RSS

Koh-Lanta: Malaisie – Interview de Sara

25 Nov

Image

Obligée de quitter le jeu d’aventure sur avis médical, Sara revient sur sa déception, sa quête de perfection et le conflit générationnel qui ronge l’équipe rouge.
Patronne d’un centre de remise en forme, Sara est rapidement apparue comme une concurrente très motivée et au mental d’acier. Durant quatre épisodes, elle n’a cessé de stimuler l’équipe rouge pour remporter les épreuves physiques tout en apportant une aide précieuse sur le camp. Cette guerrière, qui aurait pu aller très loin dans le jeu, a dû quitter l’aventure sur avis médical. Elle revient pour TF1 News sur cette expérience aussi dense que frustrante.

Lors de votre interview pour Koh-Lanta Malaisie, vous disiez vouloir toujours atteindre la perfection. Est-ce toujours le cas et en quoi cette émission vous a amenée à cette quête de perfection ?

Sara: J’ai ce besoin que tout soit parfait, que ce soit dans ma vie privée ou professionnelle. Je suis perfectionniste et cela peut être un défaut comme une qualité. On sait que si on vient travailler avec moi, on doit s’engager totalement. Sur Koh-Lanta, mon objectif était de connaître mes limites, savoir jusqu’où j’étais capable d’aller, mentalement et physiquement. Malheureusement, mon corps m’a lâchée avant que j’ai toutes les réponses. Maintenant, j’ai vécu dix jours pleinement. Mais je n’ai pas atteint ce que je voulais atteindre. Je reste sur ma faim.

Les médecins ont diagnostiqué une double otite. Ont-ils donné les raisons de cette crise ?

Non. Les premières recherches n’ont rien donné. Lorsque j’ai été hospitalisée, j’ai pu réfléchir aux causes. Je mets rarement la tête sous l’eau, surtout à plus d’un mètre. Je savais que c’était mon point faible mais à aucun moment je n’ai pensé me freiner. Lors du jeu en apnée où nous devions rapporter une plaquette ou celui où nous devions pousser le coffre le plus loin possible, j’ai entendu un ‘clac’ dans mes oreilles. Je n’y ai pas prêté plus attention que ça. La douleur s’est déclenchée un peu plus tard. J’ai réintégré le jeu et de nouveau la douleur est revenue. Même avec mon traitement et les anti-douleurs, tout s’est accentué. Ma mère m’a dit ensuite que j’avais été fragile des oreilles dans ma jeunesse…

« J’ai toujours voulu ressembler à mon père »

Vous aviez déclaré que vous vouliez prouver à votre père que vous êtes un guerrier. Où en êtes-vous par rapport à lui ?

Mon père est très surpris de voir sa fille réalisé de telles choses, même à 42 ans. Etre plongée en milieu hostile et en survie… Ma mère est plus choquée de voir sa fille se dégrader physiquement au fur et à mesure des épisodes. Elle est confrontée aux images et est très touchée. J’ai toujours voulu ressembler à mon père. Mon père est un dur, il ne baisse jamais les bras. Il m’a éduquée à son image. Je voulais lui montrer qu’il pouvait être fier de moi. Je suis partie jeune de la maison : j’avais 18 ans. Je voulais qu’il sache, devant sa télévision, que j’étais capable de faire tout ça.

L’équipe rouge était très divisée avec un conflit générationnel. Comment l’avez-vous vécu ?

J’ai essayé de faire du mieux que je pouvais pour éviter qu’il y ait deux clans qui se forment. D’un côté, il y a les jeunes avec Namadia, Anthony et Marylou, de l’autre Bernard et Nadine. J’ai essayé d’accomplir ma mission en tant que chef de camp en tentant de souder tout le monde. J’avais un rôle qui me tenait à coeur. Sans diriger mais en donnant des directions. On avait remarqué que les jeunes n’étaient pas les plus remuants sur le camp… Nadine s’est énormément investie pour la survie de la tribu et n’a jamais été remerciée pour cela.

Les rouges ont connu de nombreuses défaites malgré votre courage et votre vaillance. Votre capitaine Namadia a beaucoup critiqué les doyens en disant qu’ils ne se donnaient pas à fond lors des épreuves. Est-ce votre point de vue ?

Plus ou moins. Cela dépend des épreuves. J’ai un souvenir flagrant du jeu du coffre. Personnellement, j’ai dépassé très largement ce que j’étais capable de faire. A deux mètres sous l’eau, c’était déjà un évènement ! Je suis allée au maximum de mes possibilités. Myriam, de son côté, a également tout donné. Elle a pensé à moi et cela l’a motivée. Concernant Namadia, le plus gros souci, c’est qu’il donnait beaucoup lors des épreuves mais pas sur le camp. Si on pend Bernard, nous savions que la nage était sa faiblesse mais on ne peut pas lui en vouloir. Lors du jeu en apnée, il a réussi à prendre sa plaquette. Ni Marylou, ni Anthony le costaud ne sont parvenus à décrocher la leur. Aller au-delà de ses limites, ce n’est pas ça. Namadia aurait dû intervenir en parlant à ses camarades dont il était plus proche. Je suis persuadée qu’il y avait du bon et du mauvais quand il affirmait que certains n’allaient pas au bout de leurs limites. Chacun a fait sa part de travail mais il n’y a pas que le travail sur les épreuves.

Publicités
 

Étiquettes : , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :