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Archives de Tag: Iran

Le Prophète Mohammad- le film tant attendu!

 

Tout d’abord je tiens à parler de ce film historico-religieux, non seulement car je suis musulman, mais c’est vraiment, un vrai art iranien du haut niveau! Que ce soit niveau musique, chansons, paysages (le film a été tourné dans 2 pays), décors superbes sans parler des effets spéciaux. Moi j’ai la chair de poule et la larme à l’œil alors que je regarde juste des promos. Je ne sais pas quelle serait ma réaction devant le film entier!

D’abord, certains musulmans devraient cesser de dire que c’est un péché car on ne voit l’acteur que de dos avec des plans sur les mains. Tant qu’on ne voit pas le visage je ne vois pas en quoi c’est un tabou!

J’espère qu’un jour je pourrai voir ce film…Car il y a beaucoup de musulmans très curieux de le découvrir et surtout impatients! Bref, MERCI Iran! un magnifique film qui a eu un énorme budget et merci à Majid Majidi. Hâte de le voir, ce film!!

Je vous présente la fiche de ce film:

Trailer: 

Titre: Mohammad rasoul Allah محمد رسول‌الله (Mohammad: le Messager de Dieu/Muhammad: The Messenger of God)

Créateur et directeur: Majid Majidi.

Ecrit par: Majid Majidi et Kambuzia Partovi.

Pays: République Islamique d’Iran.

Type du film: un film religieux.

Langue: le farsi avec des sous-titres selon les pays où le film est diffusé.

Effets spéciaux par: Vittorio Storaro

Durée de la création du film: 7 ans.

Durée tournage: 3 ans.

Lieux du tournage: en 2 pays: l’Afrique du Sud et l’Iran.

Lieux de diffusion: Iran, Irak, Canada, Pologne, Russie, Turquie et la liste est longue.

Lieu du tournage iranien: c’est dans une ville cinématographique près de la ville de Qom où se sont passés la plupart des événements. On a même bâti des répliques exactes de la Mecque et de la Médine de l’époque.

Synopsis: Ce film se concentre sur l’enfance d’un garçon nommé Mohammad, dès sa naissance jusqu’à l’âge de 12 ans. Tout se passe au 6e siècle après J-C.

Sources: le Coran et tous les témoignages de ceux qui ont pu côtoyer le Messager à l’époque.

Acteurs: la liste est longue mais je vais citer quelques-uns: Ali Reza Shoja-NuriMahdi PakdelSareh Bayat

Sortie: 2014.

Diffusion: à partir de 2015.

Photos et vidéos sur instagram: https://www.instagram.com/muhammadmovie/

Musique du film: Ya Mohammad par A.R. Rahman.

Toutes les musiques du fond (en jaune) :

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Bones: review du 10×19 – Un dangereux tournant

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Attention, il y’a plusieurs spoilers sur la saison 10 de Bones si vous ne l’avez pas encore regardée !

J’ai regardé récemment l’épisode 10×19 intitulé « The murder in the Middle East » (le meurtre au Moyen-Orient). Cet épisode m’a vraiment attiré l’attention malgré la présence d’autres bons épisodes, sauf que celui-là est très spécial.

D’abord, tout commence par l’enlèvement d’Arastoo Vaziri en Iran par des inconnus dont le chef était un politicien qui cherchait à exploiter les connaissances de Vaziri en os humains, en fait le squelette était celui de son fils. Vaziri fut très brillant en l’identifiant du premier coup d’œil.

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Camille n’en pouvait plus, elle décida d’aller en Iran rejoindre toute seule son bien-aimé. Bones se proposa de l’accompagner mais en raison de sa grossesse, elle dut céder à Booth qui voulait accompagner Camille pour l’aider elle et Arastoo.

Bon, arrivé là, je me suis demandé à quoi servait un épisode pareil, truffé des clichés des méchants iraniens et des cow-boys américains. Si l’épisode continuait ainsi, il serait insupportable. Mais privilégiant la patience, j’ai continué de regarder l’épisode, peut-être que j’aurais des réponses aux questions que je me posais sur de précédents épisodes.

Bref, on se retrouve avec une équipe scindée en deux, le trio Camille-Arastoo-Booth enquêtant clandestinement en Iran, alors que le reste de l’équipe avec Bones en tête enquêtaient sur la même chose.

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L’élément perturbateur ajoutera une troisième équipe enquêtant sur une autre affaire en catimini. Pour être clair, l’élément perturbateur n’est qu’un bookmaker qui s’est pointé chez Bones la menaçant elle et Christine, sa fille, voulant ses 30.000$. Bones comprit que son mari était redevenu accro aux paris et aux jeux, visiblement depuis le fameux 10×15, où elle lui avait annoncé sa grossesse et qu’il décida, malgré les supplications et l’interdiction d’Aubrey face au risque de la rechute (Aubrey connait le livre de Sweets comme la Bible, pas étonnant qu’il lui ressemble beaucoup !) d’aller à couvert, jouer et arrêter le coupable pendant le jeu. On se rappelle bien de la fin du 10×15, où Booth pariait après une enquête presque prémonitoire du sort de Booth.

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De retour au labo, Bones ne pouvait plus se concentrer sur l’affaire à cause de sa rencontre avec le bookmaker et son inquiétude à propos de Booth. L’enquête stagnait, Bones tournait en rond, la tête complètement ailleurs, d’humeur irritable. Pour une fois, elle ne se confessa même pas à sa meilleure amie Angela.

