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CSI – Bref, j’ai regardé la saison 15…

CSI S15

La saison 15 en 15 lettres ? Gig Harbor killer !

C’est parti pour la review des reviews de cette saison passionnante, marquée par l’apparition d’un tueur en série « Gig Harbor killer » ainsi que deux jumeaux maléfiques aussi sadiques l’un que l’autre qui auront la même identité, le même penchant et 4 épisodes sur 18 qui animeront une saison très sombre.

Bref, j’ai regardé la saison 15…je tiens d’abord à féliciter les acteurs et les scénaristes car ils arrivent à bluffer et à susciter l’admiration après le passage de tant d’années. La saison 15 est caractérisée par l’apparition d’un psychopathe qui en veut à Russell et à Finn, en plus elle est caractérisée aussi par le geste de CBS qui tenta d’arrêter la série en la changeant de case horaire faisant chuter les audiences d’une manière spectaculaire. Jamais la série n’a atteint des audiences aussi basses (un seul épisode regardé par 10 millions de téléspectateurs car il a eu la diffusion mardi) 17 épisodes étaient sous la barre des 10 millions de téléspectateurs.  La crise identitaire est l’un des piliers de cette saison !

Bien que tous les signes scénaristiques montrent qu’il y aura une saison 16 qui sera la dernière de la série, la clé de la diffusion reste entre les mains de CBS. Contrairement à 2014, on n’a eu aucune nouvelle sur un éventuel renouvellement de la série pour une nouvelle saison, ce qui pose beaucoup de questions. Le moins qu’on puisse espérer, c’est que la série ne soit pas arrêtée brutalement car ce serait dommage de ne pas bien bâcler et rendre hommage à cette série de fous.

La saison 15 est caractérisée aussi par le départ de l’acteur George Eads (Nick Stokes) de la série définitivement. En effet, ce dernier l’a annoncé depuis 2014, juste après le départ (ou l’expulsion) de Paul Guilfoyle (Jim Brass) pour des raisons financières.

Reste maintenant à imaginer, s’il y aurait une 16ème saison, comment les scénaristes et toute l’équipe technique vont rendre un sacré hommage à la série. Vivement que CBS accepte de donner une chance à CSI sinon le final de la saison 15 ne pourra même pas rivaliser avec celui d’Urgences (bien travaillé) ou celui de CSI : Miami (vite bâclé mais acceptable), car il est manquant.

La saison 15 est une saison courte, elle se place derrière la saison 8 côté nombre d’épisodes. Selon moi, elle est encore mieux que la saison 14 (trop centrée sur les relations pères-filles). Je vais vous faire part d’une sorte de bilan général de cette saison 15, à la manière de celui de la saison 13. J’aimerais clarifier avant de commencer quelque chose à propos des deux uniques reviews faites concernant le premier épisode d’un côté, et le double final d’un autre. C’était par pur hasard si j’ai écrit deux reviews à propos d’une saison centrée sur la dualité !

Trêve d’introduction, passons aux 18 épisodes de la saison 15 !

15×01 : The CSI effect : le premier épisode de la saison qui commence très fort et en plus, le premier des 4 épisodes centrés sur le Gig Harbor killer. Magnifique épisode où une affaire de Seattle rattrape Russell et Finn, 5 ans plus tard. On retrouve une scène de crime gore faite de tissu humain, on assiste au phénomène « Gémeaux » avec l’apparition d’un jumeau Paul Winthrop, qui fera le nécessaire pour défendre son jumeau condamné à mort, Jared Briscoe. Winthrop est un riche homme d’affaire à la tête d’un empire financier à San Diego, en Californie. Comme par hasard, les 3 états cités dans le début de la saison seront cités au final. Finn se retrouvera piégée dans sa propre voiture, piégée par des explosifs. 9 personnages apparaîtront à la fin dont 5 enquêtaient sur l’affaire en cours et le 5ème sera Nick. Excellent épisode où le défi est doublement lancé aux CSI ! Les scènes de crimes préparées est une première dans la série. La fin est magnifique avec cette musique de fond diabolique avec le Yin et le Yang…mais le même sourire psychopathe n’envisage rien de bon !  10/10.

15×02 : Buzz kill : deux morts et 3 enlèvements dont une mère avec ses deux enfants. L’épisode est bon car la fin est inimaginable : la mère est le cerveau de l’opération, et la prof tuée n’était que la victime. Les deux morts ont été manipulés par elle pour arriver à voler l’argent de son mari. Parallèlement, Finn enquêtait sur le début du Gig Harbor killer en voyageant à Seattle.

15×03 : Bad blood : encore un très bon épisode centré cette fois sur Sara et Greg qui furent placés en quarantaine après qu’ils aient découvert une scène de crime sanglante et montrant tous les signes d’un virus mortel. Bref, on note 4 victimes : 2 morts et 2 en quarantaine. Le virus a été utilisé par un avocat bolivien pour venger sa famille morte il y a 9 ans. Cet épisode est intéressant sur le plan technique car le décor change, ainsi que sur le plan émotionnel : cette fois les CSI sont les victimes et feront partager leurs sentiments avec ou sans paroles.

15×04 : The book of shadows : une combustion spontanée et l’empoisonnement au cyanure d’un prof de chimie dans un lycée, voilà encore un début à la CSI. Le prof s’avère être un sorcier, pour être plus fou, il est l’un des 4 sorciers. Un deuxième mort, un jeune footballeur  suspecté de viol, était mystérieusement mort. La fin est triste : on découvre qu’une sorcière (qui est prof de SVT) avait tué le jeune homme pour un rituel satanique afin de pouvoir guérir son enfant.

Résultat : deux victimes se serrent les coudes, la fille violée et le garçon atteint d’une maladie incurable dans un monde de fous.

15×05 : Girls gone wilder : à l’image du 14×10, on retrouve Morgan, Sara et Finn dans une conférence loin du labo. A chaque fois que les 3 filles vont quelques parts, elles rencontrent des problèmes et je n’avais pas tort ! une fusillade, 12 morts et plusieurs blessés par deux tueurs : un père vengeant sa famille massacrée et un criminaliste qui, croyant qu’il était innocent, se venge lui aussi de la police qui l’a emprisonné. Très bon épisode avec ce changement de décor et les aventures des filles ! les garçons se sont contentés d’analyser un tonneau plein de décomposition…

Notes : mes deux moments préférés dans cet épisode sont le moment Tendresse entre Hodges qui réconfortait Morgan (super moment pour les fans de ce couple) et la criminaliste dansant avec des mecs torses nus dans la conférence, avec le « Oh my god ! » d’une Sara hallucinée. J’ai eu un fou rire !

15×06 : The twins paradox : superbe épisode qui rivalise avec le 15×01 avec un cross-over avec CSI : Cyber, c’est le deuxième épisode de la saga de Gig Harbor killer. On progresse dans le profilage des deux jumeaux et on parvient même à remonter la piste de la mère biologique inconnue de Briscoe. De fil en aiguille, on tombe sur la tombe C13 de Winthrop, mort-né et enterré dans un couvent à Seattle. En exhumant le cadavre de l’enfant, on découvre qu’il y avait juste une poupée et que quelqu’un de San Diego était déjà venu à la quête de son frère. Finalement, Russell dut faire appel à l’aide d’Avery Ryan, l’agent-Cyber qui lui est déjà venu en aide lors du 14×21.

Ryan conseille Russell de faire de Maya, sa fille, un appât pour Winthrop. Ce dernier est pour elle le dominant des jumeaux, et Briscoe n’est que le soumis. Aucun des deux ne peut se passer l’un de l’autre, c’est le duo parfait pour Cyber et pour les profilers. J’ai trouvé ce cross-over très sympa et l’orientation de la saga des gémeaux vers le profilage est très intéressante !

15×07 : Road to recovery : la mort par suffocation ou par noyade ? telle fut la question à répondre concernant la mort d’une jeune riche qui fut tuée et transportée dans 3 scènes de crime différents. Dans cet épisode, on se concentre sur l’étrange manière de combattre une addiction et j’avais deviné juste pour le coupable qui n’était que le père de deux enfants. Bon épisode sans plus.

15×08 : Rubbery homicide : épisode très original avec le meurtre d’un homme qui était déguisé en femme, une vraie poupée en caoutchouc recouverte de vrai sang ! la poupée était la « sosie » dune top-modèle des années 80 qui était tellement haïe par sa fille que cette dernière s’en ait pris à la poupée. Bref, on nage dans ce délire de la dualité qui caractérise la saison 15 et la crise identitaire depuis le 15×01 : « qui suis-je ? ». Même Greg s’est posé la question !

15×09 : Let’s make a deal : très bon épisode sur tous les niveaux. Le meurtre d’un détenu poussera la police à suspecter plusieurs détenus jusqu’à ce que les preuves désignent un seul qui s’est avéré la vraie victime dans l’histoire, victime du système judiciaire, victime des voisins, et victime à l’âge de 9 ans par un pédophile. 20 ans plus tard, il se venge. Cette affaire toucha Nick beaucoup qui ne voulait rien dire à Russell tout en dévoilant son passé sombre. La thématique de dualité n’a pas été oubliée puisque c’est Nick qui se reconnait dans la victime devenue tueur. Trop fort le jeu de George Eads ! Magnifique épisode touchant.

15×10 : Dead rails : que pensez-vous du film Kill Bill ? Dans cet épisode, il y a un point de ressemblance : l’enterrement dans le désert et l’extraction de la tombe. La victime meurt deux fois : la première lorsqu’on l’a enterré, la deuxième lorsqu’une voiture le renversa (le même tueur). Du billard, une référence au film de tarés « Des serpents dans l’avion », encore du billard, encore un autre cadavre et Morgan mise en avant parce qu’elle est experte en billard. La fin est sympa avec le jeu de Hodges vs Morgan, on se demande qui a gagné !

15×11 : Angle of attack : la mort bizarre d’un homme à cause d’un missile humain. Deux morts d’un coup et une histoire folle à lier de base jump. Mais un 3ème mort par empoisonnement s’ajoute à la liste ce qui poussa les CSI à se concentrer d’avantage sur le base jump et d’attraper le tueur qui avait eu une relation amoureuse avec l’homme-missile avant que ce dernier ne le quitte par peur de sa femme. Notre tueur piqua une crise de rage et tua son amant, le jeta par le 30ème étage et tenta de faire porter le chapeau à la femme. Un épisode qui marque une 4ème victime qui n’est autre que la femme qui se retrouva seule…Un épisode bien gore !

15×12 : Dead woods : c’est la coutume d’avoir dans le titre « Dead » dans la saison 15 ! le meurtre par accident d’un SDF plonge une fille de 15 ans (on est gâté côté chiffre fétiche) dans le passé, une fille de 5 ans assistant au meurtre de sa famille et le suicide de son père. Bref une vieille affaire de Sara qui remonte en surface. Avec la réouverture de l’enquête, on découvrit que les parents et leur fille de 9 ans ont été tués par deux chasseurs, par chance, la petite de 5 ans a survécu et a reconnu le chasseur qui a eu des remords. Sara se reconnaissait un peu dans la fille puisqu’elle avait assisté au meurtre de son père par sa mère. Jolie scène finale avec la photo de Sara avec son père !

