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Archives de Catégorie: House MD Saison 8

Dernière soirée de House sur TF1

Attention, le programme est super pour ce soir: on aura la diffusion du 8×21, du 8×22, du 4×01, du 4×15 et du 4×16 pour clore cette soirée! En somme, une grande soirée House attend les fans sur TF1, comme un grand au revoir à la série. Bons épisodes choisis. Voici le programme tv:

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House – Review du 8×20

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Le 12 Mars 2013 fut diffusé le 20ème épisode de la saison 8, la dernière saison de House M.D. Cet épisode 8×20 « Post Mortem »avait récolté l’audience de 6 millions de téléspectateurs. Dieu merci, le titre de cet épisode est le même qu’en VO, c’est d’ailleurs le seul titre qui n’a pas été changé ou traduit. Bien entendu, je ne vais pas pouvoir vous décrire mon état en regardant la VF car la traduction était tellement nulle et exaspérante. Pourtant, je me prépare chaque mardi psychologiquement pour accuser le coup, et ça ne passe pas !

Je vous écris cette review avant la diffusion de la dernière soirée de House le 19/3/2013 qui comportera le 8×21 et le 8×22, je me suis dit de prendre tout mon temps pour ces 3 dernières reviews…

Avant de parler de ce 8×20, revenons en arrière et plus précisément au 8×19. Nous avons assisté à ce fameux huis clos de House avec son ami Wilson, lui venant en aide, lui proposant tout, nous avons également assisté à des moments douloureux lors de la chimio de Wilson, où cette douleur de la Pietà était gravée sur les visages des deux amis, plus solidaires que jamais. Le photogramme était impressionnant, et la mise en lumière des détails du visage où se dessinaient les rides de la douleur et de l’émotion, bref beaucoup de détails techniques nous ont offert un spectacle moribond, triste, émotionnel, joyeux lié à l’état d’âme des deux amis. Ce photogramme (gros plan) habilement utilisé par Hugh Laurie sera utilisé dans les épisodes restants, mais sans que ce soit d’une manière aussi minutieuse et aussi précise. Le jeu des acteurs se combine toujours avec l’effet technique, et cet effet technique est très net dans cet arc final où les deux acteurs RSL et HL auront les visages mis en lumière.

Après cette douleur partagée dans le noir du 8×19, ce 8×20 est très différent dans le sens où le cadre spatial change, on est loin de PPTH, de l’appartement sombre de House. Changement de décor, changement d’environnement ainsi qu’un changement de visages et d’état. Ce qui permet non seulement aux deux amis de prendre un grand bol d’air après le 8×19, mais cela permet aussi au téléspectateur de souffler un peu dans cette finale noire, et de concevoir cet épisode 8×20 comme une sorte de pause avant les deux derniers épisodes de House.  Bref, un épisode intéressant que je vous invite à découvrir à travers cette review ! Bonne lecture de cette autopsie !

I. Kyle

Après l’annonce du 8×18, l’affreuse cure du 8×19, il était plutôt logique que ce 8×20 soit l’épisode de la fuite. Cet épisode est d’autant plus profond et touchant que le 8×19, même si le 8×19 est excellent, ce 8×20 est bâti sur le symbolisme, le silence et les regards qui en disent long. L’attente du résultat est plus terrifiante qu’elle en a l’air car elle décidait du sort de Wilson. Se refugier dans l’oubli et la fuite, telle était la décision de Wilson qui emmena son ami avec lui. Inséparables, le couple d’amis prend un nouvel itinéraire.

Qui dit symbolisme, je lève la main ! Je sens que je vais aimer cet épisode léger en apparence, mais tellement chargé en signes ! (et en chiffres, vous allez être servis !)

« Kyle » le titre de cette partie est une façon un peu gentille pour dire « La fuite ». Nous avons un nouveau Wilson un peu housien, qui décida de mettre un grain de folie dans sa vie, qui entre avec une voiture de luxe rouge et annonce qu’elle lui avait coûté 75.000$. Un petit arrêt pour rappeler qu’au théâtre, le rouge symbolise toujours le noir et la mort, et le prix de la voiture fait penser aux 75% de chances de la survie de Wilson, annoncés dans le 8×19. Dès le début, ça commence visiblement mal…Enfin bref, je ne vais pas prendre chaque indice et en parler mais je vais me concentrer sur cette dualité de la fuite et de la traque, de la mort et de la vie.

Ce qui est intéressant, c’est le masque du déni que portait Wilson le long de cet épisode. Il ne pouvait cependant pas s’éloigner de son ami et avait besoin de lui psychologiquement, voilà la raison pour laquelle Wilson emmena House avec lui. Le déni de Wilson est sous plusieurs formes, comme le fait de vouloir agir comme Kyle Calloway, un footballeur américain qui n’était pas né à l’époque de la jeunesse de Wilson, mais les scénaristes ont voulu donner son exemple puisqu’il est d’actualité (j’avoue que j’ai très mal apprécié cela). Puisqu’on parle de Kyle…Mais bon sang quelle mouche a piqué les français pour changer l’exemple de Kyle Calloway à Juan Manuel Fangio l’argentin ! (pour info, Fangio est décédé en 2005 et il adorait les voitures de course). Rien n’explique ce changement ! On respecte la VO ! Non mais, purée le coup de gueule que j’ai poussé ce soir-là devant mon écran !

Je disais ? Ah oui, le masque du déni. Wilson était en plein déni en rejetant soi-même, en se passant comme étant Kyle le fonceur et non le passif qu’était Wilson, attendant son résultat. Kyle lui permettait d’oublier l’ombre de la mort qui le pourchassait et de foncer à toute vitesse, à l’image de la voiture fonceuse qu’il conduisait maladroitement, et qui reflétait toute la psychologie de Wilson qui rejetait ce qui lui arrivait en allant jusqu’à rejeter soi-même. On avait l’impression que Wilson rejetait même son ami en préférant être Kyle, vivant  100 à l’heure, heureux, indifférent, égoïste, qui se fait plaisir, insouciant, narcissique…tout le contraire de Wilson !

Cette fuite, ce galop incessant reflétait aussi l’insistance sur le temps durant cet épisode. J’ai relevé 36 répétitions des mots qui ont un lien avec le temps comme « heure(s), temps, minutes, secondes… », cette insistance temporelle est comme un rappel d’un compte à rebours concernant non seulement le jour du scanner, mais également la vie de Wilson. C’est une sorte de suspense ! Le plus gros clin d’œil à la fuite du temps c’est la montre de Wilson, mais également celle de House..Nous sommes en finale, ça mérite un compte à rebours non ? Le compte à rebours dans le restaurant « Big one » est un symbole de tout cela.

Wilson préféra se réfugier ainsi dans son passé, loin d’un douloureux présent et d’un futur terrifiant. Choisissant une position fœtale, (c’est une métaphore pour dire se replier sur soi !) Wilson fonce avec House loin du cauchemar qu’il avait vécu (8×19) et qu’il vit toujours. J’adore quand ces deux-là partent en promenade, certains épisodes étaient superbes comme le 5×04 ou même le 6×07. A chaque fois, leur amitié est beaucoup plus mise en lumière.

Si vous me demanderez quel était vraiment le plaisir de Wilson dans ce 8×20 ? Faire un plan à 3 ? Foncer l’adrénaline à fond avec une superbe voiture ? Faire le con en mangeant tout et n’importe quoi ? Je dirais que même se faire plaisir était temporaire, et qu’il y’avait toujours  ce regard sombre et terrifié que seul House comprenait. Le seul plaisir était d’être loin des autres, juste avec son copain.

La traque était terrible : à chaque fois que Wilson avançait sur son itinéraire de vie en tentant de se faire plaisir et d’oublier, il y’a toujours quelqu’un ou quelque chose qui vient lui rappeler son cancer et même pire. Un épisode qui commence par une femme qui décède à 8h 32 ne peut pas être une coïncidence. On commence par un chiffre qui nous rappelle l’échec et la fin (8) et le 5 (3+2). Le vomi, parler du cancer pour coucher avec 2 femmes, le corbillard, le faux crâne chauve, l’accident, le bus, l’attente, la vieille femme…Tous des indices visuels qui nous font repenser à la maladie de Wilson et son impuissance face au verdict imminent à propos de son sort.

Les moments marrants dans la voiture et les répliques tordantes de House et de Wilson nous offrent une amitié sous un nouveau jour. House était là à épauler son ami, il ne cacha pas sa joie quand Wilson mangea comme un porc le big one et il y’a eu à ce moment une accolade amicale entre eux comme étant un message réconfortant et encourageant. On ne voit pas dans les autres road trips de House et de Wilson cela, je trouve que c’est très travaillé sur le non-dit ce qui rend cet épisode plus profond qu’il en a l’air. Kyle est un personnage, Kyle est un masque pour refouler une peur que Wilson peine à dissimuler, Kyle est le symbole de la fuite tout court ! L’amour de la jeunesse était une excuse pour s’éloigner.

Ah, la fuite…symbolisée par la voiture rouge de Wilson ! Pourtant, si je prends la voiture à elle seule, elle ne symbolise pas uniquement la fuite, mais aussi la mort, la vie, le déni et la vitesse du temps qui passe…Ici donc on a une fuite de son présent en se réfugiant dans son passé, et pourtant il est impossible de fuir soi-même, de fuir la réalité, de fuir le destin. Telle est la tragédie humaine…

On ne peut pas passer non plus devant cette décapotable filante avec House et Wilson à l’intérieur, sans penser à une scène presque similaire dans le 8×21, celle de la véritable voiture de Wilson en arrêt, symbolisant l’acceptation et la résignation, le tout dans un espace plus intime et plus fermé.

De même, certains chiffres se répètent incessamment qui renforcent ce côté tragique des choses, comme la répétition de « Wilson » et « cancer » à 5 reprises. Le chiffre maudit en question se répète à 9 reprises mais l’important était sans doute la flagrante apparition dans cet épisode du chiffre 3, regardez comment il se répète « 3 jours, 3 chambres, 3 secondes, plan à 3, 3 voitures, 3 heures, 300, essayer 3 fois d’appeler House et Wilson, 3 ans… » le chiffre 3 est répété sans cesse, bien sûr qu’il peut rappeler les fameux 3 coups de théâtre, mais surtout les 3 coups finaux. Les 3 coups de début ont commencé dans le 8×16. Les épisodes 8×17, 8×18 et 8×19 furent un grand tournant qui apparait plus nettement dans le 8×18 et le 8×19. Le chiffre 3 incarne plus un rôle morbide, voilà pourquoi il est en harmonie avec le 5 ! D’ailleurs, en les additionnant, on retrouve un certain chiffre 8..comme quoi !

Dans le 8×19, on trouve un clin d’œil à ce chiffre 3 avec le « Trinity Park », quoi de mieux que de penser directement à un endroit religieux qui symbolise ce 3 ? Vous l’avez compris, le chiffre 3 sonne la fin de quelque chose ici, comme…une vie par exemple ! J’ai remarqué autre chose : le chiffre 3 s’est répété à 13 reprises. On sait que le 13 n’est pas un chiffre porte-bonheur pour les chrétiens…Bref, la Pietà du 8×19, les chiffres 3 et 13 dans ce 8×20, on a pas mal d’indices religieux inquiétants. Mais si je regarde le chiffre 13 d’un autre côté, il se peut que ce soit une annonce sous-jacente de la future apparition de Thirteen qui a apparu et disparu au 3ème épisode de cette saison.

Un autre clin d’œil au 8×21 ? C’est sans doute la référence à l’oreille coupée. Cette thématique de l’oreille est présente en permanence dans le 8×20, quand Wilson faisait la sourde oreille ne voulant rien entendre à son sujet et le temps qui lui restait pour le scanner. House le lui rappelait tout le temps !

Bref, le comportement de Wilson je-m’en-foutiste, cool, narcissique et en même temps suicidaire, mélancolique et désespéré était une raison suffisante pour House pour accompagner son ami même jusqu’au bout du monde. House est l’ombre de Wilson, il prend soin de lui, le conseille, un comportement wilsonnien plus qu’au 8×19. Les rôles ici se sont inversés, chacun se voit dans l’autre, il est impossible de les dissocier. Leur amitié est mise en valeur.

On a donc Wilson qui n’écoute pas House et s’autodétruit à volonté. Leur promenade n’en était pas une, puisque c’était une fuite mais le destin cruel les traquait partout. L’un avait peur de mourir, l’autre avait peur de se retrouver tout seul et c’est à cause de cette épée de Damoclès que les deux amis avaient le même regard terrifié et sombre face à la mort défilante (le corbillard), qu’ils se rapprochèrent l’un de l’autre au fil de l’épisode. Le dépassement du corbillard en lançant des cris de joie était un sacré doigt d’honneur à la mort, qui les rattrapa sur le chemin et l’accident n’était qu’un symbole du triomphe de la mort, de la courte vie de Wilson, fauchée brutalement par la Faucheuse. Quand Wilson avait parlé du doigt d’honneur que lui faisait l’univers dans le 8×19, c’était à son tour de lui faire un doigt d’honneur en dépassant tout un cortège funèbre. C’est un signe que la mort ne pouvait rien faire devant leur amitié libre et fonceuse.

On avait parlé du risque qu’avait pris House dans le 8×19 en protégeant le secret de Wilson, ici on aborde plus nettement ce risque, à savoir la perte de la liberté. Dans le 8×20, House était indispensable psychologiquement pour Wilson et cet épisode si spécial les concerne de près. Dans le 8×20, on découvre que House n’était pas aussi libre que l’on croyait depuis le 8×09, il était en conditionnelle ne pouvant ni quitter l’état ni dépenser ce qu’il voulait, il était toujours aussi enchaîné et cette thématique de la liberté sera remise sur le tapis surtout dans le 8×21, et on en verra les conséquences dans le 8×22. Car on peut d’ores et déjà dire que le voyage du 8×20 est un clin d’œil au 8×22 ! Bref, c’est le voyage d’une vie…

II. 10 ans

Je crois avoir parlé de Kyle ou la fuite suffisamment pour passer à cette partie consacrée au patient et à Chase. « 10 ans » est un clin d’œil aux 10 ans que Chase avait passé avec House, à apprendre. Larbin à ses débuts, immature et je-m’en-foutiste, Boucles d’or, comme le surnommait House d’une manière ironique-affectueuse, a évolué durant cette fameuse décennie, passant du statut d’ado à celui d’un adulte mature et responsable, et cette saison 8 était également la sienne. Le chiffre 10 a été répété à plusieurs reprises dans cette saison et il peut symboliser la décennie de Chase.