Pour moi, l’épisode avait pris une sacrée tournure en l’absence de Booth, et son intérêt grandit d’un coup. Aubrey entra et remarqua l’état de Bones qui ne tarda pas à tout lui raconter, car, à la différence d’Angela, Aubrey avait prévenu Booth des conséquences néfastes de son jeu. Bones avait une sacrée confiance en Aubrey ! Ce dernier, grave, ne tarda pas à la protéger en menaçant le bookmaker qui voulait son argent ou il commençait son chantage qui risquait de faire perdre à Booth son boulot.

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Bones donna de l’argent à Aubrey afin qu’il le donne à son tour au maître-chanteur. Pour Bones, l’important était la protection de sa vie et de celle de sa fille Christine. Aubrey informa Bones de tout ce que lui ont dit les bookmakers à propos de Booth.

De retour à la maison, Booth eut un accueil froid de la part de Bones. Christine étant chez son grand-père, Bones et Booth eurent une scène de ménage à propos de l’addiction de Booth. Bones était en colère car il lui mentait tout le temps même lorsqu’elle lui évoqua les menaces du bookmaker à son encontre. « Si tu ne me dis pas la vérité tout est fini. Es-tu accro aux paris ? » demanda Bones à Booth qui nia tout. Bones lui demanda de sortir de la maison, ne voulant plus de lui. C’est la 2ème scène de ménage après celle du 10×02, sauf que cette fois, c’est plus grave et ça peut conduire même au divorce entre B&B.

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Le seul lien entre eux restera donc Aubrey qui fuit les jeux comme de la peste, toute forme d’addiction lui rappelle son père. Aubrey est le nouveau confident de Bones et si je ne me trompe pas, dans les prochains épisodes il sera indispensable pour chacun des deux. Il a déjà proposé à Booth d’être son parrain dans cette histoire de paris, mais Booth l’a rejeté en se disant « fort ». Booth aura donc besoin d’Aubrey et Bones pareil. Tous les fans se sont rendu compte de la situation d’Aubrey. Il a tenu des propos assez pertinents dans le 10×15 : « on vous a tiré dessus à plusieurs reprises, on vous a emprisonné durant 3 mois, votre meilleur ami [Sweets] meurt entre vos bras et vous me dites que vous n’êtes pas traumatisé ? » lança Aubrey à un Booth embarrassé.

Je me rappelle qu’à l’arrivée de Sweets dans la saison 3, son aide fut précieuse pour profiler Gormogon le tueur en série et de rapprocher Bones et Booth.

La situation d’Aubrey est plus dingue. Il avait connu Sweets avant que ce dernier ne décède dans le 10×01 sous ses yeux, puis Aubrey fut rejeté par Booth avant d’être finalement accepté dans la team. Son aide fut précieuse pour enquêter sur un tueur en série, il a connu Booth et Brennan comme étant un couple solide, avant de voler en éclats. Il y’a l’addiction de Booth à traiter, la protection de la famille de Booth…Je présume que le final de la saison 10 ressemblera étrangement à celui de la saison 5 de House (qui s’était fait interner pour soigner son addiction). Qui pari là-dessus ? lol

Bref, épisode assez symbolique. Un couple se réunit et réussi à trouver l’arme du crime (Vaziri est vraiment époustouflant) qui n’est autre que Vaziri et Camille qui rencontrèrent Hamid, le frère malade de Vaziri qui a fait un clin d’œil à un futur mariage. D’un autre côté, on a un deuxième couple qui implose, c’est celui de Booth et de Bones, qui étaient liés d’amitié à Aubrey.

Bref, la forte concentration sur Arastoo a été éludée dès l’enquête d’Aubrey.

Cet épisode est LE tournant de la saison, et c’est un dangereux tournant ! je suis très impatient de regarder la suite d’une saison plutôt dramatique et noire, surtout vers la fin.

 

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L’histoire de Paria: un film à ne pas louper!

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Le dernier film que j’ai regardé était iranien (et oui, encore !) en VOSTAR, c’était donc plus facile de lire les sous-titres en arabe. Il s’intitule « L’histoire de Paria ». Un film magnifiquement réalisé et qui est lié à un côté réel que combat la société iranienne, à savoir la drogue. Ce film raconte la destruction de toute valeur apprise et de la famille (qui est le noyau de la société) face à un fléau pareil. On retrouve une grande romance avec une fin tragique !

Ce film a fait parler de lui à sa sortie en 2011, voilà pourquoi je l’ai regardé par curiosité. La prestation des acteurs est époustouflante. La palme d’or revient toujours à Mostafa Zamani. Décidément, ce jeune acteur est très doué pour n’importe quel rôle.

Ce qui fait l’originalité de ce film c’est que 2/3 du film sont des flashbacks. Le film est un sacré cocktail de clichés, de symbolisme et bien d’autres choses, le tout avec une structure intelligente. Le protagoniste, Siavash, avait perdu son père dans la guerre Irak-Iran, c’est un jeune homme religieux, passionné par son travail, protecteur, brave et gentil. Il est aimable et aime son travail, à tel point qu’il est admiré par son riche oncle traditionnel qui ne partage pas ses idées mais qui est sûr que sa fille Hadis, se mariera avec le bon homme. Concernant Hadis, elle a perdu un parent comme son cousin-fiancé, à savoir sa mère lors de son enfance. Elle a une conception linéaire de la « bonne femme musulmane » éduquée par son père : elle porte le tchador, aime son futur mari et obéit à son père.

Reste le dernier élément que je vous présente : Sarvin la photographe sauvée par Siavash, et leur romance commence. Elle est perçue comme l’élément destructeur de la famille, la bad girl à cause de son addiction à la drogue.

Les avis étaient favorables des critiques face à ce film : c’est un message de contemplation offert.

