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L’histoire de Paria: un film à ne pas louper!

09 Mar

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Le dernier film que j’ai regardé était iranien (et oui, encore !) en VOSTAR, c’était donc plus facile de lire les sous-titres en arabe. Il s’intitule « L’histoire de Paria ». Un film magnifiquement réalisé et qui est lié à un côté réel que combat la société iranienne, à savoir la drogue. Ce film raconte la destruction de toute valeur apprise et de la famille (qui est le noyau de la société) face à un fléau pareil. On retrouve une grande romance avec une fin tragique !

Ce film a fait parler de lui à sa sortie en 2011, voilà pourquoi je l’ai regardé par curiosité. La prestation des acteurs est époustouflante. La palme d’or revient toujours à Mostafa Zamani. Décidément, ce jeune acteur est très doué pour n’importe quel rôle.

Ce qui fait l’originalité de ce film c’est que 2/3 du film sont des flashbacks. Le film est un sacré cocktail de clichés, de symbolisme et bien d’autres choses, le tout avec une structure intelligente. Le protagoniste, Siavash, avait perdu son père dans la guerre Irak-Iran, c’est un jeune homme religieux, passionné par son travail, protecteur, brave et gentil. Il est aimable et aime son travail, à tel point qu’il est admiré par son riche oncle traditionnel qui ne partage pas ses idées mais qui est sûr que sa fille Hadis, se mariera avec le bon homme. Concernant Hadis, elle a perdu un parent comme son cousin-fiancé, à savoir sa mère lors de son enfance. Elle a une conception linéaire de la « bonne femme musulmane » éduquée par son père : elle porte le tchador, aime son futur mari et obéit à son père.

Reste le dernier élément que je vous présente : Sarvin la photographe sauvée par Siavash, et leur romance commence. Elle est perçue comme l’élément destructeur de la famille, la bad girl à cause de son addiction à la drogue.

Les avis étaient favorables des critiques face à ce film : c’est un message de contemplation offert.

Je vous invite à lire l’histoire avec toutes les précisions possibles :

Le début du film était à la fois encourageant (on veut savoir pourquoi et comment) et décourageant (sordide dès le début). On découvre d’emblée une jeune fille pleurant devant une tombe dans la nuit, alors que son père tente vainement de la consoler. La jeune fille s’appelait Hadis. Elle vola d’une maison délabrée ce qui restait de « lui ». Mais de qui elle parlait ? Elle a volé un oiseau dans une cage (tout le symbole du film est ça !) avec des cassettes sur lesquelles elle découvre l’enregistrement d’une voix masculine. Celui qui a enregistré sa voix dans une sorte de journal intime audio, s’appelait Siavash Sourour (Sourour veut dire l’heureux), un jeune homme très actif. Il travaillait comme brillant journaliste pour son oncle, et ne lui refusait rien. Siavash était le fiancé de Hadis qui était sa cousine (ça sent le mariage arrangé) et qui était en plus son chauffeur.

Un jour, alors que Siavash était entrain de conduire sa cousine chez elle, une bagarre attira l’attention du jeune homme : un homme était entrain de voler le sac d’une jeune fille. Hadith la reconnut comme Sarvin, sa camarade de classe, une pro de photos liées au journalisme. Le brave Siavash sortit de la voiture et, comme un chevalier servant, il vint à la rescousse de la jeune fille. Mais la police l’arrêta alors que les deux autres aient fugué. Sermonné et libéré par son oncle, Siavash ne comprit pas pourquoi faire le bien est mal (il est très naïf et très innocent) mais obéit à son oncle.

Lorsqu’il voulut rentrer dans sa voiture, la fille qu’il avait secourue l’attendait. Elle le remercia mais ne sortit pas de la voiture malgré la demande polie de Siavash pour qu’elle quitte la voiture. Il la conduisit chez elle et une sorte de complicité s’était déjà installée entre les deux. Elle lui demanda de repasser chez elle et lorsqu’il repassa chez elle, cette dernière lui faisait déjà des avances. Consterné, Siavash s’enfouit de chez Sarvin mais eut un accident de voiture lors de sa fuite.

Se culpabilisant, Sarvin resta à son chevet à l’hôpital. Mais les regards qu’elle s’échangeait avec son chevalier servant en disaient trop. Il était déjà fou d’elle, et lorsqu’il guérit, il préféra rester honnête avec sa mère en l’informant qu’il considérait Hadis comme une sœur et non comme une fiancée, et qu’il voulait changer de femme. Sa mère était en désaccord avec lui, ainsi que Hadis et son père qui avaient dit à tout le monde que Sarvin était une droguée.