Post Mortem est un épisode non seulement centré sur le Hilson, mais également sur Chase. Cet épisode est la boucle de plusieurs épisodes centrés sur Chase ou faisant allusion à lui. En effet, après le départ de Dominika et l’histoire du père de House, c’est au tour de Chase de plier bagage.

Le patient était très intéressant. Il était un médecin légiste connu dans PPTH. Le cas de Peter Treiber (le nom du patient) était ici un cas miroir non seulement de Chase mais aussi de House !

On découvre que ce patient avait tout fait pour devenir un des larbins de House, il y’a 10 ans, mais c’était Chase qui lui pris la place grâce à un coup de fil de son père. Le patient expliqua également son comportement brutal et dur face à Chase « Vous avez un talent que vous gâchez ». Ayant eu ce que Treiber n’avait pas réussi à avoir, Chase commence son introspection. Ils étaient deux médecins ayant eu deux destins différents à cause d’un coup de fil, c’était le parfait cas miroir de Chase.

On peut se dire que Treiber était le coup de pouce que Chase attendait pour se remettre en question pour de vrai, surtout que Chase ne savait pas quand quitter le nid. Avec l’histoire de Treiber, il avait pris enfin une décision pour sa vie. C’est assez intéressant de voir comment un patient a poussé un médecin à réaliser qu’il avait besoin de changer quelque chose dans sa vie et dans sa carrière.

Il y’avait une alternance entre la décision de Chase et ce que vivaient House et Wilson, mais en fin de compte tous étaient liés par la fin, chacun son sort et son destin.  Ici, Treiber est le subconscient de Chase, ce dernier trouva qu’il faisait tâche auprès de Foreman (doyen de PPTH) et de Cameron (chef des urgences à Chicago) qui ont deux posts intéressants. Il décida enfin de sortir de l’ombre de House.

Plus important encore, fut l’évocation d’Amber, de Kutner et de Thirteen par Taub. Ce qui fait deux morts et une condamnée ! Le registre de la mort est toujours là, la confirmation aussi du retour imminent de tous les personnages absents cités. Joli clin d’œil au 8×21 et surtout au 8×22 ! Ceci dit, tous les termes reliés à la mort ont été évoqué à 11 reprises, ce qui renforce cette prédominance morbide dans l’épisode.

Concernant le cas, on découvre un médecin légiste entrain de s’ouvrir le crâne avec un scalpel (le scalpel peut nous rappeler le scalpel du 8×11 avec lequel avait été poignardé Chase), très minutieux dans son travail de légiste à la quête de la vérité. Peu apprécié pour ses découvertes des erreurs d’autrui et médecin à scandales, il était normal que Treiber accorde sa confiance totale en House, il se voyait en lui. Le diagnosticien de la mort et le diagnosticien de la vie se ressemblent étrangement avec ce côté obsessionnel de la quête de la vérité. D’ailleurs, Park était fascinée par Treiber  et ses méthodes, il sauvait des vies même en restant à autopsier dans la morgue.

J’ai trouvé Treiber plus intéressant que Chase, puisque ce sera lui l’origine du déclic de Chase. Ne voulant être traité que par House, Treiber fut cependant traité par Chase qui utilisa le mensonge envers le patient qui, même en se tordant de douleur, réclamait House. Chase comme on a tous vu, décida de mentir pour le bien du patient malgré l’objection de tous les membres de l’équipe. Seul contre tous, Chase essayait de faire ce qui lui semblait juste surtout qu’il était impliqué avec l’histoire de Treiber et qu’il se sentait coupable quelques parts d’avoir eu sa place dans l’équipe de House grâce à un coup de fil de papa. On découvre Chase sous un nouveau jour, allant jusqu’au bout de sa curiosité jusqu’à être écarté du cas pour mensonges de la part de Foreman. Se retrouver seul avait permis à Chase d’avancer pour trouver sa voie, tout en se concentrant sur le cas comme jamais, il utilisa une démarche pédagogique et comme un grand, il notait sur le fameux tableau blanc dans la morgue.

Il testa ses théories dans la morgue qui est devenue le lieu du différentiel, fit des biopsies de certains cerveaux…Lorsqu’il apparait, un cerveau entre les mains, cela voulait dire plusieurs choses comme le fait qu’il était devenu le cerveau de l’équipe à la place de House. Chase voulait également s’affirmer comme étant différent de House, et ne sortit de la morgue qu’après avoir résolu le cas. Il ressemblait extrêmement à House avec cet air réfléchi, cette fascination des détails, et le mensonge. Chase était le fils prodigue et le digne héritier de House, annoncé implicitement durant des épisodes auparavant. Il avait l’intelligence requise, l’expérience, il avait souffert pour avoir ce mérite des autres et de House.

On remarque aussi le retour de Foreman en tant que directeur, ami et aidant Chase dans les diagnostiques avec la team. Tout s’est passé dans la morgue, le symbole de la mort par excellence de cet épisode. Foreman était presque…sympathique ! (tout comme Adams qui se souciait de House en lui proposant son aide) on découvre l’amitié entre lui et Chase. Foreman n’a pas viré Chase de l’hôpital, et fut discret, tout comme avait fait Chase en mentant au patient et en restant discret à propos de House. C’est grâce à lui si House n’a pas été arrêté pour irrespect de sa conditionnelle.

Il trouvera la solution à la Chase comme au 8×19, mais avec une illumination housienne, et décida de s’en aller après avoir résolu le cas. Son départ coïncide avec les résultats du scanner de Wilson et le passage de relai était très net avec la poignée de mains entre House et Chase à la fin. Même si, au début, il y’avait cette canette de caféine que House avait lancé à Chase qui symbolisait le relai de cet épisode.

Après son au revoir à son « père », Chase prit son envol du nid. Chose qui n’a pas laissé House de marbre et l’affecta. Son regard triste en disait long et ne le retient pas (ça me rappelle Dominika !). Cet épisode réussit donc à boucler la boucle avec l’histoire de Chase qui part à son tour, et je trouve que c’était très bien mené avec le cas-miroir et que Chase avait besoin de cette affirmation de soi et de cet envol, loin de House.

III. Je ne peux pas vivre sans toi

Passage sans transition à la dernière partie qui abordera encore notre couple préféré de Starsky et Huch, dans leur décapotable rouge fonçant à toute vitesse. Dans cette partie, j’ai préféré revenir au Hilson pour tirer au clair certaines choses. Vous avez lu donc dans ma première partie de cette review, cette fascination de Wilson pour un Kyle indestructible. En fait, c’est en écrivant une autre review que je me suis posé la question : mais quel âge avait Wilson puisqu’on avait beaucoup parlé du passé heureux et insouciant ? La réponse était 17 ans, encore une histoire de chiffres qu’on additionne et cette fois, il s’agissait des âges respectifs de House et de Wilson !

Kyle était la façade de Wilson..chose qu’on sait déjà. Mais s’il y’a une chose qui a vraiment attiré mon attention, ce n’était pas l’âge ou l’endroit, mais plutôt le miroir. Si vous vous rappelez, il y’a dans les toilettes du restaurant Big one un très grand miroir dans lequel chacun des deux amis se regardait.

Le miroir qu’on voit dans le Big one est un miroir embué. Ce miroir est comme un écran opaque qui attend à ce qu’une main le débarrasse de sa nuée. C’est sur la surface de ce miroir qu’on voit le masque et ce qu’il y’a derrière. La première partie de ce double miroir reflétait Wilson, parlant sans s’arrêter. La deuxième partie du miroir reflétait House seul, en train de jeter un regard malheureux face au miroir, sans parler. Le stade du miroir peut aboutir à deux attitudes : soit la reconnaissance de l’un dans l’autre, soit la confrontation. Je dirais plutôt la reconnaissance de l’un dans l’autre, vu le regard troublé de Wilson qui se vit dans House.

Bref, cette séquence du miroir scindé en deux c’est justement la rencontre de deux visages qui se reconnaissent, qui fusionnent malgré leurs différences. Ce miroir reflétait aussi leur belle amitié, une amitié complice, composée d’amour et d’identification de l’un à l’autre. Wilson a vu Wilson et non Kyle dans son ami, et c’est cela qui l’a surtout poussé à quitter les toilettes, rejetant ainsi soi-même. Il rejetait House car il voyait un regard silencieux qui voulait l’arrêter et le suppliait d’arrêter de jouer le rôle de Kyle, car plus Wilson dissimulait ses craintes derrière ce masque, plus il voyait sa propre souffrance augmenter dans les yeux de son ami.

Le miroir avait réuni davantage les deux amis, plus inséparables que jamais. Le masque de Wilson ne tient pas jusqu’au bout de l’épisode, c’est juste après leur accident d’avoir franchi la barrière séparant la vie de la mort et en attendant le bus que le comportement de Wilson changea. Si l’année dernière le mot « bus » a fait un grand déclic dans ma tête (je vais y revenir) cette année il y’a des déclics partout XD. On retrouve notre tandem sur un banc attendant le bus avec une vieille femme atteinte d’Alzheimer. Cette femme symbolisait la fin de la vie, la fin d’une course contre le temps, elle était le miroir de Wilson qui s’est reconnu en elle, le destin cruel le rattrapait toujours, c’est pour cela qu’il enleva enfin le masque de Kyle et redevint lui-même. Il resta avec elle en attendant les secours et le bus, bien résigné. Bien que House trouve un taxi, Wilson ne voulut pas y aller en abandonnant la vieille femme seule face à son sort. Le taxi, symbole de la vie, ayant un rôle salvateur, repart vide, et House rejoint son copain sur le banc à attendre le bus, à attendre la mort.

Le bus est toute une métaphore symbolisant la mort. Dans le final de la saison 4, il incarnait la mort, et on se rappelle que House était sorti vivant du bus dans ce final-là. House était également en vie dans le bus du 6×01 qui le transportait d’une vie à une autre. L’utilisation du bus ici par les scénaristes n’est donc pas innocente, car on peut comprendre une certaine allusion à un House qui s’en sortira vers une nouvelle vie, plus vivant que jamais, face à son copain agonisant.

Ce qui renforce cette agonie était le clin d’œil scénaristique à la montre de Wilson qu’il avait vendu afin de pouvoir acheter des tickets. La perte de la notion du temps veut dire qu’il n’y a plus de temps à perdre, que c’était trop tard. La patiente décédée au début de l’épisode était le symbole de la mort mais aussi le miroir de Wilson : elle avait un problème à la poitrine qui l’a tué.

Se retrouvant avec House dans le bus, Wilson craqua, confirmant sa faiblesse et sa peur de l’inconnu. Il confirme aussi le slogan « personne ne change ! » de House. Après une promenade parsemée d’indices, de sous-entendus et de symboles lugubres, tout semblait être contre Wilson, mais aussi contre House. C’est comme si notre couple préféré était maudit de partout !

Bref, le retour vers le point du départ était en lui-même un échec de la fuite, un retour noir que seul les sourires et les regards d’une belle amitié éclairaient.

Durant tout l’épisode, on avait un Wilson qui s’agrippait, qui s’accrochait à House pour éviter sa propre faiblesse, pour sentir un peu de force et de réconfort auprès de lui, une raison de plus qu’il décida de voyager avec House sans téléphone, afin que ce dernier l’écoute. « Tu es programmé pour en parler. C’est comme ça que tu fais face, c’est ce que tu es » dit House à Wilson. Ce dernier en parlait plus par son mutisme et ses gestes désespérés. Le masque de Wilson qui tombe ici, nous rappelle le masque disparu de House dès le 8×19, ce qui confirme qu’on ne peut pas feindre être quelqu’un d’autre à l’infini.

House était d’une tendresse inouïe avec son copain, très humain, cette fois il écoutait le chagrin de son pote avec son non-dit. Wilson explosa en colère contre lui-même et sa manie de dire « oui » jusqu’à tout rater, il s’en voulait terriblement d’avoir gâché sa vie courte de cette manière. Il s’était déjà mis en colère dans le 8×16 concernant sa manie de dire toujours oui. D’une manière générale, ces deux-là n’avaient pas besoin de paroles pour communiquer, le silence et les regards étaient un langage suffisant qu’ils utilisaient depuis des saisons. Ils s’entendaient bien, et c’est lorsque Wilson larmoyant, avouait qu’il voulait être Kyle, loin de la faiblesse de Wilson. Et là, ce fut une jolie révélation de la part de House qui avoua à son tour, qu’il pouvait vivre sans Kyle. Je crois que le titre de cette partie explique très bien ce House voulait dire : il ne pouvait pas vivre sans Wilson. C’est de l’amour, de la tendresse et de la douceur qui caractérisent une amitié si belle et profonde entre deux personnes très fragiles et sensibles, extrêmement liées entre elles avec ce lien solide et magnifique.

Positionnés l’un face à l’autre à l’image de deux amis en pleine symbiose, leur position peut également nous rappeler le miroir. Ils étaient côte à côte tout le temps comme des frères siamois (clin d’œil au 8×02) et passent l’un face à l’autre comme si chacun se voyait dans l’autre et appréciait sa présence.

Face à la révélation de House, Wilson eut un petit sourire et échangea un regard long plein de sens avec House, comme s’il lui répondait « moi aussi». Je les aime bien à la manière dont ils communiquent et s’apprécient mutuellement. House prenait soin de son ami et encore dans cet épisode, il arrivait à le faire sourire malgré l’atmosphère mélancolique et chargée en émotion.

Et comme il fallait tout dévoiler à la fin par le mutisme, c’est lors du fameux verdict du scanner de Wilson que les scénaristes ont joué sur le suspense ! House resta muet, le regard horrifié devant l’écran comme si sa langue était paralysée. Il n’avait rien à dire, mais son regard qui clôturait cet épisode n’annonçait rien de bon. Silence morbide.

