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House – Review du 8×21

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Situation privée oblige, je me suis éloigné du net pour plusieurs causes sombres, hélas. Je vous ai certes promis de poster « lentement » ma 21ème review, mais j’ai eu des problèmes qui m’ont encore ralenti, déconcentré, déboussolé et démoralisé. D’ordinaire, je ne cris pas mes ennuis sur les toits mais je voulais juste vous informer car ça me met mal à l’aise de retarder encore et encore la review.

Trêve de bavardage, passons à un sujet beaucoup plus intéressant. La mort régnant sur notre pentacle ! Les cinq derniers chapitres tragiques de l’Odyssée housienne prennent forme, avec l’annonce dans le 8×18, le traitement dans le 8×19 et la fuite dans le 8×20. Il reste 2 épisodes desquels je n’ai toujours pas parlé : l’avant-dernier 8×21 « Holding On » alias « Cinq mois sur terre » que je vais tenter d’analyser, et le 8×22 qui boucle la boucle de toute la série House M.D.

Mais avant que je n’évoque l’épisode 8×21, visé à être analysé dans cette review, j’aimerais faire un clin d’œil à l’épisode précédant à savoir le 8×20, l’épisode de la fuite. On avait assisté à la diversion durant tout un épisode, nouveaux paysages, autres personnages…La diversion est un remède pour contrôler une âme affligée, elle peut servir à calmer, à faire oublier une peine qui passe et qui ne revient pas. Est-ce que la diversion peut nous guérir et nous aider à ne pas craindre la mort ? La réponse est non bien sûr car on ne peut pas oublier sa propre mort. Wilson n’a pas réussi à oublier, n’a pas réussi à se calmer, sa peine était une plaie ouverte qui s’agrandissait le long du 8×20, il pleurait dans le bus et ne cachait plus sa peine. Certes, la fuite régularise l’émotion et contrôle son intensité, enfin c’est ce qu’on a ressenti devant l’impassibilité de Wilson au début du 8×20. Mais sa réaction dans le bus est une réaction complètement humaine. Le masque tombe.

Retour alors à notre épisode 8×21 « Holding On » alias « Cinq mois sur terre », mon épisode favori de cette saison 8. C’est donc l’avant-dernier épisode, et dans la dernière soirée de House sur TF1 diffusée le 19 Mars 2013, cet épisode 8×21 était non seulement à la tête de la soirée « spéciale House », mais également à la tête de tous les programmes télé des autres chaines de cette soirée-là avec 7.8 millions de téléspectateurs. Très belles audiences pour un avant-dernier épisode, les américains ont attendu le dernier épisode le 21 Mai dernier pour faire monter en flèche les audiences ! Concernant mes commentaires à propos de la VF, ils ne changeront jamais. J’ai été choqué par le changement complet du sens de certaines répliques dans le 8×22 (que j’ai oublié malheureusement !), ou une traduction pourrie dans le 8×21 du genre Wilson qui, au lieu de dire « S’il te plait », dira en VF « Merci ». Même si on croit que le sens est proche, je trouve scandaleux de ne pas être précis concernant les détails de la traduction. Pire encore, les voix VF. Surtout celles des deux nouvelles. Je préférais que celle qui gueulait à la place de Park ferme son bec ! Insupportable !

Audiences chic, voix VF mauvaises, tons mauvais, traduction pourrie…Tout cela m’a poussé vers le visionnage du 8×21 en VO même si j’ai en tête chaque parole et chaque mouvement (normal pour quelqu’un qui regarde cet épisode obsessionnellement depuis 10 mois !!)…TF1 était LE cauchemar qui, arrivé au pic des émotions du 8×21, vint tout broyer avec sa satanée pub ! Il fallait la VO, au moins quand tu regardes un truc à toi, que tu as téléchargé, sans pub, c’est la garantie de la paix sur terre !

Voilà ma petite intro à propos d’un des meilleurs épisodes de la série House M.D et certainement, le 8×21 appartient à la sphère des épisodes les plus sombres et les plus émouvants de la série. Bonne lecture d’avance de ce que je vais noter et tenter d’analyser sur cinq étapes cette fois.

I. J’ai besoin de toi

Affalé sur son canapé, le pauvre téléspectateur assiste à la fin calamiteuse du 8×20, avec ce long regard sombre et perdu que jetait House vers la caméra ensuite vers Wilson. On ne nous a pas montré la réaction de Wilson car c’était déjà la fin de l’épisode. Rendez-vous le 19 ! Et c’est parti avec le fameux 8×21 qui commence avec l’heure en premier plan, joli clin d’œil à la fin proche de la série surtout qu’on est déjà en avant-dernier épisode ! Se tortillant dans son lit, Wilson avait tout l’air d’avoir passé une triste nuit blanche, son regard en disait d’emblée les résultats du scanner. Il se rendit plus tard chez House, sur le seuil de sa porte. Voyez déjà comment leur amitié est traitée, il n’y avait pas eu un coup de fil à House lui annonçant la décision, pour Wilson c’était important que House le regarda en face pour comprendre qu’il était sérieux. C’était franc, direct, intime. Wilson annonça qu’il arrêtait la chimio après une longue réflexion. Il ne franchit pas le seuil de la porte de House car il connaissait trop ce dernier, et chacun campa sur ses positions comme si le seuil était un fossé séparant les deux amis qui se sont avoué d’un regard qu’ils ne pouvaient pas se séparer dans le 8×20 avec le fameux « je ne peux pas vivre sans toi » implicite ! On apprend qu’il ne reste à Wilson que 5 mois à vivre sur terre s’il refuse la chimio qui prolongerait sa vie.

Je poursuis House. Dès l’annonce de Wilson, toute l’atmosphère était en vrac, tout était lourd, sombre, pesant, triste. Un épisode plus centré sur le Hilson que jamais…Ce qui est intéressant dans cet épisode, c’est surtout les conséquences de la décision de Wilson sur House que je vais étudier surtout dans cette première partie. Plus on avance dans l’épisode, plus tout devient lourd, une lourdeur on ne sait pas quand elle implosera ! Foreman offrit des tickets de hockey en signe de sympathie et de compassion à House, c’était intéressant également de voir comment on traite la relation Foreman-House. Mais House rejeta froidement Foreman, notre docteur grincheux était dans un état pire que celui des autres épisodes !

Refusant la décision de son ami, House usa de stratégies et de plans pour dissuader Wilson. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y’a eu 5 tentatives de la part de House (je ne suis pour rien pour le 5 ! XD). Tentatives mises en lumière, liant les deux amis et les répercussions de la décision de Wilson sur eux et surtout sur House.

La première tentative de House était « tentative propofol ». La fiole du propofol disparue dans le 8×20 réapparait dans cet épisode ! Alors avec cette première tentative, c’était plutôt physique et chimique. Après avoir drogué son ami (lol, méthode housienne), il le mit sous propofol. Le propofol ou l’expérience du néant, c’est quoi la mort ? House rejeta la religion, les croyances et entama une étude scientifique de la mort. Wilson comprit que son ami lui en voulait car il s’était résigné et que discuter de la mort avec House c’était comme parler à un mur. House continua ses théories, à la manière des stoïciens curieux qui voulaient connaître la mort en l’étudiant. Cette première tentative de House était vouée à l’échec, avec un Wilson essayant d’expliquer comment ses propres patients lui avaient ouvert les yeux. Cela donnera une idée au docteur boiteux renvoyé du bureau de son ami, ce qui va conduire direct à la 2ème tentative…

« Le coup de la cafét’ » était la 2ème tentative de House. Machiavéliquement menée, cette tentative était plus douce et tendre avec Wilson. Après une première tentative qui opposa directement House à Wilson, la méthode change. House fit monter un coup plus grand que le premier, moins brutal : il ramena à la cafétéria de PPTH tellement du monde pour que Wilson ne trouve aucune place, apprit à un gamin et à tous ceux qui étaient présents chacun son texte, chacun son rôle, en se passant pour des anciens patients que Wilson leur avait sauvé la vie. Sans compter la petite touche « applaudissements » pour émouvoir le bon téléspectateur…pardon, Wilson. Avouez que vous avez couru ! loooool. Bon, j’avoue que me concernant, j’ai trouvé cela tellement faux et américain que je n’y ai pas cru une seconde. Le but était de faire aimer la vie à Wilson, j’ai trouvé cela très sympa de la part de House. C’était un coup housien, certes tout était faux mais c’était le geste qui compte. Ici, House voulait convaincre son ami de vivre. Pour House, son ami était suicidaire et cela lui était surréel, choquant que son pote se résigne de cette manière. Hors de question ! Dans son coup de la cafét’, Wilson versa sa petite larme devant ses prétendus ex-patients qui lui applaudissaient, mais se rendit vite compte de la supercherie de House et quitta la cafétéria en colère. House tout comme Wilson, refusèrent de changer d’avis. On peut nommer cette « séparation » comme étant une rupture entre les deux, car ils s’évitèrent de se rencontrer ou même, de prononcer le nom de l’un d’eux (Surtout Wilson). Malgré tout, il y’aura une 3ème tentative de la part de House.

La 3ème tentative est la plus brève et la plus traditionnelle, puisqu’il s’agissait du harcèlement téléphonique. Face à cette rupture, House se tourna vers les parents de Wilson en essayant vainement de les contacter. On voit qu’il se soucie énormément de Wilson, qu’il prend soin de rappeler les parents de Wilson en leur laissant ses messages sans réponse, que son ami lui manquait. Il parlait tout le temps de lui plus que dans n’importe quel autre épisode. Cette amitié compte plus pour lui que le boulot, que le cas, que tout. House est vraiment touchant et attachant aussi en affirmant indirectement que c’était lui et lui seul qui se souciait vraiment de Wilson. Personne n’y prêtait attention, y compris les parents de ce dernier. Auparavant, quand House marchait avec ses larbins, il était concentré sur les détails du cas, mais là, il avait l’esprit complètement ailleurs.

Celui  qui va conduire House à la 4ème tentative, c’était Thirteen. Son retour était annoncé implicitement depuis le 8×20. Là vous vous demandez qu’est-ce que c’est que ce résumé à la noix que je fais, relax il s’agit seulement de la 1ère partie ! J’adore Thirteen ici, et je parlerai plus tard d’elle. Après les échecs des 3 tentatives précédentes, House procéda cette fois différemment en faisant une approche réconciliante avec Wilson. Ce dernier, sur ses gardes, méfiant, regarda House qui posa doucement un copieux appât, mi-honnête, mi-machiavélique, au nom de l’amitié qui les réunissait. C’était un appât gobé par Wilson pour la plus grande (et l’ultime ?) tentative de House.

La 5ème et dernière tentative était liée à la réussite de la 4ème tentative alias l’appât. Alors la dernière et cinquième tentative était celle du fameux dîner cauchemardesque vers 8 heures du soir (et zut ! un 8 signifie l’échec !). Après avoir invité Wilson à un dîner tête-à-tête, c’était au départ des moments de nostalgie entre les deux amis, le geste amical de House concernant les oreos symbolisant leur amitié, les éclats de rire (le moment du dîner est le plus joyeux dans cet épisode noir), puis on découvre en même temps que Wilson que c’était un coup monté de la part de House pour embobiner Wilson et l’obliger doucement à accepter la chimio afin de vivre pour lui plus longtemps. On voit quand même à quel point Wilson connait House ! L’année dernière, je ne me suis pas concentré sur l’épisode. « Ah tient, c’est cool ça de passer une soirée sans manipulation pour une fois ! » la honte, c’est comme si je n’avais pas regardé l’épisode !!

House décida de jouer cartes sur table et d’être franc avec Wilson en avouant à ce dernier qu’il avait besoin de lui. On appelle ça une révélation pure et simple. Mais le pire est à venir, Wilson s’emporta et quitta la table après avoir crié comme jamais sur son meilleur ami qui resta seul, le regard perdu comme un chien blessé. La 5ème tentative de House était couronnée par un échec et ses conséquences furent énormes par rapport aux autres tentatives !

Et à ce moment précis, TF1 coupa pour la pub ! Les boules ! Le coup de gueule que j’ai fait !!

II. Un amour gravé dans la mort

Cette deuxième partie transmet l’amour gravé dans la mort entre les deux amis, avec la célèbre scène si intense, si tendre et si riche en émotions dans la voiture.

Wilson finit par fondre en larmes devant son copain dans la voiture. Alors là, cette scène déchire le cœur tellement elle était poignante, je dirais que c’est la scène clef de tout l’épisode. C’est l’implosion de Wilson, criant sa détresse et son désespoir, sa peine et sa colère, sa tristesse et sa frustration face à cette réalité si obscure et sombre qu’il affrontait. Le regard horrifié et terrassé de House face au désespoir de son ami en disait long, c’était un pur moment hilsonnien terriblement triste mais tellement beau. La dualité ombre (voiture) et lumière (dîner) est très intéressante ici, on passe d’une humeur à une autre, d’un état à son paradoxe. Les effets techniques ont un réel succès, alors que dire du figement de la caméra sur les traits du visage de Wilson nous transmettant sa peine, partagée par House avec son mutisme et son regard perdu ?

C’était un excellent photogramme et une excellente scène chargée d’amour et de frustration. Wilson était peiné de voir que c’était déjà la fin de sa vie, il était peiné de voir que c’était aussi la fin d’une si belle amitié qui le liait à House, il pleurait toute sa rage face à cette séparation entre lui et la personne qu’il chérissait le plus à cause de sa décision, mais aussi face à la fatalité humaine, l’injustice et la cruauté du destin. Dans cette scène intense et saisissante, il avoua à House son grand besoin de lui (note : Wilson a répété « j’ai besoin » 5 fois !) mais bien plus, qu’il l’aimait (en demandant à House de lui dire qu’il l’aimait car il en avait besoin cela veut dire qu’il aimait House à son tour !). Cette scène met en lumière l’être humain écartelé entre son sort et ce qu’il aime. Bref, une très très belle relation d’amitié qu’on voit à l’état pur, telle qu’elle est. Sur-le-champ, les yeux de House étaient devenus larmoyants et rouges et, ému, bouleversé, il s’était retenu difficilement de pleurer à son tour. Les deux amis, fusionnés dans le 8×20, souffraient tous les deux. Sensibles et fragiles, sans masque dans le 8×21, c’est très rare qu’on nous montre House avec Wilson dans des pareilles situations ! Vraiment, chapeau à Hugh Laurie et à Robert Sean Leonard pour une si belle prestation…

Autre chose que j’aimerais souligner, c’est que House était sorti de la voiture en signe de refus de la résignation et de la décision de son pote. C’était un grand moment qui ne l’avait pas laissé si indifférent que ça…même s’il avait refusé de dire « je t’aime », il avait failli le dire !

J’ajoute un petit commentaire concernant la symbolique de la voiture de Wilson. Si dans l’épisode précédent la voiture flambant neuve de Wilson filait à toute vitesse symbolisant toute une fuite, ici c’est la voiture de Wilson grise, sombre et en arrêt. Ce figement symbolise la résignation de Wilson, l’attente de la mort. Mieux encore, la voiture de Wilson n’est pas ici une décapotable, mais plutôt un espace fermé ce qui indique plus d’intimité (même si ça me rappelle le fameux corbillard du 8×20). La scène de la voiture est une scène d’une extrême intimité entre les deux amis, qui a été traitée avec une grande pudeur scénaristique. Si on conclut une chose, c’est que House et Wilson ont chacun leur côté stoïque, refusant le malheur. La fuite n’est pas le bonheur, même si elle est une réaction instinctive. Et si Wilson renonce à la fuite, c’est parce qu’elle ne le protège pas et qu’elle est nulle. En fin de compte, la confrontation à la mort reste la seule option, et la force de l’être humain face à la mort c’est d’avouer sa faiblesse, sa peur devant la mort. C’est ce qu’on a vu provenant de Wilson.

Bref, la dernière tentative de House (le dîner) qui finit par la scène de la voiture laissera des grosses répercussions sur les deux amis puisque chacun d’eux se posera des questions sur l’attitude de l’autre et auront besoin de réponses. Chacun d’eux étant face à l’autre, mais le seuil de la porte les séparait. Chacun était d’un côté.

III. Six pour un

Venons maintenant au jeu infernal des chiffres qu’on remarque depuis le début de la saison 8. Il n’y a pas un seul épisode sans une petite allusion à certains chiffres qui se répètent tout le temps, j’ai d’ailleurs parlé de ça juste un peu dans ma review du 8×16. Dans cette ancienne review, j’ai noté la répétition des chiffres suivants : 2, 5, 8, 10 mais il y’avait deux autres chiffres d’une grande importance. Il s’agissait des chiffres 1 et 20. Oh que si ! Si le 1 était dans la symbolique de la solitude, d’une chance, d’un patient, le chiffre 20 alias « le chiffre en hibernation » était présent depuis le 8×01. Si vous vous rappelez du titre du 8×01 en VO, c’était « Twenty Vicodin » et ce même chiffre sera répété à chaque fois que House regardera ses pilules (répété par la suite surtout dans la grande finale, à 3 reprises dans le 8×20 et de même dans le 8×21). Le chiffre 20 est intimement lié non seulement à la carrière de Wilson, mais il symbolise sa vie et son amitié avec House. Le fait de répéter le 20 trois fois signifie que c’est la fin de tout. Quant au chiffre 10, il pouvait être le symbole de Chase dans un épisode à la Chase, mais si on le retrouve dans un épisode complètement Hilson alors ce 10 n’est pas un 10, peut-être un certain 6+4 ? Vous connaissez bien entendu les chiffres 8 et 5, connus sous « les chiffres maudits » en particulier le 5, chiffre de la mort, qui s’est répété entre 8 et 10 fois rien que dans cet épisode du 8×21. A ce propos, j’ai remarqué un truc de ouf concernant la répétition des noms de House et de Wilson. En fait, plus ils s’éloignaient l’un de l’autre, plus leurs noms revenaient en force. Face à la mort, ce couple est plus qu’attachant : la répétition du nom de House est du même nombre que celui de Wilson, à savoir 16 fois !! Ce n’est pas fini : on additionne les deux 16 et on tombe sur un 32. Ou bien…3+2=5. Voyez comment le chiffre 5 s‘infiltre partout ! La répétition du chiffre 2 symbolise une fin à deux, une symbiose entre deux personnages..

Je vous ai promis de parler de chiffres, alors…Additionnez tous les chiffres que je vous ai donné c’est-à-dire 1+2+5+8+10+20 et je vous laisse deviner sur quoi vous allez tomber ! C’est 46, l’âge de Wilson annoncé dès le début de cet épisode avec House. Et oui, l’âge de Wilson se répétait implicitement grâce à ces 6 chiffres, je suis tombé dessus en analysant les épisodes précédant le 8×16. Regardez l’âge de Wilson se répétant d’une autre manière dans ce 8×21 : le mot « friend » (ami) s’est répété 6 fois et le mot « friends » (amis) s’est répété 4 fois. Je vous laisse jouer ! Cette insistance sur l’amitié nous montre que ce qui se passe est une épreuve pour le Hilson, une vérification de la résistance de leur amitié et de sa solidité face à la mort..

A vrai dire, je comptais vous parler du chiffre 46 surtout lors du 8×19, mais je voulais tout laisser pour cet épisode qui dévoile tout ! L’âge de Wilson s’est répété à 2 reprises dans le 8×19, la première fois en annonçant l’âge d’une patiente (64 ans, je vous laisse inverser !), la deuxième fois en annonçant les statistiques de survie, vous vous en rappelez ? Il suffit d’ajouter la petite chance 1% avec les statistiques manquantes : 70% (il manque 30%), 89% (il manque 11%) et 96% (il manque 4%) et je vous laisse calculer pour tomber sur un chiffre familier !

La plupart des chiffres se mêlent avec les évènements des derniers épisodes surtout, permettant ainsi de mettre l’accent sur ce côté noir et tragique de la fin de la série.

Entre chiffres et émotions, le Hilson touche non seulement House et Wilson, mais PPTH et le cas !

IV. Deux frères

Sacrées 3 premières parties parsemées par la répétition du chiffre 5 ! Je vais bien entendu évoquer d’autres points dans cette 4ème partie, mais il faudra souligner le fait que cette partie dédiée au cas commence aussi par la répétition du chiffre 5 ! D’emblée, on commence par l’entrainement du patient où les chiffres se répétaient à 5 reprises !

Le patient, un jeune homme d’une vingtaine d’années, fut admis à l’hôpital pour vertiges et saignement du nez inexpliqués. Comme d’habitude dans ce final, c’était Foreman qui avait chargé l’équipe de House de ce cas afin de continuer le plus normalement possible. Le seul hic, c’est que House s’en foutait royalement, ne parlant que de Wilson et ne pensant qu’à lui, tout le long de l’épisode, un épisode ayant une atmosphère tendue chargée en émotions, lourde et profonde…

Alors, avec ce cas très symbolique, on aborde la thématique de la fraternité de très près, une thématique déjà abordée durant la saison 8, mais on peut dire que cet épisode est l’apothéose en quelques sortes ! Souffrant de ne pas avoir fait le deuil de son frère (ça me rappelle le 8×07 avec la fille qui n’a pas pu faire le deuil de son père), Derrick n’est pas vraiment un jeune lié à la vie. Le fait qu’il entend la voix de Christopher, son défunt frère, dans sa tête était sa seule raison de vivre. Très vite, toute l’équipe était intéressée par cette histoire de voix qu’écoutait le patient. Malgré les tensions que suscitait le Hilson au sein même de l’hôpital, seul Taub réussit à stabiliser l’équipe pour se concentrer sur le patient. Le cas pour Taub était primordial que les problèmes privés de House, chose qui est plutôt intéressante ! On a un nouveau Taub, le 8×16 a drôlement de l’effet…

Le cas relatait l’histoire du Hilson, on voit bien le parallèle du cas avec ce qu’endurait notre tandem de choc, si je prends l’exemple de la thématique de l’oreille. Si on se rappelle bien, House avait déjà fait un clin d’œil à une oreille coupée lors du 8×20. Cette thématique de l’oreille atteint le summum dans le 8×21 « Holding On », avec la voix qu’entendait le patient qui s’était avérée celle de son frère décédé il y’a 10 ans, Christopher. Voilà ce qui lui était resté de son frère, vu que la mère avait fait disparaitre tout ce qui pouvait lui rappeler Christopher.

Le long de l’épisode, la concentration sur la voix et l’oreille se renforce. Mais qu’est-ce que cela voudrait dire ? Encore plus, on assiste à la répétition de « brother » (frère) à 9 reprises dans cet épisode ce qui insiste encore plus sur cette thématique de la fraternité, et s’il y’a une chose plus troublante c’est la répétition de « Christopher » à 5 reprises, ce qui peut nous rappeler le 8×20 dans lequel « Wilson » s’est répété 5 fois. Ce cas est donc, un cas-miroir de House, de Wilson, du Hilson, et bien sûr du patient ! (le C de Christopher peut renvoyer au cancer, le D de Derrick à la mort « Death »).

Le cas est un reflet de toute la vie de Wilson qui défile, quand je dis « vie » je vise la vie professionnelle de Wilson, sa carrière, avec cette répétition sous-jacente du chiffre 20 (propofol-Wilson-Foreman). C’est également la longévité de cette amitié entre les deux hommes. Le bouquet, c’est que Derrick tenta le suicide à la fin, de quoi mettre House hors de lui ! Assister à la décision du « suicide » de son ami c’était déjà pénible à supporter, alors que dire de ce patient qui est tout un symbole de Wilson refusant à son tour la vie ! Ce patient reflète les idées suicidaires des deux amis.  Je m’étalerai plus tard concernant House. Deuxième fois dans l’épisode que le mot suicide réapparait, coïncidence ? Pas vraiment…C’est encore une référence au suicide plus nette qu’au 8×19 et au 8×20.

