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Scorpion – review du 3×12

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A la suite d’une recherche hasardeuse à propos de Cabe et de Walter dans la série « Scorpion », je suis tombé sur une liste de reviews qui concernent un seul épisode : le 3×12 Ice Ca-Cabes. J’ai décidé, curieux, de terminer sagement la saison 2 durant laquelle j’ai arrêté de suivre cette série : trop de points négatifs, détails copiés sur d’anciennes séries pour une série « innovatrice », trop de soap et de drague trop lourde. Au moins dans Bones, il y’avait l’humour et de bons acteurs. Je veux dire qu’à part Robert Patrick (alias T-1000 dans Terminator 2 et Cabe Gallo dans Scorpion) les autres oiseaux ne savent que réciter leurs lignes.

Bref, j’arrête de jeter des œufs sur Scorpion, vous avez compris que je n’aime pas cette série, mais un seul truc me plaît : la relation père-fils entre Cabe et Walter.

Donc après avoir regardé une piètre saison 2, je suis passé à la saison 3 et j’ai regardé patiemment chaque épisode. Malgré la chute des audiences de la série, il y’a du bon dans la saison 3 et le meilleur épisode qui dépasse toute la saison 3 et la saison 2 est l’épisode 3×12, il n’est pas mal.

Alors, j’ai décidé de faire ma première review à propos d’un épisode de Scorpion : croyez-moi, je suis plus surpris que vous ! C’est un épisode centré sur Cabe Gallo, enfin. Depuis la saison 1 il n’a pas eu un épisode centré sur lui. Episode fort en émotions, pas trop dramatique ni trop chiant ni soap !

Une méchante annonce

L’épisode commence par  un récapitulatif des moments marquants des épisodes précédant le 3×12. Puis on retrouve Cabe décontracté dans une chemise hawaiienne découvrant l’équipe des génies jouant au curling. Dès l’évocation de Tim (car il fallait un triangle amoureux entre 197, Tim et la serveuse) un ex-membre de Scorpion, 197 ou Walter annonça que tout le monde était remplaçable dans Scorpion, y compris Cabe-qui le regarda surpris. C’est vrai qu’il a le droit de l’être lol. Dire que Walter n’a pas supporté l’absence de Cabe et de la serveuse dans la saison 1…

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La broche !!!

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Pendant que l’équipe se préparait pour voyager au désert, Cabe annonça à Happy qu’il n’est plus son colocataire désormais puisqu’il pouvait enfin rentrer chez lui (problème de moisissures). Happy est triste et Cabe est désolé, puis il finit par lui offrir la broche de sa mère pour que Happy puisse la porter dans son mariage avec Toby (dr chapeau).  Happy était contente et au lieu de donner un rendez-vous à Ally, il la laissa sortir. On sait d’où tient Walter ses foirages amoureux !

Une mission qui vire au cauchemar

Au désert californien, on papote à propos d’une mission  très technique, très ordinaire (ni CIA, ni FBI ni quoi que ce soit) liée aux panneaux solaires pour performer des machines. Cabe s’est retrouvé seul, à les surveiller de loin et à profiter d’un peu de repos. Walter remarqua que le turbine était chaud et Happy observa du cuivre qui fit grincer toute la machine, alors que l’équipe tentait d’arrêter la machine, Cabe entra demandant qu’on arrête tant de bruit (pour qu’il puisse se reposer).

Le hic c’est que la ventouse a explosé et un débris se logea dans le ventre de Cabe, c’est là que les soucis commencent.

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Urgence

Le doc découvre que l’aorte était touchée et qu’ils étaient voués à eux-mêmes dans le désert, durant au moins 3 heures pour sauver la vie de Cabe avant l’arrivée de l’hélicoptère. Très vite, Walter décida qu’un bain glacé est la meilleure chance, Toby distribua les rôles : lui il s’occupe du patient, Happy utilisera son camion pour refroidir l’eau, Sylvester cherchera un serpent venimeux car le venin est un anticoagulant, quant à Paige et  Walter ils doivent apporter du sulfure d’hydrogène des sources d’eau chaudes.

Après plusieurs tentatives pour ramener Cabe à la vie, l’inquiétude s’empara de tous alors que Walter était à deux doigts de s’effondrer en faisant le massage cardiaque.

Happy décida de faire une énième tentative en l’électrochoquant  avec un ventilateur et ça a marché : Cabe était redevenu en vie juste au moment où l’hélicoptère de secours arriva.

Congeler quelqu’un en plein désert puis le décongeler et faire repartir son cœur (admettons) tout ça sans la moindre séquelle au cerveau, la belle logique. Le plus logique dans tout ça c’est qu’un psy fasse le travail de 5 chirurgiens mdr.

« I love you, Cabe »

Walter se fit passer pour le fils de Cabe (et quelque part, il n’a pas vraiment menti car sa relation avec Cabe est plus forte que  celle avec son propre père : Cabe était le seul à comprendre Walter lorsqu’il était jeune). En plus, pour quelqu’un qui dissimule ses sentiments, Walter surprend ses amis en dévoilant ce qu’il ressent pour Cabe : ce n’était pas juste un ami pour lui, mais un père.

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Après l’opération (qui s’est déroulée avec succès), on retrouve Walter seul avec Cabe inconscient. Lorsque ce dernier ouvrit les yeux, il vit Walter qui avait les larmes aux yeux. J’ai beaucoup aimé ce moment entre les deux, puis voir Walter pour la première fois dans la série aussi ému c’est bizarre ! le pauvre a eu la peur de sa vie.

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Walter se cacha derrière un jargon médical puis tenta d’aller ouvrir la porte au reste de l’équipe, mais il revint au chevet de Cabe et s’excusa auprès de lui (tout le monde lui a dit au revoir avant de lui arrêter le cœur sauf Walter) puis lui dit qu’aucun agent ne remplacera Cabe Gallo et termine par « i love you Cabe, i love you » alors qu’ils se tiennent la main, Gallo lui répondit « i love you too, son », les deux s’échangent un sourire tendre.

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Wouah. Déjà que c’est déjà énorme de voir Walter s’excuser, lui qui ne se remet jamais en question, en plus déclarer de la manière la plus intime et la plus pudique à quel point Cabe comptait pour lui, lui qui n’a pas dit « je t’aime » à une femme mais à son père de substitution ! puis ces sourires…C’était le meilleur moment de l’épisode, ce genre de moments Cabe-Walter on n’en a pas eu depuis la saison 1.

