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House – seriesfinale – Enfin la première étape terminée!

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Bonsoir à tous! Alors, je sais que vous êtes impatients de lire ma review du seriesfinale de House M.D le 8×22, et je ne vous cache pas que je suis également impatient. Cela fait presque un mois depuis que j’ai posté ma review du 8×21, je ne vais pas décrire dans les détails ce que j’ai fait, mais l’important dans l’histoire c’était où je suis arrivé.

Après avoir visualisé, écouté, analysé scène par scène, j’arrive enfin à terminer la plus lente de toutes les analyses. Mais attention, je vous informe que j’ai fini la première étape, j’ai une analyse à l’état brut enregistrée sous forme d’un gros brouillon. La deuxième étape que je vais bientôt entamer portera sur une relecture générale, correction et préparation finale pour retaper toute l’analyse en forme de review.

Je ne vous cache pas que la suite promet d’être intéressante, elle prendra le temps qu’il faut pour être enfin prête. Je peux souligner que cette prochaine review du 8×22 sera différente, vous allez vous rendre compte en la lisant. J’espère qu’elle vous plaira!

Content d’avoir terminé l’analyse de l’épisode, il ne reste plus qu’à me préparer pour les prochaines étapes pour régler cette ultime review. Entre mes occupations, le peu du temps libre que j’ai et cette chaleur infernale, ça va prendre du temps pour finir la review! Je vous écris pour vous informer d’une part où je suis arrivé, d’une autre part je vous remercie de votre patience.

Bon week-end!

soleil444

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House – Review du 8×21

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Situation privée oblige, je me suis éloigné du net pour plusieurs causes sombres, hélas. Je vous ai certes promis de poster « lentement » ma 21ème review, mais j’ai eu des problèmes qui m’ont encore ralenti, déconcentré, déboussolé et démoralisé. D’ordinaire, je ne cris pas mes ennuis sur les toits mais je voulais juste vous informer car ça me met mal à l’aise de retarder encore et encore la review.

Trêve de bavardage, passons à un sujet beaucoup plus intéressant. La mort régnant sur notre pentacle ! Les cinq derniers chapitres tragiques de l’Odyssée housienne prennent forme, avec l’annonce dans le 8×18, le traitement dans le 8×19 et la fuite dans le 8×20. Il reste 2 épisodes desquels je n’ai toujours pas parlé : l’avant-dernier 8×21 « Holding On » alias « Cinq mois sur terre » que je vais tenter d’analyser, et le 8×22 qui boucle la boucle de toute la série House M.D.

Mais avant que je n’évoque l’épisode 8×21, visé à être analysé dans cette review, j’aimerais faire un clin d’œil à l’épisode précédant à savoir le 8×20, l’épisode de la fuite. On avait assisté à la diversion durant tout un épisode, nouveaux paysages, autres personnages…La diversion est un remède pour contrôler une âme affligée, elle peut servir à calmer, à faire oublier une peine qui passe et qui ne revient pas. Est-ce que la diversion peut nous guérir et nous aider à ne pas craindre la mort ? La réponse est non bien sûr car on ne peut pas oublier sa propre mort. Wilson n’a pas réussi à oublier, n’a pas réussi à se calmer, sa peine était une plaie ouverte qui s’agrandissait le long du 8×20, il pleurait dans le bus et ne cachait plus sa peine. Certes, la fuite régularise l’émotion et contrôle son intensité, enfin c’est ce qu’on a ressenti devant l’impassibilité de Wilson au début du 8×20. Mais sa réaction dans le bus est une réaction complètement humaine. Le masque tombe.

Retour alors à notre épisode 8×21 « Holding On » alias « Cinq mois sur terre », mon épisode favori de cette saison 8. C’est donc l’avant-dernier épisode, et dans la dernière soirée de House sur TF1 diffusée le 19 Mars 2013, cet épisode 8×21 était non seulement à la tête de la soirée « spéciale House », mais également à la tête de tous les programmes télé des autres chaines de cette soirée-là avec 7.8 millions de téléspectateurs. Très belles audiences pour un avant-dernier épisode, les américains ont attendu le dernier épisode le 21 Mai dernier pour faire monter en flèche les audiences ! Concernant mes commentaires à propos de la VF, ils ne changeront jamais. J’ai été choqué par le changement complet du sens de certaines répliques dans le 8×22 (que j’ai oublié malheureusement !), ou une traduction pourrie dans le 8×21 du genre Wilson qui, au lieu de dire « S’il te plait », dira en VF « Merci ». Même si on croit que le sens est proche, je trouve scandaleux de ne pas être précis concernant les détails de la traduction. Pire encore, les voix VF. Surtout celles des deux nouvelles. Je préférais que celle qui gueulait à la place de Park ferme son bec ! Insupportable !

Audiences chic, voix VF mauvaises, tons mauvais, traduction pourrie…Tout cela m’a poussé vers le visionnage du 8×21 en VO même si j’ai en tête chaque parole et chaque mouvement (normal pour quelqu’un qui regarde cet épisode obsessionnellement depuis 10 mois !!)…TF1 était LE cauchemar qui, arrivé au pic des émotions du 8×21, vint tout broyer avec sa satanée pub ! Il fallait la VO, au moins quand tu regardes un truc à toi, que tu as téléchargé, sans pub, c’est la garantie de la paix sur terre !

Voilà ma petite intro à propos d’un des meilleurs épisodes de la série House M.D et certainement, le 8×21 appartient à la sphère des épisodes les plus sombres et les plus émouvants de la série. Bonne lecture d’avance de ce que je vais noter et tenter d’analyser sur cinq étapes cette fois.

I. J’ai besoin de toi

Affalé sur son canapé, le pauvre téléspectateur assiste à la fin calamiteuse du 8×20, avec ce long regard sombre et perdu que jetait House vers la caméra ensuite vers Wilson. On ne nous a pas montré la réaction de Wilson car c’était déjà la fin de l’épisode. Rendez-vous le 19 ! Et c’est parti avec le fameux 8×21 qui commence avec l’heure en premier plan, joli clin d’œil à la fin proche de la série surtout qu’on est déjà en avant-dernier épisode ! Se tortillant dans son lit, Wilson avait tout l’air d’avoir passé une triste nuit blanche, son regard en disait d’emblée les résultats du scanner. Il se rendit plus tard chez House, sur le seuil de sa porte. Voyez déjà comment leur amitié est traitée, il n’y avait pas eu un coup de fil à House lui annonçant la décision, pour Wilson c’était important que House le regarda en face pour comprendre qu’il était sérieux. C’était franc, direct, intime. Wilson annonça qu’il arrêtait la chimio après une longue réflexion. Il ne franchit pas le seuil de la porte de House car il connaissait trop ce dernier, et chacun campa sur ses positions comme si le seuil était un fossé séparant les deux amis qui se sont avoué d’un regard qu’ils ne pouvaient pas se séparer dans le 8×20 avec le fameux « je ne peux pas vivre sans toi » implicite ! On apprend qu’il ne reste à Wilson que 5 mois à vivre sur terre s’il refuse la chimio qui prolongerait sa vie.

Je poursuis House. Dès l’annonce de Wilson, toute l’atmosphère était en vrac, tout était lourd, sombre, pesant, triste. Un épisode plus centré sur le Hilson que jamais…Ce qui est intéressant dans cet épisode, c’est surtout les conséquences de la décision de Wilson sur House que je vais étudier surtout dans cette première partie. Plus on avance dans l’épisode, plus tout devient lourd, une lourdeur on ne sait pas quand elle implosera ! Foreman offrit des tickets de hockey en signe de sympathie et de compassion à House, c’était intéressant également de voir comment on traite la relation Foreman-House. Mais House rejeta froidement Foreman, notre docteur grincheux était dans un état pire que celui des autres épisodes !

Refusant la décision de son ami, House usa de stratégies et de plans pour dissuader Wilson. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y’a eu 5 tentatives de la part de House (je ne suis pour rien pour le 5 ! XD). Tentatives mises en lumière, liant les deux amis et les répercussions de la décision de Wilson sur eux et surtout sur House.

La première tentative de House était « tentative propofol ». La fiole du propofol disparue dans le 8×20 réapparait dans cet épisode ! Alors avec cette première tentative, c’était plutôt physique et chimique. Après avoir drogué son ami (lol, méthode housienne), il le mit sous propofol. Le propofol ou l’expérience du néant, c’est quoi la mort ? House rejeta la religion, les croyances et entama une étude scientifique de la mort. Wilson comprit que son ami lui en voulait car il s’était résigné et que discuter de la mort avec House c’était comme parler à un mur. House continua ses théories, à la manière des stoïciens curieux qui voulaient connaître la mort en l’étudiant. Cette première tentative de House était vouée à l’échec, avec un Wilson essayant d’expliquer comment ses propres patients lui avaient ouvert les yeux. Cela donnera une idée au docteur boiteux renvoyé du bureau de son ami, ce qui va conduire direct à la 2ème tentative…

« Le coup de la cafét’ » était la 2ème tentative de House. Machiavéliquement menée, cette tentative était plus douce et tendre avec Wilson. Après une première tentative qui opposa directement House à Wilson, la méthode change. House fit monter un coup plus grand que le premier, moins brutal : il ramena à la cafétéria de PPTH tellement du monde pour que Wilson ne trouve aucune place, apprit à un gamin et à tous ceux qui étaient présents chacun son texte, chacun son rôle, en se passant pour des anciens patients que Wilson leur avait sauvé la vie. Sans compter la petite touche « applaudissements » pour émouvoir le bon téléspectateur…pardon, Wilson. Avouez que vous avez couru ! loooool. Bon, j’avoue que me concernant, j’ai trouvé cela tellement faux et américain que je n’y ai pas cru une seconde. Le but était de faire aimer la vie à Wilson, j’ai trouvé cela très sympa de la part de House. C’était un coup housien, certes tout était faux mais c’était le geste qui compte. Ici, House voulait convaincre son ami de vivre. Pour House, son ami était suicidaire et cela lui était surréel, choquant que son pote se résigne de cette manière. Hors de question ! Dans son coup de la cafét’, Wilson versa sa petite larme devant ses prétendus ex-patients qui lui applaudissaient, mais se rendit vite compte de la supercherie de House et quitta la cafétéria en colère. House tout comme Wilson, refusèrent de changer d’avis. On peut nommer cette « séparation » comme étant une rupture entre les deux, car ils s’évitèrent de se rencontrer ou même, de prononcer le nom de l’un d’eux (Surtout Wilson). Malgré tout, il y’aura une 3ème tentative de la part de House.

La 3ème tentative est la plus brève et la plus traditionnelle, puisqu’il s’agissait du harcèlement téléphonique. Face à cette rupture, House se tourna vers les parents de Wilson en essayant vainement de les contacter. On voit qu’il se soucie énormément de Wilson, qu’il prend soin de rappeler les parents de Wilson en leur laissant ses messages sans réponse, que son ami lui manquait. Il parlait tout le temps de lui plus que dans n’importe quel autre épisode. Cette amitié compte plus pour lui que le boulot, que le cas, que tout. House est vraiment touchant et attachant aussi en affirmant indirectement que c’était lui et lui seul qui se souciait vraiment de Wilson. Personne n’y prêtait attention, y compris les parents de ce dernier. Auparavant, quand House marchait avec ses larbins, il était concentré sur les détails du cas, mais là, il avait l’esprit complètement ailleurs.

Celui  qui va conduire House à la 4ème tentative, c’était Thirteen. Son retour était annoncé implicitement depuis le 8×20. Là vous vous demandez qu’est-ce que c’est que ce résumé à la noix que je fais, relax il s’agit seulement de la 1ère partie ! J’adore Thirteen ici, et je parlerai plus tard d’elle. Après les échecs des 3 tentatives précédentes, House procéda cette fois différemment en faisant une approche réconciliante avec Wilson. Ce dernier, sur ses gardes, méfiant, regarda House qui posa doucement un copieux appât, mi-honnête, mi-machiavélique, au nom de l’amitié qui les réunissait. C’était un appât gobé par Wilson pour la plus grande (et l’ultime ?) tentative de House.

La 5ème et dernière tentative était liée à la réussite de la 4ème tentative alias l’appât. Alors la dernière et cinquième tentative était celle du fameux dîner cauchemardesque vers 8 heures du soir (et zut ! un 8 signifie l’échec !). Après avoir invité Wilson à un dîner tête-à-tête, c’était au départ des moments de nostalgie entre les deux amis, le geste amical de House concernant les oreos symbolisant leur amitié, les éclats de rire (le moment du dîner est le plus joyeux dans cet épisode noir), puis on découvre en même temps que Wilson que c’était un coup monté de la part de House pour embobiner Wilson et l’obliger doucement à accepter la chimio afin de vivre pour lui plus longtemps. On voit quand même à quel point Wilson connait House ! L’année dernière, je ne me suis pas concentré sur l’épisode. « Ah tient, c’est cool ça de passer une soirée sans manipulation pour une fois ! » la honte, c’est comme si je n’avais pas regardé l’épisode !!

