal comme on le sait.

House est au centre de son subconscient, on dirait qu’il a plusieurs identités et pourtant il reste le même. Il est entouré par cette union de personnages disparus ou imaginés. Cette première étape qui engloba près de la moitié de l’épisode avait eu l’arrivée de Kal Penn et d’Anne Dudek, une manière de dire au revoir à une série culte. Mais un autre personnage très important fera sa rentrée dans ce monde de fous.

II. Le cercle rouge

« Wilson a toujours été le grand amour de House » – Hugh Laurie

Après la chute fracassante de House qui se retrouva au milieu des flammes, à terre, le subconscient de House prit un nouveau visage : celui de Stacy, son premier amour qui a vécu avec lui 5 ans (eh oui, vous n’imaginez pas les emplacements d’un certain chiffre 5 !)

Stacy commença par parler des croyances de House en Dieu : elle sait qu’il ne croyait pas en Dieu mais plutôt au Dieu de l’Amour. Stacy est le subconscient de House et elle symbolise la croyance tout court.

L’apparition de Stacy était un peu curieuse dans le sens de sa posture. En fait, de toutes les hallucinations qu’a eues House, elle est la seule qui est assise sur une chaise. Que peut symboliser la chaise ? Elle peut symboliser la stabilité, l’importance et la mise en évidence.

Stacy ne s’est jamais assise par terre comme les autres, cela ne signifie qu’une chose : s’il y’a une chose que House ne remettra jamais en question, il s’agit bien de l’amour. Il le met au-dessus de tout car il y croit (tout va dans le rythme ascendant !)

On retrouve la position assise à la fin de l’épisode, lorsque House était assis face à son amis, en signe d’un grand dévouement à leur amitié. J’aime beaucoup la tendresse dans le regard de House à cet instant-là…Bon, je m’égare un petit peu, lol. Revenons à House et son subconscient. Si je n’avais pas été fan de cette série j’aurais sûrement cru que House était atteint de schizophrénie dans ce series finale en particulier.

Stacy symbolise rien que par son apparence, le côté le plus tendre et intime de House (rien que de l’avoir appelé « Greg » à 3 reprises ça révèle cette intimité). Après ses échecs multiples, il croit toujours dans l’amour. House est un sacré romantique !

Le fait qu’il soit dans un huis-clos (bâtiment enflammé) c’est plus intime que la scène de la voiture du 8×21 (rappelez-vous du Hilson là !) Lorsque House se retrouve dans un huis clos, cela a toujours fait ressortir un côté sincère, allez des exemples de certains épisodes : 8×22 (House et Stacy- son subconscient), 8×19 et 8×02 (House et Wilson), 8×01 et le 6×01(House face à lui-même), 8×21 (la scène de la voiture Hilson), 4×16 (House et Amber) et la liste est longue donc je m’arrête avec ces quelques échantillons.

Ici, on découvre les différents côtés de House, flirtant avec la mort, dans sa plus grande introspection. Lui, qui ne s’est jamais remis en question, croyant avoir toujours raison. Mais là, c’est face à lui-même qu’il se bat, pour lui, pour Wilson et pour tout ce qui comptait à ses yeux.

House se pose donc des questions à propos de ses propres croyances. Indirectement, il se demande à quoi il s’accroche. Il remet en question la logique : croyais-je vraiment à ça ? En quoi consiste l’existence ?  Depuis le début de cet épisode, des questions philosophiques d’apparence futile mais qui comptent en fin de compte pour House : la vie, la mort, l’amour, la croyance…

La croyance housienne est dirigée vers l’amour : c’est là que parut le flash back de House et de Wilson dans la cafétéria. Chacun en face de l’autre, mangeant dans la même assiette. Ils avaient tout partagé : moments heureux, malheureux, nourriture, vie, Vicodin, antidouleur, prostituées etc. Ce n’est donc pas étonnant que House s’en souvienne dès que Stacy parle de l’amour, on sait très bien que ces deux potes s’apprécient et s’aiment beaucoup. C’est la bromance de la série la plus réussie, je dirais même qu’elle est la meilleure bromance de toutes les séries que j’ai regardées.

House tente de manipuler son pote Wilson afin qu’il porte le chapeau à sa place – comme toujours – pour qu’il évite les 6 mois de prison annoncés à la fin du 8×21. House agissait en gosse, en irresponsable, égoïste et immature qui profitait d’un ami malade, en jouant la comédie « Wilson, je ne veux pas perdre ce temps avec toi », sous-entendu les 5 mois qui lui restaient à vivre. Quelque part, sa phrase comportait un ton sincère et son long regard en disait de même.

L’échange des regards entre House et Wilson poussa ce dernier à feindre l’acquiescement, mais il se révéla plus intelligent et moins dupe. Cette fois, il tient tête à House et l’arrête, il refusa de porter le chapeau, de nettoyer derrière House. Wilson refusa d’être son complice, de jouer toujours la marionnette. Il tenta d’enseigner House de devenir responsable de ses actes et c’est surtout par amitié qu’il le fait.

On peut souligner que le fait que Wilson attrapa House par l’épaule droite nous rappelle House qui attrapa Wilson par l’épaule droite dans le 8×19, on dirait vraiment un miroir. Ce geste est juste tendre et amical à la fois.

A un moment donné de la discussion, Wilson fit allusion à lui-même en se désignant indirectement comme « la seule personne » sur qui House pouvait compter. J’aime bien les regards et les silences échangés entre les deux potes, ça a été toujours un point fort constituant leur amitié. House croyait qu’ils « étaient deux » (Wilson et Foreman). Ce moment était intense grâce à ce langage silencieux tellement utilisé par les deux acolytes.

Après la fin du flash back, retour à Stacy. House s’avouait à travers Stacy que Wilson avait toujours raison, qu’il avait été toujours son bon côté puisqu’il n’a pas développé sa propre conscience. House pensait que les gens ne changent pas en se désignant indirectement. C’est une conviction housienne qu’on connaît depuis le début de la série et on assiste à ce doute qui ébranle les convictions les plus refoulées de House. Il se condamnait d’avance à rester sans conscience. Autrement dit, sans Wilson, sa conscience dont il avait besoin.

Pendant la discussion de House avec lui-même, autrement dit avec Stacy, j’ai remarqué qu’il y’avait une voiture enflammée, elle n’est pas mise en évidence puisqu’elle faisait partie des flammes de l’être de House – le feu n’est pas uniquement le feu – cette voiture est le symbole d’un passé remis en question, à savoir l’existence même de House. La voiture enflammée et vieille n’était que la vie de House, rongée par les flammes jusqu’à la disparition. La voiture du 8×22 prend presque la même signification de la voiture du 8×21. Ce final englobe d’une manière hallucinante tous les symboles de la série, bref, chapeau !

Puisqu’on parle de l’amour et de l’amitié, on peut relever la répétition du mot « love » à 7 reprises dans cet épisode, et l’amour est un fondement crucial dans House MD. On peut se rappeler de cette répétition-là dans le 8×02 « je t’aime » (House à Wilson), « je ne t’aime pas » (Wilson à House) et le plus fort reste cette litote utilisée dans le 8×21 par House à Wilson « je ne vais pas te dire que je t’aime » en réponse à Wilson qui a voulu que House lui dise qu’il l’aimait. Je vous laisse le kleenex lol. Le nombril était l’amitié Hilson. On n’aperçoit Wilson dans les flash back de House que lorsqu’il aborde la thématique de l’amour incarnée par Stacy. Cette partie avec Stacy est la seule où House ne s’intéresse pas au cas et met en valeur l’amour et l’amitié.

Stacy veut montrer à House qu’il peut changer et donne la main à House pour l’aider à se relever. Le geste de Stacy nous rappelle celui de Cuddy dans le 6×22. Est-ce qu’il est vraiment salvateur, ce geste de Stacy ? En donnant la main, House prouve qu’il veut changer.

Intéressant ce mouvement circulaire de la caméra autour de Stacy et de House, un mouvement qui nous rappelle le cercle interrogatoire du 8×11 ! La thématique du cercle revient au galop, ce n’est pas par hasard si j’ai été un peu obsédé par elle, lol. J’adore ce détail peaufiné par la prouesse  technique avec laquelle House et Stacy passent d’un univers infernal et lugubre à un univers blanc. Les lumières sont violemment opposées, je reviendrai à ce jeu de lumière qui m’a fait décoller les rétines.

Stacy apparait avec un bébé dans les bras et le présente à House comme son enfant, comme si House tentait de se convaincre qu’il pouvait fonder une famille. House eut un regard d’horreur très intéressant en voyant l’enfant et rejeta cette vie fictive.

Maintenant, je vais revenir au jeu de lumière en incluant le rôle de l’enfant dedans. Pour moi, durant toute la saison 8 ainsi que les 7 autres saisons, l’enfant reflétait particulièrement House et dans cet épisode, l’enfant est le miroir de House, le futur de House. Normalement, le bébé est synonyme de vie, mais ici, il incarne à la fois le symbole de la renaissance et de la mort. Ce bébé c’est House qui se regarde et qui, pour la première fois de sa vie, se sent plus dégoûtant que jamais. Voici le beau bébé qui a de beaux yeux bleus qui fait des bêtises, voici le fardeau qu’a toujours supporté Wilson et autrui. Même les vêtements du gosse étaient rayés horizontalement, en gris certes, mais à la façon des vêtements des prisonniers. Prisonnier de son passé et de lui-même, House n’a jamais eu le courage de s’affronter afin d’affronter la vie.

Alors que House regarde cet enfant – en l’occurrence lui – il se rend compte qu’il restera à jamais le House malheureux besoin d’autrui, or Wilson était condamné. La maladie de Wilson était vraiment le déclic final pour que House se mette enfin en question pour choisir quelle route il allait prendre.

Alors que House était perdu dans ses réflexions, les jeux de lumière étaient trop violents pour mes yeux sensibles. On était piégé par les flammes dans l’obscurité et on passe directement à ce blanc violent. Première réflexion : ce blanc m’a rappelé le blanc du coma de House lors du 4×16, après tout le coma est entre deux mondes à savoir la vie et la mort. Les questions de House oscillent dans ce sens. La blancheur peut nous emmener vers l’âme pure et innocente de House, une âme enfantine, mais si on prend un symbole plus pessimiste que tout cela, le blanc serait la couleur du linceul, autrement dit, de la mort. Le blanc peut faire référence à la couleur incertaine des fantômes ou au monde flottant de la vie incomplète…

Même la couleur bleue présente dans ce cadre blanc donne du fil à retordre : mis à part le bleu des yeux de House et de l’enfant, on a un pot bleu, le gilet bleu de Stacy, le bord bleu du bonnet de l’enfant, drap et oreillers bleus sur le canapé etc. Je vais me porter sur une petite parenthèse à propos de cette couleur puis retour à nos moutons lol.

Le bleu est une représentation d’un monde transcendant, angélique et divin. Il a un caractère céleste et infini (attention au dernier adjectif que je viens d’employer !), c’est l’inaccessible et l’onirique. Quelque part, House vivait un conte féerique en s’imaginant pour une seconde avec Stacy et en plus, ayant un enfant avec elle. On peut remarquer le contraste entre la froideur du bleu (mort) avec le rouge des flammes (vie). Tient tient, on arrive à une certaine conclusion : les flammes présentes dans cet épisode sont synonyme de vie et en plus, éternelle…

La symbolique des couleurs est très importante dans cet épisode, et des fois les couleurs en disent plus sur la fin de la série que le scénario lui-même. Malheureusement, plusieurs se sont contentés seulement d’apprécier uniquement les 15 dernières minutes de ce magnifique épisode.

Bref, House resta logique et rationnel devant Stacy : elle était mariée, Cuddy était partie (clin d’œil scénaristique à Cuddy encore une fois après le geste de Stacy pour faire relever House) et ne se laissa pas embobiner par son esprit farfelu. L’hallucination continue pourtant, et pour lui prouver qu’il était capable d’aimer, le subconscient de House lui montra lui-même entrain d’embrasser Dominika, son ex-femme. Il savait au fond de lui-même que Dominika l’aimait et qu’il avait commencé à l’apprécier, et c’est à cause de cela qu’il lui mentit causant le divorce. C’est sa peur de l’engagement qui a tout foiré.

Un petit jeu de chiffres ? House, Cuddy et Stacy ont été soit présents, soit mentionnés, tous des noms de 5 lettres. Quant à Dominika=8 lettres. Je ne vous fais pas de dessin, les chiffres 3, 5 et 8 se répètent pratiquement tout le temps dans le 8×22.

On retrouve à la place de Dominika 6 pom-pom girls habillées en rouge et en blanc, embrassant House, toujours au centre. On dirait autre chose : le chiffre 6 est relatif aux 6 mois de prison qui attend House, et ce dernier emprisonné symboliquement par ces 6 filles. Le bébé et les filles sont la prison de l’intérieur avant celle de l’extérieur. En plus, les filles prennent d’autres dimensions, on dirait des flammes cernant House. Pourquoi ? Parce qu’elles portent le rouge.