Bref, voilà ma review du 8×20 que je poste en ce jour de la dernière soirée de House en VF ! J’espère que vous passerez un bon series finale, un bon avant-dernier épisode, mes reviews à leur propos seront postées tranquillement. Désolé si j’ai volontairement caché des indices que je dévoilerai très bientôt. Vos commentaires sont les bienvenus ! Merci de votre lecture.

Post-scriptum : – J’ai adoré revoir la Honda orange de House !

–  Le personnage le plus sollicité que jamais dans cet épisode est House. La répétition de « House » 27 fois de la part de l’équipe, du patient ou de Wilson montre son indispensabilité, et même quand l’équipe et le patient n’évoquaient plus House, il restait Wilson qui avait besoin de son ami et ce, jusqu’à la dernière seconde de cet épisode !

– Il y’a un chiffre précis qui s’est répété 3 fois dans ce 8×20.

 

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House – Review du 8×19

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L’autre jour, je me suis éclaté en lisant l’acte I de l’épisode 8×19, un épisode spécial réalisé par Hugh Laurie. C’est très intéressant de lire le script en se disant que les acteurs ont bossé comme des fous pour réaliser tout ce qui était écrit. Vous savez (ou pas) que j’ai déjà donné mon avis à chaud concernant cet épisode en Mai dernier, mais sans la moindre analyse. Donc je vais tenter de régler ce petit problème cette année…

Grâce à cet épisode, je me suis réconcilié pour de bon avec ma série préférée, c’était l’élément déclencheur. Diffusé en VF sur TF1 le 12 Mars 2013, le 8×19 « The C Word » alias « Double dose » était presque l’épisode que je connais. Pourquoi presque ? A cause de la sale traduction, du manque d’émotion dans les voix de House et de Wilson. Quand House parle tout bas en VO, inutile de hausser la voix en VF, Atkine ! Ou quand Wilson dit « S’il te plait » en VO, on ne doit pas dire « Par pitié » en VF  et j’en passe des erreurs!! Toujours ce manque total du respect de l’épisode, des répliques et de l’émotion. C’était toujours comme ça, la VF ! Voilà pourquoi je la déteste. Regardez l’épisode en VO et vous verrez la différence…

Cet épisode a donc réuni dans cette avant-dernière soirée de House sur TF1 le total de 6.4 millions de téléspectateurs. Savez-vous qu’il y’a trop de pub sur TF1 ? Mon dieu ça m’a saoulé, 3 pubs en une demi-heure ? Je préfère largement regarder l’épisode en VO sur mon ordi, c’est ce que j’ai fait tellement j’étais traumatisé par la « qualité » de la traduction et le manque d’émotion de la VF (double dose pour moi, lol).

Je vous souhaite une bonne lecture de cette review à propos d’un épisode que j’aime beaucoup. Chapeau aux acteurs, aux scénaristes et aux réalisateurs. 3 parties et c’est parti !

I. Double risque

J’ai adoré cet épisode, et je me suis dit que ce serait marrant de faire un clin d’œil au titre de l’épisode en VF. Nous avons assisté à une fin terrible et noire dans l’épisode 8×18 comme vous l’avez constaté, et cette fin n’était en fait que le début de l’arc narratif final auquel on assiste. Cet épisode 8×19 est un maillon dans cette chaîne finale.

Je vais paraphraser un peu pour commencer. Après l’horrible annonce du 8×18, c’est un autre House qu’on voit d’emblée, se souciant de son ami et se montrant tellement sincère que Wilson accepta son soutien. On remarque aussi le chagrin noyé dans l’alcool dès le départ, et c’est House qui boit à la House. On a l’impression que tout roule, que Wilson avait gardé la tête froide en se concentrant sur son traitement, jusqu’à la fameuse scène avec l’oncologue qui a permis House de se poser des questions.

Wilson avait eu une réaction bizarre devant l’oncologue. Même si la scène faisait sourire, c’est quand même intéressant de voir avec le recul que Wilson était le patient, il était face à l’oncologue qu’il était à voir et à entendre ce que ses propres patients avaient vu et entendu de sa part. Un oncologue miroir qui lui envoie donc une image répugnante de lui-même…On apprend que Wilson a environ 75% de chance de survie (tient, salut chiffre 5 ! lol).

Bref, le comportement de Wilson était de plus en plus suspect (rassurez-vous, je paraphrase toujours !) que House avait tenté en le soulant de lui faire changer d’avis afin d’écouter ses médecins, tentative housienne vouée à l’échec devant l’entêtement de Wilson. En fait, ce que House va découvrir, c’est le fait que Wilson avait pris une décision de se soigner chez lui avec une dose si élevée de chimio qu’il risquait sa vie. Cette décision nous rappelle quand même celle de House lors du 7×22 quand il s’est ouvert la jambe chez lui.

Ceci dit, Wilson avait peut-être décidé de prendre un risque pareil tout en sachant que son secret risquait d’être découvert par House. Peut-être qu’au fond de lui, il voulait que House soit son médecin car il pouvait gérer les situations critiques en gardant la tête froide. Il l’avait voulu aussi sans doute parce qu’il était son ami, et que cet ami l’écouterait et ferait de son mieux pour son bien. On peut s’orienter vers cette réflexion. Ou bien, il voulait tout faire secrètement en prenant tous les risques. Mais s’il y’a une conclusion à faire ici, c’est que Wilson était suicidaire dans tous les cas.

En montrant quelques exemples de patients, on comprend la réaction de Wilson. Beaucoup de ses patients avaient des grandes chances de survie, mais ils étaient morts malgré tout. Et montrer des statistiques à un patient ne prouve rien, juste le maintenir en illusion, entouré de mensonges. Wilson connaissait cela vu qu’il était le menteur ou l’illusionniste face aux malades. Il donna 3 exemples de patients décédés et ayant des grandes chances de survie : 70%, 89% et 96%. John Taylor est le patient qui le touche le plus, je noterai pourquoi plus tard. Wilson connaissait tellement ses patients, leurs noms et leurs dates de décès, chaque patient le touche. Vous ne voyez pas pourquoi j’ai étalé les statistiques au grand jour ? Et pourtant c’est une deuxième annonce sous-jacente grâce aux chiffres. Je vous dirai certainement ce que les scénaristes ont voulu passer comme message, mais ce sera dans un prochain épisode. Je tiens quand même à jouer avec les âges et les dates de décès, et observez combien de fois j’ai eu le chiffre 10 : 64 ans (6+4), 10 Octobre (10, 10). Et oui, il y’ a un faux 10 ! Mieux encore,  il y’a l’âge de 52 ans (coucou chiffre 5 xD). Cela ne vous rappelle pas quelque chose dont j’ai pris la peine de souligner dans une précédente review (8×16)? Dans cet épisode 8×19 non seulement on a nos chiffres répétitifs habituels comme le 5 ou le 10 et j’en passe, mais il y’a l’apparition flagrante de chiffres  dont l’un est le chiffre en « hibernation » se répétant implicitement, et dont l’autre se répète lentement dans cette finale et que je le dévoilerai avec toute cette histoire de chiffres ! On a vraiment une histoire…

Bref, Wilson ne voulait pas qu’on lui mente dans un lit d’hôpital, c’est ce qu’il a toujours fait croyant soulager es patients. Et si on fait une petite déduction, Wilson n’était pas fier de prolonger leurs souffrances (il l’a démontré dans le 6×07 si vous vous rappelez…) ce qui veut dire une chose, qu’un message secret concernant Wilson est en train de défiler devant nos yeux. Il a horreur de leur sort, et ne veut surtout pas subir cela. D’ailleurs ce message caché sera assez net dans le 8×21.

Un double risque dans cette première partie ne concerne pas que Wilson, mais également House. Si on se rappelle bien, House ne voulait plus lâcher son ami, et accepta de suivre Wilson jusqu’au bout de sa folie suicidaire avec son opération suicide. House décida que la cure se passe chez lui en prenant tous les risques pour son ami bien qu’il ait traité Wilson d’idiot. Dans sa logique des choses, il le trouva idiot mais décida de l’aider car c’était logique.  Un scénariste qualifia ce geste d’un « geste logique. C’était de l’amour, mais c’était logique ! ». Et c’est vrai que c’est un mélange d’amour et de logique qui montre à quel point Wilson comptait pour House. Même si ce dernier savait que le désespoir aveuglait son ami avec sa décision entêtée, il savait que l’aider à sa manière était la solution la plus logique.

Le suicide qu’on aborde à peine ici sera de plus en plus évoqué dans les prochains épisodes, ça promet !

Bref, Wilson risquait sa vie avec cette chimio et ce, malgré les tentatives de dissuasion de House en trinquant et en décrivant d’une façon qui fait froid au dos comment Wilson vivra cela, mais comme les autres tentatives de House, ce fut un échec et Wilson ne l’écouta pas. De son côté, House risquait gros en étant complice et en dissimulant aux autres ce que comptait faire Wilson. En effet, House risquait sa liberté, lui qui peinait à rester libre, mais il risquait aussi sa réputation de médecin en se sacrifiant au mutisme, le tout fait par amitié. Il prenait tous les risques car il ne voulait surtout pas prendre le risque de perdre cette amitié.

J’ai un peu parlé de chiffres et je ne m’arrêterai pas, mais il faudra que je souligne l’importance de l’amitié pour House, qui s’est révélé un sacré bon ami. Il se sacrifie pour son ami et franchement, j’ai toujours adoré leur amitié ces deux-là. Chacun se sacrifie pour l’autre sans condition, sans hésitation et sans limite. Leur amitié est mise en lumière dans cet épisode, une belle et vraie amitié traitée d’une manière tellement pudique et réaliste par les scénaristes, que les relations amoureuses.

Autre chose à remarquer : House est plutôt raisonnable dans cet épisode, d’un bon conseil, un peu « wilsonnien » en fixant les limites pour son pote, par contre Wilson est un House aveuglé, suicidaire et tourmenté.

C’est en prenant donc ce double risque que House et Wilson n’en firent plus qu’un, se battant seul dans le noir contre soi-même et contre cette maladie. La question qu’on doit se poser est : c’était un double risque payant ou pas ? La réponse était là, depuis le début, mais c’est l’hallucination qu’a eu Wilson qui est vraiment tout un symbole de cette réponse.

Vous vous souvenez de John Taylor auquel j’ai fait allusion il y’a quelques lignes ? John Taylor fut le patient de Wilson, décédé avec 96% de chances de survie, âgé de 8 ans. John Taylor sera l’hallucination de Wilson, un message morbide, un reflet de lui-même dans un futur proche. Oh que si…Voir la mort en face te parler…Tient donc, jouons un peu avec les chiffres : John (4 lettres) Taylor (6 lettres), et comme par hasard l’âge de Wilson est…

Retour à l’âge du gosse : 8 ans. La mort à cet âge-là signifie non seulement l’insistance sur la mort de Wilson mais en plus, c’est encore l’annonce de la fin de la série avec cette répétition (on est à la 8ème saison non ? lol). Je prends ce chiffre 8, symbole de l’échec, et je fouine ! On trouve la répétition du chiffre 8 en répétant le mot « cancer » 8 fois dans l’épisode, tout ce qui a rapport à la mort des termes suivants « death, die, dying, dead » a été répété 8 fois, et tout ce qui a rapport à la tumeur des termes suivants « sick (malade=4 fois), tumor (tumeur=3 fois), Toomy (nom de la tumeur donné par House=1 fois) » donnera le résultat de 8.

Tout cela renforce encore plus l’échec de la cure et la mort annoncée depuis le 8×02 ! Cela devient encore plus inquiétant si on additionne la répétition de « House » (6 fois) à celle de « Wilson » (2 fois) et on obtient encore un 8. Ce n’est ni de l’arithmétique ni des statistiques, c’est une preuve que la mort concerne à la fois House et Wilson !

D’ailleurs, on les retrouve dans le décor noir et ténébreux de l’appartement de House que j’ai comparé à un tombeau dans ma review du 8×18. Double risque voué à l’échec (je n’ai pas parlé de tous les chiffres 8, on a les 8 Vicodin de House desquels il en a donné 2 à Wilson, on a House qui donnait la Vicodin car la morphine était épuisée depuis 8 heures). Des chiffres, des lettres, des visages, des endroits, tout est sombre, tout guidait un message de pessimisme et d’échec.

II. La Pietà

Nous y voilà arrivés à la 2ème partie de mon analyse. Vous le savez, la Pietà est la position qu’avait prise Marie en prenant son fils Jésus mort crucifié et cette position était représentée grâce à des œuvres d’art, peintures, tableaux, gravures, statues et j’en passe. Je vous dis cela car la Pietà est incluse dans le théâtre car la vulnérabilité et la tragédie qui nous sont représentées et dont les expressions de douleur et d’amour se figent sur les visages. Chose qui intéresse le 7ème art bien sûr et tout ce qui est lié au théâtre.

Dans ce 8×19, nous assistons à une position presque parfaite de la Pietà : House, à un moment donné, était agenouillé, son ami mourant se tortillant de douleur était entre ses bras, et malgré un moment aussi terrible, House veillait sereinement sur son ami mais ne pouvant réprimer une tristesse profonde qui lui échappait de son regard. C’était un moment terrible et le plus silencieux face à une chimio qui tournait mal. (Regardez la photo en haut de l’article, la position de House).

C’est beau l’amitié entre ces deux-là, hein…Vous savez, le plus beau c’était le fait que House laissa tomber son masque face à la mort, et c’est avec plaisir qu’on découvre un House aussi attentionné et chaleureux car au fond, il n’était pas si mauvais que ça le gars. Que voulez-vous, j’adore faire allusion à leur amitié.

Vous allez me dire, mais à part la position de House et de Wilson, qu’est-ce que les lie aussi à cette émouvante position d’une mère avec son enfant ? House n’est pourtant pas une mère ! Et Wilson n’est pas l’enfant de House ! Patience…J’explique !

House ressemble beaucoup à la mère de la patiente (une petite fille très mignonne). La mère, qui est également médecin, reflétait House  avec son obsession de vouloir guérir sa fille, à tel point qu’elle a testé un médicament expérimental sur elle-même par amour pour sa fille. House est presque dans le même cas sauf qu’il a tout risqué pour son ami. Les deux ont des proches malades, les deux étaient des médecins mais n’hésitaient pas à se préoccuper du bien-être de ceux qui leur étaient chers.