Je vous invite à lire l’histoire avec toutes les précisions possibles :

Le début du film était à la fois encourageant (on veut savoir pourquoi et comment) et décourageant (sordide dès le début). On découvre d’emblée une jeune fille pleurant devant une tombe dans la nuit, alors que son père tente vainement de la consoler. La jeune fille s’appelait Hadis. Elle vola d’une maison délabrée ce qui restait de « lui ». Mais de qui elle parlait ? Elle a volé un oiseau dans une cage (tout le symbole du film est ça !) avec des cassettes sur lesquelles elle découvre l’enregistrement d’une voix masculine. Celui qui a enregistré sa voix dans une sorte de journal intime audio, s’appelait Siavash Sourour (Sourour veut dire l’heureux), un jeune homme très actif. Il travaillait comme brillant journaliste pour son oncle, et ne lui refusait rien. Siavash était le fiancé de Hadis qui était sa cousine (ça sent le mariage arrangé) et qui était en plus son chauffeur.

Un jour, alors que Siavash était entrain de conduire sa cousine chez elle, une bagarre attira l’attention du jeune homme : un homme était entrain de voler le sac d’une jeune fille. Hadith la reconnut comme Sarvin, sa camarade de classe, une pro de photos liées au journalisme. Le brave Siavash sortit de la voiture et, comme un chevalier servant, il vint à la rescousse de la jeune fille. Mais la police l’arrêta alors que les deux autres aient fugué. Sermonné et libéré par son oncle, Siavash ne comprit pas pourquoi faire le bien est mal (il est très naïf et très innocent) mais obéit à son oncle.

Lorsqu’il voulut rentrer dans sa voiture, la fille qu’il avait secourue l’attendait. Elle le remercia mais ne sortit pas de la voiture malgré la demande polie de Siavash pour qu’elle quitte la voiture. Il la conduisit chez elle et une sorte de complicité s’était déjà installée entre les deux. Elle lui demanda de repasser chez elle et lorsqu’il repassa chez elle, cette dernière lui faisait déjà des avances. Consterné, Siavash s’enfouit de chez Sarvin mais eut un accident de voiture lors de sa fuite.

Se culpabilisant, Sarvin resta à son chevet à l’hôpital. Mais les regards qu’elle s’échangeait avec son chevalier servant en disaient trop. Il était déjà fou d’elle, et lorsqu’il guérit, il préféra rester honnête avec sa mère en l’informant qu’il considérait Hadis comme une sœur et non comme une fiancée, et qu’il voulait changer de femme. Sa mère était en désaccord avec lui, ainsi que Hadis et son père qui avaient dit à tout le monde que Sarvin était une droguée.

Contre la volonté de tous, Siavash se marie avec Sarvin et décida d’hospitaliser sa bien-aimée pour qu’elle soit clean. Mais elle s’enfouit de l’hôpital et se drogua. Siavash fut en colère mais surtout blessé. Sarvin lui promit d’arrêter de se droguer à condition qu’il ne la quitte pas. Dévoué comme jamais, Siavash lui donna une chance et ils vécurent une idylle parfaitement harmonieuse, jusqu’au jour où Siavash surprend sa femme avec une seringue dans le bras. Emu aux larmes, Siavash était désespéré en lui criant qu’il lui avait donné sa vie afin qu’elle vive, un sacrifice que ne remarque pas Sarvin dans ce dialogue houleux de sourds : « tu dois m’accepter telle que je suis ! » lui cria t-elle, alors qu’il s’était enfermé dans une pièce. Elle dut casser la vitre de la porte pour découvrir que son mari était entrain de se droguer par amour pour elle.

Ce geste de Siavash l’entraîna dans un gouffre noir, alors que sa femme devint clean et jeta la drogue. Siavash travaillait mal, ses articles n’étaient plus aussi brillants qu’auparavant, il voulut récupérer son argent en levant la main sur son oncle, il leva la main sur sa belle-mère lorsqu’elle est venue voir sa fille Sarvin et le bouquet final était de lever la main sur la femme qu’il a aimé comme un fou il y’a 6 mois. Résultats : sa femme le quitte alors qu’il la suppliait de ne pas l’abandonner comme il a fait pour elle lors de son désintox, il perd son boulot et finit par perdre sa maison.

Hadis écouta effarée les paroles du jeune homme sur ses cassettes qui demandèrent de l’aide. La deuxième partie du film se concentre sur Hadith qui continue l’histoire commencée sur les cassettes. Hadis, la jeune fille fragile qui a tenté de se suicider lors de la mort de sa mère, faisait peine à voir. Son père s’était marié, son fiancé était déclaré mort, elle se sentait très seule. Enfermée dans sa chambre, Hadis raconta qu’après la disparition de Siavash, Sarvin avait accouché d’un garçon auquel elle lui donna le même nom de son père, à savoir Siavash. Elle était partie vivre loin pour élever son fils.

Cherchant Siavash, Hadis et la mère de Siavash tombèrent sur ce dernier dans un taudis plus qu’un hôtel, entrain de partager les seringues des drogués, le visage éteint. La mère de Siavash ne put supporter la vue de son fils dans un tel état, elle mourut sur place d’une crise cardiaque.

Hadis (qui était amoureuse de Siavash malgré tout) tenta encore de se suicider, et tomba évanouie sur les genoux de Sarvin qui se recueillait sur la tombe de son mari.

Hospitalisée en urgence et sauvée grâce à Sarvin, Hadis se réveilla devant son père et sa belle-mère. C’est là que son père lui avoua qu’il avait monté de toutes pièces la mort de Siavash afin que Hadis puisse l’oublier. Celui qui était enseveli sous la tombe était un autre cadavre.