Parlons donc de la symbolique du rouge car il est temps ! Le rouge est ici la couleur du feu, elle est d’un intérêt fondamental pour l’homme et très souvent assimilée à la vie. Le rouge est la couleur de la vie, de l’éclat et de la vigueur, de la puissance et de la fonction guerrière, de la joie et de la montée sans pesanteur, de l’ardeur brûlante et de l’amour divin, de la spiritualité et de la beauté….Mais aussi des passions, du meurtre et bien entendu du démon (symbole de l’enfer).

Le rouge est vraiment multi symbolique et ouvre sur plusieurs possibilités à propos de l’interprétation d’une situation donnée. Ces couleurs reflètent les profondeurs de l’être, House est devenu très sérieux le 8×21 et plus particulièrement le 8×22. Le jeu des lumières et des couleurs est très crucial.

Si on veut aller plus loin dans l’interprétation, observons les robes blanches et rouges des 6 filles. Ça ne vous rappelle pas vraiment quelque chose ? Les couleurs blanches et rouges des vêtements des filles reflètent prémonitoirement les couleurs rouges et blanches des bouquets des fleurs lors des funérailles de House. Pureté et amour se mélangent, mais vers qui House voue t-il tant d’amour pur et sincère ? La réponse est tellement évidente.

Lorsqu’on lit tout cela, on a l’impression que House est perdu et ne sait plus quoi penser. Pourtant, sa décision d’emprunter son chemin a été prise depuis longtemps, inconsciemment, et les flammes ont été le symbole même de cette décision, mais il ne s’en rendait pas compte.

House s’arrêta en disant à Stacy que c’étaient « de stupides fantasmes » car il savait que sa vie n’était pas destinée à l’engagement, à la famille, aucune relation avec les femmes qu’il a aimées n’a réussie. Il s’étend par terre en position fœtale (enfermement sur soi, protection) et se renferma encore plus sur lui, ignorant Stacy. La flamme de la cheminée renvoyait aux flammes de la bâtisse, à la lutte réelle que vivait House intérieurement. Un foyer sans chaleur (blanc et froid) est une vraie morgue toute jolie. House n’était pas prêt de se relever tant qu’il n’a pas pris une décision une bonne fois pour toutes, tant qu’il n’était pas prêt.

Cette deuxième partie est vraiment circulaire, pas étonnant qu’elle soit intitulée « Le cercle rouge ». Oui, l’amour c’est la vie, mais toutes ces bribes de réponse étaient encore insuffisantes pour House, même s’il commence à changer de regard. Se retrouvant seul dans un bâtiment le reflétant exactement, House était à terre cerné par les flammes. Stacy avait disparu…

III. Le cercle de l’abandon

« Même l’immobilité peut amplifier le mouvement » – Tai-Chi Master

Après l’apparition des revenants Amber et Kutner qui encourageaient House à s’accrocher aux cas, après Stacy qui tente de convaincre de l’importance de l’amour salvateur, le pèlerinage continue au milieu des flammes. Cette fois, c’est Cameron qui se colle à la tâche en apparaissant devant un House stupéfait.

Elle lui annonce qu’elle n’était pas là pour le convaincre de quitter le bâtiment enflammé. En fait, le rôle de Cameron se différencie des autres. Ils voulaient que House vive pour un but précis, alors que Cameron était là pour le convaincre de mourir. Elle tente de le convaincre d’en finir avec ses souffrances tout comme Wilson. En gros, c’est une forme de suicide « réfléchi ».

Cameron a toujours été une figure de compassion, de sensibilité et de pitié. Ce n’est pas un hasard si l’une des parties profondes de House est Cameron. Elle est également le symbole de la morale, or on sait à quel point House peut être très moral.

La position assise de Cameron par terre mais face à House montre cet effet miroir qui caractérise cet épisode à 6 reprises (le patient, Kutner, Amber, Stacy, le bébé et Cameron) encore ce chiffre 6 lol. Plus fort encore, cela montre un House qui est à deux doigts de prendre une décision qui concerne toute sa vie. House pense très fortement à la mort qui lui paraît salvatrice à travers son subconscient qui porte le masque de la douce Cameron.

Pendant ce temps, Foreman et Wilson arrivèrent à l’adresse du patient qui s’est avérée un terrain vague. Foreman s’indigna, alors que Wilson répliqua à la 29ème minute « Every body lies », la fameuse réplique de House, en référence au patient. « Every body lies » se joint à « Every body dies » mentionnée au début de l‘épisode, le mensonge dans une mort lente, à petit feu.  Le duo Wilson-Foreman cherchèrent House, mais c’est la fumée qui se dégageait d’un bâtiment proche abandonné va les mettre sur la bonne voie : il était enflammé ! C’est intéressant de constater que, dans cet énième épisode, le trio House-Wilson-Foreman est détaché du trio Park, Adams et Taub.

Ce qui est intéressant dans ce pèlerinage housien, c’est qu’il y’a 3 figures d’ex-larbins de House (Amber, Kutner et Cameron) sauf Stacy, la seule à qui House n’a pas parlé d cas. Les 3 figures des ex-larbins symbolisent toutes des incarnations morbides. Ce qui est intéressant, c’est le fait que les vêtements portés par les personnages-hallu sont contradictoires : d’un côté Amber et Kutner avec des habits clairs (symbole du yin) et d’un autre Stacy et Cameron avec des habits sombres (yang). Le jeu des couleurs divise l’immeuble en deux mondes différents : celui des fantômes et celui de la réalité.

Cameron est la 5ème et dernière hallucination. Chaque incarnation d’un subconscient revêt un rôle spécial, mais celui de Cameron est décisif.

Cameron tente de convaincre House par l’abandon. Pour elle, la mort est une récompense, elle est salvatrice. Le côté suicidaire de House bouillonne, et avant de se résigner à sa propre mort, House décida de parler du passage qu’il avait esquivé avec Amber concernant le patient. Notons la position fœtale que prennent House et Cameron l’un face à l’autre, c’est vraiment un sacré miroir !

En tentant de convaincre House d’être égoïste et de ne penser qu’à son vrai bonheur dans la mort, Cameron assista au dernier flash back de House, cette fois c’est lui qui a décidé de se rappeler du cas médical au lieu de se mentir et de fuir. House a peut-être le réveil de la conscience qui sommeillait en lui.

House révéla à lui-même lors du flash back avec le patient-miroir, que ce dernier avait décidé de porter le chapeau pour lui car il n’avait plus rien à perdre. Satisfait du sacrifice du patient qui voulait avoir un sens à sa vie même en rendant service au pire des connards, House le remercia.

Cameron s’emporta, indignée et le traita de lâche à 3 reprises. C’est House qui se met en colère contre lui-même car il n’a même pas essayé d’avoir un sens à son existence. Il a l’air de se dire « je prends la sortie lâche, je suis trop lâche et je le serai ». House a mis le point sur sa propre vie et a surtout pris du recul en s’autocritiquant.

Méritait-il la vie ou la mort ? Décision prise, il était plus vivant que jamais. House osa enfin prendre une décision pour piétiner son propre ego afin de changer. Il se leva au milieu des flammes tout seul, voulant ce changement. Il n’a pas eu besoin d’autrui pour se lever. A l’image des flammes ascendantes, on dirait que House avait grandi et était devenu plus mature.

Cette métamorphose finale est comme une renaissance de ses propres cendres au milieu de ses démons intérieurs et s’avança, sans canne. J’adore cette partie car elle marque la clôture de la plus grande introspection de House, à la 33ème minute. Les 2 tiers de l’épisode étaient réservés à la remise en question. Le dernier tiers est réservé au temps réel uniquement, on ne regarde plus le passé. J’espère que mes longues pages à propos de l’analyse de ces 33 premières minutes ne vous ont pas fait ch*er lol. Détrompez-vous à propos du symbolisme, vous assisterez à plusieurs autres symboles dans le dernier tiers, cet épisode est l’épisode le plus symbolique de toute la série .

IV.Le cercle infernal

« C’est lorsqu’il croisa son regard angélique qu’il su qui il était » – Dans l’œil de la tempête

Encore un cercle, encore ! Après la décision finale de House de se relever, et indirectement, d’affronter la vie sur un nouveau ton, il était debout cette fois dans les flammes, lui qui était pratiquement tapi dans l’ombre la plupart de l’épisode.

Wilson et Foreman arrivèrent en courant dans la ruelle serpentée par des rails, face à un vieux bâtiment enflammé. Wilson était dans le noir, regardant House qui était dans la lumière.

En fait, le face-à-face de House et Wilson avec ce jeu de lumière transmet tellement d’indices symboliques : l’un était en pleine renaissance, l’autre était mourant. Ce moment est très significatif dans la mesure que c’est House qui s’observe à travers le verre de la porte fermée. Wilson n’est plus uniquement l’ami mourant, mais c’est l’ancien House abandonné dans l’obscurité en haut, c’est le House mort que contemple House dans ses flammes. Plus généralement, c’est la vie et la mort qui se rejoignent dans un tableau intéressant et silencieux.

Le long regard de House avec Wilson m’a vraiment passionné pour ses multiples sens. Si on quitte un peu le symbolisme, on découvre un regard échangé entre les deux amis chargé d’un amour ardent (les flammes symbolisent l’amour, relisez le cercle rouge), d’une amitié fusionnelle infinie pleine de tendresse. C’est un regard aussi paralysant que figeant, comme si le temps s’était arrêté.

Cette 4ème partie est la seule partie où on n’entend pas aucun mot, or on sait que le silence est le dialogue le plus riche, sans mot ils se comprennent.

Le regard est lié à l’œil, et l’œil a vraiment une grande symbolique. On observe de grands photogrammes concernant les yeux dès le début de cet épisode, on a parlé d’hallucinations, de masque, de cercle…cet épisode est un vrai trompe-l’œil si on se contente uniquement de gratter uniquement la surface. Shore nous a présenté un vrai chef-d’œuvre à contempler et à interpréter très très longtemps.

House a l’œil observateur, il juge et a du goût (artistique surtout). Le téléspectateur doit avoir de l’œil car il assistera à des présences intéressantes certes, mais chimériques. Tout est hallucination, illusion afin de se battre contre soi-même, car la vérité est en soi. Toute la série a eu cette thématique hallucinatoire et c’est la débâcle ici.

Dans le cercle infernal, l’œil est vraiment mis en évidence. Les yeux sont le reflet de l’âme, comme on le sait. Un seul coup d’œil entre House et Wilson avant l’explosion les avait figés, attirés par une force incroyable. Métaphoriquement, Wilson est la prunelle des yeux de House. Rappelons aussi qu’au centre de l’œil, on a un cercle lol.

Grâce à ce regard échangé entre les deux amis, on a également pu voir enfin le bâtiment dans lequel House s’était cloîtré de l’extérieur, une vieille bâtisse de 3 parties plus que symboliques, ayant 1 fenêtre et 2 portes arquées (1+2=3), 8 fenêtres à l’étage où House y avait fait sa chute ainsi que 5 fenêtres dans le dernier étage, tout cela se trouve dans la façade, alors que 3 fenêtres étaient sur l’autre côté du bâtiment. Les deux portes arquées peuvent symboliser House et Wilson et le chiffre 3 est un chiffre de mort inévitable. Le chiffre 8 qu’on retrouve encore est le symbole de toute la série avec ses 8 saisons, alors que le chiffre 5 prend une nouvelle dimension.

Je me suis intéressé à l’étude de l’architecture du bâtiment (je sais, je suis cinglé mais je veux être pointilleux sur les détails observés) qui est de l’extérieur vraiment austère, ancienne et froide. Contrairement à l’intérieur qui comportait toute une vie flottante et légère à la lueur des flammes, tant d’émotions se dégageaient du regard et du visage de House qui regardait la mort symbolisée par Wilson. La couleur verte des portes m’a troublé, mais je n’ai pas fait attention tellement il faisait noir.

Tout ce que j’écris là est à propos d’instants Hilson très intenses qui ont duré…5 secondes !

Bref, on peut aussi interpréter le long regard de House comme étant en quelques sortes un regard d’adieu à son ami, mais aussi au téléspectateur qui l’avait suivi pendant 8 années…Si, c’était un regard ultime d’un House qui allait mourir (symboliquement, pour la 2ème fois !) et qui mourra 5 secondes après ce regard silencieux. Détrompez-vous, House était bel et bien mort à la minute 33 :20.

Revenons à ce regard riche en sens. Des flammes de son être, House ne regardait que celui qui comptait le plus pour lui. Comme dans un effet miroir, les deux se regardèrent et se reconnaissent chacun dans l’autre. House se vit lui-même mort dans Wilson s’il aurait resté immobile sans introspection, quant à Wilson, il se vit vivant de l’intérieur dans les yeux de son ami.

Les deux amis étaient en transe et avaient oublié le monde extérieur. Une grosse planche enflammée tombe comme pour souligner la fin non seulement de cet instant d’adieu silencieux tellement chargé en intensité et en amour entre ces deux amis, mais également pour mettre fin à House, le docteur fou qu’on avait connu. On voit bien que la planche était tombée devant House, mais elle avait ce rôle symbolique de rayer House de la carte.