House a des gestes maternels, doux, pour pouvoir calmer un peu son ami, et comme je l’ai écrit en haut, il veillait au bien de son ami. La souffrance de la Pietà et son amour se lisaient dans un long regard de House adressé à Wilson. Vous l’avez remarqué, je l’ai capturé : voir le haut de l’article.

Qu’est-ce qui lie Wilson à un enfant ? Sa dépendance totale de House à ce moment-là, il lui avait fait une confiance aveugle en mettant sa vie entre ses mains. Vous avez vu aussi comment Wilson marchait à un moment donné à 4 pattes, une ressemblance frappante avec un gosse qui ne peut pas encore marcher. Mais il y’a bien plus que cela qui lie Wilson à un enfant ! Et là, on va plonger un peu en symbolisme.

Il y’a une chose qu’on ne doit jamais esquiver : c’est le patient du jour. Enfin, la patiente qui s’appelle Emily Lawson. Cette dernière et Wilson avaient des tumeurs tous les deux, sauf que pour l’une la tumeur était bénigne, pour l’autre la tumeur était maligne. Emily et Wilson mourront, la patiente sera morte à cause de l’AT (maladie génétique). Bien sûr que la petite fille guérie à la fin grâce à Chase, mais elle est condamnée à cause de ses gènes, tout comme Wilson qui s’en est sorti grâce à son ami de la chimio, il est condamné mais il ne le sait pas encore. Un message noir et triste.

Ici, Chase résout le cas et confirme ainsi sa place de leader héritier dans l’équipe. Futur diagnosticien ? Il en a l’étoffe ! En tout cas, c’est lui qui avait récupéré le flambeau délaissé par House. Il était le digne successeur de House annoncé implicitement depuis son retour dans le 8×05.

Retour à la petite patiente (et la dernière patiente de cette série), un vrai cas-miroir de Wilson. Une enfant innocente qui sera crucifiée à cause de ses gènes, un médecin incarnant la douceur et la gentillesse crucifié à cause de sa maladie. La mort était couchée sur leurs poitrines.

Ce qui fait également penser à Wilson, c’est le nom même de la petite « Lawson », à l’exception d’une seule lettre tout le reste est approximativement le nom de Wilson, en méli-mélo !

Le petit mort John était également un miroir de Wilson. Cela nous donne une idée sur l’avenir de Wilson qui sera à l’opposé de ce qu’il avait toujours fait : protéger House comme son enfant. C’est House qui va dorénavant le protéger et s’en occuper.

L’idée de la mère et de son enfant est assez claire je crois ! Retour à la Pietà, et à notre couple d’amis dans leur position. C’est un moment douloureux le plus indescriptible de tout l’épisode, qui est lié à cette fameuse promesse. En toute intimité, on nous dévoile cette amitié mise en évidence entre House et Wilson. La masque je-m’en-foutiste de House tombe, il ne fuit pas bien au contraire, un masque laissant découvrir un humain qui ne cache pas ses émotions face à la mort.

On ne pourra jamais dissocier la Pietà de la Promesse, et quelle promesse !

La promesse est un grand moment d’émotion dans cet épisode, c’est également là que House fit tomber son masque rigide pour de bon. En prenant la position de la Pietà, les deux acteurs étaient sérieusement époustouflants !

On découvre deux amis et non un docteur et son patient, deux amis dont chacun avait besoin de l’autre, et dont chacun s’accrochait à l’autre comme une bouée de sauvetage.

Non, aucune limite. Il n’y a absolument aucune limite entre eux. Ils se touchent, aucune gêne, House s’implique. On sait qu’il déteste voir ou toucher ses patients mais avec Wilson, il n’était que l’ami sur lequel on pouvait compter, même s’il s’est beaucoup retenu de craquer.

Wilson avait pleuré comme jamais dans ce moment, plus que lors de l’hallu où il avait pleuré par culpabilité. Voir son ami aussi vulnérable avait beaucoup ému House, qui promit à son ami de ne pas l’emmener à l’hôpital, et ce, malgré tous les risques.

Il est vrai que House était d’une fidélité inouïe, en respectant la décision et la demande de son ami à un moment qui est le plus fort de tout l’épisode. C’est après avoir visionné ce moment-là en Mai dernier que je me suis dit « House fera tout pour Wilson ! ».

Mais j’ajouterai volontiers autre chose. Vous vous rappelez ce qu’a dit John Taylor dans l’hallu? « Vous m’avez promis que je rentrerai chez moi, Dr Wilson ». Cette promesse que Wilson n’avait pas tenu face à John Taylor, à son tour, Wilson voulait que House le promettait et le sortait, il voulait que son ami applique sa promesse, car Wilson à ce moment-là n’était que John Taylor lui-même qui se reconnait en lui, face à House au regard très attendri et compatissant. Miroir entre passé et présent…

Autre miroir du passé, lié à la promesse de House à Wilson. J’ai même crée une fanvid comparative entre ces épisodes. On a beaucoup d’allusions au 7×22 dans cet épisode comme le démontre l’exemple de l’amie de Thirteen qui lui fit promettre de ne pas l’emmener à l’hôpital. Thirteen la soigna sur son canapé et elle resta aux petits soins de son amie. Le parallèle est net avec Wilson qui fit promettre à House de ne pas l’emmener à l’hôpital, il a été soigné sur le canapé de House qui a veillé sur lui durant des jours.

Rares sont les fois où on voit House et Wilson si émus, si proches car en fait, c’était ça leur amitié et ça fait plaisir de les voir aussi bien pour le meilleur que pour le pire.

III. Un chemin pour deux

Ce serait dommage d’avoir regardé cet épisode sans fouiner, vous savez. Regarder terre-à-terre l’épisode peut être sympa, mais cela reste néanmoins insuffisant. J’ai choisi « Un chemin pour deux », un titre assez simple et évocateur de la suite. J’espère que cette partie sera la plus courte car rien avec les deux premières parties, ça fait beaucoup de chemin à lire ! lol

Je commence avec la notion du tiraillement. Durant tout ce final, tout le monde sera tiraillé ! Dans ce 8×19, je donne un parallèle de tiraillement entre House, la mère et la patiente. On verra ou cela va mener…

Ici, House est tiraillé entre aider son ami en tant que médecin ou en tant qu’ami. C’est lorsque Wilson lui demanda de lui promettre de ne pas l’emmener à l’hôpital, que House avait pris sa décision de rester en tant qu’ami aux côtés de Wilson. Ce dernier sera tiraillé bientôt.

Concernant le cas de la mère, elle est tiraillée entre son rôle de médecin et son rôle de mère. C’est un personnage tiers qui aida dans les diagnostiques et ajouta un nouveau souffle dynamique à l’équipe. Vers la fin, elle décida d’être la mère aux côtés de sa fille malade et de son ex-mari.

La patiente est tiraillée entre ses parents qui ont une vision complètement différente de son bonheur. (Au passage, chapeau bas à la petite actrice !). La mère tente de la faire vivre plus longtemps, en l’étudiant scientifiquement, en faisant tous les tests possibles. Le père est loin de cette vision scientifique froide, il veille au bien-être de sa fille comme il l’entend, il connait ses amis, ses enseignants, l’emmène pour s’amuser…La patiente voyait la mort comme salvatrice, pas pour elle mais pour ses parents qu’elle voulait les voir réunis.

Mais cette petite et jolie fille est-elle une patiente seulement ? Ou peut-on dire qu’étant le seul lien réel et stable entre ses parents, elle symbolise aussi une belle amitié qui lie un couple aussi différent que House et Wilson ? Je prends le pari que c’est bien le cas.

On est en train de passer de la technique du tiraillement et du cas au Hilson. Dans cette transition, il faudra alors noter le choc technique avec la variation et le tiraillement de l’obscurité chez House à la lumière de l’hôpital. Cette lumière n’est pas une lumière optimiste ou durable, mais que je qualifie de « lumière noire ». C’est la mort qui a gagné ici !

Regardez à ce propos combien de fois le chiffre 5 était présent : « médicament dans 5 ans », « 75% de chance de survie », « 5 avis médicaux », « 500 globules blancs » et j’en passe…La répétition anormale du chiffre maudit trace une triple fin : celle de House, celle de Wilson et celle de la série puisqu’on est dans les 5 épisodes finaux !

C’est toujours dans les épisodes les plus tristes et obscurs qu’on trouve les moments les plus touchants et les plus émouvants. L’amitié Hilson mise en évidence dans cet épisode est le fil rouge de la série et en particulier de la saison 8.

Qu’est-ce que l’amitié ici ? Qu’est-ce que le sacrifice ? Qu’est-ce que le partage ? House nous donne une leçon à ce propos.

Wilson avait mal, très mal. House avait mal aussi. Il partagea sa Vicodin avec son pote pour le soulager de ses douleurs, se sacrifia pour sentir ce que son pote sentait en donnant tout ce qu’il avait comme analgésiques, et passèrent des jours ensemble à huis clos où House avait pris des risques énormes pour protéger son ami. Ils partagèrent les antidouleurs et les douleurs, c’était très frappant. Mais le mal de Wilson s’était amplifié par la suite, le poussant à crier sa douleur, crier sa rage et crier l’injustice dont il était victime. Wilson à terre, il en voulait à Dieu, à lui-même, à tout le monde et à House qui fut blessé par les propos de Wilson (qui avait dit du genre « je méritais le cancer si j’étais comme toi, un salopard manipulateur narcissique qui n’attire que les malheurs aux autres ! »), certes c’est la douleur qui le poussa à dire cela, mais c’est également ce qu’il se dit réellement, au fond de son subconscient.

House accusa le coup et s’occupa de son ami malade jusqu’à ce qu’il récupéra quelques forces et s’en sort indemne. Les deux avaient deux têtes d’enterrement MDR.

J’adore les regards à la fin entre eux. Wilson lit dans les yeux de son ami un regard de reproche auquel il répondit directement par un long regard d’excuse et de regret, sans un mot. Ces deux-là pouvaient dialoguer sans un mot. Leurs moments étaient inédits, et à revoir encore et encore. House et Wilson nous montrent à quel point leur amitié était vraie, forte, profonde, sincère et extrêmement émouvante et belle. Des émotions qui font passer le téléspectateur des larmes au rire, des émotions qui nous font admirer une telle amitié dans cet épisode où House était prêt à tout faire sans rien demander pour son pote.

On observait de la tendresse et de la douceur entre les deux, surtout de la part de House qui volait au secours de son ami, à le border, à veiller sur lui, et après l’hallucination qui s’est dissipée House était la figure maternelle rassurante, l’ami sur lequel on pouvait compter, dont la main était posée sur l’épaule de Wilson et qui en disait long, du genre « je suis là, ne t’inquiète pas ».

On retient aussi le moment où House relevait Wilson pour l’emmener aux toilettes vers la fin, et qui semblait être bien plus qu’une accolade amicale, plutôt une étreinte.  Franchement, bravo aux deux acteurs ! Les paroles étaient extra (j’analyse toujours à partir de la VO, jamais l’horreur de la VF !).

Un chemin pour deux c’est le chemin symbolique qu’ont pris House et Wilson, chacun accroché à l’autre, marchant droit devant sans regarder en arrière. Cela nous rappelle certainement à nous, qui connaissons la fin, la symbolique de cette allure-là dans le 8×22 ! Cette marche du duo dans ce chemin nous rappelle également le 7×22 (beaucoup de clins d’œil au 7×22 !) quand on se rappelle à la fin, comment House avait Wilson comme appui et comme canne, lorsque sa jambe était charcutée. Dans le 8×19, c’est un spectacle à l’envers ! C’est Wilson qui s’appuyait sur House, il avait besoin de lui, House était devenu la canne de Wilson.

La fin du 8×19 était inattendue et agréablement surprenante. On assiste à une explosion de couleurs avec une explosion de joie et de fou rire le tout accompagné d’une musique vivante et folle. Le meilleur cadeau de House était resté pour la fin : offrir à son ami le sourire, après les dures épreuves qu’il avait enduré dans une ambiance morbide, après les larmes et les souffrances.

House est un excellent ami, il savait exactement ce dont Wilson avait besoin et lui a offert le sourire. « He make him smile ! » (Il le fait sourire !) s’écria une fan US excitée. Le bonheur de Wilson est bien House et vice-versa. Seul House pouvait le faire sourire, et lui faire oublier des jours pénibles. Le rire de Wilson est un rire communicatif qui ne laisse personne de marbre, en tout cas, j’ai adoré la scène ! Beau geste touchant de la part de House, et on sort de l’épisode chargé en émotions et en symboles avec un nouveau regard sur l’amitié entre House et Wilson, et ce dont est capable House en tant qu’ami. La répétition du chiffre 2 n’est pas anodine dans ce contexte du 8×19, un vrai tournant comme l’avait qualifié Hugh Laurie. C’est la disparition du masque…

Un épisode vraiment magnifique nous montrant ce qu’est l’amitié et ce qui est l’amour d’autrui. J’ai beaucoup adoré le regarder durant 10 mois avant de vous l’analyser. J’espère que ce n’est pas trop long lol. Je vous remercie de votre lecture et chapeau si vous avez lu ma plus longue review ! Vos commentaires sont les bienvenus.

Ps : cette photo ci-dessous est un remerciement de Hugh Laurie aux fans qui avaient participé au succès de l’épisode qu’il avait réalisé, à savoir le 8×19 « The C Word ».

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House – Review du 8×18

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Voici donc ma 18ème review du 8×18 « Body and Soul » alias « Terreurs nocturnes » diffusé directement en inédit après le 8×17, le 5 Mars 2013. Cet épisode qui marque le premier palier du grand final de la série House M.D n’a réuni que 6 millions de téléspectateurs, une audience calamiteuse si on devait la juger. La pire audience de toute la saison 8 fut donc avec cet épisode qui, pourtant, ne manque pas d’authenticité, d’intérêt et d’un excellent scénario dépassant même celui du 8×17. Je trouve dommage cette baisse qui ne reflète certainement pas les fans qui sont très nombreux. Enfin, passons.