House décida de jouer cartes sur table et d’être franc avec Wilson en avouant à ce dernier qu’il avait besoin de lui. On appelle ça une révélation pure et simple. Mais le pire est à venir, Wilson s’emporta et quitta la table après avoir crié comme jamais sur son meilleur ami qui resta seul, le regard perdu comme un chien blessé. La 5ème tentative de House était couronnée par un échec et ses conséquences furent énormes par rapport aux autres tentatives !

Et à ce moment précis, TF1 coupa pour la pub ! Les boules ! Le coup de gueule que j’ai fait !!

II. Un amour gravé dans la mort

Cette deuxième partie transmet l’amour gravé dans la mort entre les deux amis, avec la célèbre scène si intense, si tendre et si riche en émotions dans la voiture.

Wilson finit par fondre en larmes devant son copain dans la voiture. Alors là, cette scène déchire le cœur tellement elle était poignante, je dirais que c’est la scène clef de tout l’épisode. C’est l’implosion de Wilson, criant sa détresse et son désespoir, sa peine et sa colère, sa tristesse et sa frustration face à cette réalité si obscure et sombre qu’il affrontait. Le regard horrifié et terrassé de House face au désespoir de son ami en disait long, c’était un pur moment hilsonnien terriblement triste mais tellement beau. La dualité ombre (voiture) et lumière (dîner) est très intéressante ici, on passe d’une humeur à une autre, d’un état à son paradoxe. Les effets techniques ont un réel succès, alors que dire du figement de la caméra sur les traits du visage de Wilson nous transmettant sa peine, partagée par House avec son mutisme et son regard perdu ?

C’était un excellent photogramme et une excellente scène chargée d’amour et de frustration. Wilson était peiné de voir que c’était déjà la fin de sa vie, il était peiné de voir que c’était aussi la fin d’une si belle amitié qui le liait à House, il pleurait toute sa rage face à cette séparation entre lui et la personne qu’il chérissait le plus à cause de sa décision, mais aussi face à la fatalité humaine, l’injustice et la cruauté du destin. Dans cette scène intense et saisissante, il avoua à House son grand besoin de lui (note : Wilson a répété « j’ai besoin » 5 fois !) mais bien plus, qu’il l’aimait (en demandant à House de lui dire qu’il l’aimait car il en avait besoin cela veut dire qu’il aimait House à son tour !). Cette scène met en lumière l’être humain écartelé entre son sort et ce qu’il aime. Bref, une très très belle relation d’amitié qu’on voit à l’état pur, telle qu’elle est. Sur-le-champ, les yeux de House étaient devenus larmoyants et rouges et, ému, bouleversé, il s’était retenu difficilement de pleurer à son tour. Les deux amis, fusionnés dans le 8×20, souffraient tous les deux. Sensibles et fragiles, sans masque dans le 8×21, c’est très rare qu’on nous montre House avec Wilson dans des pareilles situations ! Vraiment, chapeau à Hugh Laurie et à Robert Sean Leonard pour une si belle prestation…

Autre chose que j’aimerais souligner, c’est que House était sorti de la voiture en signe de refus de la résignation et de la décision de son pote. C’était un grand moment qui ne l’avait pas laissé si indifférent que ça…même s’il avait refusé de dire « je t’aime », il avait failli le dire !

J’ajoute un petit commentaire concernant la symbolique de la voiture de Wilson. Si dans l’épisode précédent la voiture flambant neuve de Wilson filait à toute vitesse symbolisant toute une fuite, ici c’est la voiture de Wilson grise, sombre et en arrêt. Ce figement symbolise la résignation de Wilson, l’attente de la mort. Mieux encore, la voiture de Wilson n’est pas ici une décapotable, mais plutôt un espace fermé ce qui indique plus d’intimité (même si ça me rappelle le fameux corbillard du 8×20). La scène de la voiture est une scène d’une extrême intimité entre les deux amis, qui a été traitée avec une grande pudeur scénaristique. Si on conclut une chose, c’est que House et Wilson ont chacun leur côté stoïque, refusant le malheur. La fuite n’est pas le bonheur, même si elle est une réaction instinctive. Et si Wilson renonce à la fuite, c’est parce qu’elle ne le protège pas et qu’elle est nulle. En fin de compte, la confrontation à la mort reste la seule option, et la force de l’être humain face à la mort c’est d’avouer sa faiblesse, sa peur devant la mort. C’est ce qu’on a vu provenant de Wilson.

Bref, la dernière tentative de House (le dîner) qui finit par la scène de la voiture laissera des grosses répercussions sur les deux amis puisque chacun d’eux se posera des questions sur l’attitude de l’autre et auront besoin de réponses. Chacun d’eux étant face à l’autre, mais le seuil de la porte les séparait. Chacun était d’un côté.

III. Six pour un

Venons maintenant au jeu infernal des chiffres qu’on remarque depuis le début de la saison 8. Il n’y a pas un seul épisode sans une petite allusion à certains chiffres qui se répètent tout le temps, j’ai d’ailleurs parlé de ça juste un peu dans ma review du 8×16. Dans cette ancienne review, j’ai noté la répétition des chiffres suivants : 2, 5, 8, 10 mais il y’avait deux autres chiffres d’une grande importance. Il s’agissait des chiffres 1 et 20. Oh que si ! Si le 1 était dans la symbolique de la solitude, d’une chance, d’un patient, le chiffre 20 alias « le chiffre en hibernation » était présent depuis le 8×01. Si vous vous rappelez du titre du 8×01 en VO, c’était « Twenty Vicodin » et ce même chiffre sera répété à chaque fois que House regardera ses pilules (répété par la suite surtout dans la grande finale, à 3 reprises dans le 8×20 et de même dans le 8×21). Le chiffre 20 est intimement lié non seulement à la carrière de Wilson, mais il symbolise sa vie et son amitié avec House. Le fait de répéter le 20 trois fois signifie que c’est la fin de tout. Quant au chiffre 10, il pouvait être le symbole de Chase dans un épisode à la Chase, mais si on le retrouve dans un épisode complètement Hilson alors ce 10 n’est pas un 10, peut-être un certain 6+4 ? Vous connaissez bien entendu les chiffres 8 et 5, connus sous « les chiffres maudits » en particulier le 5, chiffre de la mort, qui s’est répété entre 8 et 10 fois rien que dans cet épisode du 8×21. A ce propos, j’ai remarqué un truc de ouf concernant la répétition des noms de House et de Wilson. En fait, plus ils s’éloignaient l’un de l’autre, plus leurs noms revenaient en force. Face à la mort, ce couple est plus qu’attachant : la répétition du nom de House est du même nombre que celui de Wilson, à savoir 16 fois !! Ce n’est pas fini : on additionne les deux 16 et on tombe sur un 32. Ou bien…3+2=5. Voyez comment le chiffre 5 s‘infiltre partout ! La répétition du chiffre 2 symbolise une fin à deux, une symbiose entre deux personnages..

Je vous ai promis de parler de chiffres, alors…Additionnez tous les chiffres que je vous ai donné c’est-à-dire 1+2+5+8+10+20 et je vous laisse deviner sur quoi vous allez tomber ! C’est 46, l’âge de Wilson annoncé dès le début de cet épisode avec House. Et oui, l’âge de Wilson se répétait implicitement grâce à ces 6 chiffres, je suis tombé dessus en analysant les épisodes précédant le 8×16. Regardez l’âge de Wilson se répétant d’une autre manière dans ce 8×21 : le mot « friend » (ami) s’est répété 6 fois et le mot « friends » (amis) s’est répété 4 fois. Je vous laisse jouer ! Cette insistance sur l’amitié nous montre que ce qui se passe est une épreuve pour le Hilson, une vérification de la résistance de leur amitié et de sa solidité face à la mort..

A vrai dire, je comptais vous parler du chiffre 46 surtout lors du 8×19, mais je voulais tout laisser pour cet épisode qui dévoile tout ! L’âge de Wilson s’est répété à 2 reprises dans le 8×19, la première fois en annonçant l’âge d’une patiente (64 ans, je vous laisse inverser !), la deuxième fois en annonçant les statistiques de survie, vous vous en rappelez ? Il suffit d’ajouter la petite chance 1% avec les statistiques manquantes : 70% (il manque 30%), 89% (il manque 11%) et 96% (il manque 4%) et je vous laisse calculer pour tomber sur un chiffre familier !

La plupart des chiffres se mêlent avec les évènements des derniers épisodes surtout, permettant ainsi de mettre l’accent sur ce côté noir et tragique de la fin de la série.

Entre chiffres et émotions, le Hilson touche non seulement House et Wilson, mais PPTH et le cas !

IV. Deux frères

Sacrées 3 premières parties parsemées par la répétition du chiffre 5 ! Je vais bien entendu évoquer d’autres points dans cette 4ème partie, mais il faudra souligner le fait que cette partie dédiée au cas commence aussi par la répétition du chiffre 5 ! D’emblée, on commence par l’entrainement du patient où les chiffres se répétaient à 5 reprises !

Le patient, un jeune homme d’une vingtaine d’années, fut admis à l’hôpital pour vertiges et saignement du nez inexpliqués. Comme d’habitude dans ce final, c’était Foreman qui avait chargé l’équipe de House de ce cas afin de continuer le plus normalement possible. Le seul hic, c’est que House s’en foutait royalement, ne parlant que de Wilson et ne pensant qu’à lui, tout le long de l’épisode, un épisode ayant une atmosphère tendue chargée en émotions, lourde et profonde…

Alors, avec ce cas très symbolique, on aborde la thématique de la fraternité de très près, une thématique déjà abordée durant la saison 8, mais on peut dire que cet épisode est l’apothéose en quelques sortes ! Souffrant de ne pas avoir fait le deuil de son frère (ça me rappelle le 8×07 avec la fille qui n’a pas pu faire le deuil de son père), Derrick n’est pas vraiment un jeune lié à la vie. Le fait qu’il entend la voix de Christopher, son défunt frère, dans sa tête était sa seule raison de vivre. Très vite, toute l’équipe était intéressée par cette histoire de voix qu’écoutait le patient. Malgré les tensions que suscitait le Hilson au sein même de l’hôpital, seul Taub réussit à stabiliser l’équipe pour se concentrer sur le patient. Le cas pour Taub était primordial que les problèmes privés de House, chose qui est plutôt intéressante ! On a un nouveau Taub, le 8×16 a drôlement de l’effet…

Le cas relatait l’histoire du Hilson, on voit bien le parallèle du cas avec ce qu’endurait notre tandem de choc, si je prends l’exemple de la thématique de l’oreille. Si on se rappelle bien, House avait déjà fait un clin d’œil à une oreille coupée lors du 8×20. Cette thématique de l’oreille atteint le summum dans le 8×21 « Holding On », avec la voix qu’entendait le patient qui s’était avérée celle de son frère décédé il y’a 10 ans, Christopher. Voilà ce qui lui était resté de son frère, vu que la mère avait fait disparaitre tout ce qui pouvait lui rappeler Christopher.

Le long de l’épisode, la concentration sur la voix et l’oreille se renforce. Mais qu’est-ce que cela voudrait dire ? Encore plus, on assiste à la répétition de « brother » (frère) à 9 reprises dans cet épisode ce qui insiste encore plus sur cette thématique de la fraternité, et s’il y’a une chose plus troublante c’est la répétition de « Christopher » à 5 reprises, ce qui peut nous rappeler le 8×20 dans lequel « Wilson » s’est répété 5 fois. Ce cas est donc, un cas-miroir de House, de Wilson, du Hilson, et bien sûr du patient ! (le C de Christopher peut renvoyer au cancer, le D de Derrick à la mort « Death »).

Le cas est un reflet de toute la vie de Wilson qui défile, quand je dis « vie » je vise la vie professionnelle de Wilson, sa carrière, avec cette répétition sous-jacente du chiffre 20 (propofol-Wilson-Foreman). C’est également la longévité de cette amitié entre les deux hommes. Le bouquet, c’est que Derrick tenta le suicide à la fin, de quoi mettre House hors de lui ! Assister à la décision du « suicide » de son ami c’était déjà pénible à supporter, alors que dire de ce patient qui est tout un symbole de Wilson refusant à son tour la vie ! Ce patient reflète les idées suicidaires des deux amis.  Je m’étalerai plus tard concernant House. Deuxième fois dans l’épisode que le mot suicide réapparait, coïncidence ? Pas vraiment…C’est encore une référence au suicide plus nette qu’au 8×19 et au 8×20.