Révoltée, Hadis se leva devant une telle mise en scène. Son père lui avoua que Siavash était entrain de mourir dans une clinique à cause du sida. Hadis, son père et sa belle-mère accoururent et Hadis découvrit le grave état de Siavash. Elle l’informa de la bonne santé de sa femme Sarvin qui ne prenait plus de drogue, et qu’elle a eu un fils de lui qui porte le même nom que lui. Siavash ne put dire que « mon enfant » en souriant faiblement. Hadis décida qu’il voit sa femme et son fils sur-le-champ et força la main de son père qui n’a pas voulu s’occuper de son neveu pour une fois. Face au chantage de Hadis qui menaça son père de témoigner contre lui et de l’emprisonner pour avoir orchestré la mort de son propre neveu, le père appela une ambulance qui les transporta avec Siavash vers l’aéroport pour rencontrer Sarvin et le petit Siavash qui comptaient voyager vers Frankfort. Mais Siavash mourut pour de bon cette fois dans l’ambulance, en disant à sa cousine qu’elle était devenue plus mature. Il n’a pas pu parler à sa femme au téléphone. Il lui avait vraiment donné sa vie.

Ce film est extrêmement triste mais contient une part de réalisme, à savoir les dégâts que peut causer l’addiction à la drogue : agression, violence, nerfs à vif, perte de tout sens moral comme on l’a vu avec l’exemple de Siavash, symbole d’une jeunesse foudroyée. C’est un magnifique film auquel je vous invite de découvrir (il est sur Youtube avec des sous-titres en arabe et en anglais).

 
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Publié par le mars 9, 2015 dans Général, Ma catégorie

 

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Film Aal – entre réalité et fiction

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Aal est un film iranien que j’ai découvert récemment (ouf, il y’avait des sous-titres en anglais). Ce film est intéressant car il est un mélange de superstitions, de prémonitions, de rêves (plutôt des cauchemars !) et autres choses effleurant la sorcellerie, l’horreur et le fantastique.

Lorsque j’ai vu ce film dès la première fois, je me suis demandé si les scénaristes avaient fumé un truc, car on s’est habitué à ce que les films iraniens soient très réalistes et reflétant la société iranienne, or ce film est très original et très différent. On ne peut pas différencier le rêve de la réalité tellement le scénario est bien fait…et on frôle la légende urbaine !

L’histoire commence à Téhéran par des maux de tête d’un patient S.B (interprété par le talentueux Mostafa Zamani) qui expliquait au docteur qu’il ne supportait pas le fait que sa femme soit enceinte car il avait perdu sa mère très jeune. La femme de S.B, surexcitée et naïve, l’informa qu’elle attendait un garçon. Plus tard, la boss de S.B l’envoya dans un trou perdu nommé Aramstan  en Arménie, pour deux mois.

S.B quitta l’Iran avec sa femme et se retrouvèrent dans une ville-fantôme dans laquelle ils devaient vivre. La maison louée pour eux était géante, hostile et avait l’air d’une maison hantée dans laquelle grinçait tout et n’importe quoi et dans laquelle S.B crut entendre des voix.

Plus S.B passait du temps là-bas, plus le scénario devenait de plus en plus gore et macabre avec les tas de cauchemars prémonitoires dans lesquels S.B voyait qu’on lui enlevait son enfant tout le temps et qu’un bus avait écrasé sa femme la tuant avec le bébé. Je ne sais plus combien de cauchemars S.B a fait, mais les scénaristes se sont bien éclatés ! à chaque fois qu’il se réveillait d’un cauchemar, il découvre qu’il vivait un autre, bref c’est comme les poupées russes lol.

S.B est un homme très protecteur et très superstitieux (il défend sa femme de regarder un chien car ça porte malheur au bébé !) et il triple tout cela depuis qu’un vieil homme lui avait raconté la légende d’Aal, qui venait prendre les bébés en laissant leurs mères mortes dans la rivière (Aal est une légende) et les manières douteuses de la vieille arménienne sinistre qui rendait souvent visite à la femme de S.B faisaient peur à ce dernier.

Bref, un jour, S.B rencontra sa boss qui venait lui demander si sa femme et son fils allaient bien (la boss et S.B auraient-ils eu un passif ?) mais S.B esquiva sa question. En revenant à la maison, il découvrit que sa femme enceinte de 6 mois était déjà entrain d’accoucher. S.B tenta de trouver de l’aide, mais aucune voiture ne s’arrêta. Il revint à la maison hantée avec quelques médicaments mais ne retrouva pas sa femme. Il remua ciel et terre mais ne la trouva pas. Pendant qu’il la cherchait, on assiste à une scène digne d’un exorcisme dans lequel tout était rouge, avec des femmes avec des os entrain d’entourer la femme de S.B quelques parts.

La femme de S.B réapparut soudain, le visage ensanglanté, l’informant qu’elle n’avait plus de bébé. S.B sortit en courant vers la police.

S.B informa la police arménienne mais les infos étaient rares, et le pire c’est que la femme a encore disparu. S.B se réfugia chez son pote le vieil homme, dont la mère parlait d’Aal. S.B écouta la mère et décida de faire ce qu’elle avait dit en s’enfermant dans une chambre sans la moindre lumière du soleil, mis à part celle des bougies. Il fallait aussi des tas d’oignons ! tout cela pour attirer Aal et sauver la femme et l’enfant.

Bon, Aal attaqua le mari qui courut vers la rivière et retrouva sa femme inanimée au bord de la rivière avec le corps du fœtus à ses côtés. Aal attaqua encore S.B qui se rappela que le vieil homme lui a conseillé de regarder  Aal droit dans les yeux sans peur, pour sauver son enfant. Lorsque S.B regarda les yeux (le masque du sorcier plutôt !) d’Aal, il tomba évanoui aux côtés de sa famille.