15×13 : The greater good : et voici le 3ème épisode de la saga Gig Harbor killer ! dans cet épisode, Russell va appliquer les conseils d’Avery Ryan (épisode 6) en appâtant Briscoe avec sa fille Maya. Cette dernière fut enlevée par Briscoe après que Shaw, le complice de Winthrop, ait écouté les appels téléphoniques de Russell à Maya. Cette dernière a laissé comme le Petit Poucet, des traces derrière elle. On est loin de la Maya du 13×01 qui a eu une crise des nerfs, place à une autre Maya surentraînée par son père à une histoire liée à son passé. Après l’enlèvement de sa petite-fille dans le final de la saison 12 et le début de la saison 13, voici donc la fille de Russell qui fut enlevée par le complice de Winthrop, Shaw, car il voulait libérer sa fille. L’échange fut sanglant, Briscoe meurt étranglé par Shaw alors que Winthrop qui a reçu 2 balles de la part de Shaw et des coups de harpon de la part de Maya, survécu et s’échappe (il a 9 vies ou quoi ?).  Superbe épisode avec beaucoup de rebondissements, tout le monde craint la réaction de Winthrop. Dans ce premier épisode de l’affrontement, c’est la police qui l’emporte…pour l’instant. 1-0

15×14 : Merchants of menace : deux collectionneurs de reliques des meurtriers sont assassinés avec un couteau en os humain. Affaire sordide où on voit même un garçon portant un t-shirt avec le visage de Haskell dessus ! Pour pouvoir piéger le suspect, Nick s’est fait passer pour un collectionneur d’objets liés à des meurtres spécifiques, il emporta une maquette du tueur aux maquettes, un clin d’œil scénaristique à un tueur en série qui sera l’emblème de la saison 7 même ! Bref, le tueur s’est avéré un collectionneur prenant un tueur en série mort il y a 20 ans comme idole !

J’ai trouvé cet épisode génial avec les clins d’œil à Haskell (saisons 9, 10, 11) et le tueur aux maquettes (saison 7 et un peu le début de la saison 8) sans parler de l’originalité de l’arme du crime. Le scénario aurait pu être mieux avec de pareilles collections ! Très bon épisode sombre. Chapeau !

15×15 : Hero to zero : un super-héros sauve un SDF d’un gang et se retrouve mort, à chaque fois les scénaristes pondent des idées aussi folles les unes que les autres. Ils ne doivent pas s’ennuyer !

Il y aura deux morts dans cet épisode, tout ça parce qu’un beau-père a marchandé la vie de son beau-fils car il ne supportait plus son monde fictif. Bref, un bon épisode sans plus, j’aurais bien aimé m’attendre à mieux que ça provenant d’un double 15 !

15×16 : The last ride : voici l’épisode qui précède le double final de la saison 15, une femme argentée retrouvée morte. La peinture qui la couvrait était celle d’une vieille voiture où il y a eu le massacre d’un couple. Pourtant, on découvre que le meurtrier est le même qui a tué la femme argentée, car la voiture avait une preuve qui pouvait l’incriminer. Mis à part les excellents scénarios des crimes, on n’a toujours rien de neuf à propos de Winthrop, le jumeau sociopathe qui a survécu  dans le 15×13.

15×17 : Under my skin : la disparition des filles d’un directeur de labo de San Diego, l’aînée de 17 ans retrouvée morte ainsi que le petit-ami de la cadette disparue, toute l’enquête conduit à un psychopathe qui a vu en la petite blonde la réincarnation de la fille dont il est fou amoureux. L’enquête est dirigée par Nick qui était le plus mis en avant, c’était l’épisode qu’il fallait pour rendre hommage à ce personnage qui va quitter CSI. Il est l’ami de Nolan, le père des deux filles. Nolan décida de démissionner pour s’occuper de sa fille en proposant à Nick de prendre sa place à la tête du labo de San Diego. Episode passionnant et très symbolique pour Nick dont on voit les prémices de son futur départ…

15×18 : The end game : l’épisode final est vraiment le meilleur épisode de la saison 15 avec comme on dit, le bouquet final du 4ème et dernier épisode de la saga Gig Harbor killer. On remarque que la tête du CSI : Las Vegas c’est-à-dire le trio Russell-Finlay-Stokes était en ligne de mire scénaristique depuis le début. Quelque chose allait leur arriver mais quoi ? Finn reçut une menace de mort sans parler des coups de fil de la part de Winthrop. Russell était concerné puisqu’il se sentait visé depuis l’affaire à Seattle. Nick déclarait qu’il allait quitter CSI vers San Diego, la ville natale de Winthrop. Dans cet épisode final où Winthrop se vengeait de Finn (et indirectement de Russell) 4 morts dont 2 jumelles, Shaw (l’amant de Finn et l’ex-complice de Winthrop) et Collin Winthrop, le père ont été tous harponnés et fusillés. Et dans cet épisode où tout s’accélère à une vitesse folle, le père biologique s’était avéré un proxénète dénommé Larson (voir saisons 12 et 13) et la mère biologique des jumeaux était la fille de Larson, en gros on découvre que les jumeaux psychopathes étaient le fruit d’un inceste. Winthrop tendit un piège à Finn et la harponna en la laissant dans le coma. Il a été blessé après qu’il a failli tuer Russell dans la chambre maudite, au milieu de sa scène de crime.

L’affaire s’achève là pour le moment, il n y a ni gagnant, ni perdant. Pour la première fois, un final s’achève à égalité entre le criminel et la police scientifique. Dans ce chaos, Nick hésita de partir mais Russell le convainc. Nick part la tête haute après un très bel hommage aux anciens, laissant derrière lui un tableau de scores très symbolique : c’est Nick qui sort en gagnant du labo.

Les flashbacks sont superbes avec ce vibrant hommage à 15 saisons de folie. Grissom, Catherine et toute la bande étaient là. J’ai toujours trouvé que l’ère Grissom était la meilleure de toutes. J’ai écrit dans la review du final quelque chose à propos des chiffres et des flashbacks que vous pouvez lire.

En tout cas, le départ de Nick était bien préparé par les scénaristes cette année. Pas comme le départ précipité de Brass (l’acteur Guilfoyle n’a été prévenu que dans la dernière semaine je crois !!) qui manquait d’hommage et de logique pour un personnage mythique comme Brass.

Globalement, ce final sauve la saison (très bonne saison 15 mais le meilleur était dans la fin) qui était une saison supérieure à la saison 14 côté drames, tragédies, départ calculé, évènements bien ficelés, et l’histoire de Gig Harbor killer qui donna un côté dynamique à une saison relativement courte par rapport à bien d’autres saisons. Quel final à couper le souffle !

On retient beaucoup de chiffres marquants aussi : 2 (la dualité, la symbolique des jumeaux), 3 (chiffre noir), 4 (chiffre noir lié aux exploits des jumeaux, pas étonnant qu’on ait choisi 4 épisodes seulement pour la saga), 5 (chiffre négatif, lié à l’affaire, à Russell, mais aussi à Nick qui est le cinquième et dernier membre de l’équipe du pilote à partir : Grissom, Catherine, Holly, Nick et Warrick), 6 (chiffre assez connu pour ses malédictions), 9 (chiffre noir lié aux 9 premières victimes de Gig Harbor killer mais qui peut aussi être un clin d’œil au départ de Grissom à la saison 9 et son ère), 12 (chiffre noir lié mais on peut le lier au départ de Catherine à la saison 12), 13 (y a pas photo je crois : chiffre de mort, il y a eu au total 13 victimes), 15 et 16 (trop de clins d’œil à ces saisons et l’annonce de la mort future de CSI d’une manière loufoque),  17 (peut-être lié à la carrière de Nick) et enfin le chiffre 18 (qu’on peut lier à la date de naissance des jumeaux : 18/6/78 ou devrais-je dire 15/15 ! donc choisir 18 épisodes comme nombre n’était pas anodin).

Voilà une sacrée saison 15 bien sanglante et gore, qui mélange passé, présent et futur, le tout mené par une finesse scénaristique bien maligne. D’ici là, j’espère entendre de bonnes nouvelles de la part de CBS car le scénario prévoit une 16ème et dernière saison du bébé de Zuiker. D’ici là aussi, j’attends avec impatience CSI : Cyber, la nouvelle série dérivée de CSI, une série très sombre et qui commencera dans quelques jours en Mars. La saison 15 de CSI  a été bien traitée, envoyez-nous la 16ème CBS !

Merci de votre lecture. A très bientôt avec CSI : Cyber !

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Koh-Lanta « All Stars »: La liste des candidats [Photos]

KLASIV

KOH LANTA 2014

La version 2014 de Koh-Lanta s’intitule « All Stars » et elle est un peu différente des autres versions spéciales, que ce soit avec le nombre des jours ou celui des candidats. A ce propos, ils seront 13 candidats à participer à Koh-Lanta, mais entre nous, j’ai été déçu par la sélection. Certes, il y’a deux ou trois qui feront l’affaire mais le reste…J’ai remarqué une bizarrerie: 2 candidats dont le prénom commence par la lettre L, 2 autres par la lettre S, 2 autres par la lettre F, deux autres par la lettre M..Il faut admettre que c’est bizarre!

La version de cette année se différencie car elle arrive après environ deux ans d’absence de l’émission, et dont les événements se sont déroulés sous haute surveillance [médicale]. Rappelez-vous que ALP avait annoncé que ce sera un hommage à Gérald Babin, candidat décédé en 2013. On peut ainsi comprendre pourquoi avoir choisi 13 candidats uniquement (clin d’œil à l’année 2013 et sa double tragédie). Je vous ai retouché un trombinoscope des visages des candidats ainsi que Denis Brogniart. Prêts? J’envoie la liste!

1. Teheiura

KOH LANTA KLAS 4

2. Moundir

KOH LANTA KLAS 4

3. Martin

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4. Florence

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5. Freddy

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6. Christina

KOH LANTA KLAS 4

7. Philippe

KOH LANTA KLAS 4

8. Philippe

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9. Isabelle

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10. Laurence

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11. Laurent

KOH LANTA KLAS 4

12. Sara

KOH LANTA KLAS 4

13. Sandra

KOH LANTA KLAS 4

 

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CSI: 14×17 – Le 9ème cercle

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Le 14×17 « Long road home » est un superbe épisode où se mêlent musique et tragédie. Par rapport au 14×16 (épisode très cérébral), place aux émotions et surtout à un magnifique scénario qui me pousse à donner un 10/10 tellement la prestation des acteurs était bonne. On note le retour de Brass dans cet épisode centré sur ledit personnage, après une lourde absence qui a duré 2 épisodes de suite (le 14×15 et le 14×16). On note la disparition de Crawford, qui laisse place à l’arc final de la saison 14 : celui de Brass ! (demain, la CBS diffusera le dernier épisode 22 de la saison 14 et il y’aura encore une tragédie, mais je vous en parlerai dès que j’aurai fini avec les analyses des épisodes restants).

Après une longue pause, me voilà donc de retour pour le 14×17. Parlons-en déjà ! L’épisode commence par un concert de rock magnifique (you rock, CSI ! lol) ce qui souligne l’importance de la musique dans CSI encore une fois.