Retour à cette histoire d’oreille et plus précisément de voix. Si Derrick, le patient limite schizophrène, pouvait entendre une voix dans sa tête depuis la mort de son frère, ne peut-on pas dire qu’il en est de même pour le Hilson ? On sait depuis longtemps que Wilson a été toujours la conscience de House, et ce dernier l’écoutait toujours…Cependant, dans cet épisode, House refusa d’écouter Wilson ce qui laissa une ambiance électrique et houleuse non seulement entre les deux, mais dans l’hôpital. House se retrouva plus qu’impliqué dans un cas duquel il s’était désintéressé. Ce désaccord déchirant est le plus violent dans toute l’histoire du Hilson, basée sur l’accord et l’acceptation de l’autre tel qu’il est. Dans le 8×20, Wilson n’écoutait pas House, ici c’est l’effet inverse.

Derrick symbolise House aussi, avec son grand « NON » face à sa séparation de son « frère », Derrick et House ne voulaient surtout pas perdre des êtres chers. En fait, à l’image de sa mère, le patient n’avait pas fait le deuil de son frère Christopher. Alors il s’agrippe à une vieille photo et à des symptômes tentant de nouer un lien avec son frère disparu. C’est triste et peinant de voir ce cas où les souffrances psychologiques se mélangent avec les souffrances physiques.  Derrick qui écoutait son frère reflétait House qui écoutait son « frère ». Et c’est vrai qu’on peut considérer Wilson comme frère de House, ne sont-ils pas des « frères siamois » ?

A vrai dire, les thématiques de l’oreille et du chiffre 5 ne sont pas vraiment nouvelles ! En réalité, ces deux thématiques étaient déjà présentes lors du final de la saison 4. On se rappelle très bien cette oreille ensanglantée de House le long du 4×15 et on se demande pourquoi avoir choisi l’oreille droite ? Quel était le sens ? En fait, le véritable sens de l’oreille ensanglantée de House dans le 4×15 c’était qu’il refusait d’écouter son subconscient. Le chiffre 5 était présent timidement, mais le plus flagrant était l’oreille. Dans le 8×21, on retrouve l’oreille droite même si les symptômes avaient changé, avec l’oreille du patient, son cerveau qui entend une voix, et House qui refuse d’écouter son ami, sa conscience, pour la première fois. Dans le 8×20, Wilson refusa d’écouter House alias son subconscient. J’ai jugé intéressant de m’immiscer un peu dans cette histoire d’oreille…

Bref, la mère et le patient sont symbolisés par House. C’est House qui n’accepte pas la décision de Wilson, c’est House qui souffre à l’idée de la fin, c’est House qui veut que son frère reste avec lui, refusant l’idée de la mort. Wilson compte beaucoup pour lui plus qu’il ne le pensait. Le duo mère/patient est le reflet de l’acceptation et de la résignation de House et de Wilson face au sort, même si Wilson était déjà résigné depuis le début de cet épisode. Vers la fin de l’épisode, Derrick et sa mère feront le deuil de Christopher en regardant les photos qui restent de lui. Presqu’au même moment, House admettait sa résignation face à la mort évidente, par amitié pour Wilson. Beaucoup se sont posé des questions du genre : Mais que va-t-il rester comme souvenir à House ? Des photos, je ne le pense pas, de l’amour, beaucoup !

V. Le seuil de la vérité

Face à la confrontation symbolique entre les deux frères siamois House et Wilson, une confrontation par amour, une confrontation que menait Wilson vis-à-vis de la mort, vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis de House, les autres personnages ne sont pas restés les bras croisés devant la souffrance du Hilson qui formait le nombril de cet épisode. A vrai dire, le Hilson était le fil rouge de la série et en particulier de cette dernière saison 8. On sent que toute la saison 8 était destinée à ce grand final !

L’année dernière, j’avais parlé dans un commentaire à chaud du rôle des « missionnaires ». Je vais aborder encore ce point peut-être plus profondément.

La confrontation avec la fatalité ne regarde pas uniquement Wilson, mais aussi House. Ce tandem de choc libère des ondes nucléaires autour de lui, plus que les relations avec les femmes ! Bref, se trouvant devant ce duo écartelé entre s’éviter la souffrance et éviter de faire souffrir l’autre, l’équipe de House ainsi que Foreman et Thirteen furent d’un grand secours en apportant leurs conseils et leurs avis. (5 missionnaires, j’adore ce 5 harceleur MDR)

Ce fut Adams qui ouvrit le bal avec son conseil à deux balles, à savoir de laisser mourir son pote dans la dignité. House n’avait jamais trouvé la mort digne, mais plutôt indigne et cruelle et ce, quoi que fussent les circonstances de la mort. C’était donc facile pour House de rejeter les propos absurdes de la missionnaire Adams.

Park eut plus de chance qu’Adams puisqu’elle donna à son boss un bon coup de canne au crâne (clin d’œil au 8×02 quand elle avoua avoir frappé son patron !) lorsqu’il tenta de tuer son patient. Pour elle, la quête de la vérité peut n’aboutir à rien, elle peut être nulle. La VF est une horreur, je ne vous fais pas de dessin concernant la voix VF de Park qui meuglait sans la moindre émotion. Les propos de Park trouvèrent écho dans House qui entama lentement et silencieusement une remise en question le concernant ainsi que Wilson. La canne ici avait un rôle capital !

Son retour était annoncé implicitement depuis le 8×20, il s’agit du retour de « la fille prodigue » comme l’annonça Thirteen en souriant, devant House. Alors Thirteen a eu une double mission, ayant pour but de réconcilier House et Wilson. Ces derniers avaient besoin que quelqu’un les écoute. Elle discuta avec Wilson dans un resto loin de PPTH (et donc de House). Beaucoup, mais beaucoup de fans ont apprécié son retour mais se disent déçus car ils croyaient que Thirteen était venue pour boucler la boucle de son histoire. Pourquoi tant d’acharnement et d’incompréhension surtout que le personnage de Thirteen avait bouclé son histoire lors du 8×03 ? Pourquoi ne pas se rendre compte que le retour de Thirteen dans un final Halone-Hilson était lié à cette querelle « amoureuse » que personne ne pouvait surmonter ? Thirteen apparait épanouie, dommage pour les cheveux (lol) et son retour était comme étant une « missionnaire » mais aussi, comme une amie, un pont entre la vie et la mort, un réconfort. Wilson, essayant de noyer son chagrin dans l’alcool, parla de la vie et de la mort avec Thirteen. Il tentait aussi de sonder Thirteen car elle était également condamnée. « Quand ça va s’arrêter d’être surréel ? » lui demanda t-il. La réponse de Thirteen sous la forme de blague, voulait dire qu’on ne s’habituera jamais à cette situation. Mais dès qu’elle parla de House implicitement, Wilson s’empressa de mettre une bouteille de bière dans la bouche pour éviter de parler de lui, le regard courroucé et noir. Ouille ! Ça c’est mauvais signe !

Thirteen retrouva House devant une suite de chimio dans laquelle un patient était dans un sale état. Le regard fixe de House sur le patient devint étonné devant une Thirteen malade certes, mais épanouie. Elle révéla qu’elle avait parlé avec Wilson, et entama une discussion avec House à propos de l’amitié, de la loyauté, du respect, de la générosité et de l’amour. C’était intéressant de voir comment Thirteen comprenait le raisonnement de son ex-patron, et lui donna suffisamment d’arguments pour qu’il décide de se rapprocher de son meilleur ami.

Après le passage de Thirteen, vint celui du missionnaire Taub ! J’adore Taub particulièrement dans cet épisode, il avait assuré en devenant presqu’un chef vu les circonstances. Il ne s’est pas arrêté de répéter à House qu’il ne fallait pas abandonner Wilson, ensuite il courut dans les couloirs de l’hôpital en répétant encore et encore la décision de Wilson d’en finir avec la souffrance. House, remonté et frustré explosa ! Alors là on assiste à la formidable scène de « life is pain ! » (La vie est douleur !), c’est une explosion de la peine de House, de toute sa frustration cumulée le long de l’épisode. C’était vraiment un grand et saisissant moment clouant le téléspectateur dans son canapé, voir House démuni comme ça, hurlant toute sa douleur et toute sa souffrance dans les couloirs de PPTH face à Taub. Il fit même une allusion au suicide et avoue qu’il avait envisagé de mettre fin à ses jours, bref c’était un moment inouï, sublime ! Le regard de compassion de Taub, chargé en émotions en disait long en regardant son patron s’éloigner après avoir crié sa détresse et son désarroi. Juste ciel, comme j’adore cette scène ! Je dois souligner que les phrases hachées de House face à Taub étaient du nombre de 5 ! (ce chiffre vous dit certainement quelque chose…). Cette scène rejoint la scène de la voiture côté intensité. Ça va Taub ? La décharge n’était pas énorme ? Et quelle décharge !

Le cinquième et dernier « missionnaire » était Foreman, mais il avait discuté uniquement avec Wilson. J’adore Foreman dans ce final ! Wilson, face à Foreman, lui dit que House n’était pas son enfant (tient, la thématique de la paternité !) et qu’il ne pouvait pas être responsable de son bonheur. Pourtant, Wilson savait que ce qu’il disait était erroné. House et Wilson se complètent et chacun fait le bonheur de l’autre ! Foreman l’aida à ouvrir les yeux sur l’importance de cette amitié pour House en insistant que la vie est sacrifices pour ceux qu’on aime. Cette réplique de Foreman laissera Wilson se remettre en question.

Inutile de dire qu’avec des missionnaires pareils, ça va crever le plafond ! Entre chaque missionnaire, la tension avait monté d’un cran, et l’implosion que redoutait Taub le pessimiste était au rendez-vous ! Juste au moment même où Wilson était en pleurs dans sa voiture, accompagné de House. On voit le parallèle ici. En fait, l’implosion de Wilson dans sa voiture était accompagnée de l’implosion de House d’une autre manière très symbolique : il s’agit de l’effondrement du plafond sur la machine d’IRM ainsi que sur Park, Adams et le patient. C’était un déluge de colère et de larmes qui s’était abattu sur eux, mais pourquoi dans cet endroit précisément (machine d’IRM) ?

La machine d’IRM est tout un symbole dans la saison 8. Si vous avez regardé par exemple le fameux 8×02, où les deux amis en froid s’étaient réunis près de cette machine, où House avoua cash à Wilson qu’il tenait à lui comme une déclaration d’amour sous-jacente. Pourquoi Wilson lui ferait subir des telles souffrances s’il l’aimait ?

Pour les nouvelles, c’était comme un baptême. Elles furent baptisées à la manière housienne face à l’humeur de leur patron. Les répercussions de la décision de Wilson sur House furent grandioses ! La lourdeur présente dans l’épisode fut comme un abcès doublement crevé.

Pourtant, le fait d’avoir crié sa peine sur Taub, saboter la plomberie de l’hôpital avec des tickets de hockey pour avoir comme résultat un joli trou dans le plafond, ne suffisait pas à House. Après avoir guéri le patient, il apprit de la part de Park que Derrick avait tenté de se suicider, c’est là que House était devenu furax, et tenta de tuer le patient pour de vrai (House avait complètement pété les plombs). Pourquoi cette manie de suicide ? Voyant Wilson symbolisé par le patient, House l’étrangla en lui criant dessus : « Reste en vie ! », j’ai bien dit « criant », Atkine ! Mais qu’est-ce que c’est que ce ton que tu as choisi ? Hugh Laurie hurlait, Atkine ! C’était une scène superbe gâchée par ce mauvais ton que tu as utilisé.

Très belle scène où on nous dévoile un House mis à nu, vulnérable, sensible, blessé, perdu, sans le moindre repère, gérant très mal sa douleur. C’était extrêmement triste de constater le degré de désespoir qu’avait atteint House. Le fait de refouler la douleur n’a fait qu’empirer la souffrance pour House qui trouva dans la plomberie un exutoire cathartique de ce qu’il ressentait. Il goba de la Vicodin pour masquer sa douleur en vain…Bref, le point culminant de cet épisode était cette souffrance et cet amour, une souffrance reflétée par les notes tristes du piano et les gros plans sur House et Wilson, chacun voué à lui-même, séparés, ce qui augmente encore plus l’intensité dramatique avec le Halone. La dualité du couple mort /amour est très flagrante avec les regards, les silences chargés, et certaines répétitions. Par exemple, on note la répétition du mot « amour » 2 fois et celle du champ lexical de la mort 13 fois. Voici le chiffre 13 qui se répète pour la 2ème fois après le 8×20, mais ici il désigne directement la mort et incarne le stéréotype du « chiffre maudit ».  Je pense qu’on a assez de preuves qui font de cet épisode l’épisode le plus noir et le plus pessimiste.