Si vous m’avez compris, je parle de deux House !

Pour finir cette longue et profonde introspection Halone, une double explosion était au rendez-vous qui fit sauter le rez-de-chaussée (la fenêtre et les portes arquées), ensuite grimpa directement à l’étage des 8 fenêtres – tout un symbole de la fin de la série aussi – et fit envoler et sauter violemment le dernier étage des 5 fenêtres. Cette explosion ressemble à celle d’un volcan (clin d’œil à la montagne du 8×21)!

Ici, le 5 est tout le symbole de la vie de House, il est le symbole de la mort dans la série et surtout dans ce 8×22. Mais il est également le symbole de la vie, de l’ascension finale de House qui s’est concrétisée avec cette disparition du toit, or le toit est toujours le point culminant de n’importe quel bâtiment. On a dit que la chaleur du feu symbolise des sentiments ardents et contradictoires, l’amour. Avec l’explosion, l’ascension est accomplie avec l’envol du toit, l’explosion est une double renaissance.

J’ouvre une petite parenthèse  à propos du sens de cette explosion : elle m’a fait penser à une notion clef, celle du sacrifice. Dans le 4×16, House risqua sa vie pour la vérité et pour Wilson, et dans le 8×22 on retrouve House entrain de se sacrifier pour les mêmes causes. Ce n’est pas un hasard si le final de la saison 8 fait écho à celui de la saison 4 dans certains passages, car ce sont les deux uniques finaux qui avaient tourné autour du Hilson.

Cet épisode final de la série est très lié aux hallucinations, aux côtés techniques comme les flash back pour revenir en arrière, ainsi qu’au côté spectaculaire comme la double explosion du bâtiment.

Autre explication de l’envol du toit en éclat : c’est un nouveau House qui avait pris son envol, il était enfin libre de cette prison qu’on appelle « société ». Il pouvait enfin mener sa propre vie comme il l’entend avec qui il voulait, loin des codes sociaux. Le bâtiment était le symbole de cette prison, de PPTH, de l’hôpital psychiatrique, de la société tout court et de son ancienne vie.

Il n’avait pas fait le point sur sa vie uniquement pour Wilson, mais aussi pour lui-même car il en avait besoin. On note la présence de Foreman lors de l’explosion qui a été utile en empêchant Wilson de commettre une bêtise en lui sauvant la vie. On voit bien à quel point Wilson est attaché à House. Il assista avec Foreman tous les deux impuissants avec les pompiers à une gigantesque double explosion réduisant tout espoir en cendre, dans une nuit noire infernale. Dans l’épisode, 13 minutes séparent la chute de House de l’explosion (20-33), le titre « Every body dies » est composé de 13 lettres, et le chiffre 13 se répète incessamment dans cet épisode. Mauvais ou bon présage ?

Le cercle infernal est l’annonce sous-jacente que House a réussi à résoudre son puzzle, et à trouver une réponse à toutes ses questions sur sa vie.

Si vous avez fini la lecture de cette partie, mangez un oreos. On n’est qu’à mi-chemin de la review !

V.Le cercle paradoxal

« Ôter son fardeau, partir vers une nouvelle vie » – Tai-Chi Master

Le lendemain de l’explosion, 5 personnages étaient devant le bâtiment calciné, en ruine : L’équipe qu’on voit enfin sans flash back (Taub, Adams et Park) et dont chacun prit la parole, à côté d’eux Foreman et Wilson sous le choc, demeuraient silencieux. Leur langage corporel transmettait beaucoup d’informations. Wilson était le plus choqué et le plus effondré. Assis par terre, couvert par une couverture, il ne détacha pas son regard du bâtiment. Foreman baissa la tête quand les ambulanciers sortirent un cadavre calciné couvert. Cela sentait la mort à plein nez. Tout le monde redoutait le pire, à savoir le fait que ce soit House.

On est en plein jour après la longue nuit infinie Halone ou l’arc individuel. La caméra se concentre sur Wilson plus que les autres. Couvert par une couverture grise – tout un symbole, cette couverture est un message housien de réconfort, rappelons les différentes significations d’une telle couleur – Wilson était le nouveau centré d’intérêt, il l’était aux yeux de quelqu’un. House disparaît avec ce bâtiment devenu un tas de ruine, ce bâtiment détruit n’est autre que la vie même de House ainsi qu’un symbole de la fin d’une série. Et quelle série !

J’ouvre une parenthèse à propos du feu et de l’explosion : durant la saison 8, certains indices pouvaient nous éclairer à propos du final. Si on se rappelle du 8×01, House avait déclenché l’alarme incendie dans la prison ce qui est un grand clin d’œil au 8×22. L’explosion finale du 8×22 peut nous rappeler l’implosion housienne lors du 8×21 avec l’effondrement du plafond.

Je reviens donc au spectacle dévasté. Le monde a cru en la mort de House, car on ne croit que ce qu’on voit. On ne voit que ce que la logique nous poussait à croire. J’adore la mise en avant du bâtiment brûlée par la caméra, pour se concentrer sur les traits des personnages en 2ème plan.

L’emplacement de l’immeuble, les voitures, tout était intéressant et tellement symbolique. Si on a 5 témoins (la team +Foreman+Wilson), on relève la présence de 7 voitures (dont 4 sont celles de la police) et 2 camions de pompiers : 9 véhicules étaient là au total.

On relève 2 chiffres particuliers sur deux voitures de police : 315 & 186. Les chiffres 3, 5 & 8 sont toujours là, mais ce qui m’a intéressé c’est le résultat de l’addition de 3+1+5, c’est-à-dire 9.

En fin de compte, la répétition incessante du 9 nous fait penser qu’à un mot de 9 lettres : Carpe diem !

On note la présence des rails devant la vieille bâtisse : c’est le symbole du parallélisme, des mondes parallèles. C’est là où s’est mélangé rêve et réalité, vie et mort…Ces rails marquent également une sorte de division entre deux mondes bien distincts : le monde onirique vs le monde réel. Les rails ont une forme serpentine, comme une petite rivière ou un canal d’eau à l’image de la dernière séquence de l’épisode. Les rails sont un clin d’œil à deux mondes différents: l’ancienne vie et la nouvelle vie de House, l’ancienne vie et la nouvelle vie de Wilson, l’abîme et l’obscurité face aux rayons du futur.

L’idée de l’ascension continue et on retrouve le bâtiment comme un corps sans âme, puisque l’âme s’est élevée et ce, au-delà du toit symbolisant l’enfermement de soi. Cette élévation est une renaissance. Ressemblant à une coquille vide, le bâtiment c’est l’ancienne vie de House, et c’est l’ancien House qu’on a connu.

House a pris sa décision de « mourir » pour son ami lors du fameux regard Hilson avant l’explosion. C’est un geste extrêmement humain et altruiste. Il avait déjà décidé de vivre et de survivre, et le voilà qui décide en quelques secondes de mourir, de disparaître. Beaucoup de fans avaient essayé de comprendre d’une manière rationnelle comment House le boiteux avait fait pour sortir aussi rapidement d’un immeuble en feu. Sauf qu’on ne nous a montré que ce qu’ils voulaient qu’on voit (une partie du bâtiment) et House disparaît d’une manière si logique que non seulement Wilson et Foreman furent convaincus par ce qu’ils ont vu, mais ce fut le cas pour le téléspectateur. Un vrai trompe-l’œil dans un tableau impressionniste tellement vivant.

Le trompe-l’œil continue par son apparition avec la façade brûlée du bâtiment le lendemain, devant tout le monde. Mais ce n’était qu’une façade, qu’un masque, qu’une vieille carapace abandonnée sans que personne ne met en doute ce qui s’est passé car il y’avait beaucoup de preuves.

Le cadavre du patient dont tous avaient pris pour House, était l’ultime preuve de la mort de House, surtout que la confirmation du fichier dentaire étayera tout cela.

Bref, il fallait confirmer l’identité de House. Alors on retrouve Wilson assis, seul, dans un couloir en forme d’impasse (tout l’épisode avait une forme circulaire et donc l’impasse), là où il y’avait la morgue. Notons que Wilson n’avait pas assisté à l’autopsie du cadavre tellement il était sous le choc et ayant de la peine.

Une remarque : le couloir est vert, c’est flagrant. Cette couleur ne peut pas passer sous silence dans ce 8×22. On la retrouve à la fin de l’épisode, d’où l’importance qu’elle acquiert. Le vert est en quelques sortes le symbole de ces flammes qu’on a vues dans le bâtiment, c’est toute la vie qui s’émane de cette couleur si spéciale qui est en paradoxe avec l’endroit morbide qu’elle couvrait. La morgue du 8×20 était un clin d’œil à cet instant du 8×22…

C’était un petit indice au téléspectateur, toute cette vie étreignait Wilson sans qu’il le sache, symboliquement.

Foreman sortit de la morgue, s’adossa au mur face à Wilson et lui annonça que les fiches dentaires correspondaient, autrement dit, c’était House. Foreman était peiné mais il dissimula ses émotions. Wilson, contrairement à lui, paraissait plus effondré et triste. Assister à la mort de son « frère », de son meilleur ami avec qui il avait partagé tant de choses dans sa vie, c’était dur et horrible.

Le passage de la morgue était bref, mais c’était un passage où la vie et la mort se bousculaient, il en était de même pour le mensonge et la vérité. Ce petit passage montre la façon de l’identification de House basée sur un leurre, et cette vie grouillante autour de Wilson sans que ce dernier ne se rende compte tellement il était démoralisé et désespéré.

VI.Le cercle des poètes disparus

« Cueilles dès maintenant les fleurs de la vie

Car la mort est si pressée

Que le frêle bouton qui s’ouvre aujourd’hui

Aura bientôt trépassé » – DPS

Petit rappel de cette analyse de fous : ce qu’on voit n’est pas ce qu’on voit et ce qu’on entend n’est pas ce qu’on entend. Bien sûr qu’il faut parfois être terre-à-terre concernant les personnages, les lieux, le temps…Mais il faut également interpréter certains signes.

Bref, après ce rappel, retour à la suite des événements. Dans cette partie, ce sont les funérailles qui sont mises sous microscope. Au départ, je n’ai pas trop fait attention car c’était moyen. Mais en changeant d’angles de vue, j’ai découvert un sacré tableau, un vrai travail d’orfèvre.

On découvre d’abord au premier plan l’urne renfermant les cendres du défunt. Au deuxième plan, on découvre Wilson qui ne détacha pas les yeux de cette urne avec un long regard mélancolique rempli de questions du genre « pourquoi tu m’as fait ça ? » ou « pourquoi tu t’es fait ça ? » Le tout dans une ambiance aussi glauque que morose.

Au troisième plan, on découvre une sorte de diaporama morbide, un défilé des personnages que House avait côtoyés. Je vais souligner une chose : il y’a 8 ex-larbins de House (Foreman, Chase, Cameron, Taub, Thirteen, Park, Adams, Masters), les 3 femmes que House avait les plus aimé (sa mère Blythe, Dominika et Stacy), et on note la présence de Wilson tout seul, qui fut toujours symbolisé par le chiffre 5 dernièrement.

Les chiffres 8-3-5 s’alignent ici encore. Ce sont les chiffres finaux et en additionnant le 5 et le 3, on retrouve le seul véritable chiffre final : le 8. Le 8 se répète beaucoup plus qu’on pense. 8 avec cette ultime et dernière saison 8, 8 saisons, 8 années pleines de rebondissements et de surprises. Mais la symbolique du chiffre 8 va plus loin : il symbolise quelque part l’éternité, l’infini.

Les personnages qui avaient pris la parole comptaient le plus pour House. Un défilé qui avait à la fois plu aux téléspectateurs qui avaient vu des personnages qui étaient disparus depuis des saisons, qui avaient évolué et mûri, mais ce défilé a chagriné certains. Il y’a des usines de kleenex qui ont été dévalisées !

Ces personnages sont tous venus pour dire adieu à House, mais également à la série House MD et indirectement, aux fans. Commençons par les 8 ex-larbins de House.

Park fut la première à prendre la parole, elle était la dernière connue par House mais aussi la première arrivée dans l’équipe de la saison 8. Park et Adams furent reconnaissantes envers House. Masters, Thirteen (mourante), Taub et Foreman eurent la même réaction. Chase souligna son côté acharné dans le travail : ce n’était pas facile de travailler avec lui. La plus émue  était Cameron qui révéla que House savait ce que voulait dire « amour ».

Bien qu’ils aient été durement traités dans l’école housienne, les ex-larbins privilégièrent le politiquement correct en lui rendant hommage avec tant de respect.

Stacy, l’amour de House, avoue le fait qu’elle n’avait jamais cessé d’aimer House. Blythe, la mère de House, souligna sa bonté et Dominika, son ex-femme, avoua qu’il était son mari pour de vrai, le jeu était devenu une réalité sérieuse entre les deux pendant la saison 8.