Le reste de la bande entra et comme si Walter voulait que ce moment intime reste entre lui et Cabe (et le téléspectateur avec) alors il retira sa main et regarda ailleurs pour que ses émotions ne le trahissent pas, puis sortit de la pièce en utilisant un jargon médical. Paige lui courut après en lui disant qu’il n’était pas un robot (alors qu’il retenait difficilement ses larmes depuis qu’il a quitté la chambre de Cabe) rien que de le voir dire aux secouristes que Cabe était son père ensuite de savoir qu’il le bordait c’est déjà assez clair pour la serveuse. Si elle aurait su tous les détails, elle aurait eu la bouche bée.

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Bref, elle réussit à convaincre Walter (qui voulait parler d’autre chose) de retourner vers Cabe, et tout le monde termine l’épisode en rire.

A part l’opération illogique et certaines maladresses, l’idée de mettre la relation Cabe-Walter est très bonne, ce qui a donné un épisode plus humain, moins basé sur les statistiques. C’est l’un des meilleurs épisodes de la série (à moins qu’il ne soit le meilleur) et ça fait toujours plaisir d’avoir un épisode centré sur ces deux-là. On n’en a pas vu ce type d’épisode depuis la saison 1 (la saison la plus centrée sur les deux persos) et pour la déclaration d’amour ça ne fait que montrer le côté humain de Walter, beaucoup plus attaché à Cabe plus qu’il ne le pense.

Je donne un 8 sur 10.

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Publié par le janvier 22, 2017 dans Aventures, Général, Scorpion

 

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Regard sur la série du prophète Youssef

Voulant changer du mode désespérément ennuyeux des séries américaines (vu que ce blog est surtout réservé aux séries de tout type) qui tournent autour du FBI (les supermans modernes lol) et des hôpitaux (ou plutôt médecins & infirmières), j’ai évité une saturation en prenant un chemin autre que je prenais pour regarder les séries « habituelles ». Laissant de côté ces types de séries, je me suis donc orienté vers un autre type de séries très délaissé, celui des séries religieuses.

Pour regarder une série religieuse, il faut déjà être convaincu de vouloir le faire, car les séries qui rencontrent le plus d’échec sont les séries religieuses, à cause des scénarios peu convaincants (ou pourris), à cause du décor minimaliste ou quasi-inexistant ou surchargé, à cause du choix des acteurs ou de leur jeu ou d’un regard scénaristique hautain et indifférent sur les religions. Le sujet est très sensible voire tabou, qu’il faut traiter patiemment, respectueusement et à la loupe. Généralement, ce n’est ni la tasse de thé d’Hollywood ni la tasse de thé de l’Occident. Des séries comme ça, il faut avoir beaucoup de temps pour les traiter, ce qui peut s’étendre sur des années. Le tournage de la série du prophète Youssef dura 3 ans et demi! Or, la machine hollywoodienne d’une série comme CSI qui pond 3 épisodes par semaine par exemple, n’accepte pas ce type de séries lentes, longues à analyser et à produire (le temps c’est de l’argent).

Il y a des jours, je suis tombé sur une série iranienne en version arabe et produite en 2008, une série d’un succès mondial (plus de 100 pays l’avaient commandée), une série que j’ai déjà regardée à 3 reprises auparavant et à chaque fois, malgré moi, les larmes me trahissaient.

J’ai attendu la fin des 45 épisodes pour que je me décide, enfin, à écrire quelque chose à propos de la série Youssef Esseddik (Joseph le véridique). Magnifique perle à propos du prophète Youssef. Une série hypnotique, car si on la commence, on ne peut plus en détacher les yeux jusqu’à la fin !

Cette série est inspirée du Coran à 90%, mais également de la Torah et bien d’autres sources historiques. J’ai même relu le Coran – Sourate Youssef – et le respect de la série envers les versets est tout simplement étonnant. J’avoue qu’en lisant le Coran en ancien arabe, ce n’est pas facile et il m’a fallu sortir les yeux de leurs orbites avec toutes ces calligraphies.

Autre chose qui a fait le succès de la série du prophète Youssef : les acteurs ont été finement sélectionnés et leur jeu était extraordinaire. Les scénarios bien ficelés, les détails, la vie dans Canaan et dans l’Egypte ancienne, le décor incroyablement détaillé du mode de vie à l’époque, des pyramides, de l’accoutrement, des hiéroglyphes, les effets spéciaux très peu utilisés et leur beauté artistique…

L’un des Oulémas était passionné par l’histoire de Youssef et mit la première pierre de l’édifice en y ajoutant ses études. Ce qui a fait le succès de la série du prophète Youssef fut la passion des détails, de l’histoire, mais également celle des acteurs iraniens qui ont interprété habilement leurs rôles et les voix de la version arabe furent incroyables. Les acteurs sont la plupart de nouveaux acteurs qui n’ont jamais joué au cinéma, autre point positif pour le succès de la série.

J’irais jusqu’à dire que cette série est la première sur le podium. Loin derrière elle, se classent les autres séries. On n’est jamais las quand on la regarde, en plus bien que chaque épisode soit très long, (durée entre 45 et 51 minutes) on ne sent pas le temps passer, contrairement à d’autres séries.

Acteurs ayant interprété le rôle du prophète Youssef:

-Mostafa Zamani (Youssef adulte)

-Hussein Jaafari (Youssef enfant)

Réalisateur et créateur:

-Farajullah Salahshour

L’histoire en elle-même était touchante en la lisant dans le Coran, alors que dire  si on la regarde au petit écran ? la mort de Rachel m’a ému aux larmes, je me suis retenu difficilement lorsque j’ai revu les retrouvailles de Youssef avec Ben Yamin (Benjamin) son petit frère après environ 40 ans de séparation. Mais la scène qui m’a le plus touché fut celle du dernier épisode, quand Youssef retrouva enfin son père Yaacoub (Jacob). Un moment de joie, de tendresse, de douceur, d’amour paternel, de passion, un moment dans lequel fut l’explosion de toutes les émotions, un moment indescriptible et qui ne me laissa pas indifférent. Près de moi, grand-mère pleurait, ma sœur ne retenait plus ses larmes alors que le reste de la famille avait les yeux humides et le souffle coupé. On a eu l’impression de vraiment vivre la scène incroyablement jouée par les deux acteurs. Impossible de regarder une pareille série sans s’émouvoir ou sans kleenex !

La musique de fond est à tomber, dans chaque épisode c’est du grand art, du grand respect pour un grand prophète tellement humain et débordant d’amour.