L’explosion et l’implosion de House ainsi que le défilé des « missionnaires » en particulier Park, firent House réfléchir, se remettre en question. D’ailleurs on peut interpréter cette remise en question comme un clin d’œil à la plus grande introspection de House lors du 8×22.

Au même moment, Wilson, toujours en colère, faisait le point sur ce qu’il avait dit, pesa le pour et le contre depuis la réplique de Foreman. C’est lorsque son regard tomba sur les oreos, symbole de son amitié avec House, que sa colère se dissipa en une fraction de seconde !

Vint le moment où Wilson se retrouve pour la 2ème fois sur le seuil de la porte de House, face-à-face à ce dernier, et lui annonça qu’il avait décidé de changer d’avis pour lui. House, extrêmement apaisé et serein, refusa. Il avança des arguments suffisamment nets et convaincants démontrant qu’il était résigné à la première décision de son ami et qu’il était lucide et clair. Les échanges après entre les deux furent beaucoup plus silencieux, doux, intimes et beaucoup plus détendus, chacun acceptait l’autre tel qu’il était, avec la chute finale « je ne vais pas te dire « je t’aime » » de la part de House (ce qui veut dire un grand « je t’aime » !). J’aime bien le jeu scénaristique du seuil de la porte de House ! Au début de l’épisode, il n’a pas été franchi par Wilson, c’était le seuil qui séparait les deux amis. A la fin, Wilson franchit symboliquement le seuil comme un retour à leur amitié après la résignation et l’acceptation de House. On peut interpréter cette résignation comme un sacrifice pour l’amitié. Et concernant le seuil de House, il était à la fois signe de la discorde et de la réunion. Réunis dans leur amitié, l’appartement de House était devenu symbole de l’amitié et du partage entre les deux. On peut conclure que le sentiment de lourdeur de l’épisode était dû au non-dit et à la frustration refoulée.

Le problème avec tout cela, c’est que le bon téléspectateur est tellement tourmenté et accaparé par le Hilson et sa souffrance qu’il oublie un truc : les conséquences de la bêtise de House lors de son implosion, vu qu’il avait très mal géré la situation douloureuse. Il fallait, comme d’habitude, une douche froide ! Cette douche s’appelait « l’huissier de l’hôpital » qui interrompit les « frères siamois » qui cherchaient sur le net un lieu d’excursion à eux seuls. Mais tomber sur une montagne de 8000 pieds (chiffre 8, ça c’est moche à moins que ce soit une métaphore de toute la série) et sur un huissier accompagné de Foreman ayant une tête d’enterrement, il y’a de quoi flipper !

Et VLAN ! Jolie gifle au téléspectateur qui ne se doutait pas que la thématique de la liberté allait revenir de plein fouet, la prison, 6 mois, House se retrouve enchaîné de nouveau, juste au moment où son copain avait besoin de lui. Les deux amis choqués s’échangèrent les regards à 5 reprises dans un silence morbide. J’avoue que je ne m’attendais pas à l’époque à un coup pareil ! Notre couple « d’amants maudits » rencontre des obstacles pour rester ensemble. Le jeu de ces deux acteurs est vraiment époustouflant, qui met l’alchimie de House et de Wilson en lumière…Cette dernière séquence de l’épisode est une transition vers le dernier épisode de la série : le 8×22.

Voilà donc ma review du 8×21. J’étais super content du retour du piano (triste, j’adore !), de la qualité de cet épisode, de la présence de toutes les thématiques abordées dans la saison 8 et surtout la thématique du tiraillement, tous les chiffres, dans cet épisode du chiffre 5 par excellence ! N’hésitez pas à me laisser des commentaires pour ma plus longue review et merci de votre lecture.

 
 

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Bientôt ma review!

Salut,

Je sais qu’il y’a beaucoup parmi vous qui se rendent sur mon blog pour lire la suite de mes reviews. Ne vous inquiétez pas, bientôt ma review du 8×21 de House. J’espère que vous allez bien en cette veille du week-end.

soleil444

 

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Audiences: Final en beauté pour Dr House

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Hier soir, mardi 19 mars 2013, Dr House achevait sa carrière su TF1. La série américaine portée par Hugh Laurie a fait le plein de téléspectateurs puisqu’ils étaient 7,8 millions devant le premier épisode et en moyenne 7,6 millions jusqu’à la fin. La Une est donc largement en tête avec ce score.

À la deuxième place, Famille d’accueil, sur France 3 a recueilli 3,6 millions de téléspectateurs. Mais M6, qui proposait un prime de ses Scènes de ménages, n’est pas loin derrière. La série a en effet recueilli 3,2 millions de téléspectateurs et se retrouve devant France 3 en termes de part d’audience (15,6 % contre 13,1 % pour la Trois) en raison de la durée exceptionnelle du programme.

À la quatrième place, la fiction de France 2 ne fait pas le poids. Drumont, histoire d’un antisémite français, avec Denis Podalydès dans le rôle titre, n’a recueilli que 1,3 million de téléspectateurs (soit 5 % de PDA seulement). Ce qui la place juste devant TMC qui est en tête de la TNT avec 1,2 million de téléspectateurs pour le magazine 90’enquêtes.

Les audiences de première partie de soirée :

Dr House (TF1) : 7,8 millions de téléspectateurs en moyenne (28,2 % de part d’audience)

Famille d’accueil (France 3) : 3,6 millions de téléspectateurs (13,1 % de part d’audience)

Scènes de ménages : ils en font tout un prime (M6) : 3,2 millions de téléspectateurs (15,6 % de part d’audience)

Drumont, histoire d’un antisémite français (France 2) : 1,3 million de téléspectateurs (5 % de part d’audience)

90’enquêtes (TMC) : 1,2 million de téléspectateurs (4,9 % de part d’audience)

O’Brother (D8) : 1 million de téléspectateurs (3,9 % de part d’audience)

Ennemis rapprochés (NRJ 12) : 855 000 téléspectateurs (3,3 % de part d’audience)

Argentine, les 5 000 bébés volés de la dictature (France 5) : 820 000 téléspectateurs (3 % de part d’audience)

Will Hunting (W9) : 575 000 téléspectateurs (2,3 % de part d’audience)

Tonnerre roulant sur Bagdad (Arte) : 500 000 téléspectateurs (1,8 % de part d’audience)

15 Ans et demi (NT1) : 490 000 téléspectateurs (1,9 % de part d’audience)

 

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Dernière soirée de House sur TF1

Attention, le programme est super pour ce soir: on aura la diffusion du 8×21, du 8×22, du 4×01, du 4×15 et du 4×16 pour clore cette soirée! En somme, une grande soirée House attend les fans sur TF1, comme un grand au revoir à la série. Bons épisodes choisis. Voici le programme tv:

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House – Review du 8×20

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Le 12 Mars 2013 fut diffusé le 20ème épisode de la saison 8, la dernière saison de House M.D. Cet épisode 8×20 « Post Mortem »avait récolté l’audience de 6 millions de téléspectateurs. Dieu merci, le titre de cet épisode est le même qu’en VO, c’est d’ailleurs le seul titre qui n’a pas été changé ou traduit. Bien entendu, je ne vais pas pouvoir vous décrire mon état en regardant la VF car la traduction était tellement nulle et exaspérante. Pourtant, je me prépare chaque mardi psychologiquement pour accuser le coup, et ça ne passe pas !

Je vous écris cette review avant la diffusion de la dernière soirée de House le 19/3/2013 qui comportera le 8×21 et le 8×22, je me suis dit de prendre tout mon temps pour ces 3 dernières reviews…

Avant de parler de ce 8×20, revenons en arrière et plus précisément au 8×19. Nous avons assisté à ce fameux huis clos de House avec son ami Wilson, lui venant en aide, lui proposant tout, nous avons également assisté à des moments douloureux lors de la chimio de Wilson, où cette douleur de la Pietà était gravée sur les visages des deux amis, plus solidaires que jamais. Le photogramme était impressionnant, et la mise en lumière des détails du visage où se dessinaient les rides de la douleur et de l’émotion, bref beaucoup de détails techniques nous ont offert un spectacle moribond, triste, émotionnel, joyeux lié à l’état d’âme des deux amis. Ce photogramme (gros plan) habilement utilisé par Hugh Laurie sera utilisé dans les épisodes restants, mais sans que ce soit d’une manière aussi minutieuse et aussi précise. Le jeu des acteurs se combine toujours avec l’effet technique, et cet effet technique est très net dans cet arc final où les deux acteurs RSL et HL auront les visages mis en lumière.

Après cette douleur partagée dans le noir du 8×19, ce 8×20 est très différent dans le sens où le cadre spatial change, on est loin de PPTH, de l’appartement sombre de House. Changement de décor, changement d’environnement ainsi qu’un changement de visages et d’état. Ce qui permet non seulement aux deux amis de prendre un grand bol d’air après le 8×19, mais cela permet aussi au téléspectateur de souffler un peu dans cette finale noire, et de concevoir cet épisode 8×20 comme une sorte de pause avant les deux derniers épisodes de House.  Bref, un épisode intéressant que je vous invite à découvrir à travers cette review ! Bonne lecture de cette autopsie !

I. Kyle

Après l’annonce du 8×18, l’affreuse cure du 8×19, il était plutôt logique que ce 8×20 soit l’épisode de la fuite. Cet épisode est d’autant plus profond et touchant que le 8×19, même si le 8×19 est excellent, ce 8×20 est bâti sur le symbolisme, le silence et les regards qui en disent long. L’attente du résultat est plus terrifiante qu’elle en a l’air car elle décidait du sort de Wilson. Se refugier dans l’oubli et la fuite, telle était la décision de Wilson qui emmena son ami avec lui. Inséparables, le couple d’amis prend un nouvel itinéraire.

Qui dit symbolisme, je lève la main ! Je sens que je vais aimer cet épisode léger en apparence, mais tellement chargé en signes ! (et en chiffres, vous allez être servis !)

« Kyle » le titre de cette partie est une façon un peu gentille pour dire « La fuite ». Nous avons un nouveau Wilson un peu housien, qui décida de mettre un grain de folie dans sa vie, qui entre avec une voiture de luxe rouge et annonce qu’elle lui avait coûté 75.000$. Un petit arrêt pour rappeler qu’au théâtre, le rouge symbolise toujours le noir et la mort, et le prix de la voiture fait penser aux 75% de chances de la survie de Wilson, annoncés dans le 8×19. Dès le début, ça commence visiblement mal…Enfin bref, je ne vais pas prendre chaque indice et en parler mais je vais me concentrer sur cette dualité de la fuite et de la traque, de la mort et de la vie.

Ce qui est intéressant, c’est le masque du déni que portait Wilson le long de cet épisode. Il ne pouvait cependant pas s’éloigner de son ami et avait besoin de lui psychologiquement, voilà la raison pour laquelle Wilson emmena House avec lui. Le déni de Wilson est sous plusieurs formes, comme le fait de vouloir agir comme Kyle Calloway, un footballeur américain qui n’était pas né à l’époque de la jeunesse de Wilson, mais les scénaristes ont voulu donner son exemple puisqu’il est d’actualité (j’avoue que j’ai très mal apprécié cela). Puisqu’on parle de Kyle…Mais bon sang quelle mouche a piqué les français pour changer l’exemple de Kyle Calloway à Juan Manuel Fangio l’argentin ! (pour info, Fangio est décédé en 2005 et il adorait les voitures de course). Rien n’explique ce changement ! On respecte la VO ! Non mais, purée le coup de gueule que j’ai poussé ce soir-là devant mon écran !

Je disais ? Ah oui, le masque du déni. Wilson était en plein déni en rejetant soi-même, en se passant comme étant Kyle le fonceur et non le passif qu’était Wilson, attendant son résultat. Kyle lui permettait d’oublier l’ombre de la mort qui le pourchassait et de foncer à toute vitesse, à l’image de la voiture fonceuse qu’il conduisait maladroitement, et qui reflétait toute la psychologie de Wilson qui rejetait ce qui lui arrivait en allant jusqu’à rejeter soi-même. On avait l’impression que Wilson rejetait même son ami en préférant être Kyle, vivant  100 à l’heure, heureux, indifférent, égoïste, qui se fait plaisir, insouciant, narcissique…tout le contraire de Wilson !

