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CSI: 14×15 – Double 15 et triple 6

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C’est avec une grande tristesse que j’entame l’analyse de ce 15ème épisode, puisqu’il s’est avéré que cette saison 14 est la dernière pour le personnage Jim Brass. Je vais de ce pas tâcher d’être plus méticuleux à son propos, bref grand coup de chapeau à l’acteur Paul Guilfoyle qui laissera un grand vide dans la série. Une 15ème saison, mais voyez le prix à payer. Rétrospectivement, j’aurais dû voir ce coup bas surtout que dans mes précédentes analyses je faisais des remarques à propos de Brass sans m’en rendre compte. On peut même s’en rendre compte quand on voit le générique de la saison 14 : Brass sans aucune arme, le regard triste. Ils ont essayé de passer des messages au téléspectateur concernant Grissom de la même manière.  Bref, le générique n’est qu’un exemple parmi d’autres.

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Dans ce 14×15 « Love for sale » (on peut traduire : de l’amour à vendre) le titre en dit long. Et contrairement à l’épisode précédent, le 14×15 est un épisode plus noir et touchant, méritant amplement un 10/10. Le jeu des acteurs était superbe, Brass et Sara manquent à l’appel dans cet épisode. Cependant, l’atmosphère était tellement captivante que ça allégeait la sensation du vide laissé par les deux acteurs qui s’absentent étrangement (on sait pourquoi concernant l’un des deux).

C’est parti, accrochez-vous ! une atmosphère glauque, morbide et sinistre entame l’épisode avec l’arrêt dans le brouillard d’une voiture dans le noir et une silhouette qui en sort et qui s’éloigne en courant, enfin…à petites foulées. On passe directement au photogramme (gros plan) d’un œil et la caméra s’amuse à poursuivre de grosses mouches qui volent et se posent sur l’œil. Vaut mieux éviter de manger devant l’épisode XD. Ce détail technique n’a pas été abordé depuis les fourmis géantes de la saison 5 !

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On découvre petit à petit le cadavre d’une jeune fille dont le crâne était fracassé. Le premier à être sur les lieux n’était pas le légiste ni même Brass. On s’était bien habitué à voir ce dernier toujours le premier sur les lieux d’un crime à attendre Grissom et son équipe, ah le bon temps ! On découvre un policier black (détective Crawford) qui accueillait Nick. Après quelques coups d’œil, on conclut à un homicide qui s’est passé en dehors de la voiture. La victime semblait être une fille sans histoires, studieuse et sérieuse. Elle a un livre d’algèbre (science) et une bible (théologie), clin d’œil scénaristique aux deux côtés antagonistes de cette saison. Si Grissom à l’époque se posait la question : comment la victime a été tuée ? Nick se pose la question suivante : comment la victime était arrivée là ?

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On revoit après le générique le fameux chiffre 3 qui se répète inlassablement. Finn et les deux légistes étudiaient et analysaient dans la morgue ce qui était arrivé à la victime : viol, agression, vol, la totale. Le doc a situé l’heure de la mort entre minuit et 3 heures du matin (encore un 3 ?). Le doc trouva un morceau de verre dans le genou de la victime. Cette dernière avait les yeux toujours ouverts comme un grand miroir opaque. Finn eut un moment d’absence comme si elle fut hypnotisée par ce regard vitreux qui pouvait la refléter. On sent que Finn n’agit pas normalement, comme si cette victime lui rappelait un passé douloureux. On peut se poser la question : et si la blessure psychologique de Finn était largement antérieure au 14×10 ? Et si le 14×10 n’a fait que remuer le couteau dans la plaie ? Une volonté scénaristique de dévoiler un peu Finn sous un autre jour sans doute, mais c’est vrai que c’est intéressant.

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Pour tout ce qui concerne les familles eppleurées et endeuillées, D.B est là ! On a deux parents qui venaient de perdre leur fille. Les deux ne comprennent pas comment leur ange a fait une fugue alors qu’elle s’investissait dans l’église et étudiait. La mère pleure à chaudes larmes devant le regard compatissant de D.B.

Retour au labo ! enfin on se rappelle que c’est une série scientifique ! Morgan et Greg passent la voiture de la victime au peigne fin. Morgan remarqua une pub qui n’a pas été mouillée par la pluie sur le pare-brise : tient il y’a un 3.99 ! Greg trouva une belle empreinte dans la voiture. Normalement, on devrait commencer par l’extérieur de la voiture et on finit par l’intérieur, jamais le contraire ! Est-ce que vous trouvez que c’est logique de se focaliser sur les empreintes à l’intérieur de la voiture au lieu de commencer par les portes ? Une pub sur un pare-brise, ça se voit quand même !on est très loin de la prouesse scénaristique et technique du 14×05 qui restera apparemment le meilleur épisode de la saison 14 jusqu’à présent !

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Passons au roi du labo, Hodges, qui accueillit Finn avec un jargon que seuls eux ils le comprennent ! On a le Q.I d’un escargot devant les CSI. Hodges détailla l’histoire du bout de verre et remonta jusqu’à sa composition et même à la forme de l’objet auquel il appartenait, trop fort ce Hodges ! Nous, on est émerveillés ! Finn : « pas mal Hodges » comme si elle aurait espéré qu’il lui donne l’adresse du fabriquant et combien cela a coûté. Pourtant, c’était un truc vieux de 100 ans, cela réduit les recherches. Dans CSI, on a besoin de réduire les recherches, tout comme plusieurs séries à commencer par Esprits Criminels où chaque tueur en série a une particularité.

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On va vite dans CSI, mais voilà enfin Jon Wellner qui donne son compte-rendu à Finn. J’avais sérieusement cru à ce qu’on lui botte les fesses, pas Paul. Allons bons, faites une ovation pour le personnage le moins apparu dans cette saison 14 ! Je me suis dit quand on a annoncé le départ de Paul que Henry n’était pas aussi ancien que Brass et que son duo avec Hodges sauvegardait sa place.

Je passe D.B et son compte-rendu inutile pour aller à la salle d’interrogation : non, Brass n’était pas là. Par contre, on retrouve le détective Crawford : et si c’était lui qui occupera la place de Brass ? Trop de sérieux tuera la série, qui semble se contenter de quelques piques de Hodges ! On avait 7 saisons auparavant beaucoup de bonne humeur, de blagues, même les non-fans apprécient la série pour son côté décalé contenant science rigoureuse ainsi que des blagues et des situations hilarantes.

Le suspect avoua qu’il avait trouvé la voiture près d’un bâtiment mais qu’il ne l’a pas volée ou a tué quiconque. Greg et Nick se rendirent sur les lieux, un bâtiment isolé qui peut nous rappeler celui du 14×01 et l’équipe Greg-Nick qui se rendirent là-bas à la recherche de Morgan. Dans le 14×15, Greg et Nick se rendirent dans un endroit qui s’était avéré être un bordel. Les deux CSI, pris pour les « frères Harris » furent assaillis par les prostituées dans une situation à la fois embarrassante, hilarante et coquine. Il fait chaud…mais Nick garda la tête froide et les repoussa gentiment. C’est la propriétaire des lieux qui leur ordonna de s’éloigner des CSI. Elle était vêtue de blanc et avait un sourire tout sauf angélique. Elle n’avait rien vu rien entendu concernant la victime qui serait selon les indices introduite dans le bordel tapissé de rouge. La propriétaire laissa quand même Nick et Greg faire le tour.

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Greg était paumé : il croyait que la victime était très innocente pour être dans un bordel et Nick lui rappela que les apparences sont trompeuses en disant une phrase qui fait réfléchir : « je peux te garantir que toutes les filles qu’on vient de rencontrer ont un père à la maison qui te dira la même chose. » Pourquoi le père ? On dirait la thématique de la parenté qui revient au galop, surtout concernant Brass et sa fille Ellie la prostituée dans le 14×01. On sent un clin d’œil scénaristique indirect à Brass tout le temps dans cet épisode et les paroles de Nick le confirment.

Revenons à Greg et Nick qui découvrent 4 portes : la chambre rouge, la chambre du western, la chambre salle de classe et la chambre de la jungle. Admirez l’imagination coquine des scénaristes ! Nick choisit la chambre de la jungle surtout qu’elle était face à la chambre asiatique, mais le plus intéressant, c’était la chambre du western choisie par Greg. C’était une chambre tapissée de rouge de haut en bas, un rouge couleur ensanglantée. Greg marcha dans la chambre bizarre qui avait des allures inquiétantes. C’est en trouvant des bouteilles de verre antique que Greg tilta et appela Nick : il y’avait une bouteille manquante. Ils cherchèrent les débris d’abord dans la poubelle, ensuite ils examinèrent le sol en bois, c’est la que Greg réussit à trouver un morceau de verre antique identique à celui que Hodges avait examiné, quant à Nick, il réussit à prouver qu’il y’avait du sang sur le sol.

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Avec la découverte de Nick, tout le monde fut arrêté, alors que le superviseur d’un comté essayait de venir en aide aux prostituées. Nick lui parla de l’assassinat, mais le superviseur n’avait pas l’air au courant.

Pendant ce temps, on assiste à un 3 avec Finn qui regardait une des vidéos de la victime sur son ordinateur. D.B entre en scène mais Finn lui fit savoir que la victime était une fille sans histoires. D.B n’ouvrit la bouche que pour informer Finn de l’arrivée de la propriétaire du bordel, ça sent un interrogatoire 100% féminin !

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Presque ! Le détective Crawford était là, avec le même air sérieux (ça craint, si c’est son personnage qui va remplacer Brass dans la saison 15 alors Brass me manquera beaucoup avec son humour piquant dont on raffole lors des interrogatoires !!) accompagné de Finn. La propriétaire avouera que son barman Rex (admirez le beau prénom XD) avait trouvé le cadavre de la victime devant le bordel sur le parking.

Rex et Nick allèrent sur la véritable scène de crime et Rex montra la place exacte de la fille avant qu’il ne se débarrasse d’elle sous l’ordre de la propriétaire. J’aime beaucoup le fait que Nick traite Rex d’idiot, lol.

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Appelés sur les lieux, les lab rats avec Hodges et Henry en tête analysèrent le sol ensanglanté. C’est cool de les revoir loin du labo entrain de parler des exploits sexuels de Hodges dans un bordel. Henry ne mâche jamais ses mots, de l’humour, du sang, un mégot, un vieux penny datant de 1926 (88 ans : 8+8=16 et comme par hasard c’est l’âge de la victime !) et une pierre turquoise dénichée par Henry qui suscita l’intérêt de Hodges.

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Nick et Greg cherchèrent l’arme du crime après avoir laissé la scène du crime aux lab rats. Ils tombèrent d’abord sur l’empreinte d’une chaussure, ensuite sur une pierre ensanglantée digne d’être l’arme du crime. D.B analysa la pierre, mais impossible d’y trouver des empreintes. Morgan analysait toutes les empreintes du bordel toute seule comme une grande, et tomba sur celles du bon père de la victime. Ce dernier resta impassible lors de l’interrogatoire face au détective Crawford et D.B et nia toutes les accusations, en tout cas il semblait surpris lorsqu’il apprit que sa fille était dans le bordel.

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Finn et Greg se rendirent dans la maison close pour examiner les semelles des chaussures et tombèrent sur des semelles dans lesquelles étaient incrustés des morceaux d’ancien verre. Finn interrogea la prostituée suspecte au regard mélancolique. Kirsten avoua qu’elle avait parlé à la victime et qu’elle l’avait laissé entrer. Très en retrait, la prostituée semblait être touchée par une phrase de Finn et faillit dire quelque chose quand le père de la victime arriva et lui sauva la mise. Les deux partirent devant une Finn qui ne comprenait plus rien ! Devant les moqueries de Greg et de Finn, le pasteur leur expliqua que Kirsten était sa fille. Il venait au bordel et payait une grosse somme d’argent rien que pour pouvoir la voir et lui parler.

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D.B et Finn résumèrent la situation : deux filles dont l’une est un ange alors que l’autre a tout pour être le démon et l’assassin. Henry apparut pour la 3ème fois et expliqua que le violeur de la victime était dans la chambre asiatique.

Tient tient, on dirait qu’on parle de ce petit cochon de superviseur du comté ! Nick et Crawford se rendirent sur son lieu de travail et furent surpris par des appels au secours provenant de tous ceux qui bossaient là-bas : leur boss a été attaqué avec une arme par le père de la victime qui voulait venger sa fille à tout prix mais Nick arriva à l’en dissuader. Je trouve intéressant le fait d’avoir donné beaucoup d’intérêt au personnage de Nick Stokes dans cet épisode, Eads jouait très bien son rôle. On a l’impression qu’il est seul, loin, très loin des autres surtout avec l’absence de Paul et de Fox.