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On passe directement du spectacle joyeux d’une foule déchaînée à une voiture abandonnée dans un calme plat avec le cadavre d’une jeune blonde fêtarde à l’intérieur. Sara et D.B furent les premiers sur les lieux du crime, une voiture de luxe avec 24 places (ne me demandez pas pourquoi ils ont choisi ce chiffre, mais j’ai l’impression qu’on vise quelqu’un). Sara et D.B Russell remarquèrent le cadavre ensanglanté qui n’a pourtant pas laissé une mare de sang dans la voiture : la scène de crime était ailleurs. D.B se focalise sur la voiture : Zeppelin a fait couler une limousine dans la piscine d’un hôtel, mais non c’était The Who. J’aime beaucoup le clin d’œil scénaristique à The Who, un groupe dont certaines de ses chansons ont été utilisées dans CSI, CSI : Miami et CSI : NY et particulièrement les génériques des 3 séries. Dans la série mère CSI, c’est donc un long hommage à The Who, du rock et du sang à la CSI.

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La limousine a été volée par un groupe de rockeurs. L’épisode a été diffusé un certain 12/3, je ne sais pas mais je vois un 15 ! inutile de déchiffrer hein, lol. Nick interrogea le chauffeur de la limousine volée et c’est là qu’il apprend que non seulement il y’avait deux filles dans la voiture mais que l’une d’elles s’appelait Tangerine (9 est le nombre des lettres composant ce prénom bizarre, j’ai beaucoup réfléchi au sens du 9, et je me suis rappelé le 14×01 et les 9 cercles de l’enfer de Dante !) et que l’autre – la victime – s’appelait Marcy (5 lettres). Si je calcule bien : 9+5 = 14. Le choix du prénom Marcy m’a rappelé celui du 14×05 Darcy (et encore : surprise ! M = 13ème lettre+D=4ème lettre=17 : on est au 17ème épisode). Dans un moment donné, le souvenir de Morgan et d’Ellie vous sautera à la tête si vous ferez le parallèle petit à petit entre elles et ces deux filles.

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Morgan et Greg passèrent la limousine au peigne fin qui avait été témoin du sexe, drogue et du rock‘in roll. Dans tout ce bazar, Morgan réussit à dénicher un précieux papier : il s’agissait de la liste de ce que les rockeurs ont demandé. Si j’examine à mon tour le papier, je remarque que « The Artist » a été souligné 3 fois et que ce mot est composé lui aussi de 9 lettres, tout comme Tangerine !

Encore mieux, on remarque aisément que la phrase soulignée « The fame experience » se compose de 17 lettres, c’est la 2ème fois que je note la présence du chiffre 17 dans ce 17ème épisode de CSI.

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La liste était intéressante, tout commence par le bassiste qui demande une douzaine de bouteille de vin rouge nommé Chester (7 lettres, je rêve ou il y’a une overdose des chiffres 7 et 17 dans cet épisode ?). Greg trouva le collier de Tangerine, alors que Morgan trouva une boule verte de chewing-gum…

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Continuons la liste : le batteur demandait 3 pots de saucisses viennoises, et le guitariste demandait un bol de chewing-gum bio vert. (12+3+1=16=6+1=7) S’il y’a quelque chose qui m’a interpellé, c’était la couleur verte des chewing-gums qui m’avait rappelé la couleur verte de la salle de bain dans laquelle Hodges avait perdu la tête. C’était, comme par hasard, l’épisode n°9…

Selon le doc, la victime s’appelait Marcy Cody (9 lettres encore !!) observez cette malice scénaristique qui se réfère encore d’une manière sous-jacente à des chiffres bibliques : le 13 (M de Marcy) et le 3 (C de Cody), la victime aurait-elle eu un passé moins angélique que son air sur la table d’autopsie ? Selon le doc, elle était une prostituée ayant un casier. Elle avait sur la poitrine l’autographe d’un rockeur. Finn et le doc arrivèrent à voir un G qui entame le « désastre » de l’autographe. Bon, vous allez me dire « ok on a compris ce que tu veux dire, le G est la 7ème lettre » pas uniquement ! c’est tout le symbole de la saison 14, il est toujours là depuis le début du 14×01 et il fut plus net dans le 14×05, un épisode qui reflète non seulement la saison 14 mais aussi toute la série !

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L’autographe est comme l’empreinte laissée par la saison 14 : un désastre, de la folie, des meurtres et des dissections. Un vrai chaos où tout sombre !

Mon moment préféré fut celui entre Hodges et Finn. Cette dernière, incapable de déchiffrer la suite des mots, resta crispée. Hodges arriva et lui annonça que la substance retrouvée dans la voiture par Greg et Morgan s’appelait Plexiglas (9 lettres encore, P=16=6+1=7, 7+9=16=6+1=7 XD) utilisée comme médiator par un rockeur ayant la signature du groupe du rock « Kiss » J’aime beaucoup les moments entre Finn et Hodges, taquins et complices, ils donnent du piquant dans leurs propos et gestes. Et si les scénaristes les mettent ensemble ? Je serais partant même si je préfère toujours la relation ambiguë qu’a Hodges avec Morgan.

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Un vieux rockeur entre au poste de la police accompagné d’un policier plutôt en position de fan qu’autre chose. Le rockeur dévoile son identité au téléspectateur : il s’appelle Gene, voilà le mystère de l’autographe bizarre enfin résolu ! jolie musique de fond au passage, qui n’aime pas le rock ? LOL.

La rock star vénérée subira un interrogatoire dirigé seulement par Brass, ça fait plaisir de le revoir, même si cet épisode figure parmi les 6 derniers épisodes de Brass dans toute la série. Au fait, vous pouvez trouver une explication du chiffre 6 dans le 14×01…

Gene expliqua très clairement la situation : son groupe Kiss n’a pas donné un concert la nuit du meurtre, et la limousine faisait partie de « the fame experience » alias l’expérience célébrité où des amateurs dépensaient beaucoup d’argent  afin de vivre un moment de célébrité imaginaire. Brass n’en revenait pas et demanda les noms de ces amateurs à Gene. Ce dernier lui donna les noms avec une description minutieuse, mais Brass garda des soupçons face à cette collaboration. J’ai adoré le « kiss my ass » du rockeur face à Brass qui, pour la première fois, n’a pas eu le dernier mot !

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Sara et Nick se rendirent sur le plateau « The fame experience » et j’ai aimé la divergence des avis entre Sara et Nick. Pour Sara, c’est triste de vivre dans des illusions, alors que pour Nick c’est l’occasion de réaliser son rêve. On découvre Nick fan de rock depuis sa jeunesse. Au début, j’ai trouvé bizarre d’imaginer Nick rockeur et de ne pas avoir cité Greg qui était un fan fou de tous les types du rock dans les 4 premières saisons de CSI, mais m’être rappelé le rôle de Greg dans le 14×16 je me suis dit que c’était plutôt cool d’en savoir plus sur Nick et sa jeunesse.

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Nick et Sara feront la connaissance de Kirch alias le chat (il y’ a un 9 lié au chat, vous l’avez deviné ?), le gérant des lieux. Le chat donna toutes les infos à propos des 3 rockeurs suspectés d’avoir tué Marcy. J’aime beaucoup cette satire des programmes télé à propos de la danse, de la musique etc qui ne font que bercer beaucoup d’illusions.

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Nick et Sara passèrent la scène au peigne fin, photos et luminol à gogo ! On trouva un couteau digne d’une arme du crime. Première surprise : la scène du crime était une boucherie où il y’avait trop de sang et deux emplacements qu’un seul. Tangerine a été peut-être tuée. Deuxième surprise : il y’avait un grand cercle ensanglanté apparu grâce au luminol sur la scène d’une manière étrange. Bizarrement, quand je l’ai vu pour la première fois, j’ai pensé aux 9 cercles de l’enfer : les deux derniers symbolisaient Morgan et Ellie. Rappelez-vous du 14×01, la boussole de toute la saison 14 : Morgan a failli être tuée. Il ne reste qu’un seul cercle duquel on n’a jamais parlé et qui apparaît de plus en plus, jusqu’à cette forme sur la scène du crime. Déduction : c’est Ellie Brass qui est visée tout le temps dans chaque épisode. C’est un peu inquiétant de voir son cercle sur une scène de crime, va-t-elle subir quelque chose à la fin de la saison 14 ? C’est tout sauf anodin. C’est très symbolique, je trouve.

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Brass interrogea un des 3 rockeurs, Arnold Borkowski (tient, 15 lettres ! salut saison 15 !) le guitariste amateur mâcheur du chewing-gum extraterrestre, rappelez-vous la liste du groupe « The Artist » ! Brass ne voyait pas en lui un rockeur, c’est là que l’amateur expliqua qu’il travaillait comme comptable le jour et comme guitariste la nuit. Il dévoila que c’était Lex Young, le batteur et chanteur, qui avait tenté de reformer un vieux groupe de rock grâce à the fame experience. Ainsi, ils étaient copains tous les 3 depuis leur jeunesse…Pourtant, ça doit être l’un d’eux qui avait assassiné Marcy.

De son côté, Finn interrogea Ed qui avait l’air stupide, mais ne trouva pas grand-chose dans ses récits qui l’incriminait. Il parla de Lex et c’est face à Brass qu’Arnold dissimulait péniblement sa jalousie. Lex piquait tout, même leurs copines.

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Greg et D.B firent une mise au point, mais beaucoup de questions demeurent sans réponse, comme le cercle ensanglanté bizarre. Soudain, ils entendirent un bruit dans le garage: c’était Nick qui donnait des coups frénétiques sur la batterie couverte par de la peinture verte en guise de sang. Cela a laissé un cercle vert ressemblant exactement à celui trouvé sur la scène de crime. Nick expliqua qu’il avait trouvé cette idée grâce à un documentaire sur les Who (l’hommage à la musique continue !!) où Keith Moon (9 lettres ? j’hallucine !! ça a vraiment un rapport avec les 9 cercles de l’enfer !) tapait sur la batterie de laquelle jaillissait des gouttes d’eau. Merci The Who d’avoir versé de l’eau sur la batterie sinon Nick n’aurait jamais trouvé la solution ! c’est vrai que d’un autre côté, taper sur une batterie scintillante c’est tout un spectacle artistique. Hommage à the Who, au rock, à la musique et à l’art en général dans cet épisode 14×17.

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La photo de la scène de crime est remplie de 7 ! mais ce n’est pas ça l’important : la priorité était de retrouver la batterie ensanglantée non loin de la scène du crime n°1 à savoir le bus-limousine. On envoya donc Morgan et Greg fouiner dans les poubelles dans les petites ruelles. Les deux trouvèrent la batterie ensanglantée enfermée dans une caisse noire avec le cadavre du batteur, Lex Young.

Selon les légistes, Young avait été poignardé à 8 reprises, un vrai acharnement enragé. Son sang couvrait la batterie. David et le doc fouillèrent le portefeuille et y trouvèrent un portable contenant des photos de Lex Young avec une mystérieuse fille portant un collier sur lequel était écrit Tangerine, mais qui était-elle ? Et quel était son lien avec Young ?

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David et le doc continuèrent leurs découvertes en trouvant des morceaux de papier ayant le titre « Long road home ». La dédicace était pour Tangerine…

Afin de remonter la piste jusqu’à cette Tangerine, Finn releva une empreinte du papier déchiré qui l’a conduit directement à une certaine Angela Glenn. Aux yeux de D.B, Finn et Morgan, Glenn alias Tangerine était la suspecte idéale avec un casier pareil que le sien.