Cette fuite, ce galop incessant reflétait aussi l’insistance sur le temps durant cet épisode. J’ai relevé 36 répétitions des mots qui ont un lien avec le temps comme « heure(s), temps, minutes, secondes… », cette insistance temporelle est comme un rappel d’un compte à rebours concernant non seulement le jour du scanner, mais également la vie de Wilson. C’est une sorte de suspense ! Le plus gros clin d’œil à la fuite du temps c’est la montre de Wilson, mais également celle de House..Nous sommes en finale, ça mérite un compte à rebours non ? Le compte à rebours dans le restaurant « Big one » est un symbole de tout cela.

Wilson préféra se réfugier ainsi dans son passé, loin d’un douloureux présent et d’un futur terrifiant. Choisissant une position fœtale, (c’est une métaphore pour dire se replier sur soi !) Wilson fonce avec House loin du cauchemar qu’il avait vécu (8×19) et qu’il vit toujours. J’adore quand ces deux-là partent en promenade, certains épisodes étaient superbes comme le 5×04 ou même le 6×07. A chaque fois, leur amitié est beaucoup plus mise en lumière.

Si vous me demanderez quel était vraiment le plaisir de Wilson dans ce 8×20 ? Faire un plan à 3 ? Foncer l’adrénaline à fond avec une superbe voiture ? Faire le con en mangeant tout et n’importe quoi ? Je dirais que même se faire plaisir était temporaire, et qu’il y’avait toujours  ce regard sombre et terrifié que seul House comprenait. Le seul plaisir était d’être loin des autres, juste avec son copain.

La traque était terrible : à chaque fois que Wilson avançait sur son itinéraire de vie en tentant de se faire plaisir et d’oublier, il y’a toujours quelqu’un ou quelque chose qui vient lui rappeler son cancer et même pire. Un épisode qui commence par une femme qui décède à 8h 32 ne peut pas être une coïncidence. On commence par un chiffre qui nous rappelle l’échec et la fin (8) et le 5 (3+2). Le vomi, parler du cancer pour coucher avec 2 femmes, le corbillard, le faux crâne chauve, l’accident, le bus, l’attente, la vieille femme…Tous des indices visuels qui nous font repenser à la maladie de Wilson et son impuissance face au verdict imminent à propos de son sort.

Les moments marrants dans la voiture et les répliques tordantes de House et de Wilson nous offrent une amitié sous un nouveau jour. House était là à épauler son ami, il ne cacha pas sa joie quand Wilson mangea comme un porc le big one et il y’a eu à ce moment une accolade amicale entre eux comme étant un message réconfortant et encourageant. On ne voit pas dans les autres road trips de House et de Wilson cela, je trouve que c’est très travaillé sur le non-dit ce qui rend cet épisode plus profond qu’il en a l’air. Kyle est un personnage, Kyle est un masque pour refouler une peur que Wilson peine à dissimuler, Kyle est le symbole de la fuite tout court ! L’amour de la jeunesse était une excuse pour s’éloigner.

Ah, la fuite…symbolisée par la voiture rouge de Wilson ! Pourtant, si je prends la voiture à elle seule, elle ne symbolise pas uniquement la fuite, mais aussi la mort, la vie, le déni et la vitesse du temps qui passe…Ici donc on a une fuite de son présent en se réfugiant dans son passé, et pourtant il est impossible de fuir soi-même, de fuir la réalité, de fuir le destin. Telle est la tragédie humaine…

On ne peut pas passer non plus devant cette décapotable filante avec House et Wilson à l’intérieur, sans penser à une scène presque similaire dans le 8×21, celle de la véritable voiture de Wilson en arrêt, symbolisant l’acceptation et la résignation, le tout dans un espace plus intime et plus fermé.

De même, certains chiffres se répètent incessamment qui renforcent ce côté tragique des choses, comme la répétition de « Wilson » et « cancer » à 5 reprises. Le chiffre maudit en question se répète à 9 reprises mais l’important était sans doute la flagrante apparition dans cet épisode du chiffre 3, regardez comment il se répète « 3 jours, 3 chambres, 3 secondes, plan à 3, 3 voitures, 3 heures, 300, essayer 3 fois d’appeler House et Wilson, 3 ans… » le chiffre 3 est répété sans cesse, bien sûr qu’il peut rappeler les fameux 3 coups de théâtre, mais surtout les 3 coups finaux. Les 3 coups de début ont commencé dans le 8×16. Les épisodes 8×17, 8×18 et 8×19 furent un grand tournant qui apparait plus nettement dans le 8×18 et le 8×19. Le chiffre 3 incarne plus un rôle morbide, voilà pourquoi il est en harmonie avec le 5 ! D’ailleurs, en les additionnant, on retrouve un certain chiffre 8..comme quoi !

Dans le 8×19, on trouve un clin d’œil à ce chiffre 3 avec le « Trinity Park », quoi de mieux que de penser directement à un endroit religieux qui symbolise ce 3 ? Vous l’avez compris, le chiffre 3 sonne la fin de quelque chose ici, comme…une vie par exemple ! J’ai remarqué autre chose : le chiffre 3 s’est répété à 13 reprises. On sait que le 13 n’est pas un chiffre porte-bonheur pour les chrétiens…Bref, la Pietà du 8×19, les chiffres 3 et 13 dans ce 8×20, on a pas mal d’indices religieux inquiétants. Mais si je regarde le chiffre 13 d’un autre côté, il se peut que ce soit une annonce sous-jacente de la future apparition de Thirteen qui a apparu et disparu au 3ème épisode de cette saison.

Un autre clin d’œil au 8×21 ? C’est sans doute la référence à l’oreille coupée. Cette thématique de l’oreille est présente en permanence dans le 8×20, quand Wilson faisait la sourde oreille ne voulant rien entendre à son sujet et le temps qui lui restait pour le scanner. House le lui rappelait tout le temps !

Bref, le comportement de Wilson je-m’en-foutiste, cool, narcissique et en même temps suicidaire, mélancolique et désespéré était une raison suffisante pour House pour accompagner son ami même jusqu’au bout du monde. House est l’ombre de Wilson, il prend soin de lui, le conseille, un comportement wilsonnien plus qu’au 8×19. Les rôles ici se sont inversés, chacun se voit dans l’autre, il est impossible de les dissocier. Leur amitié est mise en valeur.

On a donc Wilson qui n’écoute pas House et s’autodétruit à volonté. Leur promenade n’en était pas une, puisque c’était une fuite mais le destin cruel les traquait partout. L’un avait peur de mourir, l’autre avait peur de se retrouver tout seul et c’est à cause de cette épée de Damoclès que les deux amis avaient le même regard terrifié et sombre face à la mort défilante (le corbillard), qu’ils se rapprochèrent l’un de l’autre au fil de l’épisode. Le dépassement du corbillard en lançant des cris de joie était un sacré doigt d’honneur à la mort, qui les rattrapa sur le chemin et l’accident n’était qu’un symbole du triomphe de la mort, de la courte vie de Wilson, fauchée brutalement par la Faucheuse. Quand Wilson avait parlé du doigt d’honneur que lui faisait l’univers dans le 8×19, c’était à son tour de lui faire un doigt d’honneur en dépassant tout un cortège funèbre. C’est un signe que la mort ne pouvait rien faire devant leur amitié libre et fonceuse.

On avait parlé du risque qu’avait pris House dans le 8×19 en protégeant le secret de Wilson, ici on aborde plus nettement ce risque, à savoir la perte de la liberté. Dans le 8×20, House était indispensable psychologiquement pour Wilson et cet épisode si spécial les concerne de près. Dans le 8×20, on découvre que House n’était pas aussi libre que l’on croyait depuis le 8×09, il était en conditionnelle ne pouvant ni quitter l’état ni dépenser ce qu’il voulait, il était toujours aussi enchaîné et cette thématique de la liberté sera remise sur le tapis surtout dans le 8×21, et on en verra les conséquences dans le 8×22. Car on peut d’ores et déjà dire que le voyage du 8×20 est un clin d’œil au 8×22 ! Bref, c’est le voyage d’une vie…

II. 10 ans

Je crois avoir parlé de Kyle ou la fuite suffisamment pour passer à cette partie consacrée au patient et à Chase. « 10 ans » est un clin d’œil aux 10 ans que Chase avait passé avec House, à apprendre. Larbin à ses débuts, immature et je-m’en-foutiste, Boucles d’or, comme le surnommait House d’une manière ironique-affectueuse, a évolué durant cette fameuse décennie, passant du statut d’ado à celui d’un adulte mature et responsable, et cette saison 8 était également la sienne. Le chiffre 10 a été répété à plusieurs reprises dans cette saison et il peut symboliser la décennie de Chase.

Post Mortem est un épisode non seulement centré sur le Hilson, mais également sur Chase. Cet épisode est la boucle de plusieurs épisodes centrés sur Chase ou faisant allusion à lui. En effet, après le départ de Dominika et l’histoire du père de House, c’est au tour de Chase de plier bagage.

Le patient était très intéressant. Il était un médecin légiste connu dans PPTH. Le cas de Peter Treiber (le nom du patient) était ici un cas miroir non seulement de Chase mais aussi de House !

On découvre que ce patient avait tout fait pour devenir un des larbins de House, il y’a 10 ans, mais c’était Chase qui lui pris la place grâce à un coup de fil de son père. Le patient expliqua également son comportement brutal et dur face à Chase « Vous avez un talent que vous gâchez ». Ayant eu ce que Treiber n’avait pas réussi à avoir, Chase commence son introspection. Ils étaient deux médecins ayant eu deux destins différents à cause d’un coup de fil, c’était le parfait cas miroir de Chase.

On peut se dire que Treiber était le coup de pouce que Chase attendait pour se remettre en question pour de vrai, surtout que Chase ne savait pas quand quitter le nid. Avec l’histoire de Treiber, il avait pris enfin une décision pour sa vie. C’est assez intéressant de voir comment un patient a poussé un médecin à réaliser qu’il avait besoin de changer quelque chose dans sa vie et dans sa carrière.

Il y’avait une alternance entre la décision de Chase et ce que vivaient House et Wilson, mais en fin de compte tous étaient liés par la fin, chacun son sort et son destin.  Ici, Treiber est le subconscient de Chase, ce dernier trouva qu’il faisait tâche auprès de Foreman (doyen de PPTH) et de Cameron (chef des urgences à Chicago) qui ont deux posts intéressants. Il décida enfin de sortir de l’ombre de House.

Plus important encore, fut l’évocation d’Amber, de Kutner et de Thirteen par Taub. Ce qui fait deux morts et une condamnée ! Le registre de la mort est toujours là, la confirmation aussi du retour imminent de tous les personnages absents cités. Joli clin d’œil au 8×21 et surtout au 8×22 ! Ceci dit, tous les termes reliés à la mort ont été évoqué à 11 reprises, ce qui renforce cette prédominance morbide dans l’épisode.

Concernant le cas, on découvre un médecin légiste entrain de s’ouvrir le crâne avec un scalpel (le scalpel peut nous rappeler le scalpel du 8×11 avec lequel avait été poignardé Chase), très minutieux dans son travail de légiste à la quête de la vérité. Peu apprécié pour ses découvertes des erreurs d’autrui et médecin à scandales, il était normal que Treiber accorde sa confiance totale en House, il se voyait en lui. Le diagnosticien de la mort et le diagnosticien de la vie se ressemblent étrangement avec ce côté obsessionnel de la quête de la vérité. D’ailleurs, Park était fascinée par Treiber  et ses méthodes, il sauvait des vies même en restant à autopsier dans la morgue.

J’ai trouvé Treiber plus intéressant que Chase, puisque ce sera lui l’origine du déclic de Chase. Ne voulant être traité que par House, Treiber fut cependant traité par Chase qui utilisa le mensonge envers le patient qui, même en se tordant de douleur, réclamait House. Chase comme on a tous vu, décida de mentir pour le bien du patient malgré l’objection de tous les membres de l’équipe. Seul contre tous, Chase essayait de faire ce qui lui semblait juste surtout qu’il était impliqué avec l’histoire de Treiber et qu’il se sentait coupable quelques parts d’avoir eu sa place dans l’équipe de House grâce à un coup de fil de papa. On découvre Chase sous un nouveau jour, allant jusqu’au bout de sa curiosité jusqu’à être écarté du cas pour mensonges de la part de Foreman. Se retrouver seul avait permis à Chase d’avancer pour trouver sa voie, tout en se concentrant sur le cas comme jamais, il utilisa une démarche pédagogique et comme un grand, il notait sur le fameux tableau blanc dans la morgue.