Les femmes de House étaient l’amour de House, mais Wilson, resté en dernière position pour l’oraison funèbre, était toute l’incarnation de l’amour de House. Liés par une amitié extrêmement forte et indestructible, chacun ne pouvait abandonner l’autre, chacun avait besoin de l’autre et chacun avait sa propre manière d’aimer l’autre.

Le meilleur était pour la fin comme on dit : Wilson, l’ami mourant. On s’attendait à ce qu’il fasse l’éloge de son meilleur ami comme les autres qui l’avaient précédé, mais le contraire s’était produit.

Frustré, peiné et désespéré, Wilson cria sa colère contre l’injustice de son ami suicidaire, brisant tout conformisme. Il brossa le portrait de House tel qu’il est, en se concentrant sur son vrai visage, loin de tout éloge. C’est là que j’ai eu un fou rire malgré la situation tragique ! La franchise et les propos de Wilson étaient tout ce que pensait le monde tout bas, même s’il fut gêné et mal à l’aise. Wilson trouvait que House l’avait trahi, il n’était pas resté pour lui or on se rappelle bien de la fameuse scène de la voiture dans le 8×21 où Wilson finit par exploser.

Seul le bip d’un téléphone portable l’arrêta durant les funérailles de House. Le téléphone portable n’appartenait à personne, pourtant il était dans la veste de Wilson. Comment il était arrivé là ? Encore plus fort : le message en majuscules en disait long sur l’identité de la personne inconnue qui avait envoyé ce texto « Ferme-la, idiot ». Le regard de Wilson changea en une fraction de seconde : on voit très bien qu’il avait deviné que son défunt ami était un revenant lol, et qu’il était derrière le message.

Dernière note à propos du décor des funérailles : très sobre, très sombre, l’ambiance morose et morbide, on a un grand carré lumineux s’opposant à la couleur sombre dominante, un carré qui peut symboliser House, un House résolu, décidé, donnant une impression de complétude équilibrée après s’être remis en question comme jamais il ne l’a fait.

On note côté décor aussi que deux bouquets de fleurs rouges et blanches étaient posés chacun d’un côté, non loin du carré blanc lumineux. L’innocence, la pureté, la fragilité et l’amour étaient sous-entendus par cette couleur blanche des fleurs, alors que les fleurs rouges évoquent une couleur rouge chaude rappelant la vie et les flammes. Ces fleurs évoquent aussi la mort, couleurs du linceul (blanc) et du sang (rouge). L’ambiance noire accentuait ce côté tragique qui émanait des fleurs même si avec leur beauté morbide, une forte lueur de vie brille les rendant encore plus belles. House avait une belle âme, il était bon au fond et tous le savaient.

Ces fleurs peuvent nous rappeler la fleur blanche présente sur le T-shirt gris de House, c’est comme s’il y’avait un message à décrypter derrière la présence massive des fleurs dans cet épisode : la vie est une fleur rapidement fanée, ce qui nous rappelle…Carpe diem !

Les bouquets des fleurs dans les funérailles symbolisent également la vie écoulée de House, ses années avec ses bons et mauvais moments. Mais ces fleurs peuvent refléter autre chose : elles racontent l’histoire de deux gamins, morts à la fleur de l’âge (House & Wilson). N’oublions pas qu’ici, il s’agit de l’amitié. Ce sont deux bouquets Hilson avec un clin d’œil au futur. En gros, ces deux bouquets révèlent que House n’était pas vraiment mort à la minute où tout le monde croyait le contraire. Il y’a la dualité mort vs vie même dans les fleurs !

La dernière chose qui faisait partie du décor était un grand portrait d’un House souriant. On peut avoir une double interprétation de ce sourire : ou bien c’est le sourire paisible d’un bonheur retrouvé, ou bien c’est un sourire moqueur et sarcastique adressé à tous. Personnellement, je prends les deux interprétations !

C’étaient des funérailles symboliques de House car d’un côté, c’était la fin de la série, d’un autre côté c’est la réelle disparition du fameux personnage éponyme lors de sa chute d’abord, et lors de l’explosion qui fut le feu d’artifice final en quelque sorte. C’était le moment où le téléspectateur faisait le deuil de ce personnage qu’on a tellement connu et suivi, car un autre personnage qui lui était à peu près semblable physiquement, était né de ses cendres, comme le phœnix !

Pourquoi avoir intitulé cette partie Le cercle des poètes disparus ? Car on a 9 esprits libres qui lui rendirent hommage (les 8 ex-larbins+Wilson), ces 9 médecins m’ont rappelé les 9 élèves dans le cercle des poètes disparus. Le plus important réside dans le message véhiculé par les fleurs !

VII. Tout le monde ment et tout le monde meurt

« L’important n’est pas ce qu’il dit, c’est ce qu’il fait »- House MD, 1×01.

Directement après  l’affichage du message, on esquive la suite des funérailles pour passer à la rencontre Hilson !

Après le long regard entre House et Wilson dans les flammes, les voilà enfin seuls. Wilson, ne comprenant rien, était figé sur place comme s’il venait de voir un fantôme. House était assis sur la 5ème marche d’un petit escalier d’un immeuble (remarquez, toujours l’ascension ! le chiffre 5 a vraiment un sens positif plus que jamais), regardant fixement son ami à son tour. Entre les deux amis, une rue les séparait. Derrière Wilson, on peut aisément remarquer le chiffre 450 (addition : 4+5=9) qui nous fait penser à Carpe diem. Le chiffre 9 a particulièrement dans House MD une valeur positive, contrairement à plusieurs série.

Wilson prit l’initiative malgré sa surprise et rejoignit son ami symboliquement en franchissant la rue. Le fait que Wilson rejoint son copain est une chose révélatrice. House était assis sur la 5ème marche, il avait l’air décidé, résigné, calme et très serein. Ses yeux brillaient de joie à la vue de son ami mais aussi pétillaient de vie. Il était là pour Wilson et rien que pour lui.

House devina les questions de Wilson et répondit d’une manière anticipée et brève aux questions monosyllabiques de Wilson qui n’arrivait pas à les finir. Leurs regards et leurs silences exprimaient plus de mots ! Dans la joie des retrouvailles, Wilson tenta de rester raisonnable en rappelant à House les conséquences néfastes de son acte. Après tout, il s’est fait passer pour mort en échangeant sa fiche dentaire avec celle du patient décédé/le miroir sombre de House. Donc un mort et usurpation d’identité ce qui constitue un grave délit et un avenir prometteur en prison.

House s’attendait visiblement à cette réaction car il avait toujours une longueur d’avance dans les faits et les déductions. Beaucoup de fans essayèrent de comprendre comment House était sorti d’un immeuble en feu pour entrer dans l’hôpital PPTH sans que personne ne le voie, échanger les fiches dentaires et laisser sa carte comme indice à Foreman. Le problème, c’est que les fans ne se sont pas concentrés sur l’axe temporel.

L’explosion a eu la nuit, et c’est le lendemain qu’on réussit à extraire le cadavre. House avait tout le temps nécessaire pour échanger les fiches, il avait sa manière pour entrer dans l’hôpital – va savoir, un déguisement, une autre porte… – Foreman avait passé la nuit en dehors de PPTH, c’était facile de lui laisser la carte ni vu, ni connu.

House garda un calme étonnant devant  Wilson  car il s’attendait à sa réaction. Il avait réponse à tout, et finit par dire qu’il était mort. « Je suis mort, Wilson. Comment tu comptes passer tes 5 derniers mois ? » Sa question était comme une réponse à tout ce qui s’est passé, un humanisme profond démontrant que House était un être humain altruiste qui pense et qui ressent. Et cela, Wilson l’avait compris. Il voulait dans le 8×21 que House lui dise qu’il l’aime, et dans ce 8×22 c’est plus qu’un « je t’aime » façon House. C’est là qu’on se rappelle ce qu’a dit Rebecca Adler dans Every Body lies (le 1×01) à Wilson à propos de House « l’important n’est pas ce qu’il dit, c’est ce qu’il fait ». J’adore le clin d’œil du dernier épisode à l’épisode pilote.

Cela s’applique exactement sur ce que House avait fait pour Wilson et cela peut aussi nous rappeler les paroles de Tear drop, le générique officiel de House et la chanson de Massive Attack avec son fameux « love love is a verb, love is a doing word ». Ce que House avait réalisé n’était pas simplement un acte humain, tendre, altruiste, impressionnant, fantastique et amical, mais c’était aussi un acte d’amour. Wilson n’est-il pas le grand amour de House, comme l’a bien mentionné Hugh Laurie ?

Le sourire soulagé et le rire de Wilson en disaient long, face à House, le sourire au coin. Wilson comprit qu’il n’a pas été trahi, que son ami l’aime et fera tout pour le rendre heureux les jours restants de sa courte vie. C’est là que je me rappelle de la chanson « Euphoria…Euphoria » du 8×21 (indice auditif tellement symbolique !) Joyeux, les deux amis vont vivre dans l’insouciance et la joie de partager le moment présent en se fichant du futur. Carpe diem !

Nous assistons par la suite à une sorte de défilé final : On a 5 vies de 8 personnages principaux qui défilent comme la pellicule d’un film : celle de la team dont Chase avait pris les commandes en digne héritier de House. Un message d’optimisme avec Adams, Chase et Park qui montre que rien n’arrête la science (on compte 3 personnages), celle de Cameron nostalgique (en la comptant avec son mari et son bébé, 3 personnages), celle de Taub, le papa poule (avec sa famille, 5 personnages) et celle de Foreman tout seul qui finit par découvrir l’indice laissé par House sous une table instable. Une table est-elle une table ? Ou bien est-elle le reflet des tourments housiens ? A la fin, cette table portera l’unique indice de House en guise de «ne t’inquiète pas », chose qui a laissé un superbe sourire sur le visage de Foreman ! (House dit au téléspectateur aussi de ne pas s’inquiéter, indirectement)

La dernière vie fut celle du Hilson qui fonce droit devant dans une totale insouciance et dans un bien-être fou. D’ailleurs, à ce propos, j’ai décidé de laisser la dernière partie au Hilson, pour une analyse finale. Le phœnix renait de ses cendres, pour s’envoler ailleurs.

Ces 5 vies montrent que la vie continue tout simplement et que rien ne s’était arrêté avec la mort présumée de House. C’est la vie avec ses hauts et ses bas, c’est le chiffre 5, 5 vies, 5 mois, 5 secondes, les 5 propos qui ouvrent cet épisode, 5 personnages, 5 subconscients…Le chiffre 5 annonce la fin d’une vie (ici il annonce la fin de 2 vies). Le chiffre 5 annonce aussi l’éternelle continuation de la vie comme un cercle qui n’a ni début ni fin. La série avait commencé par le Hilson et finit par le Hilson. C’est tout un cercle et le Hilson fut toujours le nombril de la série House MD.

Pour terminer cette partie, je souligne que le diaporama / défilé final contient 3 bébés. Ici, symbole de vie, ils symbolisent également les 3 coups finaux dans le théâtre.

VIII. Carpe diem

« Je partis dans les bois parce que je voulais vivre sans me hâter, vivre intensément et sucer toute la moelle secrète de la vie. Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie, pour ne pas, au soir de la vieillesse, découvrir que je n’avais pas vécu »-DPS

J’ai décidé de terminer ma review avec le Hilson comme 8ème et dernière partie (je me suis éclaté à écrire et à analyser cette review en 8 parties symboliques, j’espère que vous avez éprouvé le même plaisir. Je m’excuse pour la longueur de cette review et je suis ouvert à vos critiques et à vos commentaires).

La citation que vous avez lue est un manifeste extrait du film DPS (Le cercle des poètes disparus/Dead poets society) liée à Carpe diem. Vous avez très bien remarqué que tout l’épisode 8×22 tourne autour de Carpe diem. Carpe diem veut dire « Cueille le jour présent sans te soucier du lendemain » en gros, profiter du moment présent sans s’inquiéter ni du jour ni de l’heure de sa mort.

Le dernier passage qui clos la série est un hymne de Carpe diem. Ce passage (je vais essayer d’abréger la dernière analyse) s’ouvre avec un gros plan sur le visage de House, comme le photogramme du début de l’épisode. On remarque très vite la différence : le plan sur House dans la première seconde nous montre un visage livide, les yeux fermés et tout est enveloppé par le noir. Lorsque House avait ouvert les yeux, il avait un regard complètement perdu. Alors que dans le plan final (minute 41) nous montre un visage éclairé par le soleil, au sourire paisible qui en dit long et aux yeux grands ouverts ayant un regard décidé, il avait fait la paix avec lui-même et savait maintenant quoi faire et où aller. Le cadre spatial final qui symbolise le paradis en quelque sorte s’oppose violemment avec le cadre spatial de l’introspection symbolisant l’enfer ! Cet épisode est une multitude d’oppositions incroyables.

Retrouver House dans un cadre enchanté est surprenant, après tant de minutes sinistres. Lors de son introspection, tous ses subconscients incarnent la mort sous différentes facettes, on l’a vu avec Kutner, Amber, Stacy (lisez la symbolique du lieu), Cameron et bien entendu le patient X. A ce propos, le mot « death » a été répété 17 fois sous toutes les formes lors de cet épisode, ce qui est un chiffre vraiment énorme pour un épisode centré sur la mort !