Cet épisode 8×18 est un épisode sur lequel je me suis beaucoup penché, c’est l’épisode des rêves et du non-dit par excellence et je me suis résolu à l’analyser en 3 parties. Bonne lecture d’avance !^^

I. Rêves ou fantasmes ?

C’est un épisode très intéressant où se mêlent réel et irréel, rêves et fantasmes. Chase et Park en firent l’expérience.

Le monde onirique a toujours une signification, une explication/interprétation pour certains rêves. Avec cet épisode, on sonde l’inconscient des personnages et surtout de deux en particulier : Chase et Park, le tout dans une atmosphère hilarante.

Petit recul avant de se lancer dans des analyses, vous vous rappelez certainement que ce n’est pas la première fois que ce « couple » est mis en lumière – un couple assez insolite – cela a commencé par une approche timide (boire un verre) dans le 8×13, ensuite on avait assisté à l’emménagement de Park chez Chase dans le 8×16.

Grâce à Popo, on croyait assister à une nouvelle relation dans cette saison (entre membres de l’équipe) mais visiblement, ce 8×18 est une réponse à certaines questions. Sont-ils amoureux ? Sont-ils amis ? Va-t-on assister à une relation tellement insolite à cause de leurs caractères que même coucher sera bizarre ?

Bref, les scénaristes mettaient la lumière sur ce duo mais pas assez, laissant le téléspectateur dans le vague, à spéculer. Sacré jeu !

Dans cet épisode du 8×18, on assiste à quelque chose à la fois étrange et à mourir de rire : House dévoile que Park avait rêvé de Chase. Embarrassée, Park essaya de comprendre pourquoi elle avait rêvé ainsi. De son côté, Chase fit un rêve tellement réaliste qu’on se demande ce qui se passe entre ces deux-là. Mais la chute était que tout n’était que rêves et illusions, c’est comme un mirage : on croit que c’est réel or tout est imaginaire.

Fantasmes ? Fous amoureux sans l’admettre ? Taub a sa petite idée « Chase symbolise le travail, tu es tombée peut-être amoureuse de ton job ! ». Ce n’est pas si faux à mon avis, il se peut que Park voit en Chase l’incarnation de son travail et même l’incarnation de la science et de la médecine auxquelles Park tient beaucoup et leur voue un amour fou.

Chase est attiré par Park, peut-être par son côté bizarre et piquant qui s’oppose au sien. Comme on dit : les contraires s’attirent ! Cette petite histoire entre les deux est légère, elle ne fait pas tâche dans l’épisode déjà centré sur les rêveries, en plus d’être tordante et marrante.

S’il y’a un petit faisceau lumineux, il s’agit bien de l’histoire de Chase et Park qui laisse place au sourire, dans un épisode très fort émotionnellement et noir.

C’est à la fin que Chase et Park conclurent qu’ils s’appréciaient tellement qu’ils ont fait ces rêves. Cela sonne comme « restons-en là, en tant qu’amis pas plus ! ». Mais cela n’empêche pas que la fin de ces rêves était restée ouverte, personne ne savait les interpréter pour de bon, est-ce qu’ils auront une relation amoureuse ou pas… ? Ce type de question est à ranger dans le placard, car avec un duo aussi bizarre, on peut passer d’un rêve à une réalité et d’un simple diagnostique à une coucherie.

Très malins, les scénaristes ! La vérité est ailleurs…

II. Science vs religion

Ce n’est pas le premier épisode à propos de cette confrontation mythique à laquelle on a assisté plusieurs fois dans House. Et encore, ce n’est pas non plus le premier épisode à propos d’un enfant qui vit des choses bizarres en pleine nuit, comme dans le 3×02.

Dans le 8×18, nous avons un patient âgé de 8 ans (tient, le chiffre 8 comme par hasard, on a un triple 8 avec le 8×18 !) souffrant de symptômes variés à tirer par les cheveux : cauchemars répétés, arrêt respiratoire, arrêt cardiaque, crise, évanouissements, parler  une langue qu’il n’a jamais entendu…Un cas qui a intéressé House avec cette histoire de cauchemars.

Ce cas m’a préoccupé, non par son côté médical vu que toutes les 5 secondes un truc pas net arrivait à l’enfant comme si l’hôpital accélérait la cadence des maladies ou des symptômes !! Je dirais plutôt que c’est le choc science-religion qui m’a intéressé. En fait, il y’a pas mal de messages codés aussi qui sont d’une noirceur à faire froid au dos.

On assiste au tiraillement de la mère entre croire en la science et croire aux croyances de ses ancêtres. Taub et Adams étaient en quelques sortes le symbole de la science, Xang (le grand-père) et la mère du côté des croyances, de la foi. Au départ, la mère ingénieur se vantait auprès de Chase par sa vision logique, et en 24 heures elle était complètement déboussolée.

L’intervention de Xang n’a fait qu’empirer les choses, lorsqu’il dévoila que ce n’est pas Kao (son fils) qui avait commis un crime, mais le démon qui l’habitait. Moi je dis : parfait ! si on suit cette logique farfelue, aucun acte criminel ne doit être puni car l’homme est né bon et n’est pas responsable de ses actes…

Enfin bref, revenons à nos moutons ! La mère de Lue était passée d’une croyante en la science à celle en la religion ce qui est un peu normal vu l’accélération des symptômes infinis qui frappent son fils et auxquels la médecine n’a ni trouvé de remède ni d’explication.

Certains ont trouvé que la mère était la plus intéressante par son grand tiraillement entre foi et médecine. Il est vrai qu’il existe dans ce monde ô combien de personnes tiraillées face à un malheur qui frappe un proche.

Ce tiraillement entre religion et science ne fait justement que commencer, attendez les prochains épisodes et vous allez voir qui symbolisera la science et qui symbolisera la foi, mais je crois que vous avez déjà deviné de qui je parle…(clin d’œil au 8×21)

Revenons à l’enfant : il souffre selon son grand-père de la présence d’un démon appelé Dab qui l’habite et qu’il fallait exorciser.

Très intéressante comme image, vous ne trouvez pas ? Bon, admettons que ce gosse n’est en fait que House, et que Dab symbolise ses démons intérieurs face auxquels il fera son introspection qui arrive lentement.

On peut aussi admettre que Lue peut être Wilson, et que Dab n’est que le cancer duquel il souffre et qu’il annoncera à House à la fin, et que ce dernier tentera tout pour l’enlever du corps de son ami mais sans issue. Même le D de Dab peut symboliser Death (mort) tout simplement !

Déterminée à guérir son fils par tous les moyens, la mère appela un avocat et fit intervenir Xang pour l’exorcisme ! De l’exorcisme dans une série médicale telle que House, c’est du jamais vu et c’est même incompatible ! Xang utilisa son savoir-faire en matière d’exorcisme dans une cérémonie insolite. Je m’arrête là, concernant cette fameuse cérémonie.

Je ne sais pas si vous vous êtes rendu compte d’un truc pareil. Cette cérémonie sonnait comme celle que ferait un sorcier ou un exorciste devant la mort. C’est la cérémonie de la mort, qui ne fait que nous rappeler la dernière ligne la plus tragique de House M.D, celle de Wilson. Le gamin avait dit qu’il n’y avait plus aucun espoir, que c’était trop tard. Cette prouesse scénaristique nous amène grâce à cette phrase vers Wilson, également ! C’est un cas qui en cache un autre. En absence de matière de guérison médicale, on a recours à des méthodes ancestrales qui pouvaient ou pas marcher.

L’équipe de House se retrouva seule et en particulier Adams qui avait tenu tête à House pour la première fois ! Contre toute attente, House lui a laissé les commandes du cas, il était résigné, lui qui avait dit à Taub dans le 8×13 de ne jamais abandonner ! Et je peux même dire que c’était la fin ouverte de la série annoncée avec la fin ouverte de cet épisode qu’on peut qualifier du véritable dernier épisode de House. Personne n’a gagné, on ne saura jamais qui a gagné de la science ou la religion qui furent ex-æquo, c’est inédit dans la série ! (comme l’a signalé Taub). Ce qui est sûr, c’est qu’il y’a une acceptation des phénomènes qui dépassent la logique.

Le déclin du génie/don de House est annoncé implicitement et nettement, laissant aux jeunes le champ ouvert pour continuer sans lui un combat qui, de toutes les façons, n’attribuera le mérite de la guérison miraculeuse qu’au grand-père alias la religion, et jamais à la science. On peut aller jusqu’à dire que c’est le dernier cas de House. Le 8 symbole de l’échec, se répète incessamment ici. Le désintérêt de House est une phase transitoire à un intérêt illimité qu’il portera envers Wilson qui sera le seul à compter à ses yeux.

Bref, Adams sauvera le gamin en même temps que la cérémonie de Xang le grand-père, et vous voyez qui a eu le mérite…House avait raison.

Je termine cette partie avec quelques explications du phénomène « lévitation » observé ici ! J’ai un peu fouiné, la « lévitation » du gamin s’appelle en fait « lévitation horizontale », elle vous rappellera sûrement une certaine lévitation presqu’identique dans le 3×02. Ce type de lévitation est possible à faire grâce à l’ordinateur. Ah…la technologie ! Dans X-Files on voit ce type de lévitation !

Quand à la lévitation de House qui s’appelle « la lévitation de Balducci », ce n’est qu’une illusion. Je dis chapeau quand même à Hugh Laurie pour l’avoir fait, j’ai failli me tordre le pied ! Et oui, j’ai lévité à ma manière…MDR. Voici donc quelques explications à propos de la lévitation de House et comment la faire ! Je passe direct à la 3ème partie après ce paragraphe explicatif ci-dessous.

« D’abord, vous devez vous positionner quelques mètres à l’avant des observateurs de sorte à ce qu’ils voient votre dos et vous positionner en angle de 45 degrés selon l’angle des observateurs toujours. Vous allez vous placer afin que le devant de votre pied, droit ou gauche selon votre cas, ne puisse pas être vu par les gens. Ils vont voir complètement un de vos pieds et l’arrière de l’autre. Veuillez vous assurer que les 2 pieds sont bien collés pour être sûr de n’avoir aucune chance de laisser percevoir le devant du pied que les spectateurs ne doivent pas voir. Enfin, utilisez le devant de votre pied  »caché » afin de soutenir votre poids et soulevez-vous à l’aide de celui-ci. Tenir la pose quelques secondes et le tour est joué!

Pour s’assurer du succès de ce tour:

– S’assurer que l’angle est idéal.

– S’assurer que les 2 pieds sont collés et qu’ils le resteront jusqu’au temps que vous retombiez par terre.

– Pratiquez cette illusion quelques fois avant de l’exécuter devant des gens afin d’être sûr de pouvoir garder l’équilibre parfait. »

III. Fin d’un arc et début de l’arc final

Je me suis beaucoup demandé comment évoquer en même temps House, Dominika et le Hilson. La solution était facile, avec cet épisode qui marque la fin de certaines choses et le début d’une nouvelle ère.

Avec un nouveau House dans ce 8×18, la donne change. La fin approche très vite. Après la résignation incroyable de House face au cas, chose qu’on n’a pratiquement jamais vu ainsi, sonnant la fin de tout un don auquel on s’était habitué, arrive une nouvelle phase avec Dominika.

Vous vous rappelez la fin noire et musicale du 8×17. On sent que House se culpabilise et son respect envers Dominika n’a fait que s’accroitre avec la découverte d’autres talents cachés en elle.

Dans cet épisode, Dominika va tout simplement être sonnée par un coup de massue (ou blessée si vous voulez, poignardée dans son être à l’image de la poupée ensanglantée du 8×17 !) de la part de son tendre époux  gobant la Vicodine, qui réprimait ses sentiments et les rejetait jusqu’au bout. Halone quoi xD

Certes, Dominika a prouvé sa patience, son « housisme », son intelligence etc. Beaucoup de fans ne l’appréciaient pas à cause d’un stupide ship. Or, le personnage de Dominika était très intéressant à explorer et c’était bien de la faire revenir pour boucler la boucle avec cet épisode.

Cependant, c’est en « consolant » House à sa manière (ils ont failli aller loin) que le téléphone sonna, et c’est avec le même regard blessé et terrifié d’Amy face à Henry dans le 8×17, que Dominika regarda House qui préféra se taire sans s’expliquer, malgré le fait qu’elle était restée silencieuse en attendant des explications. Non, House n’assumera jamais ses sentiments et, résigné à lui expliquer quoi que ce soit, il se contenta juste de s’excuser et ne la retient pas. Et bien voilà la fin du fameux arc House-Dominika, chose qui a ravi certains !lol.

C’est le triomphe du Halone, et y’a pas pire que le Halone ! Y’a pas pire que de voir des larmes au lieu d’un joli sourire accueillant (Dominika avait pleuré 2 fois, la 2ème était plus atroce et plus silencieuse). Remarque : répétition du chiffre 2 ici ! Domonika qui symbolisait la vie, quitta donc le domicile de House, devenant noir à l’image de la mort, comme une âme ayant quitté un corps. La pluie qui ne s’arrêtait pas, symbolisait ce déchirement housien intérieur. Il avait perdu face à la religion, il avait foiré la relation avec la femme parfaite, et le voilà seul. La relation House-Dominika s’achève dans un noir morbide duquel on avait aperçu les prémices depuis le 8×17. Aucune couleur que le noir après le départ de Dominika. House avait fait de son moi un tombeau de tout sentiment, et ce noir fait penser à un cimetière hanté de spectres, parsemé de tombeaux.

Ce noir fait également penser au noir des prochains épisodes et en particulier lors des épisodes 8×19 et 8×22, car techniquement, ils sont les plus noirs.

Cette obscurité morbide qu’on voit chez House dans le 8×18 vers la fin de l’épisode, est la même qu’on voit dans le bureau de Wilson (fin du 8×18). La fin de la relation avec Dominika libère donc de la place pour Wilson dans la vie de House…

On est arrivé à Wilson et au Hilson, enfin. Il y’avait dans le cas des signes inquiétants nous rappelant Wilson (pour ceux qui ont tout regardé, faire du recul est intéressant), on avait regardé un 8×16 plus inquiétant qu’il n’y parait, puis on avait assisté dans ce 8×18 à 3 apparitions uniquement de Wilson, et c’était toujours House qui allait le chercher sans se douter une seule seconde de ce qui se passait.