Bravo aussi pour les génériques choisis, en particulier pour celui du début qui commence par un verset de Sourate Youssef, avec la magnifique voix off du récitateur (moqret) iranien Karim Mansouri qui lit le verset coranique au début du générique. Aucune série religieuse n’a eu autant d’originalité tout en respectant les livres saints. La série iranienne Sainte Marie (Mariem al-moqaddasa) eut également un très gros potentiel mais fut détrônée par la série du prophète Youssef (Youssef Esseddik). J’attends avec impatience un certain film religieux dont je connais déjà le synopsis et le nouveau prophète choisi, après le succès du prophète Youssef !

Entre autre, et parmi plusieurs choses à retenir, je vais en citer deux très marquantes et qui sont répétées à plusieurs reprises dans la série Youssef Esseddik :

-Le rappel du sacrifice d’Ismaël par son père Abraham, cette notion du sacrifice revient très souvent dans la série pour lier Youssef à Ben Yamin.

-Le rappel des prophètes Yaacoub et Youssef que le dernier prophète aura comme nom Ahmed (le deuxième prénom de Mohammed, le prophète des musulmans).

J’aimerais ajouter une remarque, c’est ce qu’a dit le prophète Youssef à Dieu à la fin de la série, très beau ce qu’il a dit. Même sentiment en relisant la Sourate…

Les séries et les films qui ont de magnifiques qualités scénaristiques, j’adore !

La morale de cette histoire vraie est que Dieu tout-puissant, le miséricordieux, est bel et bien le seul Dieu à vénérer. La Beauté, la Tendresse, la Tolérance, l’Unique, la Vérité et la Miséricorde c’est lui.

Voici donc en bas quelques 78 captures de la série, toutes en vrac, beaucoup de moments intenses décrits avec soin, chapeau bas aux réalisateurs et à toute l’équipe technique ainsi qu’aux acteurs aussi principaux que secondaires. Très belle série !

Note perso : merci à la chaîne Al-kawthar et à toute chaîne qui a diffusé cette série attachante.

Note perso 2 : ma chaa’Allah…je ne peux qu’admirer, pour une fois je n’ai rien à dire. J’espère vraiment que cette série a une version française (ou des sous-titres en français) car je vous conseille vivement de la découvrir et de la regarder. C’est plutôt plus en tant que critique de séries que croyant, que je vous le conseille ! Magnifique œuvre d’art.

Edit: La série existe sur Youtube en VASTFR, voir ce lien.

Les 3 premières photos du prophète Youssef dans différents âges (5, 11 et environ 47 ans).

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La mort de Rachel et la tristesse de son fils Youssef et du prophète Yaacoub, son mari.

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Achtar…Achtar…Achtar !

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Au milieu, en blanc, le prophète Youssef avec son frère Ben Yamin, à sa droite.

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De dos, Ben Yamin face à son père Yaacoub, avant le grand départ.

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Vendu comme esclave à Potiphar, le petit Youssef découvre le palais de ce dernier.

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Se rendant compte de son erreur, le marchand Malek voulut récupérer Youssef. Ce dernier lui avoua qu’il était prophète et les deux découvrirent qu’ils étaient cousins de branches. L’un était lié à celle d’Isaac, l’autre à celle d’Ismaël, fils d’Abraham.

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A la découverte des travaux dans le palais de Potiphar.

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Paysages différents de l’Egypte.

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Les habitants, les prêtres et les esclaves du palais de Potiphar.

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La maltraitance, l’histoire du puits et la rencontre avec le marchand Malek.

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L’histoire de Zoulaykha, la vieille aveugle qui retrouvera sa vue et sa jeunesse grâce à Youssef et à Dieu, en défi au Temple d’Amon, dans une atmosphère très spirituelle. Beaucoup d’émotion aussi.

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A Canaan, vie de nomade et Yaacoub entouré par ses petits-enfants, leur parlant d’un prophète qui s’appellera Ahmed (Mohammed) qui sera le dernier prophète.

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Les 10 frères mangent en tant qu’invités chez le vice-roi d’Egypte qui n’était autre que leur frère qu’ils ont jeté dans le puits et qu’ils n’ont pas reconnu.

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Ben Yamin reconnut enfin son frère Youssef. Des retrouvailles de ouf !

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Yaacoub avec une poignée de grain. Derrière lui, son plus jeune fils, Ben Yamin.

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Le retour des fils de Yaacoub d’Egypte à Canaan où l’accueil fut chaleureux.

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Photos diverses – la femme de Youssef, ce dernier au temple…

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Le fameux rêve du jeune Youssef…

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L’annonce et les retrouvailles entre le prophète Youssef et son père Yaacoub après une longue séparation d’environ 40 ans !!! Séquence émotion intense. Ma préférée.

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Publié par le février 17, 2015 dans Général, Ma catégorie, Séries religieuses

 

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Bones – Parker Booth assiste au compte à rebours!

Regardez qui est de retour dans Bones pour assister au mariage de son père Seeley Booth! Le fiston Parker Booth a bien grandi! Jolie photo du père et du fils le jour J.

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House – Review du 8×14

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Le 19/2/2013, l’épisode 8×14 « Love is Blind » alias « L’amour est aveugle » fut diffusé, il est grand temps que j’en parle. Ma review a pris du retard à cause de plusieurs occupations, sans parler de la saison 6 de House que je mélangeais avec la saison 2 afin de regarder un joli cocktail housien le soir. J’avoue que c’était très dur pour moi d’éviter tout le temps la fin de la saison 8…

En parlant de fin, on s’approche dangereusement de la fin de House avec ce 8×14 qui a cumulé mardi dernier environ 6.5 millions de téléspectateurs. Petite audience moins terrible que les audiences de la semaine qui l’avait précédée.

Cet épisode 8×14 est parmi mes favoris, je me suis éclaté à le regarder en VO, et quand je dis « éclaté » je veux dire « j’étais extrêmement intéressé ». Épisode intéressant et plaisant, ouvert et énigmatique à la fois. Je vous laisse lire ma review en vous remerciant d’avance pour votre lecture et pour vos commentaires…

I. L’amour de la vérité

J’ai décidé d’intituler cette partie ainsi (j’aurais pu l’intituler autrement !) puisqu’il s’agit de la team que je cible. Le cas est très intéressant dans cet épisode.

Le cas d’un patient aveugle atteint de plusieurs maladies suscite l’intérêt de l’équipe médicale. Tout le monde s’y intéresse,  en particulier à sa vie sentimentale et sociale.