Retour à cette histoire d’oreille et plus précisément de voix. Si Derrick, le patient limite schizophrène, pouvait entendre une voix dans sa tête depuis la mort de son frère, ne peut-on pas dire qu’il en est de même pour le Hilson ? On sait depuis longtemps que Wilson a été toujours la conscience de House, et ce dernier l’écoutait toujours…Cependant, dans cet épisode, House refusa d’écouter Wilson ce qui laissa une ambiance électrique et houleuse non seulement entre les deux, mais dans l’hôpital. House se retrouva plus qu’impliqué dans un cas duquel il s’était désintéressé. Ce désaccord déchirant est le plus violent dans toute l’histoire du Hilson, basée sur l’accord et l’acceptation de l’autre tel qu’il est. Dans le 8×20, Wilson n’écoutait pas House, ici c’est l’effet inverse.

Derrick symbolise House aussi, avec son grand « NON » face à sa séparation de son « frère », Derrick et House ne voulaient surtout pas perdre des êtres chers. En fait, à l’image de sa mère, le patient n’avait pas fait le deuil de son frère Christopher. Alors il s’agrippe à une vieille photo et à des symptômes tentant de nouer un lien avec son frère disparu. C’est triste et peinant de voir ce cas où les souffrances psychologiques se mélangent avec les souffrances physiques.  Derrick qui écoutait son frère reflétait House qui écoutait son « frère ». Et c’est vrai qu’on peut considérer Wilson comme frère de House, ne sont-ils pas des « frères siamois » ?

A vrai dire, les thématiques de l’oreille et du chiffre 5 ne sont pas vraiment nouvelles ! En réalité, ces deux thématiques étaient déjà présentes lors du final de la saison 4. On se rappelle très bien cette oreille ensanglantée de House le long du 4×15 et on se demande pourquoi avoir choisi l’oreille droite ? Quel était le sens ? En fait, le véritable sens de l’oreille ensanglantée de House dans le 4×15 c’était qu’il refusait d’écouter son subconscient. Le chiffre 5 était présent timidement, mais le plus flagrant était l’oreille. Dans le 8×21, on retrouve l’oreille droite même si les symptômes avaient changé, avec l’oreille du patient, son cerveau qui entend une voix, et House qui refuse d’écouter son ami, sa conscience, pour la première fois. Dans le 8×20, Wilson refusa d’écouter House alias son subconscient. J’ai jugé intéressant de m’immiscer un peu dans cette histoire d’oreille…

Bref, la mère et le patient sont symbolisés par House. C’est House qui n’accepte pas la décision de Wilson, c’est House qui souffre à l’idée de la fin, c’est House qui veut que son frère reste avec lui, refusant l’idée de la mort. Wilson compte beaucoup pour lui plus qu’il ne le pensait. Le duo mère/patient est le reflet de l’acceptation et de la résignation de House et de Wilson face au sort, même si Wilson était déjà résigné depuis le début de cet épisode. Vers la fin de l’épisode, Derrick et sa mère feront le deuil de Christopher en regardant les photos qui restent de lui. Presqu’au même moment, House admettait sa résignation face à la mort évidente, par amitié pour Wilson. Beaucoup se sont posé des questions du genre : Mais que va-t-il rester comme souvenir à House ? Des photos, je ne le pense pas, de l’amour, beaucoup !

V. Le seuil de la vérité

Face à la confrontation symbolique entre les deux frères siamois House et Wilson, une confrontation par amour, une confrontation que menait Wilson vis-à-vis de la mort, vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis de House, les autres personnages ne sont pas restés les bras croisés devant la souffrance du Hilson qui formait le nombril de cet épisode. A vrai dire, le Hilson était le fil rouge de la série et en particulier de cette dernière saison 8. On sent que toute la saison 8 était destinée à ce grand final !

L’année dernière, j’avais parlé dans un commentaire à chaud du rôle des « missionnaires ». Je vais aborder encore ce point peut-être plus profondément.

La confrontation avec la fatalité ne regarde pas uniquement Wilson, mais aussi House. Ce tandem de choc libère des ondes nucléaires autour de lui, plus que les relations avec les femmes ! Bref, se trouvant devant ce duo écartelé entre s’éviter la souffrance et éviter de faire souffrir l’autre, l’équipe de House ainsi que Foreman et Thirteen furent d’un grand secours en apportant leurs conseils et leurs avis. (5 missionnaires, j’adore ce 5 harceleur MDR)

Ce fut Adams qui ouvrit le bal avec son conseil à deux balles, à savoir de laisser mourir son pote dans la dignité. House n’avait jamais trouvé la mort digne, mais plutôt indigne et cruelle et ce, quoi que fussent les circonstances de la mort. C’était donc facile pour House de rejeter les propos absurdes de la missionnaire Adams.

Park eut plus de chance qu’Adams puisqu’elle donna à son boss un bon coup de canne au crâne (clin d’œil au 8×02 quand elle avoua avoir frappé son patron !) lorsqu’il tenta de tuer son patient. Pour elle, la quête de la vérité peut n’aboutir à rien, elle peut être nulle. La VF est une horreur, je ne vous fais pas de dessin concernant la voix VF de Park qui meuglait sans la moindre émotion. Les propos de Park trouvèrent écho dans House qui entama lentement et silencieusement une remise en question le concernant ainsi que Wilson. La canne ici avait un rôle capital !

Son retour était annoncé implicitement depuis le 8×20, il s’agit du retour de « la fille prodigue » comme l’annonça Thirteen en souriant, devant House. Alors Thirteen a eu une double mission, ayant pour but de réconcilier House et Wilson. Ces derniers avaient besoin que quelqu’un les écoute. Elle discuta avec Wilson dans un resto loin de PPTH (et donc de House). Beaucoup, mais beaucoup de fans ont apprécié son retour mais se disent déçus car ils croyaient que Thirteen était venue pour boucler la boucle de son histoire. Pourquoi tant d’acharnement et d’incompréhension surtout que le personnage de Thirteen avait bouclé son histoire lors du 8×03 ? Pourquoi ne pas se rendre compte que le retour de Thirteen dans un final Halone-Hilson était lié à cette querelle « amoureuse » que personne ne pouvait surmonter ? Thirteen apparait épanouie, dommage pour les cheveux (lol) et son retour était comme étant une « missionnaire » mais aussi, comme une amie, un pont entre la vie et la mort, un réconfort. Wilson, essayant de noyer son chagrin dans l’alcool, parla de la vie et de la mort avec Thirteen. Il tentait aussi de sonder Thirteen car elle était également condamnée. « Quand ça va s’arrêter d’être surréel ? » lui demanda t-il. La réponse de Thirteen sous la forme de blague, voulait dire qu’on ne s’habituera jamais à cette situation. Mais dès qu’elle parla de House implicitement, Wilson s’empressa de mettre une bouteille de bière dans la bouche pour éviter de parler de lui, le regard courroucé et noir. Ouille ! Ça c’est mauvais signe !

Thirteen retrouva House devant une suite de chimio dans laquelle un patient était dans un sale état. Le regard fixe de House sur le patient devint étonné devant une Thirteen malade certes, mais épanouie. Elle révéla qu’elle avait parlé avec Wilson, et entama une discussion avec House à propos de l’amitié, de la loyauté, du respect, de la générosité et de l’amour. C’était intéressant de voir comment Thirteen comprenait le raisonnement de son ex-patron, et lui donna suffisamment d’arguments pour qu’il décide de se rapprocher de son meilleur ami.

Après le passage de Thirteen, vint celui du missionnaire Taub ! J’adore Taub particulièrement dans cet épisode, il avait assuré en devenant presqu’un chef vu les circonstances. Il ne s’est pas arrêté de répéter à House qu’il ne fallait pas abandonner Wilson, ensuite il courut dans les couloirs de l’hôpital en répétant encore et encore la décision de Wilson d’en finir avec la souffrance. House, remonté et frustré explosa ! Alors là on assiste à la formidable scène de « life is pain ! » (La vie est douleur !), c’est une explosion de la peine de House, de toute sa frustration cumulée le long de l’épisode. C’était vraiment un grand et saisissant moment clouant le téléspectateur dans son canapé, voir House démuni comme ça, hurlant toute sa douleur et toute sa souffrance dans les couloirs de PPTH face à Taub. Il fit même une allusion au suicide et avoue qu’il avait envisagé de mettre fin à ses jours, bref c’était un moment inouï, sublime ! Le regard de compassion de Taub, chargé en émotions en disait long en regardant son patron s’éloigner après avoir crié sa détresse et son désarroi. Juste ciel, comme j’adore cette scène ! Je dois souligner que les phrases hachées de House face à Taub étaient du nombre de 5 ! (ce chiffre vous dit certainement quelque chose…). Cette scène rejoint la scène de la voiture côté intensité. Ça va Taub ? La décharge n’était pas énorme ? Et quelle décharge !

Le cinquième et dernier « missionnaire » était Foreman, mais il avait discuté uniquement avec Wilson. J’adore Foreman dans ce final ! Wilson, face à Foreman, lui dit que House n’était pas son enfant (tient, la thématique de la paternité !) et qu’il ne pouvait pas être responsable de son bonheur. Pourtant, Wilson savait que ce qu’il disait était erroné. House et Wilson se complètent et chacun fait le bonheur de l’autre ! Foreman l’aida à ouvrir les yeux sur l’importance de cette amitié pour House en insistant que la vie est sacrifices pour ceux qu’on aime. Cette réplique de Foreman laissera Wilson se remettre en question.

Inutile de dire qu’avec des missionnaires pareils, ça va crever le plafond ! Entre chaque missionnaire, la tension avait monté d’un cran, et l’implosion que redoutait Taub le pessimiste était au rendez-vous ! Juste au moment même où Wilson était en pleurs dans sa voiture, accompagné de House. On voit le parallèle ici. En fait, l’implosion de Wilson dans sa voiture était accompagnée de l’implosion de House d’une autre manière très symbolique : il s’agit de l’effondrement du plafond sur la machine d’IRM ainsi que sur Park, Adams et le patient. C’était un déluge de colère et de larmes qui s’était abattu sur eux, mais pourquoi dans cet endroit précisément (machine d’IRM) ?

La machine d’IRM est tout un symbole dans la saison 8. Si vous avez regardé par exemple le fameux 8×02, où les deux amis en froid s’étaient réunis près de cette machine, où House avoua cash à Wilson qu’il tenait à lui comme une déclaration d’amour sous-jacente. Pourquoi Wilson lui ferait subir des telles souffrances s’il l’aimait ?

Pour les nouvelles, c’était comme un baptême. Elles furent baptisées à la manière housienne face à l’humeur de leur patron. Les répercussions de la décision de Wilson sur House furent grandioses ! La lourdeur présente dans l’épisode fut comme un abcès doublement crevé.

Pourtant, le fait d’avoir crié sa peine sur Taub, saboter la plomberie de l’hôpital avec des tickets de hockey pour avoir comme résultat un joli trou dans le plafond, ne suffisait pas à House. Après avoir guéri le patient, il apprit de la part de Park que Derrick avait tenté de se suicider, c’est là que House était devenu furax, et tenta de tuer le patient pour de vrai (House avait complètement pété les plombs). Pourquoi cette manie de suicide ? Voyant Wilson symbolisé par le patient, House l’étrangla en lui criant dessus : « Reste en vie ! », j’ai bien dit « criant », Atkine ! Mais qu’est-ce que c’est que ce ton que tu as choisi ? Hugh Laurie hurlait, Atkine ! C’était une scène superbe gâchée par ce mauvais ton que tu as utilisé.

Très belle scène où on nous dévoile un House mis à nu, vulnérable, sensible, blessé, perdu, sans le moindre repère, gérant très mal sa douleur. C’était extrêmement triste de constater le degré de désespoir qu’avait atteint House. Le fait de refouler la douleur n’a fait qu’empirer la souffrance pour House qui trouva dans la plomberie un exutoire cathartique de ce qu’il ressentait. Il goba de la Vicodin pour masquer sa douleur en vain…Bref, le point culminant de cet épisode était cette souffrance et cet amour, une souffrance reflétée par les notes tristes du piano et les gros plans sur House et Wilson, chacun voué à lui-même, séparés, ce qui augmente encore plus l’intensité dramatique avec le Halone. La dualité du couple mort /amour est très flagrante avec les regards, les silences chargés, et certaines répétitions. Par exemple, on note la répétition du mot « amour » 2 fois et celle du champ lexical de la mort 13 fois. Voici le chiffre 13 qui se répète pour la 2ème fois après le 8×20, mais ici il désigne directement la mort et incarne le stéréotype du « chiffre maudit ».  Je pense qu’on a assez de preuves qui font de cet épisode l’épisode le plus noir et le plus pessimiste.

L’explosion et l’implosion de House ainsi que le défilé des « missionnaires » en particulier Park, firent House réfléchir, se remettre en question. D’ailleurs on peut interpréter cette remise en question comme un clin d’œil à la plus grande introspection de House lors du 8×22.

Au même moment, Wilson, toujours en colère, faisait le point sur ce qu’il avait dit, pesa le pour et le contre depuis la réplique de Foreman. C’est lorsque son regard tomba sur les oreos, symbole de son amitié avec House, que sa colère se dissipa en une fraction de seconde !

Vint le moment où Wilson se retrouve pour la 2ème fois sur le seuil de la porte de House, face-à-face à ce dernier, et lui annonça qu’il avait décidé de changer d’avis pour lui. House, extrêmement apaisé et serein, refusa. Il avança des arguments suffisamment nets et convaincants démontrant qu’il était résigné à la première décision de son ami et qu’il était lucide et clair. Les échanges après entre les deux furent beaucoup plus silencieux, doux, intimes et beaucoup plus détendus, chacun acceptait l’autre tel qu’il était, avec la chute finale « je ne vais pas te dire « je t’aime » » de la part de House (ce qui veut dire un grand « je t’aime » !). J’aime bien le jeu scénaristique du seuil de la porte de House ! Au début de l’épisode, il n’a pas été franchi par Wilson, c’était le seuil qui séparait les deux amis. A la fin, Wilson franchit symboliquement le seuil comme un retour à leur amitié après la résignation et l’acceptation de House. On peut interpréter cette résignation comme un sacrifice pour l’amitié. Et concernant le seuil de House, il était à la fois signe de la discorde et de la réunion. Réunis dans leur amitié, l’appartement de House était devenu symbole de l’amitié et du partage entre les deux. On peut conclure que le sentiment de lourdeur de l’épisode était dû au non-dit et à la frustration refoulée.

Le problème avec tout cela, c’est que le bon téléspectateur est tellement tourmenté et accaparé par le Hilson et sa souffrance qu’il oublie un truc : les conséquences de la bêtise de House lors de son implosion, vu qu’il avait très mal géré la situation douloureuse. Il fallait, comme d’habitude, une douche froide ! Cette douche s’appelait « l’huissier de l’hôpital » qui interrompit les « frères siamois » qui cherchaient sur le net un lieu d’excursion à eux seuls. Mais tomber sur une montagne de 8000 pieds (chiffre 8, ça c’est moche à moins que ce soit une métaphore de toute la série) et sur un huissier accompagné de Foreman ayant une tête d’enterrement, il y’a de quoi flipper !

Et VLAN ! Jolie gifle au téléspectateur qui ne se doutait pas que la thématique de la liberté allait revenir de plein fouet, la prison, 6 mois, House se retrouve enchaîné de nouveau, juste au moment où son copain avait besoin de lui. Les deux amis choqués s’échangèrent les regards à 5 reprises dans un silence morbide. J’avoue que je ne m’attendais pas à l’époque à un coup pareil ! Notre couple « d’amants maudits » rencontre des obstacles pour rester ensemble. Le jeu de ces deux acteurs est vraiment époustouflant, qui met l’alchimie de House et de Wilson en lumière…Cette dernière séquence de l’épisode est une transition vers le dernier épisode de la série : le 8×22.

Voilà donc ma review du 8×21. J’étais super content du retour du piano (triste, j’adore !), de la qualité de cet épisode, de la présence de toutes les thématiques abordées dans la saison 8 et surtout la thématique du tiraillement, tous les chiffres, dans cet épisode du chiffre 5 par excellence ! N’hésitez pas à me laisser des commentaires pour ma plus longue review et merci de votre lecture.

 
 

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Audiences: Final en beauté pour Dr House

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Hier soir, mardi 19 mars 2013, Dr House achevait sa carrière su TF1. La série américaine portée par Hugh Laurie a fait le plein de téléspectateurs puisqu’ils étaient 7,8 millions devant le premier épisode et en moyenne 7,6 millions jusqu’à la fin. La Une est donc largement en tête avec ce score.

À la deuxième place, Famille d’accueil, sur France 3 a recueilli 3,6 millions de téléspectateurs. Mais M6, qui proposait un prime de ses Scènes de ménages, n’est pas loin derrière. La série a en effet recueilli 3,2 millions de téléspectateurs et se retrouve devant France 3 en termes de part d’audience (15,6 % contre 13,1 % pour la Trois) en raison de la durée exceptionnelle du programme.

À la quatrième place, la fiction de France 2 ne fait pas le poids. Drumont, histoire d’un antisémite français, avec Denis Podalydès dans le rôle titre, n’a recueilli que 1,3 million de téléspectateurs (soit 5 % de PDA seulement). Ce qui la place juste devant TMC qui est en tête de la TNT avec 1,2 million de téléspectateurs pour le magazine 90’enquêtes.

Les audiences de première partie de soirée :

Dr House (TF1) : 7,8 millions de téléspectateurs en moyenne (28,2 % de part d’audience)

Famille d’accueil (France 3) : 3,6 millions de téléspectateurs (13,1 % de part d’audience)

Scènes de ménages : ils en font tout un prime (M6) : 3,2 millions de téléspectateurs (15,6 % de part d’audience)

Drumont, histoire d’un antisémite français (France 2) : 1,3 million de téléspectateurs (5 % de part d’audience)

90’enquêtes (TMC) : 1,2 million de téléspectateurs (4,9 % de part d’audience)

O’Brother (D8) : 1 million de téléspectateurs (3,9 % de part d’audience)

Ennemis rapprochés (NRJ 12) : 855 000 téléspectateurs (3,3 % de part d’audience)

Argentine, les 5 000 bébés volés de la dictature (France 5) : 820 000 téléspectateurs (3 % de part d’audience)

Will Hunting (W9) : 575 000 téléspectateurs (2,3 % de part d’audience)

Tonnerre roulant sur Bagdad (Arte) : 500 000 téléspectateurs (1,8 % de part d’audience)

15 Ans et demi (NT1) : 490 000 téléspectateurs (1,9 % de part d’audience)

 

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House – Review du 8×20

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Le 12 Mars 2013 fut diffusé le 20ème épisode de la saison 8, la dernière saison de House M.D. Cet épisode 8×20 « Post Mortem »avait récolté l’audience de 6 millions de téléspectateurs. Dieu merci, le titre de cet épisode est le même qu’en VO, c’est d’ailleurs le seul titre qui n’a pas été changé ou traduit. Bien entendu, je ne vais pas pouvoir vous décrire mon état en regardant la VF car la traduction était tellement nulle et exaspérante. Pourtant, je me prépare chaque mardi psychologiquement pour accuser le coup, et ça ne passe pas !

Je vous écris cette review avant la diffusion de la dernière soirée de House le 19/3/2013 qui comportera le 8×21 et le 8×22, je me suis dit de prendre tout mon temps pour ces 3 dernières reviews…

Avant de parler de ce 8×20, revenons en arrière et plus précisément au 8×19. Nous avons assisté à ce fameux huis clos de House avec son ami Wilson, lui venant en aide, lui proposant tout, nous avons également assisté à des moments douloureux lors de la chimio de Wilson, où cette douleur de la Pietà était gravée sur les visages des deux amis, plus solidaires que jamais. Le photogramme était impressionnant, et la mise en lumière des détails du visage où se dessinaient les rides de la douleur et de l’émotion, bref beaucoup de détails techniques nous ont offert un spectacle moribond, triste, émotionnel, joyeux lié à l’état d’âme des deux amis. Ce photogramme (gros plan) habilement utilisé par Hugh Laurie sera utilisé dans les épisodes restants, mais sans que ce soit d’une manière aussi minutieuse et aussi précise. Le jeu des acteurs se combine toujours avec l’effet technique, et cet effet technique est très net dans cet arc final où les deux acteurs RSL et HL auront les visages mis en lumière.

Après cette douleur partagée dans le noir du 8×19, ce 8×20 est très différent dans le sens où le cadre spatial change, on est loin de PPTH, de l’appartement sombre de House. Changement de décor, changement d’environnement ainsi qu’un changement de visages et d’état. Ce qui permet non seulement aux deux amis de prendre un grand bol d’air après le 8×19, mais cela permet aussi au téléspectateur de souffler un peu dans cette finale noire, et de concevoir cet épisode 8×20 comme une sorte de pause avant les deux derniers épisodes de House.  Bref, un épisode intéressant que je vous invite à découvrir à travers cette review ! Bonne lecture de cette autopsie !

I. Kyle

Après l’annonce du 8×18, l’affreuse cure du 8×19, il était plutôt logique que ce 8×20 soit l’épisode de la fuite. Cet épisode est d’autant plus profond et touchant que le 8×19, même si le 8×19 est excellent, ce 8×20 est bâti sur le symbolisme, le silence et les regards qui en disent long. L’attente du résultat est plus terrifiante qu’elle en a l’air car elle décidait du sort de Wilson. Se refugier dans l’oubli et la fuite, telle était la décision de Wilson qui emmena son ami avec lui. Inséparables, le couple d’amis prend un nouvel itinéraire.

Qui dit symbolisme, je lève la main ! Je sens que je vais aimer cet épisode léger en apparence, mais tellement chargé en signes ! (et en chiffres, vous allez être servis !)

« Kyle » le titre de cette partie est une façon un peu gentille pour dire « La fuite ». Nous avons un nouveau Wilson un peu housien, qui décida de mettre un grain de folie dans sa vie, qui entre avec une voiture de luxe rouge et annonce qu’elle lui avait coûté 75.000$. Un petit arrêt pour rappeler qu’au théâtre, le rouge symbolise toujours le noir et la mort, et le prix de la voiture fait penser aux 75% de chances de la survie de Wilson, annoncés dans le 8×19. Dès le début, ça commence visiblement mal…Enfin bref, je ne vais pas prendre chaque indice et en parler mais je vais me concentrer sur cette dualité de la fuite et de la traque, de la mort et de la vie.

Ce qui est intéressant, c’est le masque du déni que portait Wilson le long de cet épisode. Il ne pouvait cependant pas s’éloigner de son ami et avait besoin de lui psychologiquement, voilà la raison pour laquelle Wilson emmena House avec lui. Le déni de Wilson est sous plusieurs formes, comme le fait de vouloir agir comme Kyle Calloway, un footballeur américain qui n’était pas né à l’époque de la jeunesse de Wilson, mais les scénaristes ont voulu donner son exemple puisqu’il est d’actualité (j’avoue que j’ai très mal apprécié cela). Puisqu’on parle de Kyle…Mais bon sang quelle mouche a piqué les français pour changer l’exemple de Kyle Calloway à Juan Manuel Fangio l’argentin ! (pour info, Fangio est décédé en 2005 et il adorait les voitures de course). Rien n’explique ce changement ! On respecte la VO ! Non mais, purée le coup de gueule que j’ai poussé ce soir-là devant mon écran !