Le jeu de l’acteur Robert Sean Leonard est tout simplement époustouflant et génialissime dans cet épisode, il en est de même pour Hugh Laurie. Sacré duo !

A chaque fois que House essayait de rencontrer son ami, ce dernier disparaissait comme un fantôme, derrière quelques excuses bien amenées. Wilson esquivait la parole, il fuyait son ami le long de l’épisode et ne voulait plus l’écouter.

En fait, House était tellement préoccupé par ses petits problèmes personnels qu’il ne vit pas l’embarras dans les yeux de son pote qui voulait être seul.

House réessaya de parler avec Wilson après avoir foiré les consultations de ce dernier, et je crois qu’il avait pensé que Wilson faisait la tête à cause de ce qu’il avait fait (l’interrompre en pleine consult’), au point de ne pas manger avec lui comme d’habitude. House (fait rarissime) acheta de la nourriture pour lui et pour son pote, mais ce dernier esquiva la conversation et quitta le bureau. Note: Wilson regarde sa montre, un clin d’oeil pour un certain compte à rebours mais également à un certain 8×20 où Wilson parlera de cette montre, qui nous est très symbolique du temps restant.

La première fois que j’ai regardé cet épisode il y’a environ un an, je me suis demandé ce qu’avait Wilson pour se comporter ainsi, car cela ne lui ressemblait pas.

La 3ème et dernière scène au bureau de Wilson était complètement obscure et triste. Dans le noir, Wilson se dressait comme un zombi, l’air effondré. Très subtil le jeu de RSL, vraiment !

House entra, ne regarda même pas son copain qui ne le fuyait pas cette fois et resta silencieux, et raconta sa journée, ses problèmes sans se douter une seule seconde du choc qu’il allait avoir.

Wilon, tourmenté, finit par faire une révélation qui laissa n’importe quel téléspectateur sur le cul. Admirez ce jeu d’acteur : House qui ne croyait pas Wilson…jusqu’à être terrassé par le coup de massue qu’il avait pris sur la tête et nous avec ! C’était un moment diaboliquement émotionnel entre les deux amis et même pour les téléspectateurs derrière leurs petits écrans.

House qui voyait tout, qui voyait de quoi rêvait Park ou Chase, n’avait pas vu un coup pareil venir ! Et son regard Halone à la fin des dernières secondes de l’épisode…Qui va consoler l’autre ? Les deux étaient à consoler, l’un pour sa vie menacée, l’autre qui avait tout perdu et ne lui restait que son ami. House avait peur de le perdre pour la même raison citée dans le 6×10 « Si tu meurs, je me retrouve tout seul ». Un vrai cauchemar morbide qui s’est réalisé à la fin de cet épisode que j’ai beaucoup adoré ! Maintenant House le sait, son ami aura besoin de lui. Mais que va-t-il se passer dans le 8×19 auquel j’ai fait allusion avec certains indices dans le 8×16 ? Ce qui est sûr, vous allez découvrir l’amitié entre House et Wilson telle qu’elle est en réalité, et ce que nous cachent certains masques…

Une nouvelle page se tourne avec cet épisode qui marque la fin de House et sa relation habituelle avec la team, de la relation House et Dominika et le début d’une série d’épisodes Hilson-Halone marquant le grand final de House. La boucle était bouclée avec Dominika, Chase-Park et la team se séparant lentement mais sûrement de House, en revanche, ce dernier et Wilson vont beaucoup se rapprocher dans les 4 prochains épisodes.

Ça sent un passage de relai très proche, ce 8×18 est un grand tournant dans la série et la saison 8. Il y’aura une future lumière noire éclairant notre couple préféré : House et Wilson. Ils sont le pilier de toute la série. J’intitulerai cet épisode « L’annonce » car l’annonce de la maladie de Wilson est l’annonce de la fin de House. C’est le début de l’arc final.

C’est un épisode bizarre et loufoque, léger mais chargé en tristesse et du non-dit.

Voilà donc ma review du 8×18, je vous remercie de votre lecture et surtout de vos commentaires qui sont toujours les bienvenus.

 

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House – Review du 8×17

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Après des jours et des jours, me voilà de retour ! Certes, le moral n’est toujours pas au beau fixe, mais je voulais bien écrire une chose à propos de l’épisode 8×17 « We need the eggs ». Ce qui m’a aidé pour le retour était un visionnage multiple de deux épisodes, à partir desquels je suis reparti sur les symboles pour m’occuper l’esprit. Pas fun d’avoir le moral aussi bas, hein…

Avant de vous parler un peu du 8×17, je fais un petit détour par le 8×16. Je vous ai bien emmerdé avec les chiffres dans cet épisode, lol. En fait, je compte quand même vous dire deux indices que j’ai oublié de citer dans ma précédente review, ensuite promis juré ce sera le retour au 8×17 !

Dans le 8×16, un truc est assez flagrant et net qui peut aisément nous rappeler Wilson, il s’agit du nouveau prénom de l’acteur « Wendel ». Il y’a cette lettre W qui lie les deux, comme s’il s’agissait d’un jeu de piste. Mieux encore, « Duncan » qui était le prénom utilisé par l’acteur est assez frappant. En VF on ne pourra pas deviner certaines choses, mais si le D de « Duncan » était inscrit dans la même lignée des indices, un D comme « Death » (mort) par exemple ! On aura un « Death » et  « Wilson » le tout accompagné par le fameux chiffre 5 dans la même phrase.

Ce qui annonce une noirceur et un pessimisme dégagés de ces deux prénoms et d’un chiffre. Et si on insiste sombrement sur Wilson, on retrouve le fameux  5 B qui signifie un autre chiffre : 52 ! Et si on se rappelle bien, en 2012 House était âgé de 52 ans. Il y’a aussi une certaine insistance sur House, avec ces chiffres.

On insiste implicitement grâce à tous les indices retrouvés dans le 8×16 sur House et Wilson, une insistance inquiétante et sombre. Un message glauque de la part du 8×16 !

Comme promis, retour au 8×17 « We need the eggs » alias « Poupées d’amour » diffusé sur TF1 le 5 Mars 2013, cet épisode avait récolté 6.7 millions de téléspectateurs qui avaient assisté à une histoire de fous. J’ai regardé la VF, inutile de vous dire que c’était scandaleux.

Quand Park dit en VO à Taub : « Je te casserai la gueule », on ne doit JAMAIS dire en VF « Je te casserai les genoux » ! Pitié ouvrez un dictionnaire anglais-français si vous êtes aussi incompétents !

Les voix des nouvelles en VF me sont insupportables, si seulement on sentait le minimum d’émotion ! On dirait des robots. Ma position reste la même qu’au 8×05. Vive la VO !!

Bon, je passe à l’analyse de ce 8×17. Il m’a fallu le regarder 3 fois, la première fois c’était en VF et je n’ai pas apprécié les voix et la traduction pourrie, la deuxième fois c’était en VO mais j’avais le moral en chute libre, la 3ème fois c’était en VO pour plus de concentration devant tout ce découragement.

I. Blocage

On aborde la thématique des relations humaines et surtout amoureuses dans cet épisode. Les répercussions du cas furent différentes sur les membres de l’équipe. Je vais commencer par Adams et Chase qui n’étaient pas insensibles face à ce cas-miroir de leurs échecs dans le passé.

Chase par exemple, est bloqué à cause de ses relations multiples, pour lui il est impossible de concevoir une relation stable avec quelqu’un. Il a couché avec une patiente dans le 8×12 sans se soucier du règlement. Il n’a pas envie d’une relation sérieuse et durable, ce qui prouve qu’il n’est pas prêt d’avancer.

Pour Adams, c’est différent. Elle est la plus touchée par l’histoire du patient que le cas lui-même (de toutes les façons, les histoires et les symboles sont plus importants que les cas médicaux dans la saison 8 !) Chaque cas raconte une histoire, et cette fois, il s’agissait de la sienne, en quelques sortes. On sent qu’elle est la plus concernée. Enfin un peu de lumière sur ce personnage invisible de la team !

Adams s’occupe bien de la poupée comme si c’était un être vivant, elle n’avait pas joué avec sa poupée dans son enfance, il fallait un rattrapage à ce personnage inutile. Elle lui fait des points de suture et un pansement, sans parler des jolis vêtements dont aurait besoin un autre patient vivant. On se demande franchement où elle a oublié son cerveau si elle en a un. Allez, on joue avec la poupée en la mettant sur une chaise roulante ! Les vrais patients qui auraient besoin de cette fichue chaise, on s’en fout…ils sont tellement chiants ! Je me suis demandé si on prenait les téléspectateurs pour des cons avec ce coup-là, quand on pense au racisme dans le monde et voir un bout de plastique traité comme un être humain ça donne envie de vomir.

Retour à cette chère Adams, qui s’investit émotionnellement dans le cas qui la touche de près, bizarrement plus que Taub et Chase qui ont connu comme elle, l’expérience du mariage. Peut-être croyait-elle que l’ex-petite amie du patient l’avait trompé ? L’infidélité est mise sur le tapis, ici.

Sans qu’Adams le sache, elle se rapprocha du patient et même trop. Adams parla de son passé, de l’infidélité de son mari, hisse le voile de la morale. D’ailleurs elle peut rappeler Cameron avec ce côté-là, compatissant, moralisateur et émotionnel.

Dans ce 8×17, Adams est moins chiante, mais elle reste chiante tout de même ! On découvre également qu’elle est accro aux œuvres de charité.

Bref, on découvre que la poupée d’amour de Chase était ses conquêtes féminines et ses coucheries, celle d’Adams était ses actes de charité à cause de son blocage sur les relations amoureuses.

Adams n’est pas prête à s’engager, encore traumatisée par son divorce, mais quand elle décida d’avancer en parlant avec Chase, ce dernier la largua contre toute attente.

Le blocage était moins visible avec Taub, qui essaya d’avoir une aventure avec une femme qui fut attirée par Sophia, mais en revoyant Taub elle remarqua que c’était Sophie ! Les filles de Taub étaient un obstacle pour les fantasmes de leur père qui vit son coup foirer à cause d’elles ! Bon ou mauvais point ? A voir ! En tout cas, l’aventure de Taub était hilarante et nous montrait qu’il n’a jamais changé, lol. Il trouva que le véritable prix d’une poupée était de 5000$ (encore cette répétition du chiffre 5 !) et c’est grâce à la curiosité hilarante de Taub qu’on découvrira l’histoire de la poupée…

Reste Park, celle qui est la seule à ne pas avoir connu l’expérience du mariage, et celle qui paraît la plus coincée pour accepter une invitation d’une répétition musicale avec un groupe. Le mauvais caractère de Park était fatal pour ses relations et son attitude était plutôt craintive et hilarante. A la fin, Park suivit le conseil de Taub et joua à la guitare, très douée d’ailleurs ! Elle seule avait avancé en quelques sortes, en acceptant enfin l’invitation après une longue hésitation nous dévoilant son manque de confiance en elle. Très jolie voix de Charlyne Yi qui brise tous les complexes de Chi Park, sa jalousie de la beauté d’Adams, ses cheveux, ses paroles absurdes parfois…

Park s’est mise en question concernant son comportement, et n’avait besoin que du coup de pouce d’un expert en la matière, à savoir Taub !

Bref, si tout finit en musique, il y’a une profonde tristesse à noter quand même, celle de ne pas pouvoir avancer à cause de certains obstacles, comme les enfants de Taub, ou le fait qu’Adams et Chase restent bloqués avec leur passé. Le mariage et les infidélités coûtent cher.

II. Les poupées

N’avez-vous pas remarqué que lorsqu’on se concentre sur le patient, on a plus de symboles ? Très intéressant le fait que ce soit intéressant. (Plus de 30° aujourd’hui, je porte des vêtements lourds comme si j’habite en Sibérie…C’était un HS) Retour au patient de cet épisode !

Nous avons un patient nommé Henry, âgé de 35 ans, qui a du mal à se remettre d’une rupture amoureuse. Ici, on est allé à l’extrême scénaristique, un patient frisant la folie et la schizophrénie qui vit avec une poupée, qui lui parle, qui couche avec et avec laquelle il maintient un lien stable. Il avait dépensé 7000$ pour l’avoir et l’appelle « Amy » comme n’importe quel être humain.

Cette situation peut être hilarante en apparence pour ceux qui n’ont pas vécu son cauchemar, mais quand on y pense plus profondément, le sujet traité est grave. Il y’a des ruptures amoureuses qui traumatisent les uns plus que les autres, certains ne peuvent plus avoir un lien stable avec autrui (perte de confiance en soi et en l’autre), d’autres passent à la loi de la jungle aveuglés par la colère du désespoir, d’autres en deviennent malades et d’autres se renferment à la société.

Henry est un patient-miroir, il est renfermé sur lui-même et rejette ceux qui l’approchent, comme la voisine Molly qui en pinçait pour lui avant de découvrir son histoire de poupée. Sa prétendue fiancée était un bout de plastique ! On peut en rire, ou bien contempler avec tristesse.

Par contre, Henry tombe amoureux toujours des personnes qui ne l’aiment pas, comme la véritable Amy, ou Adams ! Pas de chance…Il devrait créer une poupée « Adams » pour fantasmer dessus, au moins on saura à quoi elle a servi.

Plus sérieusement, le cas est flippant et intéressant. Frappé par des symptômes aussi graves les uns que les autres, Henry n’a pas été ménagé par les scénaristes : larmes de sang, suffocation, problème hépatique, fièvre…. Quand à Amy, rassurons-nous : elle n’avait qu’une bulle d’air ! (elle est super canon néanmoins, cette poupée) lol.

