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CSI: 14×05 – Album et 300 photogrammes…entre passé et futur

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Et…Action ! Vous l’avez remarqué, cet épisode « Frame by Frame » 14×05 marque le chiffre 300 de la série…300ème épisode à analyser, c’est la fiesta ! A fond les gâteaux géants lol, c’est un énorme exploit pour CSI déjà fêté par les acteurs et l’équipe technique sur les lieux du tournage en Septembre, et cet épisode fut diffusé le 23 Octobre (je prends mon temps pour les analyses mdr). Je me rappelle quand j’ai entendu parler de CSI fêtant ses 200 épisodes, j’avais une de ces têtes ! Alors que dire d’un chiffre aussi rond et géantissime que celui de 300. J’ai regardé l’épisode plus d’une fois, les scénaristes avaient écrit que cet épisode était très spécial et qu’on l’avait tourné seul, sans l’alterner avec d’autres épisodes.

D’habitude, je divise les épisodes en enquête/histoire perso ou une deuxième enquête. Cette fois, je vais diviser le 14×05 en deux parties insolites : l’une sera consacrée à toute l’enquête, la deuxième sera consacrée à la fin de l’épisode.

Avant de passer l’épisode au microscope, j’avoue que j’ai pris beaucoup de plaisir à le regarder, à regarder le jeu impressionnant des acteurs, à admirer la prouesse scénaristique pour ce 300ème épisode….Un vrai bijou de cette 14ème saison que je classe sur le podium de mes épisodes préférés ! J’ai passé une nuit blanche pour essayer d’avoir une info, lors de sa diffusion. Cela peut paraître dingue, mais je peux assurer que je ne suis pas fan, mdr ! Mais c’était fantastique de découvrir par soi-même les péripéties de l’épisode (en VO c’était dur tant que la VOSTFR n’était pas prête !) voilà donc mes impressions avant de commencer à découper le gâteau avec vous (partager mon analyse xD). C’est cool de plier la page du gâteau amer de Hodges (14×04) et de passer à un épisode tellement attendu par tous, pour le retour de Catherine, le chiffre rond de l’épisode, et surtout pour des surprises qui n’ont pas été dévoilées par les scénaristes !

Petite intro finie, j’espère que vous l’avez apprécié lol. Bon, je passe à une chose plus importante maintenant et j’espère que vous pouvez me suivre dans mon raisonnement farfelu ! Sur ce, bonne lecture…

Le début de l’épisode est symbolique et insolite à la fois. Après une vue aérienne de Las Vegas, on passe directement aux lettres « PREMIERE » accompagnées d’une voix off.  Je me suis dit « on est de retour au passé, pourvu qu’on voit Grissom !! » que voulez-vous, je n’avais que ce souhait pour le 300ème épisode ! et puis il faut avouer que choisir « PREMIERE » était troublant et osé.

Hop, première surprise ! « PREMIERE » n’était qu’un casino en 3D, vide et pourtant on entendait des voix off. Je me suis demandé si c’était une erreur scénaristique surtout que j’ai horreur des représentations en 3D. Mais je me suis vite concentré sur les détails : on entendait une voix répétant le chiffre 7 deux fois, le 7 était le chiffre favori et considéré au poker comme un chiffre porteur de chance. A sa répétition, le chiffre 14 pouvait être deviné ! Salut la saison 14….Salut les 14 saisons….Salut CSI….Salut Las Vegas ! Joli hommage sous-jacent et ce, dès le début de cet épisode qui m’a parut très intéressant du coup ! On n’avait jamais vu un casino virtuel dans ces 14 saisons, mais à quoi rime l’utilisation de cette technique en 3D ? La flaque du sang était un clin d’œil à CSI.

La caméra s’élève et ce fut LA surprise du siècle : ce casino n’était en 3D que parce qu’il n’existait pas, et qu’en réalité il n’était qu’une maquette près de laquelle gisait un cadavre. Dès le début, la représentation technique était fascinante et nous a conduit à la réalité qui peut frapper les esprits : on n’a pas revu des maquettes depuis la saison 7 et le début de la saison 8. En tout cas, ce fut à quoi j’ai pensé dès mon premier visionnage « c’est pas vrai ! ». Un peu de patience pour lire mon pavé, j’en ai écrit plus long concernant House. Bref, retournons à nos moutons !

Le début de cet épisode 14×05 laisse tout de suite penser à un épisode englobant un mélange du passé et du futur, avec une enquête qui se déroule dans le présent.

On découvre donc le cadavre d’une fille morte près de la maquette d’un casino rêvé, dans la maison d’un dénommé Jack Witten (Jason Priestley). D’emblée, il était le suspect numéro 1 car l’ancienne équipe actuelle (Sara, Greg, Brass et Ecklie) n’avait pas réussi il y’a 14 ans à l’emprisonner pour un autre meurtre qui s’est passé sous son toit. On note l’absence totale de Nick et c’est Greg et Sara qui étaient les plus mis en avant, même si D.B Russell et Finn les petits nouveaux tentaient de connaître toute l’histoire de la part des connaisseurs. Quand je pense que l’ancien meurtre n’avait jamais existé dans CSI, ça me rappelle étrangement la maquette : la première enquête de Sara n’avait jamais existé !

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Je me demande parfois pour quel motif on avait mis Greg en avant. On aurait pu mettre Ecklie ou Brass, surtout qu’ils étaient sur le terrain à l’époque, pas des rats de labo. A moins que Greg ait des regards sur Sara ? Ça change tout.

L’enquête datant de 14 ans s’est avéré la première enquête de Sara ! Très intéressant (on sait maintenant à quoi se réfère le Premiere !). On a eu la première apparition de Catherine en flash-back (je m’y attendais en plus) avec Sara, je voulais juste savoir qui était le coiffeur des actrices qui va jusqu’à faire sortir Catherine ayant une queue de cheval et Sara ayant la même coupe de cheveux aussi bien dans les flash-back que dans l’épisode. On aurait pu éviter une lacune pareille…

Le chiffre 14 se répète sans cesse dans cet épisode centré sur Sara, on a « 14 ans » répété par Brass, Greg et Sara. On a la combinaison du coffre (22.10.02) car il suffit de calculer les chiffres du mois et du jour pour tomber sur 14 (2+2+10) etc. Plus intéressant encore, c’est la répétition incessante du chiffre 5 (équipe 5 étoiles, 5 caméras, les prénoms des 3 filles mortes se composent de 5 lettres, Darcy la première victime aurait 32 ans (3+2=5), 14 (4+1), la combinaison du coffre (22+10=32=3+2=5) sans oublier que cet épisode est le 5ème ! est-ce un hasard, tout ça ?). Le chiffre 5 est très présent dans cet épisode, c’est limite une obsession scénaristique, plus tard je vais tenter de déchiffrer son sens. Dans cet épisode, il faut faire attention aux chiffres ! Tout est symbolique : chiffres, lettres, le personnage en question ou même un lieu précis à un moment donné ! J’adore !

Bref, le meurtre de l’inconnue (Gwenn) qui était étalée près de la maquette avait tous les points communs avec l’ancien meurtre datant d’il y a 14 ans. Greg et Sara s’acharnent sur l’enquête, Ecklie s’en veut d’avoir retiré l’enquête des mains de Catherine et de Sara, ça se voit que ce bon Ecklie s’est remis en question concernant sa conduite des premières saisons. La tête baissée, c’était une excuse auprès de Sara qui l’avait bien pris. En tout cas, j’ai apprécié ce moment entre les deux, déterrant le passé. Quant à D.B et Finn, ils suivirent de près Greg et Sara.

Finn et Greg, Ecklie et Sara tentèrent tous les scénarios possibles du bad boy Jack Witten alias Jason Priestley. LOL j’ai adoré sa prestation incroyable dans cet épisode. Au départ, je dois dire que je me suis attendu à un bad boy dont Priestley a toujours joué le rôle comme dans les séries Tru Calling ou FBI : Portés disparus. J’ai été servi avec sa froideur avec cet air narquois, sa nonchalance et le sourire au coin lors des interrogatoires, le tout renchéri par les scénarios les plus sauvages imaginés par l’équipe de CSI. J’ai toujours adoré les prestations de Jason Priestley, chapeau ! Admirable prestation même en bad boy. Super ! Très bon acteur.

Rendez-vous dans la morgue entre le Doc et Morgan (rendez-vous scientifique) pour voir de quoi Gwenn était morte. Le Doc prélève un morceau de verre de la tête de la victime tout en parlant de Grissom et de l’équipe de 5 étoiles qu’il avait crée. Morgan tenta le coup d’une lampe, le Doc est fier « tu vaux 5 étoiles » lui dit-il, alors qu’elle sourit, fière d’elle. Le rôle de Morgan est restreint dans cet épisode et il est réduit à sa valeur scientifique pure. C’était Nikel, pas de Drama ni de flirt avec Hodges après ce qu’il avait vécu dans le 14×04. Je suis Modges ou Horgan si vous voulez, mais il y’a des limites lorsque l’un d’eux vit un gros problème perso. Je reste Modges ! POWERRR !!!!

En parlant de Hodges, j’ai tout simplement adoré ses apparitions. C’était l’homme des sciences, le savant fou qui consacre toute sa vie pour la science. Je vais revenir là-dessus, on a un père eppleuré !

Le père biologique de Darcy (l’ancienne affaire qui obsède Sara et Greg) était venu pour bavarder avec Sara le jour de l’anniversaire de sa fille. Le papa exemplaire ajouta « aujourd’hui, elle aurait 30 ans ». Bon, les scénaristes, il faut qu’on cause. Je sais que vous êtes fatigués, que vous avez peut-être fumé ou fêté mais vous devriez être d’accord sur l’âge de la fille : 30 ans ou 32 ans ? Rappelez-vous au début de l’épisode, Sara mentionnait qu’elle était morte à l’âge de 18 ans. 18+14 = 32 si je suis bon en calcul xD lol ! Petite lacune qu’on aurait pu éviter, car le guest qui jouait le rôle du papa exemplaire était un excellent acteur. Le papa était aussi, un incroyable acteur qui n’a pas froid aux yeux face à Sara. En tout cas, la thématique de la paternité est présente comme par hasard dans cet épisode, dans le 14×01 ainsi que dans le 14×02 (je me contente de cette saison !)