Il testa ses théories dans la morgue qui est devenue le lieu du différentiel, fit des biopsies de certains cerveaux…Lorsqu’il apparait, un cerveau entre les mains, cela voulait dire plusieurs choses comme le fait qu’il était devenu le cerveau de l’équipe à la place de House. Chase voulait également s’affirmer comme étant différent de House, et ne sortit de la morgue qu’après avoir résolu le cas. Il ressemblait extrêmement à House avec cet air réfléchi, cette fascination des détails, et le mensonge. Chase était le fils prodigue et le digne héritier de House, annoncé implicitement durant des épisodes auparavant. Il avait l’intelligence requise, l’expérience, il avait souffert pour avoir ce mérite des autres et de House.

On remarque aussi le retour de Foreman en tant que directeur, ami et aidant Chase dans les diagnostiques avec la team. Tout s’est passé dans la morgue, le symbole de la mort par excellence de cet épisode. Foreman était presque…sympathique ! (tout comme Adams qui se souciait de House en lui proposant son aide) on découvre l’amitié entre lui et Chase. Foreman n’a pas viré Chase de l’hôpital, et fut discret, tout comme avait fait Chase en mentant au patient et en restant discret à propos de House. C’est grâce à lui si House n’a pas été arrêté pour irrespect de sa conditionnelle.

Il trouvera la solution à la Chase comme au 8×19, mais avec une illumination housienne, et décida de s’en aller après avoir résolu le cas. Son départ coïncide avec les résultats du scanner de Wilson et le passage de relai était très net avec la poignée de mains entre House et Chase à la fin. Même si, au début, il y’avait cette canette de caféine que House avait lancé à Chase qui symbolisait le relai de cet épisode.

Après son au revoir à son « père », Chase prit son envol du nid. Chose qui n’a pas laissé House de marbre et l’affecta. Son regard triste en disait long et ne le retient pas (ça me rappelle Dominika !). Cet épisode réussit donc à boucler la boucle avec l’histoire de Chase qui part à son tour, et je trouve que c’était très bien mené avec le cas-miroir et que Chase avait besoin de cette affirmation de soi et de cet envol, loin de House.

III. Je ne peux pas vivre sans toi

Passage sans transition à la dernière partie qui abordera encore notre couple préféré de Starsky et Huch, dans leur décapotable rouge fonçant à toute vitesse. Dans cette partie, j’ai préféré revenir au Hilson pour tirer au clair certaines choses. Vous avez lu donc dans ma première partie de cette review, cette fascination de Wilson pour un Kyle indestructible. En fait, c’est en écrivant une autre review que je me suis posé la question : mais quel âge avait Wilson puisqu’on avait beaucoup parlé du passé heureux et insouciant ? La réponse était 17 ans, encore une histoire de chiffres qu’on additionne et cette fois, il s’agissait des âges respectifs de House et de Wilson !

Kyle était la façade de Wilson..chose qu’on sait déjà. Mais s’il y’a une chose qui a vraiment attiré mon attention, ce n’était pas l’âge ou l’endroit, mais plutôt le miroir. Si vous vous rappelez, il y’a dans les toilettes du restaurant Big one un très grand miroir dans lequel chacun des deux amis se regardait.

Le miroir qu’on voit dans le Big one est un miroir embué. Ce miroir est comme un écran opaque qui attend à ce qu’une main le débarrasse de sa nuée. C’est sur la surface de ce miroir qu’on voit le masque et ce qu’il y’a derrière. La première partie de ce double miroir reflétait Wilson, parlant sans s’arrêter. La deuxième partie du miroir reflétait House seul, en train de jeter un regard malheureux face au miroir, sans parler. Le stade du miroir peut aboutir à deux attitudes : soit la reconnaissance de l’un dans l’autre, soit la confrontation. Je dirais plutôt la reconnaissance de l’un dans l’autre, vu le regard troublé de Wilson qui se vit dans House.

Bref, cette séquence du miroir scindé en deux c’est justement la rencontre de deux visages qui se reconnaissent, qui fusionnent malgré leurs différences. Ce miroir reflétait aussi leur belle amitié, une amitié complice, composée d’amour et d’identification de l’un à l’autre. Wilson a vu Wilson et non Kyle dans son ami, et c’est cela qui l’a surtout poussé à quitter les toilettes, rejetant ainsi soi-même. Il rejetait House car il voyait un regard silencieux qui voulait l’arrêter et le suppliait d’arrêter de jouer le rôle de Kyle, car plus Wilson dissimulait ses craintes derrière ce masque, plus il voyait sa propre souffrance augmenter dans les yeux de son ami.

Le miroir avait réuni davantage les deux amis, plus inséparables que jamais. Le masque de Wilson ne tient pas jusqu’au bout de l’épisode, c’est juste après leur accident d’avoir franchi la barrière séparant la vie de la mort et en attendant le bus que le comportement de Wilson changea. Si l’année dernière le mot « bus » a fait un grand déclic dans ma tête (je vais y revenir) cette année il y’a des déclics partout XD. On retrouve notre tandem sur un banc attendant le bus avec une vieille femme atteinte d’Alzheimer. Cette femme symbolisait la fin de la vie, la fin d’une course contre le temps, elle était le miroir de Wilson qui s’est reconnu en elle, le destin cruel le rattrapait toujours, c’est pour cela qu’il enleva enfin le masque de Kyle et redevint lui-même. Il resta avec elle en attendant les secours et le bus, bien résigné. Bien que House trouve un taxi, Wilson ne voulut pas y aller en abandonnant la vieille femme seule face à son sort. Le taxi, symbole de la vie, ayant un rôle salvateur, repart vide, et House rejoint son copain sur le banc à attendre le bus, à attendre la mort.

Le bus est toute une métaphore symbolisant la mort. Dans le final de la saison 4, il incarnait la mort, et on se rappelle que House était sorti vivant du bus dans ce final-là. House était également en vie dans le bus du 6×01 qui le transportait d’une vie à une autre. L’utilisation du bus ici par les scénaristes n’est donc pas innocente, car on peut comprendre une certaine allusion à un House qui s’en sortira vers une nouvelle vie, plus vivant que jamais, face à son copain agonisant.

Ce qui renforce cette agonie était le clin d’œil scénaristique à la montre de Wilson qu’il avait vendu afin de pouvoir acheter des tickets. La perte de la notion du temps veut dire qu’il n’y a plus de temps à perdre, que c’était trop tard. La patiente décédée au début de l’épisode était le symbole de la mort mais aussi le miroir de Wilson : elle avait un problème à la poitrine qui l’a tué.

Se retrouvant avec House dans le bus, Wilson craqua, confirmant sa faiblesse et sa peur de l’inconnu. Il confirme aussi le slogan « personne ne change ! » de House. Après une promenade parsemée d’indices, de sous-entendus et de symboles lugubres, tout semblait être contre Wilson, mais aussi contre House. C’est comme si notre couple préféré était maudit de partout !

Bref, le retour vers le point du départ était en lui-même un échec de la fuite, un retour noir que seul les sourires et les regards d’une belle amitié éclairaient.

Durant tout l’épisode, on avait un Wilson qui s’agrippait, qui s’accrochait à House pour éviter sa propre faiblesse, pour sentir un peu de force et de réconfort auprès de lui, une raison de plus qu’il décida de voyager avec House sans téléphone, afin que ce dernier l’écoute. « Tu es programmé pour en parler. C’est comme ça que tu fais face, c’est ce que tu es » dit House à Wilson. Ce dernier en parlait plus par son mutisme et ses gestes désespérés. Le masque de Wilson qui tombe ici, nous rappelle le masque disparu de House dès le 8×19, ce qui confirme qu’on ne peut pas feindre être quelqu’un d’autre à l’infini.

House était d’une tendresse inouïe avec son copain, très humain, cette fois il écoutait le chagrin de son pote avec son non-dit. Wilson explosa en colère contre lui-même et sa manie de dire « oui » jusqu’à tout rater, il s’en voulait terriblement d’avoir gâché sa vie courte de cette manière. Il s’était déjà mis en colère dans le 8×16 concernant sa manie de dire toujours oui. D’une manière générale, ces deux-là n’avaient pas besoin de paroles pour communiquer, le silence et les regards étaient un langage suffisant qu’ils utilisaient depuis des saisons. Ils s’entendaient bien, et c’est lorsque Wilson larmoyant, avouait qu’il voulait être Kyle, loin de la faiblesse de Wilson. Et là, ce fut une jolie révélation de la part de House qui avoua à son tour, qu’il pouvait vivre sans Kyle. Je crois que le titre de cette partie explique très bien ce House voulait dire : il ne pouvait pas vivre sans Wilson. C’est de l’amour, de la tendresse et de la douceur qui caractérisent une amitié si belle et profonde entre deux personnes très fragiles et sensibles, extrêmement liées entre elles avec ce lien solide et magnifique.

Positionnés l’un face à l’autre à l’image de deux amis en pleine symbiose, leur position peut également nous rappeler le miroir. Ils étaient côte à côte tout le temps comme des frères siamois (clin d’œil au 8×02) et passent l’un face à l’autre comme si chacun se voyait dans l’autre et appréciait sa présence.

Face à la révélation de House, Wilson eut un petit sourire et échangea un regard long plein de sens avec House, comme s’il lui répondait « moi aussi». Je les aime bien à la manière dont ils communiquent et s’apprécient mutuellement. House prenait soin de son ami et encore dans cet épisode, il arrivait à le faire sourire malgré l’atmosphère mélancolique et chargée en émotion.

Et comme il fallait tout dévoiler à la fin par le mutisme, c’est lors du fameux verdict du scanner de Wilson que les scénaristes ont joué sur le suspense ! House resta muet, le regard horrifié devant l’écran comme si sa langue était paralysée. Il n’avait rien à dire, mais son regard qui clôturait cet épisode n’annonçait rien de bon. Silence morbide.

Bref, voilà ma review du 8×20 que je poste en ce jour de la dernière soirée de House en VF ! J’espère que vous passerez un bon series finale, un bon avant-dernier épisode, mes reviews à leur propos seront postées tranquillement. Désolé si j’ai volontairement caché des indices que je dévoilerai très bientôt. Vos commentaires sont les bienvenus ! Merci de votre lecture.

Post-scriptum : – J’ai adoré revoir la Honda orange de House !

–  Le personnage le plus sollicité que jamais dans cet épisode est House. La répétition de « House » 27 fois de la part de l’équipe, du patient ou de Wilson montre son indispensabilité, et même quand l’équipe et le patient n’évoquaient plus House, il restait Wilson qui avait besoin de son ami et ce, jusqu’à la dernière seconde de cet épisode !

– Il y’a un chiffre précis qui s’est répété 3 fois dans ce 8×20.

 

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House – Review du 8×19

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L’autre jour, je me suis éclaté en lisant l’acte I de l’épisode 8×19, un épisode spécial réalisé par Hugh Laurie. C’est très intéressant de lire le script en se disant que les acteurs ont bossé comme des fous pour réaliser tout ce qui était écrit. Vous savez (ou pas) que j’ai déjà donné mon avis à chaud concernant cet épisode en Mai dernier, mais sans la moindre analyse. Donc je vais tenter de régler ce petit problème cette année…

Grâce à cet épisode, je me suis réconcilié pour de bon avec ma série préférée, c’était l’élément déclencheur. Diffusé en VF sur TF1 le 12 Mars 2013, le 8×19 « The C Word » alias « Double dose » était presque l’épisode que je connais. Pourquoi presque ? A cause de la sale traduction, du manque d’émotion dans les voix de House et de Wilson. Quand House parle tout bas en VO, inutile de hausser la voix en VF, Atkine ! Ou quand Wilson dit « S’il te plait » en VO, on ne doit pas dire « Par pitié » en VF  et j’en passe des erreurs!! Toujours ce manque total du respect de l’épisode, des répliques et de l’émotion. C’était toujours comme ça, la VF ! Voilà pourquoi je la déteste. Regardez l’épisode en VO et vous verrez la différence…

Cet épisode a donc réuni dans cette avant-dernière soirée de House sur TF1 le total de 6.4 millions de téléspectateurs. Savez-vous qu’il y’a trop de pub sur TF1 ? Mon dieu ça m’a saoulé, 3 pubs en une demi-heure ? Je préfère largement regarder l’épisode en VO sur mon ordi, c’est ce que j’ai fait tellement j’étais traumatisé par la « qualité » de la traduction et le manque d’émotion de la VF (double dose pour moi, lol).