Parmi les symptômes du patient que j’ai cité, j’ai occulté exprès un symptôme clef. En effet, il y’a un symptôme très intéressant à analyser ! C’était une hallucination du patient concernant sa poupée Amy. Avant toute chose, un détail m’a sauté aux yeux, je ne sais pas pour vous, mais la poupée avait une vague ressemblance avec Adams et avec Dominika. D’ailleurs c’est assez intéressant, cette lettre « A » avec laquelle commence « Amy » et « Adams » comme par hasard…

Retour à l’hallu, la poupée était devenue vivante, elle parlait et symbolisait tous les fantasmes sexuels du patient…à première vue. Continuons : elle était couchée sur le patient, et venait à peine de l’embrasser qu’un évènement inattendu se produit, mais passons…

Cette scène est exactement celle du 8×18, où Dominika était couchée sur House à moitié vêtue, quand le téléphone sonna. Bien sûr qu’on peut dire de l’hallucination détaillée qu’elle est un indice pur et dur de ce que se passera entre House et Dominika : l’un des deux sera blessé par l’autre.

Le sang d’Amy n’est qu’une métaphore de la blessure morale que subira Dominika, et les hurlements d’Henry n’étaient qu’un indice visuel et auditif des sentiments éprouvés par House.

Cette hallu est capitale, car elle souligne déjà la fin de la relation House-Dominika. Mieux encore, quand j’ai comparé Dominika à Amy, je n’avais pas tort de penser que chacune ressemblait à l’autre, chacune n’embêtait pas son conjoint et l’attendait à la maison chaque soir. En plus, Dominika est en quelques sortes séquestrée par House, comme Amy la poupée d’Henry.

Il faudra aussi souligner le fait qu’il y’a des points de comparaison entre House et le patient. D’abord, on retrouve cette insistance sur la lettre « H » [House-Henry] comme l’épisode précédent [House-Hatcher]. Chacun des deux personnages a des problèmes de communication et de relations et chacun a eu des séquelles à cause de cela : House passa par la prison à cause d’une rupture amoureuse, Henry s’emprisonne et se contenta de fantasmer sur un morceau de plastique. Henry, tout comme House, rejette les relations avec les autres et surtout blessa Molly sa voisine. Cette dernière est en quelques parts le reflet de quelqu’un d’autre qui sera blessé : Dominika.

Cette poupée, comme vous l’avez constaté, n’en était pas une, car avec cette 2ème partie de la saison 8 tout est plus symbolique que jamais ! Tenez, même le chiffre 8 se répète avec l’âge du patient (3+5) et dans des pareilles conditions, le chiffre 8 est plus un chiffre d’échec qu’autre chose. (C’est aussi un joli clin d’œil à la saison 8 qui est la dernière !).

Dans la forme du rejet, on trouve Adams rejetant Henry qui rejeta Molly. Parallèlement, la prostituée rejeta House qui rejeta Dominika.

Quelle prostituée ? Attends…Quel rejet ? Il faut passer à la 3ème partie !

III. Le fil d’Ariane

Cette partie concerne House et Dominika. Et dès le début de l’épisode, on a eu le droit à un défilé de prostituées pour choisir laquelle d’elles pourrait tout faire ! Ça a apporté une grande touche de légèreté et d’humour à l’épisode.

Cependant, la call-girl parfaite de Houe n’était pas parmi les 4 prostituées qu’il avait invitées tout en faisant le différentiel en bon vieux excentrique ! Il rejeta 4 prostituées et courut derrière la 5ème qui le rejetait sans cesse !

Tiens, 5 prostituées, encore cette répétitions incessante du chiffre 5 ! Il reste 5 épisodes avant la fin !

Je tiens à dire que même si les apparitions Hilson étaient un peu rares par rapport au 8×16 par exemple, elles étaient sympathiques et marrantes. Wilson avait bien visé en parlant de Dominika. Il est vrai qu’elle inclut tout ce que House attendait des prostituées : l’amour de la musique, la complicité, le jeu, l’intelligence, la beauté, la jeunesse…Le plus fou, c’est que House ne s’en est pas rendu compte tellement il vivait dans sa bulle, un fossé le séparant de Dominika avec cette crainte infernale des sentiments auxquels il n’était pas si indifférent que ça.

On peut expliquer l’image de House rejetant les 4 prostituées, alors que la 5ème le rejette. Dans le 8×18, et après son rejet de Dominika, ce sera au tour de cette dernière de le rejeter. Ses 4 apparitions pleines de rejets seront suivies d’une 5ème apparition différente (8×22) où tout sera étalé.

Dans ce 8×17, la 5ème prostituée a rejeté/largué House. Afin de tout connaître sur son prétendu mari, House le poursuivit, l’oreillette prête, comme un jeu d’espionnage. Avec son acolyte et bras droit Dominika, il n’hésita pas à utiliser sa femme comme appât sexuel pour le mari de sa meilleure call-girl (House est vraiment ultra-possessif !), et avec une franchise hilarante Dominika ira droit au but « et si on couchait ensemble ? » et le mari «oui ! bien sûr ! » lol, un vrai cadeau du ciel, comment refuser une aussi charmante compagnie ? En plus Dominika se la pète ! MDR. Et puisqu’on nageait dans le comique, le mari s’est révélé le frère de la prostituée qui s’est enfin expliquée avec House : elle le trouvait attiré par Dominika, et vice-versa. J’ai beaucoup aimé la relation entre House et Dominika que je trouve personnellement plus réaliste que les autres ships. Une relation housienne !

Le regard de lynx de la prostituée ne portait l’ombre d’un doute. Ces deux-là avaient quelque chose en commun, discrète, et elle se sentait étrangère voire rejetée malgré l’objection de House qui trouvait que son mariage n’était qu’un faux, or House n’admettait toujours pas qu’il avait dépassé le cap du jeu vers le sérieux. Le fil d’Ariane conduit directement vers Dominika.

Le regard échangé entre House et Dominika en disait long. Chacun appréciait l’autre, mais le regard sombre de House était plus révélateur : ça sent la fin de cette relation, surtout que c’est lui qui en a pris la décision en jetant à la poubelle la lettre de l’immigration, sachant que la vérité éclatera un jour ou l’autre, reste à savoir quand et comment !

House n’a pas changé en gardant Dominika prisonnière chez lui. En lui cachant la vérité, c’était sa manière de s’attacher à quelqu’un mais il était résigné à s’auto-condamner à rester malheureux et seul, et qu’aucune relation avec les femmes ne marchera de toutes les façons.

Bref, une fin noire sur une belle mélodie, ce qui n’annonce rien de bon pour la relation de House et Dominika. Mais, si on va plus loin dans l’interprétation de ce côté noir (et vu qu’on parle de relations ici), on peut dire que sa relation avec tout le monde se détériorera d’une certaine manière, surtout avec son ami Wilson. Pour ceux qui m’ont compris, je vise loin, très loin…le 8×21 !

Voilà donc ma review du 8×17 qui a failli ne jamais voir le jour. J’espère continuer le mieux possible les 5 prochaines reviews puisqu’elles seront à propos du grand final. Vous l’avez compris, ma prochaine review sera à propos du 8×18, le premier épisode du grand final. Merci de m’avoir lu et merci pour vos messages de soutien. Vos commentaires à propos de ce dernier épisode avant la finale sont les bienvenus !

 

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House M.D – Perte d’envie d’écrire…

Salut,

Vous l’avez remarqué, j’écris des reviews non-stop depuis que cette saison 8 a démarré. Le problème n’est pas uniquement dû à la fatigue (vous ne pouvez pas imaginer le temps qu’il me faut pour écrire une review!) ou les conséquences sur ma vie perso, même si j’adore écrire par plaisir et non par obligation.

Le problème, c’est que je ne sais pas si je vais écrire des reviews à propos des épisodes 8×17 et 8×18. Extrêmement découragé, je ne sais pas du tout si je vais aller écrire carrément. Ce n’est pas l’angoisse de la page blanche, mais c’est la perte d’envie d’écrire. J’ai le moral dans les baskets…

Merci pour vos commentaires quand même!

soleil444

 

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House – Review du 8×16

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Allez hop, une guitare électrique pour commencer ma 16ème review ! Je dois cesser de penser et de repenser à regarder Shinichi Kudo, lol. Il y’a un truc que j’ai lu récemment (je lis presque tout mdr) sur un site US de House. Une fan américaine avait écrit en gros « c’est très difficile de commencer ce 8×01 », plus tard elle avait posté un second commentaire « c’est très difficile de regarder ce 8×02, je vais arrêter de regarder cette saison ». Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi avoir commencé à regarder une saison dont on n’en veut pas d’avance?

Retour à nos moutons ! Le 26 Février 2013 était la dernière soirée housienne de Février, où l’épisode 8×16 « Gut check » alias « Jeux de brutes » fut diffusé sur TF1 directement après le 8×15. Le 8×16 avait totalisé l’audience de 6.3 millions de téléspectateurs.

Cet épisode était mon dernier épisode en VO, et j‘ai préféré regarder les 3 prochaines soirées en VF pour une raison simple, la fin ! Je me rappelle qu’en 2012, avant même sa diffusion aux US, je me suis permis de juger le 8×16. Erreur !

Avant de commencer mon article, je fais un détour par les chiffres : dans ma review du 8×15 si vous vous rappelez, j’avais évoqué le chiffre 5 sans le souligner. Ce que je veux dire, c’est qu’il y’a des chiffres qui se répètent incessamment depuis le début de cette saison, et pour tout vous dire ils sont 6 chiffres au total : 5, 8, 2, 10 ainsi que deux autres chiffres d’une importance capitale, l’un des deux est en « hibernation », l’autre est là mais implicitement (ce qui fait 5 chiffres explicites et un chiffre implicite). Un jour viendra pour que je vous explique leur rôle…on est proche de la fin, et je trouve important de parler un peu des chiffres, ici.

Très vite, j’ai distingué 3 histoires grâce à 3 parties nettes dans l’épisode qui tournent autour de la famille, de la responsabilité et des couples, bonne lecture et tous vos commentaires sont les bienvenus !

I. Envie et culpabilité

Avec la répétition incessante du chiffre 3 dans cet épisode, on est obligé de reconnaître qu’on n’a pas le choix qu’utiliser 3 parties, mais le 3 est un chiffre indicateur très lié à cet épisode que je ne peux pas l’ajouter à la liste des chiffres remarqués, car les chiffres dont j’ai parlé un peu dans l’introduction ont un rôle bien plus important, j’en parlerai bientôt de toute cette histoire le moment venu ! J’en parlerai davantage du chiffre 3 dans cette review…

« Envie et culpabilité » est le titre que j’ai choisi pour la petite histoire de Chase et de Park, qui fut d’ailleurs assez sympa et intrigante. En effet, les deux personnages avaient acquis une dimension plus supérieure cette fois, laissant leurs blouses blanches de côté pour la première fois.

On retrouve Park en froid avec sa famille et en particulier avec sa mère. Cette dernière, voulait que sa fille s’occupe de Popo, sa grand-mère. Le seul bémol, c’est que Park voulait s’en débarrasser et finit par se confesser à Chase, en se plaignant de sa situation familiale et surtout, Park enviait Chase pour son indépendance. Ce dernier lui dit qu’elle ne deviendrait indépendante que lorsqu’elle perdrait tous les membres de sa famille, excellente réponse Chase ! Car c’est à partir de ce qu’il avait dit à Park que tout dégénère chez elle (là je paraphrase l’histoire un peu, mais je déteste par-dessus tout résumer sans la moindre analyse ou remarque).

Bref, Park entra en conflit avec sa mère et dormit dehors, dans sa voiture. D’ailleurs c’est grâce à la remarque de House que Chase se préoccupa de Park, et leur relation amicale-fraternelle fut mise en avant avec la culpabilité de Chase.

En effet, Chase s’est senti coupable car il avait cru que c’était à cause de lui que la relation de Park avec sa mère s’est détériorée, que c’était lui qui l’avait poussé à se rebeller contre sa famille.

Ainsi, Chase demanda à Park de déménager chez lui pour une cohabitation temporaire. Une cohabitation tu as dit ? Je dirais un mélange d’envie, de jalousie et de reproche qu’éprouvait Chase dans une pareille situation !

En fait, Chase envie Park aussi, pour le fait qu’elle soit aussi bien entourée des membres de sa famille, chose qu’il n’a pas eu. Chase est un autodidacte, qui avait vécu un passé peu enviable. Avec deux parents aussi irresponsables, un père qui est absent et une mère alcoolique sans parler d’une petite sœur de laquelle il s’était occupé, Chase était l’homme de la maison depuis son jeune âge, et sa réaction jalouse face à Park est compréhensible.

Chase est quelqu’un qui vit seul mais on sent bien qu’il veut avoir une famille comme celle de Park, un souhait dur auquel Chase décida de tout faire pour le réaliser même temporairement.

L’air moqueur de House était intéressant ! Pour lui, Chase se culpabilisait pour toutes ses conquêtes féminines ! Et à vrai dire, Chase est instable tout comme House concernant les relations féminines, c’est la première fois qu’une fille entre chez lui sans qu’il ne couche avec ! L’hypothèse de House tient la route, lorsqu’on voit le parcours chaotique de Chase concernant les relations.

Chase utilisa Park et la manipula en se rapprochant d’elle un peu. On peut aussi dire qu’il la considérait quelques parts comme sa « petite sœur », après tout, le fait qu’il ait en quelques sortes abandonné sa petite sœur qui le détestait (un secret dévoilé dans le 8×09) participait davantage à sa culpabilité et à sa rédemption.

On peut donc remarquer que par rapport au début de la saison, où Chase rejetait Park car elle était « bizarre », là il se comportait avec elle comme un grand frère protecteur. Cette évolution intéressante de Chase n’est pas soudaine, après tout ce qu’il avait enduré cette saison. Cela nous montre que Chase s’est remis en question par rapport à son passé, ses relations envers les autres, et sa solitude n’a fait qu’accroître son besoin décisif d’héberger chez lui plus longtemps Park et sa grand-mère Popo.

A son tour, Park s’était remise en question et décida de se réconcilier avec sa mère, lors de la fin de l’épisode. A chacun ses démons intérieurs à combattre tout seul…Cette introspection des deux personnages Park et Chase (avec des passages hilarants) nous montre que ce couple d’amis s’était réconcilié avec eux-mêmes avant tout, afin de mieux évoluer par la suite. Cela rend la relation entre ces deux-là plus intéressante et ouvre même des nouvelles perspectives les concernant.

La scène finale où Chase partageait un moment fun avec Popo en jouant aux cartes était une scène sympathique et pleine de complicité.