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Retour à l’épisode avec l’interrogatoire du violeur par Crawford et Nick, pour lui, la victime n’était pas un ange et avait 18 ans selon la femme qui était son mac et qui s’est révélée être…sa mère ! D.B et Finn l’interrogèrent, et dès qu’ils parlèrent du superviseur, la mère psychopathe mentit mal. Petit à petit, son masque de bonne femme au foyer et de mère modèle s’effrita, se fissura et tomba en petits morceaux. Elle rit lorsque D.B lui dit que son mari, Jim (avouez que cela vous fera penser à un certain Jim Brass !) l’avait sauvé, et c’est toute la laideur qui apparut : elle se fichait éperdument de la vie parfaite et vendait ses filles comme des putes. Sa grande fille, Kirsten, eut peur de la réaction de son père et continua de vivre dans l’enfer dans lequel elle fut jetée. Quant à la jeune sœur, elle essaya de parler à son père de ce qu’elle avait subi, mais sa mère la guettait et la tua avec une grosse pierre. Les preuves l’inculpaient : la pierre turquoise que Henry avait trouvé provenait du bracelet de la meurtrière et des chaussures ensanglantées qui lui appartenaient dans une poubelle. Encore, ce n’étaient pas ses filles et elle n’en a jamais voulu. Le dégoût se lit sur les visages de D.B et de Finn, affaire classée.

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Dernier plan, inutile de répéter qu’il y’a encore un chiffre 3 : Jim le père était effondré et avait tout perdu. D.B venait lui annoncer l’inculpation future de sa femme de meurtre, alors que Kirsten apparut comme de l’espoir pour le pasteur. Il quitta les lieux avec sa fille, laissant D.B seul.

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C’est une affaire qui n’était pas passée comme les affaires précédentes. On a eu tout un registre biblique dans cet épisode comportant des anges, des démons ainsi que des mi-anges, mi-démons ! Tout comme le 14×13, le 14×15 me rappelle étrangement le 14×01 (c’est comme un miroir inversé : dans le 14×01 la fille tue sa mère et dans le 14×15 la mère tue sa fille, et dans les deux épisodes la fille a un problème avec son père), sauf que j’ai l’impression que côté thématiques, c’est le 14×15 qui l’emporte face au 14×13 et c’est le 14×15 qui est l’épisode qui a le plus de similitudes avec le 14×01. On a eu un grand miroir infernal, un double 15 ( 15 ans comme début  de prostitution pour la mère et la fille. Le 15 peut se référer à l’épisode ou à la future saison !) et un triple 6 (15: 1+5=6)  j’ai ajouté le 6 du 16 (âge de la victime) car je me suis concentré dans mon titre sur le côté obscur/diabolique de cet épisode. En tout cas, j’ai adoré le regarder, amusez-vous ! Bonne lecture.

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CSI: 14×11 – La véritable victime de Noël

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Voici donc le dernier épisode de la première partie de la saison 14, le 14×11, qui fut diffusé le 11 décembre 2013. Ils ont fait exprès de choisir le chiffre 11, vous allez me dire…Je n’en sais rien ! Par contre, ce fut le seul épisode inédit de CSI diffusé en Décembre, certainement pour la période de Noël. Et oui, les experts fêtent Noël aussi…à leur façon !

Un regard général sur l’ensemble de l’épisode avant que je n’entame quoi que ce soit : c’est un bon épisode, mais il n’est pas un épisode génial  comme le 14×01 ou le 14×05 ou surtout le 14×09. Un épisode spécial Noël à Las Vegas qui mit des personnages en avant. Petite remarque : Sara est absente dans cet épisode. L’épisode hivernal s’est révélé intéressant, c’est parti pour un petit paragraphe le concernant avant de passer à FreakyLinks, une série vraiment géniale. Enfin bref, le 14×11 valait le coup d’être regardé plus qu’une fois. Pour ma part, il vaut un joli 8/10 !

Après 15 jours d’attente entre le 14×10 et le 14×11, on était enfin servi. CBS s’est contentée d’une rediffusion durant l’attente, alors que sur twitter les acteurs de CSI, les scénaristes et les fans se souhaitaient des bonnes fêtes. Evitant les spoilers, j’ai commencé à regarder l’épisode 14×11 « The lost reindeer » (le renne perdu), on sent bien que c’est un titre pour un conte d’enfants.  L’épisode commence par une voix-off d’une mystérieuse femme racontant l’histoire d’un renne et simultanément, on voyait un renne taché de sang errant dans les rues de Las Vegas devant les gens émerveillés. On passe directement sans transition vers un autre lieu, un jardin rempli de neige où le cadavre du père Noël gisait près de son traineau. Joyeuses fêtes à vous aussi, CSI !

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Brass, D.B et David furent les premiers à se rendre sur la scène du crime. Brass résuma la situation et finit par son humour noir, adressé à D.B : « Joyeuses fêtes » devant le massacre. David trouva une carte qui identifiait la victime comme Brad Fante, « l’informaticien sympa ». Le pauvre s’est vidé de son sang à cause de la section de ses artères fémorales. D.B conclut vite que le traîneau était le coupable, vu ses rails ensanglantés. Un renne avait laissé des traces dans la neige, c’est le même renne qui errait dans les rues de Las Vegas et qu’on avait réussi à attraper. Mais David remarqua quelque chose dans le dos de la victime, et D.B conclut que c’étaient des coups de poignard ante-mortem (5 coups) qui furent la cause de la mort de Fante qui s’accrocha au traîneau qui finit le travail de l’assassin. C’est bien de mettre D.B en avant, un père de deux familles, tout un symbole !

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On envoya sur les lieux Morgan et Greg, qui remarquèrent la neige entrain de fondre emportant la scène du crime dans les flots. Que faire ? Greg remarqua qu’il fallait certains ingrédients, Morgan décida de demander à Hodges de venir avec de quoi sauvegarder la scène du crime. Pendant ce temps et contre toute attente, ce n’était pas Brass qui interrogeait le propriétaire de la maison où le crime s’était passé dans le jardin, mais bel et bien D.B Russell qui ne suspecta pas un mec qui avait le cadavre d’un autre mec dans le jardin !!! l’homme paraissait touché et peiné par le crime, surtout que la victime n’avait pas d’histoire. Par contre, D.B découvrit que le propriétaire était un veuf éppleuré qui avait perdu sa femme il y’a 6 ans, lui laissant un gamin, Blake. D.B compatit et sortit, mais où va le monde ?

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Dans le jardin, Greg collecta un échantillon du sang qui se trouvait sur la fourrure du renne. Plus tard, Hodges était arrivé avec son matériel et fit équipe avec Morgan. En versant de la cire sur une empreinte, Hodges réussit facilement à préserver une empreinte très nette de chaussure avec un « voilà ! » assez marrant.  Morgan préleva une bonne quantité de neige ensanglantée pour analyse ADN. Quant au pauvre téléspectateur qui regarde, il ne lui manque plus que de faire la pom-pom girl devant les experts « ouah vous êtes trop forts…Eh-Oh ! ho ho ho ! » de l’ADN conservé, cela dépasse un mammouth congelé ! Qu’est-ce qu’on peut faire sans les experts ? LOL.

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Hodges ne cacha pas son désintérêt de Noël à cause de son père scientifique, encore une autre facette de la vie de Hodges qui fut dévoilée par ce dernier, la dernière fois qu’il avait parlé de son enfance et de son père fut dans la saison 13, face à Elisabetta. Pendant que Morgan parlait, Hodges leva la tête et regarda quelque chose avec intérêt. Etonnée de son silence, Morgan regarda Hodges puis leva la tête à son tour : un enfant leur faisait coucou avec la main. Enchantée, Morgan lui fit coucou et décida d’aller l’interroger avec Hodges. Mais si tout le monde fait des interrogatoires à la place de Brass, où est passé ce dernier !!! c’est le monde à l’envers, enfin passons.

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A la morgue, le doc s’éclatait à tourner la victime, qui avait tout d’un mannequin en plastique mal fait qu’une appartenance humaine ! Nick entre, posa des questions brèves alors que son regard se posait sur une boîte qu’il s’est empressé d’ouvrir. De la tisane offerte pour le doc.. mais de la part de qui ? Nick pensa que ça doit provenir de Russell, mais place au sérieux ! on a un cadavre ! il ne manquait qu’un lait-de-poule à ce duo pour faire la fête dans la morgue XD.  Le doc trouva dans une plaie du visage de la victime une fibre synthétique, et dévoila le charmant contenu de l’estomac : du lait et des cookies. Une information assez intéressante !

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Retour à Morgan et Hodges, cette fois en compagnie de l’enfant qui regardait sur un écran sa mère lui lisant l’histoire du renne perdu, mais elle n’ira pas jusqu’au bout car le téléphone l’avait interrompue. Morgan était très à l’aise avec l’enfant, elle était assise à ses côtés, et discuta avec lui. Dans le plan, Hodges paraissait mal à l’aise avec l’enfant, il avait pris ses distances et demeura silencieux.

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C’est lors d’un passage bizarre que l’enfant raconta que Hodges réagit. L’enfant était témoin d’un renne qui, selon ses dires,  était sur les escaliers, donnant des coups de sabot au sol. Hodges trouva cela complètement absurde et se lança dans une explication scientifique pour tenter de trouver une explication rationnelle aux dires de l’enfant, qui était selon lui dans un rêve paradoxal qui ferait que tout ce que l’enfant a pu voir n’était pas réel. Il ne s’aperçut pas de son délire devant l’enfant et Morgan qui le suivirent, les yeux ronds ! Blake, n’ayant rien compris sauf la dernière phrase, demanda si le père Noël existait, et c’est Morgan qui cloua le bec de Hodges en mentant à l’enfant devant un Hodges dont les yeux crièrent « Nooon ! il n’existe pas ! » Sans le savoir, Hodges suivait les traces de son père qu’il avait critiqué et avait failli détruire un mythe auquel croyait Blake.

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Au labo, c’est Greg le maestro ! il prenait des échantillons de sang dans la glace prélevée par Morgan et Hodges, il découvrit dans la neige fondue des restes d’un poisson avec de la cocaïne et que la trace de la chaussure appartenait à un certain type de chaussure. Trop fort ce Greg ! rien ne lui échappe !

De son côté, D.B nous fit découvrir la partie la plus hilarante de l’épisode, en entrant dans le labo de Hodges. Ce dernier portait des cornes de renne sur la tête, D.B resta sans voix avant de dire « ça te va bien » lol. Hodges résout l’histoire de l’enfant et la fibre du doc : c’était un être humain qui portait un costume de renne, y compris un sabot avec lequel il avait donné un coup au visage de la victime. Russell n’en revenait pas, alors que Morgan trouva une lentille de contact sur l’escalier indiqué par l’enfant, ce qui confirma la version de l’enfant et l’explication de Hodges. Le numéro de série indiquait une femme, plus précisément une strip-teaseuse « Mademoiselle Renne 2013 » découverte par D.B et Morgan, et qui fut interrogée par Brass dans un passage hilarant XD.

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Embauchée par Fante, elle lui donna un coup de sabot quand il voulut aller plus loin. « Pourquoi ? » demanda Brass, et elle lui expliqua qu’elle n’était pas une pute. Elle avait un solide alibi, celui qui la filmait l’avait accompagnée après son altercation avec le père Noël. D.B Russell et Finn trouvèrent que les caméras de surveillance confirmaient les propos de Rachel la strip-teaseuse, donc retour au point du départ. Durant la conversation, D.B remarqua un nouveau bracelet au poignet de Finn qui avait cru que D.B le lui avait offert, et D.B finit par lâcher : « Je déteste Noël » lol.

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De son côté, Nick découvrit dans une vidéo deux pères Noël : l’un des deux avait bu du vin. Les déductions de Nick et de D.B étaient que le véritable visé était le père Noël buveur, et non l’informaticien sympa. Une autre vidéo montra que le mystérieux père Noël était l’éleveur des rennes et le fournisseur de neige qui était présent lors de la fête. Greg apparait pour informer Russell et Morgan que l’éleveur des rennes était un passeur de drogue. Un mauvais père Noël selon Morgan, mais qu’il fallait trouver avant qu’il ne soit tué par le tueur. C’est Brass qui s’en chargea en l’arrêtant.

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On découvre plus tard des messages échangés entre Jason Walt (le faux père Noël) avec un prisonnier un dénommé Gary Lee Walt, un dealer, et c’était le grand frère de Jason Walt. Gary avait tué la femme du propriétaire de la maison, le père du petit Blake. Admis à l’hôpital pour insuffisance rénale, Gary expliqua à Nick que son frère était compatible avec lui et qu’il allait lui donner un rein. Les deux frères étaient arrivés à un accord pour que Jason sort grâce à une caution, Gary voulait avoir un rein coûte que coûte pour avoir un magnifique Noël en enchaînant avec un « ho ho ho », j’adore cet acteur qui avait joué en guest dans House, avec plus de cheveux sur le crâne ! Même avec le crâne rasé, il a une vraie tête à claque !!