Retour à l’épisode, toujours la première partie (rire satanique) et cette fois nous sommes devant Finn (symbole du nouveau) et Greg (symbole de l’ancien) en quête de vérité, en quête d’indices. 2 meurtres en un seul lieu, ça marque et ça réunit tout le monde de CSI autour de la même quête. J’ai remarqué que Finn parlait trop, peut-être parce que ce n’était pas son domaine après tout. Greg était plus minutieux, plus calme, plus concentré sur la moindre petite trace grâce à ses yeux-loupes ! Gregounet continue sa quête en dénichant une porte secrète (celle d’Ali Baba sans doute) grâce à la plinthe fissurée (j’ai des plinthes fissurées et éclatées, je devrais chercher un trésor aussi !) et personne ne saura par quel diable Gregounet avait pu ouvrir cette porte aussi facilement. Les scénaristes étaient-ils en panne d’inspiration ?

Un code ? Pas de problème Finn, super Gregounet est là ! en une seconde, il devine la combinaison du coffre, et trouve une jeune fille en  détresse. Voilà à quoi servent les experts, Finn ! Trop fort, ce Greg. Vous avez lu l’écran de sécurité du coffre ? Pour l’ouvrir, il fallait se rappeler de la la date du présumé premier meurtre mais qui fut aussi la date où le Premiere aurait dû ouvrir ses portes (22.10.02 devinée par Greg), on a la date de l’enquête actuelle – le présent (23.10.2013) – et qui est comme par hasard la date de la diffusion de l’épisode 14×05…On a les chiffres 50 et 70 qu’on peut lier aux chiffres 5 et 7 qui se répètent inlassablement dans l’épisode. Et puis on a 13H, symbole du malheur. Bizarre pour un épisode qui avait commencé par le 7 ! Allez hop, une capture pour résumer ce que je viens de dire :

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Retour aux résultats de Morgan : l’arme du crime devait être une lampe de poche. On suspecta les filles de vol (la morte de la maquette et celle retrouvée enfermée et ligotée dans le coffre), mais Greg ne voulait pas aller vite en conclusion, il fallait l’arme du crime. Il retourna dans la pièce où la fille était enfermée et la fouilla de fond en comble, et c’est dans une boite qu’il retrouva l’arme du crime qui avait l’empreinte de la fille, et avec un clic Greg découvrit le casier judiciaire bien chargé d’Emily (la fille emprisonnée dans le coffre). Mais trop tard pour les aveux, Sara l’informa que la suspecte était morte subitement. Nous voilà arrivé au chiffre symbolique de 3 mortes dans ce 300ème épisode.

Le Doc avait des réponses concernant cette mort pour devenir une schtroumpfette. Quel humour a ce doc…Comment elle est morte ? A cause d’une pellicule qu’elle avait avalée lui causant une paralysie respiratoire.

On laisse libre court à papy D.B et à Finn pour imaginer le scénario d’un vol qui tourne mal à cause de la jalousie, et les évènements imaginés innocentaient Jack Witten alias Jason Priestley (c’est drôle, dans Tru Calling il s’appelait aussi Jack) qui s’était retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. Et bien un regard neuf porte toujours ses fruits : le deuxième meurtre n’avait aucun lien avec le premier…Mais qu’a-t-elle de si important pour être avalée, cette pellicule ?

C’est là que Hodges entre en scène, j’avais mentionné que je reviendrai ! Il nettoya la pellicule, image par image. Sara assista surprise au résultat : Darcy Blaine, la première victime ! un fantôme du passé qui ressurgit. Tous ces cadavres tournent autour de cette vieille pellicule…Greg rejoint Sara et Hodges devant le film projeté, comme par hasard on compte 3 personnages anciens devant un vieux film…Allez, ne dites pas que l’idée de CSI ne vous a pas effleuré l’esprit XD. Sara et Greg recommencèrent à suspecter Jack Witten, on sent qu’on tourne en rond. Mais Hodges balança « j’ai trouvé très exactement 300 images », coupez ! la répétition du chiffre 3, l’évocation du chiffre 300, un vieux film….Tout cela renvoie bien évidement à cet épisode n°300 qu’on regarde, ça c’est un hommage à toute la série CSI et aux 14 saisons.

Les 3 personnages Hodges, Sara et Greg se mirent d’accord pour chercher la caméra qui avait filmé, afin de trouver le cameraman. Hommage furtif à la série…Celui qui devait s’occuper d’une pareille mission était Hodges !

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Action ! c’est au tour d’Henry d’entrer en scène pour nous offrir un sacré duo hilarant avec Hodges qui testait les caméras sur son ami, mais pas de n’importe quelle manière. Il fallait une démarche sexy comme le faisait Darcy. Henry était paumé, Hodges filmait avec un sérieux hilarant. La scène des caméras est parmi mes scènes favorites dans cet épisode : beaucoup d’humour, Hodges qui se met dans la peau d’un cameraman en prenant sa mission trop à cœur, Henry et ses poses hilarantes. L’univers du tournage de CSI est mis en valeur en lui rendant un vibrant hommage, avec toutes ces caméras, le cameraman (Hodges) ainsi qu’un hommage aux acteurs des films/séries (Henry). Il y’a également un clin d’œil à Hollywood avec la diversité des films (films muets par exemple) le fameux « Action » répété 3 fois par Hodges et « cut » sans parler du symbole hollywoodien, Marilyn Monroe. C’est tout un hommage non seulement aux vieux films et aux cinéastes, mais c’est aussi un grand hommage au 7ème Art, à savoir le cinéma (note : le chiffre 7 peut être lié aussi bien à la chance qu’à l’art cinématographique !). Il y’a une critique jemenfoutiste concernant les cameramans et les producteurs en général, qui se fichent de ce à quoi pense un acteur, il doit leur obéir même s’ils sont très mauvais !

On voit pas mal d’interprétations à la scène de Hodges et de Henry au milieu des caméras, et puis les deux faisaient la paire. Avec un numéro pareil, ils pouvaient être très efficaces dans l’enquête et porter chance à l’équipe (Hodges+Henry=double H=8ème lettre+8ème lettre=16=1+6=7, le chiffre de la chance !) sinon j’étais complètement mort de rire avec la tronche d’Henry à la fin, déboutonnant sa chemise. Je me rappelle bien des réactions des fans en direct vu que j’ai passé une nuit blanche. Tout le monde a adoré le côté humoristique – décalé – égocentrique de ce duo ! Mention spéciale aux grimaces de Henry, lol.

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La scène du film avait fini par donner une concordance avec le type de la caméra ayant filmé Darcy, Hodges la dévoile devant Sara : une caméra portant le chiffre 300…Une Arriflex 2C, mentionne Hodges. Il n’y a pas de plus symbolique que la main tendue vers une caméra portant le chiffre fétiche 300 (inutile d’expliquer 300, on le sait) une main, une caméra et un chiffre sont tous pour moi le symbole de cet épisode, tenez une capture ! (regarde Hodges ta main xD)

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Il faudra regarder l’épisode plus d’une fois pour se rendre compte de quoi je parle…On a des symboles qui parsèment cet épisode depuis le départ. Avouez que la scène du début avec la maquette de le Premiere vous a fait tilté ! Ça va Wally, j’ai compris ce que tu voulais dire en te plaçant au milieu des caméras…lol

Hodges réussit à remonter grâce à la caméra jusqu’au cameraman, Bob Geer, qui fut le cameraman de Jack Witten. Geer sera découvert assassiné au milieu de ses films et ses caméras (toujours ce rappel à CSI). Encore un hommage à cet épisode et aux 14 saisons : la scène du crime de Geer. On a la victime n°4, une caméra au milieu comportant deux cercles vides, destinés à comporter deux grosses pellicules pour projeter un film. L’un des deux tournait toujours, laissant paraître le reste d’une pellicule d’un film, l’autre était immobile (voyez comment la vie et la mort sont symbolisées). Nous sommes toujours dans la scène du crime. 3 policiers (Sara est parmi eux, normal pour un épisode centré sur elle !) entrent en scène. Admirez tout de même la prouesse technique : on a réussi à écrire un énorme 300 (le double zéro symbolisé par les deux pellicules), on a mis une caméra en évidence et cette obsession des scénaristes pour les pellicules…Mis à part l’hommage à l’industrie hollywoodienne et à la série CSI, ces deux pellicules font passer un autre message : on peut être un fantôme du passé et être là, on peut mourir tout en continuant de vivre, la vie est une éternelle comédie dont nous sommes les acteurs. Je vais revenir sur cette histoire de vie et de mort…

Retour avec D.B Russell et Finn qui déduisent que Geer était derrière le coup des voleuses pour piquer le riche Jack Witten. Pour la police, Jack Witten était suspecté de la mort de son cameraman (avec le calibre 22 qui lui appartenait logé dans la tête du cerveau de l’opération Geer, Witten était le suspect préféré visiblement lol). Mais il y’a un truc qui collait bizarrement à ce type, ou plutôt deux trucs assez troublants. Attention, chiffres et lettres lol. Plus sérieusement, comment un vulgaire suspect pouvait représenter le 14×05 ? Petit rappel : calibre 22 qui lui appartient (2+2=4), son identité : Jack Witten (10 lettres) et donc on additionne 4 à 10 pour tomber sur 14. Encore mieux : 1+4=5. J’espère que vous me suivez, j’utilise les maths dans les analyses de House également ! (Ma méthode quoi). On connait l’importance de ces deux chiffres (je m’occuperai de l’explication du chiffre 5 plus tard). Un vulgaire suspect ne peut pas porter des symboles de la série CSI sauf s’il symbolisait autre chose qu’un suspect.

La confrontation de Jack Witten avec Brass et Ecklie en disait long, super long. Regardez le jeu de Jason Priestley dans toute sa splendeur, il avait assuré ! Au départ, il se fichait de ce que lui disaient Brass et Ecklie, mais à la vue de la pellicule nettoyée par Hodges, c’est la métamorphose complète. Jack passa d’un état à un autre, il sortit de son silence et sa froideur et devint émotif et bouleversé. Chapeau bas à Jason Priestley ! mais quel jeu d’acteur..C’est le masque de Jack qui tombait face au film, laissant découvrir un autre Jack, un homme brisé toujours rongé par le passé.