Des jours plus tard, Aal ouvre  enfin les yeux. Il était hospitalisé. Le vieil homme était à ses côtés et lui parla du sort de sa famille : en fait, on avait retrouvé S.B inerte, tout seul, sur le bord de la rivière. Informée de la gravité de son état, sa femme était restée à son chevet pendant deux jours, avant de sortir pour acheter un truc et d’être fauchée par une voiture. Elle perdit le bébé.

La boss était là, et demanda froidement à S.B s’il voulait toujours des bébés.

La scène finale est triste et attendrissante avec le mari qui retrouva sa femme à l’hôpital. Leurs regards essayaient de calmer et de rassurer l’un l’autre après un très long cauchemar.

Le combat de S.B était vain. Et bien, quelle excellente histoire pour les dépressifs…

 
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Publié par le mars 8, 2015 dans Général, Ma catégorie

 

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Kiefer – review d’un film noir iranien

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Bon, je vais vous parler du dernier film que j’ai découvert en VO. Le film est un film iranien diffusé en farsi, inutile de vous dire que je n’ai rien compris sans les sous-titres. Le titre du film est « Kiefer » c’est-à-dire « Châtiment » ou « Punition », et c’est vrai que le film est un tas de punitions à la file !

J’ai trouvé le film très intéressant ayant une vue philosophique critique sur le milieu urbain iranien, sur les jeunes iraniens et même sur la peine de la mort. Pas étonnant que ce film fut élu « meilleur film année 2013 » avec son style décalé et le jeu étonnant de ses acteurs ! Je vais vous parler d’un film qui a duré presque 2 heures,  mea culpa d’avance pour mes problèmes de compréhension du farsi. J’ai dû regarder le film 2 fois avant de vous en parler.

« Kiefer » commence par un trio animant un mariage : on a le chanteur quadragénaire Jamel, son ami trentenaire le pianiste Siamak (le héros de l’histoire, interprété par le talentueux acteur Mostafa Zamani) et une femme d’âge moyen dont la profession consiste à filmer le mariage et à envoyer son petit garçon pour danser  et les aider côté animation. Le lendemain, Jamel et son ami Siamak se rendirent à la banque pour récupérer et partager l’argent de (la peine de mort je crois). En sortant de la banque, deux motards attaquèrent Siamak et lui volèrent sa part de l’argent. Une voiture rouge s’arrête soudain et son conducteur hurla à Siamak de venir avec lui poursuivre les voleurs. Siamak disparut dans la voiture rouge aussitôt, laissant son ami Jamel courant derrière la voiture…

On passe directement à une scène d’exécution par pendaison d’un condamné à mort, le principal suspect dans une affaire de meurtre et qui est en plus le grand frère de Siamak. La famille de la victime tuée par le coupable assista à la scène, et c’est la soeur de la victime qui ne pardonna pas le tueur et le poussa violemment en l’exécutant de ses propres mains.

Plus tard, on se retrouve dans la maison endeuillée du pendu. La femme qui filmait au début du film s’était révélée être la femme du pendu, et le petit garçon son fils. Soudain, toute la famille s’aperçut du retour de Siamak qui n’était pas au courant pour son frère (on se demande ce que lui est arrivé dans la course-poursuite) et c’est la femme et son fils qui informèrent en pleurant Siamak. Choqué, ce dernier qui avait cru en la clémence de la famille de la victime, s’effondra dans la rue. Cependant, deux hommes fiers de la famille le trouvèrent responsable de la mort de son frère (sans doute le vol devant la banque !) et le poursuivirent, armés pour le tuer. Siamak s’échappa.

Pendant une semaine, le pauvre Siamak sera poursuivi, harcelé jusqu’à chez son ami Jamel (ce dernier le logea), il sera caché par sa belle-sœur mais fut découvert. Les deux gars fiers le poursuivirent en arrivant sur le toit de la maison, Siamak essaya de sauter mais sa main fut écrasée par le pied de l’un du duo. Blessé, Siamak sauta du toit pour survivre et ne trouva refuge nulle part. Finalement, il se rendit chez son jolie amie riche (pianiste aussi) lui demandant de l’aide. Elle lui banda la main et lui donna un canapé pour dormir. Elle informa Jamel par téléphone que Siamak dormait chez elle, mais elle paraissait cacher un secret à Siamak. Le lendemain, on la retrouve derrière le piano (j’adore la musique dans Kiefer !) avec des notes joyeuses et légères. Siamak, triste, avoua en maniant le piano, qu’il l’avait entendue la veille parler à Jamel. Les notes du piano sont super tristes et qui reflètent non seulement la situation, mais ce que ressentait Siamak. Son amie lui avoua qu’elle n’avait pas le choix et que Jamel connaissait le frère de Siamak plus que ce dernier ne l’imaginait. Elle avoua aussi que c’est la sœur de la victime qui a fait exécuter son frère (ils sont très doués ces iraniens pour passer d’un moment sympa à un moment macabre !) et que son frère était copain d’un malfrat très dangereux.

Dégoûté d’une amie à laquelle il avait accordé toute sa confiance, Siamak sortit furax et vexé. Il reçut un coup de fil de la part de son amie qui lui indiqua où aller pour trouver ce malfrat. Siamak plongea dans les ruelles serpentines d’un marché traditionnel, sans sentir qu’il était suivi par un jeune. Ce dernier le menaça d’un couteau et l’enleva. Ils se retrouvèrent dans les coulisses d’une soufflerie. La caméra se fixa sur le vieux big boss qui accueillit Siamak. Là on part dans des délires sans fins en parlant de ses matches de boxe et de sa jeunesse (c’est tout ce que j’ai compris de son long discours).