Petite parenthèse à propos de la mort : mis à part le bâtiment enflammé, la nuit interminable et les chiffres 3 et 13 qui se répétaient, dans cet épisode il y’a 5 morts et mourants  à vrai dire : House, Wilson, le patient, Amber, Kutner et Thirteen.

Revenons à la scène Hilson ! le regard complice et rassurant de House envers Wilson en dit long sur sa paix intérieure. Il sourit en disant que le cancer est ennuyeux, en répondant à la question de Wilson qui appréhendait sa maladie. C’est vraiment le réconfort pour Wilson qui est chanceux à vrai dire, d’avoir un ami aussi dévoué que House qui avait fini par laisser tomber le masque et choisir son Wilson au lieu des cas médicaux.

Le cadre spatial naturel est vraiment attirant, mais je vais m’intéresser au pont métallique vert sur lequel étaient les deux amis, chevauchant leurs motos. On dirait un sas, un lien entre deux mondes différents. Ce pont est le symbole de la série entière qui passe d’un rythme housien circulaire à une fin complètement ouverte sur plusieurs chemins. Toujours dans le sens abstrait du terme, on dirait un pont intime liant le téléspectateur à cette scène finale qu’aucun personnage ne connait, afin de s’y trouver projeté volant dans les airs, suivant les motos de House et de Wilson et vivant les dernières secondes de la série dans les hauteurs avec Shore (qui avoua plus tard qu’il avait eu le vertige et la nausée dans l’hélicoptère lol) toujours en accompagnant les motos du regard jusqu’à l’infini, jusqu’à ce qu’elles disparaissent, alors qu’on reste les seuls en pleine ascension…Un voyage annoncé depuis le 8×21.

L’idée de la liberté, la légèreté et l’ascension continue donc avec le pont. Un véritable lien entre passé et futur qui nous montre House qui s’autorise le bonheur et qui va de l’avant avec son pote vers un monde inconnu.

On dirait que House et Wilson ont eu une seconde cure de jeunesse. Chacun d’eux est plus jeune et plus vivant que jamais, heureux. On découvre le tandem de choc renaissant sous le soleil, plus fort, plus optimiste et plus viril (les apparences en disent long) fonçant vers une nature qui chantait la santé, la vie, la puissance, la fraîcheur, la beauté et tressaillant d’allégresse.

« Que la lumière est bonne ! » pense t-on après tant de noirceur dans l’épisode. Ça fait plaisir aux yeux ce paysage naturel vert. Quelle verdure ! La couleur verte m’a vraiment obsédé et m’a fait penser à la couleur du couloir devant la morgue, aux portes de la bâtisse enflammée, à la veste de House, à la couverture du livre des poètes disparus dans le film…Le vert est une couleur associée à la vie, quelle que soit spirituelle ou physique, c’est le symbole de l’espérance, de la jeunesse, de l’optimisme  et de la vivacité énergétique libre. C’est le changement vers le meilleur, c’est le bonheur et c’est pour résumer…Carpe diem !!!

Tout crie Carpe diem dans cette scène : le pont symbolique, les motos dans le vent libre, les visages apaisés luisant de santé et de vigueur qui n’ont rien à voir avec les visages du 8×21 ! Sans parler de la forêt verdoyante et dense.

Apparus en 5ème position (et dernière) lors du diaporama final, House et Wilson foncent droit vers l’inconnu. Le chiffre 5 a beau être un chiffre maudit dans House MD, considéré comme le chiffre de la mort et du pessimisme. Mais il a ce côté « vie » et optimisme à fond, où la vie et la mort se mélangent : tel est le sort humain. (A noter que l’optimisme existait déjà à la fin du 8×21 grâce à la représentation de la montagne et sa symbolique !)

Donc, on peut conclure que même le chiffre 5 est inclassable devant une fin ouverte, optimiste, symbolisant la vie suivant son court. Un vrai long adieu au téléspectateur. Ce qui est intéressant, c’est de voir cette forme circulaire aller de l’avant et ne pas s’arrêter. La saison 8 avait commencé par 5 jours dans le 8×01, et finit par 5 jours composés par les deux derniers épisodes 8×21 et 8×22 (2 jours dans le 8×21 et 3 jours dans le 8×22).

L’acceptation dans le 8×21, la rédemption dans le 8×22. Quoi de mieux pour affirmer que House a évolué mais n’a pas tout changé. Personne ne s’attendait à une telle fin très positive.

Cette dernière partie est également la partie la plus musicale (comme par hasard) et on est surtout frappé par les choix de Hugh Laurie concernant la musique. Chapeau bas pour avoir choisi « Enjoy yourself » de Louis Prima, si on cherche un synonyme à ce titre c’est tellement évident : Carpe diem. Note : le titre de la chanson se compose de 13 lettres : Enjoy=5 lettres, Yourself=8 (le 5 et le 8 jusqu’au bout !) Tout le monde peut sourire en regardant la fin, un très grand sourire jusqu’aux oreilles !

House s’est donc sacrifié pour son ami en mettant en scène sa propre mort. Mais les scénaristes et l’équipe technique se sont surpassés pour ce dernier épisode, ainsi que les acteurs, en particulier Hugh Laurie. Cette série restera gravée dans nos mémoires et le dernier épisode fera parler de lui durant longtemps ! J’étais vraiment impressionné par le 8×22 tellement il regorgeait de symboles et d’effets spéciaux. J’ai adoré le fait que le dernier mot soit celui de House.

Voilà mon dossier/ma review/mon analyse à propos de cet épisode. Je m’excuse pour le retard mais je n’oublie jamais mes promesses malgré mes emplois de temps. J’ai adoré faire le diagnostique du dernier épisode comme je n’ai jamais traité un épisode ainsi. C’est ma plus longue analyse et le mot est faible. Je vous remercie d’avoir pris la peine de lire cet énorme pavé (XD) et je vous dis bravo. Bonne journée à tous et surtout joyeux Ramadan !

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CSI: 14×17 – Le 9ème cercle

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Le 14×17 « Long road home » est un superbe épisode où se mêlent musique et tragédie. Par rapport au 14×16 (épisode très cérébral), place aux émotions et surtout à un magnifique scénario qui me pousse à donner un 10/10 tellement la prestation des acteurs était bonne. On note le retour de Brass dans cet épisode centré sur ledit personnage, après une lourde absence qui a duré 2 épisodes de suite (le 14×15 et le 14×16). On note la disparition de Crawford, qui laisse place à l’arc final de la saison 14 : celui de Brass ! (demain, la CBS diffusera le dernier épisode 22 de la saison 14 et il y’aura encore une tragédie, mais je vous en parlerai dès que j’aurai fini avec les analyses des épisodes restants).

Après une longue pause, me voilà donc de retour pour le 14×17. Parlons-en déjà ! L’épisode commence par un concert de rock magnifique (you rock, CSI ! lol) ce qui souligne l’importance de la musique dans CSI encore une fois.

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On passe directement du spectacle joyeux d’une foule déchaînée à une voiture abandonnée dans un calme plat avec le cadavre d’une jeune blonde fêtarde à l’intérieur. Sara et D.B furent les premiers sur les lieux du crime, une voiture de luxe avec 24 places (ne me demandez pas pourquoi ils ont choisi ce chiffre, mais j’ai l’impression qu’on vise quelqu’un). Sara et D.B Russell remarquèrent le cadavre ensanglanté qui n’a pourtant pas laissé une mare de sang dans la voiture : la scène de crime était ailleurs. D.B se focalise sur la voiture : Zeppelin a fait couler une limousine dans la piscine d’un hôtel, mais non c’était The Who. J’aime beaucoup le clin d’œil scénaristique à The Who, un groupe dont certaines de ses chansons ont été utilisées dans CSI, CSI : Miami et CSI : NY et particulièrement les génériques des 3 séries. Dans la série mère CSI, c’est donc un long hommage à The Who, du rock et du sang à la CSI.

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La limousine a été volée par un groupe de rockeurs. L’épisode a été diffusé un certain 12/3, je ne sais pas mais je vois un 15 ! inutile de déchiffrer hein, lol. Nick interrogea le chauffeur de la limousine volée et c’est là qu’il apprend que non seulement il y’avait deux filles dans la voiture mais que l’une d’elles s’appelait Tangerine (9 est le nombre des lettres composant ce prénom bizarre, j’ai beaucoup réfléchi au sens du 9, et je me suis rappelé le 14×01 et les 9 cercles de l’enfer de Dante !) et que l’autre – la victime – s’appelait Marcy (5 lettres). Si je calcule bien : 9+5 = 14. Le choix du prénom Marcy m’a rappelé celui du 14×05 Darcy (et encore : surprise ! M = 13ème lettre+D=4ème lettre=17 : on est au 17ème épisode). Dans un moment donné, le souvenir de Morgan et d’Ellie vous sautera à la tête si vous ferez le parallèle petit à petit entre elles et ces deux filles.

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Morgan et Greg passèrent la limousine au peigne fin qui avait été témoin du sexe, drogue et du rock‘in roll. Dans tout ce bazar, Morgan réussit à dénicher un précieux papier : il s’agissait de la liste de ce que les rockeurs ont demandé. Si j’examine à mon tour le papier, je remarque que « The Artist » a été souligné 3 fois et que ce mot est composé lui aussi de 9 lettres, tout comme Tangerine !

Encore mieux, on remarque aisément que la phrase soulignée « The fame experience » se compose de 17 lettres, c’est la 2ème fois que je note la présence du chiffre 17 dans ce 17ème épisode de CSI.

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La liste était intéressante, tout commence par le bassiste qui demande une douzaine de bouteille de vin rouge nommé Chester (7 lettres, je rêve ou il y’a une overdose des chiffres 7 et 17 dans cet épisode ?). Greg trouva le collier de Tangerine, alors que Morgan trouva une boule verte de chewing-gum…

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Continuons la liste : le batteur demandait 3 pots de saucisses viennoises, et le guitariste demandait un bol de chewing-gum bio vert. (12+3+1=16=6+1=7) S’il y’a quelque chose qui m’a interpellé, c’était la couleur verte des chewing-gums qui m’avait rappelé la couleur verte de la salle de bain dans laquelle Hodges avait perdu la tête. C’était, comme par hasard, l’épisode n°9…

Selon le doc, la victime s’appelait Marcy Cody (9 lettres encore !!) observez cette malice scénaristique qui se réfère encore d’une manière sous-jacente à des chiffres bibliques : le 13 (M de Marcy) et le 3 (C de Cody), la victime aurait-elle eu un passé moins angélique que son air sur la table d’autopsie ? Selon le doc, elle était une prostituée ayant un casier. Elle avait sur la poitrine l’autographe d’un rockeur. Finn et le doc arrivèrent à voir un G qui entame le « désastre » de l’autographe. Bon, vous allez me dire « ok on a compris ce que tu veux dire, le G est la 7ème lettre » pas uniquement ! c’est tout le symbole de la saison 14, il est toujours là depuis le début du 14×01 et il fut plus net dans le 14×05, un épisode qui reflète non seulement la saison 14 mais aussi toute la série !

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L’autographe est comme l’empreinte laissée par la saison 14 : un désastre, de la folie, des meurtres et des dissections. Un vrai chaos où tout sombre !

Mon moment préféré fut celui entre Hodges et Finn. Cette dernière, incapable de déchiffrer la suite des mots, resta crispée. Hodges arriva et lui annonça que la substance retrouvée dans la voiture par Greg et Morgan s’appelait Plexiglas (9 lettres encore, P=16=6+1=7, 7+9=16=6+1=7 XD) utilisée comme médiator par un rockeur ayant la signature du groupe du rock « Kiss » J’aime beaucoup les moments entre Finn et Hodges, taquins et complices, ils donnent du piquant dans leurs propos et gestes. Et si les scénaristes les mettent ensemble ? Je serais partant même si je préfère toujours la relation ambiguë qu’a Hodges avec Morgan.

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Un vieux rockeur entre au poste de la police accompagné d’un policier plutôt en position de fan qu’autre chose. Le rockeur dévoile son identité au téléspectateur : il s’appelle Gene, voilà le mystère de l’autographe bizarre enfin résolu ! jolie musique de fond au passage, qui n’aime pas le rock ? LOL.

La rock star vénérée subira un interrogatoire dirigé seulement par Brass, ça fait plaisir de le revoir, même si cet épisode figure parmi les 6 derniers épisodes de Brass dans toute la série. Au fait, vous pouvez trouver une explication du chiffre 6 dans le 14×01…

Gene expliqua très clairement la situation : son groupe Kiss n’a pas donné un concert la nuit du meurtre, et la limousine faisait partie de « the fame experience » alias l’expérience célébrité où des amateurs dépensaient beaucoup d’argent  afin de vivre un moment de célébrité imaginaire. Brass n’en revenait pas et demanda les noms de ces amateurs à Gene. Ce dernier lui donna les noms avec une description minutieuse, mais Brass garda des soupçons face à cette collaboration. J’ai adoré le « kiss my ass » du rockeur face à Brass qui, pour la première fois, n’a pas eu le dernier mot !