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Ses rapports avec Darcy étaient comme ceux d’un père et sa fille. Il raconta qu’il s’était réveillé à côté d’elle, morte, et que Geer « s’est occupé de tout ». Face à deux pères qui ont goûté l’amer avec leurs filles (Brass qui a perdu sa fille pour toujours, Ecklie qui avait failli perdre sa fille à 3 reprises dont la dernière est la plus marquante face à Ellie Brass lors du 14×01), Jack Witten était comme eux, un père brisé. Attention, on a 3 pères dans la même pièce ! C’est la thématique de la paternité qui revient en force après le 14×01 et le 14×02, mais cette fois c’est un clin d’œil à Brass et à Ecklie par le biais de Jack Witten. Qui dit 3 pères, dit chiffre 3, dit aussi chiffre 300 ! Jack apporta une preuve qui le condamna, une photo de Darcy morte avec une empreinte ensanglantée d’une main droite sur son ventre, une empreinte mettant en évidence les 5 doigts (sacré chiffre 5), regardez les deux captures que j’ai posté ci-dessous (on sent le clap de la fin qui approche) c’était très très osé de mettre le chiffre 300 à côté d’un certain « Frame by Frame », clin d’œil à notre épisode c’est clair, mais aussi à la vie et à la série qui défile image par image.

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En réalité, le pauvre Jack Witten se détestait tellement qu’il voulait en finir en apportant la photo. Il s’était convaincu qu’il était un tueur durant toutes ces années. Ce qu’il ne savait pas en revanche, c’est que les preuves scientifiques l’innocenteront de tout fait douteux et de tout meurtre.

Pas de correspondance selon la balistique entre l’arme de Witten et le calibre 22, les indices confirment aussi la version de Jack disant qu’il n’avait jamais vu le film, et accusent Geer. Sara boudait et avait une sale tête comme si elle s’est rendu compte de quelque chose.  Tous les indices accusaient Geer d’avoir une relation avec Darcy. On note la présence du chiffre 300 relatif à l’épisode avec « 300 photogrammes », mais aussi un clin d’œil au monde cinématographique ! Greg se rappela d’un souvenir (vous rigolez ou quoi ? Greg n’avait pas cette coupe de cheveux dans les premières saisons ! Honte au coiffeur de cet épisode !) de lui avec Catherine qui le conseillait à l’époque d’aller au-delà des apparences.

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C’est la photo de Darcy vivante qui l’interpella et grâce à un autre nettoyage très spécial, il réussit à déterrer la vérité : Darcy était filmée près d’une banque le 6 Janvier (c’est reparti avec les chiffres !) (6+1=7) et cette banque fut démolie en 2005 (chiffre 5 mais aussi 2+5=7) On a le chiffre 14 comme résultat qui en dit long…14 années de souffrance, de défis, de blessures et de culpabilité pour notre vraie victime à savoir Jack Witten, 14 ans de disparition du vrai tortionnaire Darcy qui avait truqué sa propre mort mise en scène, elle était l’actrice machiavélique. Les chiffres 7 et 5 étaient également liés à Darcy, ils parsèment l’épisode. Le chiffre 7 finit par devenir un chiffre qui porte malchance…

La banque démolie en 2005 symbolise la vie brisée d’un homme qu’on connaît sous le nom de  Jack Witten (dans cet épisode il faut aller au-delà des apparences) et dont la véritable coupable n’était que celle dont il s’était occupé comme un père, le sourire coquin mi-victorieux, mi-diabolique arborant le visage angélique de l’odieuse fille dansant sur les ruines de son père (j’adore les métaphores !), et le message « Bush wins Florida » était net : la fille comparée à Bush loooool, tout cela accusait Darcy. En fin de compte, notre soi-disant victime est coupable d’avoir détruit la vie d’un homme innocent avec un plan machiavélique et d’avoir ainsi réalisé un mensonge qui obsèdera la police durant 14 ans. Quant à notre suspect, Jack Witten, il n’était que la véritable victime parmi tous ces meurtres. Toutes les filles étaient des voleuses et des tueuses. Bob Geer était une brute qui avait trahi son ami en faisant un pacte avec le diable pour arriver à ses fins.

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D.B Russell et Greg finissent leurs conclusions face à la vérité éclatante. Darcy est la coupable.

Symboliquement, c’est Sara en solo qui prit sa revanche en accueillant Darcy près de sa voiture. Darcy tenta de passer pour quelqu’un d’autre « Vivian Sinclair » un nom composé de tout ce que la liait à un monde cinématographique dont elle avait partagé la passion avec Jack. Cette fois, pour ce 300ème épisode basé sur le monde cinéphile, le 14×05 s’appliquait parfaitement sur une suspecte démoniaque, l’ignoble fille-caméléon, l’actrice de son propre drame. 14 lettres composent le nom et le prénom de Vivian Sinclair, le chiffre 5 était sous-jacent (14 : 1+4=5), tout est mensonge, les jeux sont faits ! Sara était également seule lors de l’interrogatoire face à Darcy. La boucle devait être bouclée par Sara, la plus concernée par l’affaire puisque c’était sa première affaire. Elle rappela à Darcy ses faits qu’elle rejeta, pour cette dernière, elle n’est pas Darcy même si elle avait admis son crime avec la collaboration du cameraman Geer.

Sara l’accusa du meurtre de Geer, chose que Darcy ne nia pas et prétendit que c’était de « la légitime défense ». Ensuite, Sara étala les autres choses dont Darcy était accusée : manipulation de la police, manipulation des preuves, envoyer un innocent en prison. Sara décrit le scénario qui serait passé : c’est Darcy qui avait drogué Jack, elle manipula son sang, elle fit la morte près de Jack qui fut choqué et c’est Geer qui entre en scène pour accuser son ami et lui faire porter le chapeau avec la bénédiction des acteurs, scénaristes et producteurs Geer et Darcy !

Darcy trouva une autre excuse : sa faute était grave mais son père biologique abusait d’elle, selon ses dires. Elle voulait passer pour morte, et vous devinez qui était le bouc émissaire dans toute cette histoire montée de toutes pièces où on voit la victime transformée en bourreau, et le bourreau en victime. L’erreur de Darcy lui coûtera cher,  l’affaire Darcy était enfin résolue et terminée pour de bon. Pour Sara, les excuses utilisées par Darcy pour expliquer son acte de « dommage collatéral » vis-à-vis d’un homme innocent furent ignobles. Qu’importe ce qu’elle avait subi, pourquoi le faisait-elle payer à un homme qui a tenté de l’aider ? Même Geer avait essayé de l’aider et l’avait payé de sa vie. Sara ajoute : « vous n’avez pas changé, Darcy » face à Darcy qui rejetait toujours qui elle était et en n’admettant réellement pas ses actes en se passant pour une mère pour une énième tentative pour adoucir son image hideuse. Darcy c’est Death (mort) en anglais mais aussi Devil (diable) remarquez que ces deux mots se composent tout comme Darcy de 5 lettres et qui vont tous dans le même sens morbide et infernal. Darcy c’est la mort, la Faucheuse, la destructrice et la meurtrière. Tous ceux qui tentent de l’aider le payent cher (la police, Jack, Geer, Sara….). L’emblème de la mort dans House était le chiffre 5, ici dans CSI il est polysémique, vous verrez bien de quoi je veux parler dans la deuxième partie consacrée à la fin de cet épisode.

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Un tête-à-tête intéressant entre D.B Russell et Sara. Ils font allusion à Ellie Brass, sans prononcer son nom. Ellie Brass est le miroir typique de Darcy Blaine. Si on compare cette histoire avec ce qui s’était passé dans le 14×01, tout le monde aurait payé. D.B remercie Sara d’avoir brisé les règles et de s’être dépassée malgré son appel à l’ordre. Voilà pour l’enquête.

Le dernier passage de cette première partie complètement consacrée à l’enquête fut un genre d’une grande excuse auprès de Jack, de la part d’Ecklie. Jason Priestley, jusqu’au bout ! il était bluffant franchement. Emu de retrouver sa vie, il remercie Ecklie (et ainsi tous ceux qui ont bossé sur l’enquête) et malgré tout ce qu’il avait enduré, Jack se souciait toujours de Darcy. Il se culpabilisait de ne pas l’avoir sauvé car elle était foutue. Ecklie (le comprenant puisque la thématique de la paternité est indissociable de la tragédie personnelle vécue par Jack) le conseilla pour éviter des nouveaux drames, Jack hocha la tête, reconnaissant envers Ecklie, et fit demi-tour sans regarder en arrière, la symbolique même d’une page noire qui venait d’être tournée pour aller enfin de l’avant.

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Pour tout vous dire, j’ai adoré cette enquête, le jeu des acteurs (on comprend pourquoi Eric Szmanda trouvait que c’était son épisode préféré, avec le nombre incroyable de ses apparitions !), les guests étaient extra et je ne parle pas de la splendide prestation de Jason Priestley dans cet épisode. Sara, Greg, Finn et D.B furent les plus mis en avant. Du nouveau dans l’ancien et de l’ancien dans le nouveau, de quoi souder cette équipe de CSI mi-anciens mi-nouveaux face à une maison digne d’un manoir hanté malgré son beau décor et sa magnifique façade.  J’ajoute aussi que j’ai adoré les différents angles de la caméra et les musiques de fond très bien choisies. C’est fou ce que je me suis éclaté avec la musique ! Chapeau !

Jusqu’ici, on dénombre la répétition du chiffre 300 à 5 reprises, sans parler de la répétition incessante des chiffres 2, 3, 5, 7, 10 et 14 ; parfois on tombe aussi sur le chiffre 4. D’une manière générale, l’utilisation des chiffres répétés est une manière de faire passer un message caché au téléspectateur. On a relevé la thématique du père,  mais aussi celle de la vie et de la mort, de l’ancien et du nouveau, la thématique du masque est omniprésente…Beaucoup d’amour est refoulé dans notre 300ème épisode, mais également de la souffrance.

Si vous m’avez lu jusque là, je vous dis chapeau car on a encore du chemin (court j’espère) à faire ! C’est parti pour la dernière séquence de l’épisode, à savoir les 50 dernières secondes (encore le chiffre 5 ?). Mais avant cela, on retrouve Sara et Greg ensemble dans les archives entrain de pousser la maquette du casino. Une ancienne affaire classée symboliquement par les anciens. Le fait qu’on revoit la maquette au début et à la fin de l’épisode fait DRIIING dans la tête, et non un tilt ! Le tueur aux maquettes se trouve parmi les scénaristes dingues lol.