Par la suite, on retrouve le jeune avec Siamak devant une boxe thaïlandaise avec des parieurs. Le jeune expliqua à Siamak qu’il boxait parfois, mais pariait souvent. Soudain, 3 hommes les entourèrent. Deux d’entre eux accusaient le jeune de ne pas être réglo dans ses paris et visiblement, il devait de l’argent à tout le monde. Pour payer ses dettes, il fallait donc que le jeune se batte contre le fou furieux qui venait d’envoyer au tapis un boxeur. Le jeune, très confiant, se battait avant d’avoir le visage ensanglanté et d’être envoyé au tapis dans ce combat de boxe souterraine (illégale), devant un public déchaîné et un Siamak effaré par l’absurdité d’une telle violence. Après qu’on ait éloigné le jeune k.o, on poussa Siamak dans le ring pour qu’il paye à son tour les dettes du jeune. Mais Siamak n’était point boxeur et avait une main blessée en plus, le boxeur lui asséna une série de coups aussi violents les uns que les autres avant de l’envoyer en moins d’une minute au tapis avec le visage ensanglanté.

On retrouva Siamak plus tard tout seul dans l’appartement de son ami Jamel, avec un œil au beurre noir mais qui ne gâcha point les beaux yeux verts de Siamak qui parlaient à autrui souvent sans la moindre parole. Je suis sûr qu’il y a une sorte d’attachement affectif entre lui et son amie la pianiste (elle est vraiment très belle). Je pense que Siamak s’est rappelé de ce qu’elle lui a dit à propos de la sœur de la victime qui avait exécuté son frère. Siamak s’est rendu dans le cimetière pour la deuxième fois (la première c’était pour pleurer la mort de son frère) et assista à l’enterrement de la victime. La sœur de la victime reconnut Siamak et l’aborda curieusement en remarquant qu’il était blessé beaucoup plus psychologiquement que physiquement. « Tu n’es pour rien dans tout cela » commenta t-elle en voyant qu’il se culpabilisait de tout ce qui est passé. Elle lui parla des derniers mots prononcés par son frère qui furent demander le pardon.

Voulant comprendre ce qui était réellement arrivé à son frère, il ne restait à Siamak qu’une seule issue : parler à sa belle-sœur veuve. Il remarqua que les hommes fiers qui le pourchassaient au début étaient occupés à faire déménager  les tables et les armoires lourdes ailleurs. Profitant de leur départ, Siamak rencontra sa belle-sœur en tête-à-tête dans une maison qui se vidait de son contenu. Elle lui montra un kimono féminin et deux masques en lui expliquant que son frère parlait souvent du Japon, qu’il avait des rites bizarres et qu’il parlait d’une femme japonaise.

Siamak se rendit chez son riche amie pour visionner un DVD dans lequel ils trouvèrent une femme asiatique paralysée (jouée par une actrice afghane, sinon ce serait drôle de voir une vraie japonaise parler en farsi !). Siamak se rappela de la course-poursuite avec le vol de l’argent et la voiture rouge. Mais ce dont il se souvenait dans ses flashbacks c’était des guirlandes asiatiques dans le ciel. Il prit la voiture avec son amie afin de retrouver la mémoire, et en se rendant chez le vieux boxeur et le jeune, ils trouvèrent qu’ils furent arrêtés par la police. Non loin de la rue, une voiture rouge attendait son conducteur. Siamak reconnut la voiture rouge dans laquelle il s’est jeté au début. Il la poursuivit avec son amie en voiture et se rappela que lorsqu’il était descendu de la voiture rouge face aux voleurs, quelqu’un l’avait drogué et enlevé (décidément, pas de bol pour Siamak).

Lorsqu’ils arrivèrent à destination, Siamak et son amie trouvèrent une allée décorée avec des guirlandes asiatiques. Ils remarquèrent que la maison était pleine d’invités masqués (on distribuait des masques japonais aux invités dès leur arrivée) et qui faisaient des rites bizarres en dansant. Vous allez penser que c’est une secte, en fait c’étaient des Yakusa. Siamak et son amie mirent des masques et dansèrent à la manière des Yakusa pour qu’on ne les remarque pas, mais même masqués, ils furent reconnu par un homme masqué dont ils avaient reconnu la voix. Ils enlevèrent tous leurs masques et tombèrent sur Jamel, le meilleur ami de Siamak. Jamel assuma sa trahison envers son pote en affirmant qu’il était derrière tout ce qui était arrivé à Siamak et à son frère. Il était tombé amoureux d’une japonaise qu’il avait emmenée en Iran et dirigea un clan Yakusa.

Ayant peur pour leur vie, Siamak et son amie s’échappèrent, mais Jamel frappa Siamak et voulut le tuer, sauf que l’amie de Siamak courait en hurlant. Jamel, ne voulant aucun témoin, la poursuivit et l’étrangla, mais un homme survint du noir et abattit Jamel qui tomba entre les mains de son ami Siamak. Jamel demanda pardon à Siamak dans cette séquence émotions, avant de tomber mort devant sa femme, la japonaise.

Quelques jours après, Siamak se rendit avec sa belle-sœur et son fils à l’aéroport pour dire au revoir à la japonaise qui a connu le frère exécuté. La femme du frère de Siamak ne prononça pas un seul mot. Trop fort le jeu des regards. Elle donna son écharpe à la japonaise et lui dit au revoir avec un regard tendre.