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Bref, le tueur était quelqu’un qui voulait détruire le rein de Jason pour priver Gary de vivre, selon l’hypothèse de Nick. La seule personne à suspecter était le veuf éppleuré que D.B n’avait pas suspecté au début ! Brass enfonça la porte de la maison et ne trouva pas son propriétaire, mais trouva en revanche Blake, son fils, caché. Ce dernier les informa que son père a été enlevé par des personnes. Plus tard, Brass apprend à Nick que l’enfant ne voulait parler qu’à une seule personne, qui n’était autre que Hodges, très surpris d’ailleurs. Morgan essaya de le mettre à l’aise et lui donna un chocolat pour l’enfant.

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C’est une scène mignonne je trouve, dans laquelle était apparu Hodges très mal à l’aise mais qui sourit à l’enfant qui lui souriait. Scène très silencieuse, où Hodges prit son courage à deux mains et s’assit face à l’enfant, là je me suis exclamé : « Ha ! la scène du miroir ! ». Blake était allergique au chocolat comme Hodges, bizarre comme similitude. Sentant tout le poids de l’enquête sur lui, Hodges tenta de faire parler Blake en le complimentant sur sa montre, mais l’enfant fut très direct avec Hodges : « tu es un scientifique, tu connais des grands mots ? » Hodges acquiesça. Lol.

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L’enfant avait entendu un mot « grand » lorsqu’on était entrain d’enlever son père, un mot qu’il avait essayé de répéter correctement à Hodges mais en vain. Hodges devina le mot et remit l’enfant dans le contexte : l’enfant, curieux, lui posa des questions et Hodges lui répondit. L’histoire tournait autour du camion qui était là depuis le début de l’épisode. L’information était capitale, et Blake demanda à Hodges si son père va bien, et c’est un Hodges admiratif qui sut employer des mots touchants : « tant qu’il sait quel adorable, intelligent fils qu’il a, il va se porter très bien. C’est un papa très chanceux ». Un lien spécial était crée entre « l’homme scientifique rigolo » et l’enfant. Bref j’adore cette scène !!

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L’interrogatoire de Blake par Hodges lança Finn et Greg sur une nouvelle piste : la source d’eau d’où provenait toute cette glace artificielle. Les ravisseurs auraient besoin d’un lieu isolé pour torturer le père de Blake (je déteste citer tous les noms des suspects ou des victimes XD) et grâce à Super Greg, on localisa très vite le camion. Hola ! ça va trop vite ! la fusée Greg bat le record de la rapidité de l’analyse de l’eau (moins d’une minute) et bien entendu, la police arrive toujours au bon moment grâce à nos experts et empêcha ainsi le petit frère de Gary Lee Walt de démembrer le père de Blake. Brass, qui était sur les lieux, arrêta Jason Walt sans un seul coup de feu, malgré les supplications du père de l’enfant à Brass de le venger en tuant Jason Walt. Le complice de Jason fut abattu sur-le-champ, et c’est Brass qui se chargea d’une double arrestation : celle du père de Blake qui avait commis un meurtre par erreur croyant tuer Jason, or il avait tué Fante. La deuxième arrestation était celle de Jason Walt, qui avait enlevé et tenté de tuer le père de Blake, sans parler du fait qu’il dealait de la drogue.

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On retrouve D.B Russell et Brass entrain de discuter des deux arrêtés. L’homme qui était le plus à plaindre selon Brass, était Ryan le père de Blake, qui n’était qu’une victime. On sent l’amertume dans le ton employé par Brass qui regrettait au fond de ne pas avoir appuyé sur la détente en disant : « perdre ta femme comme ça… » très ému, Brass ne finit pas sa phrase, alors que D.B resta silencieux par respect, surtout que cette tragédie rappela à Brass sa propre tragédie vécue lors du 14×01. Ce dernier dit à Russell que lors de la garde de Walt, il y’a eu une interversion de bracelets et le petit frère a pris le mauvais bus, loin de Las Vegas. Tragédie pour Gary Lee Walt qui sera mort avant même de retrouver son plus proche parent sur lequel il comptait pour survivre grâce au don d’un rein.

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Mais le plus tragique dans tout l’épisode, c’est qu’un enfant innocent finit seul, sans parents, dans les fêtes de Noël. C’est la véritable victime, qui souffrait déjà du manque de l’amour maternel, et qui venait de perdre l’amour paternel avec un père qui ne pouvait vivre que dans le passé, et dont toutes ses pensées et ses sentiments furent consacrés à la haine et le désir de la vengeance. Blake se retrouva seul, mais Hodges ne le lâcha pas et s’assit près de lui en lui expliquant que « des gentilles personnes » l’emmèneront chez ses grands-parents, le petit lui demanda s’il avait lu l’histoire du renne perdu, Hodges répondit qu’il avait entendu la première partie, Blake décida de passer directement à la lecture de la fin. Finalement, Hodges s’en sort à merveille avec le gamin !

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Au début de l’épisode, on avait la voix-off d’une mystérieuse femme qui lisait le début de l’histoire, on conclut que cette voix-off n’est autre que celle de la mère morte de Blake. C’est la voix-off de ce dernier lisant la fin de l’histoire à Hodges qui termine l’épisode, avec l’équipe de CSI fêtant Noël. La toute dernière scène qui clôt l’épisode pour de bon fut une grande pancarte de Las Vegas dans un joli globe que Hodges tenait en main et contemplait. Un papier accompagnait ce cadeau pour Hodges, où on pouvait lire « David, tu es mon héros. Ton père Noël secret, Morgan ». Un très grand sourire se dessina sur les lèvres de Hodges en lisant le mot…

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Bref, c’était un épisode fort sympathique. J’ai aimé le fait qu’on mette Hodges en avant, ainsi que D.B, ou même la référence au 14×01 concernant Brass. J’aime bien quand l’équipe se réunit, et je crois que c’est une première de les voir tous entrain de fêter Noël (à l’exception de Sara et de Hodges qui a sa propre conception de Noël). Personne ne resta seul, même le petit Blake qui ne fut pas abandonné par le scientifique rigolo. Chapeau aux scénaristes pour cet épisode ! J’ai adoré la musique de fond et la méthode technique avec laquelle commence l’épisode et se termine !

 

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CSI: 14×09 – Le diable dans la peau

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Pendant cette pause hivernale de CSI, j’ai enfin arrêté ma pause concernant CSI puisque je me suis arrêté à la 8ème review de cette saison 14. Après avoir regardé plus de 6 saisons d’Urgences durant ce mois de Décembre, sans parler d’autres séries, il fallait bien s’arrêter pour des reviews qui clôtureront ce dernier mois de l’année 2013 !

Pour revenir à CSI, pour sa nouvelle saison 14, on a eu de l’émotion, de l’humour, du noir, du passé, du nouveau, sans oublier le fil rouge de cette saison centrée sur la thématique satanique. Cette dernière était flagrante dès le 14×01, sous-jacente dans d’autres épisodes, mais c’est le fameux 14×09 qui arrive à détrôner l’épisode satanique 14×01 ! Autre chose : ce 14×09 « Check in and check out » arrive en premier côté audiences de cette première partie de la saison 14 avec 11 millions de téléspectateurs, un chiffre inégalé !

J’ai tout simplement adoré cet épisode gore de chez gore, comme on aime dans CSI ! C’est rouge, on a des cadavres partout, et c’est aussi le retour flagrant de Nick qui a vraiment montré la nécessité d’avoir un personnage aussi important que Nick dans cette histoire de fous. C’est d’ailleurs lui qui a le plus gardé son sang-froid face à ce qui s’est passé. Mis à part son look un peu à la Grissom saison 5, Nick assure une réelle place de chef d’équipe face à un D.B presque transparent depuis le 14×01.

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Bref, je placerai cet épisode en 2ème position sur le podium derrière le fameux 14×05 inégalé jusqu’à maintenant côté qualité scénario-technique. Sur 10, je donne un 10 pour le 14×09 et je dis : encore ! Franchement, CSI se distingue par ses décalages et ses personnages des spin-off (CSI :Miami et CSI :Manhattan) et c’est ce qui la rend meilleure et riche. Vivement une saison 15 !!!!

Retour à nos moutons : le 14×09 est un épisode bizarre et gore. Il commence par la découverte d’un couple assassiné dans la chambre 114 d’un motel. Brass, David, Nick et Finn se déplacent sur les lieux (dans cet épisode Sara est absente car l’actrice était en voyage ailleurs pour défendre les animaux) il faudra expliquer au téléspectateur l’absence bizarre de D.B ! C’est quand même le big boss, on peut se poser des questions. Il faut vraiment mettre ce personnage en valeur !! Après le briefing de Brass, on passe directement à la chambre maudite. David s’occupe déjà des cadavres en comptant les coups de couteau (72 coups, je rêve ou c’est un 7+2=9 ? tout est possible), les jets du sang attirèrent l’attention de Finn, quant à Nick, il analysa globalement la pièce avant de faire remarquer à ses camarades qu’il y’avait eu deux précédents meurtres qui s’étaient passé dans la même chambre 114. J’ai eu l’impression qu’il y’avait un petit clin d’œil à la saison 14 avec le 14 dans le 114, tout comme j’ai eu l’impression que c’était un clin d’œil à une future saison 15 (addition : 1+14=15) mais plus important encore, c’était ce fameux 6 (1+1+4=6) qui se répète aussi avec les 6 poupées en porcelaine éclairées par Finn. Le chiffre 6 se répète une troisième fois lorsque tous ceux qui auront perdu la tête atteindront le nombre de 6. J’espère que vous n’avez pas perdu la tête en essayant de me comprendre, lol !

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Dès le départ, on nage dans l’inquiétude et le suspense : on démarre avec 3 scènes de crimes qui s’étaient passées dans la même chambre du motel. Ça promet !

La chambre stagnait dans une obscurité rougeâtre morbide, Finn se mettait dans la peau du tueur, des poupées poignardées, une poupée décapitée…Le tout dans une lumière rouge qui met en lumière cette chambre si spéciale. Nick avait relevé l’empreinte d’un pied, Finn remarqua l’empreinte visible d’une main sur un meuble, les deux empreintes étaient ensanglantées, les deux comportaient chacune d’elles un chiffre 5. Est-ce vraiment un hasard ?

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Pendant que Brass s’occupait de l’interrogatoire du propriétaire du motel, Nick était entrain de chercher des indices dans la charmante salle de bain verte. Il trouva un shampooing avec un joli 9 dessus (ok j’oublie le numéro de cet épisode lol), une brosse à dents le tout jeté à la poubelle avec le ticket de la pharmacie de laquelle il y’a eu ces achats, mais la paire des ciseaux notée sur le ticket n’était plus là. J’ai remarqué un double 13 dans le ticket (11/13/13 qui est la date du jour maudit), bizarre ça…Pendant que Nick était entrain de lire le ticket, Finn déposait les 8 poupées poignardées sur le lit, ce qu’il faudra noter c’est que le véritable nombre de ces poupées est de 9 poupées, la neuvième a été emportée comme un trophée par le véritable criminel.

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Enfin, D.B fit son entrée dans la morgue avec le Doc pour en savoir plus sur le vécu des deux victimes, mais le plus important c’était le compte-rendu de Morgan et de Greg à propos des deux autres affaires du motel autour de deux boîtes. Première affaire : un homme lacéré à mort (remarquez l’éclairage rougeâtre-verdâtre du cadavre et de la scène du crime) avec un couteau 11 mois auparavant. Deuxième affaire : un couple agressé 4 semaines auparavant, la femme décédée dans son sommeil, le mari attaqué dans la salle de bain mais qui survit (admirez la manière de répéter scénaristiquement « 114 » avec 11 mois+4 semaines ! C’est une obsession !  il y’a aussi une répétition de « salle de bain » pour la deuxième fois, chaque répétition n’est jamais innocente dans un épisode !)

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Je trouve cet épisode très « CSI » pur et dur, loin des chagrins d’amour ou faire l’idiot pour séduire la belle. Voilà ce qui plait à tout téléspectateur : gore power ! On met toutes les enquêtes en évidence, j’adore. On a tout : émotion, action, gore, meurtres à gogo…J’ai passé la soirée de la diffusion à rigoler à propos du motel avec Wally, Jon et Elisabeth (un live tweet de fous avec les fans et les non-fans !). Le lendemain, Jon afficha les audiences qui étaient les meilleures de la saison 14 jusqu’à maintenant. La reprise de CSI sera le 15 Janvier 2014, choisir une date pareille n’est pas anodin à mon avis. Un clin d’œil à une future saison 15 ? Je trouve qu’il y’a eu pas mal d’indices à ce propos (les calculs de spoilers tv, le 14×08 avec l’apparition de Sherry Stringfield la star d’Urgences, une série qui a duré 15 saisons, l’hommage et les clins d’œil dans le 14×05 etc). Vivement !!