Je disais ? Ah oui, le masque du déni. Wilson était en plein déni en rejetant soi-même, en se passant comme étant Kyle le fonceur et non le passif qu’était Wilson, attendant son résultat. Kyle lui permettait d’oublier l’ombre de la mort qui le pourchassait et de foncer à toute vitesse, à l’image de la voiture fonceuse qu’il conduisait maladroitement, et qui reflétait toute la psychologie de Wilson qui rejetait ce qui lui arrivait en allant jusqu’à rejeter soi-même. On avait l’impression que Wilson rejetait même son ami en préférant être Kyle, vivant  100 à l’heure, heureux, indifférent, égoïste, qui se fait plaisir, insouciant, narcissique…tout le contraire de Wilson !

Cette fuite, ce galop incessant reflétait aussi l’insistance sur le temps durant cet épisode. J’ai relevé 36 répétitions des mots qui ont un lien avec le temps comme « heure(s), temps, minutes, secondes… », cette insistance temporelle est comme un rappel d’un compte à rebours concernant non seulement le jour du scanner, mais également la vie de Wilson. C’est une sorte de suspense ! Le plus gros clin d’œil à la fuite du temps c’est la montre de Wilson, mais également celle de House..Nous sommes en finale, ça mérite un compte à rebours non ? Le compte à rebours dans le restaurant « Big one » est un symbole de tout cela.

Wilson préféra se réfugier ainsi dans son passé, loin d’un douloureux présent et d’un futur terrifiant. Choisissant une position fœtale, (c’est une métaphore pour dire se replier sur soi !) Wilson fonce avec House loin du cauchemar qu’il avait vécu (8×19) et qu’il vit toujours. J’adore quand ces deux-là partent en promenade, certains épisodes étaient superbes comme le 5×04 ou même le 6×07. A chaque fois, leur amitié est beaucoup plus mise en lumière.

Si vous me demanderez quel était vraiment le plaisir de Wilson dans ce 8×20 ? Faire un plan à 3 ? Foncer l’adrénaline à fond avec une superbe voiture ? Faire le con en mangeant tout et n’importe quoi ? Je dirais que même se faire plaisir était temporaire, et qu’il y’avait toujours  ce regard sombre et terrifié que seul House comprenait. Le seul plaisir était d’être loin des autres, juste avec son copain.

La traque était terrible : à chaque fois que Wilson avançait sur son itinéraire de vie en tentant de se faire plaisir et d’oublier, il y’a toujours quelqu’un ou quelque chose qui vient lui rappeler son cancer et même pire. Un épisode qui commence par une femme qui décède à 8h 32 ne peut pas être une coïncidence. On commence par un chiffre qui nous rappelle l’échec et la fin (8) et le 5 (3+2). Le vomi, parler du cancer pour coucher avec 2 femmes, le corbillard, le faux crâne chauve, l’accident, le bus, l’attente, la vieille femme…Tous des indices visuels qui nous font repenser à la maladie de Wilson et son impuissance face au verdict imminent à propos de son sort.

Les moments marrants dans la voiture et les répliques tordantes de House et de Wilson nous offrent une amitié sous un nouveau jour. House était là à épauler son ami, il ne cacha pas sa joie quand Wilson mangea comme un porc le big one et il y’a eu à ce moment une accolade amicale entre eux comme étant un message réconfortant et encourageant. On ne voit pas dans les autres road trips de House et de Wilson cela, je trouve que c’est très travaillé sur le non-dit ce qui rend cet épisode plus profond qu’il en a l’air. Kyle est un personnage, Kyle est un masque pour refouler une peur que Wilson peine à dissimuler, Kyle est le symbole de la fuite tout court ! L’amour de la jeunesse était une excuse pour s’éloigner.

Ah, la fuite…symbolisée par la voiture rouge de Wilson ! Pourtant, si je prends la voiture à elle seule, elle ne symbolise pas uniquement la fuite, mais aussi la mort, la vie, le déni et la vitesse du temps qui passe…Ici donc on a une fuite de son présent en se réfugiant dans son passé, et pourtant il est impossible de fuir soi-même, de fuir la réalité, de fuir le destin. Telle est la tragédie humaine…

On ne peut pas passer non plus devant cette décapotable filante avec House et Wilson à l’intérieur, sans penser à une scène presque similaire dans le 8×21, celle de la véritable voiture de Wilson en arrêt, symbolisant l’acceptation et la résignation, le tout dans un espace plus intime et plus fermé.

De même, certains chiffres se répètent incessamment qui renforcent ce côté tragique des choses, comme la répétition de « Wilson » et « cancer » à 5 reprises. Le chiffre maudit en question se répète à 9 reprises mais l’important était sans doute la flagrante apparition dans cet épisode du chiffre 3, regardez comment il se répète « 3 jours, 3 chambres, 3 secondes, plan à 3, 3 voitures, 3 heures, 300, essayer 3 fois d’appeler House et Wilson, 3 ans… » le chiffre 3 est répété sans cesse, bien sûr qu’il peut rappeler les fameux 3 coups de théâtre, mais surtout les 3 coups finaux. Les 3 coups de début ont commencé dans le 8×16. Les épisodes 8×17, 8×18 et 8×19 furent un grand tournant qui apparait plus nettement dans le 8×18 et le 8×19. Le chiffre 3 incarne plus un rôle morbide, voilà pourquoi il est en harmonie avec le 5 ! D’ailleurs, en les additionnant, on retrouve un certain chiffre 8..comme quoi !

Dans le 8×19, on trouve un clin d’œil à ce chiffre 3 avec le « Trinity Park », quoi de mieux que de penser directement à un endroit religieux qui symbolise ce 3 ? Vous l’avez compris, le chiffre 3 sonne la fin de quelque chose ici, comme…une vie par exemple ! J’ai remarqué autre chose : le chiffre 3 s’est répété à 13 reprises. On sait que le 13 n’est pas un chiffre porte-bonheur pour les chrétiens…Bref, la Pietà du 8×19, les chiffres 3 et 13 dans ce 8×20, on a pas mal d’indices religieux inquiétants. Mais si je regarde le chiffre 13 d’un autre côté, il se peut que ce soit une annonce sous-jacente de la future apparition de Thirteen qui a apparu et disparu au 3ème épisode de cette saison.

Un autre clin d’œil au 8×21 ? C’est sans doute la référence à l’oreille coupée. Cette thématique de l’oreille est présente en permanence dans le 8×20, quand Wilson faisait la sourde oreille ne voulant rien entendre à son sujet et le temps qui lui restait pour le scanner. House le lui rappelait tout le temps !

Bref, le comportement de Wilson je-m’en-foutiste, cool, narcissique et en même temps suicidaire, mélancolique et désespéré était une raison suffisante pour House pour accompagner son ami même jusqu’au bout du monde. House est l’ombre de Wilson, il prend soin de lui, le conseille, un comportement wilsonnien plus qu’au 8×19. Les rôles ici se sont inversés, chacun se voit dans l’autre, il est impossible de les dissocier. Leur amitié est mise en valeur.

On a donc Wilson qui n’écoute pas House et s’autodétruit à volonté. Leur promenade n’en était pas une, puisque c’était une fuite mais le destin cruel les traquait partout. L’un avait peur de mourir, l’autre avait peur de se retrouver tout seul et c’est à cause de cette épée de Damoclès que les deux amis avaient le même regard terrifié et sombre face à la mort défilante (le corbillard), qu’ils se rapprochèrent l’un de l’autre au fil de l’épisode. Le dépassement du corbillard en lançant des cris de joie était un sacré doigt d’honneur à la mort, qui les rattrapa sur le chemin et l’accident n’était qu’un symbole du triomphe de la mort, de la courte vie de Wilson, fauchée brutalement par la Faucheuse. Quand Wilson avait parlé du doigt d’honneur que lui faisait l’univers dans le 8×19, c’était à son tour de lui faire un doigt d’honneur en dépassant tout un cortège funèbre. C’est un signe que la mort ne pouvait rien faire devant leur amitié libre et fonceuse.

On avait parlé du risque qu’avait pris House dans le 8×19 en protégeant le secret de Wilson, ici on aborde plus nettement ce risque, à savoir la perte de la liberté. Dans le 8×20, House était indispensable psychologiquement pour Wilson et cet épisode si spécial les concerne de près. Dans le 8×20, on découvre que House n’était pas aussi libre que l’on croyait depuis le 8×09, il était en conditionnelle ne pouvant ni quitter l’état ni dépenser ce qu’il voulait, il était toujours aussi enchaîné et cette thématique de la liberté sera remise sur le tapis surtout dans le 8×21, et on en verra les conséquences dans le 8×22. Car on peut d’ores et déjà dire que le voyage du 8×20 est un clin d’œil au 8×22 ! Bref, c’est le voyage d’une vie…

II. 10 ans

Je crois avoir parlé de Kyle ou la fuite suffisamment pour passer à cette partie consacrée au patient et à Chase. « 10 ans » est un clin d’œil aux 10 ans que Chase avait passé avec House, à apprendre. Larbin à ses débuts, immature et je-m’en-foutiste, Boucles d’or, comme le surnommait House d’une manière ironique-affectueuse, a évolué durant cette fameuse décennie, passant du statut d’ado à celui d’un adulte mature et responsable, et cette saison 8 était également la sienne. Le chiffre 10 a été répété à plusieurs reprises dans cette saison et il peut symboliser la décennie de Chase.

Post Mortem est un épisode non seulement centré sur le Hilson, mais également sur Chase. Cet épisode est la boucle de plusieurs épisodes centrés sur Chase ou faisant allusion à lui. En effet, après le départ de Dominika et l’histoire du père de House, c’est au tour de Chase de plier bagage.

Le patient était très intéressant. Il était un médecin légiste connu dans PPTH. Le cas de Peter Treiber (le nom du patient) était ici un cas miroir non seulement de Chase mais aussi de House !

On découvre que ce patient avait tout fait pour devenir un des larbins de House, il y’a 10 ans, mais c’était Chase qui lui pris la place grâce à un coup de fil de son père. Le patient expliqua également son comportement brutal et dur face à Chase « Vous avez un talent que vous gâchez ». Ayant eu ce que Treiber n’avait pas réussi à avoir, Chase commence son introspection. Ils étaient deux médecins ayant eu deux destins différents à cause d’un coup de fil, c’était le parfait cas miroir de Chase.

On peut se dire que Treiber était le coup de pouce que Chase attendait pour se remettre en question pour de vrai, surtout que Chase ne savait pas quand quitter le nid. Avec l’histoire de Treiber, il avait pris enfin une décision pour sa vie. C’est assez intéressant de voir comment un patient a poussé un médecin à réaliser qu’il avait besoin de changer quelque chose dans sa vie et dans sa carrière.

Il y’avait une alternance entre la décision de Chase et ce que vivaient House et Wilson, mais en fin de compte tous étaient liés par la fin, chacun son sort et son destin.  Ici, Treiber est le subconscient de Chase, ce dernier trouva qu’il faisait tâche auprès de Foreman (doyen de PPTH) et de Cameron (chef des urgences à Chicago) qui ont deux posts intéressants. Il décida enfin de sortir de l’ombre de House.

Plus important encore, fut l’évocation d’Amber, de Kutner et de Thirteen par Taub. Ce qui fait deux morts et une condamnée ! Le registre de la mort est toujours là, la confirmation aussi du retour imminent de tous les personnages absents cités. Joli clin d’œil au 8×21 et surtout au 8×22 ! Ceci dit, tous les termes reliés à la mort ont été évoqué à 11 reprises, ce qui renforce cette prédominance morbide dans l’épisode.

Concernant le cas, on découvre un médecin légiste entrain de s’ouvrir le crâne avec un scalpel (le scalpel peut nous rappeler le scalpel du 8×11 avec lequel avait été poignardé Chase), très minutieux dans son travail de légiste à la quête de la vérité. Peu apprécié pour ses découvertes des erreurs d’autrui et médecin à scandales, il était normal que Treiber accorde sa confiance totale en House, il se voyait en lui. Le diagnosticien de la mort et le diagnosticien de la vie se ressemblent étrangement avec ce côté obsessionnel de la quête de la vérité. D’ailleurs, Park était fascinée par Treiber  et ses méthodes, il sauvait des vies même en restant à autopsier dans la morgue.

J’ai trouvé Treiber plus intéressant que Chase, puisque ce sera lui l’origine du déclic de Chase. Ne voulant être traité que par House, Treiber fut cependant traité par Chase qui utilisa le mensonge envers le patient qui, même en se tordant de douleur, réclamait House. Chase comme on a tous vu, décida de mentir pour le bien du patient malgré l’objection de tous les membres de l’équipe. Seul contre tous, Chase essayait de faire ce qui lui semblait juste surtout qu’il était impliqué avec l’histoire de Treiber et qu’il se sentait coupable quelques parts d’avoir eu sa place dans l’équipe de House grâce à un coup de fil de papa. On découvre Chase sous un nouveau jour, allant jusqu’au bout de sa curiosité jusqu’à être écarté du cas pour mensonges de la part de Foreman. Se retrouver seul avait permis à Chase d’avancer pour trouver sa voie, tout en se concentrant sur le cas comme jamais, il utilisa une démarche pédagogique et comme un grand, il notait sur le fameux tableau blanc dans la morgue.

Il testa ses théories dans la morgue qui est devenue le lieu du différentiel, fit des biopsies de certains cerveaux…Lorsqu’il apparait, un cerveau entre les mains, cela voulait dire plusieurs choses comme le fait qu’il était devenu le cerveau de l’équipe à la place de House. Chase voulait également s’affirmer comme étant différent de House, et ne sortit de la morgue qu’après avoir résolu le cas. Il ressemblait extrêmement à House avec cet air réfléchi, cette fascination des détails, et le mensonge. Chase était le fils prodigue et le digne héritier de House, annoncé implicitement durant des épisodes auparavant. Il avait l’intelligence requise, l’expérience, il avait souffert pour avoir ce mérite des autres et de House.

On remarque aussi le retour de Foreman en tant que directeur, ami et aidant Chase dans les diagnostiques avec la team. Tout s’est passé dans la morgue, le symbole de la mort par excellence de cet épisode. Foreman était presque…sympathique ! (tout comme Adams qui se souciait de House en lui proposant son aide) on découvre l’amitié entre lui et Chase. Foreman n’a pas viré Chase de l’hôpital, et fut discret, tout comme avait fait Chase en mentant au patient et en restant discret à propos de House. C’est grâce à lui si House n’a pas été arrêté pour irrespect de sa conditionnelle.

Il trouvera la solution à la Chase comme au 8×19, mais avec une illumination housienne, et décida de s’en aller après avoir résolu le cas. Son départ coïncide avec les résultats du scanner de Wilson et le passage de relai était très net avec la poignée de mains entre House et Chase à la fin. Même si, au début, il y’avait cette canette de caféine que House avait lancé à Chase qui symbolisait le relai de cet épisode.

Après son au revoir à son « père », Chase prit son envol du nid. Chose qui n’a pas laissé House de marbre et l’affecta. Son regard triste en disait long et ne le retient pas (ça me rappelle Dominika !). Cet épisode réussit donc à boucler la boucle avec l’histoire de Chase qui part à son tour, et je trouve que c’était très bien mené avec le cas-miroir et que Chase avait besoin de cette affirmation de soi et de cet envol, loin de House.

III. Je ne peux pas vivre sans toi

Passage sans transition à la dernière partie qui abordera encore notre couple préféré de Starsky et Huch, dans leur décapotable rouge fonçant à toute vitesse. Dans cette partie, j’ai préféré revenir au Hilson pour tirer au clair certaines choses. Vous avez lu donc dans ma première partie de cette review, cette fascination de Wilson pour un Kyle indestructible. En fait, c’est en écrivant une autre review que je me suis posé la question : mais quel âge avait Wilson puisqu’on avait beaucoup parlé du passé heureux et insouciant ? La réponse était 17 ans, encore une histoire de chiffres qu’on additionne et cette fois, il s’agissait des âges respectifs de House et de Wilson !

Kyle était la façade de Wilson..chose qu’on sait déjà. Mais s’il y’a une chose qui a vraiment attiré mon attention, ce n’était pas l’âge ou l’endroit, mais plutôt le miroir. Si vous vous rappelez, il y’a dans les toilettes du restaurant Big one un très grand miroir dans lequel chacun des deux amis se regardait.

Le miroir qu’on voit dans le Big one est un miroir embué. Ce miroir est comme un écran opaque qui attend à ce qu’une main le débarrasse de sa nuée. C’est sur la surface de ce miroir qu’on voit le masque et ce qu’il y’a derrière. La première partie de ce double miroir reflétait Wilson, parlant sans s’arrêter. La deuxième partie du miroir reflétait House seul, en train de jeter un regard malheureux face au miroir, sans parler. Le stade du miroir peut aboutir à deux attitudes : soit la reconnaissance de l’un dans l’autre, soit la confrontation. Je dirais plutôt la reconnaissance de l’un dans l’autre, vu le regard troublé de Wilson qui se vit dans House.

Bref, cette séquence du miroir scindé en deux c’est justement la rencontre de deux visages qui se reconnaissent, qui fusionnent malgré leurs différences. Ce miroir reflétait aussi leur belle amitié, une amitié complice, composée d’amour et d’identification de l’un à l’autre. Wilson a vu Wilson et non Kyle dans son ami, et c’est cela qui l’a surtout poussé à quitter les toilettes, rejetant ainsi soi-même. Il rejetait House car il voyait un regard silencieux qui voulait l’arrêter et le suppliait d’arrêter de jouer le rôle de Kyle, car plus Wilson dissimulait ses craintes derrière ce masque, plus il voyait sa propre souffrance augmenter dans les yeux de son ami.

Le miroir avait réuni davantage les deux amis, plus inséparables que jamais. Le masque de Wilson ne tient pas jusqu’au bout de l’épisode, c’est juste après leur accident d’avoir franchi la barrière séparant la vie de la mort et en attendant le bus que le comportement de Wilson changea. Si l’année dernière le mot « bus » a fait un grand déclic dans ma tête (je vais y revenir) cette année il y’a des déclics partout XD. On retrouve notre tandem sur un banc attendant le bus avec une vieille femme atteinte d’Alzheimer. Cette femme symbolisait la fin de la vie, la fin d’une course contre le temps, elle était le miroir de Wilson qui s’est reconnu en elle, le destin cruel le rattrapait toujours, c’est pour cela qu’il enleva enfin le masque de Kyle et redevint lui-même. Il resta avec elle en attendant les secours et le bus, bien résigné. Bien que House trouve un taxi, Wilson ne voulut pas y aller en abandonnant la vieille femme seule face à son sort. Le taxi, symbole de la vie, ayant un rôle salvateur, repart vide, et House rejoint son copain sur le banc à attendre le bus, à attendre la mort.

Le bus est toute une métaphore symbolisant la mort. Dans le final de la saison 4, il incarnait la mort, et on se rappelle que House était sorti vivant du bus dans ce final-là. House était également en vie dans le bus du 6×01 qui le transportait d’une vie à une autre. L’utilisation du bus ici par les scénaristes n’est donc pas innocente, car on peut comprendre une certaine allusion à un House qui s’en sortira vers une nouvelle vie, plus vivant que jamais, face à son copain agonisant.

Ce qui renforce cette agonie était le clin d’œil scénaristique à la montre de Wilson qu’il avait vendu afin de pouvoir acheter des tickets. La perte de la notion du temps veut dire qu’il n’y a plus de temps à perdre, que c’était trop tard. La patiente décédée au début de l’épisode était le symbole de la mort mais aussi le miroir de Wilson : elle avait un problème à la poitrine qui l’a tué.

Se retrouvant avec House dans le bus, Wilson craqua, confirmant sa faiblesse et sa peur de l’inconnu. Il confirme aussi le slogan « personne ne change ! » de House. Après une promenade parsemée d’indices, de sous-entendus et de symboles lugubres, tout semblait être contre Wilson, mais aussi contre House. C’est comme si notre couple préféré était maudit de partout !

Bref, le retour vers le point du départ était en lui-même un échec de la fuite, un retour noir que seul les sourires et les regards d’une belle amitié éclairaient.

Durant tout l’épisode, on avait un Wilson qui s’agrippait, qui s’accrochait à House pour éviter sa propre faiblesse, pour sentir un peu de force et de réconfort auprès de lui, une raison de plus qu’il décida de voyager avec House sans téléphone, afin que ce dernier l’écoute. « Tu es programmé pour en parler. C’est comme ça que tu fais face, c’est ce que tu es » dit House à Wilson. Ce dernier en parlait plus par son mutisme et ses gestes désespérés. Le masque de Wilson qui tombe ici, nous rappelle le masque disparu de House dès le 8×19, ce qui confirme qu’on ne peut pas feindre être quelqu’un d’autre à l’infini.

House était d’une tendresse inouïe avec son copain, très humain, cette fois il écoutait le chagrin de son pote avec son non-dit. Wilson explosa en colère contre lui-même et sa manie de dire « oui » jusqu’à tout rater, il s’en voulait terriblement d’avoir gâché sa vie courte de cette manière. Il s’était déjà mis en colère dans le 8×16 concernant sa manie de dire toujours oui. D’une manière générale, ces deux-là n’avaient pas besoin de paroles pour communiquer, le silence et les regards étaient un langage suffisant qu’ils utilisaient depuis des saisons. Ils s’entendaient bien, et c’est lorsque Wilson larmoyant, avouait qu’il voulait être Kyle, loin de la faiblesse de Wilson. Et là, ce fut une jolie révélation de la part de House qui avoua à son tour, qu’il pouvait vivre sans Kyle. Je crois que le titre de cette partie explique très bien ce House voulait dire : il ne pouvait pas vivre sans Wilson. C’est de l’amour, de la tendresse et de la douceur qui caractérisent une amitié si belle et profonde entre deux personnes très fragiles et sensibles, extrêmement liées entre elles avec ce lien solide et magnifique.

Positionnés l’un face à l’autre à l’image de deux amis en pleine symbiose, leur position peut également nous rappeler le miroir. Ils étaient côte à côte tout le temps comme des frères siamois (clin d’œil au 8×02) et passent l’un face à l’autre comme si chacun se voyait dans l’autre et appréciait sa présence.

Face à la révélation de House, Wilson eut un petit sourire et échangea un regard long plein de sens avec House, comme s’il lui répondait « moi aussi». Je les aime bien à la manière dont ils communiquent et s’apprécient mutuellement. House prenait soin de son ami et encore dans cet épisode, il arrivait à le faire sourire malgré l’atmosphère mélancolique et chargée en émotion.

Et comme il fallait tout dévoiler à la fin par le mutisme, c’est lors du fameux verdict du scanner de Wilson que les scénaristes ont joué sur le suspense ! House resta muet, le regard horrifié devant l’écran comme si sa langue était paralysée. Il n’avait rien à dire, mais son regard qui clôturait cet épisode n’annonçait rien de bon. Silence morbide.

Bref, voilà ma review du 8×20 que je poste en ce jour de la dernière soirée de House en VF ! J’espère que vous passerez un bon series finale, un bon avant-dernier épisode, mes reviews à leur propos seront postées tranquillement. Désolé si j’ai volontairement caché des indices que je dévoilerai très bientôt. Vos commentaires sont les bienvenus ! Merci de votre lecture.

Post-scriptum : – J’ai adoré revoir la Honda orange de House !

–  Le personnage le plus sollicité que jamais dans cet épisode est House. La répétition de « House » 27 fois de la part de l’équipe, du patient ou de Wilson montre son indispensabilité, et même quand l’équipe et le patient n’évoquaient plus House, il restait Wilson qui avait besoin de son ami et ce, jusqu’à la dernière seconde de cet épisode !

– Il y’a un chiffre précis qui s’est répété 3 fois dans ce 8×20.