A leur sortie de l’aéroport, Siamak arrêta un taxi blanc pour l’emmener avec sa belle-sœur et son fils. Mais Siamak s’arrêta net en remarquant que de l’autre côté, une voiture noire s’était arrêtée et l’amie riche de Siamak sortit. Les deux se rencontrèrent, mais sans prononcer un seul mot. Les regards étaient tristes car chacun allait de son côté, chacun avait choisi son destin, mais les regards se disaient un long au revoir doux, comme si chacun savait ce que pensait l’autre. J’ai adoré ces séquences d’au revoir silencieux et plus particulièrement la dernière.

KIEFER

L’amie riche partit avec son père très loin, alors que Siamak décida de s’occuper de la famille de son frère (femme et fils) et les emmena loin avec lui.

Voilà, j’ai fini ! un film noir dont la plupart des événements se déroulèrent dans une nuit sans fin ! il faut regarder ce film comme la mise à nu de la ville, refléter aussi certaines choses réelles dans la société iranienne (la fascination du Japon), la musique a joué un grand rôle et la sonnerie du portable de Siamak était belle et triste. Joli regard philosophique sur l’existence et sur la société iranienne, en tout cas, ce film loufoque m’inspire ! Les regards de braise à la fin m’ont achevé. Chapeau ! et encore désolé pour mes problèmes de traduction mais ce film est attachant. Durant tout le film, on tente scénaristiquement de montrer que Siamak est innocent et que son ami Jamel était le sympathique gars qui lui a donné la clé de son appartement. Mais à la fin, on découvre l’envers du décor, et que Jamel n’était pas aussi sympa qu’on le croyait. Par rapport aux autres films, ce film se différencie par des innovations qui ont plu au cinéma iranien.

 
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Publié par le mars 7, 2015 dans Général, Ma catégorie

 

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Regard sur la série du prophète Youssef

Voulant changer du mode désespérément ennuyeux des séries américaines (vu que ce blog est surtout réservé aux séries de tout type) qui tournent autour du FBI (les supermans modernes lol) et des hôpitaux (ou plutôt médecins & infirmières), j’ai évité une saturation en prenant un chemin autre que je prenais pour regarder les séries « habituelles ». Laissant de côté ces types de séries, je me suis donc orienté vers un autre type de séries très délaissé, celui des séries religieuses.

Pour regarder une série religieuse, il faut déjà être convaincu de vouloir le faire, car les séries qui rencontrent le plus d’échec sont les séries religieuses, à cause des scénarios peu convaincants (ou pourris), à cause du décor minimaliste ou quasi-inexistant ou surchargé, à cause du choix des acteurs ou de leur jeu ou d’un regard scénaristique hautain et indifférent sur les religions. Le sujet est très sensible voire tabou, qu’il faut traiter patiemment, respectueusement et à la loupe. Généralement, ce n’est ni la tasse de thé d’Hollywood ni la tasse de thé de l’Occident. Des séries comme ça, il faut avoir beaucoup de temps pour les traiter, ce qui peut s’étendre sur des années. Le tournage de la série du prophète Youssef dura 3 ans et demi! Or, la machine hollywoodienne d’une série comme CSI qui pond 3 épisodes par semaine par exemple, n’accepte pas ce type de séries lentes, longues à analyser et à produire (le temps c’est de l’argent).

Il y a des jours, je suis tombé sur une série iranienne en version arabe et produite en 2008, une série d’un succès mondial (plus de 100 pays l’avaient commandée), une série que j’ai déjà regardée à 3 reprises auparavant et à chaque fois, malgré moi, les larmes me trahissaient.

J’ai attendu la fin des 45 épisodes pour que je me décide, enfin, à écrire quelque chose à propos de la série Youssef Esseddik (Joseph le véridique). Magnifique perle à propos du prophète Youssef. Une série hypnotique, car si on la commence, on ne peut plus en détacher les yeux jusqu’à la fin !

Cette série est inspirée du Coran à 90%, mais également de la Torah et bien d’autres sources historiques. J’ai même relu le Coran – Sourate Youssef – et le respect de la série envers les versets est tout simplement étonnant. J’avoue qu’en lisant le Coran en ancien arabe, ce n’est pas facile et il m’a fallu sortir les yeux de leurs orbites avec toutes ces calligraphies.

Autre chose qui a fait le succès de la série du prophète Youssef : les acteurs ont été finement sélectionnés et leur jeu était extraordinaire. Les scénarios bien ficelés, les détails, la vie dans Canaan et dans l’Egypte ancienne, le décor incroyablement détaillé du mode de vie à l’époque, des pyramides, de l’accoutrement, des hiéroglyphes, les effets spéciaux très peu utilisés et leur beauté artistique…

L’un des Oulémas était passionné par l’histoire de Youssef et mit la première pierre de l’édifice en y ajoutant ses études. Ce qui a fait le succès de la série du prophète Youssef fut la passion des détails, de l’histoire, mais également celle des acteurs iraniens qui ont interprété habilement leurs rôles et les voix de la version arabe furent incroyables. Les acteurs sont la plupart de nouveaux acteurs qui n’ont jamais joué au cinéma, autre point positif pour le succès de la série.

J’irais jusqu’à dire que cette série est la première sur le podium. Loin derrière elle, se classent les autres séries. On n’est jamais las quand on la regarde, en plus bien que chaque épisode soit très long, (durée entre 45 et 51 minutes) on ne sent pas le temps passer, contrairement à d’autres séries.