Médicalement parlant, j’ai eu l’impression comme plusieurs fans que les scénaristes se sont éclaté comme jamais dans ce cas ! Allez, un aveugle qui risque la surdité, crache ses dents et du sang (ils aiment beaucoup le sang dans cette saison, les scénaristes xD tout le monde pratiquement a vomi du sang !!), a un caillot, sans parler des yeux en feux qui sortaient de leurs orbites et plusieurs autres symptômes pas jolis-jolis à voir ! Les scénaristes n’avaient en tout cas pas ménagé le pauvre…Sadiques, va !

Socialement, on met le doigt sur un truc important : la volonté des handicapés à devenir autonomes. Dans cet épisode, même souffrant de cécité, le patient mène une vie presque comme n’importe qui, menteur, drogué, il trompe sa petite amie Melissa avec une autre. Il est comme tout le monde^^. Ah oui, j’ai failli oublier de mentionner que sa demoiselle est super canon ! Non mais la seule faute de la pauvre c’est qu’elle coupait les ailes à son chéri (j’adore comment je parle des sentiments xD).

En fin du compte, on se demande si l’amour existe dans des pareils cas. Il y’a ceux qui appellent leur pitié de l’amour, d’autres qui manifestent de l’intérêt, ça c’est clair qu’on aborde le regard social envers ceux qui ont un handicap. En tout cas, c’est assez intéressant !

Oh-Oh, je sens qu’on attend le fait que je parle de la team. Bien sûr que je vais en parler ! Tout est lié au cas. Je vais citer l’exemple de Taub, alors là…c’est un vrai pro puisque tromper sa femme était son domaine ! Dès le début, Taub avait deviné que le patient trompait sa petite-amie et que la pause était le prétexte de chaque mec avant de se caser (ah ah Taub qui se reconnait dans le patient !). La pause ici provenait de la fille mais le résultat est le même !

Park, confirmera les dires de Taub le fin connaisseur, et étalera même sa propre expérience de fille larguée (elle se reconnait dans la petite amie).  Les témoignages intéressants de Taub et de Park démontrent qu’ils sont les plus touchés par l’histoire du gars aveugle et infidèle.

Adams, plus chiante que jamais dans cet épisode. Bon Dieu, ce qu’elle est insupportable, à prôner l’honnêteté et la droiture ! Si elle avait fermé le bec ça aurait été bénéfique pour tout le monde, surtout pour le patient aveugle à qui elle bandait les yeux (coucou qui c’est ?) qui l’avait trouvé chiante. C’est vrai qu’avec cet air agaçant de Mère Theresa, elle bat tous les records de stupidité. Avoir sa propre opinion c’est bon, mais de là en s’immisçant dans la vie personnelle d’autrui en lui disant ce qu’il devait faire…youpi ! C’est le personnage le plus détesté parmi tous les membres de la team de House, un personnage qui fait tâche et qui n’a pas apporté grand-chose à la série. Au moins, Park gère et ne fait pas la morale!

Loin de Taub, Adams et Park, Chase est le personnage le moins affecté, le plus objectif et le plus distant avec le patient. Lui au moins, s’est concentré le plus sur les symptômes.

Retour à Park, elle est déjà bizarre et on sent qu’un boulon manque dans sa cervelle de cinglée. Alors que dire si elle prend accidentellement du LSD ? Ça devrait être fun ! Les scénaristes se sont éclaté de ce côté-là aussi, le trip de Park était marrant et n’était pas si creux que ça puisqu’il a été amusant et sérieux à la fois, en contribuant d’une manière loufoque au diagnostique. On sent que Park avait des zones de clarté bien qu’elle soit droguée. Je me suis amusé à l’époque à capturer et à regarder son trip à plusieurs reprises…Le risque du métier pour la vérité ? En quelques sortes, oui.

Bref, ce patient reflète les expériences personnelles de l’équipe et ne laisse personne indifférent à son cas et à ses positions.

II. L’amour aveugle

Nous voilà arrivé à une partie assez intéressante. Je ne déconne pas si j’ai choisi le terme « amour » dans tous mes titres, c’est comme ça j’y peux rien lol. De toutes les façons, la capture postée en haut de cet article en dit long !

Bon, pour créer une sorte d’intro pour cette partie consacrée aux miroirs (il y’a beaucoup de miroirs dans House !) on peut faire une petite comparaison entre le patient et House. Les deux se ressemblent, ils sont handicapés différemment, chacun a une canne et ils ont peur de la solitude. Bien entendu, chacun essaye de contourner ses peurs différemment.

L’amour est la meilleure solution pour le patient pour éviter la solitude. Même s’il ne voue pas un amour passionnel pour Melissa mais plutôt un besoin de partager sa solitude, cette dernière était prête à l’accepter tel qu’il était. Cette situation peut nous rappeler celle de House et de Dominika.

Qu’est-ce l’amour dans ce cas ? Passion ? Besoin ? On peut dire que même dans le besoin l’amour se manifeste (si si, on parlera du besoin jusqu’à la fin de la série !).

Une autre idée me saute à la tête : le cas-miroir et Blythe et son mari. Il faudra d’abord expliquer un truc à ce propos : Blythe est le vrai prénom de la mère de House, et qu’on a changé en VF en « Marianne » !!!! Alors là, c’est le bouquet, non seulement la traduction est mauvaise mais en plus, on change les prénoms. Belle connerie ! Et si House s’appelait en fait « Maison », comme le traduit notre cher Google comme un con ? Et si Bell s’appelait « Belle » ? Ou Chase « Chaise » ????

Je n’ai pas fait un coup de gueule à ce propos l’année dernière car je n’avais rien écrit. Je trouve que c’est consternant de changer un prénom (c’est dur à prononcer Blythe ou quoi ?). Vive la VO franchement !

Je continue sur la musique de «Guns N’Roses» ma review, et retour au cas-miroir après un petit coup de gueule concernant la VF. On a Melissa qui aime Will (le patient) d’un amour fou, et qui l’accepte comme mari sourd et aveugle. On sait qu’au fond il ne l’aimait pas et qu’il aimait plutôt quelqu’un d’autre, mais il décida de l’accepter comme femme par peur de rester seul. Si on prend le cas de Blythe et de son amoureux, on remarque une certaine similitude.