 

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House – Review du 8×18

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Voici donc ma 18ème review du 8×18 « Body and Soul » alias « Terreurs nocturnes » diffusé directement en inédit après le 8×17, le 5 Mars 2013. Cet épisode qui marque le premier palier du grand final de la série House M.D n’a réuni que 6 millions de téléspectateurs, une audience calamiteuse si on devait la juger. La pire audience de toute la saison 8 fut donc avec cet épisode qui, pourtant, ne manque pas d’authenticité, d’intérêt et d’un excellent scénario dépassant même celui du 8×17. Je trouve dommage cette baisse qui ne reflète certainement pas les fans qui sont très nombreux. Enfin, passons.

Cet épisode 8×18 est un épisode sur lequel je me suis beaucoup penché, c’est l’épisode des rêves et du non-dit par excellence et je me suis résolu à l’analyser en 3 parties. Bonne lecture d’avance !^^

I. Rêves ou fantasmes ?

C’est un épisode très intéressant où se mêlent réel et irréel, rêves et fantasmes. Chase et Park en firent l’expérience.

Le monde onirique a toujours une signification, une explication/interprétation pour certains rêves. Avec cet épisode, on sonde l’inconscient des personnages et surtout de deux en particulier : Chase et Park, le tout dans une atmosphère hilarante.

Petit recul avant de se lancer dans des analyses, vous vous rappelez certainement que ce n’est pas la première fois que ce « couple » est mis en lumière – un couple assez insolite – cela a commencé par une approche timide (boire un verre) dans le 8×13, ensuite on avait assisté à l’emménagement de Park chez Chase dans le 8×16.

Grâce à Popo, on croyait assister à une nouvelle relation dans cette saison (entre membres de l’équipe) mais visiblement, ce 8×18 est une réponse à certaines questions. Sont-ils amoureux ? Sont-ils amis ? Va-t-on assister à une relation tellement insolite à cause de leurs caractères que même coucher sera bizarre ?

Bref, les scénaristes mettaient la lumière sur ce duo mais pas assez, laissant le téléspectateur dans le vague, à spéculer. Sacré jeu !

Dans cet épisode du 8×18, on assiste à quelque chose à la fois étrange et à mourir de rire : House dévoile que Park avait rêvé de Chase. Embarrassée, Park essaya de comprendre pourquoi elle avait rêvé ainsi. De son côté, Chase fit un rêve tellement réaliste qu’on se demande ce qui se passe entre ces deux-là. Mais la chute était que tout n’était que rêves et illusions, c’est comme un mirage : on croit que c’est réel or tout est imaginaire.

Fantasmes ? Fous amoureux sans l’admettre ? Taub a sa petite idée « Chase symbolise le travail, tu es tombée peut-être amoureuse de ton job ! ». Ce n’est pas si faux à mon avis, il se peut que Park voit en Chase l’incarnation de son travail et même l’incarnation de la science et de la médecine auxquelles Park tient beaucoup et leur voue un amour fou.

Chase est attiré par Park, peut-être par son côté bizarre et piquant qui s’oppose au sien. Comme on dit : les contraires s’attirent ! Cette petite histoire entre les deux est légère, elle ne fait pas tâche dans l’épisode déjà centré sur les rêveries, en plus d’être tordante et marrante.

S’il y’a un petit faisceau lumineux, il s’agit bien de l’histoire de Chase et Park qui laisse place au sourire, dans un épisode très fort émotionnellement et noir.

C’est à la fin que Chase et Park conclurent qu’ils s’appréciaient tellement qu’ils ont fait ces rêves. Cela sonne comme « restons-en là, en tant qu’amis pas plus ! ». Mais cela n’empêche pas que la fin de ces rêves était restée ouverte, personne ne savait les interpréter pour de bon, est-ce qu’ils auront une relation amoureuse ou pas… ? Ce type de question est à ranger dans le placard, car avec un duo aussi bizarre, on peut passer d’un rêve à une réalité et d’un simple diagnostique à une coucherie.

Très malins, les scénaristes ! La vérité est ailleurs…

II. Science vs religion

Ce n’est pas le premier épisode à propos de cette confrontation mythique à laquelle on a assisté plusieurs fois dans House. Et encore, ce n’est pas non plus le premier épisode à propos d’un enfant qui vit des choses bizarres en pleine nuit, comme dans le 3×02.

Dans le 8×18, nous avons un patient âgé de 8 ans (tient, le chiffre 8 comme par hasard, on a un triple 8 avec le 8×18 !) souffrant de symptômes variés à tirer par les cheveux : cauchemars répétés, arrêt respiratoire, arrêt cardiaque, crise, évanouissements, parler  une langue qu’il n’a jamais entendu…Un cas qui a intéressé House avec cette histoire de cauchemars.

Ce cas m’a préoccupé, non par son côté médical vu que toutes les 5 secondes un truc pas net arrivait à l’enfant comme si l’hôpital accélérait la cadence des maladies ou des symptômes !! Je dirais plutôt que c’est le choc science-religion qui m’a intéressé. En fait, il y’a pas mal de messages codés aussi qui sont d’une noirceur à faire froid au dos.

On assiste au tiraillement de la mère entre croire en la science et croire aux croyances de ses ancêtres. Taub et Adams étaient en quelques sortes le symbole de la science, Xang (le grand-père) et la mère du côté des croyances, de la foi. Au départ, la mère ingénieur se vantait auprès de Chase par sa vision logique, et en 24 heures elle était complètement déboussolée.

L’intervention de Xang n’a fait qu’empirer les choses, lorsqu’il dévoila que ce n’est pas Kao (son fils) qui avait commis un crime, mais le démon qui l’habitait. Moi je dis : parfait ! si on suit cette logique farfelue, aucun acte criminel ne doit être puni car l’homme est né bon et n’est pas responsable de ses actes…

Enfin bref, revenons à nos moutons ! La mère de Lue était passée d’une croyante en la science à celle en la religion ce qui est un peu normal vu l’accélération des symptômes infinis qui frappent son fils et auxquels la médecine n’a ni trouvé de remède ni d’explication.

Certains ont trouvé que la mère était la plus intéressante par son grand tiraillement entre foi et médecine. Il est vrai qu’il existe dans ce monde ô combien de personnes tiraillées face à un malheur qui frappe un proche.

Ce tiraillement entre religion et science ne fait justement que commencer, attendez les prochains épisodes et vous allez voir qui symbolisera la science et qui symbolisera la foi, mais je crois que vous avez déjà deviné de qui je parle…(clin d’œil au 8×21)

Revenons à l’enfant : il souffre selon son grand-père de la présence d’un démon appelé Dab qui l’habite et qu’il fallait exorciser.

Très intéressante comme image, vous ne trouvez pas ? Bon, admettons que ce gosse n’est en fait que House, et que Dab symbolise ses démons intérieurs face auxquels il fera son introspection qui arrive lentement.

On peut aussi admettre que Lue peut être Wilson, et que Dab n’est que le cancer duquel il souffre et qu’il annoncera à House à la fin, et que ce dernier tentera tout pour l’enlever du corps de son ami mais sans issue. Même le D de Dab peut symboliser Death (mort) tout simplement !

Déterminée à guérir son fils par tous les moyens, la mère appela un avocat et fit intervenir Xang pour l’exorcisme ! De l’exorcisme dans une série médicale telle que House, c’est du jamais vu et c’est même incompatible ! Xang utilisa son savoir-faire en matière d’exorcisme dans une cérémonie insolite. Je m’arrête là, concernant cette fameuse cérémonie.

Je ne sais pas si vous vous êtes rendu compte d’un truc pareil. Cette cérémonie sonnait comme celle que ferait un sorcier ou un exorciste devant la mort. C’est la cérémonie de la mort, qui ne fait que nous rappeler la dernière ligne la plus tragique de House M.D, celle de Wilson. Le gamin avait dit qu’il n’y avait plus aucun espoir, que c’était trop tard. Cette prouesse scénaristique nous amène grâce à cette phrase vers Wilson, également ! C’est un cas qui en cache un autre. En absence de matière de guérison médicale, on a recours à des méthodes ancestrales qui pouvaient ou pas marcher.

L’équipe de House se retrouva seule et en particulier Adams qui avait tenu tête à House pour la première fois ! Contre toute attente, House lui a laissé les commandes du cas, il était résigné, lui qui avait dit à Taub dans le 8×13 de ne jamais abandonner ! Et je peux même dire que c’était la fin ouverte de la série annoncée avec la fin ouverte de cet épisode qu’on peut qualifier du véritable dernier épisode de House. Personne n’a gagné, on ne saura jamais qui a gagné de la science ou la religion qui furent ex-æquo, c’est inédit dans la série ! (comme l’a signalé Taub). Ce qui est sûr, c’est qu’il y’a une acceptation des phénomènes qui dépassent la logique.

Le déclin du génie/don de House est annoncé implicitement et nettement, laissant aux jeunes le champ ouvert pour continuer sans lui un combat qui, de toutes les façons, n’attribuera le mérite de la guérison miraculeuse qu’au grand-père alias la religion, et jamais à la science. On peut aller jusqu’à dire que c’est le dernier cas de House. Le 8 symbole de l’échec, se répète incessamment ici. Le désintérêt de House est une phase transitoire à un intérêt illimité qu’il portera envers Wilson qui sera le seul à compter à ses yeux.

Bref, Adams sauvera le gamin en même temps que la cérémonie de Xang le grand-père, et vous voyez qui a eu le mérite…House avait raison.

Je termine cette partie avec quelques explications du phénomène « lévitation » observé ici ! J’ai un peu fouiné, la « lévitation » du gamin s’appelle en fait « lévitation horizontale », elle vous rappellera sûrement une certaine lévitation presqu’identique dans le 3×02. Ce type de lévitation est possible à faire grâce à l’ordinateur. Ah…la technologie ! Dans X-Files on voit ce type de lévitation !

Quand à la lévitation de House qui s’appelle « la lévitation de Balducci », ce n’est qu’une illusion. Je dis chapeau quand même à Hugh Laurie pour l’avoir fait, j’ai failli me tordre le pied ! Et oui, j’ai lévité à ma manière…MDR. Voici donc quelques explications à propos de la lévitation de House et comment la faire ! Je passe direct à la 3ème partie après ce paragraphe explicatif ci-dessous.

« D’abord, vous devez vous positionner quelques mètres à l’avant des observateurs de sorte à ce qu’ils voient votre dos et vous positionner en angle de 45 degrés selon l’angle des observateurs toujours. Vous allez vous placer afin que le devant de votre pied, droit ou gauche selon votre cas, ne puisse pas être vu par les gens. Ils vont voir complètement un de vos pieds et l’arrière de l’autre. Veuillez vous assurer que les 2 pieds sont bien collés pour être sûr de n’avoir aucune chance de laisser percevoir le devant du pied que les spectateurs ne doivent pas voir. Enfin, utilisez le devant de votre pied  »caché » afin de soutenir votre poids et soulevez-vous à l’aide de celui-ci. Tenir la pose quelques secondes et le tour est joué!

Pour s’assurer du succès de ce tour:

– S’assurer que l’angle est idéal.

– S’assurer que les 2 pieds sont collés et qu’ils le resteront jusqu’au temps que vous retombiez par terre.

– Pratiquez cette illusion quelques fois avant de l’exécuter devant des gens afin d’être sûr de pouvoir garder l’équilibre parfait. »

III. Fin d’un arc et début de l’arc final

Je me suis beaucoup demandé comment évoquer en même temps House, Dominika et le Hilson. La solution était facile, avec cet épisode qui marque la fin de certaines choses et le début d’une nouvelle ère.

Avec un nouveau House dans ce 8×18, la donne change. La fin approche très vite. Après la résignation incroyable de House face au cas, chose qu’on n’a pratiquement jamais vu ainsi, sonnant la fin de tout un don auquel on s’était habitué, arrive une nouvelle phase avec Dominika.

Vous vous rappelez la fin noire et musicale du 8×17. On sent que House se culpabilise et son respect envers Dominika n’a fait que s’accroitre avec la découverte d’autres talents cachés en elle.

Dans cet épisode, Dominika va tout simplement être sonnée par un coup de massue (ou blessée si vous voulez, poignardée dans son être à l’image de la poupée ensanglantée du 8×17 !) de la part de son tendre époux  gobant la Vicodine, qui réprimait ses sentiments et les rejetait jusqu’au bout. Halone quoi xD

Certes, Dominika a prouvé sa patience, son « housisme », son intelligence etc. Beaucoup de fans ne l’appréciaient pas à cause d’un stupide ship. Or, le personnage de Dominika était très intéressant à explorer et c’était bien de la faire revenir pour boucler la boucle avec cet épisode.

Cependant, c’est en « consolant » House à sa manière (ils ont failli aller loin) que le téléphone sonna, et c’est avec le même regard blessé et terrifié d’Amy face à Henry dans le 8×17, que Dominika regarda House qui préféra se taire sans s’expliquer, malgré le fait qu’elle était restée silencieuse en attendant des explications. Non, House n’assumera jamais ses sentiments et, résigné à lui expliquer quoi que ce soit, il se contenta juste de s’excuser et ne la retient pas. Et bien voilà la fin du fameux arc House-Dominika, chose qui a ravi certains !lol.

C’est le triomphe du Halone, et y’a pas pire que le Halone ! Y’a pas pire que de voir des larmes au lieu d’un joli sourire accueillant (Dominika avait pleuré 2 fois, la 2ème était plus atroce et plus silencieuse). Remarque : répétition du chiffre 2 ici ! Domonika qui symbolisait la vie, quitta donc le domicile de House, devenant noir à l’image de la mort, comme une âme ayant quitté un corps. La pluie qui ne s’arrêtait pas, symbolisait ce déchirement housien intérieur. Il avait perdu face à la religion, il avait foiré la relation avec la femme parfaite, et le voilà seul. La relation House-Dominika s’achève dans un noir morbide duquel on avait aperçu les prémices depuis le 8×17. Aucune couleur que le noir après le départ de Dominika. House avait fait de son moi un tombeau de tout sentiment, et ce noir fait penser à un cimetière hanté de spectres, parsemé de tombeaux.

Ce noir fait également penser au noir des prochains épisodes et en particulier lors des épisodes 8×19 et 8×22, car techniquement, ils sont les plus noirs.

Cette obscurité morbide qu’on voit chez House dans le 8×18 vers la fin de l’épisode, est la même qu’on voit dans le bureau de Wilson (fin du 8×18). La fin de la relation avec Dominika libère donc de la place pour Wilson dans la vie de House…

On est arrivé à Wilson et au Hilson, enfin. Il y’avait dans le cas des signes inquiétants nous rappelant Wilson (pour ceux qui ont tout regardé, faire du recul est intéressant), on avait regardé un 8×16 plus inquiétant qu’il n’y parait, puis on avait assisté dans ce 8×18 à 3 apparitions uniquement de Wilson, et c’était toujours House qui allait le chercher sans se douter une seule seconde de ce qui se passait.

Le jeu de l’acteur Robert Sean Leonard est tout simplement époustouflant et génialissime dans cet épisode, il en est de même pour Hugh Laurie. Sacré duo !

A chaque fois que House essayait de rencontrer son ami, ce dernier disparaissait comme un fantôme, derrière quelques excuses bien amenées. Wilson esquivait la parole, il fuyait son ami le long de l’épisode et ne voulait plus l’écouter.

En fait, House était tellement préoccupé par ses petits problèmes personnels qu’il ne vit pas l’embarras dans les yeux de son pote qui voulait être seul.

House réessaya de parler avec Wilson après avoir foiré les consultations de ce dernier, et je crois qu’il avait pensé que Wilson faisait la tête à cause de ce qu’il avait fait (l’interrompre en pleine consult’), au point de ne pas manger avec lui comme d’habitude. House (fait rarissime) acheta de la nourriture pour lui et pour son pote, mais ce dernier esquiva la conversation et quitta le bureau. Note: Wilson regarde sa montre, un clin d’oeil pour un certain compte à rebours mais également à un certain 8×20 où Wilson parlera de cette montre, qui nous est très symbolique du temps restant.

La première fois que j’ai regardé cet épisode il y’a environ un an, je me suis demandé ce qu’avait Wilson pour se comporter ainsi, car cela ne lui ressemblait pas.

La 3ème et dernière scène au bureau de Wilson était complètement obscure et triste. Dans le noir, Wilson se dressait comme un zombi, l’air effondré. Très subtil le jeu de RSL, vraiment !

House entra, ne regarda même pas son copain qui ne le fuyait pas cette fois et resta silencieux, et raconta sa journée, ses problèmes sans se douter une seule seconde du choc qu’il allait avoir.

Wilon, tourmenté, finit par faire une révélation qui laissa n’importe quel téléspectateur sur le cul. Admirez ce jeu d’acteur : House qui ne croyait pas Wilson…jusqu’à être terrassé par le coup de massue qu’il avait pris sur la tête et nous avec ! C’était un moment diaboliquement émotionnel entre les deux amis et même pour les téléspectateurs derrière leurs petits écrans.

House qui voyait tout, qui voyait de quoi rêvait Park ou Chase, n’avait pas vu un coup pareil venir ! Et son regard Halone à la fin des dernières secondes de l’épisode…Qui va consoler l’autre ? Les deux étaient à consoler, l’un pour sa vie menacée, l’autre qui avait tout perdu et ne lui restait que son ami. House avait peur de le perdre pour la même raison citée dans le 6×10 « Si tu meurs, je me retrouve tout seul ». Un vrai cauchemar morbide qui s’est réalisé à la fin de cet épisode que j’ai beaucoup adoré ! Maintenant House le sait, son ami aura besoin de lui. Mais que va-t-il se passer dans le 8×19 auquel j’ai fait allusion avec certains indices dans le 8×16 ? Ce qui est sûr, vous allez découvrir l’amitié entre House et Wilson telle qu’elle est en réalité, et ce que nous cachent certains masques…

Une nouvelle page se tourne avec cet épisode qui marque la fin de House et sa relation habituelle avec la team, de la relation House et Dominika et le début d’une série d’épisodes Hilson-Halone marquant le grand final de House. La boucle était bouclée avec Dominika, Chase-Park et la team se séparant lentement mais sûrement de House, en revanche, ce dernier et Wilson vont beaucoup se rapprocher dans les 4 prochains épisodes.

Ça sent un passage de relai très proche, ce 8×18 est un grand tournant dans la série et la saison 8. Il y’aura une future lumière noire éclairant notre couple préféré : House et Wilson. Ils sont le pilier de toute la série. J’intitulerai cet épisode « L’annonce » car l’annonce de la maladie de Wilson est l’annonce de la fin de House. C’est le début de l’arc final.

C’est un épisode bizarre et loufoque, léger mais chargé en tristesse et du non-dit.

Voilà donc ma review du 8×18, je vous remercie de votre lecture et surtout de vos commentaires qui sont toujours les bienvenus.

 

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House – Review du 8×16

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Allez hop, une guitare électrique pour commencer ma 16ème review ! Je dois cesser de penser et de repenser à regarder Shinichi Kudo, lol. Il y’a un truc que j’ai lu récemment (je lis presque tout mdr) sur un site US de House. Une fan américaine avait écrit en gros « c’est très difficile de commencer ce 8×01 », plus tard elle avait posté un second commentaire « c’est très difficile de regarder ce 8×02, je vais arrêter de regarder cette saison ». Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi avoir commencé à regarder une saison dont on n’en veut pas d’avance?

Retour à nos moutons ! Le 26 Février 2013 était la dernière soirée housienne de Février, où l’épisode 8×16 « Gut check » alias « Jeux de brutes » fut diffusé sur TF1 directement après le 8×15. Le 8×16 avait totalisé l’audience de 6.3 millions de téléspectateurs.

Cet épisode était mon dernier épisode en VO, et j‘ai préféré regarder les 3 prochaines soirées en VF pour une raison simple, la fin ! Je me rappelle qu’en 2012, avant même sa diffusion aux US, je me suis permis de juger le 8×16. Erreur !

Avant de commencer mon article, je fais un détour par les chiffres : dans ma review du 8×15 si vous vous rappelez, j’avais évoqué le chiffre 5 sans le souligner. Ce que je veux dire, c’est qu’il y’a des chiffres qui se répètent incessamment depuis le début de cette saison, et pour tout vous dire ils sont 6 chiffres au total : 5, 8, 2, 10 ainsi que deux autres chiffres d’une importance capitale, l’un des deux est en « hibernation », l’autre est là mais implicitement (ce qui fait 5 chiffres explicites et un chiffre implicite). Un jour viendra pour que je vous explique leur rôle…on est proche de la fin, et je trouve important de parler un peu des chiffres, ici.

Très vite, j’ai distingué 3 histoires grâce à 3 parties nettes dans l’épisode qui tournent autour de la famille, de la responsabilité et des couples, bonne lecture et tous vos commentaires sont les bienvenus !

I. Envie et culpabilité

Avec la répétition incessante du chiffre 3 dans cet épisode, on est obligé de reconnaître qu’on n’a pas le choix qu’utiliser 3 parties, mais le 3 est un chiffre indicateur très lié à cet épisode que je ne peux pas l’ajouter à la liste des chiffres remarqués, car les chiffres dont j’ai parlé un peu dans l’introduction ont un rôle bien plus important, j’en parlerai bientôt de toute cette histoire le moment venu ! J’en parlerai davantage du chiffre 3 dans cette review…

« Envie et culpabilité » est le titre que j’ai choisi pour la petite histoire de Chase et de Park, qui fut d’ailleurs assez sympa et intrigante. En effet, les deux personnages avaient acquis une dimension plus supérieure cette fois, laissant leurs blouses blanches de côté pour la première fois.

On retrouve Park en froid avec sa famille et en particulier avec sa mère. Cette dernière, voulait que sa fille s’occupe de Popo, sa grand-mère. Le seul bémol, c’est que Park voulait s’en débarrasser et finit par se confesser à Chase, en se plaignant de sa situation familiale et surtout, Park enviait Chase pour son indépendance. Ce dernier lui dit qu’elle ne deviendrait indépendante que lorsqu’elle perdrait tous les membres de sa famille, excellente réponse Chase ! Car c’est à partir de ce qu’il avait dit à Park que tout dégénère chez elle (là je paraphrase l’histoire un peu, mais je déteste par-dessus tout résumer sans la moindre analyse ou remarque).

Bref, Park entra en conflit avec sa mère et dormit dehors, dans sa voiture. D’ailleurs c’est grâce à la remarque de House que Chase se préoccupa de Park, et leur relation amicale-fraternelle fut mise en avant avec la culpabilité de Chase.

En effet, Chase s’est senti coupable car il avait cru que c’était à cause de lui que la relation de Park avec sa mère s’est détériorée, que c’était lui qui l’avait poussé à se rebeller contre sa famille.

Ainsi, Chase demanda à Park de déménager chez lui pour une cohabitation temporaire. Une cohabitation tu as dit ? Je dirais un mélange d’envie, de jalousie et de reproche qu’éprouvait Chase dans une pareille situation !

En fait, Chase envie Park aussi, pour le fait qu’elle soit aussi bien entourée des membres de sa famille, chose qu’il n’a pas eu. Chase est un autodidacte, qui avait vécu un passé peu enviable. Avec deux parents aussi irresponsables, un père qui est absent et une mère alcoolique sans parler d’une petite sœur de laquelle il s’était occupé, Chase était l’homme de la maison depuis son jeune âge, et sa réaction jalouse face à Park est compréhensible.

Chase est quelqu’un qui vit seul mais on sent bien qu’il veut avoir une famille comme celle de Park, un souhait dur auquel Chase décida de tout faire pour le réaliser même temporairement.