Retour à l’épisode 14×09 cette fois avec Nick et l’histoire du vieillard. Je n’ai rien contre le personnage du vieux qui habite la chambre 115 (je ne pense pas à la saison 15 !), mais j’ai du mal avec l’acteur. On dirait qu’il avait appris son texte par cœur, sans s’y investir (aucun ton, regard bof). Sinon j’aime bien son texte à propos de Dieu, de l’innocence, du péché et du jugement, lol. On dirait la religion (vieillard) face à la science (Nick). Beaucoup d’indices bibliques sont là dès le début d’ailleurs, ce qui peut nous rappeler la thématique diabolique sur laquelle est fondée la saison 14 : le chiffre diabolique 666, le redoutable chiffre 13, les paroles du vieillard du 115, le mot « anges » répété par le sdf trouvé, le mot « possédée » répété par la prof des maths…

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Après que D.B et Henry ont admiré le scintillement des draps dans le noir comme une galaxie fraîchement découverte, Henry réussit à trouver l’ADN d’un mec qui était visiblement amoureux de ladite chambre. Mais il n’était qu’un témoin de la surgissante agressivité de sa cliente à laquelle il finit par donner une raclée pour survivre en se défendant contre cette folie.

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Greg et Morgan finissent par poser des questions au mari hospitalisé de la victime n°2. Trous noirs, imaginations, blessé plus psychologiquement que physiquement, il ne reconnut pas le suspect.

De son côté, Hodges progresse à grands pas en donnant son compte-rendu à Finn, il avait isolé les indices récoltés par Nick et les avait analysé de telle manière qu’il détermina que le présumé tueur des victimes n°3 n’était qu’un sans-abri. Grâce à quelques recherches, Finn et Nick trouvèrent sous un pont le sdf aux pieds ensanglantés, ayant l’arme du crime sur lui qui était une paire de ciseaux.

Le sdf aux cheveux roux (trop de rouge dans cet épisode) se rappela de ses hallucinations auditives (les poupées qui lui parlaient) et des coups de ciseaux qu’il leur avait infligé, sauf qu’il ne se rappela pas du meurtre des Smith qui l’avaient secouru et lui avaient même offert leur salle de bain (bizarre, c’est le deuxième meurtre dans lequel on parle de la salle de bain !) bref, le pauvre sdf fut arrêté pour un double homicide, devant une Finn mal à l’aise qui ne partage pas la satisfaction de D.B, ravi de boucler cette affaire si vite.

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Grâce à la négligence de D.B, on retrouva une prof cinglée marmonnant n’importe quoi, une bouteille brisée ensanglantée dans la main. Dans la chambre 114, la police découvrit le cadavre d’un jeune homme tué d’une telle rage similaire aux autres meurtres. L’histoire de fous continue : qu’est-ce qui a poussé la prof à tuer son élève ? La liste des victimes s’agrandit, personne ne savait se qui se passait dans cet asile. La prof des maths assura qu’elle se sentait possédée, une femme ayant un esprit scientifique qui parlait de la possession, c’est le bouquet pour un épisode oscillant entre science et folie. Morgan suspecta la chambre (ce n’est pas trop tôt !) car elle reliait tous les meurtres, Nick approuva en choisissant Henry et Hodges pour aller faire des analyses dans la chambre maudite afin de trouver ce qui clochait.

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Franchement, j’adore les lab rats sur le terrain car ils ont un regard différent, ils sont moins impliqués et plus impartiaux. Le duo Henry-Hodges a prouvé son efficacité à plusieurs reprises aussi bien au labo que sur le terrain, mais cette fois les scénaristes avaient une idée en tête : mettre l’amitié Henry-Hodges devant une épreuve très rude pour montrer sa force par la suite.

Comme un vieux couple, Henry et Hodges s’envoyaient des piques et c’est Hodges qui grognait tout le temps. Quoi de mieux qu’un épisode aussi gore avec une touche d’humour !! on ne retrouve pas ce type de crimes et cet humour prononcé dans CSI :Miami par exemple. J’ai failli perdre la tête en voyant qu’Horatio jouait les héros avec une balle dans les côtes : Respect ! dans CSI ce serait inimaginable, dans House ce serait l’internement à vie dans un asile, dans Urgences ce serait la charcuterie à domicile…J’adore parler d’Horatio lol, retournons à nos moutons !

Henry s’occupa de la chambre rouge, tandis que Hodges s’occupa de la salle de bain verte. Alors que ce dernier venait de jeter un coup d’œil au miroir, son visage fut aspergé par un aérosol chose à laquelle il ne donna aucune importance, et continua d’analyser tout dans la salle de bain. Henry, s’inquiétant du silence de Hodges lorsqu’il l’interpella à propos du pied-de-biche, décida d’aller chercher le pied-de-biche dans le kit de Hodges, mais il fut stupéfait en voyant son ami grognant, le visage rouge, se tenant devant le miroir. Henry passa de la stupéfaction à l’inquiétude pour l’état de son ami (Wally reconnut que c’était sa scène préférée, devant le miroir). « Je sais qui tu es » grogna Hodges, en se regardant dans le miroir. Henry tenta de lui faire comprendre qu’il n’allait pas bien, mais Hodges avait subi une réelle métamorphose à la Hulk, sauf que le vert était la salle de bain. Hodges finit par jeter son ami violement dans le miroir qui se brisa, alors que le pauvre Henry choqué, surpris et horrifié, entendit Hodges hurlant « Je vois qui tu es ! ». C’est-à-dire qu’on nage dans le délire le plus total en voyant un personnage scientifique au regard égaré tentant du tuer son ami d’une rage inexpliquée, on dirait un Hodges diabolique.

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Ce passage-clef de Hodges et la scène du miroir est très intéressant. Hodges est certes bizarre, un scientifique un peu fou, mais il ne ferait jamais un tel acte. Son regard fou s’arrêta sur le miroir brisé qui reflétait un Hodges aux mille facettes, avant de se tourner vers sa future arme de crime : le pied-de-biche ! Henry, horrifié et terrorisé, eut le reflexe de s’échapper pour appeler de l’aide.

Cette scène est un mélange de film d’horreur, de science-fiction et de crime. Une scène complètement décalée avec la série et les deux sympathiques personnages qui étaient passés de scientifiques à un chasseur et son gibier, à des ennemis, à deux victimes de la chambre maudite 114. Plus tard, Henry assura à Nick que Hodges n’était pas lui-même, et qu’il allait réellement le tuer. Nick n’en revenait pas en souriant : « Hodges ? » mais l’état de choc d’Henry et l’état de Hodges le poussèrent à réfléchir. Sédaté par des infirmiers, Hodges fut emmené à l’hôpital. Henry a eu le reflexe de prendre un échantillon de la salive de son ami, j’aime beaucoup la manière avec laquelle les scénaristes ont traité cette amitié. Ici, Hodges était la clef et c’est grâce à Henry qu’on a découvert que Hodges a été drogué (dans House, Park a été droguée mais cela a viré à une situation hilarante contrairement à CSI !!), et c’est Nick et Greg qui découvrirent la source provenant de la chambre 115 cachée derrière un tableau du Christ (encore un clin d’œil religieux), c’est-à-dire celle du vieillard. Le vrai coupable ou le marionnettiste était le propriétaire du motel qui trouvait génial de regarder les gens s’entretuer car ça pimentait le spectacle et l’évitait de s’ennuyer. Brass ne trouva aucun mot pour commenter les actes d’un cinglé pareil…un vrai sociopathe !

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Le terrible moment entre Morgan et le mexicain qui avait tué sa femme sans le savoir. On a une seconde scène du miroir, sauf que le gars jeta le miroir qui lui avait dévoilé son côté obscur, un visage hideux qui se décomposait en écoutant Morgan. Une scène-miroir poignante, comme l’ouverture du rideau du théâtre sur une scène tragique.

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En somme, dans cet épisode on dénombre 10 victimes, dont 5 étaient morts et 5 avaient survécu. La répétition du chiffre 5 n’est pas anodine si on se rappelle les empreintes d’un pied et d’une main dans la chambre des horreurs. En général, le terme adéquat pour un épisode pareil est « Death » (5). Un autre chiffre que j’ai déjà mentionné se répète à la fin de l’épisode : le chiffre 13 avec toute sa portée significative, qu’on peut deviner en liant les chambres 114 et 115 : 1+1+4+1+1+5=13. Et pour conclure cette liste noire, quoi de mieux que de calculer le nombre des personnes qui ont perdu la tête : 6 au total en incluant Hodges bien sûr. C’est un 6 en rapport avec le 666 déjà cité.

La scène finale de l’embarras de Hodges, de ses excuses et de la réconciliation entre les deux amis Hodges et Henry était tout simplement sympa et nous montrait à quel point cette amitié comptait pour chacun d’eux.

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Un épisode vraiment génial devant lequel on ne s’ennuie pas ! Un peu de pop-corn ou un peu de chips sera le bienvenu lol. Merci de votre lecture et pour vos futurs commentaires ! et vivement le 14×10….

 

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House – Review du 8×20

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Le 12 Mars 2013 fut diffusé le 20ème épisode de la saison 8, la dernière saison de House M.D. Cet épisode 8×20 « Post Mortem »avait récolté l’audience de 6 millions de téléspectateurs. Dieu merci, le titre de cet épisode est le même qu’en VO, c’est d’ailleurs le seul titre qui n’a pas été changé ou traduit. Bien entendu, je ne vais pas pouvoir vous décrire mon état en regardant la VF car la traduction était tellement nulle et exaspérante. Pourtant, je me prépare chaque mardi psychologiquement pour accuser le coup, et ça ne passe pas !

Je vous écris cette review avant la diffusion de la dernière soirée de House le 19/3/2013 qui comportera le 8×21 et le 8×22, je me suis dit de prendre tout mon temps pour ces 3 dernières reviews…

Avant de parler de ce 8×20, revenons en arrière et plus précisément au 8×19. Nous avons assisté à ce fameux huis clos de House avec son ami Wilson, lui venant en aide, lui proposant tout, nous avons également assisté à des moments douloureux lors de la chimio de Wilson, où cette douleur de la Pietà était gravée sur les visages des deux amis, plus solidaires que jamais. Le photogramme était impressionnant, et la mise en lumière des détails du visage où se dessinaient les rides de la douleur et de l’émotion, bref beaucoup de détails techniques nous ont offert un spectacle moribond, triste, émotionnel, joyeux lié à l’état d’âme des deux amis. Ce photogramme (gros plan) habilement utilisé par Hugh Laurie sera utilisé dans les épisodes restants, mais sans que ce soit d’une manière aussi minutieuse et aussi précise. Le jeu des acteurs se combine toujours avec l’effet technique, et cet effet technique est très net dans cet arc final où les deux acteurs RSL et HL auront les visages mis en lumière.

Après cette douleur partagée dans le noir du 8×19, ce 8×20 est très différent dans le sens où le cadre spatial change, on est loin de PPTH, de l’appartement sombre de House. Changement de décor, changement d’environnement ainsi qu’un changement de visages et d’état. Ce qui permet non seulement aux deux amis de prendre un grand bol d’air après le 8×19, mais cela permet aussi au téléspectateur de souffler un peu dans cette finale noire, et de concevoir cet épisode 8×20 comme une sorte de pause avant les deux derniers épisodes de House.  Bref, un épisode intéressant que je vous invite à découvrir à travers cette review ! Bonne lecture de cette autopsie !

I. Kyle

Après l’annonce du 8×18, l’affreuse cure du 8×19, il était plutôt logique que ce 8×20 soit l’épisode de la fuite. Cet épisode est d’autant plus profond et touchant que le 8×19, même si le 8×19 est excellent, ce 8×20 est bâti sur le symbolisme, le silence et les regards qui en disent long. L’attente du résultat est plus terrifiante qu’elle en a l’air car elle décidait du sort de Wilson. Se refugier dans l’oubli et la fuite, telle était la décision de Wilson qui emmena son ami avec lui. Inséparables, le couple d’amis prend un nouvel itinéraire.

Qui dit symbolisme, je lève la main ! Je sens que je vais aimer cet épisode léger en apparence, mais tellement chargé en signes ! (et en chiffres, vous allez être servis !)

« Kyle » le titre de cette partie est une façon un peu gentille pour dire « La fuite ». Nous avons un nouveau Wilson un peu housien, qui décida de mettre un grain de folie dans sa vie, qui entre avec une voiture de luxe rouge et annonce qu’elle lui avait coûté 75.000$. Un petit arrêt pour rappeler qu’au théâtre, le rouge symbolise toujours le noir et la mort, et le prix de la voiture fait penser aux 75% de chances de la survie de Wilson, annoncés dans le 8×19. Dès le début, ça commence visiblement mal…Enfin bref, je ne vais pas prendre chaque indice et en parler mais je vais me concentrer sur cette dualité de la fuite et de la traque, de la mort et de la vie.