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Sara et Nick se rendirent sur le plateau « The fame experience » et j’ai aimé la divergence des avis entre Sara et Nick. Pour Sara, c’est triste de vivre dans des illusions, alors que pour Nick c’est l’occasion de réaliser son rêve. On découvre Nick fan de rock depuis sa jeunesse. Au début, j’ai trouvé bizarre d’imaginer Nick rockeur et de ne pas avoir cité Greg qui était un fan fou de tous les types du rock dans les 4 premières saisons de CSI, mais m’être rappelé le rôle de Greg dans le 14×16 je me suis dit que c’était plutôt cool d’en savoir plus sur Nick et sa jeunesse.

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Nick et Sara feront la connaissance de Kirch alias le chat (il y’ a un 9 lié au chat, vous l’avez deviné ?), le gérant des lieux. Le chat donna toutes les infos à propos des 3 rockeurs suspectés d’avoir tué Marcy. J’aime beaucoup cette satire des programmes télé à propos de la danse, de la musique etc qui ne font que bercer beaucoup d’illusions.

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Nick et Sara passèrent la scène au peigne fin, photos et luminol à gogo ! On trouva un couteau digne d’une arme du crime. Première surprise : la scène du crime était une boucherie où il y’avait trop de sang et deux emplacements qu’un seul. Tangerine a été peut-être tuée. Deuxième surprise : il y’avait un grand cercle ensanglanté apparu grâce au luminol sur la scène d’une manière étrange. Bizarrement, quand je l’ai vu pour la première fois, j’ai pensé aux 9 cercles de l’enfer : les deux derniers symbolisaient Morgan et Ellie. Rappelez-vous du 14×01, la boussole de toute la saison 14 : Morgan a failli être tuée. Il ne reste qu’un seul cercle duquel on n’a jamais parlé et qui apparaît de plus en plus, jusqu’à cette forme sur la scène du crime. Déduction : c’est Ellie Brass qui est visée tout le temps dans chaque épisode. C’est un peu inquiétant de voir son cercle sur une scène de crime, va-t-elle subir quelque chose à la fin de la saison 14 ? C’est tout sauf anodin. C’est très symbolique, je trouve.

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Brass interrogea un des 3 rockeurs, Arnold Borkowski (tient, 15 lettres ! salut saison 15 !) le guitariste amateur mâcheur du chewing-gum extraterrestre, rappelez-vous la liste du groupe « The Artist » ! Brass ne voyait pas en lui un rockeur, c’est là que l’amateur expliqua qu’il travaillait comme comptable le jour et comme guitariste la nuit. Il dévoila que c’était Lex Young, le batteur et chanteur, qui avait tenté de reformer un vieux groupe de rock grâce à the fame experience. Ainsi, ils étaient copains tous les 3 depuis leur jeunesse…Pourtant, ça doit être l’un d’eux qui avait assassiné Marcy.

De son côté, Finn interrogea Ed qui avait l’air stupide, mais ne trouva pas grand-chose dans ses récits qui l’incriminait. Il parla de Lex et c’est face à Brass qu’Arnold dissimulait péniblement sa jalousie. Lex piquait tout, même leurs copines.

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Greg et D.B firent une mise au point, mais beaucoup de questions demeurent sans réponse, comme le cercle ensanglanté bizarre. Soudain, ils entendirent un bruit dans le garage: c’était Nick qui donnait des coups frénétiques sur la batterie couverte par de la peinture verte en guise de sang. Cela a laissé un cercle vert ressemblant exactement à celui trouvé sur la scène de crime. Nick expliqua qu’il avait trouvé cette idée grâce à un documentaire sur les Who (l’hommage à la musique continue !!) où Keith Moon (9 lettres ? j’hallucine !! ça a vraiment un rapport avec les 9 cercles de l’enfer !) tapait sur la batterie de laquelle jaillissait des gouttes d’eau. Merci The Who d’avoir versé de l’eau sur la batterie sinon Nick n’aurait jamais trouvé la solution ! c’est vrai que d’un autre côté, taper sur une batterie scintillante c’est tout un spectacle artistique. Hommage à the Who, au rock, à la musique et à l’art en général dans cet épisode 14×17.

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La photo de la scène de crime est remplie de 7 ! mais ce n’est pas ça l’important : la priorité était de retrouver la batterie ensanglantée non loin de la scène du crime n°1 à savoir le bus-limousine. On envoya donc Morgan et Greg fouiner dans les poubelles dans les petites ruelles. Les deux trouvèrent la batterie ensanglantée enfermée dans une caisse noire avec le cadavre du batteur, Lex Young.

Selon les légistes, Young avait été poignardé à 8 reprises, un vrai acharnement enragé. Son sang couvrait la batterie. David et le doc fouillèrent le portefeuille et y trouvèrent un portable contenant des photos de Lex Young avec une mystérieuse fille portant un collier sur lequel était écrit Tangerine, mais qui était-elle ? Et quel était son lien avec Young ?

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David et le doc continuèrent leurs découvertes en trouvant des morceaux de papier ayant le titre « Long road home ». La dédicace était pour Tangerine…

Afin de remonter la piste jusqu’à cette Tangerine, Finn releva une empreinte du papier déchiré qui l’a conduit directement à une certaine Angela Glenn. Aux yeux de D.B, Finn et Morgan, Glenn alias Tangerine était la suspecte idéale avec un casier pareil que le sien.

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Le trio fit le point : selon les photos du portable de Young, (Y=25=2+5=7 +g=7=14) il aurait rencontré Angela Glenn (A+a=2, G=7+2=9, n=14) il y’a 6 jours (chiffre 6 se répète !!). Une transaction par chèque a vidé le compte personnel de Young, on a des chiffres à gogo ! notons la présence d’un joli grand 9 présent ! le chèque a été déposé par un certain Alex Gradenko (A=1, x=24=2+4=6 + 1= 7, G=7, o=16=1+6=7. Un triple 7 déjà remarqué sur la photo de la scène du crime, et on tombe sur un 14 si on additionne la première et la dernière lettre du nom. On peut aussi se retrouver devant un 15 si on additionne la première lettre du prénom au chiffre 14, tout ça pour dire que ce personnage est la clef !). L’échange des mails remontait entre les deux à 4 jours (4 jours= 96 heures= 9+6=15 LOOOL) un message digne d’une arnaque. On découvrit que Gradenko n’était que le chat, alias Marty Kirch..

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Démasqué, Brass écouta le chat expliquant ses arnaques grâce à une fausse identité, il vendait des rêves : Alexander Gradenko (17 lettres, une vraie histoire de chat dans CSI !!). Le chat assuma ses escroqueries mais il rejeta les accusations de meurtre. Petite surprise : la prostituée Marcy était comme une fille pour lui et c’est Lex Young qui avait engagé cette Tangerine. Le vieux chat (je préfère l’appeler ainsi lol) regarda malicieusement Brass et lui donna un conseil : il fallait se concentrer sur Tangerine, et non sur lui. Pourtant, le chat fut arrêté pour arnaque par Brass.

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Brass tourna en rond devant D.B, quand Gene Simmons débarqua. D.B, ne connaissant pas la rock star et son émission, paraissait bizarre et hilarant en répondant à la rock star qu’il préférait les chaînes de découverte. Gene répliqua : « la nature, c’est cool » LOL.

Gene avait apporté un soutien-gorge rose pour l’ADN et la plus grande surprise était qu’il avait laissé Tangerine dans sa limousine devant le post de police. Un véritable bonhomme bizarre…

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Face à Tangerine, Brass étala les photos des victimes alors que D.B lui annonçait qu’elle était la fille de Lex Young qui l’avait engagé pour une semaine (7 jours) mais Tangerine était déjà au courant. Ayant grandi dans des foyers d’accueil, Tangerine avait perdu sa mère et n’avait jamais connu son père, jusqu’à ce que ce dernier finit par la trouver et tenta de s’excuser avec une chanson écrite sur un bout de papier, mais elle le repoussa en déchirant le papier. Un père qui revenait après tant d’absence c’était inimaginable, elle avait rêvé d’un père. Brass fut touché et ne prononça plus un seul mot, lui qui avait passé sa vie à être un flic qu’un père pour sa fille, Ellie. Cette dernière lui avait toujours reproché son absence et ne cacha pas sa haine envers lui en devenant son ennemie en choisissant d’être une prostituée criminelle. D.B garda le silence à son tour, ça en dit long.

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Lex Young avait chanté une chanson (le titre de cet épisode) à sa fille, ensuite elle quitta le studio le laissant avec Marcy, les deux vivants. Elle informa Brass et D.B qu’un vocaliste allait venir.

Vint le tour de Hodges qui fait tout au labo, prenant la place d’Archie en analysant l’audio de la chanson enregistrée donnée par le chat. Greg apprit de Hodges que la partie la plus importante se trouvait à la minute 3:12 (3+1+2=6 ! un troisième 6 ici !). Il y’avait une voix de fond impossible à identifier, surtout qu’on s’est donné beaucoup de mal pour la supprimer. Greg privilégia l’analyse ADN du micro, et c’est Nick qui prélève et Hodges qui analyse !

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Nick interrogea cette fois le guitariste, le gars du chewing-gum vert. Ce qui prouvait qu’il était là au moment du meurtre, c’était non seulement son ADN laissé sur le micro, mais les particules spéciales du chewing-gum incrustées dans le micro. Nick continua sur un ton inquiétant, le chewing-gum à la main, le comparant à un corps en décomposition, avant de le mâcher froidement face au guitariste assassin. En regardant cette séquence, j’ai eu l’impression que Nick parlait presque comme un cannibale ! Il est fou, il a mâché le chewing-gum (pourvu qu’il ne perde pas la tête un de ces jours !).

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C’est tout un symbole qu’un ex-rockeur arrête un ex-rockeur. Le guitariste détestait chanter parmi les voix de fond, alors il tua le batteur ensuite la prostituée Marcy qui était là au mauvais endroit au mauvais moment.

La dernière séquence de l’épisode fut la plus émotionnelle et la plus touchante entre Brass et Tangerine. Brass demanda à Tangerine de se retirer de la vie dans les rues « car ça ne finit pas bien ». Tangerine lui répondit qu’il ne la connaissait pas, mais Brass confirma ce qu’il disait en regrettant ce qu’il avait fait de sa vie, en privilégiant son travail de flic à son rôle de père. Brass parlait à Tangerine alias Angela comme un père parlant à sa fille, il voyait en elle Ellie Brass, on sent qu’il se culpabilise pour son choix qui avait détruit toute sa vie. Cette confidence faite à Tangerine est très sérieuse, car on sent que Brass accordait toujours de l’attention à Ellie sa fille malgré tout ce qu’elle a fait.

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Ce dialogue sonne comme si Brass s’apprêtait à tirer sa révérence, mais on ne sait pas quand. Brass donna sa carte à Angela accompagnée d’un CD intitulé « Long road home » dans lequel était enregistrée la chanson dédiée du père Lex Young à sa fille Angela, une heure avant de mourir. La thématique de la paternité était brillamment traitée par les scénaristes, un épisode finissant par deux sourires, celui de Brass et celui d’Angela. J’aime beaucoup la note finale de ce 14×17. Un épisode que je vous conseille vivement de regarder ! merci de votre lecture et merci CSI, vu que bientôt ça va la dernière de la saison 14 ! Bravo à Paul.

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Les Experts sur TF1: dates de diffusion de la saison 14 en Avril!

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Et c’est parti pour la suite de la saison 14 en VF sur TF1 en Avril! Voici donc les dates de diffusion:

Mercredi 2 Avril (20h50) : Suite de la saison 14, admirez l’ordre des épisodes XD

– 14×06 : Coups de chance / Passed Pawns (Inédit)
– 14×08 : Dans sa bulle / Helpless (Inédit)
– 14×03 : Retour de flammes / Torch Song (Inédit)
– 12×07 : Le cerveau de la bande / Brain Doe (Rediffusion)

Mercredi 9 Avril (20h50)

– 14×05 : Fantôme du passé / Frame by Frame (Inédit – 300ème épisode)
– 14×04 : Dégustation à l’aveugle / Last Supper (Inédit)
– 14×09 : Chambre maudite / Check In and Check Out (Inédit)
– 12×10 : Origines / Genetic Disorder (Rediffusion)

 

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CSI: 14×13 – Les CSI dans le cercle noir de l’enfer

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Yeah ! un magnifique épisode, rien à dire à propos de ce 14×13 ! enfin…si. J’ai beaucoup attendu du 13ème épisode « Boston Brakes » et j’ai été servi. Loin des derniers épisodes qui stagnent dans l’inactivité de D.B, la transparence de Hodges et les courtes apparitions de Finn, cet épisode a réglé les aiguilles de l’horloge, chacun a eu son compte dans ce 14×13, très surprenant. On va dire que tout le monde a été mis en évidence, avec l’absence d’Henry et de Sara dans cet épisode. Les événements très rapides ont fait presque oublier que Sara et Henry étaient absents, et on se concentre de plus en plus sur l’enquête et sur l’avenir de l’équipe.  Bref un joli 10/10 amplement mérité !