L’air moqueur de House était intéressant ! Pour lui, Chase se culpabilisait pour toutes ses conquêtes féminines ! Et à vrai dire, Chase est instable tout comme House concernant les relations féminines, c’est la première fois qu’une fille entre chez lui sans qu’il ne couche avec ! L’hypothèse de House tient la route, lorsqu’on voit le parcours chaotique de Chase concernant les relations.

Chase utilisa Park et la manipula en se rapprochant d’elle un peu. On peut aussi dire qu’il la considérait quelques parts comme sa « petite sœur », après tout, le fait qu’il ait en quelques sortes abandonné sa petite sœur qui le détestait (un secret dévoilé dans le 8×09) participait davantage à sa culpabilité et à sa rédemption.

On peut donc remarquer que par rapport au début de la saison, où Chase rejetait Park car elle était « bizarre », là il se comportait avec elle comme un grand frère protecteur. Cette évolution intéressante de Chase n’est pas soudaine, après tout ce qu’il avait enduré cette saison. Cela nous montre que Chase s’est remis en question par rapport à son passé, ses relations envers les autres, et sa solitude n’a fait qu’accroître son besoin décisif d’héberger chez lui plus longtemps Park et sa grand-mère Popo.

A son tour, Park s’était remise en question et décida de se réconcilier avec sa mère, lors de la fin de l’épisode. A chacun ses démons intérieurs à combattre tout seul…Cette introspection des deux personnages Park et Chase (avec des passages hilarants) nous montre que ce couple d’amis s’était réconcilié avec eux-mêmes avant tout, afin de mieux évoluer par la suite. Cela rend la relation entre ces deux-là plus intéressante et ouvre même des nouvelles perspectives les concernant.

La scène finale où Chase partageait un moment fun avec Popo en jouant aux cartes était une scène sympathique et pleine de complicité.

On peut se rappeler de la remarque coquine de House envers Chase qui aurait pu, selon lui, demander à Park directement de coucher avec lui, lol. Pauvre Chase, il avait une drôle de tête !

Bref, c’est une relation amicale à ne pas prendre à la légère, où on remarque les prémices d’une certaine attirance entre ce duo !

II. Crédibilité

Je passe sans transition à la deuxième partie, où un autre couple d’amis s’est formé : Taub et le patient. Qui dit patient dira toujours cas miroir qui inclut ici Taub et House !

Dans cette partie, trois chiffres nous frappent de plein fouet : le 8, 5 et 2. Bon, j’ouvre une parenthèse concernant ces chiffres mais je ne vais pas en parler longtemps. Le chiffre 5 se répète incessamment depuis le début de la saison 8 tout comme les chiffres 8 et 2. On sait tous ce que le 5 cache comme détail morbide. Dans cet épisode, le patient était entré en piste dans les 5 dernières secondes. (Le 5 se répètera encore mais je vais en parler dans la dernière partie)

Pour le chiffre 8, c’est très évocateur : on est dans la dernière et 8ème saison, les clins d’œil envers cela ne s’arrêtent pas. Le patient portait le chiffre 44, il suffisait d’additionner 4 et 4 pour se retrouver avec cette répétition du chiffre 8.

Enfin, je ferme la parenthèse avec le chiffre 2. N’importe qui remarquera que chaque partie est liée à un couple d’amis. En plus, le patient avait 22 ans (répétition du chiffre 2). Le chiffre 2 se répète également dans chaque épisode !

Bref, c’était une parenthèse/un aperçu des sens multiples des chiffres et leur répétition. Dans cet épisode, beaucoup ont détesté Taub, personnage malaimé depuis toujours. Et pourtant, on passe dans cet épisode du papa poule au médecin doué. Ce personnage méritait plus d’intérêt de la part des fans. On passe à la chasse ? C’est parti !

Le patient est une brute qui s’est lié d’amitié avec un médecin qui est Taub. Le long de l’épisode, Taub refusa d’admettre la corruption de son jugement et sa subjectivité pourtant apparente.

Le patient est assez intéressant pour qu’il touche Taub à ce point : il a le dégoût de lui-même et l’autodestruction en recevant les coups des autres brutes afin de protéger les plus petits et les plus fragiles, grâce à sa carapace. Il n’hésita pas à avouer qu’il voulait changer de vie même s’il gardait de l’espoir dans sa profession de brute plus qu’un sportif. Vouloir changer est une thématique du déjà vu puisque c’est une thématique récurrente dans House M.D jusqu’au dernier épisode ! Mais entre la théorie et la pratique, il y’a un énorme fossé.

Taub essaya de donner de l’espoir à ce joueur, surtout que Taub eut une réaction de reconnaissance face à cette brute, et s’investit émotionnellement sans le savoir, perdant toute crédibilité. House lui fit remarquer d’ailleurs sa subjectivité, mais Taub persista.

Ce cas est une sorte de cas miroir de Taub et de House. On apprend par exemple plus sur Taub et son malheureux passé plein de maltraitance. Si le petit gabarit de Taub était un complexe, l’énorme gabarit du patient lui posait également des problèmes. Les deux n’avaient pas pu réaliser leurs rêves, et chacun dû se contenter de se qu’il pouvait faire pour satisfaire les autres.

Notre patient est une sorte de « Quasimodo » pour Taub, une brute certes, mais sympathique.  D’ailleurs, House demanda à Taub s’il était une brute, mais Taub ne le considérait pas ainsi !

Pour le cas, symptômes assez loufoques, on passe d’une toux de sang à une paralysie des bras, à un matage des seins etc. J’étais plié quand j’ai vu Taub regarder avec attention les gros seins du patient mdr ! Les seins étaient toujours son truc, lol. Bref, des symptômes aussi bizarres les uns que les autres, à tirer par les cheveux !

House était à la fois gentil et perspicace en mentant à Taub, car il savait qu’il pouvait résoudre ce cas en continuant jusqu’au bout. House se foutait de ce que le patient lui avait demandé de faire (éloigner Taub) et c’est grâce à l’aide de House ainsi qu’à ses conseils que Taub s’est remis en question, se trouva subjectif et préféra s’éloigner du cas. C’est grâce également à une métaphore de House que Taub eut pour la 2ème fois dans cette saison, une illumination housienne ! (voir le 8×13 pour la première illumination). Remarque : encore une répétition du chiffre 2 !

Alors pourquoi se plaindre de Taub or on creuse son personnage ? Là il était beaucoup plus objectif.

Concernant House et le patient, c’est assez intéressant de les comparer dans ce cas-miroir. Non seulement ce sont deux bad boys qui, en apparence, affichent un air dur et hostile envers autrui, qui sont seuls, mais qui ont des points communs plus profonds dans cet épisode, comme si les scénaristes eux-mêmes voulaient passer un message secret aux téléspectateurs.

D’abord, les noms de ce duo commencent avec la même lettre : House et Hatcher. La lettre H est présente comme par hasard ! Ensuite, j’ajoute un indice très profond. L’âge du patient est 22. Le patient est seul et son prénom est Bobby. Si on joue un peu avec les chiffres et la première lettre du prénom du patient, voici le résultat direct : 221B. Cela ne vous dit rien ? J’adore les devinettes ! Je me passe bien sûr de vous mentionner  le nombre de la lettre B dans le prénom du patient…On se demande bien ce qui lie le chiffre 3 à ce fameux 221B, hum. Inquiétant.

House et Hatcher aident et protègent autrui à leurs manières, l’un en manipulant, en mentant, montrant son narcissisme à l’extrême, l’autre en brutalisant, en cognant, en envoyant des brutes aux urgences…Mais les deux (House et le patient) se ressemblent plus que le couple Taub-Hatcher.

A la fin, le patient décida de continuer son parcours de brute, de « bête de spectacle » devant les offres qu’il a eues, ce qui confirme les propos de House : personne ne change !

III. Deux pères, deux gosses

J’espère que vous n’avez pas trouvé la 2ème partie trop longue, lol. Car là, je passe à la 3ème et dernière partie consacrée totalement au Hilson. Comme je l’ai mentionné dans ma précédente review du 8×15, on se reconcentre petit à petit sur le pilier de la série et le tandem de choc House et Wilson ce qui est super ! Dans cet épisode, on a un Hilson qui remonte en puissance.

L’histoire commence par l’aveu de Wilson ―celui de vouloir avoir un enfant― à House qui l’avait poussé à avouer son envie paternelle (thématiques de l’amitié et de la paternité se mélangent). C’est fou quand même les remarques pertinentes  et précises de House concernant le corps de son ami qui lui transmettait plus d’infos que les paroles.

On peut également deviner que ce n’est pas la première fois que House remarque ce qui arrivait à Wilson, la preuve était le jour même avec un coup joliment monté pour piéger Wilson (tout était préparé d’avance !) avec le coup du fils prodigue !

Le coup de l’enfant était brusque, brutal et étrange pour les téléspectateurs mais bien mené par House qui avait tout orchestré dans les coulisses. On se fout si le gosse n’était pas naturel dans ses gestes, dès le début je savais que c’était un coup housien !

House appâte Wilson avec le souvenir de l’une de ses conquêtes féminines « la fauconnière » (drôle d’appellation, on sent que les choix de Wilson ont été bizarres depuis toujours, pas étrange qu’il n’a que House comme meilleur ami !) afin de le piéger avec l’hypothétique existence d’un enfant de 11 ans (encore cette répétition du 2, mais d’une autre manière : 1+1 !).

Bref, Wilson tomba dans le piège de House à qui il n’a fallu que Facebook (il y’a une certaine moquerie scénaristique de facebook ici, le réseau social des « amis » et des mensonges, peut-être que je me goure, mais c’est à explorer !), un jeune acteur et une bonne dose de mensonges !

On voit tout de suite que Wilson voulait y croire jusqu’au bout, mais House s’est révélé un fin connaisseur des actes et des pensées de son ami. Un manipulateur gentil ou un ami trop soucieux ? Un exemple : l’idée de la pizza était suggérée par House qui en mangeait un gros morceau à la cafétéria devant Wilson. Il savait que Wilson trouvera bien de partager la pizza avec son « fils » lors du dîner.

Malgré le fait que l’enfant n’était qu’un acteur, House feignait la jalousie pour cacher le fait qu’il était vraiment jaloux que Wilson passe plus de temps avec un prétendu fils qu’avec lui. Symboliquement, House est ce fils, il l’a toujours été et il dépend de ce besoin vital de Wilson, tout comme ce dernier ! Bref, House est ultra-possessif, et ce n’est pas un scoop ! Wilson est pour House au-delà du guide, de la conscience, de l’ami, du frère…C’est le père rêvé !

House voulait SON Wilson à lui tout seul, personne ne pouvait le lui arracher ! Si seulement il savait qui pouvait le lui arracher…

Le jeune acteur est un miroir de House : menteur, manipulateur, brillant et acteur (House est un bon acteur, si vous vous rappelez comment il a feint être malade dans le 8×15, et j’en passe!). Le jeune acteur ressemble plus à House qu’à Wilson surtout au niveau comportemental. Quand le jeune acteur est avec Wilson, on dirait un House miniature ! lol.

A chaque fois que Wilson avait un sourire béat (MDR), voulant aller jusqu’au bout avec « Duncan » son présumé fils tout gentil tout parfait (le portrait craché de son papa mdr) et tant rêvé, House rajoutait une couche d’obstacles pour prouver qu’il avait raison, que connaissant Wilson, il savait qu’il ne pourrait jamais s’occuper d’un gamin à charge vu la grande responsabilité. On dirait carrément que House s’endosse la responsabilité de veiller sur Wilson comme un père sage !

C’est plutôt une simulation d’une réalité parallèle, et non la réalité en elle-même. C’était plus qu’un simple jeu ou un pari. House protège son ami en l’enrobant de mensonges.

La première fois que j’ai regardé ce jeu-là, je me suis demandé quel ami pouvait faire cela à son copain. J’ai bien adoré le concept ! House avait fait vivre Wilson dans un rêve presque réel et c’était toujours lui qui le comblait de joie. Avec son cadeau à double face, House voulait, d’un autre côté, que son ami se remettait en question concernant ses propres limites et ses capacités à être responsable d’un gosse car Wilson était lui-même…un gosse !, en distinguant le rêve doux de la dure réalité.

House n’est pas un donneur de leçon, mais il incarne dans cet épisode très spécial une sorte de « conscience » poussant autrui à se remettre en question, ça sent la fin proche, là où on assistera à la remise en question de House, à sa grande introspection.

Le rire soulagé de Wilson à la fin indique une reconnaissance de son incapacité à être responsable d’un enfant qui était devenu un véritable fardeau. Il y’a un trait net de son introspection avec son autocritique de lui-même, lorsqu’il s’était mis en colère contre lui-même avec son incapacité de dire « non », il disait « oui » toujours. Ce point-là sera bientôt affiché dans une séquence émouvante, je ne vous dis pas laquelle ! Mais les connaisseurs savent ce que je veux dire.

La scène finale qui clos l’épisode est adorable entre les deux amis qui se partagent tout, et qui s’aiment bien malgré tout. Scène sympa, à mémoriser surtout !

Avant de conclure, je reviens sur cette histoire de chiffres qui se répètent tout le temps. Que veut dire le chiffre 3 ici ? On avait eu 3 histoires, 3 jours, 3 chiffres (2, 5, 8) qui sont très liés…La répétition du chiffre 3 n’est pas anodine comme on l’a vu, mais cette insistance concerne cet épisode particulièrement. Voilà pourquoi je n’ajoute pas ce chiffre 3 aux autres chiffres que j’ai remarqué. Le chiffre 3 peut nous faire penser aux fameux 3 coups du théâtre (surtout qu’on a un acteur), cela nous fait penser aux coulisses d’un théâtre de marionnettes, où le marionnettiste tire les ficelles tout comme House ici. Mais le chiffre 3 peut indiquer un évènement dans un épisode donné, par exemple dans 3 épisodes il se passera quelque chose, et si on fait la déduction dans cette voie on découvrira que c’est le 8×19 qui est visé, et si je prends le 221B cela a donc un lien dans le 8×19. Alors, que va-t-il se passer dans l’appartement de House dans le 8×19 à votre avis ? Suspense !

Je continue un peu en additionnant les chiffres du 221B, tient…on obtiendra un 5 B ! Le chiffre 5 a été déjà répété avec le gosse « 5 pubs » et voilà le chiffre 5 se répétant pour la 3ème fois consécutive dans le même épisode. Il y’a anguille sous roche ! Si le chiffre 5 est un chiffre noir, que veut-on dire par le B ? (2ème lettre de l’alphabet, tient !). Alors le chiffre 2 répété incessamment peut être à la fois lié aux duos de cet épisode 8×16, mais il peut aussi indiquer quelque chose de noir (puisqu’il est lié au 5) une chose terrible et noire qui peut arriver par exemple dans 2 épisodes (le 8×18) dans lequel le chiffre 2 aura une dimension double. Pas mal du tout comme indice ! On peut aussi interpréter cela comme le fait que dans 2 épisodes, commencera l’arc des 5 épisodes finaux !^^

Et même s’il y’a un clin d’œil au chiffre 8, le chiffre 2 répété ici (le 8×16) et ailleurs insiste sur la présence d’un couple dans chaque partie, ou la dualité rêve/réalité, mais il insiste surtout sur l’amitié profonde que vouent House et Wilson l’un envers l’autre.

On peut réaliser que le 8×16 a mis la pierre fondatrice pour une future relation entre Chase et Park, pour un Taub plus doué, objectif et consciencieux dans son boulot grâce à House, et pour une amitié infaillible entre House et Wilson qui sera bientôt mise à une épreuve extrêmement dure. Bref, un bon épisode que je classe parmi mes épisodes préférés de la saison 8 !

Je crois que je vais m’arrêter là, sinon bonne lecture et chapeau si vous arrivez à lire la plus longue review que j’ai rédigé ! Merci à vous pour vos commentaires.

 

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House – Review du 8×15

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C’est avec des yeux clos que j’entame ma 15ème review de House. Hyper fatigué aujourd’hui, je n’ai pas trouvé une minute pour moi ! Je n’ai cependant pas oublié le docteur boiteux à mon arrivée, et j’ai enchainé avec 4 épisodes de la saison 7 pour déstresser (c’était la première saison sur laquelle je suis tombé en plus). Pas évident d’écrire une review les yeux clos, je tâcherai de faire le minimum de fautes linguistiques.

Sur le rythme effréné de Bu Gece, je commence cette review en notant que l’épisode 8×15 « Blowing the whistle » alias « Pour l’honneur » a été diffusé sur TF1 le 26/2/2013 totalisant une audience de 6.3 millions de téléspectateurs.

Souvenirs souvenirs ! Quand je me rappelle avoir regardé cet épisode pour la première fois l’année dernière,  je l’avais directement classé dans une de mes catégories…En le revoyant en VO (je précise que je regarde en VO et non en VF la plupart des épisodes de cette saison !) j’étais convaincu que je ne me suis pas trompé la première fois, même si je n’ai jamais posté un seul commentaire.

Bref, voici ma modeste analyse de cet épisode. Merci d’avance pour  la lecture et pour vos commentaires !

I. Dénoncer ou ne pas dénoncer…

…Telle est la question ! Cette partie porte plus sur la team de House que sur le patient. Le long de l’épisode, toute l’équipe avait l’esprit occupé par une idée autre que d’assister aux différentiels ! Alors, le patron présente tous les symptômes inquiétants d’une maladie au foie. Absent, faible réaction, absence de toute obsession pour le cas, perd un jeu face à Taub, sans parler qu’il soit piégé facilement par Taub afin d’analyser son urine pour en avoir le cœur net.

Pour ma part, même si je trouvais ça assez sympa, ça m’a déçu quand même ! Je n’ai pas cru à la maladie de House dès le départ comme la plupart des fans. D’ailleurs, je pense que les scénaristes auraient dû nous pondre une idée nouvelle, je ne sais pas, House malade pour de vrai par exemple ! Là c’est du déjà vu, comme je l’ai pensé jusqu’à l’obsession : du remplissage ou du réchauffé !

En effet, si on se rappelle par exemple du fameux 3×15, House y avait simulé être atteint d’un cancer. Tout ça par ennui, parce qu’il trouvait les gens chiants et parce qu’il voulait sentir des sensations nouvelles plus fortes que ce que les drogues et les médocs apportaient.

Alors quelle est la différence entre le 3×15 et le 8×15 ? Dans le 8×15, la simulation a un autre objectif : traitement du patient par une simulation de maladie, ce qui est une autre épreuve pour l’équipe qui s’ajoute à 3 autres épreuves. Diagnostiquer la vraie maladie au lieu de traiter les symptômes cachés ou pas, hésiter entre dénoncer ou couvrir House et défendre son point de vue médical avant tout.

Mais c’est surtout avec sa similitude du déjà vu que House testait son équipe pour le dénoncer, alors qui osera le faire ? Les réactions des membres de l’équipe qui se sont fait avoir diffèrent, mais chacun d’eux respectait profondément House.

Commençons par celle qui avait allumé la torche ! Adams, la Wonder woman  de l’équipe et qui devrait se mettre en couple avec Foreman tellement ils sont chiants ! Sauf qu’Adams était chiante ET idiote. Celle-là s’est fait avoir comme une gourde et au lieu de marcher dans le plan de House, elle a couru ! Croyant que House était malade parce qu’il avait feint de ne pas faire des remarques sur son comportement quand il lui avait volé ses pilules, ou sur ses vêtements qu’elle portait deux jours de suite ! Ah oui, House et les téléspectateurs sont malades rien qu’en te voyant ! Adams avait piqué le mug de House pour l’analyser comme une grande (c’est sûr que House t’a laissé le voler pour mieux tomber dans le panneau !), ça sent quand même un commencement d’apprentissage (le vol du mug).

La contagion fut rapide lorsqu’elle en parla aux membres de l’équipe. Taub, qui n’a rien vu venir ce qui m’a étonné après son exploit dans le 8×13, se lança la tête la première dans le diagnostique de l’état de House, sans aller aussi loin qu’Adams, en apparence ! Taub était l’auteur du coup des toilettes hors-service afin de piéger House et récupérer son urine. Il s’est fait avoir comme un bleu, le Taub !

Park ne monta aucun coup, mais elle se souciait de House et ses remarques alimentaient surtout Taub et Adams. On peut croire que Park est celle qui restée le plus en retrait, mais non ! Celui qui détient le titre du retrait est Chase. Dans cet épisode, il incarne la sagesse, il se rendit compte de la supercherie de House  le premier et au début, il n’avait pas cru House (puisqu’il connaissait très bien les tours de son boss), pensant à un coup monté ce qui était le cas. Plus tard, son avis passa du statut jemenfoutiste à celui du scientifique qui se fie aveuglement aux résultats et non aux spéculations. Sans se poser des questions, et à la suite des analyses pratiquées, il retombe en beauté dans le même piège par lequel il était passé 5 ans auparavant.

Toute l’équipe lança un débat : dénoncer House auprès de Foreman ou pas ?

House, tu es vraiment fort…MDR

La contagion se propagea à Wilson, qui, malgré le fait qu’il connaissait House mieux que n’importe qui, tomba facilement dans le piège et ne dénonça jamais son pote.

Mais en fin du compte, il y’avait un qui avait dénoncé House. Accusant Wilson de trahison, ce dernier lui répondit innocemment qu’il ne lui avait rien fait. C’est en mettant la pression sur son équipe que Taub, Adams et Chase s’auto-accusèrent d’avoir dénoncé House, Park resta silencieuse car elle avait peur pour son travail. Grâce à sa fine déduction, House conclut que le rat était Chase, car il n’avait aucune raison de le dire à Foreman. Adams  avait avoué pour protéger Taub, ce dernier mentit aussi pour protéger le patient.

Ce tour joué par House concernant la trahison/dénonciation est lié parallèlement au cas autour duquel les avis divergent. Park trouvait que c’était une trahison, je n’étais pas du tout d’accord ! Le militaire a fait ce qui lui semblait juste. En parlant de militaire, je vais passer à la deuxième partie.

II. L’honneur

Et voici la partie consacrée au patient ! Et sur le rythme infernal de Timeless, j’ai carrément la tête ailleurs ! C’est super dur d’écrire sans penser une seule seconde au final de House qui commencera mardi prochain.

Le patient est un cas miroir de House, ce qui est démontré par non seulement certains de ses symptômes, mais par sa manière de réfléchir et d’agir. Ce n’est pas par hasard si les scénaristes avaient choisi un militaire comme patient, puisqu’il nous fait penser au père de House qui était un militaire, non ?

L’obsession du patient avec l’illusion de l’héroïsme de son père est irritable, n’empêche qu’il peut rappeler House en quelques sortes avec son obsession de résoudre les énigmes médicales et de tout savoir sur tout le monde. Encore mieux, les caillots qui se sont formé dans la jambe du patient rappellent le caillot qui s’est formé dans la jambe de House, qui fut un tournant dans sa vie.

Il faudra admettre qu’il y’a quelques points de convergence et de similitude entre les deux. Mais ce que le patient est chiant ! Il est complètement bouché et ne veut rien entendre, vivant dans son petit monde chimérique. Il y’a un détail bizarre : comment, chers scénaristes, un gosse de 10 ans est « trop jeune » pour voir ce que son cher papa en est capable ? (le chiffre 10 se répète encore !) Si on commence à développer sa mémoire dès l’âge de 4 ans, que dire de 10 ans ? C’est un détail qui ne collait pas du tout à l’histoire.

Persuadé que son père est mort en « héros » (mdr les américains et leurs foutues guerres), le militaire se cramponne à cette idée fixe n’écoutant même pas son frère. Faire honneur à son paternel en faisant la guerre comme s’il tentait de nouer un lien avec lui, en préférant dénoncer son pays au profit de « l’ennemi » car il croyait faire ce qui était juste, bref tout ce qu’il faisait le rejetait sur son père.