On peut se rappeler de la remarque coquine de House envers Chase qui aurait pu, selon lui, demander à Park directement de coucher avec lui, lol. Pauvre Chase, il avait une drôle de tête !

Bref, c’est une relation amicale à ne pas prendre à la légère, où on remarque les prémices d’une certaine attirance entre ce duo !

II. Crédibilité

Je passe sans transition à la deuxième partie, où un autre couple d’amis s’est formé : Taub et le patient. Qui dit patient dira toujours cas miroir qui inclut ici Taub et House !

Dans cette partie, trois chiffres nous frappent de plein fouet : le 8, 5 et 2. Bon, j’ouvre une parenthèse concernant ces chiffres mais je ne vais pas en parler longtemps. Le chiffre 5 se répète incessamment depuis le début de la saison 8 tout comme les chiffres 8 et 2. On sait tous ce que le 5 cache comme détail morbide. Dans cet épisode, le patient était entré en piste dans les 5 dernières secondes. (Le 5 se répètera encore mais je vais en parler dans la dernière partie)

Pour le chiffre 8, c’est très évocateur : on est dans la dernière et 8ème saison, les clins d’œil envers cela ne s’arrêtent pas. Le patient portait le chiffre 44, il suffisait d’additionner 4 et 4 pour se retrouver avec cette répétition du chiffre 8.

Enfin, je ferme la parenthèse avec le chiffre 2. N’importe qui remarquera que chaque partie est liée à un couple d’amis. En plus, le patient avait 22 ans (répétition du chiffre 2). Le chiffre 2 se répète également dans chaque épisode !

Bref, c’était une parenthèse/un aperçu des sens multiples des chiffres et leur répétition. Dans cet épisode, beaucoup ont détesté Taub, personnage malaimé depuis toujours. Et pourtant, on passe dans cet épisode du papa poule au médecin doué. Ce personnage méritait plus d’intérêt de la part des fans. On passe à la chasse ? C’est parti !

Le patient est une brute qui s’est lié d’amitié avec un médecin qui est Taub. Le long de l’épisode, Taub refusa d’admettre la corruption de son jugement et sa subjectivité pourtant apparente.

Le patient est assez intéressant pour qu’il touche Taub à ce point : il a le dégoût de lui-même et l’autodestruction en recevant les coups des autres brutes afin de protéger les plus petits et les plus fragiles, grâce à sa carapace. Il n’hésita pas à avouer qu’il voulait changer de vie même s’il gardait de l’espoir dans sa profession de brute plus qu’un sportif. Vouloir changer est une thématique du déjà vu puisque c’est une thématique récurrente dans House M.D jusqu’au dernier épisode ! Mais entre la théorie et la pratique, il y’a un énorme fossé.

Taub essaya de donner de l’espoir à ce joueur, surtout que Taub eut une réaction de reconnaissance face à cette brute, et s’investit émotionnellement sans le savoir, perdant toute crédibilité. House lui fit remarquer d’ailleurs sa subjectivité, mais Taub persista.

Ce cas est une sorte de cas miroir de Taub et de House. On apprend par exemple plus sur Taub et son malheureux passé plein de maltraitance. Si le petit gabarit de Taub était un complexe, l’énorme gabarit du patient lui posait également des problèmes. Les deux n’avaient pas pu réaliser leurs rêves, et chacun dû se contenter de se qu’il pouvait faire pour satisfaire les autres.

Notre patient est une sorte de « Quasimodo » pour Taub, une brute certes, mais sympathique.  D’ailleurs, House demanda à Taub s’il était une brute, mais Taub ne le considérait pas ainsi !

Pour le cas, symptômes assez loufoques, on passe d’une toux de sang à une paralysie des bras, à un matage des seins etc. J’étais plié quand j’ai vu Taub regarder avec attention les gros seins du patient mdr ! Les seins étaient toujours son truc, lol. Bref, des symptômes aussi bizarres les uns que les autres, à tirer par les cheveux !

House était à la fois gentil et perspicace en mentant à Taub, car il savait qu’il pouvait résoudre ce cas en continuant jusqu’au bout. House se foutait de ce que le patient lui avait demandé de faire (éloigner Taub) et c’est grâce à l’aide de House ainsi qu’à ses conseils que Taub s’est remis en question, se trouva subjectif et préféra s’éloigner du cas. C’est grâce également à une métaphore de House que Taub eut pour la 2ème fois dans cette saison, une illumination housienne ! (voir le 8×13 pour la première illumination). Remarque : encore une répétition du chiffre 2 !

Alors pourquoi se plaindre de Taub or on creuse son personnage ? Là il était beaucoup plus objectif.

Concernant House et le patient, c’est assez intéressant de les comparer dans ce cas-miroir. Non seulement ce sont deux bad boys qui, en apparence, affichent un air dur et hostile envers autrui, qui sont seuls, mais qui ont des points communs plus profonds dans cet épisode, comme si les scénaristes eux-mêmes voulaient passer un message secret aux téléspectateurs.

D’abord, les noms de ce duo commencent avec la même lettre : House et Hatcher. La lettre H est présente comme par hasard ! Ensuite, j’ajoute un indice très profond. L’âge du patient est 22. Le patient est seul et son prénom est Bobby. Si on joue un peu avec les chiffres et la première lettre du prénom du patient, voici le résultat direct : 221B. Cela ne vous dit rien ? J’adore les devinettes ! Je me passe bien sûr de vous mentionner  le nombre de la lettre B dans le prénom du patient…On se demande bien ce qui lie le chiffre 3 à ce fameux 221B, hum. Inquiétant.

House et Hatcher aident et protègent autrui à leurs manières, l’un en manipulant, en mentant, montrant son narcissisme à l’extrême, l’autre en brutalisant, en cognant, en envoyant des brutes aux urgences…Mais les deux (House et le patient) se ressemblent plus que le couple Taub-Hatcher.

A la fin, le patient décida de continuer son parcours de brute, de « bête de spectacle » devant les offres qu’il a eues, ce qui confirme les propos de House : personne ne change !

III. Deux pères, deux gosses

J’espère que vous n’avez pas trouvé la 2ème partie trop longue, lol. Car là, je passe à la 3ème et dernière partie consacrée totalement au Hilson. Comme je l’ai mentionné dans ma précédente review du 8×15, on se reconcentre petit à petit sur le pilier de la série et le tandem de choc House et Wilson ce qui est super ! Dans cet épisode, on a un Hilson qui remonte en puissance.

L’histoire commence par l’aveu de Wilson ―celui de vouloir avoir un enfant― à House qui l’avait poussé à avouer son envie paternelle (thématiques de l’amitié et de la paternité se mélangent). C’est fou quand même les remarques pertinentes  et précises de House concernant le corps de son ami qui lui transmettait plus d’infos que les paroles.

On peut également deviner que ce n’est pas la première fois que House remarque ce qui arrivait à Wilson, la preuve était le jour même avec un coup joliment monté pour piéger Wilson (tout était préparé d’avance !) avec le coup du fils prodigue !

Le coup de l’enfant était brusque, brutal et étrange pour les téléspectateurs mais bien mené par House qui avait tout orchestré dans les coulisses. On se fout si le gosse n’était pas naturel dans ses gestes, dès le début je savais que c’était un coup housien !

House appâte Wilson avec le souvenir de l’une de ses conquêtes féminines « la fauconnière » (drôle d’appellation, on sent que les choix de Wilson ont été bizarres depuis toujours, pas étrange qu’il n’a que House comme meilleur ami !) afin de le piéger avec l’hypothétique existence d’un enfant de 11 ans (encore cette répétition du 2, mais d’une autre manière : 1+1 !).

Bref, Wilson tomba dans le piège de House à qui il n’a fallu que Facebook (il y’a une certaine moquerie scénaristique de facebook ici, le réseau social des « amis » et des mensonges, peut-être que je me goure, mais c’est à explorer !), un jeune acteur et une bonne dose de mensonges !

On voit tout de suite que Wilson voulait y croire jusqu’au bout, mais House s’est révélé un fin connaisseur des actes et des pensées de son ami. Un manipulateur gentil ou un ami trop soucieux ? Un exemple : l’idée de la pizza était suggérée par House qui en mangeait un gros morceau à la cafétéria devant Wilson. Il savait que Wilson trouvera bien de partager la pizza avec son « fils » lors du dîner.

Malgré le fait que l’enfant n’était qu’un acteur, House feignait la jalousie pour cacher le fait qu’il était vraiment jaloux que Wilson passe plus de temps avec un prétendu fils qu’avec lui. Symboliquement, House est ce fils, il l’a toujours été et il dépend de ce besoin vital de Wilson, tout comme ce dernier ! Bref, House est ultra-possessif, et ce n’est pas un scoop ! Wilson est pour House au-delà du guide, de la conscience, de l’ami, du frère…C’est le père rêvé !

House voulait SON Wilson à lui tout seul, personne ne pouvait le lui arracher ! Si seulement il savait qui pouvait le lui arracher…

Le jeune acteur est un miroir de House : menteur, manipulateur, brillant et acteur (House est un bon acteur, si vous vous rappelez comment il a feint être malade dans le 8×15, et j’en passe!). Le jeune acteur ressemble plus à House qu’à Wilson surtout au niveau comportemental. Quand le jeune acteur est avec Wilson, on dirait un House miniature ! lol.

A chaque fois que Wilson avait un sourire béat (MDR), voulant aller jusqu’au bout avec « Duncan » son présumé fils tout gentil tout parfait (le portrait craché de son papa mdr) et tant rêvé, House rajoutait une couche d’obstacles pour prouver qu’il avait raison, que connaissant Wilson, il savait qu’il ne pourrait jamais s’occuper d’un gamin à charge vu la grande responsabilité. On dirait carrément que House s’endosse la responsabilité de veiller sur Wilson comme un père sage !

C’est plutôt une simulation d’une réalité parallèle, et non la réalité en elle-même. C’était plus qu’un simple jeu ou un pari. House protège son ami en l’enrobant de mensonges.

La première fois que j’ai regardé ce jeu-là, je me suis demandé quel ami pouvait faire cela à son copain. J’ai bien adoré le concept ! House avait fait vivre Wilson dans un rêve presque réel et c’était toujours lui qui le comblait de joie. Avec son cadeau à double face, House voulait, d’un autre côté, que son ami se remettait en question concernant ses propres limites et ses capacités à être responsable d’un gosse car Wilson était lui-même…un gosse !, en distinguant le rêve doux de la dure réalité.

House n’est pas un donneur de leçon, mais il incarne dans cet épisode très spécial une sorte de « conscience » poussant autrui à se remettre en question, ça sent la fin proche, là où on assistera à la remise en question de House, à sa grande introspection.

Le rire soulagé de Wilson à la fin indique une reconnaissance de son incapacité à être responsable d’un enfant qui était devenu un véritable fardeau. Il y’a un trait net de son introspection avec son autocritique de lui-même, lorsqu’il s’était mis en colère contre lui-même avec son incapacité de dire « non », il disait « oui » toujours. Ce point-là sera bientôt affiché dans une séquence émouvante, je ne vous dis pas laquelle ! Mais les connaisseurs savent ce que je veux dire.

La scène finale qui clos l’épisode est adorable entre les deux amis qui se partagent tout, et qui s’aiment bien malgré tout. Scène sympa, à mémoriser surtout !

Avant de conclure, je reviens sur cette histoire de chiffres qui se répètent tout le temps. Que veut dire le chiffre 3 ici ? On avait eu 3 histoires, 3 jours, 3 chiffres (2, 5, 8) qui sont très liés…La répétition du chiffre 3 n’est pas anodine comme on l’a vu, mais cette insistance concerne cet épisode particulièrement. Voilà pourquoi je n’ajoute pas ce chiffre 3 aux autres chiffres que j’ai remarqué. Le chiffre 3 peut nous faire penser aux fameux 3 coups du théâtre (surtout qu’on a un acteur), cela nous fait penser aux coulisses d’un théâtre de marionnettes, où le marionnettiste tire les ficelles tout comme House ici. Mais le chiffre 3 peut indiquer un évènement dans un épisode donné, par exemple dans 3 épisodes il se passera quelque chose, et si on fait la déduction dans cette voie on découvrira que c’est le 8×19 qui est visé, et si je prends le 221B cela a donc un lien dans le 8×19. Alors, que va-t-il se passer dans l’appartement de House dans le 8×19 à votre avis ? Suspense !

Je continue un peu en additionnant les chiffres du 221B, tient…on obtiendra un 5 B ! Le chiffre 5 a été déjà répété avec le gosse « 5 pubs » et voilà le chiffre 5 se répétant pour la 3ème fois consécutive dans le même épisode. Il y’a anguille sous roche ! Si le chiffre 5 est un chiffre noir, que veut-on dire par le B ? (2ème lettre de l’alphabet, tient !). Alors le chiffre 2 répété incessamment peut être à la fois lié aux duos de cet épisode 8×16, mais il peut aussi indiquer quelque chose de noir (puisqu’il est lié au 5) une chose terrible et noire qui peut arriver par exemple dans 2 épisodes (le 8×18) dans lequel le chiffre 2 aura une dimension double. Pas mal du tout comme indice ! On peut aussi interpréter cela comme le fait que dans 2 épisodes, commencera l’arc des 5 épisodes finaux !^^

Et même s’il y’a un clin d’œil au chiffre 8, le chiffre 2 répété ici (le 8×16) et ailleurs insiste sur la présence d’un couple dans chaque partie, ou la dualité rêve/réalité, mais il insiste surtout sur l’amitié profonde que vouent House et Wilson l’un envers l’autre.

On peut réaliser que le 8×16 a mis la pierre fondatrice pour une future relation entre Chase et Park, pour un Taub plus doué, objectif et consciencieux dans son boulot grâce à House, et pour une amitié infaillible entre House et Wilson qui sera bientôt mise à une épreuve extrêmement dure. Bref, un bon épisode que je classe parmi mes épisodes préférés de la saison 8 !

Je crois que je vais m’arrêter là, sinon bonne lecture et chapeau si vous arrivez à lire la plus longue review que j’ai rédigé ! Merci à vous pour vos commentaires.

 

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