Après avoir été mariée à un militaire environ 49 ans, on découvre qu’elle s’est mariée deux mois après la mort du père de House à un homme que House croyait être son père biologique. Se serait-elle mariée aussi vite par peur de la solitude ou bien car elle détestait au fond son mari ? Ou pour autre chose ? Tout ce qu’on sait, c’est que cette femme est aussi bizarre que son fils. 3 ans de mariage et House n’a rien remarqué ! Sa mère est forte, lol. Ce que j’ai surtout à souligner, c’est le comportement d’adolescents de Blythe et de son mari ! MDR

De toutes les façons, j’ai beaucoup apprécié le retour de la mère de House (ça sent la fin, après le retour de Dominika, c’est le retour de Blythe pour boucler aussi la boucle de la paternité et son personnage est très important car plusieurs attendaient des réponses !).

Je peux aller plus loin dans ce cas, je peux par exemple noter une certaine question concernant les composants de la base d’un couple solide. Est-ce le dévouement à l’autre ? Ou bien être fou amoureux de l’autre ? Ou alors le besoin réciproque l’un de l’autre ? (là je viens de penser au Hilson). C’est de cette force et de cette solidité qu’un couple dépend pour faire face aux obstacles de la vie et pour se renforcer. Melissa était dévouée à Will et on sentait à la fin que son amour envers lui n’a fait que se renforcer lorsque le patient fit face à un double handicap (cécité et surdité).

A ce propos, j’aimerais aborder la surdité qui nous rappelle étrangement le 1×21, lorsqu’un caillot avait provoqué une nécrose musculaire dans la jambe de House, qui ressemble au cas du caillot dans le cerveau du patient provoquant un problème de surdité : House était menacé d’être estropié, le patient était menacé de surdité à vie. La différence avec Stacy (parce qu’elle était en couple avec House dans le 1×21) c’est que Melissa laissa Will prendre sa décision.

Melissa acceptait le patient tel qu’il était, chose un peu différente avec Stacy dans la saison 1 (on sentait qu’elle ne faisait pas assez confiance à House) et son aventure avec lui dans la saison 2 ne dura pas car elle ne connaissait pas vraiment House après son opération ! Ou même Cuddy, elle qui se disait connaître et comprendre le drogué misanthrope, avait changé de cap dès sa foutue adoption dans le 5×11 en voulant un House tout gentil tout mou, dans la saison 6 ses caprices redoublèrent et avec la saison 7 elle se mit en couple avec lui, rejetant le vrai House jusqu’à ce qu’elle paie cher ses sottises.

Il y’a ce paradoxe entre cas et House que je trouve intéressant. Accepter autrui tel qu’il est dans cet épisode est tout simplement de l’amour…aveugle.

III. L’amour familial et l’acceptation

Terminus, tout le monde descend ! Voici donc la dernière partie consacrée totalement à la famille de House. Chic, on va parler encore de Blythe (apparue dans le 2×05, 5×04, 8×14 et le 8×22).

Comme je l’ai dit dans l’une des deux parties précédentes, cet épisode est celui de la parenté et de la paternité par excellence concernant House. Dans cet épisode, on voit à tel point House respecte et aime aveuglement sa mère (non je ne vise pas le complexe d’Œdipe ! lol). Comme l’a si bien dit Wilson, c’est d’elle seule que House se soucie vraiment. D’ailleurs sa tête était intéressante lorsque Wilson lui avait appris que sa mère était malade. Perplexe, House rendit visite à sa mère après une longue fuite !

Dans cet épisode, on apprend davantage sur la mère de House. Elle est aussi maligne et manipulatrice que son père (le grand-père de House). Là on comprend un peu d’où House tient ses plans machiavéliques et ses idées folles !

Après avoir manipulé facilement Wilson, Blythe réussit grâce à lui à attirer son fils pour lui annoncer qu’elle allait se marier avec Thomas Bell, le présumé père biologique de House ! On est loin du stéréotype de la mère malade qui veut revoir son fils une dernière fois  avant de mourir! On note hélas le manque d’émotion quand elle avoue à son fils qu’elle savait qu’il était en prison (aucune question sur son état !!!) comme la réaction de Dominika dans le 8×13. On dirait que la prison dans la saison 8 est le Club Med ! Point scénaristique négatif, enfin passons.

Thomas Bell est le père supposé que House montra du doigt lors des funérailles de son père adoptif dans le 5×04, seul Wilson l’avait vu. Aucun pauvre téléspectateur n’a réussi à le voir à l’époque car il n’était pas dans le champ visuel de la caméra. On a fait de sorte qu’il reste comme un secret inavouable !

Venons à ce fameux père mystérieux que House avait vu courir à poil dans la chambre d’hôtel. Pasteur inconnu, il était un ancien ami de la famille House (et sans doute un ancien amant de Blythe) mais tout s’arrêtait là. C’est là que Wilson décida de rapprocher House de sa famille et c’est grâce à lui que House apprend la vérité. J’aime beaucoup le Hilson, et faire cela pour son ami c’était vraiment chouette ! Grâce au plan de Wilson, toute la famille House était réunie lors d’un dîner familial.

Avant le plan de Wilson, House était ravi et heureux d’avoir une famille « merdique » comme il l’a dit, mais une famille. On découvre un House cherchant des réponses sur son passé et ses origines, mais également un House qui adore être entouré, un House ayant retrouvé enfin sa famille. D’ailleurs il confie à Wilson ceci « je ne serai plus un bâtard »  en parlant de son père biologique. La paternité est très importante pour lui.

On l’a remarqué, cette série de cailloux du Petit Poucet concernant la thématique de la paternité. Plusieurs épisodes contiennent cette thématique, et cet épisode est certainement l’un des plus importants puisque la paternité concerne House qui rencontre son prétendu père !

Dans cet épisode, le point culminant est certainement le dîner. Un charmant dîner familial ayant réuni House, ses parents, Dominika et Wilson. Ce dîner du 8×14 peut nous faire rappeler le fameux déjeuner familial des House dans le 2×05, où House tout seul, silencieux et gêné, déjeuna face à ses parents. Dans le 8×14, House était accompagné de sa femme et de son ami. On sent que Wilson fait partie de la famille ! Si dans le 2×05 le déjeuner s’est passé dans une ambiance plutôt glaciale, le 8×14 a battu le record des dîners hilarants tournés en mascarade.

Jouant cartes sur table, House, Dominika, Thomas et Blythe discutèrent d’une franchise et d’une honnêteté à mourir de rire. Le pauvre Wilson s’est trouvé mal à l’aise, à maudire certainement son plan, surtout que House baissa son pantalon pour montrer la fameuse tâche de naissance ! Quelle famille de tarés !