Autre référence au passé, plus rigolote : un truc de danseuses brésiliennes que Greg avait porté face à Catherine, au début de CSI, lorsqu’il était un scientifique fou et un rat de labo indétrônable avec ses folies à mourir de rire ! Euuh, une maquette, une référence à Greg plus jeune, on est entrain de sombrer dans la nostalgie des vieux temps là…La phrase de Greg « je viens juste de commencer » peut avoir deux sens : soit il commence à prendre goût à sa vie d’enquêteur, soit il y’a une référence au passé où le jeune Greg commençait à mener une nouvelle vie sur le terrain, la différence est dans le regard du personnage qui avoue en quelque sorte qu’il n’avait jamais changé au fond, et que la quête de vérité reste prioritaire. Le regard de Sara était complice : elle pensait exactement pareil : ne jamais s’arrêter. La vie est un éternel commencement, n’est-ce pas ?

Sara et Greg quittèrent les archives sans se retourner, laissant derrière eux une multitude d’indices variés, j’ai admiré le côté technique concernant la caméra qui suivait Sara et Greg puis se tourna rapidement vers les indices du passé et fixa un petit truc rouge de loin qui m’avait été familier « tient, mais on dirait… ! » je n’ai même pas eu le temps de terminer ma phrase, car la caméra avait fait un zoom et filma ce truc rouge de tous les côtés. C’était la fameuse maquette de la voiture sous laquelle Sara s’est retrouvée coincée en plein désert, une maquette qu’on avait déjà vu lors du final de la saison 7 et du 8×01. Mais ma méthode pour commenter et analyser sera un peu différente dans cette seconde partie.

Une explosion de couleurs, de visages familiers, de situations inattendues, drames, d’autres situations hilarantes, c’était comme on dit le bouquet final de cet épisode, le tout chantant le passé avec The Who de Bargain durant une cinquantaine de secondes de pur bonheur. Ce point final de l’épisode est un sublime montage très symbolique, où la caméra est reine !

Je vais décrire ce que j’ai vu de mon propre angle ! Les 50 dernières secondes de l’épisode se divisent en 5 séquences mettant en avant la première équipe de Grissom – rappelez-vous de le Premiere – d’où l’absence de Langston et de D.B Russell. Il y’a un vrai hommage à la première équipe de l’époque composée de 5 membres : Grissom, Catherine, Nick, Warrick et Sara. Vous saurez pourquoi il y’a tant d’insistance sur le chiffre 5 lors de la fin !

J’étais super content de voir mon souhait exaucé enfin : Grissom ! Il y’avait un grand hommage à la série, à Willam Petersen, à Grissom et l’équipe, aux acteurs, aux personnages, aux fans de CSI, ce montage est également un hommage à 14 saisons passées, à 300 épisodes, aux années 2000, aux scénaristes et aux producteurs, au couple Grissom et Sara…Tient, il faudra éviter de brûler les étapes lol. Je vais commencer par la première séquence avec la maquette de la voiture rouge.

Alors là, commencer directement par la voiture était tout simplement génial. La main de Sara la poupée dépassait de sous la voiture, pendant que Grissom, Catherine, Nick, Warrick et Hodges entouraient la maquette en l’examinant. Gros plan sur le visage de Grissom, de Catherine et de Warrick. Encore 5 membres si vous avez calculé ! Alors l’histoire de la maquette n’était pas anodine puisqu’elle avait révélé la relation Grissom et Sara au grand jour, ce double épisode avait poussé Grissom à avouer et à assumer ses sentiments envers Sara devant les autres.

On retient de la première séquence la main, le chiffre 5, et l’épreuve de l’amour de Grissom et de Sara.  Si ce n’est pas un hommage vibrant à cette relation….Il y’a hommage pour tous, y compris Warrick qui ressuscite !

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On passe à la deuxième séquence,  où on retrouve Grissom et Catherine face à un habillage d’animaux, un raton laveur. Ici, c’est l’hommage à la thématique du masque, du caméléon, du camouflage très présente dans cet épisode spécialement, et dans CSI en général. Si je vais en la direction du couple Sara-Grissom, je dirais que Grissom fit tomber son masque (métaphoriquement). Si je vais vers la direction des enquêtes, je dirais que le masque tombe toujours à la fin et qu’aucun camouflage ne pourra cacher la vérité. On a vu cela dans presque tous les épisodes….Hommage au masque certes, mais aussi hommage à la thématique de la vérité.

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Vite vite, la 3ème boîte ! Un équipement de plongée bien usé…Il s’est passé des choses dans CSI ! On retrouve l’équipe (4 membres) autour d’un arbre assez haut, long, et ce qui frappe le plus c’est le fait que ses branches sont tellement multipliées qu’on dirait qu’elles s’entrelacent, on dirait des bras ! Un cadavre portant une combinaison de plongée était hissé tout en haut de l’arbre. Tient, hum…4 personnages + 1 cadavre ça donne plutôt un 5…Encore plus dingue : en haut de l’arbre majestueux on a les bras, les jambes et la tête de la victime tous mis en évidence : encore le chiffre 5 qui frappe une deuxième fois dans la même boîte !! Et si l’arbre n’était qu’un symbole d’un amour tellement profond comme celui de Sara et de Grissom ? Autre chose : la hauteur de l’arbre est le symbole de l’infini, d’une chose éternelle comme l’Amour, comme la poésie, comme les sentiments. Pour la combinaison de plongée, on peut la lier à la thématique du masque, tout comme on peut la lier à des choses beaucoup plus abstraites, beaucoup plus métaphoriques. Il y’a eu un 5 hissé par le symbole de l’Amour, pardi !

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On passe à la boîte suivante ? Génial, j’adore les plans de la caméra qui passe d’une boîte à une autre ! Examinons le continu de la boîte n°4 : du sang, des dossiers, un énorme C (peut-être le symbole de « Caméra » -clin d’œil à cet épisode n°300?) et une pochette en plastique contenant 4 vieux chewing-gums…Et bien non, le 5ème chewing-gum avait une photo rien que pour lui, collé sous la chaussure de Sara. Admirez le sous-entendu scénaristique lorsque Sara prit le chewing-gum entre deux doigts bien visibles face à Nick et ainsi face aux téléspectateurs. Avec un raisonnement tordu, on peut se dire que les deux doigts symbolisent Grissom et Sara, liés pour toujours et qu’aucune force ne pourrait détruire l’amour qu’a chacun d’eux dans son cœur, c’est l’amour idyllique auquel les scénaristes rendent un vibrant hommage et ce, grâce à quelques détails qui peuvent paraître insignifiants pour le téléspectateur. Vous avez vu ? Il y’a aussi un clin d’œil à l’épisode 300 avec les deux doigts et le chewing-gum qui porte 3 dessins. On peut considérer les deux doigts pliés de Sara comme deux zéros…Mais aussi un 5 si on additionne les 3 dessins avec les deux doigts qui tiennent le chewing-gum…Enfin bref, il y’a plusieurs interprétations possibles.

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On passe au dernier carton de notre album souvenirs ! On retrouve dans ce 5ème carton une main en caoutchouc fabriquée par un tueur en série, dans une pochette en plastique. Une main qui a fait parler d’elle, la caméra remonte les 5 doigts et c’est un flash de montage qui apparait avec Catherine portant ladite main et la donnant à Sara qui était face à Grissom. Ce dernier lui jeta un coup d’œil avant de foncer vers le boulot. C’était trop génial de commencer et de finir avec Grissom cet ancien album photos ! la dernière image fut la plus symbolique : dans le 5ème carton, l’affaire de la main était signée par Grissom et Sara.

Le 5ème carton apporte beaucoup de réponses. Ces 5 boîtes recèlent d’hommages, mais c’est la dernière qui est la plus explicite. La répétition incessante du chiffre 5 est certes dans ces dernières secondes un hommage à la première équipe de CSI, mais c’est surtout un grand hommage à un ship très connu : Sara et Grissom. Le 5 on le retrouve avec la marque d’une main ensanglantée sur l’abdomen de Darcy, rappelez-vous. La main de Hodges face à la caméra vintage ayant le chiffre 300 écrit dessus. La main de la poupée dans la maquette de la voiture. La main de Sara avec le chewing-gum. La main en caoutchouc d’un tueur en série mise en évidence à la fin.

Toutes ces mains symbolisent en fin de compte quelque chose visant Sara et Grissom. La main symbolise quelque chose de très fort, elle symbolise l’union de ces deux personnages. Ce 5 de la main demandée en mariage par Grissom, très grand hommage aux fans de CSI en général et aux shippeurs de ce couple en particulier ! La main c’est la forme de l’arbre bizarre dans la 3ème boîte avec les doigts comme branches ! Le cadavre formant un 5 avec son corps n’échappe pas à la métaphore puisqu’on peut déduire que c’est la main de l’union à l’infini. Dans toutes ces 50 dernières secondes, j’ai compté 5 apparitions de la main ! Tout est lié. L’union de leurs mains fait la force de leur amour.

Avant de fermer cette dernière boîte, un dernier constat mais qui ne concerne pas la main, plutôt l’étiquette collée dessus avec les signatures comportant les noms de Grissom et de Sara, comme s’il s’agissait d’un contrat de mariage, d’ailleurs si vous regardez plus bas dans l’étiquette, vous tomberez sur les chiffres 133 (1+3+3=7) ce qui veut dire en langage codé « Wedding » en anglais et c’est en 7 lettres !! en français on traduit : mariage !

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Allez, je ferme cette 5ème boîte pour me tourner vers les personnages mis en avant dans ce court montage. Le total des apparitions des personnages est de 15 apparitions, qui diffèrent d’un personnage à l’autre. Par exemple, Catherine apparaît 5 fois dans le montage (une sorte d’hommage à Marg Helgenberger qui avait quitté la série dans la 12ème saison, et la revoilà de retour : 3 apparitions en flash-back, et 5 apparitions dans les dernières secondes de l’épisode), quant à Nick et Grissom, ils apparaissent à 3 reprises chacun dans ce montage. Enfin, concernant Warrick et Sara, ils apparaissent chacun à 2 reprises. C’est un grand moment où les scénaristes rendaient non seulement hommage à une relation, mais aussi aux personnages, aux acteurs, aux fans, à la série tout court. C’était super sympa de revoir des personnages disparus comme Catherine, Grissom, Nick (disparu depuis la fin du 14×03 et ne reviendra qu’au 14×09) ou morts comme Warrick. Nostalgie, quand tu nous rattrape ! Leurs apparitions étaient aussi scintillantes que 5 étoiles…

Une équipe c’est aussi comme les doigts de la main, une famille. Quand l’équipe CSI se réunit, elle est plus forte. Se soutenir, s’aimer, avoir l’esprit de l’équipe, s’entraider…La main a plusieurs sens même si elle est le symbole par excellence de la relation Grissom/Sara.