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Le trio fit le point : selon les photos du portable de Young, (Y=25=2+5=7 +g=7=14) il aurait rencontré Angela Glenn (A+a=2, G=7+2=9, n=14) il y’a 6 jours (chiffre 6 se répète !!). Une transaction par chèque a vidé le compte personnel de Young, on a des chiffres à gogo ! notons la présence d’un joli grand 9 présent ! le chèque a été déposé par un certain Alex Gradenko (A=1, x=24=2+4=6 + 1= 7, G=7, o=16=1+6=7. Un triple 7 déjà remarqué sur la photo de la scène du crime, et on tombe sur un 14 si on additionne la première et la dernière lettre du nom. On peut aussi se retrouver devant un 15 si on additionne la première lettre du prénom au chiffre 14, tout ça pour dire que ce personnage est la clef !). L’échange des mails remontait entre les deux à 4 jours (4 jours= 96 heures= 9+6=15 LOOOL) un message digne d’une arnaque. On découvrit que Gradenko n’était que le chat, alias Marty Kirch..

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Démasqué, Brass écouta le chat expliquant ses arnaques grâce à une fausse identité, il vendait des rêves : Alexander Gradenko (17 lettres, une vraie histoire de chat dans CSI !!). Le chat assuma ses escroqueries mais il rejeta les accusations de meurtre. Petite surprise : la prostituée Marcy était comme une fille pour lui et c’est Lex Young qui avait engagé cette Tangerine. Le vieux chat (je préfère l’appeler ainsi lol) regarda malicieusement Brass et lui donna un conseil : il fallait se concentrer sur Tangerine, et non sur lui. Pourtant, le chat fut arrêté pour arnaque par Brass.

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Brass tourna en rond devant D.B, quand Gene Simmons débarqua. D.B, ne connaissant pas la rock star et son émission, paraissait bizarre et hilarant en répondant à la rock star qu’il préférait les chaînes de découverte. Gene répliqua : « la nature, c’est cool » LOL.

Gene avait apporté un soutien-gorge rose pour l’ADN et la plus grande surprise était qu’il avait laissé Tangerine dans sa limousine devant le post de police. Un véritable bonhomme bizarre…

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Face à Tangerine, Brass étala les photos des victimes alors que D.B lui annonçait qu’elle était la fille de Lex Young qui l’avait engagé pour une semaine (7 jours) mais Tangerine était déjà au courant. Ayant grandi dans des foyers d’accueil, Tangerine avait perdu sa mère et n’avait jamais connu son père, jusqu’à ce que ce dernier finit par la trouver et tenta de s’excuser avec une chanson écrite sur un bout de papier, mais elle le repoussa en déchirant le papier. Un père qui revenait après tant d’absence c’était inimaginable, elle avait rêvé d’un père. Brass fut touché et ne prononça plus un seul mot, lui qui avait passé sa vie à être un flic qu’un père pour sa fille, Ellie. Cette dernière lui avait toujours reproché son absence et ne cacha pas sa haine envers lui en devenant son ennemie en choisissant d’être une prostituée criminelle. D.B garda le silence à son tour, ça en dit long.

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Lex Young avait chanté une chanson (le titre de cet épisode) à sa fille, ensuite elle quitta le studio le laissant avec Marcy, les deux vivants. Elle informa Brass et D.B qu’un vocaliste allait venir.

Vint le tour de Hodges qui fait tout au labo, prenant la place d’Archie en analysant l’audio de la chanson enregistrée donnée par le chat. Greg apprit de Hodges que la partie la plus importante se trouvait à la minute 3:12 (3+1+2=6 ! un troisième 6 ici !). Il y’avait une voix de fond impossible à identifier, surtout qu’on s’est donné beaucoup de mal pour la supprimer. Greg privilégia l’analyse ADN du micro, et c’est Nick qui prélève et Hodges qui analyse !

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Nick interrogea cette fois le guitariste, le gars du chewing-gum vert. Ce qui prouvait qu’il était là au moment du meurtre, c’était non seulement son ADN laissé sur le micro, mais les particules spéciales du chewing-gum incrustées dans le micro. Nick continua sur un ton inquiétant, le chewing-gum à la main, le comparant à un corps en décomposition, avant de le mâcher froidement face au guitariste assassin. En regardant cette séquence, j’ai eu l’impression que Nick parlait presque comme un cannibale ! Il est fou, il a mâché le chewing-gum (pourvu qu’il ne perde pas la tête un de ces jours !).

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C’est tout un symbole qu’un ex-rockeur arrête un ex-rockeur. Le guitariste détestait chanter parmi les voix de fond, alors il tua le batteur ensuite la prostituée Marcy qui était là au mauvais endroit au mauvais moment.

La dernière séquence de l’épisode fut la plus émotionnelle et la plus touchante entre Brass et Tangerine. Brass demanda à Tangerine de se retirer de la vie dans les rues « car ça ne finit pas bien ». Tangerine lui répondit qu’il ne la connaissait pas, mais Brass confirma ce qu’il disait en regrettant ce qu’il avait fait de sa vie, en privilégiant son travail de flic à son rôle de père. Brass parlait à Tangerine alias Angela comme un père parlant à sa fille, il voyait en elle Ellie Brass, on sent qu’il se culpabilise pour son choix qui avait détruit toute sa vie. Cette confidence faite à Tangerine est très sérieuse, car on sent que Brass accordait toujours de l’attention à Ellie sa fille malgré tout ce qu’elle a fait.

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Ce dialogue sonne comme si Brass s’apprêtait à tirer sa révérence, mais on ne sait pas quand. Brass donna sa carte à Angela accompagnée d’un CD intitulé « Long road home » dans lequel était enregistrée la chanson dédiée du père Lex Young à sa fille Angela, une heure avant de mourir. La thématique de la paternité était brillamment traitée par les scénaristes, un épisode finissant par deux sourires, celui de Brass et celui d’Angela. J’aime beaucoup la note finale de ce 14×17. Un épisode que je vous conseille vivement de regarder ! merci de votre lecture et merci CSI, vu que bientôt ça va la dernière de la saison 14 ! Bravo à Paul.

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CSI: 14×16 – échec et mat

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Voici donc ma review à propos du 14×16 « Killer Moves », un épisode plutôt bon et intéressant, centré sur Greg. Pour ma part, je lui attribue la sympathique note de 8/10 ! sinon, c’est un épisode qui mérite d’être regardé. Je vais essayer de ne pas écrire un long pavé puisque la review du 14×17 est à faire directement après celle-ci !

Dès les premières secondes de l’épisode, on se rend compte de l’absence de Brass et la présence de Crawford, pour la deuxième fois. Comme par hasard, la disparition bizarre du personnage de Brass était nette après les 14 premiers épisodes de la saison 14. Un message sous-entendu aux fans (la fin de ce personnage est dans cette saison !) mais il fallait l’annonce officielle pour que ce soit un électrochoc. Autre chose : qu’on le remarque ou pas, c’est toute la saison 14 qui tourne autour de Brass, l’un des deux plus anciens piliers de la série CSI (Brass et Nick présents comme étant des personnages principaux depuis le pilote).

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Revenons à nos moutons : le 14×16 qui commence par un soupçon d’humour noir entre les CSI devant un cadavre, tient lol, ça change ! Gros plan sur les visages de David le légiste à côté de Crawford, qui nommèrent 3 titres de chansons rock’n roll, chantées par le king Elvis Presley.  La victime était déguisée en Elvis, ce qui intéressa Sara et Greg qui venaient de rejoindre Crawford et David. La victime était un artiste qui rendait hommage à Elvis, tué avec de multiples blessures à la tête. Sara remarqua que la place du cadavre devant le casino n’était pas la véritable scène du crime, et qu’il y’avait des gouttes de sang parsemant le trottoir. Sara et Greg suivirent les gouttes de sang, la caméra filma un certain « C 1200 » avant que Greg et Sara ne tombent sur un oiseau au plumage noir poignardé bizarrement « c’est un freux » expliqua Sara, alors que Greg avait l’air d’avoir tout compris : un roi, un freux…ça sent le jeu des échecs !

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Bon, je ne vais pas étaler ce que je pense à propos de cette enquête…c’est vrai qu’on est allé loin avec les échecs. Un message peut-être y est caché !

Après le générique, retour au freux, à Sara et à Greg pour une explication de sa déduction farfelue : le freux était poignardé devant un certain « D 1400 » le king était dans le C1, alors que le freux était dans la case D1. Greg se déplaça non loin d’un certain « 300 » on n’oubliera pas quelle était la signification d’un tel chiffre…

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Je me passe de l’explication de Greg à propos des échecs (même Sara ça commence à la gonfler), le petit génie influença cependant Sara qui remarqua qu’il y’avait écrit en petits caractères « Memphis or bust ». Sara interrogea Greg « Graceland est à Memphis, non ? » tient, en additionnant les lettres de Graceland et de Memphis, on tombe sur le chiffre 16 ! bref, ladite voiture était la scène du crime. Sur place, Greg tomba sur un démonte-pneu ensanglanté, digne d’être l’arme du crime. Trop fort le Greg.

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Après le passage souriant du doc avec Finn, c’est Hodges qui remet une couche concernant les échecs, puisqu’il avait découvert une variété de mousse rare grâce à laquelle il avait cerné un casino (le mediterranean) qui l’utilisait et qui accueillait un championnat des échecs. Au passage, la dernière fois que j’ai vu Russell s’occupant ainsi de ses champignons remontait à l’épisode 13×12. Ils ont survécu tout ce temps, whoah…Il faut les montrer plus souvent, comme le cochon irradié de Grissom ! bon, je m’éloigne de l’épisode lol.

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Greg et Nick se rendent au casino, en plein tournoi d’échecs. Pour Nick, les échecs n’étaient qu’un jeu « de plateau », ce n’était pas un vrai jeu pour lui. Alors que face à l’ennui de Nick, c’est un Greg fanatique des échecs, admiratif et tenta de convaincre Nick comme il l’avait fait avec Sara, sauf que Nick s’en foutait royalement et se focalisa sur l’affaire. OUF au moins on a quelqu’un qui avait gardé la tête sur les épaules ! c’est cool de constater que les goûts diffèrent. Nick posa quelques questions à la directrice du tournoi.

Greg tomba sur une vieille connaissance : il avait joué contre lui et il lui avait des tas de choses à propos des échecs. Max en voulait à Greg d’avoir « tourné le dos aux échecs ».

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D.B jouait seul aux échecs dans son bureau, et donna une explication à propos du fait de tuer grâce aux échecs (je me suis mis aux échecs !) Sara déduit qu’il y’a d’autres victimes s’il fallait suivre l’ordre du jeu expliqué par D.B. Sara fit découvrir par la suite à Morgan qu’il y’a eu dans le passé 6 meurtres dans 6 villes (ces échecs sont diaboliques !), le king n’était que la 7ème victime. Greg, Sara et D.B conclurent que chacun meurt à chaque mouvement des échecs, c’est trop tiré par les cheveux !

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Greg rencontra à nouveau Max et lui montra une liste de mouvements, 6 au total (les emplacements des cadavres). Max s’exclama : il s’agissait des mouvements d’un tournoi qui s’est passé il y’a 16 ans. Plus fort encore: si on additionne les chiffres, on trouvera 14. Mais si on additionne les lettres (lettre D=4 par exemple) on tombera sur 22, si ce n’est pas une coïncidence!! Ce qui est intéressant dans cet épisode c’est les deux côtés opposés, le yin et le yang, le blanc et le noir, c’est très symbolique et a plusieurs interprétations plus qu’un simple jeu d’échec.