Acteurs ayant interprété le rôle du prophète Youssef:

-Mostafa Zamani (Youssef adulte)

-Hussein Jaafari (Youssef enfant)

Réalisateur et créateur:

-Farajullah Salahshour

L’histoire en elle-même était touchante en la lisant dans le Coran, alors que dire  si on la regarde au petit écran ? la mort de Rachel m’a ému aux larmes, je me suis retenu difficilement lorsque j’ai revu les retrouvailles de Youssef avec Ben Yamin (Benjamin) son petit frère après environ 40 ans de séparation. Mais la scène qui m’a le plus touché fut celle du dernier épisode, quand Youssef retrouva enfin son père Yaacoub (Jacob). Un moment de joie, de tendresse, de douceur, d’amour paternel, de passion, un moment dans lequel fut l’explosion de toutes les émotions, un moment indescriptible et qui ne me laissa pas indifférent. Près de moi, grand-mère pleurait, ma sœur ne retenait plus ses larmes alors que le reste de la famille avait les yeux humides et le souffle coupé. On a eu l’impression de vraiment vivre la scène incroyablement jouée par les deux acteurs. Impossible de regarder une pareille série sans s’émouvoir ou sans kleenex !

La musique de fond est à tomber, dans chaque épisode c’est du grand art, du grand respect pour un grand prophète tellement humain et débordant d’amour.

Bravo aussi pour les génériques choisis, en particulier pour celui du début qui commence par un verset de Sourate Youssef, avec la magnifique voix off du récitateur (moqret) iranien Karim Mansouri qui lit le verset coranique au début du générique. Aucune série religieuse n’a eu autant d’originalité tout en respectant les livres saints. La série iranienne Sainte Marie (Mariem al-moqaddasa) eut également un très gros potentiel mais fut détrônée par la série du prophète Youssef (Youssef Esseddik). J’attends avec impatience un certain film religieux dont je connais déjà le synopsis et le nouveau prophète choisi, après le succès du prophète Youssef !

Entre autre, et parmi plusieurs choses à retenir, je vais en citer deux très marquantes et qui sont répétées à plusieurs reprises dans la série Youssef Esseddik :

-Le rappel du sacrifice d’Ismaël par son père Abraham, cette notion du sacrifice revient très souvent dans la série pour lier Youssef à Ben Yamin.

-Le rappel des prophètes Yaacoub et Youssef que le dernier prophète aura comme nom Ahmed (le deuxième prénom de Mohammed, le prophète des musulmans).

J’aimerais ajouter une remarque, c’est ce qu’a dit le prophète Youssef à Dieu à la fin de la série, très beau ce qu’il a dit. Même sentiment en relisant la Sourate…

Les séries et les films qui ont de magnifiques qualités scénaristiques, j’adore !

La morale de cette histoire vraie est que Dieu tout-puissant, le miséricordieux, est bel et bien le seul Dieu à vénérer. La Beauté, la Tendresse, la Tolérance, l’Unique, la Vérité et la Miséricorde c’est lui.

Voici donc en bas quelques 78 captures de la série, toutes en vrac, beaucoup de moments intenses décrits avec soin, chapeau bas aux réalisateurs et à toute l’équipe technique ainsi qu’aux acteurs aussi principaux que secondaires. Très belle série !

Note perso : merci à la chaîne Al-kawthar et à toute chaîne qui a diffusé cette série attachante.

Note perso 2 : ma chaa’Allah…je ne peux qu’admirer, pour une fois je n’ai rien à dire. J’espère vraiment que cette série a une version française (ou des sous-titres en français) car je vous conseille vivement de la découvrir et de la regarder. C’est plutôt plus en tant que critique de séries que croyant, que je vous le conseille ! Magnifique œuvre d’art.

Edit: La série existe sur Youtube en VASTFR, voir ce lien.

Les 3 premières photos du prophète Youssef dans différents âges (5, 11 et environ 47 ans).

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La mort de Rachel et la tristesse de son fils Youssef et du prophète Yaacoub, son mari.

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Achtar…Achtar…Achtar !

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Au milieu, en blanc, le prophète Youssef avec son frère Ben Yamin, à sa droite.

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De dos, Ben Yamin face à son père Yaacoub, avant le grand départ.

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Vendu comme esclave à Potiphar, le petit Youssef découvre le palais de ce dernier.

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Se rendant compte de son erreur, le marchand Malek voulut récupérer Youssef. Ce dernier lui avoua qu’il était prophète et les deux découvrirent qu’ils étaient cousins de branches. L’un était lié à celle d’Isaac, l’autre à celle d’Ismaël, fils d’Abraham.

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A la découverte des travaux dans le palais de Potiphar.

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Paysages différents de l’Egypte.

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Les habitants, les prêtres et les esclaves du palais de Potiphar.

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La maltraitance, l’histoire du puits et la rencontre avec le marchand Malek.

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L’histoire de Zoulaykha, la vieille aveugle qui retrouvera sa vue et sa jeunesse grâce à Youssef et à Dieu, en défi au Temple d’Amon, dans une atmosphère très spirituelle. Beaucoup d’émotion aussi.

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A Canaan, vie de nomade et Yaacoub entouré par ses petits-enfants, leur parlant d’un prophète qui s’appellera Ahmed (Mohammed) qui sera le dernier prophète.

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Les 10 frères mangent en tant qu’invités chez le vice-roi d’Egypte qui n’était autre que leur frère qu’ils ont jeté dans le puits et qu’ils n’ont pas reconnu.

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Ben Yamin reconnut enfin son frère Youssef. Des retrouvailles de ouf !

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Yaacoub avec une poignée de grain. Derrière lui, son plus jeune fils, Ben Yamin.

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Le retour des fils de Yaacoub d’Egypte à Canaan où l’accueil fut chaleureux.

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Photos diverses – la femme de Youssef, ce dernier au temple…

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Le fameux rêve du jeune Youssef…

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L’annonce et les retrouvailles entre le prophète Youssef et son père Yaacoub après une longue séparation d’environ 40 ans !!! Séquence émotion intense. Ma préférée.

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5 Commentaires

Publié par le février 17, 2015 dans Général, Ma catégorie, Séries religieuses

 

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