Voilà en gros un commentaire, une analyse et une sorte de résumé de ce 300ème épisode auquel j’offre la plus grande review que j’ai faite pour la série CSI. J’ai adoré l’écrire et disséquer l’épisode tranche par tranche. Je vous remercie d’avance de votre lecture et de vos futurs commentaires concernant mon pavé.

Merci à tous les acteurs de nous avoir divertis, merci aux scénaristes, à l’équipe technique, bref merci à tout le monde. 300 épisodes, ça se fête ! Et…Coupez !

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House – Review du 8×21

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Situation privée oblige, je me suis éloigné du net pour plusieurs causes sombres, hélas. Je vous ai certes promis de poster « lentement » ma 21ème review, mais j’ai eu des problèmes qui m’ont encore ralenti, déconcentré, déboussolé et démoralisé. D’ordinaire, je ne cris pas mes ennuis sur les toits mais je voulais juste vous informer car ça me met mal à l’aise de retarder encore et encore la review.

Trêve de bavardage, passons à un sujet beaucoup plus intéressant. La mort régnant sur notre pentacle ! Les cinq derniers chapitres tragiques de l’Odyssée housienne prennent forme, avec l’annonce dans le 8×18, le traitement dans le 8×19 et la fuite dans le 8×20. Il reste 2 épisodes desquels je n’ai toujours pas parlé : l’avant-dernier 8×21 « Holding On » alias « Cinq mois sur terre » que je vais tenter d’analyser, et le 8×22 qui boucle la boucle de toute la série House M.D.

Mais avant que je n’évoque l’épisode 8×21, visé à être analysé dans cette review, j’aimerais faire un clin d’œil à l’épisode précédant à savoir le 8×20, l’épisode de la fuite. On avait assisté à la diversion durant tout un épisode, nouveaux paysages, autres personnages…La diversion est un remède pour contrôler une âme affligée, elle peut servir à calmer, à faire oublier une peine qui passe et qui ne revient pas. Est-ce que la diversion peut nous guérir et nous aider à ne pas craindre la mort ? La réponse est non bien sûr car on ne peut pas oublier sa propre mort. Wilson n’a pas réussi à oublier, n’a pas réussi à se calmer, sa peine était une plaie ouverte qui s’agrandissait le long du 8×20, il pleurait dans le bus et ne cachait plus sa peine. Certes, la fuite régularise l’émotion et contrôle son intensité, enfin c’est ce qu’on a ressenti devant l’impassibilité de Wilson au début du 8×20. Mais sa réaction dans le bus est une réaction complètement humaine. Le masque tombe.

Retour alors à notre épisode 8×21 « Holding On » alias « Cinq mois sur terre », mon épisode favori de cette saison 8. C’est donc l’avant-dernier épisode, et dans la dernière soirée de House sur TF1 diffusée le 19 Mars 2013, cet épisode 8×21 était non seulement à la tête de la soirée « spéciale House », mais également à la tête de tous les programmes télé des autres chaines de cette soirée-là avec 7.8 millions de téléspectateurs. Très belles audiences pour un avant-dernier épisode, les américains ont attendu le dernier épisode le 21 Mai dernier pour faire monter en flèche les audiences ! Concernant mes commentaires à propos de la VF, ils ne changeront jamais. J’ai été choqué par le changement complet du sens de certaines répliques dans le 8×22 (que j’ai oublié malheureusement !), ou une traduction pourrie dans le 8×21 du genre Wilson qui, au lieu de dire « S’il te plait », dira en VF « Merci ». Même si on croit que le sens est proche, je trouve scandaleux de ne pas être précis concernant les détails de la traduction. Pire encore, les voix VF. Surtout celles des deux nouvelles. Je préférais que celle qui gueulait à la place de Park ferme son bec ! Insupportable !

Audiences chic, voix VF mauvaises, tons mauvais, traduction pourrie…Tout cela m’a poussé vers le visionnage du 8×21 en VO même si j’ai en tête chaque parole et chaque mouvement (normal pour quelqu’un qui regarde cet épisode obsessionnellement depuis 10 mois !!)…TF1 était LE cauchemar qui, arrivé au pic des émotions du 8×21, vint tout broyer avec sa satanée pub ! Il fallait la VO, au moins quand tu regardes un truc à toi, que tu as téléchargé, sans pub, c’est la garantie de la paix sur terre !

Voilà ma petite intro à propos d’un des meilleurs épisodes de la série House M.D et certainement, le 8×21 appartient à la sphère des épisodes les plus sombres et les plus émouvants de la série. Bonne lecture d’avance de ce que je vais noter et tenter d’analyser sur cinq étapes cette fois.

I. J’ai besoin de toi

Affalé sur son canapé, le pauvre téléspectateur assiste à la fin calamiteuse du 8×20, avec ce long regard sombre et perdu que jetait House vers la caméra ensuite vers Wilson. On ne nous a pas montré la réaction de Wilson car c’était déjà la fin de l’épisode. Rendez-vous le 19 ! Et c’est parti avec le fameux 8×21 qui commence avec l’heure en premier plan, joli clin d’œil à la fin proche de la série surtout qu’on est déjà en avant-dernier épisode ! Se tortillant dans son lit, Wilson avait tout l’air d’avoir passé une triste nuit blanche, son regard en disait d’emblée les résultats du scanner. Il se rendit plus tard chez House, sur le seuil de sa porte. Voyez déjà comment leur amitié est traitée, il n’y avait pas eu un coup de fil à House lui annonçant la décision, pour Wilson c’était important que House le regarda en face pour comprendre qu’il était sérieux. C’était franc, direct, intime. Wilson annonça qu’il arrêtait la chimio après une longue réflexion. Il ne franchit pas le seuil de la porte de House car il connaissait trop ce dernier, et chacun campa sur ses positions comme si le seuil était un fossé séparant les deux amis qui se sont avoué d’un regard qu’ils ne pouvaient pas se séparer dans le 8×20 avec le fameux « je ne peux pas vivre sans toi » implicite ! On apprend qu’il ne reste à Wilson que 5 mois à vivre sur terre s’il refuse la chimio qui prolongerait sa vie.

Je poursuis House. Dès l’annonce de Wilson, toute l’atmosphère était en vrac, tout était lourd, sombre, pesant, triste. Un épisode plus centré sur le Hilson que jamais…Ce qui est intéressant dans cet épisode, c’est surtout les conséquences de la décision de Wilson sur House que je vais étudier surtout dans cette première partie. Plus on avance dans l’épisode, plus tout devient lourd, une lourdeur on ne sait pas quand elle implosera ! Foreman offrit des tickets de hockey en signe de sympathie et de compassion à House, c’était intéressant également de voir comment on traite la relation Foreman-House. Mais House rejeta froidement Foreman, notre docteur grincheux était dans un état pire que celui des autres épisodes !

Refusant la décision de son ami, House usa de stratégies et de plans pour dissuader Wilson. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y’a eu 5 tentatives de la part de House (je ne suis pour rien pour le 5 ! XD). Tentatives mises en lumière, liant les deux amis et les répercussions de la décision de Wilson sur eux et surtout sur House.

La première tentative de House était « tentative propofol ». La fiole du propofol disparue dans le 8×20 réapparait dans cet épisode ! Alors avec cette première tentative, c’était plutôt physique et chimique. Après avoir drogué son ami (lol, méthode housienne), il le mit sous propofol. Le propofol ou l’expérience du néant, c’est quoi la mort ? House rejeta la religion, les croyances et entama une étude scientifique de la mort. Wilson comprit que son ami lui en voulait car il s’était résigné et que discuter de la mort avec House c’était comme parler à un mur. House continua ses théories, à la manière des stoïciens curieux qui voulaient connaître la mort en l’étudiant. Cette première tentative de House était vouée à l’échec, avec un Wilson essayant d’expliquer comment ses propres patients lui avaient ouvert les yeux. Cela donnera une idée au docteur boiteux renvoyé du bureau de son ami, ce qui va conduire direct à la 2ème tentative…

« Le coup de la cafét’ » était la 2ème tentative de House. Machiavéliquement menée, cette tentative était plus douce et tendre avec Wilson. Après une première tentative qui opposa directement House à Wilson, la méthode change. House fit monter un coup plus grand que le premier, moins brutal : il ramena à la cafétéria de PPTH tellement du monde pour que Wilson ne trouve aucune place, apprit à un gamin et à tous ceux qui étaient présents chacun son texte, chacun son rôle, en se passant pour des anciens patients que Wilson leur avait sauvé la vie. Sans compter la petite touche « applaudissements » pour émouvoir le bon téléspectateur…pardon, Wilson. Avouez que vous avez couru ! loooool. Bon, j’avoue que me concernant, j’ai trouvé cela tellement faux et américain que je n’y ai pas cru une seconde. Le but était de faire aimer la vie à Wilson, j’ai trouvé cela très sympa de la part de House. C’était un coup housien, certes tout était faux mais c’était le geste qui compte. Ici, House voulait convaincre son ami de vivre. Pour House, son ami était suicidaire et cela lui était surréel, choquant que son pote se résigne de cette manière. Hors de question ! Dans son coup de la cafét’, Wilson versa sa petite larme devant ses prétendus ex-patients qui lui applaudissaient, mais se rendit vite compte de la supercherie de House et quitta la cafétéria en colère. House tout comme Wilson, refusèrent de changer d’avis. On peut nommer cette « séparation » comme étant une rupture entre les deux, car ils s’évitèrent de se rencontrer ou même, de prononcer le nom de l’un d’eux (Surtout Wilson). Malgré tout, il y’aura une 3ème tentative de la part de House.