Ce qui est intéressant, c’est le masque du déni que portait Wilson le long de cet épisode. Il ne pouvait cependant pas s’éloigner de son ami et avait besoin de lui psychologiquement, voilà la raison pour laquelle Wilson emmena House avec lui. Le déni de Wilson est sous plusieurs formes, comme le fait de vouloir agir comme Kyle Calloway, un footballeur américain qui n’était pas né à l’époque de la jeunesse de Wilson, mais les scénaristes ont voulu donner son exemple puisqu’il est d’actualité (j’avoue que j’ai très mal apprécié cela). Puisqu’on parle de Kyle…Mais bon sang quelle mouche a piqué les français pour changer l’exemple de Kyle Calloway à Juan Manuel Fangio l’argentin ! (pour info, Fangio est décédé en 2005 et il adorait les voitures de course). Rien n’explique ce changement ! On respecte la VO ! Non mais, purée le coup de gueule que j’ai poussé ce soir-là devant mon écran !

Je disais ? Ah oui, le masque du déni. Wilson était en plein déni en rejetant soi-même, en se passant comme étant Kyle le fonceur et non le passif qu’était Wilson, attendant son résultat. Kyle lui permettait d’oublier l’ombre de la mort qui le pourchassait et de foncer à toute vitesse, à l’image de la voiture fonceuse qu’il conduisait maladroitement, et qui reflétait toute la psychologie de Wilson qui rejetait ce qui lui arrivait en allant jusqu’à rejeter soi-même. On avait l’impression que Wilson rejetait même son ami en préférant être Kyle, vivant  100 à l’heure, heureux, indifférent, égoïste, qui se fait plaisir, insouciant, narcissique…tout le contraire de Wilson !

Cette fuite, ce galop incessant reflétait aussi l’insistance sur le temps durant cet épisode. J’ai relevé 36 répétitions des mots qui ont un lien avec le temps comme « heure(s), temps, minutes, secondes… », cette insistance temporelle est comme un rappel d’un compte à rebours concernant non seulement le jour du scanner, mais également la vie de Wilson. C’est une sorte de suspense ! Le plus gros clin d’œil à la fuite du temps c’est la montre de Wilson, mais également celle de House..Nous sommes en finale, ça mérite un compte à rebours non ? Le compte à rebours dans le restaurant « Big one » est un symbole de tout cela.

Wilson préféra se réfugier ainsi dans son passé, loin d’un douloureux présent et d’un futur terrifiant. Choisissant une position fœtale, (c’est une métaphore pour dire se replier sur soi !) Wilson fonce avec House loin du cauchemar qu’il avait vécu (8×19) et qu’il vit toujours. J’adore quand ces deux-là partent en promenade, certains épisodes étaient superbes comme le 5×04 ou même le 6×07. A chaque fois, leur amitié est beaucoup plus mise en lumière.

Si vous me demanderez quel était vraiment le plaisir de Wilson dans ce 8×20 ? Faire un plan à 3 ? Foncer l’adrénaline à fond avec une superbe voiture ? Faire le con en mangeant tout et n’importe quoi ? Je dirais que même se faire plaisir était temporaire, et qu’il y’avait toujours  ce regard sombre et terrifié que seul House comprenait. Le seul plaisir était d’être loin des autres, juste avec son copain.

La traque était terrible : à chaque fois que Wilson avançait sur son itinéraire de vie en tentant de se faire plaisir et d’oublier, il y’a toujours quelqu’un ou quelque chose qui vient lui rappeler son cancer et même pire. Un épisode qui commence par une femme qui décède à 8h 32 ne peut pas être une coïncidence. On commence par un chiffre qui nous rappelle l’échec et la fin (8) et le 5 (3+2). Le vomi, parler du cancer pour coucher avec 2 femmes, le corbillard, le faux crâne chauve, l’accident, le bus, l’attente, la vieille femme…Tous des indices visuels qui nous font repenser à la maladie de Wilson et son impuissance face au verdict imminent à propos de son sort.

Les moments marrants dans la voiture et les répliques tordantes de House et de Wilson nous offrent une amitié sous un nouveau jour. House était là à épauler son ami, il ne cacha pas sa joie quand Wilson mangea comme un porc le big one et il y’a eu à ce moment une accolade amicale entre eux comme étant un message réconfortant et encourageant. On ne voit pas dans les autres road trips de House et de Wilson cela, je trouve que c’est très travaillé sur le non-dit ce qui rend cet épisode plus profond qu’il en a l’air. Kyle est un personnage, Kyle est un masque pour refouler une peur que Wilson peine à dissimuler, Kyle est le symbole de la fuite tout court ! L’amour de la jeunesse était une excuse pour s’éloigner.

Ah, la fuite…symbolisée par la voiture rouge de Wilson ! Pourtant, si je prends la voiture à elle seule, elle ne symbolise pas uniquement la fuite, mais aussi la mort, la vie, le déni et la vitesse du temps qui passe…Ici donc on a une fuite de son présent en se réfugiant dans son passé, et pourtant il est impossible de fuir soi-même, de fuir la réalité, de fuir le destin. Telle est la tragédie humaine…

On ne peut pas passer non plus devant cette décapotable filante avec House et Wilson à l’intérieur, sans penser à une scène presque similaire dans le 8×21, celle de la véritable voiture de Wilson en arrêt, symbolisant l’acceptation et la résignation, le tout dans un espace plus intime et plus fermé.

De même, certains chiffres se répètent incessamment qui renforcent ce côté tragique des choses, comme la répétition de « Wilson » et « cancer » à 5 reprises. Le chiffre maudit en question se répète à 9 reprises mais l’important était sans doute la flagrante apparition dans cet épisode du chiffre 3, regardez comment il se répète « 3 jours, 3 chambres, 3 secondes, plan à 3, 3 voitures, 3 heures, 300, essayer 3 fois d’appeler House et Wilson, 3 ans… » le chiffre 3 est répété sans cesse, bien sûr qu’il peut rappeler les fameux 3 coups de théâtre, mais surtout les 3 coups finaux. Les 3 coups de début ont commencé dans le 8×16. Les épisodes 8×17, 8×18 et 8×19 furent un grand tournant qui apparait plus nettement dans le 8×18 et le 8×19. Le chiffre 3 incarne plus un rôle morbide, voilà pourquoi il est en harmonie avec le 5 ! D’ailleurs, en les additionnant, on retrouve un certain chiffre 8..comme quoi !

Dans le 8×19, on trouve un clin d’œil à ce chiffre 3 avec le « Trinity Park », quoi de mieux que de penser directement à un endroit religieux qui symbolise ce 3 ? Vous l’avez compris, le chiffre 3 sonne la fin de quelque chose ici, comme…une vie par exemple ! J’ai remarqué autre chose : le chiffre 3 s’est répété à 13 reprises. On sait que le 13 n’est pas un chiffre porte-bonheur pour les chrétiens…Bref, la Pietà du 8×19, les chiffres 3 et 13 dans ce 8×20, on a pas mal d’indices religieux inquiétants. Mais si je regarde le chiffre 13 d’un autre côté, il se peut que ce soit une annonce sous-jacente de la future apparition de Thirteen qui a apparu et disparu au 3ème épisode de cette saison.

Un autre clin d’œil au 8×21 ? C’est sans doute la référence à l’oreille coupée. Cette thématique de l’oreille est présente en permanence dans le 8×20, quand Wilson faisait la sourde oreille ne voulant rien entendre à son sujet et le temps qui lui restait pour le scanner. House le lui rappelait tout le temps !

Bref, le comportement de Wilson je-m’en-foutiste, cool, narcissique et en même temps suicidaire, mélancolique et désespéré était une raison suffisante pour House pour accompagner son ami même jusqu’au bout du monde. House est l’ombre de Wilson, il prend soin de lui, le conseille, un comportement wilsonnien plus qu’au 8×19. Les rôles ici se sont inversés, chacun se voit dans l’autre, il est impossible de les dissocier. Leur amitié est mise en valeur.

On a donc Wilson qui n’écoute pas House et s’autodétruit à volonté. Leur promenade n’en était pas une, puisque c’était une fuite mais le destin cruel les traquait partout. L’un avait peur de mourir, l’autre avait peur de se retrouver tout seul et c’est à cause de cette épée de Damoclès que les deux amis avaient le même regard terrifié et sombre face à la mort défilante (le corbillard), qu’ils se rapprochèrent l’un de l’autre au fil de l’épisode. Le dépassement du corbillard en lançant des cris de joie était un sacré doigt d’honneur à la mort, qui les rattrapa sur le chemin et l’accident n’était qu’un symbole du triomphe de la mort, de la courte vie de Wilson, fauchée brutalement par la Faucheuse. Quand Wilson avait parlé du doigt d’honneur que lui faisait l’univers dans le 8×19, c’était à son tour de lui faire un doigt d’honneur en dépassant tout un cortège funèbre. C’est un signe que la mort ne pouvait rien faire devant leur amitié libre et fonceuse.

On avait parlé du risque qu’avait pris House dans le 8×19 en protégeant le secret de Wilson, ici on aborde plus nettement ce risque, à savoir la perte de la liberté. Dans le 8×20, House était indispensable psychologiquement pour Wilson et cet épisode si spécial les concerne de près. Dans le 8×20, on découvre que House n’était pas aussi libre que l’on croyait depuis le 8×09, il était en conditionnelle ne pouvant ni quitter l’état ni dépenser ce qu’il voulait, il était toujours aussi enchaîné et cette thématique de la liberté sera remise sur le tapis surtout dans le 8×21, et on en verra les conséquences dans le 8×22. Car on peut d’ores et déjà dire que le voyage du 8×20 est un clin d’œil au 8×22 ! Bref, c’est le voyage d’une vie…

II. 10 ans

Je crois avoir parlé de Kyle ou la fuite suffisamment pour passer à cette partie consacrée au patient et à Chase. « 10 ans » est un clin d’œil aux 10 ans que Chase avait passé avec House, à apprendre. Larbin à ses débuts, immature et je-m’en-foutiste, Boucles d’or, comme le surnommait House d’une manière ironique-affectueuse, a évolué durant cette fameuse décennie, passant du statut d’ado à celui d’un adulte mature et responsable, et cette saison 8 était également la sienne. Le chiffre 10 a été répété à plusieurs reprises dans cette saison et il peut symboliser la décennie de Chase.

Post Mortem est un épisode non seulement centré sur le Hilson, mais également sur Chase. Cet épisode est la boucle de plusieurs épisodes centrés sur Chase ou faisant allusion à lui. En effet, après le départ de Dominika et l’histoire du père de House, c’est au tour de Chase de plier bagage.

Le patient était très intéressant. Il était un médecin légiste connu dans PPTH. Le cas de Peter Treiber (le nom du patient) était ici un cas miroir non seulement de Chase mais aussi de House !

On découvre que ce patient avait tout fait pour devenir un des larbins de House, il y’a 10 ans, mais c’était Chase qui lui pris la place grâce à un coup de fil de son père. Le patient expliqua également son comportement brutal et dur face à Chase « Vous avez un talent que vous gâchez ». Ayant eu ce que Treiber n’avait pas réussi à avoir, Chase commence son introspection. Ils étaient deux médecins ayant eu deux destins différents à cause d’un coup de fil, c’était le parfait cas miroir de Chase.

On peut se dire que Treiber était le coup de pouce que Chase attendait pour se remettre en question pour de vrai, surtout que Chase ne savait pas quand quitter le nid. Avec l’histoire de Treiber, il avait pris enfin une décision pour sa vie. C’est assez intéressant de voir comment un patient a poussé un médecin à réaliser qu’il avait besoin de changer quelque chose dans sa vie et dans sa carrière.

Il y’avait une alternance entre la décision de Chase et ce que vivaient House et Wilson, mais en fin de compte tous étaient liés par la fin, chacun son sort et son destin.  Ici, Treiber est le subconscient de Chase, ce dernier trouva qu’il faisait tâche auprès de Foreman (doyen de PPTH) et de Cameron (chef des urgences à Chicago) qui ont deux posts intéressants. Il décida enfin de sortir de l’ombre de House.

Plus important encore, fut l’évocation d’Amber, de Kutner et de Thirteen par Taub. Ce qui fait deux morts et une condamnée ! Le registre de la mort est toujours là, la confirmation aussi du retour imminent de tous les personnages absents cités. Joli clin d’œil au 8×21 et surtout au 8×22 ! Ceci dit, tous les termes reliés à la mort ont été évoqué à 11 reprises, ce qui renforce cette prédominance morbide dans l’épisode.

Concernant le cas, on découvre un médecin légiste entrain de s’ouvrir le crâne avec un scalpel (le scalpel peut nous rappeler le scalpel du 8×11 avec lequel avait été poignardé Chase), très minutieux dans son travail de légiste à la quête de la vérité. Peu apprécié pour ses découvertes des erreurs d’autrui et médecin à scandales, il était normal que Treiber accorde sa confiance totale en House, il se voyait en lui. Le diagnosticien de la mort et le diagnosticien de la vie se ressemblent étrangement avec ce côté obsessionnel de la quête de la vérité. D’ailleurs, Park était fascinée par Treiber  et ses méthodes, il sauvait des vies même en restant à autopsier dans la morgue.