C’est avec une ambiance noire que l’épisode commença, comme dans un roman d’espionnage. Un mec très vigilent, qui porte un anorak sombre et une casquette verte sombre lui couvrant la moitié du visage. Il tient à se cacher de quelque chose, mais tant qu’on ne sait pas de quoi il se cachait, ou qui il fuyait, on se contente de regarder pour avoir une idée.

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Quelqu’un photographiait chaque mouvement du mec et enregistrait tout ce qu’il disait. Très intéressante perspective technique pour mieux envelopper cette histoire de mystère et d’énigme. Comment j’ai trouvé le début ? A vrai dire, stupide. Peut-être que cela provient de mon côté haïsseur des films d’espionnage et du crétin James Bong…Je veux dire Bond. Le photographe espionne le mec à la casquette (on ne verra jamais qui espionne) qui achète du café à 3 dollars d’un vendeur de café. Le chiffre 3 avait déjà entamé cet épisode par le mec, l’espion et le vendeur du café. Le chiffre 3 a une valeur symbolique, morbide et il est porteur de malchance, tout comme le 13. On va se concentrer sur la chance dans cet épisode, les chiffres et la progression de l’enquête.

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Une femme énigmatique sexy surgit derrière le mec à la casquette, en l’interpellant « M. Merchiston » voilà qu’on apprend enfin qui est l’homme à la casquette. La femme lui dit qu’elle était une amie d’un certain Suvari, et apparemment Suvari est connu aussi par Merchiston (l’avantage des films d’espionnage, c’est que le téléspectateur soit traité comme un con). Les deux sont filmés par l’espion, et ce qui est frustrant pour un téléspectateur c’est de ne pas connaître ni ce Suvari, ni les intentions de l’espion, ni l’identité de la femme sexy.  Dans cette ambiance noire, la femme dévoile le travail de Merchiston, on apprend qu’il est journaliste. Et comme ils ont beaucoup d’humour dans CSI, les scénaristes ont fait un clin d’œil à James Bond. Où est la jolie blonde de notre James Bond ? Attendons la suite. La jolie brune lui glissa une clef USB avant de s’éclipser, alors il s’éclipsa à son tour, toujours suivi par la caméra de l’espion.

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ImageSa voiture (très belle, peut-être à la James Bond ?) démarra rapidement et s’éloigna avec une vitesse vertigineuse. Elle roula, roula, roula et s’écrasa contre un poteau dans un grand BOUM. J’étais MDR sur ce coup-là, après toute cette vigilance et cette ambiance, il s’écrasait comme un con dans une vitesse folle. Mes premiers soupçons : c’était une voiture télécommandée et donc un meurtre prémédité. Mais laissons les experts jeter un coup d’œil sur cela…Attendez, attendez ! STOP. J’ai remarqué que lorsque la voiture de la police pourchassait celle de Merchiston, un certain chiffre 15 était apparu à deux endroits : sur une pancarte et sur l’asphalte (suivez ma jolie flèche jaune lol). Je vous poste la capture de l’asphalte car c’est tellement flagrant ! un indice pour une hypothétique saison 15 ? Hum, je commence à devenir lourd en posant la même question à chaque épisode !! lol. Notons la répétition du chiffre 3 « 3 – David – 34 ».

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C’est donc Finn qui se rend seule sur les lieux, où elle rencontre Yeager (alias le crétin) supposé travailler le jour, alors il explique qu’il fait les deux équipes (besoin de fric ou besoin de coucher avec Morgan ?) il y’avait David le légiste. On a encore un chiffre 3 là. David trouve dans le corps carbonisé un passeport qui n’a pas brûlé entièrement puisque la photo de la victime a été sauvée des flammes, ils ont beaucoup de chance, ces experts ! XD. Finn devint pâle et sa voix tremblante : elle connaissait la victime, tout comme David. Rappelez-vous du fameux final de la saison 13 et du premier épisode de la saison 14 : il y’avait bien un journaliste qui avait aidé D.B et son équipe en découvrant la signature du tueur en série. Joli clin d’œil à la saison 13, en revoyant cet acteur talentueux jouer dans un épisode de choc. Encore une similitude avec le 14×01 ? L’explosion de la voiture ! welcome to the hell !

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Après le générique, on retrouve cette fois sur les lieux de l’accident D.B et Finn, toujours en état de choc. Finn lui dévoila qu’elle « était restée en contact avec Merchiston », sous-entendu qu’elle a eu une aventure avec lui ! D.B très surpris, demanda à Finn si elle croyait que l’accident n’en était pas un, que Merchiston n’était pas en fuite mais quelqu’un a voulu le tuer pour étouffer un secret qu’il avait découvert : Finn acquiesça. Woah ! si Hodgins de Bones aurait écouté cela, il aurait dit directement « une conspiration gouvernementale » ! Et puis on a vu la CIA dans House, alors il ne manque plus que de voir le FBI débarquer dans CSI, avec Mulder et Scully…Non, je rigole !

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D.B remet Finn devant la réalité : on n’accuse personne même le gouvernement sans preuve. Quand je pense aux preuves que Mulder et Scully ont accumulées…Mais bon, revenons à nos moutons ! De leur côté, Morgan et Yeager travaillèrent sur les caméras de sécurité et réussirent à obtenir une image nette de Merchiston, de la femme brune et de la clef USB. Finn continua à défendre son hypothèse : pour elle c’est un meurtre avec une bombe, son cher et tendre n’est pas cet alcoolique dont le doc avait fait l’autopsie. Greg autopsia la voiture, et y trouva une boîte noire sans fil, assez sophistiquée pour surveiller des véhicules. Hodges arriva rapidement pour interrompre Finn et Greg : il avait trouvé tout ce qui coïncide avec une explosion au thermite. Hodges tenta de soutenir Finn à sa manière mais l’objectivité de Greg le remit en place (et ils étaient 3 dans la même pièce !). Tout n’était qu’hypothèse et il n’y avait aucune preuve tangible qui pouvait être du côté de Finn. Trop forts les experts, et surtout trop rapides ! A ce rythme, les crimes sur la planète vont disparaître.

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Intéressant de mettre Finn en avant ainsi, non ? Surtout pour défendre une théorie au lieu d’une preuve, une première dans CSI. D.B et Finn firent connaissance avec l’avocate de Merchiston et demandèrent des infos. L’avocate dévoila qu’il travaillait sur des informations spéciales en espionnant les gens, ayant pour cible un certain général du nom de Robert Landsdale.

On revoit D.B plus tard tout seul entrain de marcher dans le parking quand il remarqua une ombre, tient du suspense, loin du labo ? D.B eut un pressentiment, dégaina son arme et attaqua par surprise celui qui le guettait…Surprise ! c’est bien le mort John Merchiston qui attendait D.B !! Ce dernier resta sans mot, très secoué par ce qu’il venait de voir.

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Toute l’enquête semblait basculer, et c’est D.B qui n’en revenait toujours pas : mais comment est-ce possible ? qui est le mort ? Pourquoi tous ces secrets ? Merchiston expliqua que Brian, son assistant, s’est fait passer pour lui après un échange de manteau et de casquette entre eux deux (Merchiston essayait sans doute d’échapper à la caméra) et visiblement, on tua Brian dans une explosion croyant qu’il était le journaliste visé. Les fichiers dentaires ? Les empreintes digitales ? Tout a été fabriqué de toute pièce par les hackeurs de Merchiston. Retour au point de départ !

Merchiston demanda de l’aide à D.B, qui hésita un peu devant une affaire d’espionnage domestique. Finalement, D.B accepta de l’aider et Merchiston lui montra la clef USB que la brune lui avait donné.

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Pendant ce temps au labo, Yeager et Nick travaillaient sur des enregistrements des caméras de sécurité du centre commercial Embarcadero. Yeager s’exclama en disant qu’il était resté au téléphone pendant 3 heures sans résultats. Remarquez le chiffre biblique 3 qui se répète encore dans cet épisode truffé de ce chiffre ! encore mieux ? Nick réussi à trouver le numéro du taxi T312X, un taxi qui avait déposé la femme brune. Notons bien la répétition du chiffre 3 (3..1+2=3) et la présence du chiffre 13 d’une manière un peu déroutante….à l’envers, voyez cette capture !

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Alors que Nick partait à la chasse aux sorcières, c’est D.B et Merchiston qui se cachèrent chez Finn, c’est d’ailleurs la première fois qu’on découvre son appart’. La fuite et le tour de cache-cache de D.B ici peut nous rappeler une certaine fuite avec Catherine pour la protéger dans la saison 12. Joli clin d’œil au passé. Merchiston informa D.B et Finn qu’il avait un homme infiltré qui travaillait sur le « projet Jericho » (j’adore ces appellations dans la saison de l’enfer : la saison 14 !) qui est un programme d’espionnage domestique. Le mec infiltré était surnommé Suvari (Ah ! enfin on apprend un peu sur ce Suvari !) qui laissait des clefs USB dans le passé comme les cailloux du petit poucet au journaliste, il est certes infiltré, espion mais il est inconnu de la part du journaliste. Ce dernier insista pour le voir face à face pour vérifier l’authenticité de l’histoire du projet Jericho avant de la publier et de son dirigeant, Robert Landsdale.

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Que surveillaient-ils ? Se demanda Merchiston à voix haute, en cherchant le seul indice qu’il avait sauvegardé pour prouver qu’il n’était pas fou. Il donna la clef USB à D.B qui demanda à Finn ainsi qu’à lui de ne dire rien de tout cela à personne, et que tout reste secret. D.B cacha le journaliste chez Finn, et prit la clef USB précieuse qu’il fallait décrypter.

Un deuxième crime a eu lieu, et c’est Yeager et Nick qui se rendirent sur place sous la pluie. Le taxi avait déposé la femme brune au Palermo à 23H15 (admirez le beau 15 qui se répète encore, comme par hasard…), on trouva la femme assassinée, et revoilà le chiffre 3 qui se répète avec Yeager, Nick et David comme étant les 3 CSI sur les lieux. Le crétin Yeager remarqua des gouttes de sang sous la pluie, trop fort ! et plus encore : il découvrit une empreinte de doigt ensanglantée très visible. C’est le superman du 14×13 ! allez hop, une petite photo de l’empreinte et en une seconde, on découvrit qu’elle appartenait à Merchiston. Casse-tête pour les CSI qui croyaient vivre un cauchemar – un retour parmi les vivants ?

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Alors qu’on venait à peine de découvrir qu’un homme mort tuait, D.B ordonna à Greg de décrypter la clef USB. Nick bipa D.B et lui parla de l’histoire de l’empreinte. Pris de panique, D.B téléphona à Finn qui se douchait. Merchiston voulut passer un bon temps avec elle, mais Finn refusa ses avances en lui expliquant qu’elle a subit une chose qu’elle ne voulait pas lui en parler, sans doute la tentative du viol lors du 14×10. C’était une parenthèse pour montrer que la blessure de Finn n’était pas encore guérie. Pendant ce temps, Greg commençait l’analyse de la clef USB. Finn trouva un message vocal de la part de D.B qui la prévenait, alors elle prit son arme et paaaaf ! la porte s’envole, le FBI était chez Finn, accompagné de Brass qui demanda à Finn de lui donner son arme et de les suivre avec Merchiston.

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Au labo, presque le même scénario : le FBI venait arrêter D.B Russell, alors que Greg venait de venir le décryptage de la clef USB. Dans la salle d’interrogatoires, Russell était assis à la place des suspects, alors que le général Landsdale tournait autour de lui comme un requin, il l’informa que Finn et Merchiston étaient en garde-à-vue, que Merchiston était un traître et un meurtrier et que toutes les preuves liées à ce dernier allaient être embarquées par le FBI du labo. D.B défendit son labo et son équipe, alors Landsdale enfonça le clou et va très loin en ressortant la passé des parents hippies de D.B qui réprimait difficilement sa colère. Malgré les agissements de Landsdale, D.B ne dit rien à propos de Suvari. Finalement, Landsdale le laissa passer un accord avec son équipe.

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Parallèlement, Finn était interrogée par un agent du FBI qui l’accusait d’être une complice de Suvari, et qu’il fallait qu’elle sauve la vie des milliers de gens. Debout près de Finn, aussi silencieux qu’une statue, Brass semblait étrange car même les interrogatoires, il ne les dirigeait plus. L’agent du FBI fit des allusions salaces à Finn, mais c’en était trop pour Brass qui explosa de rage en menaçant l’agent.

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D.B appela Nick qui comprenait à peine ce qui se passe, D.B lui expliqua que Merchiston avait suivi un entraînement spécial qui peut exclure le fait qu’il serait assez stupide pour laisser une empreinte, et il passa le flambeau à Nick : il était devenu le chef de l’équipe, et c’était à lui qu’il fallait sortir les patrons de la prison. C’est tout drôle, car c’est une première en CSI qu’on voyait deux chefs emprisonnés et suspectés.