La 3ème tentative est la plus brève et la plus traditionnelle, puisqu’il s’agissait du harcèlement téléphonique. Face à cette rupture, House se tourna vers les parents de Wilson en essayant vainement de les contacter. On voit qu’il se soucie énormément de Wilson, qu’il prend soin de rappeler les parents de Wilson en leur laissant ses messages sans réponse, que son ami lui manquait. Il parlait tout le temps de lui plus que dans n’importe quel autre épisode. Cette amitié compte plus pour lui que le boulot, que le cas, que tout. House est vraiment touchant et attachant aussi en affirmant indirectement que c’était lui et lui seul qui se souciait vraiment de Wilson. Personne n’y prêtait attention, y compris les parents de ce dernier. Auparavant, quand House marchait avec ses larbins, il était concentré sur les détails du cas, mais là, il avait l’esprit complètement ailleurs.

Celui  qui va conduire House à la 4ème tentative, c’était Thirteen. Son retour était annoncé implicitement depuis le 8×20. Là vous vous demandez qu’est-ce que c’est que ce résumé à la noix que je fais, relax il s’agit seulement de la 1ère partie ! J’adore Thirteen ici, et je parlerai plus tard d’elle. Après les échecs des 3 tentatives précédentes, House procéda cette fois différemment en faisant une approche réconciliante avec Wilson. Ce dernier, sur ses gardes, méfiant, regarda House qui posa doucement un copieux appât, mi-honnête, mi-machiavélique, au nom de l’amitié qui les réunissait. C’était un appât gobé par Wilson pour la plus grande (et l’ultime ?) tentative de House.

La 5ème et dernière tentative était liée à la réussite de la 4ème tentative alias l’appât. Alors la dernière et cinquième tentative était celle du fameux dîner cauchemardesque vers 8 heures du soir (et zut ! un 8 signifie l’échec !). Après avoir invité Wilson à un dîner tête-à-tête, c’était au départ des moments de nostalgie entre les deux amis, le geste amical de House concernant les oreos symbolisant leur amitié, les éclats de rire (le moment du dîner est le plus joyeux dans cet épisode noir), puis on découvre en même temps que Wilson que c’était un coup monté de la part de House pour embobiner Wilson et l’obliger doucement à accepter la chimio afin de vivre pour lui plus longtemps. On voit quand même à quel point Wilson connait House ! L’année dernière, je ne me suis pas concentré sur l’épisode. « Ah tient, c’est cool ça de passer une soirée sans manipulation pour une fois ! » la honte, c’est comme si je n’avais pas regardé l’épisode !!

House décida de jouer cartes sur table et d’être franc avec Wilson en avouant à ce dernier qu’il avait besoin de lui. On appelle ça une révélation pure et simple. Mais le pire est à venir, Wilson s’emporta et quitta la table après avoir crié comme jamais sur son meilleur ami qui resta seul, le regard perdu comme un chien blessé. La 5ème tentative de House était couronnée par un échec et ses conséquences furent énormes par rapport aux autres tentatives !

Et à ce moment précis, TF1 coupa pour la pub ! Les boules ! Le coup de gueule que j’ai fait !!

II. Un amour gravé dans la mort

Cette deuxième partie transmet l’amour gravé dans la mort entre les deux amis, avec la célèbre scène si intense, si tendre et si riche en émotions dans la voiture.

Wilson finit par fondre en larmes devant son copain dans la voiture. Alors là, cette scène déchire le cœur tellement elle était poignante, je dirais que c’est la scène clef de tout l’épisode. C’est l’implosion de Wilson, criant sa détresse et son désespoir, sa peine et sa colère, sa tristesse et sa frustration face à cette réalité si obscure et sombre qu’il affrontait. Le regard horrifié et terrassé de House face au désespoir de son ami en disait long, c’était un pur moment hilsonnien terriblement triste mais tellement beau. La dualité ombre (voiture) et lumière (dîner) est très intéressante ici, on passe d’une humeur à une autre, d’un état à son paradoxe. Les effets techniques ont un réel succès, alors que dire du figement de la caméra sur les traits du visage de Wilson nous transmettant sa peine, partagée par House avec son mutisme et son regard perdu ?

C’était un excellent photogramme et une excellente scène chargée d’amour et de frustration. Wilson était peiné de voir que c’était déjà la fin de sa vie, il était peiné de voir que c’était aussi la fin d’une si belle amitié qui le liait à House, il pleurait toute sa rage face à cette séparation entre lui et la personne qu’il chérissait le plus à cause de sa décision, mais aussi face à la fatalité humaine, l’injustice et la cruauté du destin. Dans cette scène intense et saisissante, il avoua à House son grand besoin de lui (note : Wilson a répété « j’ai besoin » 5 fois !) mais bien plus, qu’il l’aimait (en demandant à House de lui dire qu’il l’aimait car il en avait besoin cela veut dire qu’il aimait House à son tour !). Cette scène met en lumière l’être humain écartelé entre son sort et ce qu’il aime. Bref, une très très belle relation d’amitié qu’on voit à l’état pur, telle qu’elle est. Sur-le-champ, les yeux de House étaient devenus larmoyants et rouges et, ému, bouleversé, il s’était retenu difficilement de pleurer à son tour. Les deux amis, fusionnés dans le 8×20, souffraient tous les deux. Sensibles et fragiles, sans masque dans le 8×21, c’est très rare qu’on nous montre House avec Wilson dans des pareilles situations ! Vraiment, chapeau à Hugh Laurie et à Robert Sean Leonard pour une si belle prestation…

Autre chose que j’aimerais souligner, c’est que House était sorti de la voiture en signe de refus de la résignation et de la décision de son pote. C’était un grand moment qui ne l’avait pas laissé si indifférent que ça…même s’il avait refusé de dire « je t’aime », il avait failli le dire !

J’ajoute un petit commentaire concernant la symbolique de la voiture de Wilson. Si dans l’épisode précédent la voiture flambant neuve de Wilson filait à toute vitesse symbolisant toute une fuite, ici c’est la voiture de Wilson grise, sombre et en arrêt. Ce figement symbolise la résignation de Wilson, l’attente de la mort. Mieux encore, la voiture de Wilson n’est pas ici une décapotable, mais plutôt un espace fermé ce qui indique plus d’intimité (même si ça me rappelle le fameux corbillard du 8×20). La scène de la voiture est une scène d’une extrême intimité entre les deux amis, qui a été traitée avec une grande pudeur scénaristique. Si on conclut une chose, c’est que House et Wilson ont chacun leur côté stoïque, refusant le malheur. La fuite n’est pas le bonheur, même si elle est une réaction instinctive. Et si Wilson renonce à la fuite, c’est parce qu’elle ne le protège pas et qu’elle est nulle. En fin de compte, la confrontation à la mort reste la seule option, et la force de l’être humain face à la mort c’est d’avouer sa faiblesse, sa peur devant la mort. C’est ce qu’on a vu provenant de Wilson.

Bref, la dernière tentative de House (le dîner) qui finit par la scène de la voiture laissera des grosses répercussions sur les deux amis puisque chacun d’eux se posera des questions sur l’attitude de l’autre et auront besoin de réponses. Chacun d’eux étant face à l’autre, mais le seuil de la porte les séparait. Chacun était d’un côté.

III. Six pour un

Venons maintenant au jeu infernal des chiffres qu’on remarque depuis le début de la saison 8. Il n’y a pas un seul épisode sans une petite allusion à certains chiffres qui se répètent tout le temps, j’ai d’ailleurs parlé de ça juste un peu dans ma review du 8×16. Dans cette ancienne review, j’ai noté la répétition des chiffres suivants : 2, 5, 8, 10 mais il y’avait deux autres chiffres d’une grande importance. Il s’agissait des chiffres 1 et 20. Oh que si ! Si le 1 était dans la symbolique de la solitude, d’une chance, d’un patient, le chiffre 20 alias « le chiffre en hibernation » était présent depuis le 8×01. Si vous vous rappelez du titre du 8×01 en VO, c’était « Twenty Vicodin » et ce même chiffre sera répété à chaque fois que House regardera ses pilules (répété par la suite surtout dans la grande finale, à 3 reprises dans le 8×20 et de même dans le 8×21). Le chiffre 20 est intimement lié non seulement à la carrière de Wilson, mais il symbolise sa vie et son amitié avec House. Le fait de répéter le 20 trois fois signifie que c’est la fin de tout. Quant au chiffre 10, il pouvait être le symbole de Chase dans un épisode à la Chase, mais si on le retrouve dans un épisode complètement Hilson alors ce 10 n’est pas un 10, peut-être un certain 6+4 ? Vous connaissez bien entendu les chiffres 8 et 5, connus sous « les chiffres maudits » en particulier le 5, chiffre de la mort, qui s’est répété entre 8 et 10 fois rien que dans cet épisode du 8×21. A ce propos, j’ai remarqué un truc de ouf concernant la répétition des noms de House et de Wilson. En fait, plus ils s’éloignaient l’un de l’autre, plus leurs noms revenaient en force. Face à la mort, ce couple est plus qu’attachant : la répétition du nom de House est du même nombre que celui de Wilson, à savoir 16 fois !! Ce n’est pas fini : on additionne les deux 16 et on tombe sur un 32. Ou bien…3+2=5. Voyez comment le chiffre 5 s‘infiltre partout ! La répétition du chiffre 2 symbolise une fin à deux, une symbiose entre deux personnages..

Je vous ai promis de parler de chiffres, alors…Additionnez tous les chiffres que je vous ai donné c’est-à-dire 1+2+5+8+10+20 et je vous laisse deviner sur quoi vous allez tomber ! C’est 46, l’âge de Wilson annoncé dès le début de cet épisode avec House. Et oui, l’âge de Wilson se répétait implicitement grâce à ces 6 chiffres, je suis tombé dessus en analysant les épisodes précédant le 8×16. Regardez l’âge de Wilson se répétant d’une autre manière dans ce 8×21 : le mot « friend » (ami) s’est répété 6 fois et le mot « friends » (amis) s’est répété 4 fois. Je vous laisse jouer ! Cette insistance sur l’amitié nous montre que ce qui se passe est une épreuve pour le Hilson, une vérification de la résistance de leur amitié et de sa solidité face à la mort..

A vrai dire, je comptais vous parler du chiffre 46 surtout lors du 8×19, mais je voulais tout laisser pour cet épisode qui dévoile tout ! L’âge de Wilson s’est répété à 2 reprises dans le 8×19, la première fois en annonçant l’âge d’une patiente (64 ans, je vous laisse inverser !), la deuxième fois en annonçant les statistiques de survie, vous vous en rappelez ? Il suffit d’ajouter la petite chance 1% avec les statistiques manquantes : 70% (il manque 30%), 89% (il manque 11%) et 96% (il manque 4%) et je vous laisse calculer pour tomber sur un chiffre familier !