On peut noter deux petites apparitions  de Dominika dans cet épisode (jeux vidéo et dîner).  Sinon, les répercussions du fameux dîner furent nombreuses, à commencer par le face-à-face House et son prétendu père biologique. Une rencontre qui n’a pas laissé House de marbre, et ça se voit dans ses yeux qu’il espérait avoir un père. Au départ, si on se rappelle bien, Wilson avait dit à House que le mec ne pouvait pas être son père (la bataille avec Park) et c’était certainement le début d’un indice. Second indice fut le rejet de House par Bell « ce lunatique sociopathe est mon fils ? Impossible ! », on peut admirer comment Blythe défendait son fils bec et ongle, lol.

Le troisième indice était ce regard sombre de House quand son « père » était venu lui parler et on remarque comment House respectait son père adoptif (ce qui me rappelle le sabre dans le 8×08 !). Impossible que tout ça soit vrai. C’est d’ailleurs ce que va confirmer Wilson en faisant le test ADN pour son ami (j’ai beaucoup apprécié le geste de Wilson). Il faudra souligner le regard triste de House quand il sût la vérité : il était bien un bâtard…On sentait bien qu’il a voulu y croire malgré tout et qu’il ait enfin une réponse. En fait, il y’a eu une réponse qui posait plus des questions.

Côté acceptation, House avait accepté non seulement que son prétendu père ne l’était pas, mais il avait accepté la dure réalité : You can’t always get what you want. Il n’avait pas de père, et sa mère aux mœurs légères semblait être une sacrée garce ! Bref il acceptait sa mère telle quelle. House avait également accepté l’invitation forcée de Wilson car il n’avait pas le choix. Le « your mother is a slut » était la chute/réponse marrante à toutes les questions ! Ceci dit, House avait raison pour Wilson qui le ressemblait beaucoup, et c’est la deuxième fois qu’il pique une fourchette après le 8×05…

De même, Thomas accepte House comme il est vers la fin sous la pression de la mère de House qui l’avait poussé à s’excuser. Car en effet, cette dernière accepte son fils tel qu’il est, et en tant que mère fière de lui, elle l’a défendu bec et ongle lors du dîner familial comique.

Si ce n’est pas de l’amour familial tout ça !

Voilà donc ma 14ème review, vos commentaires sont les bienvenus !

 
 

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House – Review du 8×07

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Le 29 Janvier 2013 fut diffusé l’épisode 8×07 de House « Dead and buried » alias « Remuer la poussière » sur TF1. Un épisode assez spécial et émouvant que j’ai regardé en VO bien avant la diffusion française, pour être moins traumatisé par les voix en VF. Ce qui est curieux, c’est que je regardais l’épisode en français, mais j’entendais la VO dans ma tête. C’était assez bizarre…mais ça a marché ! Je n’ai pas été aussi traumatisé que la semaine dernière. OUF.

Les audiences de l’épisode 8×07 demeurent en baisse avec 7.2 millions de téléspectateurs, mais House reste toujours leader de la soirée !

Dès le début de l’épisode, on a House qui tient à résoudre une énigme médicale d’un patient décédé pour fuir « les vrais cas », et on a Foreman qui lui tient tête pour résoudre une autre énigme médicale d’un patient vivant. Deux cas à la CSI, ça s’annonçait un épisode assez singulier. En plus, c’est l’épisode duquel je fais la dernière review de ce mois de Janvier, le 8×08 sera pour Février !

Savez-vous que la saison 8 de House qui a débuté un 8 Janvier sur TF1 avait un autre truc particulier ? Si on fait le calcul des mois depuis la fin de House aux US (le 21 Mai 2012) on découvre que le mois de Janvier est le 8ème mois après la fin de House. Je serai étonné si Janvier a été choisi par hasard. Visiblement, TF1 adore le chiffre 8 !

Je souhaite à ceux qui découvrent cette dernière saison un bon visionnage. J’ai regardé cette saison à plusieurs reprises et j’éprouve toujours de l’enthousiasme. Je ne vais pas faire durer le suspense et je vous laisse lire ma 7ème review de House. Enjoy !

J’ai beaucoup réfléchi à la répartition des parties, et j’ai enfin décidé de diviser l’épisode en 3 parties.

I. Cinq ans après…

J’ai choisi ce titre pour cette partie car il s’agit du cas d’un petit garçon de 4 ans décédé depuis 5 ans. C’est avant tout une partie extrêmement sombre, on relève du côté technique un bon choix de la musique de fond qui accompagne les actes et les émotions.

On relève également les couleurs ternes qui caractérisent ce cas morbide où règnent désespoir, perte et solitude. C’est sous le signe de la mort que House se retrouve seul, à combattre le noir pour dévoiler la vérité avec une obsession housienne qu’on connait depuis des saisons et qu’on a surtout connu et vu dans certains épisodes comme dans le 4×15.

Désobéissant à Foreman, House donna le cas du patient vivant à ses larbins afin qu’ils puissent le couvrir, pendant qu’il arpentait une autre direction vers la voie du cas du patient décédé il y’a 5 ans. On assiste à la division House/équipe pour une raison inconnue. Oui, pourquoi insister sur le cas d’un enfant mort ? Qu’est-ce qu’il a de si spécial ? Ne devrait-il pas écouter la logique de Foreman, celle où les patients vivants sont prioritaires ? Pourquoi tant d’opiniâtreté de la part de House ????

Beaucoup de questions se posent en regardant House, seul, avec un dossier médical. S’il ne s’agissait que d’un cas banal, il l’aurait laissé dans les oubliettes. Mais House n’agit de cette façon que s’il est touché de près par ce cas. Et c’est là que la thématique de la mort réapparait encore : House est un personnage curieux, il veut des réponses, il est également fasciné par la mort. House trouve l’enfant beaucoup plus intéressant en étant mort. Les vivants ? Ils mentent tout le temps et sont si chiants…

Pourtant, on remarque qu’il avait harcelé le père endeuillé qui n’a pas réussi à tourner la page, contrairement à son ex-femme. Et là, on sent de l’empathie de la part de House envers ce père, on sent également une tristesse profonde se dégager de ses regards. Beaucoup de silence dans ce cas, un silence morbide et très chargé en émotion. Nous retrouvons House le mélancolique, qui ne se cache pas derrière le masque facétieux et ludique. Mais pourquoi tant d’intérêt à un père qui a perdu son fils depuis 5 ans ? Tout simplement parce que House s’est vu dans cet homme dévoré par le chagrin, seul, alcoolique, ayant tout perdu. Toujours cette thématique de la paternité…

House fera connaissance avec la mort en exhumant l’enfant après avoir arraché un « oui » du père. Craintif, il ouvrit le cercueil en essayant d’y trouver des réponses. On note dans une ambiance grise-noirâtre que House avait examiné délicatement la dépouille.