Un autre point commun avec House : prendre le risque de risquer sa liberté. Le militaire était détenu pour avoir trahi son pays et n’avait pas tenté de s’échapper ou de suicider. Chose qui peut nous rappeler House qui avait risqué sa liberté en défonçant la baraque de Cuddy dans le 7×23 et ne tenta pas de s’échapper surtout qu’il n’avait accepté aucun avocat pour le défendre ! (le 8×01 si vous avez raté cette info). House a failli retourner en prison mais son ami Wilson avait sauvé la mise (le 8×07) auprès de Foreman. House grommela : « c’est un idiot » à propos du patient comme s’il se traitait ainsi à voix haute. Lol.

On aborde plus les valeurs éthiques que le cas lui-même dans cet épisode. Par exemple, qu’est-ce qui peut expliquer l’acte de trahison du patient ? House trouva une explication rationnelle et médicale à cela : à cause de sa maladie, le patient était psychologiquement atteint en postant la vidéo ce qui pose des questions à propos de son état mental.

Le patient trouvait qu’il faisait honneur à son père en faisant ce qui lui semblait juste, et  c’est là que les questions se posent : mais qu’est-ce que l’honneur ? La vérité ? Tuer ? Violer ? Fierté ? Égoïsme ? Mort ? S’en foutre ? Quelle est la véritable définition du mot « honneur » selon le code social ?

House s’en fout des codes sociaux, et encore plus de l’honneur, enfin c’est ce qu’il feint ! Je le trouve très sarcastique envers le patient en parlant de son père, « mon père » disait House de son père adoptif, ça se voit qu’il le considérait toujours comme son vrai père après le 8×14. Il évoque la thématique de la paternité  ainsi et la définition de l’honneur chez John House (interrompre quelqu’un qui lit n’est pas honorable). Le message ici est chacun dans cette société peut modeler à son gré la définition de l’honneur.

Quelle est la définition qu’on peut deviner de l’honneur selon House ? En fait, ce sont les actes qui comptent, par exemple tenir une promesse. Le patient a-t-il respecté le serment qu’il avait prêté pour son pays ? Absolument pas. House est quelqu’un de hautement moral, ne pas tenir une promesse est un acte de lâcheté pour lui, même si c’est Park qui avait dit cela. Elle dit tout haut ce que les autres pensent tout bas, en particulier House.

House est quelqu’un qui tient ses promesses, malgré tous ses défauts. Il suffit de se rappeler sa promesse envers le père de Chase (1×13) ou sa promesse envers son ami Wilson (8×19).

Bref, cet épisode pose des questions à propos de la traitrise et la vérité : quelles sont les frontières qui les séparent ? Où s’arrête l’un et où commence l’autre ?

On l’a compris, House se fiche de l’honneur, mais ceci dit, on dirait que « son fils » Chase lui a fait honneur en étant à la hauteur ! Si on se rappelle bien du dialogue final entre House et Chase qui était intéressant, on remarque de plus en plus cet affichage du lien père/fils plus que celui du prof/disciple, avec la fameuse réplique de Chase qui confirme cela : « Vous voulez vous assurer que quelqu’un sera là quand ça arrivera » concernant la perte de l’intelligence de House. De toutes les façons, Chase assure ! C’est le « rat », le plus manipulateur de toute l’équipe. Il avait dénoncé House auprès de Foreman car House voulait qu’il le fasse et ainsi voir si son héritier est à la hauteur.

Chase savait que toute cette manipulation traditionnelle de House visait à vérifier si l’un des larbins, et en particulier lui, arriverait à la hauteur. Dénoncer pour vérifier, très intéressant. Cela montre que le lien ombilical House-Chase est mis en lumière, et que c’est devenu une évidence !

Il y’a un autre lien plus important auquel j’ai laissé la dernière partie…

III. Dévouement

On peut dire, arrivé à ce stade, que les frères militaires reflètent quelques parts deux « frères », deux amis auxquels j’ai préféré en parler dans cette troisième partie. Comment peuvent-ils se ressembler ? La surprotection par exemple !

Pour protéger son jeune frère d’un choc, d’un traumatisme lorsqu’il était jeune et fragile, le grand frère avait opté pour le mensonge à propos de la véritable cause de la mort du père. Résultat : le jeune finit par faire une bêtise et un déshonneur non seulement pour son pays, mais surtout pour sa famille et son grand frère en tête.

Wilson surprotège House par amitié et ne trahit pas sa confiance. House l’admire et le respecte pour tant de dévouement même s’il ne le montre pas, ou presque…

House dira à Wilson une réplique assez touchante : « Je ne peux pas me débarrasser de toi ». Avis aux fous de ce couple : Hilsoooooooon ! Je les adore ces deux-là.  L’amitié est également quelque chose qui compte beaucoup au patient, puisqu’il avait le choix entre l’amitié ou la trahison de son pays. Son choix était vite fait et il paya le prix!

J’aime bien comment ils ont introduit l’importance de l’amitié pour House et pour Wilson grâce à ce cas. Si l’honneur relève de l’ordre de l’éthique, l’amitié est également basée sur l’éthique.

J’aime beaucoup les scènes Hilson car elles sont les seules qui m’ont fait sourire, et elles sont parties à partir de deux consultations hilarantes de House (le patient drogué et le « chanteur » bourré !). Ceci dit, on a aussi une consultation marrante de Wilson (on remarque que depuis quelques temps, on assiste aux consultations de House ET de Wilson, intéressant non ?). Dérangé par Adams, Wilson essaya de la calmer en lui disant que ce n’était rien, mais aussitôt partie, Wilson sauta d’horreur ! Le pauvre s’est beaucoup soucié et inquiété à propos de la santé de son ami. A la découverte du pot-aux-roses, Wilson ne pouvait pas s’empêcher de dire un truc familier du genre : « you’re an ass ! » j’adore cette réplique qui me rappelle certains épisodes au début de la saison 8 dans lesquels elle s’est beaucoup manifestée.

Le frère mourant avec son frère assis à son chevet veillant sur lui est une image qui ne passe pas inaperçue, en nous rappelant une autre image dans le futur, celle miroitée dans le 8×19 avec Wilson et House où ce dernier prenait soin de son « frère » mourant ! Le 8×15 comporte plus de choses à analyser qu’à regarder. Le coup du frère malade était ici un véritable indice.

Bref, on commence doucement à se re-concentrer  sur le Hilson à partir de ce 8×15, une concentration qui sera de plus en plus forte pour une amitié forte entre les deux hommes, au fil des prochains épisodes. On peut se dire que quelques parts, House testait cette amitié et son ami avec son plan. J’ai adoré comment l’amitié et la fraternité se rejoignent pour n’en faire qu’un.

Après les histoires de la team, de Dominika, des parents de House, on revient petit à petit à l’essence même de la saison 8 fondée sur l’amitié, la fidélité et la complicité entre les deux hommes qui forment le pilier de la saison par excellence, et de la série en général.

Une amitié mise en lumière dès le 8×02 (surtout) et qui devient de plus en plus attachante lors des épisodes qui vont se succéder. Les deux amis sont tellement dévoués l’un à l’autre, dévoués à leur amitié.

Avec ce 8×15, malgré un cas plutôt moyen et une impression du déjà vu, c’est surtout le Hilson qui sauve les meubles ! En général, c’est un épisode assez sympa qui comporte des indices, j’adore les indices !^^. Toutes les thématiques principales y sont présentes, ce n’est pas un hasard !

C’est avec des yeux clos que je vous remercie d’avance pour vos commentaires. Voilà, c’était ma 15ème review…Je file bouffer ! Chapeau si vous avez tout lu !

 

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House – Review du 8×14

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Le 19/2/2013, l’épisode 8×14 « Love is Blind » alias « L’amour est aveugle » fut diffusé, il est grand temps que j’en parle. Ma review a pris du retard à cause de plusieurs occupations, sans parler de la saison 6 de House que je mélangeais avec la saison 2 afin de regarder un joli cocktail housien le soir. J’avoue que c’était très dur pour moi d’éviter tout le temps la fin de la saison 8…

En parlant de fin, on s’approche dangereusement de la fin de House avec ce 8×14 qui a cumulé mardi dernier environ 6.5 millions de téléspectateurs. Petite audience moins terrible que les audiences de la semaine qui l’avait précédée.

Cet épisode 8×14 est parmi mes favoris, je me suis éclaté à le regarder en VO, et quand je dis « éclaté » je veux dire « j’étais extrêmement intéressé ». Épisode intéressant et plaisant, ouvert et énigmatique à la fois. Je vous laisse lire ma review en vous remerciant d’avance pour votre lecture et pour vos commentaires…

I. L’amour de la vérité

J’ai décidé d’intituler cette partie ainsi (j’aurais pu l’intituler autrement !) puisqu’il s’agit de la team que je cible. Le cas est très intéressant dans cet épisode.

Le cas d’un patient aveugle atteint de plusieurs maladies suscite l’intérêt de l’équipe médicale. Tout le monde s’y intéresse,  en particulier à sa vie sentimentale et sociale.

Médicalement parlant, j’ai eu l’impression comme plusieurs fans que les scénaristes se sont éclaté comme jamais dans ce cas ! Allez, un aveugle qui risque la surdité, crache ses dents et du sang (ils aiment beaucoup le sang dans cette saison, les scénaristes xD tout le monde pratiquement a vomi du sang !!), a un caillot, sans parler des yeux en feux qui sortaient de leurs orbites et plusieurs autres symptômes pas jolis-jolis à voir ! Les scénaristes n’avaient en tout cas pas ménagé le pauvre…Sadiques, va !

Socialement, on met le doigt sur un truc important : la volonté des handicapés à devenir autonomes. Dans cet épisode, même souffrant de cécité, le patient mène une vie presque comme n’importe qui, menteur, drogué, il trompe sa petite amie Melissa avec une autre. Il est comme tout le monde^^. Ah oui, j’ai failli oublier de mentionner que sa demoiselle est super canon ! Non mais la seule faute de la pauvre c’est qu’elle coupait les ailes à son chéri (j’adore comment je parle des sentiments xD).

En fin du compte, on se demande si l’amour existe dans des pareils cas. Il y’a ceux qui appellent leur pitié de l’amour, d’autres qui manifestent de l’intérêt, ça c’est clair qu’on aborde le regard social envers ceux qui ont un handicap. En tout cas, c’est assez intéressant !

Oh-Oh, je sens qu’on attend le fait que je parle de la team. Bien sûr que je vais en parler ! Tout est lié au cas. Je vais citer l’exemple de Taub, alors là…c’est un vrai pro puisque tromper sa femme était son domaine ! Dès le début, Taub avait deviné que le patient trompait sa petite-amie et que la pause était le prétexte de chaque mec avant de se caser (ah ah Taub qui se reconnait dans le patient !). La pause ici provenait de la fille mais le résultat est le même !

Park, confirmera les dires de Taub le fin connaisseur, et étalera même sa propre expérience de fille larguée (elle se reconnait dans la petite amie).  Les témoignages intéressants de Taub et de Park démontrent qu’ils sont les plus touchés par l’histoire du gars aveugle et infidèle.

Adams, plus chiante que jamais dans cet épisode. Bon Dieu, ce qu’elle est insupportable, à prôner l’honnêteté et la droiture ! Si elle avait fermé le bec ça aurait été bénéfique pour tout le monde, surtout pour le patient aveugle à qui elle bandait les yeux (coucou qui c’est ?) qui l’avait trouvé chiante. C’est vrai qu’avec cet air agaçant de Mère Theresa, elle bat tous les records de stupidité. Avoir sa propre opinion c’est bon, mais de là en s’immisçant dans la vie personnelle d’autrui en lui disant ce qu’il devait faire…youpi ! C’est le personnage le plus détesté parmi tous les membres de la team de House, un personnage qui fait tâche et qui n’a pas apporté grand-chose à la série. Au moins, Park gère et ne fait pas la morale!

Loin de Taub, Adams et Park, Chase est le personnage le moins affecté, le plus objectif et le plus distant avec le patient. Lui au moins, s’est concentré le plus sur les symptômes.

Retour à Park, elle est déjà bizarre et on sent qu’un boulon manque dans sa cervelle de cinglée. Alors que dire si elle prend accidentellement du LSD ? Ça devrait être fun ! Les scénaristes se sont éclaté de ce côté-là aussi, le trip de Park était marrant et n’était pas si creux que ça puisqu’il a été amusant et sérieux à la fois, en contribuant d’une manière loufoque au diagnostique. On sent que Park avait des zones de clarté bien qu’elle soit droguée. Je me suis amusé à l’époque à capturer et à regarder son trip à plusieurs reprises…Le risque du métier pour la vérité ? En quelques sortes, oui.

Bref, ce patient reflète les expériences personnelles de l’équipe et ne laisse personne indifférent à son cas et à ses positions.

II. L’amour aveugle

Nous voilà arrivé à une partie assez intéressante. Je ne déconne pas si j’ai choisi le terme « amour » dans tous mes titres, c’est comme ça j’y peux rien lol. De toutes les façons, la capture postée en haut de cet article en dit long !

Bon, pour créer une sorte d’intro pour cette partie consacrée aux miroirs (il y’a beaucoup de miroirs dans House !) on peut faire une petite comparaison entre le patient et House. Les deux se ressemblent, ils sont handicapés différemment, chacun a une canne et ils ont peur de la solitude. Bien entendu, chacun essaye de contourner ses peurs différemment.

L’amour est la meilleure solution pour le patient pour éviter la solitude. Même s’il ne voue pas un amour passionnel pour Melissa mais plutôt un besoin de partager sa solitude, cette dernière était prête à l’accepter tel qu’il était. Cette situation peut nous rappeler celle de House et de Dominika.

Qu’est-ce l’amour dans ce cas ? Passion ? Besoin ? On peut dire que même dans le besoin l’amour se manifeste (si si, on parlera du besoin jusqu’à la fin de la série !).

Une autre idée me saute à la tête : le cas-miroir et Blythe et son mari. Il faudra d’abord expliquer un truc à ce propos : Blythe est le vrai prénom de la mère de House, et qu’on a changé en VF en « Marianne » !!!! Alors là, c’est le bouquet, non seulement la traduction est mauvaise mais en plus, on change les prénoms. Belle connerie ! Et si House s’appelait en fait « Maison », comme le traduit notre cher Google comme un con ? Et si Bell s’appelait « Belle » ? Ou Chase « Chaise » ????

Je n’ai pas fait un coup de gueule à ce propos l’année dernière car je n’avais rien écrit. Je trouve que c’est consternant de changer un prénom (c’est dur à prononcer Blythe ou quoi ?). Vive la VO franchement !

Je continue sur la musique de «Guns N’Roses» ma review, et retour au cas-miroir après un petit coup de gueule concernant la VF. On a Melissa qui aime Will (le patient) d’un amour fou, et qui l’accepte comme mari sourd et aveugle. On sait qu’au fond il ne l’aimait pas et qu’il aimait plutôt quelqu’un d’autre, mais il décida de l’accepter comme femme par peur de rester seul. Si on prend le cas de Blythe et de son amoureux, on remarque une certaine similitude.

Après avoir été mariée à un militaire environ 49 ans, on découvre qu’elle s’est mariée deux mois après la mort du père de House à un homme que House croyait être son père biologique. Se serait-elle mariée aussi vite par peur de la solitude ou bien car elle détestait au fond son mari ? Ou pour autre chose ? Tout ce qu’on sait, c’est que cette femme est aussi bizarre que son fils. 3 ans de mariage et House n’a rien remarqué ! Sa mère est forte, lol. Ce que j’ai surtout à souligner, c’est le comportement d’adolescents de Blythe et de son mari ! MDR

De toutes les façons, j’ai beaucoup apprécié le retour de la mère de House (ça sent la fin, après le retour de Dominika, c’est le retour de Blythe pour boucler aussi la boucle de la paternité et son personnage est très important car plusieurs attendaient des réponses !).

Je peux aller plus loin dans ce cas, je peux par exemple noter une certaine question concernant les composants de la base d’un couple solide. Est-ce le dévouement à l’autre ? Ou bien être fou amoureux de l’autre ? Ou alors le besoin réciproque l’un de l’autre ? (là je viens de penser au Hilson). C’est de cette force et de cette solidité qu’un couple dépend pour faire face aux obstacles de la vie et pour se renforcer. Melissa était dévouée à Will et on sentait à la fin que son amour envers lui n’a fait que se renforcer lorsque le patient fit face à un double handicap (cécité et surdité).

A ce propos, j’aimerais aborder la surdité qui nous rappelle étrangement le 1×21, lorsqu’un caillot avait provoqué une nécrose musculaire dans la jambe de House, qui ressemble au cas du caillot dans le cerveau du patient provoquant un problème de surdité : House était menacé d’être estropié, le patient était menacé de surdité à vie. La différence avec Stacy (parce qu’elle était en couple avec House dans le 1×21) c’est que Melissa laissa Will prendre sa décision.

Melissa acceptait le patient tel qu’il était, chose un peu différente avec Stacy dans la saison 1 (on sentait qu’elle ne faisait pas assez confiance à House) et son aventure avec lui dans la saison 2 ne dura pas car elle ne connaissait pas vraiment House après son opération ! Ou même Cuddy, elle qui se disait connaître et comprendre le drogué misanthrope, avait changé de cap dès sa foutue adoption dans le 5×11 en voulant un House tout gentil tout mou, dans la saison 6 ses caprices redoublèrent et avec la saison 7 elle se mit en couple avec lui, rejetant le vrai House jusqu’à ce qu’elle paie cher ses sottises.

Il y’a ce paradoxe entre cas et House que je trouve intéressant. Accepter autrui tel qu’il est dans cet épisode est tout simplement de l’amour…aveugle.

III. L’amour familial et l’acceptation

Terminus, tout le monde descend ! Voici donc la dernière partie consacrée totalement à la famille de House. Chic, on va parler encore de Blythe (apparue dans le 2×05, 5×04, 8×14 et le 8×22).

Comme je l’ai dit dans l’une des deux parties précédentes, cet épisode est celui de la parenté et de la paternité par excellence concernant House. Dans cet épisode, on voit à tel point House respecte et aime aveuglement sa mère (non je ne vise pas le complexe d’Œdipe ! lol). Comme l’a si bien dit Wilson, c’est d’elle seule que House se soucie vraiment. D’ailleurs sa tête était intéressante lorsque Wilson lui avait appris que sa mère était malade. Perplexe, House rendit visite à sa mère après une longue fuite !

Dans cet épisode, on apprend davantage sur la mère de House. Elle est aussi maligne et manipulatrice que son père (le grand-père de House). Là on comprend un peu d’où House tient ses plans machiavéliques et ses idées folles !

Après avoir manipulé facilement Wilson, Blythe réussit grâce à lui à attirer son fils pour lui annoncer qu’elle allait se marier avec Thomas Bell, le présumé père biologique de House ! On est loin du stéréotype de la mère malade qui veut revoir son fils une dernière fois  avant de mourir! On note hélas le manque d’émotion quand elle avoue à son fils qu’elle savait qu’il était en prison (aucune question sur son état !!!) comme la réaction de Dominika dans le 8×13. On dirait que la prison dans la saison 8 est le Club Med ! Point scénaristique négatif, enfin passons.

Thomas Bell est le père supposé que House montra du doigt lors des funérailles de son père adoptif dans le 5×04, seul Wilson l’avait vu. Aucun pauvre téléspectateur n’a réussi à le voir à l’époque car il n’était pas dans le champ visuel de la caméra. On a fait de sorte qu’il reste comme un secret inavouable !

Venons à ce fameux père mystérieux que House avait vu courir à poil dans la chambre d’hôtel. Pasteur inconnu, il était un ancien ami de la famille House (et sans doute un ancien amant de Blythe) mais tout s’arrêtait là. C’est là que Wilson décida de rapprocher House de sa famille et c’est grâce à lui que House apprend la vérité. J’aime beaucoup le Hilson, et faire cela pour son ami c’était vraiment chouette ! Grâce au plan de Wilson, toute la famille House était réunie lors d’un dîner familial.

Avant le plan de Wilson, House était ravi et heureux d’avoir une famille « merdique » comme il l’a dit, mais une famille. On découvre un House cherchant des réponses sur son passé et ses origines, mais également un House qui adore être entouré, un House ayant retrouvé enfin sa famille. D’ailleurs il confie à Wilson ceci « je ne serai plus un bâtard »  en parlant de son père biologique. La paternité est très importante pour lui.

On l’a remarqué, cette série de cailloux du Petit Poucet concernant la thématique de la paternité. Plusieurs épisodes contiennent cette thématique, et cet épisode est certainement l’un des plus importants puisque la paternité concerne House qui rencontre son prétendu père !

Dans cet épisode, le point culminant est certainement le dîner. Un charmant dîner familial ayant réuni House, ses parents, Dominika et Wilson. Ce dîner du 8×14 peut nous faire rappeler le fameux déjeuner familial des House dans le 2×05, où House tout seul, silencieux et gêné, déjeuna face à ses parents. Dans le 8×14, House était accompagné de sa femme et de son ami. On sent que Wilson fait partie de la famille ! Si dans le 2×05 le déjeuner s’est passé dans une ambiance plutôt glaciale, le 8×14 a battu le record des dîners hilarants tournés en mascarade.

Jouant cartes sur table, House, Dominika, Thomas et Blythe discutèrent d’une franchise et d’une honnêteté à mourir de rire. Le pauvre Wilson s’est trouvé mal à l’aise, à maudire certainement son plan, surtout que House baissa son pantalon pour montrer la fameuse tâche de naissance ! Quelle famille de tarés !

On peut noter deux petites apparitions  de Dominika dans cet épisode (jeux vidéo et dîner).  Sinon, les répercussions du fameux dîner furent nombreuses, à commencer par le face-à-face House et son prétendu père biologique. Une rencontre qui n’a pas laissé House de marbre, et ça se voit dans ses yeux qu’il espérait avoir un père. Au départ, si on se rappelle bien, Wilson avait dit à House que le mec ne pouvait pas être son père (la bataille avec Park) et c’était certainement le début d’un indice. Second indice fut le rejet de House par Bell « ce lunatique sociopathe est mon fils ? Impossible ! », on peut admirer comment Blythe défendait son fils bec et ongle, lol.

Le troisième indice était ce regard sombre de House quand son « père » était venu lui parler et on remarque comment House respectait son père adoptif (ce qui me rappelle le sabre dans le 8×08 !). Impossible que tout ça soit vrai. C’est d’ailleurs ce que va confirmer Wilson en faisant le test ADN pour son ami (j’ai beaucoup apprécié le geste de Wilson). Il faudra souligner le regard triste de House quand il sût la vérité : il était bien un bâtard…On sentait bien qu’il a voulu y croire malgré tout et qu’il ait enfin une réponse. En fait, il y’a eu une réponse qui posait plus des questions.

Côté acceptation, House avait accepté non seulement que son prétendu père ne l’était pas, mais il avait accepté la dure réalité : You can’t always get what you want. Il n’avait pas de père, et sa mère aux mœurs légères semblait être une sacrée garce ! Bref il acceptait sa mère telle quelle. House avait également accepté l’invitation forcée de Wilson car il n’avait pas le choix. Le « your mother is a slut » était la chute/réponse marrante à toutes les questions ! Ceci dit, House avait raison pour Wilson qui le ressemblait beaucoup, et c’est la deuxième fois qu’il pique une fourchette après le 8×05…

De même, Thomas accepte House comme il est vers la fin sous la pression de la mère de House qui l’avait poussé à s’excuser. Car en effet, cette dernière accepte son fils tel qu’il est, et en tant que mère fière de lui, elle l’a défendu bec et ongle lors du dîner familial comique.