La plupart des chiffres se mêlent avec les évènements des derniers épisodes surtout, permettant ainsi de mettre l’accent sur ce côté noir et tragique de la fin de la série.

Entre chiffres et émotions, le Hilson touche non seulement House et Wilson, mais PPTH et le cas !

IV. Deux frères

Sacrées 3 premières parties parsemées par la répétition du chiffre 5 ! Je vais bien entendu évoquer d’autres points dans cette 4ème partie, mais il faudra souligner le fait que cette partie dédiée au cas commence aussi par la répétition du chiffre 5 ! D’emblée, on commence par l’entrainement du patient où les chiffres se répétaient à 5 reprises !

Le patient, un jeune homme d’une vingtaine d’années, fut admis à l’hôpital pour vertiges et saignement du nez inexpliqués. Comme d’habitude dans ce final, c’était Foreman qui avait chargé l’équipe de House de ce cas afin de continuer le plus normalement possible. Le seul hic, c’est que House s’en foutait royalement, ne parlant que de Wilson et ne pensant qu’à lui, tout le long de l’épisode, un épisode ayant une atmosphère tendue chargée en émotions, lourde et profonde…

Alors, avec ce cas très symbolique, on aborde la thématique de la fraternité de très près, une thématique déjà abordée durant la saison 8, mais on peut dire que cet épisode est l’apothéose en quelques sortes ! Souffrant de ne pas avoir fait le deuil de son frère (ça me rappelle le 8×07 avec la fille qui n’a pas pu faire le deuil de son père), Derrick n’est pas vraiment un jeune lié à la vie. Le fait qu’il entend la voix de Christopher, son défunt frère, dans sa tête était sa seule raison de vivre. Très vite, toute l’équipe était intéressée par cette histoire de voix qu’écoutait le patient. Malgré les tensions que suscitait le Hilson au sein même de l’hôpital, seul Taub réussit à stabiliser l’équipe pour se concentrer sur le patient. Le cas pour Taub était primordial que les problèmes privés de House, chose qui est plutôt intéressante ! On a un nouveau Taub, le 8×16 a drôlement de l’effet…

Le cas relatait l’histoire du Hilson, on voit bien le parallèle du cas avec ce qu’endurait notre tandem de choc, si je prends l’exemple de la thématique de l’oreille. Si on se rappelle bien, House avait déjà fait un clin d’œil à une oreille coupée lors du 8×20. Cette thématique de l’oreille atteint le summum dans le 8×21 « Holding On », avec la voix qu’entendait le patient qui s’était avérée celle de son frère décédé il y’a 10 ans, Christopher. Voilà ce qui lui était resté de son frère, vu que la mère avait fait disparaitre tout ce qui pouvait lui rappeler Christopher.

Le long de l’épisode, la concentration sur la voix et l’oreille se renforce. Mais qu’est-ce que cela voudrait dire ? Encore plus, on assiste à la répétition de « brother » (frère) à 9 reprises dans cet épisode ce qui insiste encore plus sur cette thématique de la fraternité, et s’il y’a une chose plus troublante c’est la répétition de « Christopher » à 5 reprises, ce qui peut nous rappeler le 8×20 dans lequel « Wilson » s’est répété 5 fois. Ce cas est donc, un cas-miroir de House, de Wilson, du Hilson, et bien sûr du patient ! (le C de Christopher peut renvoyer au cancer, le D de Derrick à la mort « Death »).

Le cas est un reflet de toute la vie de Wilson qui défile, quand je dis « vie » je vise la vie professionnelle de Wilson, sa carrière, avec cette répétition sous-jacente du chiffre 20 (propofol-Wilson-Foreman). C’est également la longévité de cette amitié entre les deux hommes. Le bouquet, c’est que Derrick tenta le suicide à la fin, de quoi mettre House hors de lui ! Assister à la décision du « suicide » de son ami c’était déjà pénible à supporter, alors que dire de ce patient qui est tout un symbole de Wilson refusant à son tour la vie ! Ce patient reflète les idées suicidaires des deux amis.  Je m’étalerai plus tard concernant House. Deuxième fois dans l’épisode que le mot suicide réapparait, coïncidence ? Pas vraiment…C’est encore une référence au suicide plus nette qu’au 8×19 et au 8×20.

Retour à cette histoire d’oreille et plus précisément de voix. Si Derrick, le patient limite schizophrène, pouvait entendre une voix dans sa tête depuis la mort de son frère, ne peut-on pas dire qu’il en est de même pour le Hilson ? On sait depuis longtemps que Wilson a été toujours la conscience de House, et ce dernier l’écoutait toujours…Cependant, dans cet épisode, House refusa d’écouter Wilson ce qui laissa une ambiance électrique et houleuse non seulement entre les deux, mais dans l’hôpital. House se retrouva plus qu’impliqué dans un cas duquel il s’était désintéressé. Ce désaccord déchirant est le plus violent dans toute l’histoire du Hilson, basée sur l’accord et l’acceptation de l’autre tel qu’il est. Dans le 8×20, Wilson n’écoutait pas House, ici c’est l’effet inverse.

Derrick symbolise House aussi, avec son grand « NON » face à sa séparation de son « frère », Derrick et House ne voulaient surtout pas perdre des êtres chers. En fait, à l’image de sa mère, le patient n’avait pas fait le deuil de son frère Christopher. Alors il s’agrippe à une vieille photo et à des symptômes tentant de nouer un lien avec son frère disparu. C’est triste et peinant de voir ce cas où les souffrances psychologiques se mélangent avec les souffrances physiques.  Derrick qui écoutait son frère reflétait House qui écoutait son « frère ». Et c’est vrai qu’on peut considérer Wilson comme frère de House, ne sont-ils pas des « frères siamois » ?

A vrai dire, les thématiques de l’oreille et du chiffre 5 ne sont pas vraiment nouvelles ! En réalité, ces deux thématiques étaient déjà présentes lors du final de la saison 4. On se rappelle très bien cette oreille ensanglantée de House le long du 4×15 et on se demande pourquoi avoir choisi l’oreille droite ? Quel était le sens ? En fait, le véritable sens de l’oreille ensanglantée de House dans le 4×15 c’était qu’il refusait d’écouter son subconscient. Le chiffre 5 était présent timidement, mais le plus flagrant était l’oreille. Dans le 8×21, on retrouve l’oreille droite même si les symptômes avaient changé, avec l’oreille du patient, son cerveau qui entend une voix, et House qui refuse d’écouter son ami, sa conscience, pour la première fois. Dans le 8×20, Wilson refusa d’écouter House alias son subconscient. J’ai jugé intéressant de m’immiscer un peu dans cette histoire d’oreille…

Bref, la mère et le patient sont symbolisés par House. C’est House qui n’accepte pas la décision de Wilson, c’est House qui souffre à l’idée de la fin, c’est House qui veut que son frère reste avec lui, refusant l’idée de la mort. Wilson compte beaucoup pour lui plus qu’il ne le pensait. Le duo mère/patient est le reflet de l’acceptation et de la résignation de House et de Wilson face au sort, même si Wilson était déjà résigné depuis le début de cet épisode. Vers la fin de l’épisode, Derrick et sa mère feront le deuil de Christopher en regardant les photos qui restent de lui. Presqu’au même moment, House admettait sa résignation face à la mort évidente, par amitié pour Wilson. Beaucoup se sont posé des questions du genre : Mais que va-t-il rester comme souvenir à House ? Des photos, je ne le pense pas, de l’amour, beaucoup !

V. Le seuil de la vérité

Face à la confrontation symbolique entre les deux frères siamois House et Wilson, une confrontation par amour, une confrontation que menait Wilson vis-à-vis de la mort, vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis de House, les autres personnages ne sont pas restés les bras croisés devant la souffrance du Hilson qui formait le nombril de cet épisode. A vrai dire, le Hilson était le fil rouge de la série et en particulier de cette dernière saison 8. On sent que toute la saison 8 était destinée à ce grand final !

L’année dernière, j’avais parlé dans un commentaire à chaud du rôle des « missionnaires ». Je vais aborder encore ce point peut-être plus profondément.

La confrontation avec la fatalité ne regarde pas uniquement Wilson, mais aussi House. Ce tandem de choc libère des ondes nucléaires autour de lui, plus que les relations avec les femmes ! Bref, se trouvant devant ce duo écartelé entre s’éviter la souffrance et éviter de faire souffrir l’autre, l’équipe de House ainsi que Foreman et Thirteen furent d’un grand secours en apportant leurs conseils et leurs avis. (5 missionnaires, j’adore ce 5 harceleur MDR)

Ce fut Adams qui ouvrit le bal avec son conseil à deux balles, à savoir de laisser mourir son pote dans la dignité. House n’avait jamais trouvé la mort digne, mais plutôt indigne et cruelle et ce, quoi que fussent les circonstances de la mort. C’était donc facile pour House de rejeter les propos absurdes de la missionnaire Adams.

Park eut plus de chance qu’Adams puisqu’elle donna à son boss un bon coup de canne au crâne (clin d’œil au 8×02 quand elle avoua avoir frappé son patron !) lorsqu’il tenta de tuer son patient. Pour elle, la quête de la vérité peut n’aboutir à rien, elle peut être nulle. La VF est une horreur, je ne vous fais pas de dessin concernant la voix VF de Park qui meuglait sans la moindre émotion. Les propos de Park trouvèrent écho dans House qui entama lentement et silencieusement une remise en question le concernant ainsi que Wilson. La canne ici avait un rôle capital !