On verra que sa vieille obsession de tout résoudre prendra le dessus, il s’acharnera pour trouver la solution en faillant se retrouver en prison. House prit tous les risques au détriment même de sa propre liberté. J’ai adoré cet épisode et surtout voir House en action, sur le terrain, frôlant les dangers. Le père endeuillé était émouvant, la mère (vers la fin), House était touché (et nous avec). Du pur Halone…Il y’a aussi le Hilson.

Dans ce cas déjà délicat, on note aussi la délicatesse de la position de Wilson qui s’est retrouvé entre Foreman et House. Il défendra House afin que ce dernier continue, tout en lui rappelant qu’il devait obéir à Foreman. C’est en tant qu’ami, guide et conscience que Wilson donna ses conseils.

Dans cet épisode, House reçut une gifle de la part de la mère, une belle droite de la part de son mari, bref une vraie tête à claque ! Mais ces rencontres « violentes » lui donneront la solution ! Sinon, beaucoup de coups dans cette saison 8. LOL. C’est grâce à Wilson qu’il découvre ce qui clochait et résout un cas très délicat après une sorte d’ambiance à la Holmes, où House avait joué le détective et c’est Watson…enfin, Wilson qui l’aidera. L’ambiance était noire également symbolisant ce noir policier énigmatique et non seulement la mort et la tristesse.

Que faire sans l’aide de Wilson ? Ah, celui-là était toujours là pour son ami et ses questions qui demeurent sans réponses, une sorte de « torche électrique » dans le noir énigmatique. Je vais aller loin avec Wilson en disant que le chiffre 5 a été évoqué dans cet épisode, et ce chiffre symbolise la mort dans cette saison 8 où un chiffre pareil se répète explicitement et implicitement. Quel est le lien du chiffre 5 avec Wilson ? Je préfère vous laisser nager dans un noir énigmatique xD Bien entendu je peux être parano avec le 5, mais rien n’est hasardeux dans cette saison !

Le père est un miroir de House, on se rappelle de House plus sombre dans les derniers épisodes de la saison 8, on se rappelle d’un grand désespoir et d’une grande solitude, d’une grande incompréhension et de son alcoolisme flagrant dans le 8×19. Cas sinistre qui nous montre dans ce 8×07, comment House avait décelé la maladie génétique du gamin décédé pour sauver la vie de son petit frère. Encore la thématique de la fraternité qui frappe, mais d’une manière plus saillante qui nous dévoile deux frères, l’un d’eux est mort, l’autre survivra grâce à lui. Ne me dites pas que vous n’avez pas encore deviné ce que je veux dire…Le tableau est complet.

Bref, ce cas est moins chiant que House le pensait, la preuve c’est qu’il s’est accroché à ce cas jusqu’au bout ! Contrairement au 2ème cas, le cas n°1 (patient mort) est riche côté technique-scénaristique et plus riche en émotions.

II. Douze ans après…

Après « Cinq ans après », voilà « Douze ans après », titre de la deuxième partie et qui nous fait penser directement au 2×17 « Douze ans après ». J’ai choisi ce titre parce que c’est vraiment le cas, tout se passe 12 ans plus tard, après le décès  d’un proche. Bien entendu, le 2×17 m’a inspiré pour le titre, mais bon on s’en fout. LOL.

J’adore la répartition des tâches dans cet épisode : House confronté seul à une voie qu’il avait emprunté, Wilson qui se retrouve entre House et Foreman comme il le fut toujours avec Cuddy et House, Foreman qui veut gérer House et ne rencontre que désobéissance, l’équipe occupée à diagnostiquer le cas n°2.

Dans le cas n°2 ou plutôt « cas parallèle », on a une jeune patiente de 14 ans, qui souffre de symptômes aussi loufoques les uns que les autres. La patiente reflète une telle sensibilité, une grande fragilité, elle symbolise l’innocence. Son cas est vraiment le miroir du cas n°1, on a l’impression que ce sont deux cas en un, et que chacun d’eux reflète l’autre comme un miroir.

Non seulement les deux cas se joignent dans la question de la parenté (qui est refoulée dans le cas 2), mais aussi dans la question de la mort d’un proche. Dans le cas de la patiente, on découvre son traumatisme de petite fille assistant au décès de son père devant ses yeux, et c’est grâce à Chase si une partie du mystère a été dévoilée. C’est grâce à l’hypnose que certains fragments insensés ont eu un sens dans la mémoire de la patiente. (Remarque : ce n’est pas la première fois que Chase utilise l’hypnose, rappelez-vous du 4×15 où il avait hypnotisé House).

Bref, le cas de la fille qui a perdu son père se complète et se reflète dans le cas du père qui a perdu son fils. Dans les deux cas c’est très fort psychologiquement et émotionnellement. Mais c’est le cas de la patiente qui remporte la palme d’or concernant la question du remord et de la honte. Beaucoup de reproches étaient explicites dès l’hypnose après avoir été implicites.

On peut noter une certaine dimension insolite, fantastique dans ce cas. La patiente se rappelle de tout or elle n’avait que 2 ans, et on sent qu’elle était emprisonnée dans une sorte de spirale sans pouvoir s’en sortir.

Le cas de cette patiente est intéressant, elle a perdu son père. Je parle du symbole de cette histoire, à savoir House qui avait perdu son père adoptif et pourtant, on dirait qu’il n’arrive toujours pas à se remettre. Encore un indice implicite concernant House et son père ? Hum, on verra !^^

Beaucoup d’émotions dans ce cas aussi, et l’hypnose n’a fait qu’accentuer la douleur cachée. Dans l’ambiance glauque de cet épisode noir, les scénaristes ont essayé d’alléger les évènements avec l’histoire de Chase, devenu la risée de ses collègues après son apparition dans la télé australienne en parlant d’une série médicale dans laquelle il a joué, après avoir dîné avec une productrice de tv. Son air soigné (épilation des sourcils, manucure) et ses retards ont été remarqués par tous, et il est devenu la cible idéale de toutes sortes de commentaires hilarants et de moqueries.