Si ce n’est pas de l’amour familial tout ça !

Voilà donc ma 14ème review, vos commentaires sont les bienvenus !

 
 

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House – Review du 8×08

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Février arrive, et comme promis voici ma 8ème review de House. Le 29/1/2013 fut diffusé l’épisode 8×08 « Tous paranos » alias « Perils of paranoia », un épisode qui talonnait le 8×07, diffusé durant la même soirée sur TF1. La soirée de House eut 7.1 millions de téléspectateurs en moyenne qui avaient suivi les aventures du docteur grincheux dans sa dernière saison.

Encore une baisse considérable des audiences qui n’ont jamais remonté au niveau du 8×01 (8.3 millions de téléspectateurs) et on remarque que ces derniers désertent leurs canapés. Pourtant, les épisodes ne sont pas mauvais, bien au contraire ! Espérons que les audiences remontent un jour, même si House est leader !

Petite parenthèse pour des prétendants fans de la série : je crois qu’il faudra clarifier les choses, soit on est fan d’une certaine relation amoureuse, soit on est fan de la série. Il y’a beaucoup de différence entre les deux. Mais de là à venir me dire que le départ d’une actrice a fichu la série en l’air, là je dis stop à une pareille stupidité. Soit on regarde, soit on laisse autrui regarder. La série ne dépend pas d’une actrice, mais d’un grand acteur Hugh Laurie et son personnage House. Voilà…Juste je voulais dire cela à ceux qui pensent de cette manière, car à force de lire des commentaires fades et stériles durant deux ans, ça gonfle ! Et ça, c’est très chiant. C’était un petit mot et je ferme la parenthèse, retour à la review du 8×08.

J’ai trouvé le 8×08 intéressant et touchant. Moins sombre que le 8×07, il affiche cependant des indices et des thématiques sur lesquelles se base l’épisode. J’ai préféré l’analyser en trois parties.

I. Paranoïa

La paranoïa est le fil conducteur ici. A l’image du patient, tout le monde était parano ! La question à propos des armes chez soi est posée grâce à un cas médical. Les américains ont recours à l’armement pour se défendre, alors quoi de mieux que l’exemple d’un procureur malade limite parano ayant un arsenal chez lui ? La question de l’armement ressurgit depuis le suicide de Kutner dans la saison 5 (le 5×20 pour être précis). Avoir une arme chez soi procure t-elle un sentiment de sécurité ou bien du contraire ? Beaucoup de questions qu’on peut se poser, entre réalité et fiction.

Restons dans la fiction, c’est-à-dire dans l’épisode. Un procureur tombe malade mais tout le monde n’arrive pas à connaître quel est l’origine du mal et comment cela s’est produit. Adams et Park découvrent chez lui un arsenal caché derrière un passage secret. D’emblée, l’hypothèse de la paranoïa était là.

Le patient est un procureur, il envoie des types en prison. On voit ici que la thématique de la prison et de la justice est présente. Il est marrant de voir un ex-détenu comme House soigner  un procureur. Ce dernier a cette obsession maladive de garantir sa propre sécurité et celle de sa famille, derrière son masque d’aisance, de confiance en lui, et de force. Pourtant, on découvre une autre face du procureur : il vit dans la peur, n’a ni confiance en lui ni confiance en personne, et il est faible. Son cas est à mi-chemin entre un cas psychologique et un cas physique.

Mais l’important n’est pas vraiment son cas, mais l’intéressant c’est le fait qui il est. Un procureur qu’est-ce qu’il fait ? Il cherche la vérité et démaque les faits à la lumière du jour. Chose qui nous rappelle la méthode à la Holmes, mais à la House aussi. Le voilà notre miroir ! Notre Holmes moderne, ancien détenu, toujours égal à lui-même, est un obsédé voire un parano de la vérité qu’il cherche depuis toujours ! Ce procureur à succès est la voix même de la vérité qui ne doit jamais être étouffée.

Ce cas parano n’a pas laissé le monde de marbre, sauf Chase qui est le seul à avoir pris ses distances avec la paranoïa, le patient et les histoires de l’équipe. Tous paranos !

Nous avons Wilson, obsédé par le fait que son ami ait un flingue(son obsession nous rappelle celle de House dans le 8×07), Park la plus parano de tous, en voulant que tout le monde la respecte après qu’elle s’est sentie rejetée par ses collègues (et House a utilisé la manipulation comme le fait de jeter l’huile sur du feu), Foreman, devenu paranoïaque en voyant derrière chaque coup Taub, incitant les femmes à venir lui tenir compagnie. Bien entendu, nous avons aussi la paranoïa de la sécurité, la paranoïa de la quête de la vérité (House et le patient), mais aussi la paranoïa de la paranoïa ! Là tout le monde est atteint, lol.

La paranoïa est assez sympa je trouve, car on a vu les personnages dans tous leurs états bref c’était très marrant de les voir se torturer de questions devant chaque manipulation et chaque acte !

II. Le respect

La question du respect a été largement abordée dans cet épisode. Elle a concerné deux aspects du respect qu’on va aborder ! J’ai jugé utile d’en parler car le terme « respect » a été répété à plusieurs reprises, et parfois le silence et le regard à eux seuls suffisent …

On a le respect entre collègues, et c’est Park qui a ouvert le feu. C’est bien de revoir un tel personnage vraiment atypique retourner à l’action pour le découvrir encore plus. Park, se sentant rejetée de la part de ses collègues, demanda qu’on la respecte, elle dit à House qu’elle mérite du respect, mais House jeta de l’huile sur le feu en la manipulant afin de créer des conflits avec ses collègues. Pour House, le désaccord et le crêpage des chignons entraînent sûrement quelque chose du bénéfique. Nous avons toujours vu House s’amuser à tourmenter de la même façon ou pire ses autres équipes afin d’avoir des idées nouvelles, ce qui s’est produit.

Park se dépassa, grâce à House, et eut plusieurs idées intéressantes dans le diagnostique, ce qui a poussé House à ordonner Adams d’écouter Park. Cette dernière est celle qui avait pensé à la présence d’un passage secret rien qu’en regardant les dimensions des pièces de la maison du procureur. En fait, la question du respect entre collègues devait être abordée, comment s’imposer auprès des autres ? Que faire pour être respecté ? House donna à Park un coup de pouce housien pour se dépasser et se sentir utile.

Connaissant le caractère de cochon de son employée, House fut direct et franc envers Park : « les gens vous respectent, c’est juste qu’ils ne vous aiment pas. »  Tiens, ça me rappelle quelqu’un, ça ! La réaction de Park a crée en tout cas beaucoup de tension dans l’équipe, surtout entre elle et Adams. Ce qui est tout à fait normal surtout pour les deux nouvelles ! On voit quand même que la tension a engendré la créativité, donc tout est bénef.

A la fin, Park demanda à Chase de boire un verre avec elle, surtout que c’est lui qui est le plus distant avec elle. C’était assez sympa de voir fondre le froid entre les membres de l’équipe, grâce aux manipulations de House qui les avait dressé les uns contre les autres. On voit bien le résultat !

Mis à part le respect entre collègues, il y’a une autre forme de respect plus intime, plus personnelle pour House. Il s’agit du respect paternel. La thématique de la parenté nous laisse encore un caillou du petit poucet, ça mène où ? Je vous laisse réfléchir…

J’ai tellement aimé le respect paternel que j’ai décidé de m’y étaler un peu^^. En fait, la thématique de la paternité est ici sous-jacente. On découvre que le patient est un père mais on ne verra jamais ses enfants. Mais ce qui souligne cette thématique le plus est un jeu de gosses entre House et Wilson, où ce dernier insista sur le fait que House avait une arme chez lui, chose que House avait totalement nié. Après avoir fouillé chez House, Wilson découvre un revolver dans une boîte portant le nom de House. Pour lui, aucun doute ! C’est la preuve qu’il est plus intelligent que House. Ce dernier nia qu’il s’agissait d’un vrai revolver et qu’il n’était qu’un jouet, un accessoire de mise en scène. Et même si Wilson sembla convaincu, j’ai eu un doute.

Vers la fin de l’épisode, House rangea le faux revolver selon ses dires, dans une vieille boite en acier portant le nom de House. Et si House n’a pas paru sentimental concernant l’arme qu’il avait jetée dans la boîte, on peut cependant déceler une certaine émotion dans ses yeux en caressant de ses doigts la boîte. Ça se voit qu’elle compte beaucoup pour lui.

Le summum de son émotion était lorsqu’il avait sorti de l’armoire un sabre japonais sur lequel le nom et le prénom de son père « John House » étaient gravés. C’est fou ce qu’un sabre peut contenir des indices concernant la parenté. Vous vous rappelez certainement de ce qu’il avait dit dans le 8×14 (pour ceux qui ont regardé la saison 8) à propos de John House. Il ne l’aimait pas, mais il le respectait. Lorsqu’il avait perdu son père dans le 5×04, c’est les yeux larmoyants qu’il quitte son bureau à la fin. Son père comptait beaucoup pour lui et cache jalousement tout ce qu’il avait hérité de lui. (Dans le 8×08, c’est la deuxième fois qu’on fait allusion au père de House. La première fois était lors d’une discussion entre House et Wilson dans le 8×06).

D’ailleurs, le sabre japonais a une grande symbolique dans la culture japonaise. Il a été toujours considéré comme un signe de respect hérité précieusement du père au fils, d’une génération à une autre. Le sabre est japonais dans le 8×08, c’est lui le petit caillou parmi une série de cailloux menant à la thématique de la paternité parsemant des épisodes. La mention du Japon était évoquée dans le 5×04, quand House avait parlé de son père qui était à Okinawa lorsqu’il a été conçu.

Le sabre japonais présent dans le 8×08 n’est pas le même dans le 7×01, on ne distingue aucune gravure sur ce dernier contrairement à celui du 8×08. House ne sort ses sabres que très rarement et encore, il est très gauche en les maniant. Il garde farouchement le sabre de son père qu’il avait hérité. Je peux mentionner que lors du 6×18, House se baladait dans l’hôpital avec l’épée d’un chevalier. L’épée ou le sabre ont des valeurs morales pour House, respect, humilité, dignité, force et courage. Alors que dire du sabre d’un homme qu’il a toujours respecté ! Admirez juste le regard de House en contemplant le sabre.

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III. Par amitié

Il faudra mentionner le retour des consultations, chose assez logique après la fin du 8×07. On remarque que House est resté lui-même, il sélectionne ses patientes selon la taille de la poitrine. Dans une deuxième consultation, House soignait un voleur et le démasqua grâce à sa méthode déductive, mais je dirais aussi grâce aux infos qu’il a pu récolter lors de son séjour à la prison. Bref, le retour des consultations est en lui-même un point positif qui nous montre qu’à la fois, House n’a pas changé mais qu’il a aussi changé. Un point négatif ? C’est le fait que les effets en 3D n’ont pas été là lorsque House donnait ses explications, mais l’épisode reste cool. Beaucoup de rire, avec Taub, Foreman, Park et le Hilson. Et comme j’ai déjà parlé de Park, je vais parler de la relation d’amitié entre Taub et Foreman.

Ces deux-là étaient potes depuis bien longtemps ! Taub se souciait de Foreman en le voyant sans aucune relation ; d’une manière générale Foreman est le parallèle sinistre avec House, et il est comme lui. Malheureux, seul, aucune relation depuis Thirteen. A vrai dire, Foreman est chiant, BORING comme le dirait House ! Avec House, jamais de BORING, mais avec Foreman c’est la cata ! Taub joua le rôle du con fouineur qui envoie des femmes à Foreman, surtout qu’il est un « spécialiste ». Il lui envoya des infirmières, et finit par lui envoyer une femme mariée avec laquelle Foreman eu une liaison. Malgré la situation insolite et les conneries de Taub, ce dernier prouva qu’il est un vrai ami. Il se soucie de Foreman et a fait tous les mauvais coups par amitié, pour le bonheur de son ami.

D’un autre côté, les tensions entre les membres de l’équipe ont fini par les rapprocher. Le conflit a ramené la paix et c’est Park qui a fait le premier pas brisant le mur de glace entre elle et l’équipe, pour aller boire un verre avec Chase. Je l’ai déjà souligné, Chase était le plus distant avec elle. Je trouve que c’est le début d’une relation d’amitié entre une nouvelle recrue et un ancien membre. Cela peut être aussi un clin d’œil au 8×18, un vrai épisode de fous.

Autre relation amicale et pas n’importe laquelle, c’est celle de House et de son acolyte Wilson. C’est fou ce qu’on se marre avec ces deux-là ! Alors là, rien à dire les concernant ! Ils se connaissent parfaitement et sont hilarants, l’un piégeant l’autre comme des enfants : « Admet-le ! » (Clin d’œil encore au 5×04, comme par hasard).Wilson est celui qui sait ce qui peut se passer dans le cerveau de dingue de House et les petites séquences hilarantes en sont le témoin. Chacun d’eux anticipe la réaction de l’autre tellement ils sont fusionnels.

Wilson avait essayé de savoir si son ami cachait une arme, mais devant la négation de ce dernier, Wilson décida de trouver la réponse en fouinant. Je dirais plus par soucis et par curiosité que Wilson était entré à l’appartement de House. Le problème de Wilson, c’est que House avait toujours une longueur d’avance sur lui, rien à faire ! House le connaissait trop pour ne pas oublier de laisser un filet piège chez lui MDR. D’ailleurs le fait que Wilson se retrouve dans les filets de House, cela est assez symbolique : House a toujours une longueur d’avance sur Wilson et ce dernier se fait toujours avoir par lui. Ça se voit qu’ils apprécient chaque coup foireux, mais pour la première fois House ne partagea pas une chose qu’il respecte et qu’il chérisse avec son ami. Il garda le secret pour lui concernant l’arme, et je l’ai vraiment trouvé touchant lorsqu’il sortit le sabre de son père.

Ça va…il a partagé son secret avec nous les téléspectateurs ! C’était un épisode sympa ! J’ai adoré les moments Hilson et les coups de Taub, le mytho par excellence ! La paranoïa était intéressante. Bref, un épisode hilarant avec des thèmes abordés, moins sombre et moins lourd que le 8×07. Les deux épisodes sont biens.

Merci de m’avoir lu et tous vos commentaires sont les bienvenus.

 

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House – Review du 8×07

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Le 29 Janvier 2013 fut diffusé l’épisode 8×07 de House « Dead and buried » alias « Remuer la poussière » sur TF1. Un épisode assez spécial et émouvant que j’ai regardé en VO bien avant la diffusion française, pour être moins traumatisé par les voix en VF. Ce qui est curieux, c’est que je regardais l’épisode en français, mais j’entendais la VO dans ma tête. C’était assez bizarre…mais ça a marché ! Je n’ai pas été aussi traumatisé que la semaine dernière. OUF.

Les audiences de l’épisode 8×07 demeurent en baisse avec 7.2 millions de téléspectateurs, mais House reste toujours leader de la soirée !

Dès le début de l’épisode, on a House qui tient à résoudre une énigme médicale d’un patient décédé pour fuir « les vrais cas », et on a Foreman qui lui tient tête pour résoudre une autre énigme médicale d’un patient vivant. Deux cas à la CSI, ça s’annonçait un épisode assez singulier. En plus, c’est l’épisode duquel je fais la dernière review de ce mois de Janvier, le 8×08 sera pour Février !

Savez-vous que la saison 8 de House qui a débuté un 8 Janvier sur TF1 avait un autre truc particulier ? Si on fait le calcul des mois depuis la fin de House aux US (le 21 Mai 2012) on découvre que le mois de Janvier est le 8ème mois après la fin de House. Je serai étonné si Janvier a été choisi par hasard. Visiblement, TF1 adore le chiffre 8 !

Je souhaite à ceux qui découvrent cette dernière saison un bon visionnage. J’ai regardé cette saison à plusieurs reprises et j’éprouve toujours de l’enthousiasme. Je ne vais pas faire durer le suspense et je vous laisse lire ma 7ème review de House. Enjoy !

J’ai beaucoup réfléchi à la répartition des parties, et j’ai enfin décidé de diviser l’épisode en 3 parties.

I. Cinq ans après…

J’ai choisi ce titre pour cette partie car il s’agit du cas d’un petit garçon de 4 ans décédé depuis 5 ans. C’est avant tout une partie extrêmement sombre, on relève du côté technique un bon choix de la musique de fond qui accompagne les actes et les émotions.

On relève également les couleurs ternes qui caractérisent ce cas morbide où règnent désespoir, perte et solitude. C’est sous le signe de la mort que House se retrouve seul, à combattre le noir pour dévoiler la vérité avec une obsession housienne qu’on connait depuis des saisons et qu’on a surtout connu et vu dans certains épisodes comme dans le 4×15.

Désobéissant à Foreman, House donna le cas du patient vivant à ses larbins afin qu’ils puissent le couvrir, pendant qu’il arpentait une autre direction vers la voie du cas du patient décédé il y’a 5 ans. On assiste à la division House/équipe pour une raison inconnue. Oui, pourquoi insister sur le cas d’un enfant mort ? Qu’est-ce qu’il a de si spécial ? Ne devrait-il pas écouter la logique de Foreman, celle où les patients vivants sont prioritaires ? Pourquoi tant d’opiniâtreté de la part de House ????

Beaucoup de questions se posent en regardant House, seul, avec un dossier médical. S’il ne s’agissait que d’un cas banal, il l’aurait laissé dans les oubliettes. Mais House n’agit de cette façon que s’il est touché de près par ce cas. Et c’est là que la thématique de la mort réapparait encore : House est un personnage curieux, il veut des réponses, il est également fasciné par la mort. House trouve l’enfant beaucoup plus intéressant en étant mort. Les vivants ? Ils mentent tout le temps et sont si chiants…

Pourtant, on remarque qu’il avait harcelé le père endeuillé qui n’a pas réussi à tourner la page, contrairement à son ex-femme. Et là, on sent de l’empathie de la part de House envers ce père, on sent également une tristesse profonde se dégager de ses regards. Beaucoup de silence dans ce cas, un silence morbide et très chargé en émotion. Nous retrouvons House le mélancolique, qui ne se cache pas derrière le masque facétieux et ludique. Mais pourquoi tant d’intérêt à un père qui a perdu son fils depuis 5 ans ? Tout simplement parce que House s’est vu dans cet homme dévoré par le chagrin, seul, alcoolique, ayant tout perdu. Toujours cette thématique de la paternité…

House fera connaissance avec la mort en exhumant l’enfant après avoir arraché un « oui » du père. Craintif, il ouvrit le cercueil en essayant d’y trouver des réponses. On note dans une ambiance grise-noirâtre que House avait examiné délicatement la dépouille.

On verra que sa vieille obsession de tout résoudre prendra le dessus, il s’acharnera pour trouver la solution en faillant se retrouver en prison. House prit tous les risques au détriment même de sa propre liberté. J’ai adoré cet épisode et surtout voir House en action, sur le terrain, frôlant les dangers. Le père endeuillé était émouvant, la mère (vers la fin), House était touché (et nous avec). Du pur Halone…Il y’a aussi le Hilson.

Dans ce cas déjà délicat, on note aussi la délicatesse de la position de Wilson qui s’est retrouvé entre Foreman et House. Il défendra House afin que ce dernier continue, tout en lui rappelant qu’il devait obéir à Foreman. C’est en tant qu’ami, guide et conscience que Wilson donna ses conseils.

Dans cet épisode, House reçut une gifle de la part de la mère, une belle droite de la part de son mari, bref une vraie tête à claque ! Mais ces rencontres « violentes » lui donneront la solution ! Sinon, beaucoup de coups dans cette saison 8. LOL. C’est grâce à Wilson qu’il découvre ce qui clochait et résout un cas très délicat après une sorte d’ambiance à la Holmes, où House avait joué le détective et c’est Watson…enfin, Wilson qui l’aidera. L’ambiance était noire également symbolisant ce noir policier énigmatique et non seulement la mort et la tristesse.

Que faire sans l’aide de Wilson ? Ah, celui-là était toujours là pour son ami et ses questions qui demeurent sans réponses, une sorte de « torche électrique » dans le noir énigmatique. Je vais aller loin avec Wilson en disant que le chiffre 5 a été évoqué dans cet épisode, et ce chiffre symbolise la mort dans cette saison 8 où un chiffre pareil se répète explicitement et implicitement. Quel est le lien du chiffre 5 avec Wilson ? Je préfère vous laisser nager dans un noir énigmatique xD Bien entendu je peux être parano avec le 5, mais rien n’est hasardeux dans cette saison !

Le père est un miroir de House, on se rappelle de House plus sombre dans les derniers épisodes de la saison 8, on se rappelle d’un grand désespoir et d’une grande solitude, d’une grande incompréhension et de son alcoolisme flagrant dans le 8×19. Cas sinistre qui nous montre dans ce 8×07, comment House avait décelé la maladie génétique du gamin décédé pour sauver la vie de son petit frère. Encore la thématique de la fraternité qui frappe, mais d’une manière plus saillante qui nous dévoile deux frères, l’un d’eux est mort, l’autre survivra grâce à lui. Ne me dites pas que vous n’avez pas encore deviné ce que je veux dire…Le tableau est complet.

Bref, ce cas est moins chiant que House le pensait, la preuve c’est qu’il s’est accroché à ce cas jusqu’au bout ! Contrairement au 2ème cas, le cas n°1 (patient mort) est riche côté technique-scénaristique et plus riche en émotions.

II. Douze ans après…

Après « Cinq ans après », voilà « Douze ans après », titre de la deuxième partie et qui nous fait penser directement au 2×17 « Douze ans après ». J’ai choisi ce titre parce que c’est vraiment le cas, tout se passe 12 ans plus tard, après le décès  d’un proche. Bien entendu, le 2×17 m’a inspiré pour le titre, mais bon on s’en fout. LOL.

J’adore la répartition des tâches dans cet épisode : House confronté seul à une voie qu’il avait emprunté, Wilson qui se retrouve entre House et Foreman comme il le fut toujours avec Cuddy et House, Foreman qui veut gérer House et ne rencontre que désobéissance, l’équipe occupée à diagnostiquer le cas n°2.

Dans le cas n°2 ou plutôt « cas parallèle », on a une jeune patiente de 14 ans, qui souffre de symptômes aussi loufoques les uns que les autres. La patiente reflète une telle sensibilité, une grande fragilité, elle symbolise l’innocence. Son cas est vraiment le miroir du cas n°1, on a l’impression que ce sont deux cas en un, et que chacun d’eux reflète l’autre comme un miroir.

Non seulement les deux cas se joignent dans la question de la parenté (qui est refoulée dans le cas 2), mais aussi dans la question de la mort d’un proche. Dans le cas de la patiente, on découvre son traumatisme de petite fille assistant au décès de son père devant ses yeux, et c’est grâce à Chase si une partie du mystère a été dévoilée. C’est grâce à l’hypnose que certains fragments insensés ont eu un sens dans la mémoire de la patiente. (Remarque : ce n’est pas la première fois que Chase utilise l’hypnose, rappelez-vous du 4×15 où il avait hypnotisé House).

Bref, le cas de la fille qui a perdu son père se complète et se reflète dans le cas du père qui a perdu son fils. Dans les deux cas c’est très fort psychologiquement et émotionnellement. Mais c’est le cas de la patiente qui remporte la palme d’or concernant la question du remord et de la honte. Beaucoup de reproches étaient explicites dès l’hypnose après avoir été implicites.