Son retour était annoncé implicitement depuis le 8×20, il s’agit du retour de « la fille prodigue » comme l’annonça Thirteen en souriant, devant House. Alors Thirteen a eu une double mission, ayant pour but de réconcilier House et Wilson. Ces derniers avaient besoin que quelqu’un les écoute. Elle discuta avec Wilson dans un resto loin de PPTH (et donc de House). Beaucoup, mais beaucoup de fans ont apprécié son retour mais se disent déçus car ils croyaient que Thirteen était venue pour boucler la boucle de son histoire. Pourquoi tant d’acharnement et d’incompréhension surtout que le personnage de Thirteen avait bouclé son histoire lors du 8×03 ? Pourquoi ne pas se rendre compte que le retour de Thirteen dans un final Halone-Hilson était lié à cette querelle « amoureuse » que personne ne pouvait surmonter ? Thirteen apparait épanouie, dommage pour les cheveux (lol) et son retour était comme étant une « missionnaire » mais aussi, comme une amie, un pont entre la vie et la mort, un réconfort. Wilson, essayant de noyer son chagrin dans l’alcool, parla de la vie et de la mort avec Thirteen. Il tentait aussi de sonder Thirteen car elle était également condamnée. « Quand ça va s’arrêter d’être surréel ? » lui demanda t-il. La réponse de Thirteen sous la forme de blague, voulait dire qu’on ne s’habituera jamais à cette situation. Mais dès qu’elle parla de House implicitement, Wilson s’empressa de mettre une bouteille de bière dans la bouche pour éviter de parler de lui, le regard courroucé et noir. Ouille ! Ça c’est mauvais signe !

Thirteen retrouva House devant une suite de chimio dans laquelle un patient était dans un sale état. Le regard fixe de House sur le patient devint étonné devant une Thirteen malade certes, mais épanouie. Elle révéla qu’elle avait parlé avec Wilson, et entama une discussion avec House à propos de l’amitié, de la loyauté, du respect, de la générosité et de l’amour. C’était intéressant de voir comment Thirteen comprenait le raisonnement de son ex-patron, et lui donna suffisamment d’arguments pour qu’il décide de se rapprocher de son meilleur ami.

Après le passage de Thirteen, vint celui du missionnaire Taub ! J’adore Taub particulièrement dans cet épisode, il avait assuré en devenant presqu’un chef vu les circonstances. Il ne s’est pas arrêté de répéter à House qu’il ne fallait pas abandonner Wilson, ensuite il courut dans les couloirs de l’hôpital en répétant encore et encore la décision de Wilson d’en finir avec la souffrance. House, remonté et frustré explosa ! Alors là on assiste à la formidable scène de « life is pain ! » (La vie est douleur !), c’est une explosion de la peine de House, de toute sa frustration cumulée le long de l’épisode. C’était vraiment un grand et saisissant moment clouant le téléspectateur dans son canapé, voir House démuni comme ça, hurlant toute sa douleur et toute sa souffrance dans les couloirs de PPTH face à Taub. Il fit même une allusion au suicide et avoue qu’il avait envisagé de mettre fin à ses jours, bref c’était un moment inouï, sublime ! Le regard de compassion de Taub, chargé en émotions en disait long en regardant son patron s’éloigner après avoir crié sa détresse et son désarroi. Juste ciel, comme j’adore cette scène ! Je dois souligner que les phrases hachées de House face à Taub étaient du nombre de 5 ! (ce chiffre vous dit certainement quelque chose…). Cette scène rejoint la scène de la voiture côté intensité. Ça va Taub ? La décharge n’était pas énorme ? Et quelle décharge !

Le cinquième et dernier « missionnaire » était Foreman, mais il avait discuté uniquement avec Wilson. J’adore Foreman dans ce final ! Wilson, face à Foreman, lui dit que House n’était pas son enfant (tient, la thématique de la paternité !) et qu’il ne pouvait pas être responsable de son bonheur. Pourtant, Wilson savait que ce qu’il disait était erroné. House et Wilson se complètent et chacun fait le bonheur de l’autre ! Foreman l’aida à ouvrir les yeux sur l’importance de cette amitié pour House en insistant que la vie est sacrifices pour ceux qu’on aime. Cette réplique de Foreman laissera Wilson se remettre en question.

Inutile de dire qu’avec des missionnaires pareils, ça va crever le plafond ! Entre chaque missionnaire, la tension avait monté d’un cran, et l’implosion que redoutait Taub le pessimiste était au rendez-vous ! Juste au moment même où Wilson était en pleurs dans sa voiture, accompagné de House. On voit le parallèle ici. En fait, l’implosion de Wilson dans sa voiture était accompagnée de l’implosion de House d’une autre manière très symbolique : il s’agit de l’effondrement du plafond sur la machine d’IRM ainsi que sur Park, Adams et le patient. C’était un déluge de colère et de larmes qui s’était abattu sur eux, mais pourquoi dans cet endroit précisément (machine d’IRM) ?

La machine d’IRM est tout un symbole dans la saison 8. Si vous avez regardé par exemple le fameux 8×02, où les deux amis en froid s’étaient réunis près de cette machine, où House avoua cash à Wilson qu’il tenait à lui comme une déclaration d’amour sous-jacente. Pourquoi Wilson lui ferait subir des telles souffrances s’il l’aimait ?

Pour les nouvelles, c’était comme un baptême. Elles furent baptisées à la manière housienne face à l’humeur de leur patron. Les répercussions de la décision de Wilson sur House furent grandioses ! La lourdeur présente dans l’épisode fut comme un abcès doublement crevé.

Pourtant, le fait d’avoir crié sa peine sur Taub, saboter la plomberie de l’hôpital avec des tickets de hockey pour avoir comme résultat un joli trou dans le plafond, ne suffisait pas à House. Après avoir guéri le patient, il apprit de la part de Park que Derrick avait tenté de se suicider, c’est là que House était devenu furax, et tenta de tuer le patient pour de vrai (House avait complètement pété les plombs). Pourquoi cette manie de suicide ? Voyant Wilson symbolisé par le patient, House l’étrangla en lui criant dessus : « Reste en vie ! », j’ai bien dit « criant », Atkine ! Mais qu’est-ce que c’est que ce ton que tu as choisi ? Hugh Laurie hurlait, Atkine ! C’était une scène superbe gâchée par ce mauvais ton que tu as utilisé.

Très belle scène où on nous dévoile un House mis à nu, vulnérable, sensible, blessé, perdu, sans le moindre repère, gérant très mal sa douleur. C’était extrêmement triste de constater le degré de désespoir qu’avait atteint House. Le fait de refouler la douleur n’a fait qu’empirer la souffrance pour House qui trouva dans la plomberie un exutoire cathartique de ce qu’il ressentait. Il goba de la Vicodin pour masquer sa douleur en vain…Bref, le point culminant de cet épisode était cette souffrance et cet amour, une souffrance reflétée par les notes tristes du piano et les gros plans sur House et Wilson, chacun voué à lui-même, séparés, ce qui augmente encore plus l’intensité dramatique avec le Halone. La dualité du couple mort /amour est très flagrante avec les regards, les silences chargés, et certaines répétitions. Par exemple, on note la répétition du mot « amour » 2 fois et celle du champ lexical de la mort 13 fois. Voici le chiffre 13 qui se répète pour la 2ème fois après le 8×20, mais ici il désigne directement la mort et incarne le stéréotype du « chiffre maudit ».  Je pense qu’on a assez de preuves qui font de cet épisode l’épisode le plus noir et le plus pessimiste.

L’explosion et l’implosion de House ainsi que le défilé des « missionnaires » en particulier Park, firent House réfléchir, se remettre en question. D’ailleurs on peut interpréter cette remise en question comme un clin d’œil à la plus grande introspection de House lors du 8×22.

Au même moment, Wilson, toujours en colère, faisait le point sur ce qu’il avait dit, pesa le pour et le contre depuis la réplique de Foreman. C’est lorsque son regard tomba sur les oreos, symbole de son amitié avec House, que sa colère se dissipa en une fraction de seconde !

Vint le moment où Wilson se retrouve pour la 2ème fois sur le seuil de la porte de House, face-à-face à ce dernier, et lui annonça qu’il avait décidé de changer d’avis pour lui. House, extrêmement apaisé et serein, refusa. Il avança des arguments suffisamment nets et convaincants démontrant qu’il était résigné à la première décision de son ami et qu’il était lucide et clair. Les échanges après entre les deux furent beaucoup plus silencieux, doux, intimes et beaucoup plus détendus, chacun acceptait l’autre tel qu’il était, avec la chute finale « je ne vais pas te dire « je t’aime » » de la part de House (ce qui veut dire un grand « je t’aime » !). J’aime bien le jeu scénaristique du seuil de la porte de House ! Au début de l’épisode, il n’a pas été franchi par Wilson, c’était le seuil qui séparait les deux amis. A la fin, Wilson franchit symboliquement le seuil comme un retour à leur amitié après la résignation et l’acceptation de House. On peut interpréter cette résignation comme un sacrifice pour l’amitié. Et concernant le seuil de House, il était à la fois signe de la discorde et de la réunion. Réunis dans leur amitié, l’appartement de House était devenu symbole de l’amitié et du partage entre les deux. On peut conclure que le sentiment de lourdeur de l’épisode était dû au non-dit et à la frustration refoulée.

Le problème avec tout cela, c’est que le bon téléspectateur est tellement tourmenté et accaparé par le Hilson et sa souffrance qu’il oublie un truc : les conséquences de la bêtise de House lors de son implosion, vu qu’il avait très mal géré la situation douloureuse. Il fallait, comme d’habitude, une douche froide ! Cette douche s’appelait « l’huissier de l’hôpital » qui interrompit les « frères siamois » qui cherchaient sur le net un lieu d’excursion à eux seuls. Mais tomber sur une montagne de 8000 pieds (chiffre 8, ça c’est moche à moins que ce soit une métaphore de toute la série) et sur un huissier accompagné de Foreman ayant une tête d’enterrement, il y’a de quoi flipper !

Et VLAN ! Jolie gifle au téléspectateur qui ne se doutait pas que la thématique de la liberté allait revenir de plein fouet, la prison, 6 mois, House se retrouve enchaîné de nouveau, juste au moment où son copain avait besoin de lui. Les deux amis choqués s’échangèrent les regards à 5 reprises dans un silence morbide. J’avoue que je ne m’attendais pas à l’époque à un coup pareil ! Notre couple « d’amants maudits » rencontre des obstacles pour rester ensemble. Le jeu de ces deux acteurs est vraiment époustouflant, qui met l’alchimie de House et de Wilson en lumière…Cette dernière séquence de l’épisode est une transition vers le dernier épisode de la série : le 8×22.

Voilà donc ma review du 8×21. J’étais super content du retour du piano (triste, j’adore !), de la qualité de cet épisode, de la présence de toutes les thématiques abordées dans la saison 8 et surtout la thématique du tiraillement, tous les chiffres, dans cet épisode du chiffre 5 par excellence ! N’hésitez pas à me laisser des commentaires pour ma plus longue review et merci de votre lecture.

 
 

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