J’ai trouvé Treiber plus intéressant que Chase, puisque ce sera lui l’origine du déclic de Chase. Ne voulant être traité que par House, Treiber fut cependant traité par Chase qui utilisa le mensonge envers le patient qui, même en se tordant de douleur, réclamait House. Chase comme on a tous vu, décida de mentir pour le bien du patient malgré l’objection de tous les membres de l’équipe. Seul contre tous, Chase essayait de faire ce qui lui semblait juste surtout qu’il était impliqué avec l’histoire de Treiber et qu’il se sentait coupable quelques parts d’avoir eu sa place dans l’équipe de House grâce à un coup de fil de papa. On découvre Chase sous un nouveau jour, allant jusqu’au bout de sa curiosité jusqu’à être écarté du cas pour mensonges de la part de Foreman. Se retrouver seul avait permis à Chase d’avancer pour trouver sa voie, tout en se concentrant sur le cas comme jamais, il utilisa une démarche pédagogique et comme un grand, il notait sur le fameux tableau blanc dans la morgue.

Il testa ses théories dans la morgue qui est devenue le lieu du différentiel, fit des biopsies de certains cerveaux…Lorsqu’il apparait, un cerveau entre les mains, cela voulait dire plusieurs choses comme le fait qu’il était devenu le cerveau de l’équipe à la place de House. Chase voulait également s’affirmer comme étant différent de House, et ne sortit de la morgue qu’après avoir résolu le cas. Il ressemblait extrêmement à House avec cet air réfléchi, cette fascination des détails, et le mensonge. Chase était le fils prodigue et le digne héritier de House, annoncé implicitement durant des épisodes auparavant. Il avait l’intelligence requise, l’expérience, il avait souffert pour avoir ce mérite des autres et de House.

On remarque aussi le retour de Foreman en tant que directeur, ami et aidant Chase dans les diagnostiques avec la team. Tout s’est passé dans la morgue, le symbole de la mort par excellence de cet épisode. Foreman était presque…sympathique ! (tout comme Adams qui se souciait de House en lui proposant son aide) on découvre l’amitié entre lui et Chase. Foreman n’a pas viré Chase de l’hôpital, et fut discret, tout comme avait fait Chase en mentant au patient et en restant discret à propos de House. C’est grâce à lui si House n’a pas été arrêté pour irrespect de sa conditionnelle.

Il trouvera la solution à la Chase comme au 8×19, mais avec une illumination housienne, et décida de s’en aller après avoir résolu le cas. Son départ coïncide avec les résultats du scanner de Wilson et le passage de relai était très net avec la poignée de mains entre House et Chase à la fin. Même si, au début, il y’avait cette canette de caféine que House avait lancé à Chase qui symbolisait le relai de cet épisode.

Après son au revoir à son « père », Chase prit son envol du nid. Chose qui n’a pas laissé House de marbre et l’affecta. Son regard triste en disait long et ne le retient pas (ça me rappelle Dominika !). Cet épisode réussit donc à boucler la boucle avec l’histoire de Chase qui part à son tour, et je trouve que c’était très bien mené avec le cas-miroir et que Chase avait besoin de cette affirmation de soi et de cet envol, loin de House.

III. Je ne peux pas vivre sans toi

Passage sans transition à la dernière partie qui abordera encore notre couple préféré de Starsky et Huch, dans leur décapotable rouge fonçant à toute vitesse. Dans cette partie, j’ai préféré revenir au Hilson pour tirer au clair certaines choses. Vous avez lu donc dans ma première partie de cette review, cette fascination de Wilson pour un Kyle indestructible. En fait, c’est en écrivant une autre review que je me suis posé la question : mais quel âge avait Wilson puisqu’on avait beaucoup parlé du passé heureux et insouciant ? La réponse était 17 ans, encore une histoire de chiffres qu’on additionne et cette fois, il s’agissait des âges respectifs de House et de Wilson !

Kyle était la façade de Wilson..chose qu’on sait déjà. Mais s’il y’a une chose qui a vraiment attiré mon attention, ce n’était pas l’âge ou l’endroit, mais plutôt le miroir. Si vous vous rappelez, il y’a dans les toilettes du restaurant Big one un très grand miroir dans lequel chacun des deux amis se regardait.

Le miroir qu’on voit dans le Big one est un miroir embué. Ce miroir est comme un écran opaque qui attend à ce qu’une main le débarrasse de sa nuée. C’est sur la surface de ce miroir qu’on voit le masque et ce qu’il y’a derrière. La première partie de ce double miroir reflétait Wilson, parlant sans s’arrêter. La deuxième partie du miroir reflétait House seul, en train de jeter un regard malheureux face au miroir, sans parler. Le stade du miroir peut aboutir à deux attitudes : soit la reconnaissance de l’un dans l’autre, soit la confrontation. Je dirais plutôt la reconnaissance de l’un dans l’autre, vu le regard troublé de Wilson qui se vit dans House.

Bref, cette séquence du miroir scindé en deux c’est justement la rencontre de deux visages qui se reconnaissent, qui fusionnent malgré leurs différences. Ce miroir reflétait aussi leur belle amitié, une amitié complice, composée d’amour et d’identification de l’un à l’autre. Wilson a vu Wilson et non Kyle dans son ami, et c’est cela qui l’a surtout poussé à quitter les toilettes, rejetant ainsi soi-même. Il rejetait House car il voyait un regard silencieux qui voulait l’arrêter et le suppliait d’arrêter de jouer le rôle de Kyle, car plus Wilson dissimulait ses craintes derrière ce masque, plus il voyait sa propre souffrance augmenter dans les yeux de son ami.

Le miroir avait réuni davantage les deux amis, plus inséparables que jamais. Le masque de Wilson ne tient pas jusqu’au bout de l’épisode, c’est juste après leur accident d’avoir franchi la barrière séparant la vie de la mort et en attendant le bus que le comportement de Wilson changea. Si l’année dernière le mot « bus » a fait un grand déclic dans ma tête (je vais y revenir) cette année il y’a des déclics partout XD. On retrouve notre tandem sur un banc attendant le bus avec une vieille femme atteinte d’Alzheimer. Cette femme symbolisait la fin de la vie, la fin d’une course contre le temps, elle était le miroir de Wilson qui s’est reconnu en elle, le destin cruel le rattrapait toujours, c’est pour cela qu’il enleva enfin le masque de Kyle et redevint lui-même. Il resta avec elle en attendant les secours et le bus, bien résigné. Bien que House trouve un taxi, Wilson ne voulut pas y aller en abandonnant la vieille femme seule face à son sort. Le taxi, symbole de la vie, ayant un rôle salvateur, repart vide, et House rejoint son copain sur le banc à attendre le bus, à attendre la mort.

Le bus est toute une métaphore symbolisant la mort. Dans le final de la saison 4, il incarnait la mort, et on se rappelle que House était sorti vivant du bus dans ce final-là. House était également en vie dans le bus du 6×01 qui le transportait d’une vie à une autre. L’utilisation du bus ici par les scénaristes n’est donc pas innocente, car on peut comprendre une certaine allusion à un House qui s’en sortira vers une nouvelle vie, plus vivant que jamais, face à son copain agonisant.

Ce qui renforce cette agonie était le clin d’œil scénaristique à la montre de Wilson qu’il avait vendu afin de pouvoir acheter des tickets. La perte de la notion du temps veut dire qu’il n’y a plus de temps à perdre, que c’était trop tard. La patiente décédée au début de l’épisode était le symbole de la mort mais aussi le miroir de Wilson : elle avait un problème à la poitrine qui l’a tué.

Se retrouvant avec House dans le bus, Wilson craqua, confirmant sa faiblesse et sa peur de l’inconnu. Il confirme aussi le slogan « personne ne change ! » de House. Après une promenade parsemée d’indices, de sous-entendus et de symboles lugubres, tout semblait être contre Wilson, mais aussi contre House. C’est comme si notre couple préféré était maudit de partout !

Bref, le retour vers le point du départ était en lui-même un échec de la fuite, un retour noir que seul les sourires et les regards d’une belle amitié éclairaient.

Durant tout l’épisode, on avait un Wilson qui s’agrippait, qui s’accrochait à House pour éviter sa propre faiblesse, pour sentir un peu de force et de réconfort auprès de lui, une raison de plus qu’il décida de voyager avec House sans téléphone, afin que ce dernier l’écoute. « Tu es programmé pour en parler. C’est comme ça que tu fais face, c’est ce que tu es » dit House à Wilson. Ce dernier en parlait plus par son mutisme et ses gestes désespérés. Le masque de Wilson qui tombe ici, nous rappelle le masque disparu de House dès le 8×19, ce qui confirme qu’on ne peut pas feindre être quelqu’un d’autre à l’infini.

House était d’une tendresse inouïe avec son copain, très humain, cette fois il écoutait le chagrin de son pote avec son non-dit. Wilson explosa en colère contre lui-même et sa manie de dire « oui » jusqu’à tout rater, il s’en voulait terriblement d’avoir gâché sa vie courte de cette manière. Il s’était déjà mis en colère dans le 8×16 concernant sa manie de dire toujours oui. D’une manière générale, ces deux-là n’avaient pas besoin de paroles pour communiquer, le silence et les regards étaient un langage suffisant qu’ils utilisaient depuis des saisons. Ils s’entendaient bien, et c’est lorsque Wilson larmoyant, avouait qu’il voulait être Kyle, loin de la faiblesse de Wilson. Et là, ce fut une jolie révélation de la part de House qui avoua à son tour, qu’il pouvait vivre sans Kyle. Je crois que le titre de cette partie explique très bien ce House voulait dire : il ne pouvait pas vivre sans Wilson. C’est de l’amour, de la tendresse et de la douceur qui caractérisent une amitié si belle et profonde entre deux personnes très fragiles et sensibles, extrêmement liées entre elles avec ce lien solide et magnifique.

Positionnés l’un face à l’autre à l’image de deux amis en pleine symbiose, leur position peut également nous rappeler le miroir. Ils étaient côte à côte tout le temps comme des frères siamois (clin d’œil au 8×02) et passent l’un face à l’autre comme si chacun se voyait dans l’autre et appréciait sa présence.

Face à la révélation de House, Wilson eut un petit sourire et échangea un regard long plein de sens avec House, comme s’il lui répondait « moi aussi». Je les aime bien à la manière dont ils communiquent et s’apprécient mutuellement. House prenait soin de son ami et encore dans cet épisode, il arrivait à le faire sourire malgré l’atmosphère mélancolique et chargée en émotion.

Et comme il fallait tout dévoiler à la fin par le mutisme, c’est lors du fameux verdict du scanner de Wilson que les scénaristes ont joué sur le suspense ! House resta muet, le regard horrifié devant l’écran comme si sa langue était paralysée. Il n’avait rien à dire, mais son regard qui clôturait cet épisode n’annonçait rien de bon. Silence morbide.

Bref, voilà ma review du 8×20 que je poste en ce jour de la dernière soirée de House en VF ! J’espère que vous passerez un bon series finale, un bon avant-dernier épisode, mes reviews à leur propos seront postées tranquillement. Désolé si j’ai volontairement caché des indices que je dévoilerai très bientôt. Vos commentaires sont les bienvenus ! Merci de votre lecture.

Post-scriptum : – J’ai adoré revoir la Honda orange de House !

–  Le personnage le plus sollicité que jamais dans cet épisode est House. La répétition de « House » 27 fois de la part de l’équipe, du patient ou de Wilson montre son indispensabilité, et même quand l’équipe et le patient n’évoquaient plus House, il restait Wilson qui avait besoin de son ami et ce, jusqu’à la dernière seconde de cet épisode !

– Il y’a un chiffre précis qui s’est répété 3 fois dans ce 8×20.

 

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House – Review du 8×19

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L’autre jour, je me suis éclaté en lisant l’acte I de l’épisode 8×19, un épisode spécial réalisé par Hugh Laurie. C’est très intéressant de lire le script en se disant que les acteurs ont bossé comme des fous pour réaliser tout ce qui était écrit. Vous savez (ou pas) que j’ai déjà donné mon avis à chaud concernant cet épisode en Mai dernier, mais sans la moindre analyse. Donc je vais tenter de régler ce petit problème cette année…

Grâce à cet épisode, je me suis réconcilié pour de bon avec ma série préférée, c’était l’élément déclencheur. Diffusé en VF sur TF1 le 12 Mars 2013, le 8×19 « The C Word » alias « Double dose » était presque l’épisode que je connais. Pourquoi presque ? A cause de la sale traduction, du manque d’émotion dans les voix de House et de Wilson. Quand House parle tout bas en VO, inutile de hausser la voix en VF, Atkine ! Ou quand Wilson dit « S’il te plait » en VO, on ne doit pas dire « Par pitié » en VF  et j’en passe des erreurs!! Toujours ce manque total du respect de l’épisode, des répliques et de l’émotion. C’était toujours comme ça, la VF ! Voilà pourquoi je la déteste. Regardez l’épisode en VO et vous verrez la différence…

Cet épisode a donc réuni dans cette avant-dernière soirée de House sur TF1 le total de 6.4 millions de téléspectateurs. Savez-vous qu’il y’a trop de pub sur TF1 ? Mon dieu ça m’a saoulé, 3 pubs en une demi-heure ? Je préfère largement regarder l’épisode en VO sur mon ordi, c’est ce que j’ai fait tellement j’étais traumatisé par la « qualité » de la traduction et le manque d’émotion de la VF (double dose pour moi, lol).