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Le gagnant de 98, Karl Schrute, rencontra Greg. Schrute parla de sa victoire, raconta que son adversaire Parker avait disparu comme un fantôme et qu’il avait reçu un fou. Hodges l’analysa et expliqua à D.B que le fou a été fabriqué en papier mâché, un mélange d’eau, de savon et de papier-toilette. Le calcaire dans l’eau était la caractéristique d’une prison nommée « Ely », bizarre comme coïncidence : Ely = Ellie (Brass). J’ai l’impression que non seulement tout l’épisode est une partie d’échec, mais que c’est le cas pour la saison 14.

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On arriva finalement à arrêter le gars, le même qui avait joué et échoué face à Max et Greg. Le suspect répéta le chiffre 5 d’une manière nette, quel est le message ?

Un nouveau meurtre vint s’ajouter à tout cela, Greg protesta : il fallait que ce soit un mouvement de 98 et non un nouveau mouvement A4 qui changea le jeu. Le mort était poignardé par une épée qui le cloua dans le siège de sa voiture. Dans le coffre, on découvrit tout l’univers des chevaliers de la table ronde. Surprise : les empreintes relevées étaient celles de Troy Parker, le fantôme du passé. Serait-il entrain de faire un jeu macabre pour oublier sa défaite il y’a 16 ans ? D.B annonça à Finn qu’ils étaient désormais les adversaires du tueur. A peine commence t-on à suspecter Parker que la directrice du tournoi des échecs arrive avec une nouvelle pièce d’échec : un chevalier, une pièce créée de la même manière que le fou et laissée à l’accueil pour Schrute. Ce dernier avait disparu selon elle.

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Selon Max, c’est le coup A4 du cavalier qu’aurait dû faire Parker et non le fou en E3, devant Greg, Max fit le profil du tueur-joueur qui n’était certainement pas Parker.

Quant à Nick et Crawford, ils font une découverte dans l’appartement fou de Parker : le cadavre du gars suspecté au début était dans la baignoire ensanglantée de Parker. Selon Greg, le gars n’était qu’un pion pour être sacrifié afin de piquer le roi, ici c’est Schrute qui est le roi des échecs. Il a été enlevé par Parker, déduit Greg.

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Comme d’habitude, jamais d’hypothèses sans indices concrets dans CSI. Morgan s’appliqua à reconstruire une empreinte quand Hodges arriva : les fioles présentes dans l’appartement de Parker provenaient d’ailleurs pour soigner le dernier stade de la folie vasculaire, en gros cela n’avait aucun lien avec ce qu’on avait trouvé dans les cadavres, mais cela innocentait totalement Parker. Max avait raison en fin de compte ! Morgan le confirma. J’aime beaucoup ce moment entre ce duo !

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Le chiffre 16 qui se répète étrangement 4 fois (16 lettres, 16 ans, 32 pièces d’échec=16+16), le chiffre 5, le rouge, le noir et le blanc, un jeu macabre, folie, le chiffre diabolique 6 qui se répète, beaucoup d’indices qui lient cet épisode à plusieurs thématiques présentes dans la saison 14.

Bref, on arrêta Max et bien qu’on lui pose plusieurs questions, il était innocent. Greg resta dehors, derrière la vitre (la thématique du moi) mais il écouta ce que Max lui disait à travers la vitre. C’était la reine, le véritable tueur et la tête pensante. Greg et les autres purent sauver Schrute et Parker, les rois du jeu, encercler la reine qui n’était que la directrice du tournoi face à qui Greg se retrouva, face à face. Elle avait tué le pion qui avait tué pour elle. Pour elle, les hommes sont faibles et elle était meilleure que son père et ses frères réunis aux échecs. Elle tuait son père à chaque fois qu’elle commettait un crime (les effets techniques dans le flash back m’ont rappelé étrangement un certain côté technique du 14×05, d’ailleurs est-ce par hasard qu’il y’avait un 300 au début ?) pour prouver sa supériorité et son intelligence. Schrute et Parker étaient comme son père, considérant le jeu des échecs masculin. « Quelle est la pièce la plus puissante sur l’échiquier ? » demanda la meurtrière à Greg qui répondit « la reine ».

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Echec et mat…Encore une fois de plus la thématique père-fille qui revient au galop dans cet épisode pour rejoindre le fil rouge de la saison 14, celui de la paternité. Cela rappelle étrangement Brass et sa fille Ellie…Rien n’est un pur hasard ! En tout cas, j’ai su que la femme était la meurtrière dès le début car je me suis concentré sur ses injections aux victimes et non sur les échecs.

Fin de l’enquête avec les retrouvailles entre Max et Parker, alors que Greg regardait ce passé-présent bizarre. La fin était avec Greg et Sara, Greg expliqua la raison de son arrêt des échecs, un jeu qui à son goût demandait beaucoup de sacrifices et devenait une obsession comme le boulot d’un CSI. En hommage aux échecs, Sara et Greg se rendirent dans le bureau de Russell pour jouer aux échecs, juste pour le fun. Et encore une fois, j’ai eu le même sentiment bizarre du déjà-vu lorsque Greg et Sara s’éloignèrent (rappelez-vous du 14×05 !). Jolie complicité !

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J’espère que ce n’était pas long, et je passe à l’analyse du 14×17 ! bonne lecture à tous.

 

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House – Review du 8×21

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Situation privée oblige, je me suis éloigné du net pour plusieurs causes sombres, hélas. Je vous ai certes promis de poster « lentement » ma 21ème review, mais j’ai eu des problèmes qui m’ont encore ralenti, déconcentré, déboussolé et démoralisé. D’ordinaire, je ne cris pas mes ennuis sur les toits mais je voulais juste vous informer car ça me met mal à l’aise de retarder encore et encore la review.

Trêve de bavardage, passons à un sujet beaucoup plus intéressant. La mort régnant sur notre pentacle ! Les cinq derniers chapitres tragiques de l’Odyssée housienne prennent forme, avec l’annonce dans le 8×18, le traitement dans le 8×19 et la fuite dans le 8×20. Il reste 2 épisodes desquels je n’ai toujours pas parlé : l’avant-dernier 8×21 « Holding On » alias « Cinq mois sur terre » que je vais tenter d’analyser, et le 8×22 qui boucle la boucle de toute la série House M.D.

Mais avant que je n’évoque l’épisode 8×21, visé à être analysé dans cette review, j’aimerais faire un clin d’œil à l’épisode précédant à savoir le 8×20, l’épisode de la fuite. On avait assisté à la diversion durant tout un épisode, nouveaux paysages, autres personnages…La diversion est un remède pour contrôler une âme affligée, elle peut servir à calmer, à faire oublier une peine qui passe et qui ne revient pas. Est-ce que la diversion peut nous guérir et nous aider à ne pas craindre la mort ? La réponse est non bien sûr car on ne peut pas oublier sa propre mort. Wilson n’a pas réussi à oublier, n’a pas réussi à se calmer, sa peine était une plaie ouverte qui s’agrandissait le long du 8×20, il pleurait dans le bus et ne cachait plus sa peine. Certes, la fuite régularise l’émotion et contrôle son intensité, enfin c’est ce qu’on a ressenti devant l’impassibilité de Wilson au début du 8×20. Mais sa réaction dans le bus est une réaction complètement humaine. Le masque tombe.

Retour alors à notre épisode 8×21 « Holding On » alias « Cinq mois sur terre », mon épisode favori de cette saison 8. C’est donc l’avant-dernier épisode, et dans la dernière soirée de House sur TF1 diffusée le 19 Mars 2013, cet épisode 8×21 était non seulement à la tête de la soirée « spéciale House », mais également à la tête de tous les programmes télé des autres chaines de cette soirée-là avec 7.8 millions de téléspectateurs. Très belles audiences pour un avant-dernier épisode, les américains ont attendu le dernier épisode le 21 Mai dernier pour faire monter en flèche les audiences ! Concernant mes commentaires à propos de la VF, ils ne changeront jamais. J’ai été choqué par le changement complet du sens de certaines répliques dans le 8×22 (que j’ai oublié malheureusement !), ou une traduction pourrie dans le 8×21 du genre Wilson qui, au lieu de dire « S’il te plait », dira en VF « Merci ». Même si on croit que le sens est proche, je trouve scandaleux de ne pas être précis concernant les détails de la traduction. Pire encore, les voix VF. Surtout celles des deux nouvelles. Je préférais que celle qui gueulait à la place de Park ferme son bec ! Insupportable !

Audiences chic, voix VF mauvaises, tons mauvais, traduction pourrie…Tout cela m’a poussé vers le visionnage du 8×21 en VO même si j’ai en tête chaque parole et chaque mouvement (normal pour quelqu’un qui regarde cet épisode obsessionnellement depuis 10 mois !!)…TF1 était LE cauchemar qui, arrivé au pic des émotions du 8×21, vint tout broyer avec sa satanée pub ! Il fallait la VO, au moins quand tu regardes un truc à toi, que tu as téléchargé, sans pub, c’est la garantie de la paix sur terre !

Voilà ma petite intro à propos d’un des meilleurs épisodes de la série House M.D et certainement, le 8×21 appartient à la sphère des épisodes les plus sombres et les plus émouvants de la série. Bonne lecture d’avance de ce que je vais noter et tenter d’analyser sur cinq étapes cette fois.

I. J’ai besoin de toi

Affalé sur son canapé, le pauvre téléspectateur assiste à la fin calamiteuse du 8×20, avec ce long regard sombre et perdu que jetait House vers la caméra ensuite vers Wilson. On ne nous a pas montré la réaction de Wilson car c’était déjà la fin de l’épisode. Rendez-vous le 19 ! Et c’est parti avec le fameux 8×21 qui commence avec l’heure en premier plan, joli clin d’œil à la fin proche de la série surtout qu’on est déjà en avant-dernier épisode ! Se tortillant dans son lit, Wilson avait tout l’air d’avoir passé une triste nuit blanche, son regard en disait d’emblée les résultats du scanner. Il se rendit plus tard chez House, sur le seuil de sa porte. Voyez déjà comment leur amitié est traitée, il n’y avait pas eu un coup de fil à House lui annonçant la décision, pour Wilson c’était important que House le regarda en face pour comprendre qu’il était sérieux. C’était franc, direct, intime. Wilson annonça qu’il arrêtait la chimio après une longue réflexion. Il ne franchit pas le seuil de la porte de House car il connaissait trop ce dernier, et chacun campa sur ses positions comme si le seuil était un fossé séparant les deux amis qui se sont avoué d’un regard qu’ils ne pouvaient pas se séparer dans le 8×20 avec le fameux « je ne peux pas vivre sans toi » implicite ! On apprend qu’il ne reste à Wilson que 5 mois à vivre sur terre s’il refuse la chimio qui prolongerait sa vie.

Je poursuis House. Dès l’annonce de Wilson, toute l’atmosphère était en vrac, tout était lourd, sombre, pesant, triste. Un épisode plus centré sur le Hilson que jamais…Ce qui est intéressant dans cet épisode, c’est surtout les conséquences de la décision de Wilson sur House que je vais étudier surtout dans cette première partie. Plus on avance dans l’épisode, plus tout devient lourd, une lourdeur on ne sait pas quand elle implosera ! Foreman offrit des tickets de hockey en signe de sympathie et de compassion à House, c’était intéressant également de voir comment on traite la relation Foreman-House. Mais House rejeta froidement Foreman, notre docteur grincheux était dans un état pire que celui des autres épisodes !