On est plein dedans ! Quoi de plus ironique que de regarder une série médicale appelée « House » dans laquelle Chase joue un rôle dans une série médicale ? Cela pourrait être aussi un clin d’œil à Chase, et ce qu’il va se produire le concernant à la fin de la série. Rien n’est laissé au hasard !

La torture psychologique du passé s’ajoute à la torture physique, on a un dédoublement de la personnalité, hémorragie, être enceinte sans l’être, allergie à la fraise sans l’être, trouble de vue et toutes sortes de symptômes assez bizarres.

Le plus fou dans ce cas, c’est que c’est une boule magique qui a déclenché tout cela. House a la même boule magique sur son bureau (au passage, Jarod dans Le caméléon est dingue de cette boule !) La boule était refoulée dans ses souvenirs lorsque son père était mort, la boule magique était dans la voiture. Encore la couleur noire…et encore un cas miroir non seulement à House, mais aussi à l’autre cas.

Résultat : Non seulement les reproches refoulés étaient les provocateurs d’un tas de symptômes psychologiques chez la patiente, mais en plus c’est House qui découvre qu’elle est atteinte d’un cancer curable. Cancer…Chiffre maudit…Mélancolie, ce n’est pas un bon présage, ça ! House mettra Adams et Chase sur la bonne voie pour déduire grâce à ses métaphores.

On retient de cet épisode aussi le fait qu’il n’y a pas eu des effets en 3D pour les explications housiennes concernant ces deux cas. Ce qui est un peu dommage, mais on peut s’en passer ^^. Finalement, House s’en sort bien avec deux cas en même temps en sauvant deux vies !

Il y’a ceux qui trouveront inimaginable le fait qu’une petite fille de 2 ans se souvienne d’un accident, mais en fait dans des guerres par exemple, combien de petites filles de 2 ans ont assisté à la mort d’un proche qui les ont traumatisé à vie. La mort du père de la patiente était traumatisante pour une fille sensible et fragile.

J’ai beaucoup aimé le jeu des acteurs et actrices dans les deux cas, même si j’ai une préférence pour le cas de House. Les deux cas étaient touchants et attachants.

III. Délivrance

Et nous voilà arrivé à la dernière partie intitulée « Délivrance ». La délivrance clos, en effet, un très bon épisode qui se positionne derrière le 8×02. (C’est un classement temporaire !)

On ne peut pas parler des cas, de House, de son entourage ou de la team sans parler d’une thématique qui était là, dès le début de la saison 8, dès le début du 8×07. Ici, la thématique de la liberté revient plus forte que jamais. Voyons ça de près !

Si on se rappelle bien, House avait choisi le cas de l’enfant décédé et avait défendu bec et ongles son choix. J’ai écrit en haut que la mort fascinait House, qu’il voulait fuir Foreman etc. C’est à cause d’Adams qui n’a pas su la fermer qu’il s’est pris 2 cas en pleine figure ! Mais je peux ajouter le fait que House était si attaché à la liberté qu’il défendait sa liberté de choix !

Revenons en arrière dans cette thématique de liberté et plus précisément au tout début de l’épisode que j’analyse. On voit en premier plan la cheville droite de House entourée d’un bracelet électronique signalant que House est dans une liberté conditionnelle. Toujours dans le même plan, la main droite touche la cheville et plus particulièrement le bracelet électronique qui empêche House de faire ce qu’il veut, d’aller où il veut. On voit clairement que le poignet droit porte un bracelet fabriqué manuellement par House lorsqu’il était en prison. Ce bracelet ne sera jamais enlevé, comme s’il faisait partie de la vie de House. Les deux bracelets symbolisent et rappellent la prison. J’ai moi-même un bracelet fabriqué par mes soins, lol. Le regard sombre de House en dit long…

La dimension fantastico-énigmatique des deux cas s’achève par une délivrance. Prisonniers de leurs passé, les personnages des deux cas n’ont jamais pu tourner la page. House, en arrivant à résoudre les deux cas, délivra un père qui, enfin, peut faire le deuil de son fils. House délivra aussi la mère du garçon décédé, une mère restée muette, refoulant tous ses sentiments et son émotion depuis 5 ans. Elle laissa ses larmes balayant ce passé douloureux qu’elle n’a jamais pleuré.

Non seulement grâce à la vérité dévoilée par House que deux parents étaient délivrés de leur passé, mais c’est en résolvant le deuxième cas que House a pu délivrer une gamine de 14 ans d’un lourd passé morbide qu’elle avait gardé en tête inconsciemment pour qu’elle fasse le deuil de son père en hurlant sa culpabilité.

Bref, une délivrance du passé et des souffrances refoulées qui a acquiert le pathos et une dimension tragique dans cet épisode chargé en émotions, c’est là où House montre tout son côté humain, altruiste et toute sa compassion envers des inconnus qui lui sont familiers.

Cependant, même si House les a tous libéré, il reste le seul qui a besoin qu’on le délivre de son passé carcéral, de ces menottes sous forme de bracelet électronique qui l’empêchent d’être libre dans un monde d’hypocrites et de menteurs. House les a délivré de leur passé, mais il reste prisonnier, et la voiture de la police qui est venue le chercher en dit long comme symbole carcéral. House est-il satisfait ? Non ! Son regard triste dans la voiture disait  « rien ne change pour moi, quoi que je fasse ».

House est altéré de liberté, il avait détourné l’attention de Foreman pour avoir 45 minutes de liberté durant lesquelles il était allé examiner le cadavre du garçon décédé, et ça fait du bien de le voir bouger à la quête de la vérité !

A la fin de l’épisode, il était vraiment menacé d’un retour imminent à la prison, mais Wilson tient tête à Foreman et défend farouchement son pote en indiquant à Foreman comment travailler avec House et quel serait son rôle, un véritable avocat ce Wilson! Le dévouement illimité de Wilson pour House est touchant, mais révélateur d’une sorte de mea culpa, la rédemption et les reproches de Wilson qu’il s’est fait à lui-même car il s’en veut d’avoir abandonné son ami durant tout ce temps en prison, et il savait que jamais il ne se pardonnerait si ce dernier retourne en prison. Leur échange de regards complices fait du bien, on sent quand même que leur amitié est plus forte que jamais. C’est grâce à Wilson que House assista à sa propre délivrance d’un retour à la prison. Mais il ne pourra pas échapper aux 30 heures de consult’ que Foreman les lui a donné.

House a failli tout perdre, c’était moins un ! J’adore le Hilson et les passages Hilson !!

Voilà en gros, ma review ! Merci de m’avoir lu et tous vos commentaires sont les bienvenus.

 

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