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Interview – Olivier Minne : « Fort Boyard est une émission aimée du public »

07 Août

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Olivier Minne est l’animateur incontournable de l’été 2014 de France 2. Il fête les 25 ans d’existence de Fort Boyard et sera également aux commandes de Pyramide, le jeu anciennement présenté par Patrice Laffont ou Marie-Ange Nardi, qui revient dans une version modernisée. Pour l’occasion, l’animateur s’est révélé sur ce retour en grâce d’un jeu de mots et de réflexion tout en évoquant Fort Boyard. Rencontre.

Clément Gauthier : Cette saison, vous fêtez les 25 ans de Fort Boyard. Ressentez-vous une certaine fierté d’avoir placé ce jeu dans la longévité ?

Olivier Minne : Il y a une fierté, mais surtout une joie. Ce programme est fait par des gens que j’aime beaucoup, que ce soit les techniciens ou l’équipe de production que je connais. Certains depuis très longtemps qui étaient présents quand j’étais sur Les mondes fantastiques en 1992. Fort Boyard est une émission aimée du public. On continue à la faire vivre et à la faire se renouveler d’année en année.

Avez-vous un pincement au cœur au sujet du départ de La Boule ?

La Boule a des problèmes de santé trop importants pour que nous puissions envisager de l’avoir avec nous sur les tournages. La Boule avait son caractère. C’est un homme que j’aime beaucoup et il n’est plus là pour le programme, mais heureusement, il a sa famille, ses petits-enfants.

Que représentait pour vous Jacques Antoine, le créateur de Fort Boyard ?

C’est l’un des pères des jeux à la télévision française. Il a été l’un des premiers créateurs de jeu dans les années 50 [Télé Match présenté par Pierre Bellemare, ndlr] et Jacques avait une grande expertise, et un sens de l’organisation et de la désorganisation. Sur les mécaniques, il était extrêmement vigilant avec un niveau d’exigence très fort. Il a guidé mes pas dans l’animation de jeu. C’est l’un de mes tuteurs. Nathalie Simon, Patrice Laffont et tous ceux qui ont travaillé avec Jacques, lorsqu’ils se retrouvent, ont une pensée pour le monsieur. Au-delà de ça, on sent qu’on a un tronc commun.

« On continue à renouveler Fort Boyard d’année en année »

Cet été signe le retour de Pyramide. Comment avez-vous reçu cette proposition ?

On m’a demandé d’incarner la nouvelle version. J’ai apprécié, car Thierry Thuillier, le directeur des programmes de France 2, est un homme que j’aime beaucoup. Et puis le fait qu’on me fasse confiance et que ce soit un challenge m’a d’autant plus excité.

Aviez-vous une idée de la façon dont vous alliez reprendre la présentation ?

J’ai dit à France 2 que je le présenterais tel que je suis. Je ne voulais pas devenir un personnage. La chaîne et la production m’ont dit que je serais libre sur le plateau. Je ne devais pas être coincé par quoi que ce soit. Quand on offre une aire de récréation comme ça, c’est un luxe immense.

Quelle relation entretenez-vous avec Patrice Laffont, précédent animateur du jeu ?

C’est un intime. Je dis souvent qu’il est comme une sorte de père de télévision pour moi. C’est un homme qui a fait plein de choses différentes. Il a fait du jeu, du magazine, de l’interview. Il a touché à plusieurs genres comme moi qui ai fait du jeu, des talk-shows culturels ou populaires, et même des émissions pour enfant. On a des parcours approchants.

Vous passez du jeu d’aventure que vous connaissez parfaitement à un jeu de culture générale en plateau. Est-ce un grand écart compliqué ?

Non, car ce n’est pas incompatible, même si les genres sont différents. Mais, il reste des points communs malgré tout. Il faut créer une ambiance, une certaine atmosphère. Que le plateau soit grand ou petit, ça ne change rien à l’affaire. Il faut que cette ambiance soit la plus conviviale possible. Ceux qui vont nous recevoir dans leur salon doivent se sentir approchés par le jeu.

Comment se sont déroulées les discussions autour de la modernisation du jeu ?

Quand la production m’a proposé cette option, elle était basée essentiellement sur le format du jeu Pyramide remodelé aux États-Unis. J’avais vu l’émission américaine puisque je vis là-bas. Du coup, j’avais tout de suite adhéré à cette option. Je n’ai pas participé aux discussions sur la manière d’envisager la nouvelle mouture de Pyramide, mais les fondamentaux du jeu restent présents. La production a apporté quelque chose de différent, une dimension de divertissement un peu plus soulignée. Les phases de jeu comportent une tension réelle.

« Les phases de jeu de Pyramide comportent une tension réelle »

L’équipe avec les maîtres-mots est-elle apparue comme une évidence ?

Les relations se sont établies très naturellement, car on se côtoie depuis un moment. Certains depuis longtemps comme Élodie Gossuin. Avec Carinne Teyssandier, la seule que je ne connaissais pas, on a tout de suite eu le contact facile. Ça n’a pas demandé d’effort, notre rapprochement est apparu comme une évidence. Ce n’est pas toujours le cas dans d’autres émissions. Mais il y a quelque chose qui n’est pas de l’ordre de l’artificiel en plateau. On agit comme on le sent et nous ne nous interdisons rien.

Cet été, la programmation est prévue le dimanche à 18h45 heures. Avez-vous de bonnes espérances pour que le programme rallie une case de diffusion stratégique à partir de la rentrée prochaine ?

Ça sera en fonction de la manière dont les téléspectateurs vont recevoir le programme. Pour le coup, on n’a pas la main là-dessus.

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