Refusant la décision de son ami, House usa de stratégies et de plans pour dissuader Wilson. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y’a eu 5 tentatives de la part de House (je ne suis pour rien pour le 5 ! XD). Tentatives mises en lumière, liant les deux amis et les répercussions de la décision de Wilson sur eux et surtout sur House.

La première tentative de House était « tentative propofol ». La fiole du propofol disparue dans le 8×20 réapparait dans cet épisode ! Alors avec cette première tentative, c’était plutôt physique et chimique. Après avoir drogué son ami (lol, méthode housienne), il le mit sous propofol. Le propofol ou l’expérience du néant, c’est quoi la mort ? House rejeta la religion, les croyances et entama une étude scientifique de la mort. Wilson comprit que son ami lui en voulait car il s’était résigné et que discuter de la mort avec House c’était comme parler à un mur. House continua ses théories, à la manière des stoïciens curieux qui voulaient connaître la mort en l’étudiant. Cette première tentative de House était vouée à l’échec, avec un Wilson essayant d’expliquer comment ses propres patients lui avaient ouvert les yeux. Cela donnera une idée au docteur boiteux renvoyé du bureau de son ami, ce qui va conduire direct à la 2ème tentative…

« Le coup de la cafét’ » était la 2ème tentative de House. Machiavéliquement menée, cette tentative était plus douce et tendre avec Wilson. Après une première tentative qui opposa directement House à Wilson, la méthode change. House fit monter un coup plus grand que le premier, moins brutal : il ramena à la cafétéria de PPTH tellement du monde pour que Wilson ne trouve aucune place, apprit à un gamin et à tous ceux qui étaient présents chacun son texte, chacun son rôle, en se passant pour des anciens patients que Wilson leur avait sauvé la vie. Sans compter la petite touche « applaudissements » pour émouvoir le bon téléspectateur…pardon, Wilson. Avouez que vous avez couru ! loooool. Bon, j’avoue que me concernant, j’ai trouvé cela tellement faux et américain que je n’y ai pas cru une seconde. Le but était de faire aimer la vie à Wilson, j’ai trouvé cela très sympa de la part de House. C’était un coup housien, certes tout était faux mais c’était le geste qui compte. Ici, House voulait convaincre son ami de vivre. Pour House, son ami était suicidaire et cela lui était surréel, choquant que son pote se résigne de cette manière. Hors de question ! Dans son coup de la cafét’, Wilson versa sa petite larme devant ses prétendus ex-patients qui lui applaudissaient, mais se rendit vite compte de la supercherie de House et quitta la cafétéria en colère. House tout comme Wilson, refusèrent de changer d’avis. On peut nommer cette « séparation » comme étant une rupture entre les deux, car ils s’évitèrent de se rencontrer ou même, de prononcer le nom de l’un d’eux (Surtout Wilson). Malgré tout, il y’aura une 3ème tentative de la part de House.

La 3ème tentative est la plus brève et la plus traditionnelle, puisqu’il s’agissait du harcèlement téléphonique. Face à cette rupture, House se tourna vers les parents de Wilson en essayant vainement de les contacter. On voit qu’il se soucie énormément de Wilson, qu’il prend soin de rappeler les parents de Wilson en leur laissant ses messages sans réponse, que son ami lui manquait. Il parlait tout le temps de lui plus que dans n’importe quel autre épisode. Cette amitié compte plus pour lui que le boulot, que le cas, que tout. House est vraiment touchant et attachant aussi en affirmant indirectement que c’était lui et lui seul qui se souciait vraiment de Wilson. Personne n’y prêtait attention, y compris les parents de ce dernier. Auparavant, quand House marchait avec ses larbins, il était concentré sur les détails du cas, mais là, il avait l’esprit complètement ailleurs.

Celui  qui va conduire House à la 4ème tentative, c’était Thirteen. Son retour était annoncé implicitement depuis le 8×20. Là vous vous demandez qu’est-ce que c’est que ce résumé à la noix que je fais, relax il s’agit seulement de la 1ère partie ! J’adore Thirteen ici, et je parlerai plus tard d’elle. Après les échecs des 3 tentatives précédentes, House procéda cette fois différemment en faisant une approche réconciliante avec Wilson. Ce dernier, sur ses gardes, méfiant, regarda House qui posa doucement un copieux appât, mi-honnête, mi-machiavélique, au nom de l’amitié qui les réunissait. C’était un appât gobé par Wilson pour la plus grande (et l’ultime ?) tentative de House.

La 5ème et dernière tentative était liée à la réussite de la 4ème tentative alias l’appât. Alors la dernière et cinquième tentative était celle du fameux dîner cauchemardesque vers 8 heures du soir (et zut ! un 8 signifie l’échec !). Après avoir invité Wilson à un dîner tête-à-tête, c’était au départ des moments de nostalgie entre les deux amis, le geste amical de House concernant les oreos symbolisant leur amitié, les éclats de rire (le moment du dîner est le plus joyeux dans cet épisode noir), puis on découvre en même temps que Wilson que c’était un coup monté de la part de House pour embobiner Wilson et l’obliger doucement à accepter la chimio afin de vivre pour lui plus longtemps. On voit quand même à quel point Wilson connait House ! L’année dernière, je ne me suis pas concentré sur l’épisode. « Ah tient, c’est cool ça de passer une soirée sans manipulation pour une fois ! » la honte, c’est comme si je n’avais pas regardé l’épisode !!

House décida de jouer cartes sur table et d’être franc avec Wilson en avouant à ce dernier qu’il avait besoin de lui. On appelle ça une révélation pure et simple. Mais le pire est à venir, Wilson s’emporta et quitta la table après avoir crié comme jamais sur son meilleur ami qui resta seul, le regard perdu comme un chien blessé. La 5ème tentative de House était couronnée par un échec et ses conséquences furent énormes par rapport aux autres tentatives !

Et à ce moment précis, TF1 coupa pour la pub ! Les boules ! Le coup de gueule que j’ai fait !!

II. Un amour gravé dans la mort

Cette deuxième partie transmet l’amour gravé dans la mort entre les deux amis, avec la célèbre scène si intense, si tendre et si riche en émotions dans la voiture.

Wilson finit par fondre en larmes devant son copain dans la voiture. Alors là, cette scène déchire le cœur tellement elle était poignante, je dirais que c’est la scène clef de tout l’épisode. C’est l’implosion de Wilson, criant sa détresse et son désespoir, sa peine et sa colère, sa tristesse et sa frustration face à cette réalité si obscure et sombre qu’il affrontait. Le regard horrifié et terrassé de House face au désespoir de son ami en disait long, c’était un pur moment hilsonnien terriblement triste mais tellement beau. La dualité ombre (voiture) et lumière (dîner) est très intéressante ici, on passe d’une humeur à une autre, d’un état à son paradoxe. Les effets techniques ont un réel succès, alors que dire du figement de la caméra sur les traits du visage de Wilson nous transmettant sa peine, partagée par House avec son mutisme et son regard perdu ?

C’était un excellent photogramme et une excellente scène chargée d’amour et de frustration. Wilson était peiné de voir que c’était déjà la fin de sa vie, il était peiné de voir que c’était aussi la fin d’une si belle amitié qui le liait à House, il pleurait toute sa rage face à cette séparation entre lui et la personne qu’il chérissait le plus à cause de sa décision, mais aussi face à la fatalité humaine, l’injustice et la cruauté du destin. Dans cette scène intense et saisissante, il avoua à House son grand besoin de lui (note : Wilson a répété « j’ai besoin » 5 fois !) mais bien plus, qu’il l’aimait (en demandant à House de lui dire qu’il l’aimait car il en avait besoin cela veut dire qu’il aimait House à son tour !). Cette scène met en lumière l’être humain écartelé entre son sort et ce qu’il aime. Bref, une très très belle relation d’amitié qu’on voit à l’état pur, telle qu’elle est. Sur-le-champ, les yeux de House étaient devenus larmoyants et rouges et, ému, bouleversé, il s’était retenu difficilement de pleurer à son tour. Les deux amis, fusionnés dans le 8×20, souffraient tous les deux. Sensibles et fragiles, sans masque dans le 8×21, c’est très rare qu’on nous montre House avec Wilson dans des pareilles situations ! Vraiment, chapeau à Hugh Laurie et à Robert Sean Leonard pour une si belle prestation…

Autre chose que j’aimerais souligner, c’est que House était sorti de la voiture en signe de refus de la résignation et de la décision de son pote. C’était un grand moment qui ne l’avait pas laissé si indifférent que ça…même s’il avait refusé de dire « je t’aime », il avait failli le dire !

J’ajoute un petit commentaire concernant la symbolique de la voiture de Wilson. Si dans l’épisode précédent la voiture flambant neuve de Wilson filait à toute vitesse symbolisant toute une fuite, ici c’est la voiture de Wilson grise, sombre et en arrêt. Ce figement symbolise la résignation de Wilson, l’attente de la mort. Mieux encore, la voiture de Wilson n’est pas ici une décapotable, mais plutôt un espace fermé ce qui indique plus d’intimité (même si ça me rappelle le fameux corbillard du 8×20). La scène de la voiture est une scène d’une extrême intimité entre les deux amis, qui a été traitée avec une grande pudeur scénaristique. Si on conclut une chose, c’est que House et Wilson ont chacun leur côté stoïque, refusant le malheur. La fuite n’est pas le bonheur, même si elle est une réaction instinctive. Et si Wilson renonce à la fuite, c’est parce qu’elle ne le protège pas et qu’elle est nulle. En fin de compte, la confrontation à la mort reste la seule option, et la force de l’être humain face à la mort c’est d’avouer sa faiblesse, sa peur devant la mort. C’est ce qu’on a vu provenant de Wilson.

Bref, la dernière tentative de House (le dîner) qui finit par la scène de la voiture laissera des grosses répercussions sur les deux amis puisque chacun d’eux se posera des questions sur l’attitude de l’autre et auront besoin de réponses. Chacun d’eux étant face à l’autre, mais le seuil de la porte les séparait. Chacun était d’un côté.

III. Six pour un

Venons maintenant au jeu infernal des chiffres qu’on remarque depuis le début de la saison 8. Il n’y a pas un seul épisode sans une petite allusion à certains chiffres qui se répètent tout le temps, j’ai d’ailleurs parlé de ça juste un peu dans ma review du 8×16. Dans cette ancienne review, j’ai noté la répétition des chiffres suivants : 2, 5, 8, 10 mais il y’avait deux autres chiffres d’une grande importance. Il s’agissait des chiffres 1 et 20. Oh que si ! Si le 1 était dans la symbolique de la solitude, d’une chance, d’un patient, le chiffre 20 alias « le chiffre en hibernation » était présent depuis le 8×01. Si vous vous rappelez du titre du 8×01 en VO, c’était « Twenty Vicodin » et ce même chiffre sera répété à chaque fois que House regardera ses pilules (répété par la suite surtout dans la grande finale, à 3 reprises dans le 8×20 et de même dans le 8×21). Le chiffre 20 est intimement lié non seulement à la carrière de Wilson, mais il symbolise sa vie et son amitié avec House. Le fait de répéter le 20 trois fois signifie que c’est la fin de tout. Quant au chiffre 10, il pouvait être le symbole de Chase dans un épisode à la Chase, mais si on le retrouve dans un épisode complètement Hilson alors ce 10 n’est pas un 10, peut-être un certain 6+4 ? Vous connaissez bien entendu les chiffres 8 et 5, connus sous « les chiffres maudits » en particulier le 5, chiffre de la mort, qui s’est répété entre 8 et 10 fois rien que dans cet épisode du 8×21. A ce propos, j’ai remarqué un truc de ouf concernant la répétition des noms de House et de Wilson. En fait, plus ils s’éloignaient l’un de l’autre, plus leurs noms revenaient en force. Face à la mort, ce couple est plus qu’attachant : la répétition du nom de House est du même nombre que celui de Wilson, à savoir 16 fois !! Ce n’est pas fini : on additionne les deux 16 et on tombe sur un 32. Ou bien…3+2=5. Voyez comment le chiffre 5 s‘infiltre partout ! La répétition du chiffre 2 symbolise une fin à deux, une symbiose entre deux personnages..