Contre la volonté de tous, Siavash se marie avec Sarvin et décida d’hospitaliser sa bien-aimée pour qu’elle soit clean. Mais elle s’enfouit de l’hôpital et se drogua. Siavash fut en colère mais surtout blessé. Sarvin lui promit d’arrêter de se droguer à condition qu’il ne la quitte pas. Dévoué comme jamais, Siavash lui donna une chance et ils vécurent une idylle parfaitement harmonieuse, jusqu’au jour où Siavash surprend sa femme avec une seringue dans le bras. Emu aux larmes, Siavash était désespéré en lui criant qu’il lui avait donné sa vie afin qu’elle vive, un sacrifice que ne remarque pas Sarvin dans ce dialogue houleux de sourds : « tu dois m’accepter telle que je suis ! » lui cria t-elle, alors qu’il s’était enfermé dans une pièce. Elle dut casser la vitre de la porte pour découvrir que son mari était entrain de se droguer par amour pour elle.

Ce geste de Siavash l’entraîna dans un gouffre noir, alors que sa femme devint clean et jeta la drogue. Siavash travaillait mal, ses articles n’étaient plus aussi brillants qu’auparavant, il voulut récupérer son argent en levant la main sur son oncle, il leva la main sur sa belle-mère lorsqu’elle est venue voir sa fille Sarvin et le bouquet final était de lever la main sur la femme qu’il a aimé comme un fou il y’a 6 mois. Résultats : sa femme le quitte alors qu’il la suppliait de ne pas l’abandonner comme il a fait pour elle lors de son désintox, il perd son boulot et finit par perdre sa maison.

Hadis écouta effarée les paroles du jeune homme sur ses cassettes qui demandèrent de l’aide. La deuxième partie du film se concentre sur Hadith qui continue l’histoire commencée sur les cassettes. Hadis, la jeune fille fragile qui a tenté de se suicider lors de la mort de sa mère, faisait peine à voir. Son père s’était marié, son fiancé était déclaré mort, elle se sentait très seule. Enfermée dans sa chambre, Hadis raconta qu’après la disparition de Siavash, Sarvin avait accouché d’un garçon auquel elle lui donna le même nom de son père, à savoir Siavash. Elle était partie vivre loin pour élever son fils.

Cherchant Siavash, Hadis et la mère de Siavash tombèrent sur ce dernier dans un taudis plus qu’un hôtel, entrain de partager les seringues des drogués, le visage éteint. La mère de Siavash ne put supporter la vue de son fils dans un tel état, elle mourut sur place d’une crise cardiaque.

Hadis (qui était amoureuse de Siavash malgré tout) tenta encore de se suicider, et tomba évanouie sur les genoux de Sarvin qui se recueillait sur la tombe de son mari.

Hospitalisée en urgence et sauvée grâce à Sarvin, Hadis se réveilla devant son père et sa belle-mère. C’est là que son père lui avoua qu’il avait monté de toutes pièces la mort de Siavash afin que Hadis puisse l’oublier. Celui qui était enseveli sous la tombe était un autre cadavre.

Révoltée, Hadis se leva devant une telle mise en scène. Son père lui avoua que Siavash était entrain de mourir dans une clinique à cause du sida. Hadis, son père et sa belle-mère accoururent et Hadis découvrit le grave état de Siavash. Elle l’informa de la bonne santé de sa femme Sarvin qui ne prenait plus de drogue, et qu’elle a eu un fils de lui qui porte le même nom que lui. Siavash ne put dire que « mon enfant » en souriant faiblement. Hadis décida qu’il voit sa femme et son fils sur-le-champ et força la main de son père qui n’a pas voulu s’occuper de son neveu pour une fois. Face au chantage de Hadis qui menaça son père de témoigner contre lui et de l’emprisonner pour avoir orchestré la mort de son propre neveu, le père appela une ambulance qui les transporta avec Siavash vers l’aéroport pour rencontrer Sarvin et le petit Siavash qui comptaient voyager vers Frankfort. Mais Siavash mourut pour de bon cette fois dans l’ambulance, en disant à sa cousine qu’elle était devenue plus mature. Il n’a pas pu parler à sa femme au téléphone. Il lui avait vraiment donné sa vie.

Ce film est extrêmement triste mais contient une part de réalisme, à savoir les dégâts que peut causer l’addiction à la drogue : agression, violence, nerfs à vif, perte de tout sens moral comme on l’a vu avec l’exemple de Siavash, symbole d’une jeunesse foudroyée. C’est un magnifique film auquel je vous invite de découvrir (il est sur Youtube avec des sous-titres en arabe et en anglais).

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Publié par le mars 9, 2015 dans Général, Ma catégorie

 

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