On peut noter une certaine dimension insolite, fantastique dans ce cas. La patiente se rappelle de tout or elle n’avait que 2 ans, et on sent qu’elle était emprisonnée dans une sorte de spirale sans pouvoir s’en sortir.

Le cas de cette patiente est intéressant, elle a perdu son père. Je parle du symbole de cette histoire, à savoir House qui avait perdu son père adoptif et pourtant, on dirait qu’il n’arrive toujours pas à se remettre. Encore un indice implicite concernant House et son père ? Hum, on verra !^^

Beaucoup d’émotions dans ce cas aussi, et l’hypnose n’a fait qu’accentuer la douleur cachée. Dans l’ambiance glauque de cet épisode noir, les scénaristes ont essayé d’alléger les évènements avec l’histoire de Chase, devenu la risée de ses collègues après son apparition dans la télé australienne en parlant d’une série médicale dans laquelle il a joué, après avoir dîné avec une productrice de tv. Son air soigné (épilation des sourcils, manucure) et ses retards ont été remarqués par tous, et il est devenu la cible idéale de toutes sortes de commentaires hilarants et de moqueries.

On est plein dedans ! Quoi de plus ironique que de regarder une série médicale appelée « House » dans laquelle Chase joue un rôle dans une série médicale ? Cela pourrait être aussi un clin d’œil à Chase, et ce qu’il va se produire le concernant à la fin de la série. Rien n’est laissé au hasard !

La torture psychologique du passé s’ajoute à la torture physique, on a un dédoublement de la personnalité, hémorragie, être enceinte sans l’être, allergie à la fraise sans l’être, trouble de vue et toutes sortes de symptômes assez bizarres.

Le plus fou dans ce cas, c’est que c’est une boule magique qui a déclenché tout cela. House a la même boule magique sur son bureau (au passage, Jarod dans Le caméléon est dingue de cette boule !) La boule était refoulée dans ses souvenirs lorsque son père était mort, la boule magique était dans la voiture. Encore la couleur noire…et encore un cas miroir non seulement à House, mais aussi à l’autre cas.

Résultat : Non seulement les reproches refoulés étaient les provocateurs d’un tas de symptômes psychologiques chez la patiente, mais en plus c’est House qui découvre qu’elle est atteinte d’un cancer curable. Cancer…Chiffre maudit…Mélancolie, ce n’est pas un bon présage, ça ! House mettra Adams et Chase sur la bonne voie pour déduire grâce à ses métaphores.

On retient de cet épisode aussi le fait qu’il n’y a pas eu des effets en 3D pour les explications housiennes concernant ces deux cas. Ce qui est un peu dommage, mais on peut s’en passer ^^. Finalement, House s’en sort bien avec deux cas en même temps en sauvant deux vies !

Il y’a ceux qui trouveront inimaginable le fait qu’une petite fille de 2 ans se souvienne d’un accident, mais en fait dans des guerres par exemple, combien de petites filles de 2 ans ont assisté à la mort d’un proche qui les ont traumatisé à vie. La mort du père de la patiente était traumatisante pour une fille sensible et fragile.

J’ai beaucoup aimé le jeu des acteurs et actrices dans les deux cas, même si j’ai une préférence pour le cas de House. Les deux cas étaient touchants et attachants.

III. Délivrance

Et nous voilà arrivé à la dernière partie intitulée « Délivrance ». La délivrance clos, en effet, un très bon épisode qui se positionne derrière le 8×02. (C’est un classement temporaire !)

On ne peut pas parler des cas, de House, de son entourage ou de la team sans parler d’une thématique qui était là, dès le début de la saison 8, dès le début du 8×07. Ici, la thématique de la liberté revient plus forte que jamais. Voyons ça de près !

Si on se rappelle bien, House avait choisi le cas de l’enfant décédé et avait défendu bec et ongles son choix. J’ai écrit en haut que la mort fascinait House, qu’il voulait fuir Foreman etc. C’est à cause d’Adams qui n’a pas su la fermer qu’il s’est pris 2 cas en pleine figure ! Mais je peux ajouter le fait que House était si attaché à la liberté qu’il défendait sa liberté de choix !

Revenons en arrière dans cette thématique de liberté et plus précisément au tout début de l’épisode que j’analyse. On voit en premier plan la cheville droite de House entourée d’un bracelet électronique signalant que House est dans une liberté conditionnelle. Toujours dans le même plan, la main droite touche la cheville et plus particulièrement le bracelet électronique qui empêche House de faire ce qu’il veut, d’aller où il veut. On voit clairement que le poignet droit porte un bracelet fabriqué manuellement par House lorsqu’il était en prison. Ce bracelet ne sera jamais enlevé, comme s’il faisait partie de la vie de House. Les deux bracelets symbolisent et rappellent la prison. J’ai moi-même un bracelet fabriqué par mes soins, lol. Le regard sombre de House en dit long…

La dimension fantastico-énigmatique des deux cas s’achève par une délivrance. Prisonniers de leurs passé, les personnages des deux cas n’ont jamais pu tourner la page. House, en arrivant à résoudre les deux cas, délivra un père qui, enfin, peut faire le deuil de son fils. House délivra aussi la mère du garçon décédé, une mère restée muette, refoulant tous ses sentiments et son émotion depuis 5 ans. Elle laissa ses larmes balayant ce passé douloureux qu’elle n’a jamais pleuré.

Non seulement grâce à la vérité dévoilée par House que deux parents étaient délivrés de leur passé, mais c’est en résolvant le deuxième cas que House a pu délivrer une gamine de 14 ans d’un lourd passé morbide qu’elle avait gardé en tête inconsciemment pour qu’elle fasse le deuil de son père en hurlant sa culpabilité.

Bref, une délivrance du passé et des souffrances refoulées qui a acquiert le pathos et une dimension tragique dans cet épisode chargé en émotions, c’est là où House montre tout son côté humain, altruiste et toute sa compassion envers des inconnus qui lui sont familiers.

Cependant, même si House les a tous libéré, il reste le seul qui a besoin qu’on le délivre de son passé carcéral, de ces menottes sous forme de bracelet électronique qui l’empêchent d’être libre dans un monde d’hypocrites et de menteurs. House les a délivré de leur passé, mais il reste prisonnier, et la voiture de la police qui est venue le chercher en dit long comme symbole carcéral. House est-il satisfait ? Non ! Son regard triste dans la voiture disait  « rien ne change pour moi, quoi que je fasse ».

House est altéré de liberté, il avait détourné l’attention de Foreman pour avoir 45 minutes de liberté durant lesquelles il était allé examiner le cadavre du garçon décédé, et ça fait du bien de le voir bouger à la quête de la vérité !

A la fin de l’épisode, il était vraiment menacé d’un retour imminent à la prison, mais Wilson tient tête à Foreman et défend farouchement son pote en indiquant à Foreman comment travailler avec House et quel serait son rôle, un véritable avocat ce Wilson! Le dévouement illimité de Wilson pour House est touchant, mais révélateur d’une sorte de mea culpa, la rédemption et les reproches de Wilson qu’il s’est fait à lui-même car il s’en veut d’avoir abandonné son ami durant tout ce temps en prison, et il savait que jamais il ne se pardonnerait si ce dernier retourne en prison. Leur échange de regards complices fait du bien, on sent quand même que leur amitié est plus forte que jamais. C’est grâce à Wilson que House assista à sa propre délivrance d’un retour à la prison. Mais il ne pourra pas échapper aux 30 heures de consult’ que Foreman les lui a donné.

House a failli tout perdre, c’était moins un ! J’adore le Hilson et les passages Hilson !!

Voilà en gros, ma review ! Merci de m’avoir lu et tous vos commentaires sont les bienvenus.

 

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Mon bilan général de House MD

Page blanche, 9 Juin 2012. Depuis quelques semaines, ce fut la diffusion de la fin de House MD, après 8 saisons de folie, de rebondissement et de fascination pour les fans qui ont suivi House jusqu’au bout, le regardant s’éloigner avec Wilson, comme un grand au revoir qui leur était adressé.

Alors, comment décrire tout ce dont on a vu, interprété et ressenti devant une fiction pareille ? Comment pouvoir résumer tant de sensations, de suspense, tant d’évènements qui se sont déroulé dans cette série médicale ? Très difficile pour moi, je ne sais même pas par où commencer.

Peut-être commencerai-je par ma propre addiction à cette série et mon côté obsessionnel pour les interprétations, les symboles et les énigmes. A vrai dire, lorsque j’avais découvert par accident House MD dans ses débuts, j’ai éprouvé de la fascination et de la peur en même temps. D’abord, le personnage de House était intéressant, et peut-être qu’il m’a intrigué plus que les cas qu’il essayait de résoudre, ça c’était la fascination. Mais j’avais aussi peur car c’était une série médicale, et je redoutais de la voir finir comme Urgences, un soap exécrable long et fade (je suis un fan d’Urgences pour information et je l’ai regardé jusqu’au bout !).

Passons, il m’a fallu du temps pour me convaincre de regarder House MD car je ne connaissais pas la série, et là, pouf ! Je n’arrêtais pas de regarder la série. J’adore « Tear drop » de Massive Attack, le générique officiel de House.

Maintenant, c’est parti. Je regarde la série d’un certain côté, elle est en deux partiesLa première partie s’affiche dans les 4 premières saisons, pour la deuxième partie il s’agit bien évidemment des 4 dernières saisons.

La première partie prône le délire de House, son indifférence, sa dépendance de la Vicodin et d’autres substances. L’humour noir est marquant, autodestruction, la solitude est là et la tristesse est là. Dans les études de la psychanalyse, on révèle que les personnes qui rient et sourient souvent sont des personnes extrêmement tristes. Les regards de House reflètent pourtant une grande tristesse après une blague foireuse ou la résolution d’une énigme. Beaucoup s’intéressent à cette première partie de la série et il y’a malheureusement plusieurs qui se sont borné à ces 4 saisons, pour une histoire ridicule de ship (pardon les shippeurs, je donne un avis mais je ne juge personne), ou pour que le House rigole toujours derrière un voile de mélancolie, ou parce qu’on s’en fout de l’histoire de House et que les cas sont les plus intéressants. Je trouve que c’est dommage de limiter l’histoire d’un personnage à seulement 4 saisons. Dommage pour ceux qui n’ont pas voulu connaître House davantage…

Bref, je n’aime pas dire dans mon bilan que j’ai aimé telle ou telle saison, ou détesté une autre. De toutes les façons, un fan aime sa série même s’il déteste certaines saisons ou épisodes. Une série a toujours des hauts et des bas, et je pense que c’est quand même bien de voir des avis différents, ce qui montre que chaque fan s’attache à House MD à sa propre manière.

Retour à la première partie, remplie de sens, de cohérence, de messages dissimulés, des patients racontant à chacun leur histoire, leur peine, leur joie. House n’est pas aussi insensible qu’on le croit : il est extrêmement sensible et ne veut pas que les patients le rendent partial, car il met la raison au-dessus de tout. Attachant, sensible, pensif, rêveur et intelligent, il a ses fantasmes, ses ambitions et ses démons comme chaque être humain. Un être asocial comme lui qui adore le contact humain, être entouré, avoir le besoin d’un ami auquel il lui confesse ses craintes et tout ce qu’il ressentait ou pensait. Un seul ami était depuis toujours au service de House, et à vrai dire, être ami avec quelqu’un comme House relève de l’exploit, au début cette relation m’intéressait en même temps qu’elle se joint à la détresse de House, et au fil du temps il m’était impossible d’imaginer l’un sans l’autre.

Depuis le début, nous avons un fil conducteur : l’amitié entre House et Wilson, chose sur laquelle je me suis toujours focalisé avec le Halone et les énigmes. La série était une énigme, tout était une énigme, ce qui m’a facilité plus le fait d’interpréter toujours les signes. Dans mon bilan, je vais me concentrer sur le fameux fil conducteur alias « Hilson » sans oublier le Halone.

Durant les 4 premières saisons, l’amitié entre House et Wilson n’a cessé de grandir. En fait, plus il y’avait des obstacles, plus leur amitié se renforçait. Fiasco total avec les femmes du côté de Wilson, il était à plusieurs reprises chez House, tout comme House qui venait chez lui. Ils se partagent presque tout, chacun connaît l’autre ainsi que ses défauts et pourtant ils s’apprécient, se respectent profondément. L’alchimie entre ces deux-là est flagrante, si flagrante qu’un simple échange de regards suffit comme un dialogue silencieux.

Wilson était dès le départ l’amila cannela consciencele conseillerle protecteurl’acolytela victime, mais en même temps le grand amour réel dans la vie de House. Ce dernier ne pouvait jamais se passer de Wilson, et Wilson avait également besoin de House et de son aide. Les fans ne pouvaient pas imaginer ce duo séparé, ce sera une cassure dans chacune de leur vie, à moins que ce soit pire !

Pourquoi je ne parle que du Hilson dans le bilan ? Bah c’est mon bilan xD, sérieux si j’ai toujours un bilan à faire je mets directement le Hilson. C’est un couple très intéressant…Et la plupart des grands évènements qui se sont passé dans la série les concernent, comment se ficher de ça ?

Nous avons vu dans la première saison, la première épreuve pour l’amitié House-Wilson, il s’agit de Vogler, hostile aux méthodes peu orthodoxes de House, a décidé de renvoyer ce dernier. Wilson s’y opposa et mit sa carrière en jeu pour House (Cuddy a mit fin à tout cela).

Avec Tritter, c’était bien pire dans la 3ème saison. Il harcelait tout l’entourage de House, le guidant vers un procès à cause de son addiction à la Vicodin, en essayant de le sauver et de le protéger, on l’a mit dans la désintoxication pour gagner le procès, l’amitié House-Wilson était soumise à des rudes épreuves comme l’état du manque de House qui l’a laissé se défouler comme jamais sur son ami, mais il s’excusa plus tard auprès de lui. L’amitié compte pour House quand il a regardé Wilson sérieusement avant de dire : « je ne m’en fiche pas ».

Dans le 3×10, à la fin, House a eu une overdose de médoc bien qu’il ait promis à Wilson qu’il allait rentrer sagement, ce fut une trahison qui a changé le cours des choses.

Dans la 4ème saison, là on peut dire que ce fut le bouquet pour un obstacle de taille devant leur amitié qui fut soumise à une très rude épreuve : la mort d’Amber. La fin de la saison 4 est, pour moi, la fissure entre les deux parties de la série, la mort change tout, et cette fin si affreuse a complètement changé le cours des choses, a complètement remis en question l’amitié entre House et Wilson, cette fin avait des conséquences terribles sur tous les protagonistes, elle a fait éloigner surtout Wilson de House et elle a rapproché évidement, d’autres personnages.

Dans la saison 4, on a assisté à un vent du changement, une nouvelle équipe sélectionnée selon des étapes et des manières peu orthodoxes. Ce fut la saison la plus courte de House MD et surtout celle qui comporte le plus d’évènements possibles, ceci n’est qu’un constat.

Fin de la première partie : les 4 premières saisons et début de la deuxième partie : les 4 dernières saisons.

Combien de spéculations on a eu avant de passer à la 5ème saison ! Les scénarios les plus improbables, les fanfic à flot, des fans en état d’effervescence et d’impatience. L’ambiance était moins calme que maintenant, les fans déchaînés étaient hystériques (surtout les Huddy). Les ships toujours en guerre, les lecteurs lisent des pages et des pages de folie. On a tous été fou à force d’attendre, de spéculer et de spoiler !

Poursuivons notre fil conducteur. La saison 5 commença par évoquer la mort, la détresse et la fin d’une amitié d’une longue durée. En gros, ça a commencé par le Halone, tristesse, mélancolie noire, et un enterrement d’une amitié. Ce fut la première conséquence dure depuis la mort d’Amber, on apprend par la suite que Wilson voulait se détacher de House et s’éloigner de lui pour « faire attention à lui-même ». Une décision déclenchée par la mort d’Amber, mais certainement refoulée depuis longtemps avant de sortir le jour J. House resta seul, sans aucun ami, laissant Wilson s’éloigner avec son carton…

STOOOOP ! Je fais un zoom sur ces deux-là lorsque Wilson annonça qu’il s’éloignera. Si vous avez l’épisode 5×01, regardez bien leurs échanges de regards. Ils se regardent plus qu’autre chose, le dialogue n’a aucun rapport avec ce qu’ils pensaient. Foreman a essayé de s’éloigner de House mais a découvert que c’était trop tard. Que dire de Wilson ? Il s’est trop attaché à House plus que n’importe qui, alors s’éloigner, je savais déjà dès le début que Watson et Holmes resteront toujours ensemble.

D’ailleurs, regardez aussi le 5×02, House se rendait chez Wilson sous le prétexte d’un cas, mais ça se voyait qu’il avait besoin de lui, et non d’un « ami » de substitution aussi fade que Lucas. Encore, ils s’échangent les regards et même le masque du dialogue finit par tomber quand House demanda à Wilson comment il allait.

L’épisode 5×04 était un épisode centré sur leur amitié plus que la mort du père de House. C’était surtout l’épisode où ce duo raconte leur histoire, c’était l’épisode de la réconciliation. (À la manière de Wilson) xD très touchant épisode !

Et bien, vu qu’on parle de l’amitié, parlons aussi du baiser qui a fait des Huddy des shippeurs complètement fous ! Qui ne se rappelle pas le kiss Huddy du 5×06 ? lol. Non-shippeur, mais j’ai trouvé cela fantastique. Je suis pour l’évolution du personnage, mais j’ai aussi posé une limite.

Et c’est parti, on tourne autour du pot toute une saison jusqu’à la folie, tout en passant par la tragique mort de Kutner. (J’ai adoré Holmes et Watson sur les lieux du crime !) House, toujours affecté par la mort de son père, fut pire avec celle de Kutner, et finit avec des belles hallucinations d’Amber et de Kutner qui l’ont guidé vers l’option de l’hôpital psychiatrique. Cuddy assiste avec la fille adoptive au mariage de Cameron et de Chase, et ce fut le véritable et seul ami (Wilson) qui s’occupa de House en pleine détresse.

La saison 5 était la saison la plus noire de toutes les saisons, perte des êtres chers, hallucinations, perdre la tête, perdre une amitié mais la reconquérir. Cette amitié sera plus renforcée encore dans la saison 6 où House et Wilson vivent pratiquement comme un vieux couple sous le même toit. Dans l’amitié sincère il y’a de l’amour, alors on voit dans la saison 6 par exemple les deux amis très complices, chacun prend soin de l’autre à sa manière.

Dans le 6×10 intitulé « Wilson » House refusa la proposition de Wilson d’assister à l’opération car il avait peur de le perdre et de se retrouver seul. Le reste du dialogue ce sont les regards qui s’en sont chargé !! Pour la suite, c’était touchant de la part de House d’avoir assisté, le regard de Wilson en dit long.

Même si j’ai beaucoup critiqué les dernières saisons, mais j’avoue aussi qu’elles m’ont intéressé car je voulais voir House sous un nouveau jour, je redis qu’une série a toujours des hauts et des bas. Résultat ? C’était plus intense, plus fort et plus net. A chaque fois je voulais savoir s’il y’avait du neuf, du surprenant. Mon domaine est plus dans l’interprétation, donc je préfère décortiquer « les symboles à 2 sous » puisque j’adore les scénarios merdiques, tient.

La saison 6 finit sur une note extrêmement intense, où le Halone, le sombre se mélange avec le Huddy qui a surgit juste à la fin. En fait, je m’en foutais de qui House allait embrasser. L’important était la structure de l’épisode, le scénariocouleurs dominantes, les symboles, la patiente, la jambe, la mort et les conséquences qui auraient pu entraîner House à un acte plus grave si Cuddy n’était pas intervenue. Une fin touchante pour un épisode intense, admirablement filmé de l’intérieur avec Hannah. Une fin qui met aussi fin au jeu du chat et de la sourie, qui ont tourné autour du pot durant 2 saisons (super le gâchis de la pellicule !).

La saison 7 commence logiquement par le Huddy, le 7×01 n’était pas si mal que ça puisqu’il annonçait déjà la fin de ce ship. Et comme toujours, le Hilson était là même avec Cuddy XD. J’ai adoré l’intrusion ratée de Wilson dans l’appart de House, car il se souciait de son pote.

Fin du Huddy par Cuddy qui laisse un House abattu comme chien blessé, purée en tant que Halone j’étais content de la fin de cette relation à scénarios pourris qui a alourdit une saison déjà pauvre côté scénario, j’étais aussi tristounet pour ce que le personnage de House endurait. Comme je l’ai déjà dit, bon débarras de Cuddy MD ! Surtout avec le joli 7×23 qui a tout balayé sur son passage, et de Wilson qui se souciait de son ami seul, blessé et humilié ! (j’ai adoré la fin du Huddy sur une comédie musicale originale, chapeau aux acteurs, le design était intéressant !=7×15)

Cette partie (les 4 dernières saisons) se concentre sur les relations entre les personnages, contrairement à la première qui se concentrait sur les cas. Néanmoins la deuxième partie que je suis entrain de décrire est assez intéressante, franchement rester sans changement ça aurait été la routine à mort. Il fallait que House évolue car c’est une série à propos de lui, de sa vie, et le masque de l’ironie et de l’humour qu’il utilisait comme carapace finissait bien par tomber.

Pour notre fil conducteur Hilson dans la saison 7, on a vu Wilson rejeté par son ex-femme Samantha, mais il ne fut pas rejeté par House. En fait, l’amitié House-Wilson fut mise encore à l’épreuve lors de la fin de la saison 7 où House, en détruisant la baraque de Cuddy, finit par blesser son ami au bras.

Dans la huitième et dernière saison, bien que marié avec Dominikale véritable couple de la saison 8 fut le Hilson. J’ai adoré le début, la réconciliation avec Wilson, House qui met fin à son mariage, et l’amitié House-Wilson s’est consolidé davantage dans cette ultime saison. A chaque épisode, c’était de plus en plus intense entre eux. En s’approchant de la fin de la série et de la 8ème saison, on apprend que Wilson a un grave cancer. Cette épreuve, quoi que très dure, les a rapproché plus que jamais. Leur complicité était forte et cela se voit dans le 8×19 « The C Word » ou leur sensibilité et leurs émotions qui se reflètent dans les 4 derniers épisodes, en particulier le 8×21 « Holding On » où la peur de la mort a été explicitée et le besoin de l’autre aussi. L’arc dramatique Hilson se croise avec un autre arc dramatique qui est le Halone où House s’est vraiment remis en question.

Le fil conducteur nous mène vers la fin où on continue de saluer deux motards qui s’éloignent au coucher du soleil, on continue d’écrire des lignes car on est des fans, on continue de créer car on ne peut pas se détacher les yeux d’une série culte qu’on a eu la chance de suivre de très près, car ce sont les fans qui feront survivre House, et qui continueront de guetter une route vers l’optimisme, vers l’amitiél’amour, la remise en question de soi-même, la franchise et surtout, une route vers la vérité qu’on ne trouvera que dans nous-mêmes.

Ce fut mon bilan de la série House MD, j’aurais pu l’écrire différemment mais quoi qu’on fasse, il est impossible de résumer 8 ans dans une page. Et quoi qu’on fasse pour chercher une autre série, on redemande encore et toujours House. Je ne sais pas combien de lignes j’ai écrit là mais je suis mort ! Merci à vous d’avoir eu le courage de tout lire ! Bravo aux acteurs et merci à tous de nous avoir diverti avec cette série hors-pair. J’ai adoré la version moderne de Sherlock Holmes dans la peau d’un docteur, et c’est toujours bon de créer du neuf avec de l’ancien, afin que ça donne un goût spécial. Chapeau à toute l’équipe de la série, acteurs, producteurs & créateur!

soleil444

 

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