Je vous souhaite une bonne lecture de cette review à propos d’un épisode que j’aime beaucoup. Chapeau aux acteurs, aux scénaristes et aux réalisateurs. 3 parties et c’est parti !

I. Double risque

J’ai adoré cet épisode, et je me suis dit que ce serait marrant de faire un clin d’œil au titre de l’épisode en VF. Nous avons assisté à une fin terrible et noire dans l’épisode 8×18 comme vous l’avez constaté, et cette fin n’était en fait que le début de l’arc narratif final auquel on assiste. Cet épisode 8×19 est un maillon dans cette chaîne finale.

Je vais paraphraser un peu pour commencer. Après l’horrible annonce du 8×18, c’est un autre House qu’on voit d’emblée, se souciant de son ami et se montrant tellement sincère que Wilson accepta son soutien. On remarque aussi le chagrin noyé dans l’alcool dès le départ, et c’est House qui boit à la House. On a l’impression que tout roule, que Wilson avait gardé la tête froide en se concentrant sur son traitement, jusqu’à la fameuse scène avec l’oncologue qui a permis House de se poser des questions.

Wilson avait eu une réaction bizarre devant l’oncologue. Même si la scène faisait sourire, c’est quand même intéressant de voir avec le recul que Wilson était le patient, il était face à l’oncologue qu’il était à voir et à entendre ce que ses propres patients avaient vu et entendu de sa part. Un oncologue miroir qui lui envoie donc une image répugnante de lui-même…On apprend que Wilson a environ 75% de chance de survie (tient, salut chiffre 5 ! lol).

Bref, le comportement de Wilson était de plus en plus suspect (rassurez-vous, je paraphrase toujours !) que House avait tenté en le soulant de lui faire changer d’avis afin d’écouter ses médecins, tentative housienne vouée à l’échec devant l’entêtement de Wilson. En fait, ce que House va découvrir, c’est le fait que Wilson avait pris une décision de se soigner chez lui avec une dose si élevée de chimio qu’il risquait sa vie. Cette décision nous rappelle quand même celle de House lors du 7×22 quand il s’est ouvert la jambe chez lui.

Ceci dit, Wilson avait peut-être décidé de prendre un risque pareil tout en sachant que son secret risquait d’être découvert par House. Peut-être qu’au fond de lui, il voulait que House soit son médecin car il pouvait gérer les situations critiques en gardant la tête froide. Il l’avait voulu aussi sans doute parce qu’il était son ami, et que cet ami l’écouterait et ferait de son mieux pour son bien. On peut s’orienter vers cette réflexion. Ou bien, il voulait tout faire secrètement en prenant tous les risques. Mais s’il y’a une conclusion à faire ici, c’est que Wilson était suicidaire dans tous les cas.

En montrant quelques exemples de patients, on comprend la réaction de Wilson. Beaucoup de ses patients avaient des grandes chances de survie, mais ils étaient morts malgré tout. Et montrer des statistiques à un patient ne prouve rien, juste le maintenir en illusion, entouré de mensonges. Wilson connaissait cela vu qu’il était le menteur ou l’illusionniste face aux malades. Il donna 3 exemples de patients décédés et ayant des grandes chances de survie : 70%, 89% et 96%. John Taylor est le patient qui le touche le plus, je noterai pourquoi plus tard. Wilson connaissait tellement ses patients, leurs noms et leurs dates de décès, chaque patient le touche. Vous ne voyez pas pourquoi j’ai étalé les statistiques au grand jour ? Et pourtant c’est une deuxième annonce sous-jacente grâce aux chiffres. Je vous dirai certainement ce que les scénaristes ont voulu passer comme message, mais ce sera dans un prochain épisode. Je tiens quand même à jouer avec les âges et les dates de décès, et observez combien de fois j’ai eu le chiffre 10 : 64 ans (6+4), 10 Octobre (10, 10). Et oui, il y’ a un faux 10 ! Mieux encore,  il y’a l’âge de 52 ans (coucou chiffre 5 xD). Cela ne vous rappelle pas quelque chose dont j’ai pris la peine de souligner dans une précédente review (8×16)? Dans cet épisode 8×19 non seulement on a nos chiffres répétitifs habituels comme le 5 ou le 10 et j’en passe, mais il y’a l’apparition flagrante de chiffres  dont l’un est le chiffre en « hibernation » se répétant implicitement, et dont l’autre se répète lentement dans cette finale et que je le dévoilerai avec toute cette histoire de chiffres ! On a vraiment une histoire…

Bref, Wilson ne voulait pas qu’on lui mente dans un lit d’hôpital, c’est ce qu’il a toujours fait croyant soulager es patients. Et si on fait une petite déduction, Wilson n’était pas fier de prolonger leurs souffrances (il l’a démontré dans le 6×07 si vous vous rappelez…) ce qui veut dire une chose, qu’un message secret concernant Wilson est en train de défiler devant nos yeux. Il a horreur de leur sort, et ne veut surtout pas subir cela. D’ailleurs ce message caché sera assez net dans le 8×21.

Un double risque dans cette première partie ne concerne pas que Wilson, mais également House. Si on se rappelle bien, House ne voulait plus lâcher son ami, et accepta de suivre Wilson jusqu’au bout de sa folie suicidaire avec son opération suicide. House décida que la cure se passe chez lui en prenant tous les risques pour son ami bien qu’il ait traité Wilson d’idiot. Dans sa logique des choses, il le trouva idiot mais décida de l’aider car c’était logique.  Un scénariste qualifia ce geste d’un « geste logique. C’était de l’amour, mais c’était logique ! ». Et c’est vrai que c’est un mélange d’amour et de logique qui montre à quel point Wilson comptait pour House. Même si ce dernier savait que le désespoir aveuglait son ami avec sa décision entêtée, il savait que l’aider à sa manière était la solution la plus logique.

Le suicide qu’on aborde à peine ici sera de plus en plus évoqué dans les prochains épisodes, ça promet !

Bref, Wilson risquait sa vie avec cette chimio et ce, malgré les tentatives de dissuasion de House en trinquant et en décrivant d’une façon qui fait froid au dos comment Wilson vivra cela, mais comme les autres tentatives de House, ce fut un échec et Wilson ne l’écouta pas. De son côté, House risquait gros en étant complice et en dissimulant aux autres ce que comptait faire Wilson. En effet, House risquait sa liberté, lui qui peinait à rester libre, mais il risquait aussi sa réputation de médecin en se sacrifiant au mutisme, le tout fait par amitié. Il prenait tous les risques car il ne voulait surtout pas prendre le risque de perdre cette amitié.

J’ai un peu parlé de chiffres et je ne m’arrêterai pas, mais il faudra que je souligne l’importance de l’amitié pour House, qui s’est révélé un sacré bon ami. Il se sacrifie pour son ami et franchement, j’ai toujours adoré leur amitié ces deux-là. Chacun se sacrifie pour l’autre sans condition, sans hésitation et sans limite. Leur amitié est mise en lumière dans cet épisode, une belle et vraie amitié traitée d’une manière tellement pudique et réaliste par les scénaristes, que les relations amoureuses.

Autre chose à remarquer : House est plutôt raisonnable dans cet épisode, d’un bon conseil, un peu « wilsonnien » en fixant les limites pour son pote, par contre Wilson est un House aveuglé, suicidaire et tourmenté.

C’est en prenant donc ce double risque que House et Wilson n’en firent plus qu’un, se battant seul dans le noir contre soi-même et contre cette maladie. La question qu’on doit se poser est : c’était un double risque payant ou pas ? La réponse était là, depuis le début, mais c’est l’hallucination qu’a eu Wilson qui est vraiment tout un symbole de cette réponse.

Vous vous souvenez de John Taylor auquel j’ai fait allusion il y’a quelques lignes ? John Taylor fut le patient de Wilson, décédé avec 96% de chances de survie, âgé de 8 ans. John Taylor sera l’hallucination de Wilson, un message morbide, un reflet de lui-même dans un futur proche. Oh que si…Voir la mort en face te parler…Tient donc, jouons un peu avec les chiffres : John (4 lettres) Taylor (6 lettres), et comme par hasard l’âge de Wilson est…

Retour à l’âge du gosse : 8 ans. La mort à cet âge-là signifie non seulement l’insistance sur la mort de Wilson mais en plus, c’est encore l’annonce de la fin de la série avec cette répétition (on est à la 8ème saison non ? lol). Je prends ce chiffre 8, symbole de l’échec, et je fouine ! On trouve la répétition du chiffre 8 en répétant le mot « cancer » 8 fois dans l’épisode, tout ce qui a rapport à la mort des termes suivants « death, die, dying, dead » a été répété 8 fois, et tout ce qui a rapport à la tumeur des termes suivants « sick (malade=4 fois), tumor (tumeur=3 fois), Toomy (nom de la tumeur donné par House=1 fois) » donnera le résultat de 8.

Tout cela renforce encore plus l’échec de la cure et la mort annoncée depuis le 8×02 ! Cela devient encore plus inquiétant si on additionne la répétition de « House » (6 fois) à celle de « Wilson » (2 fois) et on obtient encore un 8. Ce n’est ni de l’arithmétique ni des statistiques, c’est une preuve que la mort concerne à la fois House et Wilson !

D’ailleurs, on les retrouve dans le décor noir et ténébreux de l’appartement de House que j’ai comparé à un tombeau dans ma review du 8×18. Double risque voué à l’échec (je n’ai pas parlé de tous les chiffres 8, on a les 8 Vicodin de House desquels il en a donné 2 à Wilson, on a House qui donnait la Vicodin car la morphine était épuisée depuis 8 heures). Des chiffres, des lettres, des visages, des endroits, tout est sombre, tout guidait un message de pessimisme et d’échec.

II. La Pietà

Nous y voilà arrivés à la 2ème partie de mon analyse. Vous le savez, la Pietà est la position qu’avait prise Marie en prenant son fils Jésus mort crucifié et cette position était représentée grâce à des œuvres d’art, peintures, tableaux, gravures, statues et j’en passe. Je vous dis cela car la Pietà est incluse dans le théâtre car la vulnérabilité et la tragédie qui nous sont représentées et dont les expressions de douleur et d’amour se figent sur les visages. Chose qui intéresse le 7ème art bien sûr et tout ce qui est lié au théâtre.

Dans ce 8×19, nous assistons à une position presque parfaite de la Pietà : House, à un moment donné, était agenouillé, son ami mourant se tortillant de douleur était entre ses bras, et malgré un moment aussi terrible, House veillait sereinement sur son ami mais ne pouvant réprimer une tristesse profonde qui lui échappait de son regard. C’était un moment terrible et le plus silencieux face à une chimio qui tournait mal. (Regardez la photo en haut de l’article, la position de House).

C’est beau l’amitié entre ces deux-là, hein…Vous savez, le plus beau c’était le fait que House laissa tomber son masque face à la mort, et c’est avec plaisir qu’on découvre un House aussi attentionné et chaleureux car au fond, il n’était pas si mauvais que ça le gars. Que voulez-vous, j’adore faire allusion à leur amitié.

Vous allez me dire, mais à part la position de House et de Wilson, qu’est-ce que les lie aussi à cette émouvante position d’une mère avec son enfant ? House n’est pourtant pas une mère ! Et Wilson n’est pas l’enfant de House ! Patience…J’explique !

House ressemble beaucoup à la mère de la patiente (une petite fille très mignonne). La mère, qui est également médecin, reflétait House  avec son obsession de vouloir guérir sa fille, à tel point qu’elle a testé un médicament expérimental sur elle-même par amour pour sa fille. House est presque dans le même cas sauf qu’il a tout risqué pour son ami. Les deux ont des proches malades, les deux étaient des médecins mais n’hésitaient pas à se préoccuper du bien-être de ceux qui leur étaient chers.

House a des gestes maternels, doux, pour pouvoir calmer un peu son ami, et comme je l’ai écrit en haut, il veillait au bien de son ami. La souffrance de la Pietà et son amour se lisaient dans un long regard de House adressé à Wilson. Vous l’avez remarqué, je l’ai capturé : voir le haut de l’article.

Qu’est-ce qui lie Wilson à un enfant ? Sa dépendance totale de House à ce moment-là, il lui avait fait une confiance aveugle en mettant sa vie entre ses mains. Vous avez vu aussi comment Wilson marchait à un moment donné à 4 pattes, une ressemblance frappante avec un gosse qui ne peut pas encore marcher. Mais il y’a bien plus que cela qui lie Wilson à un enfant ! Et là, on va plonger un peu en symbolisme.