Je vous ai promis de parler de chiffres, alors…Additionnez tous les chiffres que je vous ai donné c’est-à-dire 1+2+5+8+10+20 et je vous laisse deviner sur quoi vous allez tomber ! C’est 46, l’âge de Wilson annoncé dès le début de cet épisode avec House. Et oui, l’âge de Wilson se répétait implicitement grâce à ces 6 chiffres, je suis tombé dessus en analysant les épisodes précédant le 8×16. Regardez l’âge de Wilson se répétant d’une autre manière dans ce 8×21 : le mot « friend » (ami) s’est répété 6 fois et le mot « friends » (amis) s’est répété 4 fois. Je vous laisse jouer ! Cette insistance sur l’amitié nous montre que ce qui se passe est une épreuve pour le Hilson, une vérification de la résistance de leur amitié et de sa solidité face à la mort..

A vrai dire, je comptais vous parler du chiffre 46 surtout lors du 8×19, mais je voulais tout laisser pour cet épisode qui dévoile tout ! L’âge de Wilson s’est répété à 2 reprises dans le 8×19, la première fois en annonçant l’âge d’une patiente (64 ans, je vous laisse inverser !), la deuxième fois en annonçant les statistiques de survie, vous vous en rappelez ? Il suffit d’ajouter la petite chance 1% avec les statistiques manquantes : 70% (il manque 30%), 89% (il manque 11%) et 96% (il manque 4%) et je vous laisse calculer pour tomber sur un chiffre familier !

La plupart des chiffres se mêlent avec les évènements des derniers épisodes surtout, permettant ainsi de mettre l’accent sur ce côté noir et tragique de la fin de la série.

Entre chiffres et émotions, le Hilson touche non seulement House et Wilson, mais PPTH et le cas !

IV. Deux frères

Sacrées 3 premières parties parsemées par la répétition du chiffre 5 ! Je vais bien entendu évoquer d’autres points dans cette 4ème partie, mais il faudra souligner le fait que cette partie dédiée au cas commence aussi par la répétition du chiffre 5 ! D’emblée, on commence par l’entrainement du patient où les chiffres se répétaient à 5 reprises !

Le patient, un jeune homme d’une vingtaine d’années, fut admis à l’hôpital pour vertiges et saignement du nez inexpliqués. Comme d’habitude dans ce final, c’était Foreman qui avait chargé l’équipe de House de ce cas afin de continuer le plus normalement possible. Le seul hic, c’est que House s’en foutait royalement, ne parlant que de Wilson et ne pensant qu’à lui, tout le long de l’épisode, un épisode ayant une atmosphère tendue chargée en émotions, lourde et profonde…

Alors, avec ce cas très symbolique, on aborde la thématique de la fraternité de très près, une thématique déjà abordée durant la saison 8, mais on peut dire que cet épisode est l’apothéose en quelques sortes ! Souffrant de ne pas avoir fait le deuil de son frère (ça me rappelle le 8×07 avec la fille qui n’a pas pu faire le deuil de son père), Derrick n’est pas vraiment un jeune lié à la vie. Le fait qu’il entend la voix de Christopher, son défunt frère, dans sa tête était sa seule raison de vivre. Très vite, toute l’équipe était intéressée par cette histoire de voix qu’écoutait le patient. Malgré les tensions que suscitait le Hilson au sein même de l’hôpital, seul Taub réussit à stabiliser l’équipe pour se concentrer sur le patient. Le cas pour Taub était primordial que les problèmes privés de House, chose qui est plutôt intéressante ! On a un nouveau Taub, le 8×16 a drôlement de l’effet…

Le cas relatait l’histoire du Hilson, on voit bien le parallèle du cas avec ce qu’endurait notre tandem de choc, si je prends l’exemple de la thématique de l’oreille. Si on se rappelle bien, House avait déjà fait un clin d’œil à une oreille coupée lors du 8×20. Cette thématique de l’oreille atteint le summum dans le 8×21 « Holding On », avec la voix qu’entendait le patient qui s’était avérée celle de son frère décédé il y’a 10 ans, Christopher. Voilà ce qui lui était resté de son frère, vu que la mère avait fait disparaitre tout ce qui pouvait lui rappeler Christopher.

Le long de l’épisode, la concentration sur la voix et l’oreille se renforce. Mais qu’est-ce que cela voudrait dire ? Encore plus, on assiste à la répétition de « brother » (frère) à 9 reprises dans cet épisode ce qui insiste encore plus sur cette thématique de la fraternité, et s’il y’a une chose plus troublante c’est la répétition de « Christopher » à 5 reprises, ce qui peut nous rappeler le 8×20 dans lequel « Wilson » s’est répété 5 fois. Ce cas est donc, un cas-miroir de House, de Wilson, du Hilson, et bien sûr du patient ! (le C de Christopher peut renvoyer au cancer, le D de Derrick à la mort « Death »).

Le cas est un reflet de toute la vie de Wilson qui défile, quand je dis « vie » je vise la vie professionnelle de Wilson, sa carrière, avec cette répétition sous-jacente du chiffre 20 (propofol-Wilson-Foreman). C’est également la longévité de cette amitié entre les deux hommes. Le bouquet, c’est que Derrick tenta le suicide à la fin, de quoi mettre House hors de lui ! Assister à la décision du « suicide » de son ami c’était déjà pénible à supporter, alors que dire de ce patient qui est tout un symbole de Wilson refusant à son tour la vie ! Ce patient reflète les idées suicidaires des deux amis.  Je m’étalerai plus tard concernant House. Deuxième fois dans l’épisode que le mot suicide réapparait, coïncidence ? Pas vraiment…C’est encore une référence au suicide plus nette qu’au 8×19 et au 8×20.

Retour à cette histoire d’oreille et plus précisément de voix. Si Derrick, le patient limite schizophrène, pouvait entendre une voix dans sa tête depuis la mort de son frère, ne peut-on pas dire qu’il en est de même pour le Hilson ? On sait depuis longtemps que Wilson a été toujours la conscience de House, et ce dernier l’écoutait toujours…Cependant, dans cet épisode, House refusa d’écouter Wilson ce qui laissa une ambiance électrique et houleuse non seulement entre les deux, mais dans l’hôpital. House se retrouva plus qu’impliqué dans un cas duquel il s’était désintéressé. Ce désaccord déchirant est le plus violent dans toute l’histoire du Hilson, basée sur l’accord et l’acceptation de l’autre tel qu’il est. Dans le 8×20, Wilson n’écoutait pas House, ici c’est l’effet inverse.

Derrick symbolise House aussi, avec son grand « NON » face à sa séparation de son « frère », Derrick et House ne voulaient surtout pas perdre des êtres chers. En fait, à l’image de sa mère, le patient n’avait pas fait le deuil de son frère Christopher. Alors il s’agrippe à une vieille photo et à des symptômes tentant de nouer un lien avec son frère disparu. C’est triste et peinant de voir ce cas où les souffrances psychologiques se mélangent avec les souffrances physiques.  Derrick qui écoutait son frère reflétait House qui écoutait son « frère ». Et c’est vrai qu’on peut considérer Wilson comme frère de House, ne sont-ils pas des « frères siamois » ?

A vrai dire, les thématiques de l’oreille et du chiffre 5 ne sont pas vraiment nouvelles ! En réalité, ces deux thématiques étaient déjà présentes lors du final de la saison 4. On se rappelle très bien cette oreille ensanglantée de House le long du 4×15 et on se demande pourquoi avoir choisi l’oreille droite ? Quel était le sens ? En fait, le véritable sens de l’oreille ensanglantée de House dans le 4×15 c’était qu’il refusait d’écouter son subconscient. Le chiffre 5 était présent timidement, mais le plus flagrant était l’oreille. Dans le 8×21, on retrouve l’oreille droite même si les symptômes avaient changé, avec l’oreille du patient, son cerveau qui entend une voix, et House qui refuse d’écouter son ami, sa conscience, pour la première fois. Dans le 8×20, Wilson refusa d’écouter House alias son subconscient. J’ai jugé intéressant de m’immiscer un peu dans cette histoire d’oreille…

Bref, la mère et le patient sont symbolisés par House. C’est House qui n’accepte pas la décision de Wilson, c’est House qui souffre à l’idée de la fin, c’est House qui veut que son frère reste avec lui, refusant l’idée de la mort. Wilson compte beaucoup pour lui plus qu’il ne le pensait. Le duo mère/patient est le reflet de l’acceptation et de la résignation de House et de Wilson face au sort, même si Wilson était déjà résigné depuis le début de cet épisode. Vers la fin de l’épisode, Derrick et sa mère feront le deuil de Christopher en regardant les photos qui restent de lui. Presqu’au même moment, House admettait sa résignation face à la mort évidente, par amitié pour Wilson. Beaucoup se sont posé des questions du genre : Mais que va-t-il rester comme souvenir à House ? Des photos, je ne le pense pas, de l’amour, beaucoup !

V. Le seuil de la vérité

Face à la confrontation symbolique entre les deux frères siamois House et Wilson, une confrontation par amour, une confrontation que menait Wilson vis-à-vis de la mort, vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis de House, les autres personnages ne sont pas restés les bras croisés devant la souffrance du Hilson qui formait le nombril de cet épisode. A vrai dire, le Hilson était le fil rouge de la série et en particulier de cette dernière saison 8. On sent que toute la saison 8 était destinée à ce grand final !

L’année dernière, j’avais parlé dans un commentaire à chaud du rôle des « missionnaires ». Je vais aborder encore ce point peut-être plus profondément.

La confrontation avec la fatalité ne regarde pas uniquement Wilson, mais aussi House. Ce tandem de choc libère des ondes nucléaires autour de lui, plus que les relations avec les femmes ! Bref, se trouvant devant ce duo écartelé entre s’éviter la souffrance et éviter de faire souffrir l’autre, l’équipe de House ainsi que Foreman et Thirteen furent d’un grand secours en apportant leurs conseils et leurs avis. (5 missionnaires, j’adore ce 5 harceleur MDR)

Ce fut Adams qui ouvrit le bal avec son conseil à deux balles, à savoir de laisser mourir son pote dans la dignité. House n’avait jamais trouvé la mort digne, mais plutôt indigne et cruelle et ce, quoi que fussent les circonstances de la mort. C’était donc facile pour House de rejeter les propos absurdes de la missionnaire Adams.