Je vous souhaite une bonne lecture de cette review à propos d’un épisode que j’aime beaucoup. Chapeau aux acteurs, aux scénaristes et aux réalisateurs. 3 parties et c’est parti !

I. Double risque

J’ai adoré cet épisode, et je me suis dit que ce serait marrant de faire un clin d’œil au titre de l’épisode en VF. Nous avons assisté à une fin terrible et noire dans l’épisode 8×18 comme vous l’avez constaté, et cette fin n’était en fait que le début de l’arc narratif final auquel on assiste. Cet épisode 8×19 est un maillon dans cette chaîne finale.

Je vais paraphraser un peu pour commencer. Après l’horrible annonce du 8×18, c’est un autre House qu’on voit d’emblée, se souciant de son ami et se montrant tellement sincère que Wilson accepta son soutien. On remarque aussi le chagrin noyé dans l’alcool dès le départ, et c’est House qui boit à la House. On a l’impression que tout roule, que Wilson avait gardé la tête froide en se concentrant sur son traitement, jusqu’à la fameuse scène avec l’oncologue qui a permis House de se poser des questions.

Wilson avait eu une réaction bizarre devant l’oncologue. Même si la scène faisait sourire, c’est quand même intéressant de voir avec le recul que Wilson était le patient, il était face à l’oncologue qu’il était à voir et à entendre ce que ses propres patients avaient vu et entendu de sa part. Un oncologue miroir qui lui envoie donc une image répugnante de lui-même…On apprend que Wilson a environ 75% de chance de survie (tient, salut chiffre 5 ! lol).

Bref, le comportement de Wilson était de plus en plus suspect (rassurez-vous, je paraphrase toujours !) que House avait tenté en le soulant de lui faire changer d’avis afin d’écouter ses médecins, tentative housienne vouée à l’échec devant l’entêtement de Wilson. En fait, ce que House va découvrir, c’est le fait que Wilson avait pris une décision de se soigner chez lui avec une dose si élevée de chimio qu’il risquait sa vie. Cette décision nous rappelle quand même celle de House lors du 7×22 quand il s’est ouvert la jambe chez lui.

Ceci dit, Wilson avait peut-être décidé de prendre un risque pareil tout en sachant que son secret risquait d’être découvert par House. Peut-être qu’au fond de lui, il voulait que House soit son médecin car il pouvait gérer les situations critiques en gardant la tête froide. Il l’avait voulu aussi sans doute parce qu’il était son ami, et que cet ami l’écouterait et ferait de son mieux pour son bien. On peut s’orienter vers cette réflexion. Ou bien, il voulait tout faire secrètement en prenant tous les risques. Mais s’il y’a une conclusion à faire ici, c’est que Wilson était suicidaire dans tous les cas.

En montrant quelques exemples de patients, on comprend la réaction de Wilson. Beaucoup de ses patients avaient des grandes chances de survie, mais ils étaient morts malgré tout. Et montrer des statistiques à un patient ne prouve rien, juste le maintenir en illusion, entouré de mensonges. Wilson connaissait cela vu qu’il était le menteur ou l’illusionniste face aux malades. Il donna 3 exemples de patients décédés et ayant des grandes chances de survie : 70%, 89% et 96%. John Taylor est le patient qui le touche le plus, je noterai pourquoi plus tard. Wilson connaissait tellement ses patients, leurs noms et leurs dates de décès, chaque patient le touche. Vous ne voyez pas pourquoi j’ai étalé les statistiques au grand jour ? Et pourtant c’est une deuxième annonce sous-jacente grâce aux chiffres. Je vous dirai certainement ce que les scénaristes ont voulu passer comme message, mais ce sera dans un prochain épisode. Je tiens quand même à jouer avec les âges et les dates de décès, et observez combien de fois j’ai eu le chiffre 10 : 64 ans (6+4), 10 Octobre (10, 10). Et oui, il y’ a un faux 10 ! Mieux encore,  il y’a l’âge de 52 ans (coucou chiffre 5 xD). Cela ne vous rappelle pas quelque chose dont j’ai pris la peine de souligner dans une précédente review (8×16)? Dans cet épisode 8×19 non seulement on a nos chiffres répétitifs habituels comme le 5 ou le 10 et j’en passe, mais il y’a l’apparition flagrante de chiffres  dont l’un est le chiffre en « hibernation » se répétant implicitement, et dont l’autre se répète lentement dans cette finale et que je le dévoilerai avec toute cette histoire de chiffres ! On a vraiment une histoire…

Bref, Wilson ne voulait pas qu’on lui mente dans un lit d’hôpital, c’est ce qu’il a toujours fait croyant soulager es patients. Et si on fait une petite déduction, Wilson n’était pas fier de prolonger leurs souffrances (il l’a démontré dans le 6×07 si vous vous rappelez…) ce qui veut dire une chose, qu’un message secret concernant Wilson est en train de défiler devant nos yeux. Il a horreur de leur sort, et ne veut surtout pas subir cela. D’ailleurs ce message caché sera assez net dans le 8×21.

Un double risque dans cette première partie ne concerne pas que Wilson, mais également House. Si on se rappelle bien, House ne voulait plus lâcher son ami, et accepta de suivre Wilson jusqu’au bout de sa folie suicidaire avec son opération suicide. House décida que la cure se passe chez lui en prenant tous les risques pour son ami bien qu’il ait traité Wilson d’idiot. Dans sa logique des choses, il le trouva idiot mais décida de l’aider car c’était logique.  Un scénariste qualifia ce geste d’un « geste logique. C’était de l’amour, mais c’était logique ! ». Et c’est vrai que c’est un mélange d’amour et de logique qui montre à quel point Wilson comptait pour House. Même si ce dernier savait que le désespoir aveuglait son ami avec sa décision entêtée, il savait que l’aider à sa manière était la solution la plus logique.

Le suicide qu’on aborde à peine ici sera de plus en plus évoqué dans les prochains épisodes, ça promet !

Bref, Wilson risquait sa vie avec cette chimio et ce, malgré les tentatives de dissuasion de House en trinquant et en décrivant d’une façon qui fait froid au dos comment Wilson vivra cela, mais comme les autres tentatives de House, ce fut un échec et Wilson ne l’écouta pas. De son côté, House risquait gros en étant complice et en dissimulant aux autres ce que comptait faire Wilson. En effet, House risquait sa liberté, lui qui peinait à rester libre, mais il risquait aussi sa réputation de médecin en se sacrifiant au mutisme, le tout fait par amitié. Il prenait tous les risques car il ne voulait surtout pas prendre le risque de perdre cette amitié.

J’ai un peu parlé de chiffres et je ne m’arrêterai pas, mais il faudra que je souligne l’importance de l’amitié pour House, qui s’est révélé un sacré bon ami. Il se sacrifie pour son ami et franchement, j’ai toujours adoré leur amitié ces deux-là. Chacun se sacrifie pour l’autre sans condition, sans hésitation et sans limite. Leur amitié est mise en lumière dans cet épisode, une belle et vraie amitié traitée d’une manière tellement pudique et réaliste par les scénaristes, que les relations amoureuses.

Autre chose à remarquer : House est plutôt raisonnable dans cet épisode, d’un bon conseil, un peu « wilsonnien » en fixant les limites pour son pote, par contre Wilson est un House aveuglé, suicidaire et tourmenté.

C’est en prenant donc ce double risque que House et Wilson n’en firent plus qu’un, se battant seul dans le noir contre soi-même et contre cette maladie. La question qu’on doit se poser est : c’était un double risque payant ou pas ? La réponse était là, depuis le début, mais c’est l’hallucination qu’a eu Wilson qui est vraiment tout un symbole de cette réponse.

Vous vous souvenez de John Taylor auquel j’ai fait allusion il y’a quelques lignes ? John Taylor fut le patient de Wilson, décédé avec 96% de chances de survie, âgé de 8 ans. John Taylor sera l’hallucination de Wilson, un message morbide, un reflet de lui-même dans un futur proche. Oh que si…Voir la mort en face te parler…Tient donc, jouons un peu avec les chiffres : John (4 lettres) Taylor (6 lettres), et comme par hasard l’âge de Wilson est…

Retour à l’âge du gosse : 8 ans. La mort à cet âge-là signifie non seulement l’insistance sur la mort de Wilson mais en plus, c’est encore l’annonce de la fin de la série avec cette répétition (on est à la 8ème saison non ? lol). Je prends ce chiffre 8, symbole de l’échec, et je fouine ! On trouve la répétition du chiffre 8 en répétant le mot « cancer » 8 fois dans l’épisode, tout ce qui a rapport à la mort des termes suivants « death, die, dying, dead » a été répété 8 fois, et tout ce qui a rapport à la tumeur des termes suivants « sick (malade=4 fois), tumor (tumeur=3 fois), Toomy (nom de la tumeur donné par House=1 fois) » donnera le résultat de 8.

Tout cela renforce encore plus l’échec de la cure et la mort annoncée depuis le 8×02 ! Cela devient encore plus inquiétant si on additionne la répétition de « House » (6 fois) à celle de « Wilson » (2 fois) et on obtient encore un 8. Ce n’est ni de l’arithmétique ni des statistiques, c’est une preuve que la mort concerne à la fois House et Wilson !

D’ailleurs, on les retrouve dans le décor noir et ténébreux de l’appartement de House que j’ai comparé à un tombeau dans ma review du 8×18. Double risque voué à l’échec (je n’ai pas parlé de tous les chiffres 8, on a les 8 Vicodin de House desquels il en a donné 2 à Wilson, on a House qui donnait la Vicodin car la morphine était épuisée depuis 8 heures). Des chiffres, des lettres, des visages, des endroits, tout est sombre, tout guidait un message de pessimisme et d’échec.

II. La Pietà

Nous y voilà arrivés à la 2ème partie de mon analyse. Vous le savez, la Pietà est la position qu’avait prise Marie en prenant son fils Jésus mort crucifié et cette position était représentée grâce à des œuvres d’art, peintures, tableaux, gravures, statues et j’en passe. Je vous dis cela car la Pietà est incluse dans le théâtre car la vulnérabilité et la tragédie qui nous sont représentées et dont les expressions de douleur et d’amour se figent sur les visages. Chose qui intéresse le 7ème art bien sûr et tout ce qui est lié au théâtre.

Dans ce 8×19, nous assistons à une position presque parfaite de la Pietà : House, à un moment donné, était agenouillé, son ami mourant se tortillant de douleur était entre ses bras, et malgré un moment aussi terrible, House veillait sereinement sur son ami mais ne pouvant réprimer une tristesse profonde qui lui échappait de son regard. C’était un moment terrible et le plus silencieux face à une chimio qui tournait mal. (Regardez la photo en haut de l’article, la position de House).

C’est beau l’amitié entre ces deux-là, hein…Vous savez, le plus beau c’était le fait que House laissa tomber son masque face à la mort, et c’est avec plaisir qu’on découvre un House aussi attentionné et chaleureux car au fond, il n’était pas si mauvais que ça le gars. Que voulez-vous, j’adore faire allusion à leur amitié.

Vous allez me dire, mais à part la position de House et de Wilson, qu’est-ce que les lie aussi à cette émouvante position d’une mère avec son enfant ? House n’est pourtant pas une mère ! Et Wilson n’est pas l’enfant de House ! Patience…J’explique !

House ressemble beaucoup à la mère de la patiente (une petite fille très mignonne). La mère, qui est également médecin, reflétait House  avec son obsession de vouloir guérir sa fille, à tel point qu’elle a testé un médicament expérimental sur elle-même par amour pour sa fille. House est presque dans le même cas sauf qu’il a tout risqué pour son ami. Les deux ont des proches malades, les deux étaient des médecins mais n’hésitaient pas à se préoccuper du bien-être de ceux qui leur étaient chers.

House a des gestes maternels, doux, pour pouvoir calmer un peu son ami, et comme je l’ai écrit en haut, il veillait au bien de son ami. La souffrance de la Pietà et son amour se lisaient dans un long regard de House adressé à Wilson. Vous l’avez remarqué, je l’ai capturé : voir le haut de l’article.