Il y’a une chose qu’on ne doit jamais esquiver : c’est le patient du jour. Enfin, la patiente qui s’appelle Emily Lawson. Cette dernière et Wilson avaient des tumeurs tous les deux, sauf que pour l’une la tumeur était bénigne, pour l’autre la tumeur était maligne. Emily et Wilson mourront, la patiente sera morte à cause de l’AT (maladie génétique). Bien sûr que la petite fille guérie à la fin grâce à Chase, mais elle est condamnée à cause de ses gènes, tout comme Wilson qui s’en est sorti grâce à son ami de la chimio, il est condamné mais il ne le sait pas encore. Un message noir et triste.

Ici, Chase résout le cas et confirme ainsi sa place de leader héritier dans l’équipe. Futur diagnosticien ? Il en a l’étoffe ! En tout cas, c’est lui qui avait récupéré le flambeau délaissé par House. Il était le digne successeur de House annoncé implicitement depuis son retour dans le 8×05.

Retour à la petite patiente (et la dernière patiente de cette série), un vrai cas-miroir de Wilson. Une enfant innocente qui sera crucifiée à cause de ses gènes, un médecin incarnant la douceur et la gentillesse crucifié à cause de sa maladie. La mort était couchée sur leurs poitrines.

Ce qui fait également penser à Wilson, c’est le nom même de la petite « Lawson », à l’exception d’une seule lettre tout le reste est approximativement le nom de Wilson, en méli-mélo !

Le petit mort John était également un miroir de Wilson. Cela nous donne une idée sur l’avenir de Wilson qui sera à l’opposé de ce qu’il avait toujours fait : protéger House comme son enfant. C’est House qui va dorénavant le protéger et s’en occuper.

L’idée de la mère et de son enfant est assez claire je crois ! Retour à la Pietà, et à notre couple d’amis dans leur position. C’est un moment douloureux le plus indescriptible de tout l’épisode, qui est lié à cette fameuse promesse. En toute intimité, on nous dévoile cette amitié mise en évidence entre House et Wilson. La masque je-m’en-foutiste de House tombe, il ne fuit pas bien au contraire, un masque laissant découvrir un humain qui ne cache pas ses émotions face à la mort.

On ne pourra jamais dissocier la Pietà de la Promesse, et quelle promesse !

La promesse est un grand moment d’émotion dans cet épisode, c’est également là que House fit tomber son masque rigide pour de bon. En prenant la position de la Pietà, les deux acteurs étaient sérieusement époustouflants !

On découvre deux amis et non un docteur et son patient, deux amis dont chacun avait besoin de l’autre, et dont chacun s’accrochait à l’autre comme une bouée de sauvetage.

Non, aucune limite. Il n’y a absolument aucune limite entre eux. Ils se touchent, aucune gêne, House s’implique. On sait qu’il déteste voir ou toucher ses patients mais avec Wilson, il n’était que l’ami sur lequel on pouvait compter, même s’il s’est beaucoup retenu de craquer.

Wilson avait pleuré comme jamais dans ce moment, plus que lors de l’hallu où il avait pleuré par culpabilité. Voir son ami aussi vulnérable avait beaucoup ému House, qui promit à son ami de ne pas l’emmener à l’hôpital, et ce, malgré tous les risques.

Il est vrai que House était d’une fidélité inouïe, en respectant la décision et la demande de son ami à un moment qui est le plus fort de tout l’épisode. C’est après avoir visionné ce moment-là en Mai dernier que je me suis dit « House fera tout pour Wilson ! ».

Mais j’ajouterai volontiers autre chose. Vous vous rappelez ce qu’a dit John Taylor dans l’hallu? « Vous m’avez promis que je rentrerai chez moi, Dr Wilson ». Cette promesse que Wilson n’avait pas tenu face à John Taylor, à son tour, Wilson voulait que House le promettait et le sortait, il voulait que son ami applique sa promesse, car Wilson à ce moment-là n’était que John Taylor lui-même qui se reconnait en lui, face à House au regard très attendri et compatissant. Miroir entre passé et présent…

Autre miroir du passé, lié à la promesse de House à Wilson. J’ai même crée une fanvid comparative entre ces épisodes. On a beaucoup d’allusions au 7×22 dans cet épisode comme le démontre l’exemple de l’amie de Thirteen qui lui fit promettre de ne pas l’emmener à l’hôpital. Thirteen la soigna sur son canapé et elle resta aux petits soins de son amie. Le parallèle est net avec Wilson qui fit promettre à House de ne pas l’emmener à l’hôpital, il a été soigné sur le canapé de House qui a veillé sur lui durant des jours.

Rares sont les fois où on voit House et Wilson si émus, si proches car en fait, c’était ça leur amitié et ça fait plaisir de les voir aussi bien pour le meilleur que pour le pire.

III. Un chemin pour deux

Ce serait dommage d’avoir regardé cet épisode sans fouiner, vous savez. Regarder terre-à-terre l’épisode peut être sympa, mais cela reste néanmoins insuffisant. J’ai choisi « Un chemin pour deux », un titre assez simple et évocateur de la suite. J’espère que cette partie sera la plus courte car rien avec les deux premières parties, ça fait beaucoup de chemin à lire ! lol

Je commence avec la notion du tiraillement. Durant tout ce final, tout le monde sera tiraillé ! Dans ce 8×19, je donne un parallèle de tiraillement entre House, la mère et la patiente. On verra ou cela va mener…

Ici, House est tiraillé entre aider son ami en tant que médecin ou en tant qu’ami. C’est lorsque Wilson lui demanda de lui promettre de ne pas l’emmener à l’hôpital, que House avait pris sa décision de rester en tant qu’ami aux côtés de Wilson. Ce dernier sera tiraillé bientôt.

Concernant le cas de la mère, elle est tiraillée entre son rôle de médecin et son rôle de mère. C’est un personnage tiers qui aida dans les diagnostiques et ajouta un nouveau souffle dynamique à l’équipe. Vers la fin, elle décida d’être la mère aux côtés de sa fille malade et de son ex-mari.

La patiente est tiraillée entre ses parents qui ont une vision complètement différente de son bonheur. (Au passage, chapeau bas à la petite actrice !). La mère tente de la faire vivre plus longtemps, en l’étudiant scientifiquement, en faisant tous les tests possibles. Le père est loin de cette vision scientifique froide, il veille au bien-être de sa fille comme il l’entend, il connait ses amis, ses enseignants, l’emmène pour s’amuser…La patiente voyait la mort comme salvatrice, pas pour elle mais pour ses parents qu’elle voulait les voir réunis.

Mais cette petite et jolie fille est-elle une patiente seulement ? Ou peut-on dire qu’étant le seul lien réel et stable entre ses parents, elle symbolise aussi une belle amitié qui lie un couple aussi différent que House et Wilson ? Je prends le pari que c’est bien le cas.

On est en train de passer de la technique du tiraillement et du cas au Hilson. Dans cette transition, il faudra alors noter le choc technique avec la variation et le tiraillement de l’obscurité chez House à la lumière de l’hôpital. Cette lumière n’est pas une lumière optimiste ou durable, mais que je qualifie de « lumière noire ». C’est la mort qui a gagné ici !

Regardez à ce propos combien de fois le chiffre 5 était présent : « médicament dans 5 ans », « 75% de chance de survie », « 5 avis médicaux », « 500 globules blancs » et j’en passe…La répétition anormale du chiffre maudit trace une triple fin : celle de House, celle de Wilson et celle de la série puisqu’on est dans les 5 épisodes finaux !

C’est toujours dans les épisodes les plus tristes et obscurs qu’on trouve les moments les plus touchants et les plus émouvants. L’amitié Hilson mise en évidence dans cet épisode est le fil rouge de la série et en particulier de la saison 8.

Qu’est-ce que l’amitié ici ? Qu’est-ce que le sacrifice ? Qu’est-ce que le partage ? House nous donne une leçon à ce propos.

Wilson avait mal, très mal. House avait mal aussi. Il partagea sa Vicodin avec son pote pour le soulager de ses douleurs, se sacrifia pour sentir ce que son pote sentait en donnant tout ce qu’il avait comme analgésiques, et passèrent des jours ensemble à huis clos où House avait pris des risques énormes pour protéger son ami. Ils partagèrent les antidouleurs et les douleurs, c’était très frappant. Mais le mal de Wilson s’était amplifié par la suite, le poussant à crier sa douleur, crier sa rage et crier l’injustice dont il était victime. Wilson à terre, il en voulait à Dieu, à lui-même, à tout le monde et à House qui fut blessé par les propos de Wilson (qui avait dit du genre « je méritais le cancer si j’étais comme toi, un salopard manipulateur narcissique qui n’attire que les malheurs aux autres ! »), certes c’est la douleur qui le poussa à dire cela, mais c’est également ce qu’il se dit réellement, au fond de son subconscient.

House accusa le coup et s’occupa de son ami malade jusqu’à ce qu’il récupéra quelques forces et s’en sort indemne. Les deux avaient deux têtes d’enterrement MDR.

J’adore les regards à la fin entre eux. Wilson lit dans les yeux de son ami un regard de reproche auquel il répondit directement par un long regard d’excuse et de regret, sans un mot. Ces deux-là pouvaient dialoguer sans un mot. Leurs moments étaient inédits, et à revoir encore et encore. House et Wilson nous montrent à quel point leur amitié était vraie, forte, profonde, sincère et extrêmement émouvante et belle. Des émotions qui font passer le téléspectateur des larmes au rire, des émotions qui nous font admirer une telle amitié dans cet épisode où House était prêt à tout faire sans rien demander pour son pote.

On observait de la tendresse et de la douceur entre les deux, surtout de la part de House qui volait au secours de son ami, à le border, à veiller sur lui, et après l’hallucination qui s’est dissipée House était la figure maternelle rassurante, l’ami sur lequel on pouvait compter, dont la main était posée sur l’épaule de Wilson et qui en disait long, du genre « je suis là, ne t’inquiète pas ».

On retient aussi le moment où House relevait Wilson pour l’emmener aux toilettes vers la fin, et qui semblait être bien plus qu’une accolade amicale, plutôt une étreinte.  Franchement, bravo aux deux acteurs ! Les paroles étaient extra (j’analyse toujours à partir de la VO, jamais l’horreur de la VF !).

Un chemin pour deux c’est le chemin symbolique qu’ont pris House et Wilson, chacun accroché à l’autre, marchant droit devant sans regarder en arrière. Cela nous rappelle certainement à nous, qui connaissons la fin, la symbolique de cette allure-là dans le 8×22 ! Cette marche du duo dans ce chemin nous rappelle également le 7×22 (beaucoup de clins d’œil au 7×22 !) quand on se rappelle à la fin, comment House avait Wilson comme appui et comme canne, lorsque sa jambe était charcutée. Dans le 8×19, c’est un spectacle à l’envers ! C’est Wilson qui s’appuyait sur House, il avait besoin de lui, House était devenu la canne de Wilson.

La fin du 8×19 était inattendue et agréablement surprenante. On assiste à une explosion de couleurs avec une explosion de joie et de fou rire le tout accompagné d’une musique vivante et folle. Le meilleur cadeau de House était resté pour la fin : offrir à son ami le sourire, après les dures épreuves qu’il avait enduré dans une ambiance morbide, après les larmes et les souffrances.

House est un excellent ami, il savait exactement ce dont Wilson avait besoin et lui a offert le sourire. « He make him smile ! » (Il le fait sourire !) s’écria une fan US excitée. Le bonheur de Wilson est bien House et vice-versa. Seul House pouvait le faire sourire, et lui faire oublier des jours pénibles. Le rire de Wilson est un rire communicatif qui ne laisse personne de marbre, en tout cas, j’ai adoré la scène ! Beau geste touchant de la part de House, et on sort de l’épisode chargé en émotions et en symboles avec un nouveau regard sur l’amitié entre House et Wilson, et ce dont est capable House en tant qu’ami. La répétition du chiffre 2 n’est pas anodine dans ce contexte du 8×19, un vrai tournant comme l’avait qualifié Hugh Laurie. C’est la disparition du masque…

Un épisode vraiment magnifique nous montrant ce qu’est l’amitié et ce qui est l’amour d’autrui. J’ai beaucoup adoré le regarder durant 10 mois avant de vous l’analyser. J’espère que ce n’est pas trop long lol. Je vous remercie de votre lecture et chapeau si vous avez lu ma plus longue review ! Vos commentaires sont les bienvenus.

Ps : cette photo ci-dessous est un remerciement de Hugh Laurie aux fans qui avaient participé au succès de l’épisode qu’il avait réalisé, à savoir le 8×19 « The C Word ».

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