Park eut plus de chance qu’Adams puisqu’elle donna à son boss un bon coup de canne au crâne (clin d’œil au 8×02 quand elle avoua avoir frappé son patron !) lorsqu’il tenta de tuer son patient. Pour elle, la quête de la vérité peut n’aboutir à rien, elle peut être nulle. La VF est une horreur, je ne vous fais pas de dessin concernant la voix VF de Park qui meuglait sans la moindre émotion. Les propos de Park trouvèrent écho dans House qui entama lentement et silencieusement une remise en question le concernant ainsi que Wilson. La canne ici avait un rôle capital !

Son retour était annoncé implicitement depuis le 8×20, il s’agit du retour de « la fille prodigue » comme l’annonça Thirteen en souriant, devant House. Alors Thirteen a eu une double mission, ayant pour but de réconcilier House et Wilson. Ces derniers avaient besoin que quelqu’un les écoute. Elle discuta avec Wilson dans un resto loin de PPTH (et donc de House). Beaucoup, mais beaucoup de fans ont apprécié son retour mais se disent déçus car ils croyaient que Thirteen était venue pour boucler la boucle de son histoire. Pourquoi tant d’acharnement et d’incompréhension surtout que le personnage de Thirteen avait bouclé son histoire lors du 8×03 ? Pourquoi ne pas se rendre compte que le retour de Thirteen dans un final Halone-Hilson était lié à cette querelle « amoureuse » que personne ne pouvait surmonter ? Thirteen apparait épanouie, dommage pour les cheveux (lol) et son retour était comme étant une « missionnaire » mais aussi, comme une amie, un pont entre la vie et la mort, un réconfort. Wilson, essayant de noyer son chagrin dans l’alcool, parla de la vie et de la mort avec Thirteen. Il tentait aussi de sonder Thirteen car elle était également condamnée. « Quand ça va s’arrêter d’être surréel ? » lui demanda t-il. La réponse de Thirteen sous la forme de blague, voulait dire qu’on ne s’habituera jamais à cette situation. Mais dès qu’elle parla de House implicitement, Wilson s’empressa de mettre une bouteille de bière dans la bouche pour éviter de parler de lui, le regard courroucé et noir. Ouille ! Ça c’est mauvais signe !

Thirteen retrouva House devant une suite de chimio dans laquelle un patient était dans un sale état. Le regard fixe de House sur le patient devint étonné devant une Thirteen malade certes, mais épanouie. Elle révéla qu’elle avait parlé avec Wilson, et entama une discussion avec House à propos de l’amitié, de la loyauté, du respect, de la générosité et de l’amour. C’était intéressant de voir comment Thirteen comprenait le raisonnement de son ex-patron, et lui donna suffisamment d’arguments pour qu’il décide de se rapprocher de son meilleur ami.

Après le passage de Thirteen, vint celui du missionnaire Taub ! J’adore Taub particulièrement dans cet épisode, il avait assuré en devenant presqu’un chef vu les circonstances. Il ne s’est pas arrêté de répéter à House qu’il ne fallait pas abandonner Wilson, ensuite il courut dans les couloirs de l’hôpital en répétant encore et encore la décision de Wilson d’en finir avec la souffrance. House, remonté et frustré explosa ! Alors là on assiste à la formidable scène de « life is pain ! » (La vie est douleur !), c’est une explosion de la peine de House, de toute sa frustration cumulée le long de l’épisode. C’était vraiment un grand et saisissant moment clouant le téléspectateur dans son canapé, voir House démuni comme ça, hurlant toute sa douleur et toute sa souffrance dans les couloirs de PPTH face à Taub. Il fit même une allusion au suicide et avoue qu’il avait envisagé de mettre fin à ses jours, bref c’était un moment inouï, sublime ! Le regard de compassion de Taub, chargé en émotions en disait long en regardant son patron s’éloigner après avoir crié sa détresse et son désarroi. Juste ciel, comme j’adore cette scène ! Je dois souligner que les phrases hachées de House face à Taub étaient du nombre de 5 ! (ce chiffre vous dit certainement quelque chose…). Cette scène rejoint la scène de la voiture côté intensité. Ça va Taub ? La décharge n’était pas énorme ? Et quelle décharge !

Le cinquième et dernier « missionnaire » était Foreman, mais il avait discuté uniquement avec Wilson. J’adore Foreman dans ce final ! Wilson, face à Foreman, lui dit que House n’était pas son enfant (tient, la thématique de la paternité !) et qu’il ne pouvait pas être responsable de son bonheur. Pourtant, Wilson savait que ce qu’il disait était erroné. House et Wilson se complètent et chacun fait le bonheur de l’autre ! Foreman l’aida à ouvrir les yeux sur l’importance de cette amitié pour House en insistant que la vie est sacrifices pour ceux qu’on aime. Cette réplique de Foreman laissera Wilson se remettre en question.

Inutile de dire qu’avec des missionnaires pareils, ça va crever le plafond ! Entre chaque missionnaire, la tension avait monté d’un cran, et l’implosion que redoutait Taub le pessimiste était au rendez-vous ! Juste au moment même où Wilson était en pleurs dans sa voiture, accompagné de House. On voit le parallèle ici. En fait, l’implosion de Wilson dans sa voiture était accompagnée de l’implosion de House d’une autre manière très symbolique : il s’agit de l’effondrement du plafond sur la machine d’IRM ainsi que sur Park, Adams et le patient. C’était un déluge de colère et de larmes qui s’était abattu sur eux, mais pourquoi dans cet endroit précisément (machine d’IRM) ?

La machine d’IRM est tout un symbole dans la saison 8. Si vous avez regardé par exemple le fameux 8×02, où les deux amis en froid s’étaient réunis près de cette machine, où House avoua cash à Wilson qu’il tenait à lui comme une déclaration d’amour sous-jacente. Pourquoi Wilson lui ferait subir des telles souffrances s’il l’aimait ?

Pour les nouvelles, c’était comme un baptême. Elles furent baptisées à la manière housienne face à l’humeur de leur patron. Les répercussions de la décision de Wilson sur House furent grandioses ! La lourdeur présente dans l’épisode fut comme un abcès doublement crevé.

Pourtant, le fait d’avoir crié sa peine sur Taub, saboter la plomberie de l’hôpital avec des tickets de hockey pour avoir comme résultat un joli trou dans le plafond, ne suffisait pas à House. Après avoir guéri le patient, il apprit de la part de Park que Derrick avait tenté de se suicider, c’est là que House était devenu furax, et tenta de tuer le patient pour de vrai (House avait complètement pété les plombs). Pourquoi cette manie de suicide ? Voyant Wilson symbolisé par le patient, House l’étrangla en lui criant dessus : « Reste en vie ! », j’ai bien dit « criant », Atkine ! Mais qu’est-ce que c’est que ce ton que tu as choisi ? Hugh Laurie hurlait, Atkine ! C’était une scène superbe gâchée par ce mauvais ton que tu as utilisé.

Très belle scène où on nous dévoile un House mis à nu, vulnérable, sensible, blessé, perdu, sans le moindre repère, gérant très mal sa douleur. C’était extrêmement triste de constater le degré de désespoir qu’avait atteint House. Le fait de refouler la douleur n’a fait qu’empirer la souffrance pour House qui trouva dans la plomberie un exutoire cathartique de ce qu’il ressentait. Il goba de la Vicodin pour masquer sa douleur en vain…Bref, le point culminant de cet épisode était cette souffrance et cet amour, une souffrance reflétée par les notes tristes du piano et les gros plans sur House et Wilson, chacun voué à lui-même, séparés, ce qui augmente encore plus l’intensité dramatique avec le Halone. La dualité du couple mort /amour est très flagrante avec les regards, les silences chargés, et certaines répétitions. Par exemple, on note la répétition du mot « amour » 2 fois et celle du champ lexical de la mort 13 fois. Voici le chiffre 13 qui se répète pour la 2ème fois après le 8×20, mais ici il désigne directement la mort et incarne le stéréotype du « chiffre maudit ».  Je pense qu’on a assez de preuves qui font de cet épisode l’épisode le plus noir et le plus pessimiste.

L’explosion et l’implosion de House ainsi que le défilé des « missionnaires » en particulier Park, firent House réfléchir, se remettre en question. D’ailleurs on peut interpréter cette remise en question comme un clin d’œil à la plus grande introspection de House lors du 8×22.

Au même moment, Wilson, toujours en colère, faisait le point sur ce qu’il avait dit, pesa le pour et le contre depuis la réplique de Foreman. C’est lorsque son regard tomba sur les oreos, symbole de son amitié avec House, que sa colère se dissipa en une fraction de seconde !

Vint le moment où Wilson se retrouve pour la 2ème fois sur le seuil de la porte de House, face-à-face à ce dernier, et lui annonça qu’il avait décidé de changer d’avis pour lui. House, extrêmement apaisé et serein, refusa. Il avança des arguments suffisamment nets et convaincants démontrant qu’il était résigné à la première décision de son ami et qu’il était lucide et clair. Les échanges après entre les deux furent beaucoup plus silencieux, doux, intimes et beaucoup plus détendus, chacun acceptait l’autre tel qu’il était, avec la chute finale « je ne vais pas te dire « je t’aime » » de la part de House (ce qui veut dire un grand « je t’aime » !). J’aime bien le jeu scénaristique du seuil de la porte de House ! Au début de l’épisode, il n’a pas été franchi par Wilson, c’était le seuil qui séparait les deux amis. A la fin, Wilson franchit symboliquement le seuil comme un retour à leur amitié après la résignation et l’acceptation de House. On peut interpréter cette résignation comme un sacrifice pour l’amitié. Et concernant le seuil de House, il était à la fois signe de la discorde et de la réunion. Réunis dans leur amitié, l’appartement de House était devenu symbole de l’amitié et du partage entre les deux. On peut conclure que le sentiment de lourdeur de l’épisode était dû au non-dit et à la frustration refoulée.

Le problème avec tout cela, c’est que le bon téléspectateur est tellement tourmenté et accaparé par le Hilson et sa souffrance qu’il oublie un truc : les conséquences de la bêtise de House lors de son implosion, vu qu’il avait très mal géré la situation douloureuse. Il fallait, comme d’habitude, une douche froide ! Cette douche s’appelait « l’huissier de l’hôpital » qui interrompit les « frères siamois » qui cherchaient sur le net un lieu d’excursion à eux seuls. Mais tomber sur une montagne de 8000 pieds (chiffre 8, ça c’est moche à moins que ce soit une métaphore de toute la série) et sur un huissier accompagné de Foreman ayant une tête d’enterrement, il y’a de quoi flipper !

Et VLAN ! Jolie gifle au téléspectateur qui ne se doutait pas que la thématique de la liberté allait revenir de plein fouet, la prison, 6 mois, House se retrouve enchaîné de nouveau, juste au moment où son copain avait besoin de lui. Les deux amis choqués s’échangèrent les regards à 5 reprises dans un silence morbide. J’avoue que je ne m’attendais pas à l’époque à un coup pareil ! Notre couple « d’amants maudits » rencontre des obstacles pour rester ensemble. Le jeu de ces deux acteurs est vraiment époustouflant, qui met l’alchimie de House et de Wilson en lumière…Cette dernière séquence de l’épisode est une transition vers le dernier épisode de la série : le 8×22.

Voilà donc ma review du 8×21. J’étais super content du retour du piano (triste, j’adore !), de la qualité de cet épisode, de la présence de toutes les thématiques abordées dans la saison 8 et surtout la thématique du tiraillement, tous les chiffres, dans cet épisode du chiffre 5 par excellence ! N’hésitez pas à me laisser des commentaires pour ma plus longue review et merci de votre lecture.

 
 

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