Qu’est-ce qui lie Wilson à un enfant ? Sa dépendance totale de House à ce moment-là, il lui avait fait une confiance aveugle en mettant sa vie entre ses mains. Vous avez vu aussi comment Wilson marchait à un moment donné à 4 pattes, une ressemblance frappante avec un gosse qui ne peut pas encore marcher. Mais il y’a bien plus que cela qui lie Wilson à un enfant ! Et là, on va plonger un peu en symbolisme.

Il y’a une chose qu’on ne doit jamais esquiver : c’est le patient du jour. Enfin, la patiente qui s’appelle Emily Lawson. Cette dernière et Wilson avaient des tumeurs tous les deux, sauf que pour l’une la tumeur était bénigne, pour l’autre la tumeur était maligne. Emily et Wilson mourront, la patiente sera morte à cause de l’AT (maladie génétique). Bien sûr que la petite fille guérie à la fin grâce à Chase, mais elle est condamnée à cause de ses gènes, tout comme Wilson qui s’en est sorti grâce à son ami de la chimio, il est condamné mais il ne le sait pas encore. Un message noir et triste.

Ici, Chase résout le cas et confirme ainsi sa place de leader héritier dans l’équipe. Futur diagnosticien ? Il en a l’étoffe ! En tout cas, c’est lui qui avait récupéré le flambeau délaissé par House. Il était le digne successeur de House annoncé implicitement depuis son retour dans le 8×05.

Retour à la petite patiente (et la dernière patiente de cette série), un vrai cas-miroir de Wilson. Une enfant innocente qui sera crucifiée à cause de ses gènes, un médecin incarnant la douceur et la gentillesse crucifié à cause de sa maladie. La mort était couchée sur leurs poitrines.

Ce qui fait également penser à Wilson, c’est le nom même de la petite « Lawson », à l’exception d’une seule lettre tout le reste est approximativement le nom de Wilson, en méli-mélo !

Le petit mort John était également un miroir de Wilson. Cela nous donne une idée sur l’avenir de Wilson qui sera à l’opposé de ce qu’il avait toujours fait : protéger House comme son enfant. C’est House qui va dorénavant le protéger et s’en occuper.

L’idée de la mère et de son enfant est assez claire je crois ! Retour à la Pietà, et à notre couple d’amis dans leur position. C’est un moment douloureux le plus indescriptible de tout l’épisode, qui est lié à cette fameuse promesse. En toute intimité, on nous dévoile cette amitié mise en évidence entre House et Wilson. La masque je-m’en-foutiste de House tombe, il ne fuit pas bien au contraire, un masque laissant découvrir un humain qui ne cache pas ses émotions face à la mort.

On ne pourra jamais dissocier la Pietà de la Promesse, et quelle promesse !

La promesse est un grand moment d’émotion dans cet épisode, c’est également là que House fit tomber son masque rigide pour de bon. En prenant la position de la Pietà, les deux acteurs étaient sérieusement époustouflants !

On découvre deux amis et non un docteur et son patient, deux amis dont chacun avait besoin de l’autre, et dont chacun s’accrochait à l’autre comme une bouée de sauvetage.

Non, aucune limite. Il n’y a absolument aucune limite entre eux. Ils se touchent, aucune gêne, House s’implique. On sait qu’il déteste voir ou toucher ses patients mais avec Wilson, il n’était que l’ami sur lequel on pouvait compter, même s’il s’est beaucoup retenu de craquer.

Wilson avait pleuré comme jamais dans ce moment, plus que lors de l’hallu où il avait pleuré par culpabilité. Voir son ami aussi vulnérable avait beaucoup ému House, qui promit à son ami de ne pas l’emmener à l’hôpital, et ce, malgré tous les risques.

Il est vrai que House était d’une fidélité inouïe, en respectant la décision et la demande de son ami à un moment qui est le plus fort de tout l’épisode. C’est après avoir visionné ce moment-là en Mai dernier que je me suis dit « House fera tout pour Wilson ! ».

Mais j’ajouterai volontiers autre chose. Vous vous rappelez ce qu’a dit John Taylor dans l’hallu? « Vous m’avez promis que je rentrerai chez moi, Dr Wilson ». Cette promesse que Wilson n’avait pas tenu face à John Taylor, à son tour, Wilson voulait que House le promettait et le sortait, il voulait que son ami applique sa promesse, car Wilson à ce moment-là n’était que John Taylor lui-même qui se reconnait en lui, face à House au regard très attendri et compatissant. Miroir entre passé et présent…

Autre miroir du passé, lié à la promesse de House à Wilson. J’ai même crée une fanvid comparative entre ces épisodes. On a beaucoup d’allusions au 7×22 dans cet épisode comme le démontre l’exemple de l’amie de Thirteen qui lui fit promettre de ne pas l’emmener à l’hôpital. Thirteen la soigna sur son canapé et elle resta aux petits soins de son amie. Le parallèle est net avec Wilson qui fit promettre à House de ne pas l’emmener à l’hôpital, il a été soigné sur le canapé de House qui a veillé sur lui durant des jours.

Rares sont les fois où on voit House et Wilson si émus, si proches car en fait, c’était ça leur amitié et ça fait plaisir de les voir aussi bien pour le meilleur que pour le pire.

III. Un chemin pour deux

Ce serait dommage d’avoir regardé cet épisode sans fouiner, vous savez. Regarder terre-à-terre l’épisode peut être sympa, mais cela reste néanmoins insuffisant. J’ai choisi « Un chemin pour deux », un titre assez simple et évocateur de la suite. J’espère que cette partie sera la plus courte car rien avec les deux premières parties, ça fait beaucoup de chemin à lire ! lol

Je commence avec la notion du tiraillement. Durant tout ce final, tout le monde sera tiraillé ! Dans ce 8×19, je donne un parallèle de tiraillement entre House, la mère et la patiente. On verra ou cela va mener…

Ici, House est tiraillé entre aider son ami en tant que médecin ou en tant qu’ami. C’est lorsque Wilson lui demanda de lui promettre de ne pas l’emmener à l’hôpital, que House avait pris sa décision de rester en tant qu’ami aux côtés de Wilson. Ce dernier sera tiraillé bientôt.

Concernant le cas de la mère, elle est tiraillée entre son rôle de médecin et son rôle de mère. C’est un personnage tiers qui aida dans les diagnostiques et ajouta un nouveau souffle dynamique à l’équipe. Vers la fin, elle décida d’être la mère aux côtés de sa fille malade et de son ex-mari.

La patiente est tiraillée entre ses parents qui ont une vision complètement différente de son bonheur. (Au passage, chapeau bas à la petite actrice !). La mère tente de la faire vivre plus longtemps, en l’étudiant scientifiquement, en faisant tous les tests possibles. Le père est loin de cette vision scientifique froide, il veille au bien-être de sa fille comme il l’entend, il connait ses amis, ses enseignants, l’emmène pour s’amuser…La patiente voyait la mort comme salvatrice, pas pour elle mais pour ses parents qu’elle voulait les voir réunis.

Mais cette petite et jolie fille est-elle une patiente seulement ? Ou peut-on dire qu’étant le seul lien réel et stable entre ses parents, elle symbolise aussi une belle amitié qui lie un couple aussi différent que House et Wilson ? Je prends le pari que c’est bien le cas.

On est en train de passer de la technique du tiraillement et du cas au Hilson. Dans cette transition, il faudra alors noter le choc technique avec la variation et le tiraillement de l’obscurité chez House à la lumière de l’hôpital. Cette lumière n’est pas une lumière optimiste ou durable, mais que je qualifie de « lumière noire ». C’est la mort qui a gagné ici !

Regardez à ce propos combien de fois le chiffre 5 était présent : « médicament dans 5 ans », « 75% de chance de survie », « 5 avis médicaux », « 500 globules blancs » et j’en passe…La répétition anormale du chiffre maudit trace une triple fin : celle de House, celle de Wilson et celle de la série puisqu’on est dans les 5 épisodes finaux !

C’est toujours dans les épisodes les plus tristes et obscurs qu’on trouve les moments les plus touchants et les plus émouvants. L’amitié Hilson mise en évidence dans cet épisode est le fil rouge de la série et en particulier de la saison 8.

Qu’est-ce que l’amitié ici ? Qu’est-ce que le sacrifice ? Qu’est-ce que le partage ? House nous donne une leçon à ce propos.

Wilson avait mal, très mal. House avait mal aussi. Il partagea sa Vicodin avec son pote pour le soulager de ses douleurs, se sacrifia pour sentir ce que son pote sentait en donnant tout ce qu’il avait comme analgésiques, et passèrent des jours ensemble à huis clos où House avait pris des risques énormes pour protéger son ami. Ils partagèrent les antidouleurs et les douleurs, c’était très frappant. Mais le mal de Wilson s’était amplifié par la suite, le poussant à crier sa douleur, crier sa rage et crier l’injustice dont il était victime. Wilson à terre, il en voulait à Dieu, à lui-même, à tout le monde et à House qui fut blessé par les propos de Wilson (qui avait dit du genre « je méritais le cancer si j’étais comme toi, un salopard manipulateur narcissique qui n’attire que les malheurs aux autres ! »), certes c’est la douleur qui le poussa à dire cela, mais c’est également ce qu’il se dit réellement, au fond de son subconscient.

House accusa le coup et s’occupa de son ami malade jusqu’à ce qu’il récupéra quelques forces et s’en sort indemne. Les deux avaient deux têtes d’enterrement MDR.

J’adore les regards à la fin entre eux. Wilson lit dans les yeux de son ami un regard de reproche auquel il répondit directement par un long regard d’excuse et de regret, sans un mot. Ces deux-là pouvaient dialoguer sans un mot. Leurs moments étaient inédits, et à revoir encore et encore. House et Wilson nous montrent à quel point leur amitié était vraie, forte, profonde, sincère et extrêmement émouvante et belle. Des émotions qui font passer le téléspectateur des larmes au rire, des émotions qui nous font admirer une telle amitié dans cet épisode où House était prêt à tout faire sans rien demander pour son pote.

On observait de la tendresse et de la douceur entre les deux, surtout de la part de House qui volait au secours de son ami, à le border, à veiller sur lui, et après l’hallucination qui s’est dissipée House était la figure maternelle rassurante, l’ami sur lequel on pouvait compter, dont la main était posée sur l’épaule de Wilson et qui en disait long, du genre « je suis là, ne t’inquiète pas ».

On retient aussi le moment où House relevait Wilson pour l’emmener aux toilettes vers la fin, et qui semblait être bien plus qu’une accolade amicale, plutôt une étreinte.  Franchement, bravo aux deux acteurs ! Les paroles étaient extra (j’analyse toujours à partir de la VO, jamais l’horreur de la VF !).

Un chemin pour deux c’est le chemin symbolique qu’ont pris House et Wilson, chacun accroché à l’autre, marchant droit devant sans regarder en arrière. Cela nous rappelle certainement à nous, qui connaissons la fin, la symbolique de cette allure-là dans le 8×22 ! Cette marche du duo dans ce chemin nous rappelle également le 7×22 (beaucoup de clins d’œil au 7×22 !) quand on se rappelle à la fin, comment House avait Wilson comme appui et comme canne, lorsque sa jambe était charcutée. Dans le 8×19, c’est un spectacle à l’envers ! C’est Wilson qui s’appuyait sur House, il avait besoin de lui, House était devenu la canne de Wilson.

La fin du 8×19 était inattendue et agréablement surprenante. On assiste à une explosion de couleurs avec une explosion de joie et de fou rire le tout accompagné d’une musique vivante et folle. Le meilleur cadeau de House était resté pour la fin : offrir à son ami le sourire, après les dures épreuves qu’il avait enduré dans une ambiance morbide, après les larmes et les souffrances.

House est un excellent ami, il savait exactement ce dont Wilson avait besoin et lui a offert le sourire. « He make him smile ! » (Il le fait sourire !) s’écria une fan US excitée. Le bonheur de Wilson est bien House et vice-versa. Seul House pouvait le faire sourire, et lui faire oublier des jours pénibles. Le rire de Wilson est un rire communicatif qui ne laisse personne de marbre, en tout cas, j’ai adoré la scène ! Beau geste touchant de la part de House, et on sort de l’épisode chargé en émotions et en symboles avec un nouveau regard sur l’amitié entre House et Wilson, et ce dont est capable House en tant qu’ami. La répétition du chiffre 2 n’est pas anodine dans ce contexte du 8×19, un vrai tournant comme l’avait qualifié Hugh Laurie. C’est la disparition du masque…

Un épisode vraiment magnifique nous montrant ce qu’est l’amitié et ce qui est l’amour d’autrui. J’ai beaucoup adoré le regarder durant 10 mois avant de vous l’analyser. J’espère que ce n’est pas trop long lol. Je vous remercie de votre lecture et chapeau si vous avez lu ma plus longue review ! Vos commentaires sont les bienvenus.

Ps : cette photo ci-dessous est un remerciement de Hugh Laurie aux fans qui avaient participé au succès de l’épisode qu’il avait réalisé, à savoir le 8×19 « The C Word ».

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