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Au labo, Nick tenta d’accéder au dossier Merchiston : impossible. Les fédéraux embarquaient tous les travaux et les indices liés à l’affaire Merchiston. Très vite, Nick réussit à sauvegarder l’empreinte ensanglantée grâce à son téléphone portable. Plus tard, il se réunit avec Greg et Morgan, à court de preuves. Nick montra l’empreinte du doigt à Greg et Morgan qui remarquèrent une anomalie concernant les pores, Nick regarda Greg en lui disant qu’ils avaient déjà rencontré cela. Greg acquiesça, et expliqua à Morgan qu’il s’agissait d’une affaire nommée l’affaire Millander, dans l’ère Grissom (joli clin d’œil à Grissom !) où le tueur utilisait un gant en latex pour déposer les empreintes de Grissom sur les scènes de crime. A vrai dire, ça m’a étrangement rappelé la saison 1, avec un tueur en série utilisant des empreintes….Une affaire qu’on a revu dans d’autres saisons ! Bref joli clin d’œil des scénaristes au passé et à Grissom. Je crois que c’est le tueur qui avait fabriqué la fameuse main qu’on voit à la dernière seconde du 14×05.

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Greg montra à son tour la précieuse clef USB qu’il avait gardé, mais le trio (encore le chiffre 3 : trois en prison, trois cogitent) était espionné et observé dans le moindre agissement par le FBI. Que faire de cette clef ? Nick et Morgan baissèrent la tête, alors que Greg regardait quelqu’un qui venait vers leur direction : il ouvre la porte, et tous les regards se posent sur lui comme s’il était l’élément clef qui pourrait sauver la situation : c’était Hodges qui se trouva dans une position comique malgré lui.

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Plus tard, on appela Nick. Un petit téléphone lui était arrivé dans une petite boîte de la part de Suvari. Le message disait qu’il fallait être devant un vendeur de café à 3 heures de l’après-midi (on peut jouer avec ce chiffre dans deux directions : la malédiction du 3 ou l’interpréter comme 15H, c’est-à-dire une future saison 15 !). Nick se rendit là-bas et rencontra l’avocate de Merchiston qui allait le conduire à Suvari.

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De leur côté, Greg et Hodges se rencontrèrent en dehors du labo pour parler de la mission top secrète de Hodges qui consistait à décrypter la clef USB. Selon Hodges, les infos provenaient du département de la défense à propos du projet Jericho à propos d’espionnage de communication et de la création d’un logiciel qui pourrait garder cela secret, un logiciel qui pirate à distance le processeur d’une voiture et de ainsi de la contrôler, pour aller jusqu’à provoquer des accidents mortels. Greg resta objectif : rien de tout cela n’implique le gouvernement, et si c’était ce Suvari ?

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Je vous l’avais bien dit, j’ai découvert depuis le début que c’était une voiture télécommandée, chose que les CSI ont découvert à la 31ème minute ! Pendant que Greg et Hodges vivaient dans un monde d’espionnage, Nick roulait avec l’avocate en dehors de l’état du Nevada. Tout à coup, leur voiture commença à rouler trop vite, le volant tournait tout seul et aucune pédale n’obéissait devant un Nick et une avocate blancs de peur dans une voiture folle qui fonçait droit vers un camion. Soudain, la voiture s’arrêta et se gara sur le bas-côté de la route. Un certain vendeur de café s’arrêta devant eux et déposa par terre un gobelet et une télécommande digne d’une console de jeux. Suvari était sans doute ce vendeur de café ! Nick trouva une clef USB dans le gobelet (petit rappel, c’est dans le 13×22 et le 14×01 qu’on a eu affaire à deux clefs USB !). Nick bossa dessus au labo, et trouva le fichier d’une femme avec un enfant. Quant à Greg et Hodges, ils disséquèrent la voiture de l’avocate : il y’ avait dedans une boîte noire. J’ai beaucoup adoré les moments Greg-Hodges qui semblent de très bons amis. Vivement plus de moments avec eux pour les épisodes qui suivent !!

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Pour les fédéraux, il n’y avait plus aucune raison pour garder D.B, Finn et Merchiston emprisonnés. Suvari était ailleurs, après avoir laissé son énième clef USB à Nick. Tout le monde fut innocenté grâce au décryptage de Hodges à propos du projet Jericho qui était tout sauf une légende, tout cela prouvait une technique appelée Boston Brakes, une technique qui a déjà tué Brian l’assistant de Merchiston, qui a tué une femme et son enfant présents dans la clef USB donnée par Suvari , Cheryl Perez avait travaillé sur le programme de Jericho dans le département de la défense et elle l’a payé cher avec son enfant, et enfin Nick et l’avocate qui avaient failli mourir dans un accident similaire.

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On découvrit dans cette débâcle que Perez avait démissionné après les rumeurs d’une liaison avec le général Lansdale. Ce dernier la tua ainsi pour couvrir la liaison. Il fallait retrouver ce vendeur de café, qui est-il vraiment? Greg réussit à trouver une empreinte électronique qui guida tout le monde vers un endroit isolé en plein désert, où Nick et Greg retrouvèrent Suvari mort, devant des ordinateurs et au milieu des objets et des preuves l’incriminant. Greg lit une lettre de suicide dans laquelle Suvari avouait ses crimes. C’était trop facile, tout était mis en scène et les indices mentaient cette fois pour Nick et Greg.

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De son côté, D.B prit sa revanche en quelques sortes, en interrogeant Landsdale. Cette fois, c’était lui le suspect. D.B savait que Landsdale l’avait devancé en tuant Suvari, qui s’appelait en réalité Joseph Powers et travaillait sur le projet Jericho. Powers avait démissionné du projet une semaine après la mort de Perez et de son fils et disparut de la circulation jusqu’au jour où il entre en contact avec Merchiston. Le tueur n’a jamais été Suvari, mais cette pourriture de général qui a tué tout ce monde en utilisant de la haute technologie juste pour couvrir une liaison…

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Bref, l’épisode se termine avec une fin ouverte : le tueur ripou est dans la nature, intouchable. Merchiston avoua à Finn que ni D.B ni lui ne lâcheraient Landsdale. Donc on va certainement avoir un autre round avec le général Landsdale. Va-t-on revoir John Merchiston, le fameux journaliste ?

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D’ici là, on attendra impatiemment ce futur round annoncé implicitement par les scénaristes. Voilà pour cette review dans laquelle j’ai tenté d’expliquer, de commenter et d’analyser cet épisode 14×13 très marquant. Riche en émotion, en action et en effets techniques, cet épisode se décale complètement des autres épisodes et se met au niveau du 14×01. Le 14×05 était très important mais avait son propre style et c’était un grand hommage au cinéma, à Grissom et au passé. Alors que le 14×01 et le 14×13 se ressemblent étrangement concernant certains côtés. C’est un épisode que je vous conseille vivement de regarder, pour le fun et pour la suite. Merci de votre lecture !

 

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Vidéo

FreakyLinks: Episode 7 « Still I Rise »

Hello! Aujourd’hui, je viens d’envoyer le 7ème épisode de FreakyLinks sur ma chaîne Youtube, ce 1×07 s’intitule Still I Rise (en VF il s’intitule Le cercle). Un épisode bien sympa! bon visionnage et enjoy it!^^ 😉

 
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Publié par le février 22, 2014 dans Fantastique, FreakyLinks, Science-Fiction

 

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CSI: 14×03 – Le cercle infernal et camouflage d’un futur départ

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Depuis le début de la saison 14, on n’a jamais cessé ou presque de parsemer les épisodes par quelque chose les liant ensemble : le diable, le satanisme et l’Enfer. Tous des symboles !

Après le choc des titans qui a eu lieu dans le 14×01 et ce dont a résulté logiquement dans le 14×02, nous voilà confronté à la thématique de l’Enfer dans ce 14×03. Attention, je ne résume jamais les épisodes, je prélève des points que je juge bons pour l’analyse.

Quand on regarde l’épisode 14×03, on peut se rendre compte aisément de deux choses flagrantes : la première était que cet épisode était complètement centré sur l’enquête, et que la deuxième était le fait que Nick était très mis en avant, suivi de Finn. D’ailleurs ils étaient les stars de ce 14×03.

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Cet épisode exclu tout ce qui peut relier à la vie personnelle ou sentimentale des autres personnages. C’est un épisode purement scientifique, où la science se retrouve face à l’Enfer et un coupable digne de Satan. On sent que c’est la manière bien sympathique des scénaristes de nous montrer un Nick Stokes plus présent et utile dans cet épisode que dans n’importe quel autre, où il était réduit au second plan, voire un personnage transparent et faisant partie du décor « des anciens ».

C’est une autre façon plus gentille et ingénieuse des scénaristes pour faire passer un petit message sous-jacent au téléspectateur : c’est la dernière apparition de Nick Stokes dans cette saison mais il réapparaitra normalement dès le 14×09. Son remplaçant apparaitra après-demain, lors de la diffusion du 14×06 (le 301ème épisode, c’est du délire !)

Les plus mis en avant furent Nick et Finn dans ce 14×03. On découvre d’un côté, un Nick beaucoup plus expérimenté qu’un expert en incendies criminelles ou un pompier. Finn, qui était experte uniquement en sang, suivait Nick et prit sa défense quand un expert de la vieille école voulut mettre en doute les connaissances de Nick. Bien entendu, pour un téléspectateur, la présence d’une charmante blonde au milieu des débris, c’est pas mal. Mais la logique dit que la véritable place de Finn est dans un labo et non dans un club dévasté par le feu. Sinon, bon travail à tous les deux !

Clin d’œil aussi à Ecklie qui n’avait pas hésité à les aider en retroussant ses manches pour retourner les débris calcinés. On ne reconnait plus cet Ecklie si odieux, si fanfaron, si arriviste et narcissique des premières saisons qui n’aurait jamais osé mettre la main à la pâte. J’aime beaucoup l’évolution extraordinaire de ce personnage.

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Morgan était mise en arrière-plan avec les autres scientifiques. Même Russell était transparent. Tout était pour la science, on sent que c’est un épisode beaucoup plus objectif que les deux précédents épisodes. Intéressant. Mais je ne peux pas me prononcer concernant la saison 14, il me faudra beaucoup plus de temps pour avoir mon idée… même si je viens de regarder le 14×05 et que je suis très excité ! du temps, du temps, et c’est tout.

Retour au 14×03, épisode scientifiquement intéressant mais sans plus. C’était intéressant de voir Finn sous un nouveau jour, jouant à Watson avec un Nick Stokes qui joue au Sherlock Holmes. C’est génial de voir Nick étaler son savoir-faire et de parler avec passion de l’enquête, sans utiliser son arme ou hurler à tue-tête. On a eu affaire à sa matière grise en guise d’arme (mais bon il fera quand même le numéro gavant du flic).

L’enquête était à propos de 4 meurtres survenus à la suite d’un incendie criminel au milieu d’un concert raciste. C’est après avoir eu une jolie droite de Brass que le mec raciste fut arrêté (sa coupe de cheveux à la Hitler était tordante ! XD) et avoua qu’il avait vu l’incendiaire. On découvre que ce dernier s’était fait piégé par son propre feu et il s’est retrouvé vivant mais brûlé gravement. Hitler (je le nomme ainsi pour sa coupe lol) dira que le pyromane n’agit que sous les ordres. On put remonter ainsi au véritable cerveau de l’opération qui n’était autre que le propriétaire du club. Pour lui, le mal est partout, ces jeunes n’étaient selon lui que « des animaux » (alors pourquoi leur donner ton club si ce n’est pas pour 4 crimes par préméditation?). Alors quand un feu satanique est mis dans un lieu pour des jeunes racistes violents tuant 4 d’entre eux, on se demande qui est le plus stupide, le plus violent et le plus…satanique.

Le feu présent dans cet épisode n’est pas une pure coïncidence, sans parler des actes de violence, du racisme, bref du Mal. La saison 14 est, même si je n’ai pas assez d’idée pour la juger, une saison qui a commencé par la thématique circulaire du feu, de l’Enfer. On sent la présence de cette thématique infernale parsemant les épisodes. Dans House, c’est toujours dans le premier épisode qu’on trouve des indices pour la suite. Dans CSI, cela ne diffère pas tellement. Observons le cercle noir infini des fourmis à la fin, c’est tout un symbole de l’humanité, de la vie continuant son chemin, du Bien traquant le Mal comme le cas des scientifiques, des questions sans réponses et j’en passe ! Mais cette spirale infernale dans laquelle est piégé l’homme, porte t-elle métaphoriquement un autre type de danger attendant l’équipe ? Etait-ce un avertissement ? On avait déjà commencé cette saison par une tragédie…Il y ’aura toujours des crimes et sans doute des tragédies personnelles.

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L’épisode 14×03 est un bon épisode à découvrir, l’enquête était intéressante. Voilà mon petit mot concernant cet épisode, merci de votre lecture et de vos futurs commentaires !

 

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